Un nouveau rapport indique un ralentissement de la lutte antipaludique

GENEVE, Suisse, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Ces dix dernières années, les efforts concertés des pays d’endémie, des donateurs et des partenaires mondiaux ont permis de renforcer la lutte antipaludique partout dans le monde. C’est dans les pays à transmission élevée que l’intensification des interventions de prévention et de lutte a eu le plus d’impact : sur 1,1 million de vies sauvées durant cette période, 58 % l’ont été dans les dix pays supportant la plus forte charge.

Néanmoins, après avoir rapidement progressé entre 2004 et 2009, le financement mondial de la prévention et de la lutte antipaludiques s’est stabilisé entre 2010 et 2012, et la distribution de certains produits salvateurs a ralenti. Selon le Rapport 2012 sur le paludisme dans le monde, ces développements indiquent un ralentissement qui risque d’annuler les progrès remarquables récemment accomplis dans la lutte contre l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières.

Par exemple, le nombre de moustiquaires à imprégnation durable (MID) distribuées aux pays d’endémie d’Afrique subsaharienne est passé d’un pic de 145 millions en 2010 à quelque 66 millions en 2012. Cela signifie que de nombreux ménages ne seront pas en mesure de remplacer les moustiquaires existantes au moment voulu, exposant ainsi une fraction plus large de la population à une maladie potentiellement mortelle.

Le développement des programmes de pulvérisation d’insecticides à effet rémanent à l’intérieur des habitations a également marqué le pas, le niveau de couverture de la population à risque dans la Région africaine de l’OMS stagnant à 11 % (77 millions de personnes) entre 2010 et 2011.

« Au cours des huit dernières années, le développement de la lutte antipaludique nous a permis d’éviter plus d’un million de décès. Nous devons conserver cette dynamique et tout faire pour éviter une résurgence de la maladie », a déclaré Ellen Johnson Sirleaf, Président du Libéria et Président de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme, à l’occasion d’une présentation officielle du rapport à Monrovia (Libéria).

Suivre les progrès accomplis vers les cibles de 2015

Selon le rapport, 50 pays sont en bonne voie pour réduire de 75 % d’ici à 2015 leurs taux d’incidence du paludisme et atteindre ainsi les cibles fixées par l’Assemblée mondiale de la Santé et le Partenariat Faire reculer le paludisme. Ces 50 pays ne représentent toutefois que 3 % (ou 7 millions) des cas de paludisme estimés en 2000, année de référence à partir de laquelle les progrès sont évalués.

« À moins d’une accélération des progrès dans les pays les plus touchés, les cibles mondiales de réduction de la charge du paludisme ne seront pas atteintes » a déclaré le Dr Robert Newman, Directeur du Programme mondial de lutte antipaludique à Genève. « Ces pays sont dans une situation précaire et la plupart d’entre eux ont besoin d’une aide financière d’urgence pour pouvoir acheter et distribuer des produits susceptibles de sauver des vies ».

La charge du paludisme se concentre dans 14 pays d’endémie qui représentent quelque 80 % des décès dus à cette maladie. Le Nigéria et la République démocratique du Congo sont les pays les plus touchés d’Afrique subsaharienne, tandis que l’Inde est la plus affectée en Asie du Sud-Est.

« La stratégie consistant à lutter sur plusieurs fronts contre le paludisme, définie dans le Plan d’action antipaludique, est efficace. Mais pour empêcher une résurgence du paludisme dans certains pays, il nous faut de toute urgence imaginer de nouveaux mécanismes de financement qui nous permettent de recueillir davantage de ressources», a déclaré le Dr Fatoumata Nafo-Traoré, Directeur exécutif du Partenariat Faire reculer le paludisme. « Nous étudions de nombreuses options – taxes sur les transactions financières, taxes sur les billets d’avion avec l’UNITAID, ou encore une « obligation paludisme », entre autres. »

Un déficit de financement majeur

Le Rapport 2012 sur le paludisme dans le monde indique que le financement international de la lutte antipaludique semble plafonner à un niveau très inférieur à celui qui serait nécessaire pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé et les autres cibles mondiales de lutte antipaludique approuvées au niveau international.

Selon les estimations, entre 2011 et 2020, US $5,1 milliards seraient nécessaires chaque année pour parvenir à un accès universel aux interventions antipaludiques dans les 99 pays où la transmission persiste. Si de nombreux pays ont augmenté leur financement national de la lutte antipaludique, le total des fonds disponibles à l’échelle mondiale est resté stable à US $2,3 milliards en 2011 – soit moins de la moitié des sommes nécessaires.

Cela signifie que des millions de personnes vivant dans des régions de forte endémicité n’ont toujours pas accès à des services efficaces de prévention, de diagnostic et de traitement du paludisme. Le manque de fonds freine également les efforts déployés pour empêcher l’apparition et la propagation d’une résistance du parasite aux antipaludiques et de la résistance du moustique aux insecticides.

Alors même que le plafonnement du financement empêche d’intensifier certaines interventions, le rapport indique que les ventes de tests diagnostiques rapides ont fortement augmenté entre 2010 et 2011, passant de 88 à 155 millions d’unités, et que la qualité des tests s’est beaucoup améliorée ces dernières années. La distribution de combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT), le traitement recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé contre le paludisme à falciparum, a également connu une progression importante, passant de 181 millions d’unités en 2010 à 278 millions d’unités en 2011. Celle-ci s’explique pour une large part par l’essor des ventes d’ACT subventionnées dans le secteur privé.

Des systèmes de surveillance fragiles

Il est très difficile de suivre les progrès de la lutte antipaludique. Aujourd’hui, les systèmes de surveillance du paludisme ne permettent de détecter qu’un dixième du nombre mondial estimé de cas. Dans pas moins de 41 pays, il est impossible d’apprécier de manière fiable l’évolution du paludisme en raison de l’incomplétude ou de l’hétérogénéité des données notifiées au fil des ans.

Des systèmes plus solides de surveillance du paludisme s’imposent d’urgence afin de pouvoir riposter rapidement et efficacement au paludisme dans les régions d’endémie, prévenir les flambées et résurgences et déployer les interventions là où elles sont le plus nécessaires. En avril 2012, l’OMS a présenté officiellement de nouveaux manuels sur la surveillance du paludisme au titre de son initiative dite en anglais des 3T, Test, Treat, Track (Tester, Traiter, Suivre).

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Entretien de Laurent Fabius avec son son homologue malien Tieman Coulibaly

PARIS, France, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — (Q&R- Extrait du point de presse – 17 décembre 2012)

Q – Bonjour. Le ministre a reçu son homologue malien ce matin ? Quelle a été la teneur des discussions ? A-t-on désormais une date pour la présentation de la résolution sur le Mali au CSNU ?

R – Laurent Fabius a en effet reçu,le 17 décembre 2012, son homologue malien, Tieman Coulibaly.

L’entretien a porté sur les dernières évolutions de la situation au Mali :

la constitution du nouveau gouvernement et la consolidation de la situation politique à Bamako ;

les perspectives de dialogue politique avec les groupes rebelles non-terroristes et les représentants de la société civile dans le Nord du Mali ;

le prochain vote d’une résolution des Nations Unies. M. Coulibaly se rendra prochainement à New York dans cette perspective ;

le travail en cours avec nos partenaires européens à Bruxelles pour le déploiement d’une opération européenne de formation de l’armée malienne.

Laurent Fabius a particulièrement insisté sur le nécessaire contrôle de l’armée par le pouvoir civil.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ENCOURAGE LES PARTIES GHANÉENNES À CONTINUER DE RECOURIR AUX VOIES LÉGALES POUR RÉSOUDRE LEURS DIFFÉRENDS ÉLECTORAUX

NEW YORK, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU:

Le Secrétaire général félicite le peuple du Ghana pour le déroulement pacifique des élections présidentielle et législatives. Il adresse toutes ses félicitations au Président John Dramani Mahama et à tous les candidats à l’élection présidentielle pour leur conduite exemplaire tout au long de la campagne électorale et pour leur engagement à maintenir la paix, comme en atteste, en particulier, la Déclaration de Kumasi qu’ils ont signée.

Le Secrétaire général prend note de l’annonce des résultats définitifs par la Commission électorale qu’il félicite pour son engagement constant en faveur d’une organisation professionnelle et transparente des élections. Il encourage les parties concernées à continuer de recourir aux voies légales pour résoudre tout différend et souligne que les mesures prises, en ce moment critique, doivent contribuer au maintien de la paix et de la stabilité au Ghana.

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Communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) en sa 349ème réunion

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 349ème réunion tenue le 14 décembre 2012, a adopté la décision qui suit sur la situation entre le Soudan et le Soudan du Sud:

Le Conseil,

1. Prend note du rapport du Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’UA sur le Soudan et le Soudan du Sud sur les questions détaillées dans le communiqué PSC/PR/2(CCCXXXIX), adopté lors de sa 339ème tenue le 24 avril 2012, tel que présenté par le Commissaire à la Paix et à la Sécurité et le Président du Groupe de mise en œuvre de haut niveau. Le Conseil prend également note des communications faites par les Ministres des Affaires étrangères de la République du Soudan et de la République du Soudan du Sud, les Nations unies et d’autres partenaires bilatéraux et multilatéraux;

2. Félicite le Groupe de mise en œuvre de haut niveau et ses membres, à savoir les anciens Présidents Thabo Mbeki, Abdulsalami Abubakar et Pierre Buyoya, ainsi que l’Équipe de soutien du Groupe, pour leurs efforts continus visant à aider les Parties à établir des relations de coopération mutuellement bénéfiques, consécutivement aux Accords du 27 septembre 2012 conclus entre le Soudan et le Soudan du Sud. Le Conseil félicite également le Président de l’Autorité intergouvernementale pour le Développement (IGAD), pour son rôle positif et actif en appui au travail du Groupe de mise en œuvre de haut niveau, ainsi qu’aux deux Parties;

3. Rappelle la résolution 2046 (2012) adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies, le 2 mai 2012, qui entériné la Feuille de route adoptée par le Conseil, le 24 avril 2012, et réitère une fois de plus l’appréciation de l’UA à l’Organisation des Nations unies, y compris son Envoyé spécial, Haile Menkerios, et la Force intérimaire de Sécurité des Nations unies pour Abyei (FISNUA), ainsi qu’aux autres partenaires, tant bilatéraux que multilatéraux, pour leur appui indéfectible aux efforts conduits par l’UA;

4. Note avec préoccupation l’absence de mise en œuvre par les Gouvernements de la République du Soudan et de la République du Soudan du Sud des Accords conclus le 27 septembre 2012, à savoir l’Accord sur les arrangements sécuritaires, l’Accord-cadre sur le statut des ressortissants des deux pays résidant dans l’autre État, l’Accord sur les questions frontalières, l’Accord sur le commerce et les questions connexes, l’Accord sur un cadre pour la coopération sur les questions relevant des banques centrales, l’Accord-cadre pour faciliter le paiement des pensions, l’Accord sur certaines questions économiques, la répartition des actifs et des passifs, les arriérés, les créances et l’approche conjointe de la communauté internationale, l’Accord sur le pétrole et les questions économiques connexes, et l’Accord de coopération globale. En particulier, le Conseil note avec préoccupation le retard accusé dans la mise en œuvre d’arrangements sécuritaires essentiels confiés au Mécanisme conjoint politique et de sécurité (JPSM);

5. Rappelle aux Gouvernements de la République du Soudan et de la République du Soudan du Sud la responsabilité qui leur incombe de mettre en œuvre les Accords mentionnés ci-dessus sans délai, de manière intégrale et coordonnée. À cet égard, le Conseil attend avec intérêt la réunion du JPSM prévue le 15 décembre 2012, et exhorte les coprésidents du JPSM à travailler dans un esprit constructif et de coopération pour mettre en œuvre les engagements pris par les deux pays en vertu des Accords du 27 septembre 2012;

6. Prend note des mesures prises en vue de la mise en place de l’Administration et du Conseil exécutif de la Zone d’Abyei, conformément aux dispositions de l’Accord du 21 juin 2011 sur les Arrangements temporaires pour l’Administration et de la Sécurité de la région d’Abyei, à savoir la communication par le Soudan de la liste de ses représentants pour l’Administration et le Conseil et l’acceptation par le Soudan du Sud d’examiner cette liste, et leur demande instamment d’aller de l’avant en vue de la mise en place de ces deux organes;

7. Se félicite de la disposition du Président de la République du Soudan du Sud et de celle du Président de la République du Soudan à se rencontrer, et encourage la tenue d’un sommet dans les plus brefs délais possibles pour surmonter les obstacles sur toutes les questions pendantes, y compris celles relatives à Abyei et à la frontière;

8. Réitère son acceptation de la Proposition de règlement du statut final de la région d’Abyei, présentée par le Groupe de mise en œuvre de haut niveau, le 27 septembre 2012, en tant que solution juste, équitable et viable au différend entre les deux pays, qui prend en compte les Accords existants conclus par les Parties, ainsi que les besoins et les intérêts des communautés sur le terrain. Le Conseil note que le délai imparti aux Parties pour engager des négociations sur la base de cette Proposition a expiré le 5 décembre 2012, sans qu’aucune négociation n’ait eu lieu à cette date. Le Conseil lance un appel urgent pour que les négociations anticipées aient lieu et attend avec un grand intérêt les résultats de la réunion au Sommet mentionnée plus haut. Le Conseil décide en outre de référer la décision sur la question du statut final d’Abyei à sa réunion au niveau des chefs d’État et de Gouvernement, qui se tiendra en marge de la 21ème session ordinaire de la Conférence de l’Union, à Addis Abeba, en janvier 2013;

9. Se félicite de l’interaction des parties avec l’Équipe d’experts sur le règlement du statut des cinq zones frontalières contestées, conformément à sa précédente décision, et exhorte les parties à continuer de coopérer avec les experts en vue d’accélérer le règlement de cette question. Le Conseil note toutefois que les parties n’ont pas parachevé leurs négociations sur le processus de règlement du statut des cinq zones contestées, ainsi que sur celui des zones frontalières revendiquées. Le Conseil en appelle aux parties pour qu’elles règlent ces questions pendantes, et diffère sa décision sur ces questions en attendant les résultats de la réunion au Sommet entre le Président de la République du Soudan et le Président de la République du Soudan du Sud;

10. Exprime son profond regret face au fait que le Gouvernement du Soudan et le Mouvement de Libération du Peuple du Soudan-Nord (SPLM-N) n’ont pas réussi à tenir des négociations directes, en dépit des appels répétés à le faire. Le Conseil note avec préoccupation la récente escalade du conflit dans les «Deux Zones» du Nil Bleu et du Kordofan méridional, et réaffirme qu’il ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit et que les efforts en vue de trouver une solution politique ne doivent pas être retardés encore davantage. Le Conseil réitère son insistance pour que des pourparlers politiques directs commencent immédiatement, sous la facilitation du Groupe de mise en œuvre de haut niveau, avec le soutien du Président de l’IGAD, sur la base de l’Accord cadre du 28 juin 2011 entre le Gouvernement du Soudan et de Mouvement de Libération du Peuple du Soudan-Nord sur le Partenariat politique entre le NCP et le SPLM-N, en tenant compte du projet d’Accord qui leur a été soumis par le Groupe de mise en œuvre de haut niveau, le 17 septembre 2012;

11. Rappelle que les communiqués PSC/MIN/COMM/3. (CCCXIX), PSC/PR/COMM. (CCCXXIX) et PSC/MIN/COMM/1(CCXXXIX) de ses 319ème, 329ème et 339ème réunions ont appelé les Parties à mettre immédiatement en œuvre la Proposition conjointe pour permettre l’accès en vue de l’acheminement et de la distribution de l’aide humanitaire aux civils touchés par la guerre dans les États du Kordofan méridional et du Nil Bleu. Le Conseil exprime sa profonde préoccupation face au fait que, malgré la signature par les deux Parties, les 4 et 5 août 2012, des Protocoles d’accord sur les modalités d’acheminement de l’aide humanitaire aux populations touchées, aucune livraison ordonnée d’une quelconque aide humanitaire dans les régions contrôlées par le SPLM-N n’a été effectuée à ce jour;

12. Réitère son appel aux Parties pour permettre et faciliter l’accès humanitaire immédiat aux populations affectées des deux régions, conformément à la Proposition conjointe et aux Protocoles d’accord. À cette fin, le Conseil exhorte les Parties à accepter une cessation immédiate des hostilités en tant que première priorité au cours de leurs négociations directes, telles que visées ci-dessus, afin de faciliter l’acheminement d’urgence et attendue depuis longtemps de l’aide humanitaire aux populations touchées;

13. Demande au Groupe de mise en œuvre de haut niveau de soumettre un rapport final au Conseil sur toutes les questions pendantes résultant du Communiqué et de la Feuille de route du 24 avril 2012, lors de sa réunion prévue en marge de la session ordinaire de la Conférence de l’Union, en janvier 2013;

14. Rappelle le paragraphe 21 de son communique PSC/MIN/COMM/1(CCXXXIX), dans lequel le Conseil a demandé au Groupe de mise en œuvre de haut niveau de lui soumettre un rapport narratif et exhaustif couvrant toutes les questions relevant de son mandat et de ses compétences depuis sa création, en octobre 2009, à une réunion du Conseil qui se tiendra au niveau des chefs d’État et de Gouvernement, en janvier 2013. À cet égard, le Conseil proroge de six mois supplémentaires ce délai;

15. Décide de rester activement saisi de la question.

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REUNION A ABIDJAN SUR LA SECURITE MARITIME DANS LE GOLFE DE GUINEE

ABUJA, Nigeria, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — La deuxième réunion du comité de pilotage préparatoire au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique occidentale et centrale pour la mise en ‘uvre de la Résolution 2039 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée se tiendra le mardi 18 décembre 2012 à Abidjan.

La rencontre sera précédée, le 17 décembre, toujours dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire, de la troisième réunion du groupe de travail technique sur le même sujet, en présence de spécialistes en matière de sécurité maritime provenant des Etats membres de Communautés économiques régionales d’Afrique (CER).

Il s’agit de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), mais aussi de la Commission du Golfe de Guinée (CGG), qui ont été appelées à développer une stratégie régionale et à harmoniser les actions de leurs membres en vue de lutter contre la piraterie en mer.

Par les résolutions 2018 et 2039, adoptées respectivement en 2011et 2012 par le Conseil de sécurité, la CEDEAO, la CEEAC et la CGG sont aussi encouragées à élaborer et à renforcer leurs législations avec le soutien des Nations unies et de divers autres partenaires.

En réponse, la CEDEAO et la CEEAC se sont véritablement engagées en organisant des ateliers et des rencontres pour une coopération concrète comprenant la mise au point d’un protocole d’entente. Les deux Communautés ont aussi développé une stratégie de politique commune sur la sécurité maritime pour combattre la menace d’activités illicites en mer.

C’est dans cet esprit que se tient la rencontre d’Abidjan, qui fait suite à une réunion similaire tenue récemment à Libreville, au Gabon, et qui vise à renforcer les mesures devant être prises par les deux CER en vue du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, prévu au courant de l’année 2013 à Yaoundé, au Cameroun.

La réunion d’Abidjan a pour objectif concret d’examiner la mise en ‘uvre des résultats des travaux de Libreville, tenus en présence de représentants de la CEDEAO, de la CEEAC et de la CGG, du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) et de l’Organisation maritime de l’Afrique occidentale et centrale (OMAOC).

Elle se penchera de façon spécifique sur l’état de l’élaboration du projet de stratégie de politique régionale, le projet de déclaration politique, le protocole d’entente/accord multilatéral entre la CEEAC et la CEDEAO, ainsi que sur le niveau de préparation de la réunion ministérielle qui se tiendra à Cotonou, au Bénin, et le contenu du sommet de Yaoundé.

La Commission du Golfe de Guinée comprend l’Angola, le Cameroun, le Congo, la RD Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Nigéria, Sao Tomé-et-Principe, tandis que la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale regroupe dix membres : Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, RD Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé-et-Principe, Tchad.

Les Etats membres de la CEDEAO sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

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Crise au Mali : Pour un gouvernement d’action

PARIS, France, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Après la démission sous la contrainte du gouvernement Diarra et la nomination de Django Sissoko, la FIDH condamne l’immixtion des forces militaires dans les affaires politiques, appellent les autorités maliennes à assurer la stabilité et le bon fonctionnement des institutions nationales, et la communauté internationale à soutenir activement la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO pour une résolution de la crise politique et du conflit.

Mardi 11 décembre au matin, Cheick Modibo Diarra, Premier ministre malien, a annoncé sa démission et celle de son gouvernement à la télévision nationale. La veille, M. Diarra avait été arrêté à son domicile par des hommes armés et conduit, en pleine nuit, au camp de Kati, quartier général du Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE), où il s’est entretenu avec le capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de la junte qui avait pris le pouvoir le 22 mars 2012. Aucune information n’a été communiquée quant aux raisons de cette arrestation, ni de la démission du Premier ministre qui s’en est suivie.

« Notre organisation ne peut que condamner les circonstances, pour le moins douteuses, ayant entraîner la démission du Premier ministre malien », a déclaré Sidiki Kaba, président d’honneur de la FIDH. « Il faut garantir l’union nationale entre toutes les forces en présence pour trouver une issue politique à la crise que traverse le Mali, et cela ne peut en aucun cas passer par une telle ingérence des militaires », a-t-il ajouté.

Le 20 août 2012, Dioncounda Traoré, président du Mali, avait signé le décret portant formation du nouveau gouvernement d’union nationale, conformément à la demande de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour la formation d’un nouvel exécutif suffisamment stable pour mener la transition politique et la reconquête du nord du pays. Amadou Haya Sanogo, ancien chef de la junte, avait été nommé président du Comité de suivi et de réforme de l’armée, et un certain équilibre avait été trouvé en formant une sorte de triumvirat composé de ce dernier, du Président et du Premier ministre. « Bien que la volonté de renforcement de l’unité nationale est à saluer, les autorités maliennes peinent à traduire cette union dans les faits par des décisions politiques en faveur d’une sortie de crise rapide », a déclaré Paul Nsapu, secrétaire-général de la FIDH.

La FIDH a présenté ces positions, le 12 décembre 2012, au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine (UA) au cours d’une audition publique en présence des ambassadeurs de l’UA qui ont souligné l’importance et la place primordiale des droits de l’Homme dans la résolution des conflits (voir le communiqué du CPS : http://www.peaceau.org/uploads/cps.cp.347.just.int.12.12.2012.pdf). A la suite de cette intervention, le CPS s’est d’ailleurs exprimé sur la situation au Mali, réaffirmant la nécessité « d’organiser, le plus rapidement possible et dans les conditions d’inclusivité requises, des élections libres, transparentes et crédibles, [ainsi que] les consultations nationales devant déboucher sur l’adoption d’une feuille de route pour la gestion de la transition ».

Depuis le début de la crise, la FIDH a alerté la communauté internationale sur les graves crimes commis au nord et sud du pays. La FIDH et son organisation membre au Mali, l’AMDH, ont notamment publié un rapport d’enquête intitulé : « Crimes de guerre au nord Mali ». qui a contribué à mettre en lumière les violations des droits de l’Homme subies par les populations civiles au nord. Plus de huit mois après la prise des régions du nord par les forces conjointes du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et des groupes armés islamistes, les populations civiles subissent encore de nombreuses violations des droits de l’Homme.

Ce changement politique intervient alors que se dessinent les contours d’une possible intervention militaire avec un appui international, demandée par les autorités maliennes et la CEDEAO. Adoptée le 12 octobre 2012 à l’unanimité et au titre du chapitre VII de la Charte des Nations unies, la résolution 2071 demande au Secrétaire général des Nations unies de présenter un rapport, en concertation notamment avec la CEDEAO et l’Union africaine, sur la base duquel le Conseil de sécurité pourra autoriser dans 45 jours le déploiement d’une opération africaine au Mali, avec pour objectif de permettre au Mali de recouvrer la souveraineté et l’intégrité de son territoire et de lutter contre le terrorisme international. Ce rapport a été présenté au Conseil de sécurité le 5 décembre dernier et les discussions quant à une résolution sur le Mali se poursuivent.

Pour éviter les écueils et les violations des droits de l’Homme perpétrés lors de précédentes interventions militaires comme en Somalie, la FIDH a rappelé l’importance de placer les droits de l’Homme au cœur du dialogue national pour une sortie de crise et de garantir strictement les droits humains lors de l’éventuelle intervention militaire. Ainsi, une lettre ouverte conjointe a été adressée aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies demandant notamment, si intervention militaire il y a, la formation des forces de sécurité et de défense maliennes et étrangères aux droits de l’Homme, humanitaire et des réfugiés, l’incorporation d’un contingent civil d’observateurs des droits de l’Homme permettant de suivre le respect de ces droits sur le terrain, et le soutien des efforts nationaux et internationaux pour traduire en justice les auteurs de violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire au Mali, actuellement sous analyse préliminaire de la CPI.

La FIDH appelle les autorités maliennes à tout mettre en œuvre pour assurer la stabilité des autorités de transition, la résolution de la crise politique et du conflit dans le respect des droits de l’Homme qui passe par la légitimité des institutions et donc, l’organisation d’élections libres et transparentes. Par ailleurs, notre organisation appelle la communauté internationale, et notamment les membres du Conseil de sécurité qui doivent adopter une résolution sur le Mali, à accentuer ses efforts en faveur de solutions politiques pour l’avenir démocratique du Mali et de garantir une composante substantielle droits de l’Homme de formation et de protection en cas de déploiement d’une force armée internationale d’assistance.

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Mali : les populations du nord peinent à préserver leurs moyens de subsistance

GENEVE, Suisse, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Les populations du nord du Mali sont fragilisées par le départ de la plupart des services techniques, notamment ceux de l’agriculture et de l’élevage. Pour leur venir en aide, la Croix-Rouge malienne et le CICR procèdent à des distributions de vivres en faveur de plus de 400 000 personnes et ont entamé une vaste campagne de vaccination animale.

L’insécurité a contraint plusieurs éleveurs à se déplacer vers le sud ou vers les pays voisins. Dans leur fuite, certains ont perdu une partie de leur troupeau à la suite de maladies ou de difficultés d’accès à l’eau et aux pâturages. Le secteur agropastoral, poumon de l’économie de ménage, souffre des effets conjugués du conflit et des crises alimentaires récurrentes.

« Le conflit armé, les aléas du climat et la fragilité des équilibres économiques ont exacerbé une situation déjà précaire. D’où la nécessité de continuer à aider les populations à faire face à la crise et à préserver leurs moyens de subsistance », explique Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation régionale du CICR pour le Mali et le Niger.

Soutien à la vaccination animale

La santé animale joue un rôle majeur pour les communautés du nord du Mali, dont les revenus et la sécurité alimentaire dépendent grandement de l’élevage. Les programmes vétérinaires mis en œuvre par le CICR contribuent à répondre aux besoins essentiels des populations.

La Croix-Rouge malienne et le CICR poursuivent leur appui à la vaste campagne de vaccination et de traitement gratuit du cheptel contre les épizooties locales, lancée par le ministère malien de l’Élevage. Le CICR compte ainsi toucher 1 500 000 têtes de bétail (bovins, ovins, caprins et camelins) dans les régions de Tombouctou, Kidal, Gao et Mopti. Les animaux sont traités contre les parasites et vaccinés contre des zoopathies comme la peste des petits ruminants, la péripneumonie contagieuse (bovidés), la pasteurellose (dromadaires) et la clavelée.

Le programme de rachat de 15 000 bovins, ovins et caprins qui a pris fin en novembre 2012, dans les régions de Kidal, Gao et Tombouctou, jusque dans les zones rurales les plus reculées, a permis aux populations de vendre leurs animaux les plus faibles mais également de fournir de la viande aux plus démunis.

Assistance alimentaire d’envergure

Avec le départ de la plupart des acteurs du secteur informel et des fonctionnaires de l’État, les activités économiques tournent au ralenti dans les centres urbains du nord. Une grande partie de la population se retrouve dépendante de l’aide humanitaire.

« Les prix des produits de première nécessité sont élevés par rapport au faible pouvoir d’achat. La population n’arrive pas à subvenir à ses besoins essentiels sans un soutien extérieur », explique Jean-Nicolas Marti.

Dans ce contexte, la Croix-Rouge malienne et le CICR poursuivent leurs distributions alimentaires, entamées au mois de juillet dernier, en faveur de quelque 420 000 personnes vulnérables, déplacées ou résidentes.

Soutien aux activités maraîchères

Le conflit a empêché la majorité des familles vivant dans cette région de profiter de la campagne agricole. La Croix-Rouge malienne et le CICR appuient ces agriculteurs dans le but de les aider à diversifier leur production vivrière et à développer de nouveaux mécanismes de survie. Ainsi, un programme de soutien à la production maraîchère a été lancé dans les régions urbaines et surtout rurales de Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal, dont bénéficient plus de 1 000 familles. Il porte notamment sur la réhabilitation des systèmes d’irrigation, la fourniture d’un encadrement technique et la distribution de semences et d’outils.

Soutien à la réinstallation des personnes de retour chez

Lorsque le conflit s’est intensifié en mars 2012, de nombreuses familles ont fui leurs villages d’origine pour se réfugier dans les pays voisins. Après quelque cinq mois passés notamment dans les camps de réfugiés de Djibo et Deou (Burkina Faso) et de M’berra (Mauritanie), plusieurs réfugiés ont décidé de leur plein gré de retourner dans leurs communes d’origine.

La Croix-Rouge malienne et le CICR apportent un soutien à ces populations de retour chez elles. Plus de 12 000 personnes ont ainsi reçu à leur arrivée une assistance sous forme de bâches, moustiquaires imprégnées, nattes, couvertures, ustensiles de cuisine, kits d’articles d’hygiène, seaux et vêtements.

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Le Conseil d’administration de l’OFID approuve de nouveaux prêts afin de soutenir le développement socio-économique en Afrique

VIENNA, Autriche, 14 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — La 141ème Session du Conseil d’administration du Fonds OPEP pour le Développement International (OFID) (http://www.ofid.org) a approuvé sept prêts et trois dons totalisant plus de 100 millions USD dans l’objectif de renforcer le développement socio-économique dans 13 pays africains. Les prêts approuvés sont les suivants :

Pays Projet Millions USD

Rép. Dém. du Congo Réhabilitation du réseau routier de Kinshasa. Resurfacer environ 13 km de voies de circulation dans la ville de Kinshasa et installer des canaux de drainage, pour fournir à la population des moyens de transport plus sécurisés, moins coûteux et plus efficaces. 8,0

Djibouti Soutien au Fonds de développement économique de Djibouti (FDED). Aider les entrepreneurs à démarrer et/ou développer leur propre activité en émettant et en gérant environ 500 prêts destinés auxPME ainsi qu’aux jeunes diplômés. Le projet inclut un soutien institutionnel pour le FDED 3,0

Égypte Développement de l’irrigation pour les exploitations agricoles. Moderniser l’infrastructure d’irrigation dans quatre régions pour améliorer l’efficacité de l’irrigation, ainsi qu’augmenter les rendements et les revenus des petits exploitants agricoles. Ces améliorations contribueront à réduire la pauvreté et à améliorer la sécurité alimentaire pour environ 70 000 habitants. 35,0

Kenya Extension de l’électricité au Kenya. Fournir à la population, un accès à des services d’énergie modernes, propres et financièrement accessibles, par l’extension et la mise à niveau des infrastructures associées à l’électricité. Cet effort permettra de créer environ 300 000 connexions au service des ménages, des petites entreprises et des institutions publiques. 15,0

Madagascar Réhabilitation de l’infrastructure routière. Améliorer 105 km de routes dans la région d’Atsimo-Andrefana, où les niveaux de pauvreté sont élevés. Les routes réhabilitées faciliteront les accès aux services sociaux et aux marchés, en vue de contribuer à la réduction de la pauvreté rurale tout en améliorant le potentiel agricole de la région et en renforçant le secteur du tourisme. 18,0

Madagascar Construction pour l’Institut National des Sciences Comptables et de l’Administration des Entreprises. Construire un bâtiment de sept étages qui permettra à l’INSCAE existant, d’accueillir 400 inscriptions supplémentaires. Ce projet contribuera à renforcer le secteur de l’enseignement supérieur du pays, pour favoriser le développement économique national. 3,5

Sierra Leone Développement du Collège Fourah Bay. Améliorer la qualité de l’enseignement supérieur par l’extension et la rénovation des installations existantes, ce qui augmentera les niveaux d’admission et procurera de meilleures possibilités d’obtenir des emplois de qualité aux étudiants. 13,0

Tanzanie Alimentation en eau à Orkesumet. Mettre en œuvre des ressources d’eau potable pour environ 43 000 habitants dans la ville d’Orkesumet et les villages environnants, grâce à la construction d’une infrastructure d’adduction d’ eau. 8,0

Total 103,5

Logo: http://www.apo-mail.org/ofid.jpg

Les trois dons totalisant 1,4 million USD, approuvés au cours de cette session, serviront à soutenir les programmes/ projets suivants :

• African Rescue Committee (AFREC). 300 000 USD. Soutien pour l’eau, l’assainissement, l’hygiène (WASH) et les moyens d’existence dans les communautés victimes de la sécheresse en Somalie. Améliorer l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, ainsi que l’infrastructure de production pour les foyers victimes de la sécheresse, estimés à environ 35 000 habitants.

• Agence Autrichienne de Développement (ADA). 506 000 USD. Programme de sensibilisation et de formation pour l’énergie solaire en Afrique australe – Phase II. Promouvoir l’utilisation des technologies solaires au Mozambique, en Namibie et au Zimbabwe, par le biais de formations et le développement des capacités, par des campagnes de sensibilisation et par l’installation de systèmes de vulgarisation de l’énergie solaire dans les zones ciblées.

• Organisation Mondiale de la Santé (OMS). 600 000 USD. Intervention WASH (eau, assainissement, hygiène) contre le choléra. Prévention et contrôle au Tchad et au Cameroun. Soutenir un projet qui vise à prévenir le choléra et autres maladies transmissibles par voie hydrique pour environ 140 000 habitants.

Depuis sa création, l’OFID a consacré plus de 14,5 milliards USD au service du développement sous forme de financements concessionnels dans 132 pays en développement, avec une priorité accordée aux plus pauvres d’entre eux. Cinquante-trois de ces pays bénéficiaires sont africains.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour le Fonds de l’OPEP pour le Développement international (OFID).

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République centrafricaine: le CICR vient en aide aux personnes déplacées par la violence à Ndélé

GENEVE, Suisse, 14 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Plusieurs centaines de personnes ont fui leurs maisons après l’attaque perpétrée par des hommes armés lundi 10 décembre à Ndélé, une ville de près de 20 000 habitants située dans le nord de la République centrafricaine.

« Certains habitants ont quitté leur habitation, alors que d’autres n’y passent pas plus de quelques heures par jour, par crainte de nouvelles violences », explique Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine. « Il est primordial que ceux qui ont une influence sur le sort des populations, des blessés et des détenus mettent tout en œuvre pour que ces personnes soient épargnées par les violences. »

Près de 300 personnes qui s’étaient regroupées dans des abris aux abords du camp de la MICOPAX (mission de consolidation de la paix en République centrafricaine) ont reçu de l’eau potable, acheminée par camion. Le CICR a également aidé à l’inhumation de dépouilles mortelles. Il est aujourd’hui l’une des seules organisations humanitaires encore actives dans la ville.

« Nous continuons à suivre de très près l’évolution de la situation sur le plan humanitaire, afin de pouvoir répondre aux besoins qui pourraient surgir, et nous maintenons un dialogue avec tous les acteurs présents à Ndélé », a ajouté M. Georgantas.

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