République centrafricaine: abandonnée à son sort ? / MSF appelle la communauté internationale à répondre à des besoins médicaux et humanitaires urgents

GENEVE, Suisse, 9 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Trois mois après que la coalition de groupes armés de la “Seleka” aient pris le pouvoir en République centrafricaine (RCA), le pays est en proie à une crise humanitaire sous le regard indifférent de la communauté internationale, alerte aujourd’hui l’organisation médicale internationale Médecins Sans Frontières/ Doctors Without Borders (MSF).

Depuis le coup d’Etat, la RCA est plongée dans le chaos et le pays demeure politiquement instable. Arguant le manque de sécurité, les agences des Nations Unies et de nombreuses organisations non gouvernementales se sont retirées de la capitale, laissant la majorité du pays sans aide. Selon un rapport publié aujourd’hui par MSF, la population centrafricaine a effectivement été abandonnée au moment où elle a le plus besoin d’aide.

Lors de l’offensive de la “Seleka”, les hôpitaux et centres de santé ont été pillés et le personnel médical s’est enfui. Sans médecins, médicaments ou matériel médical, la majorité des Centrafricains n’a plus accès aux soins de santé. Déjà avant même le coup d’État, le pays était en crise et les es taux de mortalité nettement supérieurs au seuil d’urgence dans plusieurs régions. La malnutrition et les maladies qu’il est pourtant possible de prévenir sont courantes et le paludisme est la principale cause de décès. Cette année, les équipes MSF constatent un nombre alarmant de cas de paludisme, 33% plus élevé qu’à la même période l’an dernier. « Nous sommes confrontés à l’une des pires années en termes d’impact de la maladie », déclare Ellen van der Velden, chef de mission MSF en RCA.

Le manque de sécurité est un problème pour ceux qui fournissent une aide médicale et humanitaire. Tout comme un certain nombre d’agences des Nations Unies et d’ONG, MSF a été victime de pillages et de braquages au cours de ces derniers mois. Malgré cela, notre organisation a continué à mener neuf programmes médicaux en RCA tout au long de la crise, tout en étendant son intervention dans d’autres zones du pays. Cependant, l’ampleur des besoins de la population est telle que davantage d’aide est requise de toute urgence.

Autre problématique : le financement. Sur la totalité des fonds demandés en Mars 2013 par les agences onusiennes et les ONG pour faire face à la crise actuelle en RCA, 31% seulement ont été alloués jusqu’à présent.

MSF appelle la communauté internationale – y compris les Nations Unies, l’Union Européenne et l’Union Africaine – à remettre la RCA à l’ordre du jour de leurs priorités et de soutenir ce pays fragile. MSF appelle également la communauté humanitaire à poursuivre son engagement en RCA – et ce en dépit de la situation politique et sécuritaire actuelle – et d’allouer des ressources suffisantes pour répondre à la crise humanitaire et médicale qui touche le pays.

Enfin, MSF appelle le gouvernement centrafricain de transition à s’engager à répondre aux besoins urgents de la population, et à garantir les conditions de sécurité qui permettront aux organisations humanitaires de fournir une assistance aux personnes dans tout le pays.

Le rapport MSF « République centrafricaine : abandonnée à son sort ? » est publié aujourd’hui.

MSF travaille en République centrafricaine depuis 1996 et mène actuellement des projets à Batangafo, Boguila, Bossangoa, Bria, Carnot, Kabo, Ndélé, Paoua et Zémio.

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République centrafricaine : L’urgence de se mobiliser ! / Cinq ONG françaises appellent les agences des Nations Unies et les bailleurs de fonds à s’investir dans un pays à l’abandon

PARIS, France, 9 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — MSF, ACF, MDM, PU-AMI et S.I s’inquiètent de la situation d’abandon humanitaire et sanitaire dans laquelle périclite la RCA. Alors que le pays est plongé dans le chaos et l’instabilité politique et que les besoins des populations sont criants, cinq ONG françaises présentes en RCA dénoncent l’insuffisance de la présence des Nations Unies sur le terrain et le manque de financement par la grande majorité des bailleurs de fonds. Au moment où se profilent une dégradation nutritionnelle et un important pic de paludisme, ce désintérêt aggrave encore une crise humanitaire particulièrement alarmante.

Confrontée depuis des décennies au chaos politico-militaire, la République Centrafricaine (RCA) est devenue un contexte d’urgence humanitaire et médicale chronique. Selon l’OMS, ce pays détient la deuxième espérance de vie la plus faible du monde – 48 ans – et des taux de mortalité trois fois plus élevés [1] que le « seuil d’urgence » qui définit une crise humanitaire.

Près de trois mois après le coup d’Etat et la prise de Bangui, la capitale centrafricaine, par la coalition rebelle de la Séléka, la situation humanitaire et sanitaire s’est encore gravement détériorée. Une crise aiguë s’est superposée à une urgence chronique. Au plus fort de l’offensive rebelle, les populations ont fui les affrontements et exactions pour se cacher en brousse. Certaines y vivent toujours sans accès aux soins, abri, eau ou nourriture. Nombre de structures de santé ont été pillées ou détruites et ont été désertées par le personnel médical. La vaccination de routine et l’approvisionnement en médicaments et matériel médical ont été interrompus. Les patients tuberculeux ou vivant avec le VIH-Sida n’ont plus accès à leurs médicaments, ce qui présente un risque majeur pour leur santé mais aussi un risque épidémique et d’émergence de résistances aux traitements. L’accès aux soins de base est sérieusement entravé.

Du fait de l’insécurité, les champs ont été abandonnés, les stocks de céréales ont été pillés et la prochaine récolte s’annonce déjà déficitaire. Ainsi, à Kabo, dans le nord du pays, S.I estime que les récoltes à venir ne couvriront qu’un mois des besoins de la population. Selon ACF, le risque de dégradation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle est réel. Ainsi, dans les centres appuyés par l’organisation à Bangui, le nombre d’enfants malnutris a doublé [2] en mai 2013 par rapport à la même période en 2012. Par ailleurs, une recrudescence du nombre de cas de paludisme est elle aussi signalée. Au cours du premier trimestre 2013, les structures de santé soutenues par MSF ont déjà pris en charge plus de 60 000 patients souffrant du paludisme (soit 38% de plus que sur la même période en 2012). Ces chiffres particulièrement alarmants laissent présager l’un des pires pics annuels de paludisme de ces dernières années.

Dans ce contexte, alors que les autorités sanitaires, très affaiblies par des années de crise chronique, sont dans l’incapacité de répondre à des besoins humanitaires et sanitaires de plus en plus importants et pressants, nous appelons les agences onusiennes, les bailleurs et toutes les organisations internationales à s’investir en RCA et auprès de sa population.

Avec les évènements, certaines organisations internationales ont réduit leurs équipes sur le terrain ou ont quitté le pays. Alors que la présence humanitaire en RCA atteint aujourd’hui son minimum historique, les organisations présentes ne parviennent pas, à elles seules, à répondre aux besoins. « Nous nous étonnons du manque de présence et d’action, ainsi que du silence, des agences onusiennes qui, arguant du manque de sécurité et de stabilité, n’ont actuellement aucune présence expatriée sur le terrain » dénonce le Dr Mego TERZIAN, président de MSF. Si la venue, à Bangui, de Valérie Amos (secrétaire générale adjointe des Nations Unies chargée des affaires humanitaires) apparaît comme un signe de réinvestissement du champ humanitaire en RCA, les acteurs humanitaires doivent cependant se mobiliser pour intervenir en RCA. Mais, alors que les ONG manquent de financements pour initier ou maintenir des activités, certains bailleurs conditionnent leurs financements à venir à une réinstauration de la sécurité dans le pays. Ce statut quo, confus et paradoxal, est aussi incompréhensible qu’inacceptable !

En cette période de transition, il faut aider la RCA à se relever et à sortir de la crise. C’est pourquoi, nous appelons les Nations Unies à respecter leurs engagements et à réinvestir rapidement l’espace humanitaire en RCA et les bailleurs de fonds à financer les activités en place et à venir des ONG, ce qui permettrait à d’autres organisations de venir renforcer les activités de secours et couvrir l’ensemble des besoins. Enfin, nous appelons la communauté internationale à se mobiliser pour ce pays resté à la marge des agendas politiques, français comme international.

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AFC et la Banque Ouest Africaine de Développement établissent un partenariat pour la promotion et l’investissement dans les infrastructures

LAGOS, Nigeria, 9 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Africa Finance Corporation (AFC) (http://www.africafc.org) et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) ont formalisé une collaboration stratégique visant à promouvoir le développement des infrastructures à travers l’Afrique occidentale en signant un Protocole d’entente (PE) au siège social de la BOAD à Lomé, dans la République togolaise. Le PE est destiné à fournir un cadre pour la coopération et la collaboration, et à faciliter à la fois l’investissement direct et le cofinancement de projets d’infrastructure, harmonisant davantage les efforts institutionnels qui visent à promouvoir le financement des opérations commerciales, le financement des projets et le développement économique à travers l’Afrique occidentale. Les parties collaboreront notamment pour la création et le cofinancement d’opérations essentielles liées à l’infrastructure économique au niveau régional, tirant parti de leurs ressources et capacités mutuelles dans les domaines du financement et de la structuration de projets, le financement des opérations commerciales, l’évaluation technique et la diligence raisonnable. Cette collaboration stratégique devrait permettre à AFC et à la BOAD de réaliser plusieurs co-investissements dans des États francophones et lusophones d’Afrique occidentale.

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AFC, une institution financière multilatérale, a été créée en 2007 avec un capital initial d’1 milliard USD, avec pour mission de jouer le rôle de catalyseur pour un investissement dans l’infrastructure du secteur privé à travers l’Afrique. AFC a été établie pour combler un vide essentiel dans la fourniture d’une expertise en matière de structuration de projets et de capital-risque pour répondre aux besoins en développement des infrastructures d’Afrique. Elle est en passe de devenir une institution de référence pour les investissements dirigés par le secteur privé dans les domaines clés des infrastructures de l’énergie, des ressources naturelles, de l’industrie lourde, du transport et des télécommunications.

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), également appelée West African Development Bank, est une banque de développement internationale et multilatérale créée en 1973 pour servir les nations francophones et lusophones d’Afrique occidentale. La BOAD est organisée par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest et ses huit gouvernements membres : le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Elle a pour mission de promouvoir le développement équilibré de ses États membres et de parvenir à une intégration économique en Afrique occidentale. La BOAD a pour mandat d’accorder un financement aux projets prioritaires dans les domaines du développement rural, de l’environnement, des infrastructures, des télécommunications, de l’énergie, de l’industrie, du transport, de l’agro-industrie, du tourisme et d’autres services.

Andrew Alli, président et PDG d’AFC, a déclaré à propos du partenariat : « Ce PE fournit un cadre solide à la BOAD et à AFC pour renforcer notre engagement envers le développement économique de l’Afrique occidentale, par le biais de la facilitation du commerce et la fourniture d’une infrastructure capitale. Je suis convaincu que ce partenariat représente une étape positive vers une plus grande coopération. Je souhaiterais remercier la BOAD pour son approche proactive visant à consolider ce partenariat, et je suis impatient de travailler étroitement avec son équipe pour fournir des solutions d’investissement dans les infrastructures du continent. »

Cristian Adovelande, président de la BOAD, a affirmé : « Les exigences de croissance de l’Afrique et ses immenses réserves de ressources naturelles, en particulier en Afrique occidentale, ne peuvent être exploitées sans une collaboration accrue pour le financement et le développement de projets entre les institutions des secteurs privé et public. Nous sommes convaincus qu’une collaboration pour des investissements stratégiques avec des organisations telles qu’AFC est essentielle à l’exercice de notre mandat visant à accroître le développement économique de nos États membres en Afrique occidentale. Notre relation avec AFC formalise notre processus d’engagement dans le financement conjoint de projets commerciaux et d’infrastructure. »

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Africa Finance Corporation (AFC).

À propos d’AFC – www.africafc.org

AFC (http://www.africafc.org) est une institution financière internationale menée par l’Afrique. Créée en 2007, elle a pour mission d’améliorer les économies africaines en développant et finançant de manière proactive les actifs d’infrastructure, industriels et financiers. AFC est impliquée en tant qu’investisseur, développeur et bailleur dans divers projets d’infrastructure, et est de plus en plus reconnue comme une institution de référence pour financer le développement de projets d’infrastructure en Afrique. Pour exécuter son mandat, AFC a établi des partenariats au niveau régional, avec d’autres institutions telles que la Banque africaine de développement, la Banque africaine d’import-export de la ZEP, la Banque islamique de développement, la Nigerian Sovereign Investment Authority (NSIA – Autorité souveraine d’investissement du Nigeria) ; et au niveau international avec le Fonds chinois pour l’Afrique, l’Infrastructure Development Finance Company of India (IDFC – Société de financement du développement des infrastructures d’Inde), la FMO et le gouvernement des États-Unis par le biais de l’USAID dans le cadre de la « Power Africa Initiative » du président des États-Unis.

AFC est le principal investisseur dans le projet primé Cabeolica, un projet emblématique de 90 millions USD, qui vise à fournir 26 MW d’énergie éolienne renouvelable au Cap-Vert. AFC agit en tant que conseiller technique auprès de la Banque centrale du Nigeria (BCN) pour le Power and Aviation Intervention Fund (PAIF – Fonds d’intervention dans l’énergie et l’aéronautique) de 2 milliards USD de la BCN. AFC est un partenaire de Vigeo Holdings Limited et Tata Power Delhi Distribution Limited pour l’acquisition d’actifs de distribution d’énergie dans le cadre du cycle de privatisation du secteur énergétique du gouvernement nigérian. Par ailleurs, AFC a réalisé des investissements au Nigeria pour soutenir les opérateurs de terrain marginaux des sociétés du secteur du gaz et du pétrole des niveaux intermédiaire et supérieur tels que Neconde, FHN et Seven Energy. AFC est aussi l’investisseur principal dans Cenpower Generation Company Limited (Cenpower), qui met actuellement en œuvre le projet Kpone IPP – une centrale électrique de 340 mégawatts à cycle combiné alimentée par turbines à gaz à Tema, au Ghana. AFC est le principal investisseur dans le projet de câble à fibre optique Main One, destiné à améliorer la connexion entre l’Afrique occidentale et l’Europe ainsi que le reste du monde par le biais d’une capacité de transmission à large bande plus rapide et plus technologiquement avancée. AFC a fourni un investissement de créances convertible de 50 millions USD dans ARM Cement Limited (ARM), le deuxième plus important producteur de ciment au Kenya, en vue de soutenir les initiatives d’expansion en Afrique de l’Est et du Sud, y compris ; le développement et la construction d’une usine de chaux en Tanzanie et l’agrandissement de la capacité de production de ciment d’ARM au Kenya. Cette transaction constituait le premier investissement bilatéral d’AFC au Kenya. L’AFC a accordé un financement pour l’expansion de la flotte d’Ethiopian Airlines avec l’acquisition du premier avion Boeing 777 d’Afrique. AFC a par ailleurs investi dans le projet d’autoroute à péage Bakwena en Afrique du Sud, et dans le pont à péage Konan Bedie d’une valeur de 270 millions EUR en Côte d’Ivoire, projet phare de PPP du transport en Afrique francophone, soulignant son intérêt à investir dans les PPP/PFI dans ses secteurs prioritaires à travers le continent africain. AFC a lancé un projet phare de 15 millions USD de développement d’installations avec la Banque néerlandaise de développement (FMO) en janvier 2013, dans le but de financer des investissements en actions de phase initiale dans des projets en cours de développement préalablement à leur clôture financière, dans le secteur de l’infrastructure à travers l’Afrique subsaharienne.

Pour tout complément d’information, veuillez contacter :

Dr Adesegun Akin-Olugbade

Directeur exécutif et avocat général

Africa Finance Corporation, 3a Osborne Road

Lagos, Nigeria

Tél. : + 234 1 279 9600

E-mail : adesegun.akin-olugbade@africafc.org

Lucy Savage

Vice-président, communications institutionnelles

Africa Finance Corporation, 3a Osborne Road

Lagos, Nigeria

Tél. : + 234 1 279 9600

E-mail : lucy.savage@africafc.org

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Communiqué de la 2ème réunion du Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC-RCA)

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 9 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Communiqué de la 2ème réunion du Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC-RCA)

1. Le Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC-RCA) a tenu sa deuxième réunion, le lundi 8 juillet 2013, à Addis Abéba, sous la co-présidence de SEM Basile Ikouebe, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de la République du Congo et de l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine (UA).

2. La cérémonie d’ouverture a été marquée par les allocutions de l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA; SEM Basile Ikouebe, Ministre des Affaires étrangèreset de la Coopération de la République du Congo; SEM Moussa Faki Mahamat, Ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine de la République du Tchad et de M. Taye Zerihun, Sous-Secrétaire Général des Nations unies pour les Affaires politiques. Le Groupe s’est félicité de la qualité et du niveau de participation à cette 2ème réunion. Les pays suivants ont été représentés au niveau ministériel: République du Congo, Tchad, Rwanda, RCA. Ont également participé aux travaux les représentants des pays et organisations ci-après: Algérie, Afrique du Sud, République démocratique du Congo, Cameroun,Gabon, Guinée Equatoriale, Togo, Nigéria, Ouganda, Ethiopie, Libye, France, Etats unis d’Amérique, Royaume uni, Japon, Luxembourg, Russie, Chine, Nations unies, Union européenne (UE), Organisation internationale de la francophonie (OIF), Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Banque africaine de développement (BAD), Banque mondiale.

3. La réunion a passé en revue la situation en République centrafricaine à la lumière de «l’Appel de Brazzaville» du 3 mai 2013 et autres décisions pertinentes de la CEEAC, de l’UA et d’autres organisations internationales ainsi que sur la base des communications faites par le Premier Ministre du Gouvernement d’Union nationale de Transition, Me Nicolas Tiangaye, notamment sur les aspects politiques, sécuritaires, socio-économiques et humanitaires. La réunion a également pris connaissance des efforts régionaux et internationaux déployés depuis la réunion inaugurale du 3 mai 2013, en particulier ceux déployés par la CEEAC, en vue de doter la MICOPAX d’un effectif de 2000 hommes, d’un mandat, d’un concept d’opération et d’un budget appropriés et ceux déployés par la Commission de l’UA relatifs au projet de mise en place d’une Mission internationale de soutien à la République centrafricaine sous conduite africaine (MISCA).

De la situation en République centrafricaine

4. Le GIC a noté les récents développements politiques et la fragilité de la situation sécuritaire et humanitaire sur l’ensemble du territoire et à Bangui, couplée par les contraintes logistiques, matérielles et financières auxquelles se trouve confronté le processus de reconstitution d’un noyau des forces de défense et de sécurité centrafricaines. La sécurité et l’ordre public continuent d’être perturbés par les agissements de certains éléments incontrôlés de la Seleka. Le GIC a en outre été informé du volume particulièrement important et urgent des besoins en appui budgétaire pour le versement des salaires des fonctionnaires et des travailleurs du secteur public et en assistance économique pour une relance significative de l’activité économique dans le pays.

5. Le GIC a marqué sa préoccupation face à la situation toujours alarmante des personnes réfugiées et déplacées, l’absence d’une réponse adéquate et l’urgence pour les agences humanitaires de prendre les mesures nécessaires pour répondre aux besoins d’assistance toujours croissants des réfugiés et des déplacés à l’intérieur du pays.

6. Le GIC a reconnu qu’en dépit des difficultés réelles auxquelles les autorités de Transition restent toujours confrontées, des efforts notables ont été enregistrés, relativement à la Feuille de route proposée par le 4ème sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC et dans l’esprit de l’Appel de Brazzaville. En particulier, le GIC a été informé de la formation d’un gouvernement plus inclusif, de l’élargissement du Conseil national de Transition (CNT) à 135 membres, de l’adoption et de la promulgation de la Charte de la Transition, et de l’engagement du Chef d’Etat de Transition à apporter le soutien continue de la RCA à l’Initiative de coopération régionale pour l’élimination de l’Armée de résistance du Seigneur (ICR-LRA) et la disponibilité du Gouvernement centrafricain à lui apporter sa contribution.

7. Le GIC a souligné la nécessité d’une meilleure collaboration entre les institutions de la Transition afin de réussir la mise en œuvre de la Feuille de route et faciliter l’appui de la communauté internationale. A cet effet, le GIC a réitéré la nécessité pour les autorités de la Transition d’impliquer la communauté internationale et de solliciter davantage son expertise.

Des efforts régionaux et internationaux

8. Le GIC s’est félicité des efforts entrepris par la CEEAC pour l’élaboration et l’adoption d’un mandat, d’un concept d’opérations et d’un budget pour la MICOPAX 2, dotée d’un effectif envisagé de 2000 hommes ainsi que des démarches entreprises en vue d’obtenir un financement au sein de la région ainsi qu’auprès de l’Union européenne (UE) en vue de la couverture des besoins de la MICOPAX. Le GIC se félicite de la décision prise par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) d’apporter une contribution financière de 25 milliards de FCFA, à l’occasion de leur sommet extraordinaire, tenu à Libreville, le 14 juin 2013. Le GIC a salué le prêt de 25 milliards de francs CFA accordé par la République du Congo à la RCA et qui a permis l’apurement de deux mois d’arriérés de salaire des fonctionnaires et agents des services publics de la RCA.

9. Le GIC a salué la décision prise par le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de soutenir, en principe, la mise en place d’une Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), lors de sa 380ème réunion, le 17 juin 2013 et encourage les consultations en cours avec la CEEAC et d’autres contributeurs de troupes et de police ainsi qu’avec les partenaires internationaux concernés, notamment l’UE, les Nations unies et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en vue d’élaborer un concept d’opération et un concept de soutien logistique. Dans ce contexte, le GIC a salué les actions entreprises par la Commission en application de la décision de la 380ème réunion du CPS, en particulier la tenue, à Addis Abéba, du 2 au 5 juillet 2013, de la réunion technique pour l’élaboration d’un projet de concept d’opération, et d’harmoniser ainsi les efforts régionaux. Le GIC se félicite de la perspective de la mise sur pied et de l’opérationnalisation effective de la MISCA dans les meilleurs délais possibles.

De la voie à suivre

10. Le GIC encourage la Commission de l’UA et la CEEAC à poursuivre leur collaboration, avec l’appui des nations unies, de l’UE, de l’OIF et d’autres acteurs régionaux et internationaux afin d’accélérer le processus d’intégration de la MICOPAX dans la MISCA et de faciliter le déploiement de cette Mission. Le GIC a souligné la nécessité de donner un mandat robuste à la MISCA, de réunir les moyens financiers requis et de veiller à un équilibre régional des troupes, de l’armement de l’architecture de paix et des équipements qui pourraient être déployés ainsi qu’un niveau adéquat de moyens habilitants et de multiplicateurs de force à la dimension des défis. Des décisions pertinentes doivent être prises en temps opportun afin d’éviter l’interruption des flux financiers à la MICOPAX 2 / MISCA. Le GIC exhorte les Nations unies à examiner les formes sous lesquelles elles pourraient soutenir et faciliter ledit déploiement. A cet égard, le GIC-RCA encourage le CPS à autoriser la MISCA et à lui apporter le soutien politique et diplomatique requis.

11. Par ailleurs, le GIC a souligné la nécessité de rendre effectif le Fonds fiduciaire tel que contenu dans l’Appel de Brazzaville du 3 mai 2013, et s’est félicité de l’annonce faite par la Commission de l’UA de soumettre très prochainement un concept de gestion dudit Fonds ainsi que les références bancaires afin de permettre aux membres du GIC-RCA d’y contribuer de manière concrète. Le GIC a par conséquent encouragé tous ses membres à y contribuer généreusement, ainsi que les partenaires bilatéraux et multilatéraux à mettre en œuvre des programmes d’assistance à la RCA en tenant compte de l’urgence des besoins et des efforts en cours visant à restaurer l’ordre et la sécurité sur l’ensemble du territoire.

12. Les membres du GIC ont réitéré la nécessité pour les autorités de la transition de mettre en œuvre toutes les actions stipulées dans la Feuille de route culminant avec la tenue des élections aux dates limites prévues.

13. Les membres du GIC-RCA ont renouvelé leur engagement à continuer de soutenir toutes les initiatives visant à résoudre durablement la crise centrafricaine et sont convenus de tenir prochainement leur 3ème réunion à Bangui dans les meilleurs délais possibles, à une date à fixer après consultation afin d’évaluer les progrès accomplis s’agissant en particulier de l’assistance économique et financière à apporter à la RCA, à la situation des réfugiés et des déplacés, à la mise en place de la MISCA et aux différentes contributions au Fonds fiduciaire.

14. Les Membres du GIC-RCA ont exprimé leurs remerciements à Mme NKOSAZANA DLAMINI Zuma, Présidente de la Commission de l’Union africaine, pour l’accueil de cette 2ème réunion et pour avoir réuni les conditions de son succès.

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BAN KI-MOON CONDAMNE LES TUERIES QUI ONT CAUSÉ PLUS DE 50 VICTIMES EN ÉGYPTE ET APPELLE LES INSTANCES NATIONALES À MENER UNE ENQUÊTE INDÉPENDANTE

NEW YORK, 9 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général est gravement préoccupé par l’escalade de la violence en Égypte, alors que la crise politique du pays se poursuit. Il est profondément troublé par les tueries qui auraient fait aujourd’hui plus de 50 victimes au cours des manifestations qui se déroulaient devant le siège de la Garde républicaine en Égypte. Le Secrétaire général adresse ses sincères condoléances aux familles des victimes.

Le Secrétaire général condamne ces tueries et lance un appel pour qu’elles fassent l’objet d’une enquête approfondie par des organes nationaux indépendants et compétents, et pour que les responsables de ces actes soient traduits en justice.

Le Secrétaire général appelle tous les Égyptiens à prendre conscience de la voie précaire sur laquelle s’engage actuellement le pays et à faire tout leur possible pour éviter une autre escalade. Il exhorte une fois encore toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue. Les manifestations doivent demeurer pacifiques et les forces de sécurité doivent respecter strictement les normes internationales.

Le Secrétaire général exhorte tous les Égyptiens et les partis politiques à travailler de manière constructive afin de forger un consensus sur la voie à suivre, par le biais de moyens pacifiques. Il note que, pour que ce processus soit couronné de succès, toutes les parties et toutes les communautés doivent y participer. Les Nations Unies sont prêtes à apporter leur assistance si cela s’avère nécessaire.

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Situation en Egypte (8 juillet 2013)

PARIS, France, 8 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — La France condamne les violences survenues en Egypte ces derniers jours, d’où qu’elles viennent. Elle appelle toutes les parties à faire preuve de retenue, à refuser l’escalade et à préserver l’unité nationale. Toute la lumière doit être faite sur les violences qui ont fait plus de cinquante morts ce matin. La France prend note de la création d’une commission d’enquête et exprime sa solidarité avec les familles des victimes et des blessés.

Elle rappelle l’importance d’une poursuite de la transition démocratique dans le respect des droits de l’Homme et du pluralisme, en veillant à inclure toutes les forces politiques, ainsi que son attachement au droit de manifester pacifiquement.

Le Ministre a rappelé ces principes au ministre des affaires étrangères égyptien, Kamel Amr, avec lequel il s’est entretenu cet après-midi, ainsi que la solidarité de la France avec le peuple égyptien.

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Constitution d’un Groupe de Haut Niveau de l’Union Africaine en appui à une transition pacifique et inclusive et à la restauration de l’ordre constitutionnel en Egypte

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 8 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, a annoncé, aujourd’hui, la constitution d’un Groupe de haut niveau de l’UA pour l’Egypte. Le groupe se compose d’Alpha Oumar Konaré, ancien Président de la République du Mali et ancien Président de la Commission de l’UA, qui en assurera la présidence; de Festus Mogae Gontebanye, ancien Président de la République du Botswana; et de Dileita Mohamed Dileita, ancien Premier Ministre de la République de Djibouti. Le Groupe sera assisté par une équipe d’experts.

La décision de créer le Groupe fait suite aux communiqués de presse publiés par la Présidente de la Commission, les 3 et 4 juillet 2013, et dans lesquels elle a réitéré le plein appui de l’UA aux aspirations du peuple égyptien, telles qu’exprimées lors de la Révolution de janvier-février 2011, et son engagement à contribuer à un règlement pacifique de la crise actuelle, notamment par l’envoi d’une délégation de personnalités africaines de haut rang. La 384ème réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS), tenue à Addis Abéba, le 5 juillet 2013, s’est félicitée de l’initiative de la Présidente de la Commission, demandant que les préparatifs pour l’envoi de la délégation en Égypte soient accélérés, et l’a encouragée à prendre toutes autres mesures qu’elle jugerait appropriées pour faciliter le règlement de la crise et l’émergence d’un consensus sur la voie à suivre entre les parties prenantes égyptiennes.

Le Groupe a pour mandat d’interagir avec les autorités au pouvoir et les autres parties prenantes égyptiennes, afin d’établir un dialogue politique constructif de nature à favoriser la réconciliation nationale, ainsi que d’appuyer les efforts déployés en vue d’une transition qui conduirait à un retour rapide à l’ordre constitutionnel, à la préservation des acquis de la Révolution de janvier-février 2011 et à la consolidation du processus démocratique dans le pays. Le Groupe se réunira à Addis Abéba dans les prochains jours, et projette de se rendre, par la suite, en Egypte pour des contacts initiaux avec les autorités et les autres parties prenantes.

Par ailleurs, la Commission est en train de prendre des dispositions pour l’organisation rapide, au siège de l’UA, de la réunion inaugurale du Forum consultatif international sur l’Egypte (FCI-Égypte), dont la création a été décidée par la réunion susmentionnée du CPS. Le FCI regroupera l’Egypte et les partenaires bilatéraux et multilatéraux concernés, y compris la Ligue des États arabes et les Nations unies, afin de faciliter une action coordonnée en appui à une transition conduisant à la restauration de l’ordre constitutionnel, à l’approfondissement du processus démocratique et à la mobilisation d’une aide économique et financière qui soit à la mesure des besoins de l’Égypte et des défis auxquels le pays est confronté.

Dans l’intervalle, la Présidente de la Commission réitère son appel à toutes les parties prenantes égyptiennes pour qu’elles fassent preuve de la plus grande retenue, renoncent à la violence et s’abstiennent de tout autre acte susceptible d’aggraver la tension et de compliquer davantage les efforts visant à promouvoir une solution inclusive et consensuelle à la crise.

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IFC et la MasterCard Foundation appuient le développement de la microfinance en RDC

JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 8 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — IFC, un membre du Groupe de la Banque mondiale, a annoncé aujourd’hui qu’il fournirait des services-conseil afin d’aider l’institution de microfinance FINCA RDC à développer des services financiers à bas coûts en République démocratique du Congo. Le projet est financé par une subvention de 1,8 millions d’USD de la MasterCard Foundation.

IFC et la MasterCard Foundation travailleront avec FINCA RDC à développer les services financiers destinés aux personnes à bas revenu et aux petites entreprises dans le pays, la RDC ayant souffert de plusieurs années de guerre civile et présentant l’un des taux d’accès aux services financiers parmi les plus faibles au monde. On compte actuellement un peu moins de 600 000 comptes bancaires pour une population de 67 millions d’habitants.

« La microfinance aide les clients à bas revenu à constituer des actifs, augmenter leur revenu et réduire leur vulnérabilité. Ceci est plus important dans les pays en sortir de conflit que n’importe où ailleurs. En aidant FINCA RDC à se développer, IFC vise à contribuer à la reconstruction et au renforcement de l’une des économies les plus fragiles en Afrique subsaharienne », a affirmé David Crush, Responsable de l’Accès aux services-conseil financiers en Afrique subsaharienne d’IFC.

Alors que les clients des grandes banques commerciales en RDC ne sont quasi-exclusivement constitués que de grandes entreprises, FINCA RDC s’attache à fournir des services financiers aux petits entrepreneurs qui forment une large partie de l’économie informelle. La société opère actuellement dans quatre régions du pays, par le biais d’un réseau de 13 branches. Environ 50 pour cent de ses clients sont des femmes.

IFC fournira des services-conseil pendant trois ans afin d’aider FINCA RDC à développer des circuits de services bancaires sans agence et de nouveaux produits afin qu’elle puisse étendre sa couverture et mobiliser l’épargne.

Le projet fait partie du Partenariat pour l’Inclusion financière avec la MasterCard Foundation, qui vise à étendre la couverture de la microfinance et à accélérer le développement des services financiers mobiles en Afrique subsaharienne afin de servir d’ici 2017 un total de 5,3 millions de personnes qui étaient auparavant des clients non bancarisés sur le continent.

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Conférence économique africaine 2013 : les soumissions en ligne sont ouvertes !

TUNIS, Tunisie, 8 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — De nombreux arguments en faveur de l’accélération du processus d’intégration régionale en Afrique ont été avancés – tant de la part de dirigeants politiques et d’économistes au sein des gouvernements et du secteur privé, que de chercheurs d’universités et d’instituts de recherche. Il est désormais communément admis que l’intégration profiterait, aux plans politique et économique, à l’Afrique sur l’échiquier mondial. En réponse, les pays africains ont tenté de renforcer les communautés économiques régionales, en rationalisant leurs mandats, et en concrétisant même avec certaines régions une union politique plus étroite. En dépit de ces efforts, l’objectif d’une Afrique économiquement intégrée est encore loin d’être atteint. La Conférence économique africaine prévue en 2013 – qui sera, comme les années précédentes, organisée conjointement par la Banque africaine de développement, la Commission économique pour l’Afrique et le Programme des Nations unies pour le développement –, a pour objectif de répondre à ces défis et d’esquisser des solutions.

Les Conférences économiques africaines ont pour objectifs principaux : (1) promouvoir la gestion des connaissances en tant que moteur important du dialogue politique, de la bonne planification des politiques et de leur mise en œuvre ; (2) favoriser le dialogue qui encourage l’échange d’idées et de pensées innovantes entre chercheurs, praticiens du développement et décideurs africains ; (3) encourager et renforcer la recherche sur les questions économiques et politiques liées au développement des économies africaines ; (4) offrir l’opportunité aux jeunes chercheurs africains, aux Africains de la diaspora et aux organisations sous-régionales et régionales, de diffuser leurs résultats de recherche et de partager avec les décideurs africains des informations sur les travaux qu’ils mènent dans la région.

Les auteurs sont invités à soumettre leurs articles complets avant le 30 août 2013, en respectant les instructions figurant sur le site : http://www.afdb.org/aec. Les articles seront étudiés, de façon anonyme, par une institution indépendante. L’objectif est de présenter des papiers de qualité à la Conférence.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement (BAfD).

Contact

Audrey Verdier-Chouchane

Économiste en chef, Département de la recherche

Banque africaine de développement

Tél. : (+216) 71 10 34 91 ; a.chouchane@afdb.org

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SOULIGNE LA RESPONSABILITÉ DES LEADERS ÉGYPTIENS D’ILLUSTRER « PAR LEURS MOTS ET LEURS GESTES » LEUR ENGAGEMENT À UN DIALOGUE PACIFIQUE, DÉMOCRATIQUE ET INCLUSIF

NEW YORK, 8 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général suit avec une préoccupation croissante les derniers développements de la crise en cours en Égypte. Si ceux qui avaient été arrêtés ont été libérés, d’autres sont toujours en détention. Des informations se font jour également sur l’échec à appliquer la loi de manière régulière et sur des restrictions aux libertés d’expression et de la presse.

De manière alarmante, de violents affrontements entre manifestants ont eu lieu. Des informations circulent sur des personnes qui auraient été tuées ou blessées par les forces de sécurité. D’autres informations horribles sur la violence sexuelle font également surface. Le Secrétaire général appelle les Forces de sécurité égyptiennes à protéger les manifestants et à prévenir les affrontements violents. Il appelle aussi le peuple égyptien à exercer son droit de manifester exclusivement par des moyens pacifiques.

Le Secrétaire général est fermement convaincu que nous sommes à un tournant critique devant lequel il est impératif que tous les Égyptiens travaillent ensemble en vue d’un retour pacifique au contrôle civil, à l’ordre constitutionnel et à la gouvernance démocratique. Les leaders politiques de l’Égypte ont la responsabilité d’illustrer, par leurs mots et leurs gestes, leur engagement en faveur d’un dialogue pacifique et démocratique incluant toutes les parties prenantes égyptiennes, y compris les femmes.

La marche à suivre doit être déterminée par le peuple égyptien lui-même et d’une manière qui respecte la pleine diversité des points de vue politiques du pays. Le Secrétaire général note que pour qu’un tel processus réussisse, il ne saurait y avoir de place pour la vengeance ou l’exclusion d’un parti ou d’une communauté importante.

Le Secrétaire général demeure confiant dans la capacité du peuple égyptien de relever, avec succès, les défis auxquels l’Égypte est confrontée en ce moment. Il s’engage à renforcer le fort partenariat toujours en vigueur avec l’Égypte pour appuyer une transition pacifique vers une gouvernance représentative et démocratique.

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