Une entreprise canadienne fournit des stations de ravitaillement en gaz naturel au Nigéria

ABUJA, Nigeria, 30 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Ed Fast, a visité aujourd’hui les installations du Dangote Group of Companies, à Lagos, au Nigéria. Il a pu voir sur place les solutions que propose IMW Industries, de Chilliwack, en Colombie-Britannique, pour remplacer les carburants liquides conventionnels utilisés dans les transports par du gaz naturel comprimé (GNC), à la fois plus écologique et plus économique.

IMW Industries fabriquera l’équipement nécessaire au ravitaillement d’un réseau national de stations de GNC qui alimenteront plus de 5 000 camions de livraison de Dangote ainsi que les flottes d’autres entreprises nigérianes désireuses de réduire leurs coûts en carburant. La première station de GNC devrait être installée au cours du premier trimestre de 2013, et d’autres suivront dans l’ensemble du Nigéria. Les stations fournies par IMW serviront aussi à l’approvisionnement en vrac d’usines et d’industries nigérianes éloignées des gazoducs.

IMW Industries compte actuellement 220 employés à son siège social, à Chilliwack, ainsi que 500 employés ailleurs dans le monde. Elle s’illustre comme l’une des meilleures entreprises dans son secteur, qui crée des emplois et des retombées économiques au Canada et à l’étranger.

Le ministre Fast dirige une mission commerciale de six jours au Nigéria et au Ghana afin de promouvoir les intérêts des entreprises canadiennes dans la région de l’Afrique subsaharienne, dans le but d’assurer la création d’emplois et une plus grande prospérité pour les Canadiens. Des représentants d’une trentaine d’organisations canadiennes, principalement des secteurs de l’extraction et de l’infrastructure, accompagnent le ministre Fast à cette occasion.

Cette mission commerciale organisée par le Service des délégués commerciaux du Canada est la première de 2013. Elle s’inscrit dans la série de missions stratégiques que le ministre Fast dirige depuis qu’il est responsable du portefeuille du commerce international pour cibler des secteurs particuliers et des régions en forte croissance.

Comptant des agents en poste dans plus de 150 villes du monde et dans des bureaux régionaux à l’échelle du Canada, le Service des délégués commerciaux du Canada, une composante d’Affaires étrangères et Commerce international Canada, constitue le plus vaste réseau canadien de spécialistes du commerce international. Il aide les entreprises qui souhaitent exporter ou investir à l’étranger, attirer des investissements ou établir des partenariats en innovation et en R-D.

Pour obtenir plus d’information sur la visite du ministre Fast en Afrique subsaharienne, prière de consulter la page Mission commerciale du ministre Fast en Afrique.

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Ministre Fantino à la Conférence des donateurs tenue à Addis-Abeba le 29 janvier 2013

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 30 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Ministre Fantino à la Conférence des donateurs tenue à Addis-Abeba le 29 janvier 2013

Merci, monsieur le Président.

Excellences, distingués participants, mesdames et messieurs.

Ma présence ici vient confirmer que le Canada appuie l’intervention de la communauté internationale en réponse à la crise en cours au Mali.

Le Canada entretient des relations de longue date avec le Mali, lesquelles se manifestent par une étroite coopération bilatérale, régionale et dans le cadre de la Francophonie, sur le plan du développement, de la bonne gouvernance et de la sécurité.

Nous avons été l’un des principaux partenaires de développement du Mali en aidant ce pays à devenir une démocratie de plus en plus stable qui a réalisé des progrès réels en matière de santé et d’éducation, du moins jusqu’aux récents événements.

Les investissements canadiens ont permis d’améliorer la qualité de vie des personnes les plus vulnérables du Mali.

En outre, le Canada a l’habitude de travailler avec les agences de sécurité nationale et les forces armées de la CEDEAO.

Pour ce faire, nous assurons la formation des membres d’unités de l’armée et de la police pour leur faire comprendre les règles de la guerre et de la protection des civils, et pour leur montrer comment atténuer la pratique barbare de la violence sexuelle dans les conflits.

Nous facilitions aussi le déploiement des membres de la CEDEAO dans les théâtres d’opérations complexes du continent africain.

Un continent qui, d’un côté, regorge de tant de promesses et, de l’autre, présente de très grands risques.

Il est donc profondément inquiétant de constater la détérioration des conditions de sécurité et de la situation humanitaire dans le pays, et son incidence sur la stabilité non seulement du Mali, mais aussi de l’ensemble du Sahel.

Cette détérioration est attribuable aux réseaux terroristes qui cherchent à exploiter toutes les occasions qui se présentent, et le Mali sera pour eux une très bonne occasion si le gouvernement malien ne prend pas de mesures immédiates pour protéger la démocratie malienne.

En outre, la mise en place d’un refuge pour les groupes terroristes dans cette région constitue une menace pour l’ensemble de la communauté internationale. Comme le premier ministre Harper l’a souligné le 8 janvier, « le développement de toute une région essentiellement consacrée au terrorisme en plein centre de l’Afrique représente une grave préoccupation pour nous tous ».

La mise en place d’un tel refuge pour les groupes terroristes doit être évitée à tout prix. Du Sahel à la Corne de l’Afrique, notre sécurité et notre prospérité à long terme sont intrinsèquement liées.

Le Canada appuie sans réserve la résolution 2085 du Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que les efforts de l’ONU, de l’Union africaine et de la CEDEAO pour engager une action collective et vigoureuse en réponse aux problèmes de sécurité auxquels nous nous heurtons dans la région.

Nous saluons le rôle de leadership assumé par la CEDEAO et l’Union africaine pour mobiliser des ressources militaires afin d’aider le Mali à reprendre le contrôle de son territoire et pour convoquer la présente conférence.

Nous saluons également l’initiative de la France visant à mettre fin à l’offensive islamiste et à collaborer avec des partenaires internationaux, l’ONU, la CEDEAO et l’UA pour ramener la stabilité dans la région.

Le Canada est heureux d’appuyer cette initiative dirigée par la France en continuant de fournir une capacité de transport aérien stratégique pour le transport de matériel à Bamako, afin de soutenir l’opération militaire.

Il faut comprendre que le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine et les mesures prises en raison de la situation de la sécurité s’inscrivent dans un processus plus vaste destiné à restaurer la légitimité et la stabilité du gouvernement du Mali, et dans un effort concerté pour trouver une solution aux problèmes politiques, humanitaires et de développement du pays.

Le Canada accorde un appui substantiel à ses partenaires du secteur humanitaire qui voient à répondre aux besoins des groupes touchés par le conflit et par la crise alimentaire et nutritionnelle dont sont victimes le Mali et les pays avoisinants.

Bien que l’aide que nous offrons directement au gouvernement du Mali soit toujours interrompue, nous poursuivons notre important programme de développement, mené en collaboration avec nos partenaires, en vue de satisfaire aux besoins des personnes les plus vulnérables au Mali, en particulier les femmes et les enfants.

À cette fin, j’annonce que le Canada a décidé de verser une somme additionnelle de treize millions de dollars (13 millions $) à l’appui d’un certain nombre d’initiatives visant à répondre aux besoins criants d’ordre humanitaire.

Cette forme de soutien est essentielle si l’on veut éviter les troubles sociaux dans le sud du Mali et stabiliser la région dans laquelle vit la majorité de la population, où se trouve également le siège du gouvernement intérimaire.

La stabilité dans le sud du pays nous donnera la possibilité de nous concentrer davantage sur la situation de la sécurité dans le nord.

Voilà pourquoi je viens réitérer que le Canada continue de souscrire à une approche internationale concertée pour solutionner la crise au Sahel, pour rétablir la sécurité et la démocratie au Mali, au profit de la population de ce pays, et pour endiguer les crises humanitaires qui frappent la région.

Le gouvernement du Canada cherche actuellement à déterminer le meilleur moyen d’appuyer les efforts déployés par la CEDEAO, l’Union africaine ainsi que d’autres partenaires, afin de mettre un terme à la crise politique et à la crise sur le plan de la sécurité qui affligent le Mali.

Les échanges que nous auront ici, aujourd’hui, éclaireront nos propres délibérations sur les solutions pour préserver l’intégrité territoriale du Mali.

Entre-temps, nous maintenons notre soutien humanitaire en faveur du Mali, notre appui logistique à l’opération dirigée par la France, de même que nos efforts considérables en matière diplomatique et de développement en vue de relever les défis qui se posent partout au Sahel.

Dans sa politique étrangère et de développement, le Canada met l’accent sur la liberté, les droits de la personne, la démocratie et la primauté du droit.

Ces valeurs canadiennes intrinsèques viendront définir les modalités de notre engagement dans la dure lutte qui nous attend.

Je vous remercie.

Julian Fantino

Ministre de la Coopération internationale

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Egypte / Déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay –

PARIS, France, 30 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay –

Q – La visite du président, prévue vendredi, sera-t-elle maintenue ?

R – Nous avons fait une déclaration hier, notamment sur les violences qui ont eu lieu à l’occasion de la commémoration du deuxième anniversaire de la révolution et l’annonce du verdict dans le procès des émeutes du stade de Port-Saïd. Nous avons dit notre préoccupation, rappelé notre attachement au droit de manifester, de manière encadrée, et appelé les parties au dialogue. Nous ne sommes pas les seuls à l’avoir fait d’ailleurs. Si j’ai lu correctement les déclarations de mon homologue américain, ses déclarations ont grosso modo la même teneur.

Pour ce qui concerne la visite du président Morsi, c’est à l’Elysée qu’il faut vous adresser.

Q – Le chef de l’armée égyptienne a déclaré ce matin que la poursuite du conflit pourrait mener à l’effondrement de l’Etat. Est-ce que vous partagez ce pessimisme ?

R – Je n’ai pas lu ces déclarations. Notre position est de dire que c’est par le dialogue qu’on arrivera à réussir la transition politique en Egypte, dans le respect des idéaux que portait la révolution égyptienne.

Q – L’installation de l’état d’urgence va à l’encontre de ce que vous venez de dire…

R – Pas nécessairement, elle peut être prise pour des raisons d’ordre public aussi.

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Mali / Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay –

PARIS, France, 30 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay –

Comme nous vous l’avions rappelé, mon homologue du ministère de la défense et moi-même, le 16 janvier dernier, la situation sécuritaire au Mali présente actuellement des risques importants pour les journalistes. C’est pourquoi je souhaite aujourd’hui appeler à nouveau celles ou ceux d’entre vous qui se rendent ou se trouvent dans le pays à une extrême vigilance.

Je vous demande de bien veiller à rester informés de la situation, qui évolue souvent d’heure en heure dans les zones où les armées malienne et française sont présentes, et de respecter les consignes de sécurité de notre fiche « conseil aux voyageurs » que nous mettons à jour très régulièrement, comme celles des autorités françaises, ambassade et forces armées, présentes sur le terrain.

Le non respect de ces règles élémentaires de prudence mettrait en péril, non seulement votre sécurité, mais également la sécurité de ceux qui se porteraient à votre aide. Nous restons à votre disposition pour toute précision ou information complémentaire.

Q – Le Japon a déclaré qu’il a donné 120 millions de dollars. Qui va les recevoir et comment vont-ils être répartis ?

R – Un certain nombre d’annonces sont faites en ce moment, puisque se tient à Addis Abeba la conférence pour le financement à la fois de la MISMA et des forces armées maliennes. Je suis réticent à commenter les annonces qui sont faites par d’autres pays que la France. Je comprends en effet que le Japon a annoncé une contribution de 120 millions. Il faut que vous interrogiez les Japonais pour savoir exactement l’affectation qu’ils envisagent pour cette somme.

Pour ce qui nous concerne, le ministre a annoncé une contribution française à hauteur de 47 Meuros se répartissant respectivement entre 40 M pour la MISMA et 7 M pour les forces armées maliennes. Il s’agit d’une contribution hors coûts engagés pour l’opération Serval.

Je vous rappelle que les besoins ont été évalués à environ 120 Meuros pour les forces armées maliennes et à 340 Meuros pour le fond MISMA. L’évaluation à 120 M pour les forces armées maliennes est hors soldes, ces dernières pesant sur le budget national malien, alors que l’évaluation à 340 M pour la MISMA est soldes comprises.

Avec l’augmentation du volume des troupes africaines déployées au titre de la MISMA, cette dernière estimation tient compte d’un réajustement à la hausse. Au moment des premières discussions sur la résolution 2085, nous étions partis sur un premier volume de 3300 hommes, et ce volume a presque doublé.

Q – M. Fabius est aujourd’hui à Addis-Abeba. Il y a aussi une réunion à Bruxelles le 5 février. Est-ce qu’on trouve assez d’argent ? Il a fait la même chose hier pour la Syrie…

R – C’est à l’issue de la réunion d’Addis-Abeba qu’on fera le bilan. Les chiffres que j’ai donnés constituent une évaluation ex ante des besoins, faite notamment par la CEDEAO pour ce qui concerne la MISMA. Mais on fera l’addition des sommes une fois que chaque pays aura dit non seulement combien il donne, mais aussi comment il flèche ses contributions. L’objectif est bien sûr de permettre que le dispositif mis en place par la communauté internationale puisse être financé.

Pour ce qui concerne la Syrie, qui est un sujet complètement différent, l’un des objectifs de la réunion d’hier matin était de signaler les besoins croissants pour ce qui touche à l’aide humanitaire. C’est d’ailleurs un sujet sur lequel nous aurons l’occasion de revenir, puisque se tient à Koweït le 30 janvier une réunion sur ce sujet, avec un appel de fonds à hauteur d’un milliard et demi de dollars. Bien évidemment les besoins augmentent au fur et à mesure que se poursuivent les combats et notamment que se concentre dans les camps de réfugiés des pays limitrophes de la Syrie un nombre croissant de réfugiés syriens.

Q – Y a-t-il une contribution française séparée au titre 50 Meuros de la mission européenne pour la formation des troupes maliennes (EUTM), ou bien les 7 Meuros dont vous avez parlé font-ils partie de cette somme ?

R – Non, ces 7 M sont en plus des 50 M, qui seront pris sur la capacité africaine du budget européen. C’est donc en plus de la quote-part française à la mission européenne.

Q – Savons-nous si les vols effectués par les aviations amies pour livrer du personnel et du matériel français, notamment les Américains avec leur C17, sont facturés ?

R – S’agissant des vols américains, la réponse est non, ils ne seront pas facturés.

Q – Pouvez-vous confirmer qu’un Malien a été brûlé hier après avoir hurlé « vive la France » ?

R – Non, je ne peux pas vous le confirmer, de même qu’il y a eu plusieurs « alertes », notamment d’ONG, faisant état d’exactions commises. En l’état actuel de nos informations, nous ne pouvons pas confirmer que de telles exactions se sont tenues, où que ce soit d’ailleurs, sur le territoire malien.

C’est un sujet d’extrême préoccupation et sur lequel la France exerce et continuera à exercer la plus grande vigilance, et cela à plusieurs niveaux :

– le premier est celui des Nations unies. C’est à la demande de la France notamment qu’ont été intégré, dans la résolution 2085 du Conseil de sécurité, des dispositions qui visent spécifiquement le respect des droits de l’homme, les enfants-soldats et les droits des femmes. Nous avons de plus demandé, notamment au Secrétaire général des Nations unies, d’accélérer le déploiement des experts des Nations unies qui, au titre de cette résolution, doivent être déployés sur le terrain, avec pour mission de vérifier qu’en effet toutes les dispositions relatives à la protection des populations civiles et au respect des droits de l’homme sont respectées ;

– deuxièmement, je vous rappelle que la Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur les crimes de guerre commis dans ce pays depuis janvier 2012. Quand on parle d’exactions au Mali, il ne faut pas oublier qu’un certain nombre, et les plus graves, ont été commis par les groupes qui tenaient les deux tiers du pays, au Nord. La France, bien évidemment, soutient cette saisine et soutiendra le travail de la Cour ;

– au niveau de l’Union européenne, là aussi à la demande de la France notamment, il y a tout un volet de surveillance du respect des droits de l’homme dans le mandat qui a été négocié pour la force européenne. Former les forces armées maliennes pour tout ce qui concerne le droit international humanitaire, le droit des conflits armés, etc., entre aussi dans la mission des formateurs européens. La mission inclura des spécialistes de ces sujets. Nous avons d’ailleurs demandé qu’un conseiller en droits de l’homme fasse partie de l’équipe de précurseurs envoyée au Mali au début du mois de février ;

– à titre bilatéral, et dans les relations que nous avons avec les autorités maliennes, le même message d’extrême vigilance est passé à tous les niveaux, par le Président, le ministre et notre ambassade sur place : il n’y aura aucune espèce d’impunité, s’il devait y avoir des exactions ;

– enfin, le CDC a reçu les principales ONG intéressées la semaine dernière et les recevra à nouveau dans les jours qui viennent. Elles ont également été reçues par notre ambassadeur à Bamako

Q – Y-a-t-il actuellement des observateurs officiels mandatés par la France, l’ONU ou l’Union européenne actuellement présents sur le terrain ?

R – Des spécialistes d’ores et déjà sur le terrain ? Pour l’ONU, oui – mais à notre avis en nombre encore insuffisant. Le message qui a été passé à New York est d’augmenter ce contingent de spécialistes sur place et de les déployer très vite.

Pour ce qui concerne l’Union européenne, ça va venir très bientôt, puisque nous venons encore une fois de demander que l’équipe de précurseurs qui se déploiera la semaine prochaine comprenne au moins un spécialiste de ces sujets, de façon à préparer le terrain pour les autres qui se déploieront à partir de mi-février.

Nos propres forces sont, bien évidemment, sensibilisées à ces sujets. C’est aussi un message qui passe par elles. Nous avons également demandé aux autorités maliennes, au fur et à mesure que la situation est sécurisée vers le Nord, de redéployer dans ces régions l’administration locale, notamment toute l’administration préfectorale.

Q – En Côte d’Ivoire, la France avait envoyé des prévôts militaires français, à l’époque de « Licorne ». Nous n’avons pas pu savoir du Colonel Burkhard (NB : chef de la cellule communication de l’état-major des armées) s’il y a des prévôts militaires français sur place.

R – C’est à lui de vous répondre. L’idée derrière tout cela est de permettre à l’Etat malien de recouvrer sa souveraineté, et à l’administration malienne de se redéployer au fur et à mesure que la sécurité est assurée dans les zones qui sont sécurisées en remontant vers le Nord.

Q – Parmi les ONG, il y a la FIDH qui fait état de personnes tuées ? Le centre de crise vérifie-t-il leurs dires ?

R – Oui, je lis comme vous les informations, notamment via les dépêches d’agence. Mais à chaque fois que nous avons vérifié, nous ne sommes jamais arrivés à confirmer les informations. C’est pourquoi nous rencontrons régulièrement les ONG, non seulement pour leur dire que nous faisons très attention et que c’est un sujet de préoccupation pour nous, mais aussi pour qu’elles partagent avec nous les informations dont elles disposent. Nous avons déjà eu une première réunion avec elles, au centre de crise, il y a une semaine. Nous en aurons une autre cette semaine.

Q – Est-ce une question ouverte ?

R – C’est une question ouverte oui, parce que, encore une fois, il y a des informations qui circulent mais que nous n’avons pas été, jusqu’à présent, en mesure de confirmer et de documenter. Toute information dont nous aurions connaissance serait bien évidemment portée à la connaissance des autorités maliennes et il n’y aura aucune espèce d’impunité. C’est la raison pour laquelle la France a soutenu la saisine de la CPI, parce que cela rentrerait, si ces informations étaient confirmées, dans la qualification de crimes de guerre.

Q – Au moment de la résolution 2085, quand Ban Ki-moon a exprimé des réserves sur une opération dans le Nord, pensait-il déjà à cela ?

R – C’est à lui de vous dire à quoi il pensait à ce moment-là. Une chose est sûre, c’est que ce à quoi nous pensions au moment de la rédaction de la résolution 2085, c’était d’éviter toute forme d’exaction de ce type – et, si par malheur elle devait se produire, de permettre qu’elle soit sanctionnée. C’est la raison pour laquelle cette résolution – et c’est une première – comprend les dispositions que j’ai mentionnées s’agissant du respect des droits de l’homme : les enfants-soldats, les violences faites aux femmes, etc. C’est notamment à la demande de la France que cela a été introduit dans la résolution, ce qui est une singularité. Cela rejoignait certainement des préoccupations du secrétaire général des Nations unies, et plus largement des agences des Nations unies qui traditionnellement suivent ces sujets.

Q – Donc comme vous allez consulter les ONG qui ont fait état de cela. Comment faites-vous pour savoir ? Qui va documenter ? Est-ce que le ministère a des inspecteurs ?

R – La première chose à faire, c’est de vérifier les éléments de preuves dont elles disposeraient, et dont nous ne disposons pas.

Ce sont des accusations très graves. Il faut documenter ce genre d’accusations. En l’état actuel des choses, et des informations que nous avons, nous ne pouvons pas confirmer. Donc nous verrons ce qu’elles nous disent. Nous verrons quels éléments de preuves les ONG peuvent fournir et nous verrons ensuite ce qui est vérifiable sur place.

Q – Est-ce que vous pouvez confirmer que le MNLA a pris le contrôle de Kidal ?

R – Non, je ne peux pas confirmer qu’ils sont à Kidal. Je suis toujours réticent à parler du déroulement des opérations, à ma connaissance nous n’y sommes pas encore.

Q – Est-ce que vous avez des contacts maintenant avec le MNLA ?

R – Non, à ma connaissance nous n’avons pas eu de contacts récents avec le MNLA. Nous en avons eus dans le passé, notamment à deux reprises, avec une délégation de passage à Paris à l’automne dernier.

Q – Que dire de l’allégation du MNLA selon laquelle il y a deux milices qui traquent les Touareg séparatistes islamistes et éventuellement finissent par les tuer ? C’était dans le Monde du 22 janvier.

R – Les allégations du MNLA n’engagent que le MNLA. Je ne peux pas vous dire ce qu’il en est précisément. S’agissant des Touareg et des populations au Nord, les paramètres et les limites ont été clairement fixés par la résolution 2085. Tout le monde est d’accord pour dire aujourd’hui qu’il faudra que les populations maliennes engagent un dialogue avec les populations du Nord et leurs représentants. Cela peut inclure le MNLA sous deux conditions qui ont été fixées par la résolution 2085, c’est-à-dire, d’une part la renonciation à la violence et au terrorisme, et d’autre part la reconnaissance de l’intégrité territoriale du Mali. Des derniers contacts que nous avions eus avec le MNLA, avec les délégations que j’ai évoquées à l’instant, ils n’y étaient pas encore. Il y avait un écart entre leurs déclarations publiques, notamment sur le second point, et ce qu’elles étaient susceptibles d’accepter, notamment en terme d’autonomie du Nord dans le cadre plus général de l’Etat malien. C’est l’enjeu pour la suite.

Q – Est-ce qu’on a des contacts avec d’autres Touareg (associations culturelles, expatriés) ?

R – Nous en avons certainement via notre ambassade sur place, mais pas à Paris.

Pour finir sur la question du dialogue politique, qui est essentielle, je voudrais signaler l’adoption normalement aujourd’hui de la feuille de route par l’Assemblée nationale malienne. Elle a été adoptée par le gouvernement malien vendredi dernier.

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Séminaire sur « les défis des pays francophones dans le maintien de la paix» (Dakar, 30-31 janvier 2013)

PARIS, France, 30 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Les ministères des affaires étrangères et de la défense, l’Organisation internationale de la Francophonie et le Centre de politique de sécurité de Genève s’associent pour organiser un cycle de quatre séminaires consacré aux enjeux et aux défis actuels des opérations de maintien de la paix.

Un premier rendez-vous a été organisé par l’Organisation internationale de la francophonie à Addis-Abeba en octobre 2012. Le deuxième séminaire sera organisé par le ministère des affaires étrangères à Dakar les 30 et 31 janvier 2013, sur le thème des « défis techniques, capacitaires et linguistiques des pays francophones dans le maintien de la paix ». Il s’attachera à déterminer les enjeux liés à la préparation des contingents francophones. Il se déroulera avec la participation d’acteurs de terrain et de responsables de l’Organisation des Nations unies, de la Commission de l’Union africaine et des organisations régionales.

Ce nouveau séminaire identifiera des solutions à même d’accroître le volume de troupes francophones dans les opérations de maintien de la paix et de mieux promouvoir leur contribution.

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Le Canada maintient sa contribution aux efforts internationaux au Mali

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 30 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — L’honorable Julian Fantino, ministre de la Coopération internationale, a annoncé aujourd’hui que le Canada continuera d’aider les Maliens touchés par le conflit et l’instabilité. Le Canada accroîtra ses investissements au Mali pour améliorer la sécurité alimentaire, réduire la malnutrition, prodiguer des soins de santé d’urgence et offrir de l’aide humanitaire indispensable. L’annonce a été faite à l’occasion d’une réunion internationale de haut niveau tenue au secrétariat de l’Union africaine à Addis‑Ababa (Éthiopie).

« Le Canada maintien des liens d’amitié avec le peuple malien, » a affirmé le ministre Fantino. « Les investissements importants du Canada au cours de la dernière année permettront à notre pays de poursuivre le travail entrepris au Mali pour sauver des vies, notamment au moyen de l’aide humanitaire et de l’aide au développement. »

Par l’entremise de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), le Canada aidera à répondre aux besoins humanitaires immédiats des personnes touchées par la crise au Mali. Les fonds seront versés à nos partenaires non gouvernementaux canadiens de même qu’aux organismes des Nations Unies, en vue d’offrir des soins de santé d’urgence, des services aux mères et aux nouveau-nés et des services d’alimentation destinés aux enfants de moins de cinq ans. Une partie des fonds servira également à fournir de l’eau, des abris, des soins de santé primaires et des services d’assainissement à quelque 150 000 réfugiés maliens au Niger, en Mauritanie et au Burkina Faso, de même qu’à plus de 235 000 personnes déplacées en sol malien.

« Les investissements du Canada ont contribué à améliorer la qualité de vie des Maliens les plus vulnérables, mais nous demeurons grandement préoccupés par la détérioration de la situation et ses conséquences sur la stabilité de la région du Sahel », a conclu le ministre Fantino. « Seuls une approche de collaboration entre les divers intervenants maliens, africains et internationaux et le retour d’un gouvernement démocratique au Mali permettront de mettre fin à la crise. »

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Une entreprise canadienne répond aux besoins en énergie de l’Afrique subsaharienne

ABUJA, Nigeria, 30 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Ed Fast, a félicité Corvus Energy dont le produit phare, un module de batterie, a été retenu afin d’assurer une alimentation électrique continue en vue d’applications résidentielles et commerciales du marché nigérian.

Corvus Energy, une société établie à Vancouver, est l’un des plus importants fabricants de la planète de batteries à polymère de lithium de grande puissance, destinées à la machinerie lourde hybride ou 100 p. 100 électrique. Les solutions de pointe de Corvus dans les domaines de l’énergie et de la gestion de l’énergie trouvent des applications dans une foule de segments de marché, en réseau ou hors réseau, dans les secteurs du transport maritime, routier ou ferroviaire, des communications, de l’énergie éolienne et solaire, et de l’équipement de servitude au sol. Corvus compte 50 employés au Canada et 70 dans le monde entier.

Le ministre Fast dirige une mission commerciale de six jours au Nigéria et au Ghana afin de promouvoir les intérêts des entreprises canadiennes dans la région de l’Afrique subsaharienne, dans le but d’assurer la création d’emplois et une plus grande prospérité pour les Canadiens. Des représentants d’une trentaine d’organisations canadiennes, principalement des secteurs de l’extraction et de l’infrastructure, accompagnent le ministre Fast à cette occasion.

Cette mission commerciale organisée par le Service des délégués commerciaux du Canada est la première de 2013. Elle s’inscrit dans la série de missions stratégiques que le ministre Fast dirige depuis qu’il est responsable du portefeuille du commerce international pour cibler des secteurs particuliers et des régions en forte croissance.

Comptant des agents en poste dans plus de 150 villes du monde et dans des bureaux régionaux à l’échelle du Canada, le Service des délégués commerciaux du Canada, une composante d’Affaires étrangères et Commerce international Canada, constitue le plus vaste réseau canadien de spécialistes du commerce international. Il aide les entreprises qui souhaitent exporter ou investir à l’étranger, attirer des investissements ou établir des partenariats en innovation et en R-D.

Pour obtenir plus d’information sur la visite du ministre Fast en Afrique subsaharienne, prière de consulter la page Mission commerciale du ministre Fast en Afrique.

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Somalie – Attentats (29 janvier 2013)

PARIS, France, 29 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La France condamne avec la plus grande fermeté l’attentat perpétré le 29 janvier 2013 devant le bureau du Premier ministre somalien, qui a coûté la vie, selon un bilan provisoire, à au moins 6 personnes.

Dans ce moment douloureux, la France exprime sa solidarité au peuple somalien. Elle se tient aux côtés des autorités somaliennes dans leur lutte contre le terrorisme.

Elle leur réaffirme son plein soutien aux efforts visant à assurer la sécurité de la population et à garantir la stabilité du pays

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Remise de statuettes au Nigeria (29 janvier 2013)

PARIS, France, 29 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — En application de la Convention de l’UNESCO concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels, la France va remettre le 29 janvier au Nigéria cinq statuettes importées de façon illicite. Ces biens ont été saisis en 2010 par la direction générale des douanes et droits indirects.

Sous la responsabilité du ministère de la culture et de la communication et des musées du Quai Branly et du Louvre, l’expertise a permis de déterminer avec précision leur origine. Il s’agit de statuettes de la civilisation Nok, à laquelle on doit les premières sculptures en terre cuite connues en Afrique subsaharienne.

Ces œuvres seront rendues à la République fédérale du Nigéria et remises à M.Yusuf Abdallah Usman, directeur général de la commission nationale pour les musées et les monuments.

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Le Commissariat Général de la PNC inaugure les installations de la cellule de mise en œuvre de la réforme de la police en matière de Formation

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 29 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Commissariat Général de la Police Nationale Congolaise avec l’appui technique et financier de la Mission EUPOL RD Congo, a procédé à l’inauguration officielle des bureaux qui vont désormais abriter la Cellule d’Appropriation et de Mise en œuvre de la Formation, CAMO Formation en sigle. La cérémonie s’est déroulée aujourd’hui à Kinshasa en présence du Commissaire Général de la PNC, du Chef de la mission EUPOL RD Congo et des partenaires nationaux et internationaux.

Les deux grands bureaux de la CAMO Formation ont été rénovés et équipés en matériels et moyens informatiques ainsi qu’en matériels didactiques et de bureaux sur financement de la mission EUPOL. Un véhicule a également été mis à la disposition de cette cellule de travail, en vue de faciliter ses contacts avec les différents services de la PNC et les structures de formation. La CAMO Formation ainsi dotée des infrastructures et des outils nécessaires sera plus à même de maintenir sa dynamique de travail et de respecter rigoureusement ses objectifs et son calendrier de travail.

La CAMO Formation est un groupe mixte restreint au sein du Commissariat Général de la Police Nationale Congolaise. Elle a pour mission première la mise en œuvre de la Direction Générale des Ecoles et Formations (DGEF), du système de formations au sein de la PNC ainsi que la mise en place d’une Académie de Police (ACAPOL). La mission EUPOL RD Congo a activement soutenu les travaux de réflexion ayant mené à la mise en place de cette cellule, et continuera désormais activement à en assurer l’accompagnement et le conseil.

Le soutien à l’inauguration des installations de la CAMO Formation et aux travaux menés par cette cellule s’inscrit dans le cadre plus vaste de l’appui de la mission à la réforme de la Police Nationale Congolaise et de son interface avec la Justice en République démocratique du Congo.

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