Retraite : +33% de dépenses = besoin d’épargne doublé

Combien faut-il pour bien vivre sa retraite ? La question revient souvent, mais la vraie réponse ne tient pas à un chiffre magique. Ce qui compte, c’est le rythme de vie que nous voulons maintenir, et le gap entre ce train de vie et nos revenus garantis. En clair : plus nos dépenses cibles augmentent, plus le capital nécessaire grimpe vite.

Le vrai déclencheur : l’écart de revenu

Ni l’âge, ni la profession, ni le montant déjà épargné ne déterminent la sérénité financière à la retraite. Tout dépend d’un calcul simple : dépenses souhaitées – revenus garantis. C’est cet écart qui exige d’être comblé par nos placements.

Un exemple concret, chiffres à l’appui

Prenons un couple qui vise 60 000 $ de dépenses annuelles. Leur pension de sécurité sociale leur assure 3 500 $ par mois, soit 42 000 $ par an. L’écart à financer est donc de 18 000 $ par an. Avec un taux de retrait de 5 %, il leur faut environ 360 000 $ d’épargne.

Mais si ce même couple souhaite dépenser 80 000 $ par an, l’écart grimpe à 38 000 $. Résultat : l’épargne nécessaire monte à 760 000 $. Une hausse de 33 % des dépenses plus que double le capital requis. (Source : données de présentation sur la planification retraite.)

La maison de la retraite : solide à la base, fragile en hauteur

Visualisons cette logique comme une maison : la base correspond à nos revenus garantis — pensions publiques, rentes, revenus fonciers stables. Les étages supérieurs représentent les dépenses de confort, financées par les placements. Plus la maison s’élève, plus elle dépend de la solidité des marchés. Et plus elle devient vulnérable aux secousses économiques.

Trois leviers pour renforcer le plancher

  • Retarder la demande de sécurité sociale : chaque année de report augmente la pension d’environ 8 % jusqu’à 70 ans (Source : Social Security Administration).
  • Coordonner les choix du couple : l’un peut demander tôt pendant que l’autre diffère, afin d’optimiser les cumuls et les droits de réversion.
  • Travailler plus longtemps : repousser le départ allège la pression sur l’épargne et rehausse les droits futurs, tout en réduisant la durée de décaissement de capital.

Deux stratégies pour combler l’écart

Face à l’écart entre revenus sûrs et dépenses souhaitées, deux approches complémentaires s’imposent :

  • Augmenter les revenus garantis : via le report ou la coordination des pensions.
  • Adapter le train de vie projeté : revoir certaines dépenses prévues peut suffire à stabiliser l’équilibre financier.

Conclusion : un nouvel équilibre à trouver

Préparer sa retraite, ce n’est pas courir après un million symbolique. C’est construire un équilibre entre revenus stables et dépenses réalistes. Le chiffre clé n’est pas le capital global, mais le montant exact de l’écart à combler. Le comprendre tôt permet d’agir sur les bons leviers et d’aborder la retraite avec confiance, indépendamment du solde de notre compte d’investissement.


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