Guinée : Inculpation du Commandant Sékou Resco CAMARA, Gouverneur de Conakry

PARIS, France, 15 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La FIDH et son organisation membre en Guinée, l’OGDH, se félicitent de cette avancée importante dans l’enquête judiciaire concernant des faits de torture commis à Conakry en octobre 2010. Cette procédure avait été ouverte à la suite d’une plainte conjointe, aux côté de 17 victimes constituées parties civiles, déposée le 18 mai 2012 contre le commandant Sékou Resco CAMARA, le général Nouhou THIAM, ancien chef d’état-major et le commandant Aboubacar Sidiki « De Gaulle » CAMARA, ancien chef de la garde présidentielle.

« Avec l’inculpation du gouverneur de Conakry pour des faits d’une très grande gravité, la justice guinéenne envoie un signal important dans la lutte contre l’impunité », a déclaré Souhayr Belhassen, président de la FIDH. « L’ouverture de l’enquête en mai 2012 et l’audition de l’ensemble des parties civiles, avaient donné aux victimes l’espoir de voir la justice rendue. L’inculpation d’un haut responsable présumé est une nouvelle étape cruciale dans cette quête de justice » a-t-elle ajoutée.

Faisant suite à la plainte de la FIDH et de l’OGDH déposée devant le tribunal de première instance de Dixinn (Conakry II), le Procureur de la République avait ouvert une enquête le 29 mai 2012, notamment pour «arrestation illégale, séquestration, coups et blessures volontaires, abus d’autorité, crimes et délits commis dans l’exercice de ses fonctions ». En octobre 2010, selon les informations transmises à la justice, des éléments de la garde rapprochée du Président par intérim de la transition auraient arrêté et détenu arbitrairement plusieurs individus et les auraient soumis à des actes de torture en présence et suivant les instructions de M. Sékou Resco Camara, du Général Nouhou Thiam, et du Commandant Aboubacar Sidiki Camara dit De Gaulle.

« De mémoire de défenseur des droits de l’homme en Guinée, jamais une procédure pour des faits si graves impliquant de hauts responsables militaires n’avait été instruite si rapidement. C’est une très bonne nouvelle, porteuse d’un message fort : nul n’est au-dessus de la loi, pas même les forces de l’ordre », a déclaré Thierno Maadjou Sow, président de l’OGDH.

Pour Me Patrick Baudouin, responsable du Groupe d’action judiciaire (GAJ) et président d’honneur de la FIDH, « La mise en cause de M. Camara, qui bénéficie de la présomption d’innocence et qui va désormais pouvoir se défendre dans cette procédure, est une première étape : d’autres responsabilités doivent maintenant être établies, y compris à des niveaux inférieurs de la hiérarchie, afin d’achever l’instruction et d’aboutir à un procès juste et équitable dans un délai raisonnable ».

Toutefois, en raison des fonctions occupées par M. Camara, qui dispose notamment d’une importante escorte composée d’éléments du Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA) et de sa précédente condamnation par le Tribunal de première instance de Kaloum (Conakry I), le 30 novembre 2011, pour « empiétement de l’autorité administrative sur l’autorité judiciaire », nos organisations sont préoccupées par le risque d’interférence avec la procédure judiciaire. En conséquence, nous appelons le gouvernement guinéen à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir le bon exercice et la sérénité de la justice, assurer la sécurité de ses acteurs et en particulier du magistrat instructeur en charge de l’enquête.

En faisant de 2013 l’année de la justice, le Chef de l’État guinéen a pris un engagement fort dans le sens de l’instauration d’un État de droit respectueux des libertés fondamentales, qu’illustrent cette avancée judiciaire, mais aussi les récentes déclarations du gouvernement, par la voix du Ministre des droits de l’Homme et des libertés publiques, dénonçant la pratique de la torture et des traitements inhumains et dégradants, en particulier dans les lieux de détention.

La FIDH et l’OGDH, par ailleurs engagées aux côtés des victimes dans deux autres affaires concernant les massacres du 28 septembre 2009 et les répressions de janvier et février 2007, veulent croire que ces procédures connaîtront prochainement des évolutions significatives, afin de poursuivre cet effort de justice, de mettre fin à la culture de l’impunité et de s’engager pleinement sur la voie de la réconciliation nationale.

Déplacement au Gabon de Mme Hélène Conway-Mouret (13-14 juin 2013)

PARIS, France, 13 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Mme Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, se rend au Gabon afin de participer à la deuxième édition du New York Africa Forum, une enceinte réunissant plus de 700 décideurs politiques, économiques et financiers de la nouvelle économie africaine.

Mme Conway-Mouret sera reçue par le président de la République gabonaise, M. Ali Bongo.

Dans le cadre de notre diplomatie économique, la ministre aura un déjeuner de travail avec des chefs d’entreprise français et gabonais, et participera à un panel économique du New York Africa Forum.

La ministre se rendra également au camp militaire de Gaulle afin de rencontrer les Forces françaises du Gabon. Neuf cents soldats français sont stationnés au Gabon et assurent la mise en oeuvre de la coopération militaire opérationnelle avec l’ensemble des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Enfin, Mme Conway-Mouret rencontrera la communauté française du Gabon, les élus locaux ainsi que les représentants associatifs. Plus de quinze mille compatriotes sont établis au Gabon.

Accor, leader mondial de l’hôtellerie économique avec plus de 1700 établissements, célèbre aujourd’hui le millième hôtel ibis avec Ibis expedition: the ultimate sleep

DAKAR, Sénégal, 21 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — En Afrique, ibis est fort d’un réseau de 34 hôtels en Algérie, au Bénin, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Guinée Equatoriale, à Madagascar, au Maroc, au Nigéria, au Sénégal, au Togo et en Tunisie.

Pour prouver au plus grand nombre le confort absolu du Sweet Bed by ibis TM , ibis (http://www.accor.com) a imaginé le test suprême : dormir là où personne n’a réussi à dormir. C’est donc sur l’à-pic du mont Roraima, en plein cœur de la jungle amazonienne, qu’Aaron Chervenak, aventurier, a pris le pari fou de dormir. Ibis invite les internautes à vivre, via un site immersif imaginé et conçu par l’agence BETC, l’expédition qui emmènera Aaron et le Sweet Bed by ibisTM au sommet du Mont Roraima pour le « torture test » le plus ultime qu’un lit ait jamais connu.

Logo Accor: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/accor-1.jpg

Logo ibis: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/ibis.png

Photo 1: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/140118.png

Photo 2: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/1401183.png

Photo 3: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/1401182.png

Photo 4: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/1401181.png

L’expédition

Au cœur de l’ibis expedition, une équipe menée par Aaron Chervenak et son ami Gareth Jones qui mettent au défi le Sweet Bed by ibisTM. L’enjeu ? Montrer que le Sweet Bed garantit un confort ultime et une qualité de sommeil incomparable, même dans un endroit des plus isolés et particulièrement incongru.

Ce lieu sera donc le Mont Roraima (http://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Roraima), au Brésil, réputé pour être l’un des endroits les plus hostiles et inaccessibles de la planète. Pour cela, Aaron et Gareth se sont entourés d’une équipe de professionnels : un médecin, Joe Wiesenburger, une productrice, Hayley Edmonds et Sylla Saint-Guily, son assistant. Ils seront pour l’occasion entièrement équipés par Columbia, la référence mondiale de vêtements et accessoires techniques d’outdoor, partenaire de l’expédition. C’est donc un vrai reportage filmé au jour le jour par les équipes de Vice Productions qui est proposé sur le site. Une aventure qui, du départ de Manaus jusqu’à l’objectif final, réservera aux héros rebondissements, obstacles et de nombreuses surprises que les internautes pourront suivre grâce à la plateforme digitale spécialement développée par BETC Digital.

Une expérience digitale jamais vue

Cette aventure se vit donc au travers d’un site immersif et innovant. Développé en HTML 5, disponible en 11 langues, le site offre une expérience particulièrement saisissante sur PC/Mac mais aussi sur tablettes. Intuitif et ludique, il permet à l’internaute de vivre l’aventure, d’en découvrir les dessous, en toute liberté et richesse de navigation.

Tout au long de l’aventure, il sera donc proposé aux internautes des fonctionnalités et des contenus pour vivre de manière plus intense l’expédition :

– des scènes tournées en multi-caméra où l’internaute pourra choisir son angle de vue, notamment grâce à des Go-Pros

– des caméras aériennes

– une vue 360° au sommet du Mont Roraima, pilotable par l’internaute

– des contenus cachés tout au long de l’aventure : interviews, scènes insolites, scènes coupées au montage

– les réactions des cinq héros dont les comptes Twitter et instagram sont intégrés dans le site.

La plateforme ainsi que les contenus additionnels et à forte valeur émotionnelle sont partageables sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Google+). Tout a été pensé pour que chacun puisse s’approprier l’aventure.

Le confort ultime : le Sweet Bed by ibisTM

« Le réseau ibis, qui compte aujourd’hui 1000 hôtels répartis dans 58 pays (34 hôtels dans 11 pays en Afrique), s’engage auprès de ses clients avec la promesse suivante : « now, the best place to sleep is everywhere » ! Nous voulions concrètement illustrer cet engagement en mettant en scène la preuve tangible de ce confort absolu : le Sweet Bed by ibisTM. Cette expérience digitale a été imaginée et construite avec la volonté d’être audacieux et résolument moderne pour emmener ibis là où personne ne l’attendait.

Le Sweet Bed by ibisTM tiendra-t-il sa promesse ? Les aventuriers réussiront-ils à dormir paisiblement à la cime du Mont Roraima ?

Pour le savoir, il suffit à l’internaute de cliquer sur le lien suivant : http://www.ibis-expedition.com

Distribué par APO (African Press Organization) pour Accor.

Contact Presse :

Manoël PARRENT

[email protected]

À propos d’ibis

Suite à la stratégie de dynamisation des marques économiques de Accor (http://www.accor.com), premier opérateur mondial présent dans 90 pays avec plus de 3 500 hôtels, ibis se modernise. Parmi les principales innovations de la marque, un concept de literie révolutionnaire Sweet BedTM qui assure un niveau de confort inédit dans l’hôtellerie économique et de nouveaux espaces communs modernes et chaleureux, qui traduisent l’esprit de service et les valeurs d’ibis: la simplicité, la modernité et le bien-être. Créé en 1974, ibis est aujourd’hui le leader européen de l’hôtellerie économique et la 4ème chaîne de sa catégorie au niveau mondial avec 1000 hôtels et plus de 124 000 chambres dans 59 pays.

En Afrique, ibis est fort d’un réseau de 34 hôtels en Algérie, au Bénin, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Guinée Equatoriale, à Madagascar, au Maroc, au Nigéria, au Sénégal, au Togo et en Tunisie.

Toutes les informations concernant les hôtels ibis sont disponibles sur le site Internet http://www.ibishotel.com

Amiens: Des ossements humains retrouvés dans des sacs poubelles dans une décharge

Des ossements humains appartenant approximativement à un homme, une femme et à un troisième adulte, ont été trouvés  à Amiens jeudi. Dans la zone industrielle d’Amiens Nord, des ossements humains appartenant à minimum un homme, une femme et à un troisième adulte, ont été trouvés. Cette information provient d’une source judiciaire. C’est un joggeur qui a découvert les ossements […]

RCA / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – mercredi 12 mars 2014

PARIS, France, 12 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – mercredi 12 mars 2014

Q – L’archevêque et l’imam de Bangui ont rencontré les ministres Le Drian et Canfin, avant de s’entretenir hier dans l’après-midi avec Fabius. Était-il question d’une crainte d’une nouvelle escalade de violence entre les milices anti-Balaka-Seleka, ainsi que l’appel d’une poignée de jeunes musulmans de Bangui à Boko Haram et Al-Qaida pour sauver les musulmans en Centrafrique?

R – Au cours de leurs entretiens avec l’archevêque et l’imam de Bangui, MM. Laurent Fabius et Pascal Canfin ont évoqué les évolutions récentes sur le terrain, la situation humanitaire ainsi que la perspective de la mise en place d’une opération de maintien de la paix des Nations unies.

Le ministre des Affaires étrangères et le ministre chargé du développement ont notamment exprimé leur soutien à l’action irremplaçable des autorités religieuses centrafricaines en faveur du dialogue, de la tolérance et de la réconciliation.

Ils ont encouragé Mgr Nzapalaïnga et l’imam Kobine à poursuivre leurs efforts, conjointement avec le pasteur Nicolas Guérékoyamé-Gbangou.

Q – Le déploiement de l’Opération du maintien de la paix en Centrafrique est-il prévu tout de suite après le vote de la résolution fin mars-début avril? Faut-il attendre le 15 septembre pour que toutes forces passent sous béret bleu? Quel sera alors le statut des forces françaises?

R – Le secrétaire général des Nations unies a recommandé dans son rapport du 3 mars le déploiement d’une opération de maintien de la paix. Il permettra d’apporter une réponse intégrée et durable, renforçant à la fois le volet sécuritaire (militaire et policier) et le volet civil de la mobilisation internationale.

Sur la base des recommandations du secrétaire général des Nations unies et à la suite des consultations du conseil de sécurité qui se sont tenues le 6 mars, la France va proposer un projet de résolution en ce sens. Il sera discuté avec nos partenaires du conseil de sécurité dans les prochaines semaines. Il visera un passage sous casque bleu des militaires et des policiers de la MISCA au 15 septembre, conformément aux délais dont les Nations unies ont besoin. La France saisit cette occasion pour saluer le travail effectué par les troupes de la MISCA en faveur de la stabilisation en République centrafricaine.

Libye – Situation politique / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – mercredi 12 mars 2014

PARIS, France, 12 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – mercredi 12 mars 2014

La France prend acte de la décision du Congrès général national de retirer sa confiance au Premier ministre Ali Zeidan. Nous saluons les efforts qu’il a déployés à la tête du gouvernement pour faire face aux défis de la transition.

La France appelle toutes les forces politiques libyennes à faire preuve de responsabilité en s’accordant, dans les meilleurs délais, sur la désignation d’un nouveau Premier ministre. Elle appelle également de ses voeux l’établissement d’une feuille de route crédible, afin de mener à bien la transition dans un esprit de dialogue et de conciliation.

La réconciliation nationale constitue une étape indispensable pour l’édification d’un Etat de droit, conformément aux aspirations du peuple libyen.

Le CPS de l’UA, en sa 423ème réunion tenue le 10 mars 2014, a adopté une décision sur la situation au Soudan

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 12 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 423ème réunion tenue le 10 mars 2014, a adopté la décision qui suit sur la situation au Soudan:

Le Conseil,

1. Prend note de la communication faite par le Président du Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’UA sur le Soudan et le Soudan du Sud, ainsi que de la déclaration du Représentant permanent de la République de Soudan. Le Conseil prend également note des déclarations du Rwanda, de la France, du Royaume uni et des Etats-Unis, en leur qualité de pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que des Nations unies et de l’Union européenne;

2. Rappelle ses communiqués et communiqués de presse antérieurs sur les ‘’deux Régions » du Nil Bleu et du Kordofan méridional de la République du Soudan, demandant aux Parties soudanaises, à savoir le Gouvernement du Soudan (GoS) et le Mouvement de Libération du Peuple du Soudan-Nord (SPLM-Nord), de rechercher un règlement pacifique à leur conflit, avec la facilitation du Groupe de mise en œuvre et du Président de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD);

3. Rappelle en outre la résolution 2046 (2012) du Conseil de sécurité des Nations unies approuvant la Feuille de route adoptée par le Conseil, le 24 avril 2012, et félicite les Nations unies, en particulier son Envoyé spécial, Haile Menkerios, ainsi que les autres partenaires bilatéraux et multilatéraux, pour leur soutien continu aux efforts conduits par l’UA;

4. Réitère sa constante préoccupation face à la grave crise humanitaire dans les « deux Régions », entrainant des pertes de vies humaines parmi les civils innocents, et renouvelle son appel aux Parties pour qu’elles facilitent l’acheminement immédiat, sans entrave et sans condition, de l’aide humanitaire aux populations civiles affectées par la guerre, conformément à l’Accord tripartite et à la proposition du Groupe de mise en œuvre, dans le cadre d’une cessation des hostilités;

5. Réitère sa ferme conviction qu’il ne peut y avoir de solution militaire au conflit dans les deux Régions, et qu’il n’y a pas d’autre alternative pour les parties que de s’engager dans des négociations directes en vue de trouver un règlement politique global;

6. Souligne l’urgence de mettre fin à la guerre et de donner une chance au dialogue, afin de trouver un règlement aux problèmes fondamentaux du Soudan, reconnait que la fin du conflit armé constitue une exigence majeure des populations du Soudan et, à cette fin, se félicite du projet d’Accord-cadre du 18 février 2014, tel que proposé par le Groupe de mise en œuvre, qu’il constitue un cadre approprié pouvant servir de base à une solution pacifique négociée du conflit dans les deux Régions;

7. Prend note de la réponse du Gouvernement du Soudan au projet d’Accord-cadre du 18 février 2014 proposé par le Groupe de mise en œuvre, et encourage le SPLM-N à répondre conformément à la requête du Groupe de mise en œuvre. Le Conseil encourage en outre les deux parties à poursuivre les consultations bilatérales qu’elles ont initiées, en vue de s’accorder sur les solutions les meilleures. A cet égard, le Conseil demande au Groupe de mise en œuvre de continuer à aider les parties, afin de parvenir à un accord d’ici au 30 avril 2014;

8. Note en outre l’aspiration des populations soudanaises à surmonter les douloureux problèmes de leur passé et l’histoire des conflits et à recentrer leurs efforts vers l’ouverture d’une nouvelle ère pacifique et démocratique pour leur pays;

9. Réaffirme le mandat du Groupe de mise en œuvre, tel qu’il lui a été confié par le Conseil lors de sa 207ème réunion tenue le 29 octobre 2009, lui demandant, entre autres « d’aider à la mise en œuvre de tous les aspects des recommandations du Groupe de haut niveau de l’UA sur le Darfour et d’aider les parties soudanaises dans la mise en œuvre de l’Accord de paix global (CPA) et d’autres processus connexes, dans le cadre de la transformation démocratique du Soudan »;

10. Se félicite de l’initiative du Gouvernement du Soudan d’initier un processus de dialogue national global et de révision constitutionnelle. Le Conseil reconnaît qu’après l’indépendance du Soudan du Sud, la République du Soudan reste confrontée à un grand défi, celui de réaliser l’unité dans la diversité, et félicite les partis politiques soudanais pour leur disponibilité affirmée à s’engager dans un dialogue visant à répondre aux défis de la démocratisation, de la gouvernance de la diversité et à élaborer une nouvelle constitution pour le Soudan, qui répondrait aux aspirations de ses populations. Le Conseil souligne que la fin de tous les conflits armés au Soudan constitue une composante fondamentale pour la poursuite et l’aboutissement heureux d’un tel dialogue national, et exprime sa profonde solidarité avec les populations du Soudan, au moment où elles doivent saisir cette opportunité historique de surmonter les souffrances du passé et d’ouvrir une nouvelle ère;

11. Salue les efforts déployés par le Groupe de mise en œuvre et le Président de l’IGAD, et les appelle à aider les Parties dans leurs efforts visant à trouver une solution au conflit dans les « deux Régions ». Le Conseil appelle en outre le Groupe de mise en œuvre à jouer, dans la mesure où les parties soudanaises le jugeront approprié, un rôle dans la facilitation du processus de dialogue national global au Soudan;

12. Décide de rester saisi de la question.

ACTIVITÉS DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU EN SIERRA LEONE, AVEC ESCALES À MONROVIA ET À LONDRES, DU 4 AU 6 MARS 2014

NEW YORK, 12 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, est arrivé à Freetown en Sierra Leone, tard dans la soirée du 4 mars après une escale à Monrovia. Il a été accueilli à son arrivée à Freetown par M. Samura M.W. Kamara, Ministre sierra-léonais des affaires étrangères.

Le lendemain, le Secrétaire général s’est entretenu brièvement avec M. Jens Toyberg-Frandzen, son Représentant exécutif en Sierra Leone. Il a ensuite eu un petit déjeuner de travail avec l’équipe de pays des Nations Unies et la direction du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix, suivie d’une réunion ouverte à tout le personnel de l’ONU dans le pays.

Le Secrétaire général a ensuite eu un tête-à-tête avec le Président sierra-léonais, M. Ernest Bai Koroma, qui a été suivi d’une réunion élargie à tous les membres du Cabinet. Dans une conférence de presse conjointe, le Secrétaire général a déclaré qu’il avait eu des discussions très constructives avec le Président Koroma sur un certain nombre de questions dont la coopération entre l’ONU et le Gouvernement de la Sierra Leone. Il a ajouté que ce pays représente un des plus grands succès au monde en matière de reconstruction postconflit, de maintien et de consolidation de la paix. Nous avons vu ici de grands pas vers la paix, la stabilité et le développement à long terme, a-t-il affirmé.

Le Secrétaire général a ensuite assisté à un déjeuner offert en son honneur par le Président.

Plus tard dans l’après-midi, il a rencontré les représentants des 10 partis politiques les plus importants du pays ainsi que ceux de la société civile.

Le Secrétaire général a ensuite participé à une cérémonie marquant la fermeture du Bureau intégré des Nations Unies. Il a déclaré que la Sierra Leone avait appris au monde plusieurs leçons, la plus importante étant que c’est le pouvoir du peuple qui forge l’avenir. Il a ajouté que dans ce pays, nous voyons qu’un investissement massif dans les ressources matérielles, l’énergie humaine, l’appui international et la bonne volonté nationale, peut apporter une paix durable. (Voir Communiqué de presse SG/SM/15686)

Pendant la cérémonie, le Secrétaire général a offert au Président un casque bleu comme symbole de l’engagement passé et de la future coopération entre l’ONU et le pays.

Plus tard dans la soirée, le Secrétaire général a assisté à un dîner offert en son honneur par le Président sierra-léonais.

Jeudi 6 mars, tôt dans la matinée, le Secrétaire général a quitté Freetown pour Londres où au cours d’une escale, il s’est entretenu avec Mme Fahma Mohamed, militante contre les mutilations génitales féminines.

Le Secrétaire général est arrivé à New York tard dans la soirée.

Burundi – Dialogue politique / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – mardi 11 mars 2014

PARIS, France, 11 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – mardi 11 mars 2014

La France exprime son inquiétude après les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre survenus le 8 mars, à l’occasion de la journée internationale de la femme.

Nous appelons les autorités burundaises et l’opposition à s’abstenir de tout recours à la violence et à poursuivre leur dialogue, dans la perspective des élections générales de 2015.

Entretien de M. Laurent Fabius avec son homologue centrafricain, M. Toussaint Kongo Doudou (Paris, 11 mars 2014)

PARIS, France, 11 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – mardi 11 mars 2014

M. Laurent Fabius s’est entretenu ce matin avec M. Toussaint Kongo-Doudou, ministre centrafricain des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la francophonie.

A cette occasion, les deux ministres ont fait le point sur la situation en RCA et sur les principaux objectifs communs, devant permettre une sortie de crise ;

– l’importance de mener à bien le processus de transition jusqu’aux élections qui doivent se tenir d’ici février 2015 ;

– la poursuite du déploiement sur le territoire centrafricain des forces africaines de la MISCA, appuyées par l’opération Sangaris, et des efforts de protection de l’ensemble de la population centrafricaine et notamment des communautés musulmanes ;

– la nécessité pour les autorités centrafricaines de transition de s’engager pleinement en faveur d’une véritable réconciliation nationale et de la protection des droits de l’Homme. M. Fabius a rappelé l’importance de la lutte contre l’impunité, afin d’envoyer un signal fort aux commanditaires et auteurs d’exactions ;

– le soutien à la reconstruction de l’État centrafricain, essentielle pour permettre aux autorités de transition d’assurer les principaux services, notamment sociaux, à une population gravement éprouvée par la crise.

Au cours de cet entretien, M. Fabius a renouvelé son souhait de voir une opération de maintien de la paix des Nations unies se déployer rapidement en République centrafricaine, afin de consolider les résultats obtenus par la MISCA et de prendre en compte les aspects civils de la sortie de crise.