Conférence de presse de l’archevêque et de l’imam de Bangui

PARIS, France, 22 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — COMMUNIQUÉ TECHNIQUE

L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, et l’imam Kobine Layama, président de la communauté islamique centrafricaine, tiendront une conférence de presse le jeudi 23 janvier 2014 à 18h.

Les journalistes, photographes et cameramen intéressés sont priés de s’accréditer à l’adresse suivante : accreditations.presse@diplomatie.gouv.fr.

Ils sont invités à se présenter, munis de leur carte de presse, à partir de 17h30 à l’entrée située au 1, rue Robert Esnault-Pelterie, Paris 7e (face à l’aérogare des Invalides).

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RCA – Participation de M. Laurent Fabius à l’investiture de Mme Catherine Samba Panza (23 janvier 2014)

PARIS, France, 22 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 22 janvier 2014

Le ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, se rendra demain à Bangui pour assister à l’investiture de Mme Catherine Samba Panza, élue le 20 janvier chef de l’État de la transition par le conseil national de transition centrafricain.

A cette occasion, il s’entretiendra avec Mme Samba Panza de la situation en République centrafricaine, quelques jours après la réunion internationale à Bruxelles qui a permis de mobiliser près de 500 millions de dollars pour répondre aux besoins humanitaires dans le pays.

Avec l’ensemble de ses partenaires internationaux, notamment les États de la région et l’Union africaine, la France se tient aux côtés des autorités de transition centrafricaines. Elle soutiendra leurs efforts en faveur de la stabilisation de la République centrafricaine, la réconciliation nationale et la tenue d’élections libres, justes et transparentes dans les meilleurs délais.

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République centrafricaine : la persistance des violences suscite de vives préoccupations

GENEVE, Suisse, 22 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Alors qu’un semblant de normalité revient à Bangui, les violences se poursuivent ailleurs dans le pays, notamment dans le nord-ouest. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge centrafricaine redoublent d’efforts pour porter secours aux victimes.

Même si l’on observe un timide retour au calme dans les rues de la capitale, où la vie semble reprendre progressivement son cours malgré la persistance d’actes de violence sporadiques, la forte présence d’hommes en armes sur les axes nord et ouest à la sortie de Bangui continue d’exposer la population à des attaques.

Ces derniers jours, les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine ont ainsi inhumé plus d’une soixantaine de corps dans les localités de Bossembélé, Boyali et Boali, d’où le CICR a également évacué 29 blessés. Par ailleurs, un avion affrété par le CICR a pu atterrir à Bangui samedi dernier avec à son bord 26 tonnes de matériel médical.

Les violences poussent encore davantage de personnes à fuir pour trouver refuge dans la brousse ou dans des lieux de culte. À Bangui, les très nombreux déplacés qui sont rassemblés sur divers sites ne se sentent quant à eux pas encore suffisamment en sécurité pour retourner dans leurs quartiers.

Dans le nord, des centaines de personnes en provenance de la capitale, parmi lesquelles des hommes armés, continuent d’affluer dans la région de la Vakaga, proche de la frontière avec le Soudan et le Tchad. Pour Gabriel Mukalai, chef de la sous-délégation du CICR à Ndélé, « la présence d’hommes fortement armés dans cette région, qui a été épargnée par les violences qui ont secoué Bangui et le reste du pays, est inquiétante ».

« Nous sommes extrêmement préoccupés par le sort de la population. Nous appelons toutes les personnes qui portent une arme à respecter la vie et la dignité humaines », déclare Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine. « Les autorités centrafricaines de transition ainsi que les forces internationales et régionales présentes sur place doivent prendre des mesures immédiates afin d’assurer la sécurité de la population. Tant que cela n’aura pas été fait, les gens continueront à vivre dans la peur. »

Soigner les blessés : une priorité

« La priorité consiste à dispenser les premiers soins et à gérer les dépouilles mortelles avec dignité. Si le nombre de blessés diminue à Bangui, les besoins augmentent à l’intérieur du pays », explique Bonaventure Bawirutwabo, coordonnateur médical du CICR. « Il y a un manque criant de structures de soins adaptées dans le pays. C’est pourquoi nous organisons l’évacuation des cas les plus graves vers l’hôpital communautaire de Bangui, où une de nos équipes médicales travaille sans relâche depuis le début du mois de janvier. »

Les équipes du CICR et de la Croix-Rouge centrafricaine se sont rendues à Bossembélé, Boyali et Boali, au nord-ouest de Bangui, afin de soigner sur place les blessés légers et d’évacuer les cas les plus graves. Pour faciliter le travail des volontaires de la Croix-Rouge, le CICR leur a en outre fourni du matériel de premiers secours et des articles pour la prise en charge des dépouilles mortelles.

Continuer à porter secours aux milliers de déplacés

Pour les milliers de déplacés, à Bangui comme dans le reste du pays, la priorité reste de pouvoir trouver un abri et subvenir aux besoins essentiels. « Les gens fuient les violences dans la précipitation, en laissant souvent tout derrière eux. Ils ont besoin de sécurité, mais aussi d’eau, de nourriture et de soins de santé », ajoute M. Georgantas.

Principales activités menées au cours de la semaine écoulée :

• Approvisionnement en eau de 10 000 habitants de la ville de Ndélé et aménagement de trois puits supplémentaires.

• Acheminement de plus de 210 000 litres d’eau par jour à l’aéroport de Bangui afin de répondre aux besoins des dizaines de milliers de déplacés vivant sur place, en collaboration avec la SODECA (Société de distribution d’eau en Centrafrique).

• Acheminement quotidien de 15 000 litres d’eau au monastère de Boy Rabe, où ont trouvé refuge 30 000 personnes.

• Distribution de nourriture pour 7 000 personnes à la mission Carmel de Bimbo (sud de Bangui) afin de couvrir leurs besoins pour une semaine.

• Soixante-cinq personnes opérées à l’hôpital communautaire de Bangui par l’équipe chirurgicale du CICR.

• Plus de 946 consultations effectuées, dont 169 prénatales, et 13 accouchements réalisés depuis le début de l’année grâce à l’activité des cliniques mobiles à Kaga Bandoro, dans le centre du pays.

• Trois visites effectuées dans des lieux de détention afin d’évaluer les conditions de détention, et une intervention d’urgence réalisée dans la maison d’arrêt de Ngaragba avec une distribution de nourriture pour 45 détenus.

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LE COMITÉ DU CONSEIL DE SÉCURITÉ CONCERNANT LE SOUDAN ADOPTE UNE VERSION ACTUALISÉE DES DIRECTIVES RELATIVES À LA CONDUITE DE SES TRAVAUX

NEW YORK, 22 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Le 23 décembre 2013, le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1591 (2005) concernant le Soudan a adopté une version actualisée des directives relatives à la conduite de ses travaux, afin de mettre celles-ci en conformité avec les résolutions les plus pertinentes et les plus récentes du Conseil de sécurité concernant le régime de sanctions visant le Soudan.

Les directives, qui ont été initialement adoptées le 26 mars 2006 et révisées le 27 décembre 2007, ont notamment pour objet de faciliter la mise en œuvre des sanctions imposées par les résolutions du Conseil de sécurité concernant le régime de sanctions visant le Soudan.

Le texte de la version actualisée des directives est disponible sur la page Web du Comité (http://www.un.org/sc/committees/1591/index.shtml) dans les six langues officielles.

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22ème Sommet de l’Union Africaine : L’urgence de garantir protection, sécurité et justice aux populations africaines

PARIS, France, 21 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Alors que les populations de République centrafricaine et du Soudan du Sud sont en proie aux pires atrocités, que celles du Mali ou de la Libye font face à une menace sécuritaire persistante, ou que celles d’Égypte sont sous la coup de restrictions accrues de leurs libertés, la FIDH appelle l’Union africaine, dont le 22ème Sommet va s’ouvrir à Addis Abeba, à peser de tout son poids pour garantir protection, sécurité et justice aux populations africaines.

« L’Union africaine doit prendre la mesure des défis posés par la perpétration de violations graves et massives des droits humains sur le continent. Elle doit envisager une réponse forte et cohérente pour lutter efficacement contre l’accroissement des conflits qui dégénèrent en affrontements à caractère ethnique ou confessionnel, contre la prolifération du terrorisme, ou la déliquescence des États » a déclaré Karim Lahidji, Président de la FIDH. « Une telle réponse doit nécessairement comprendre le déploiement de forces de maintien de la paix robustes, la documentation des violations, l’identification et la traduction en justice des responsables ainsi que des processus politiques démocratiques et des mesures concrètes de renforcement de l’État de droit » a-t-il ajouté.

S’agissant de la République centrafricaine, alors que les populations civiles continuent d’être victimes d’exactions graves dans l’ensemble du pays, sur fond d’instrumentalisation politique conduisant à des affrontements inter-confessionnels, la FIDH appelle au déploiement urgent d’une mission onusienne de maintien de la paix, seule à même de réunir les moyens humains, logistiques et matériels permettant de soutenir efficacement la mission de l’Union africaine déployée en Centrafrique et de garantir la sécurité de la population sur l’ensemble du territoire. Pour Mathias Morouba, Président de l’Observatoire centrafricain des droits de l’Homme (OCDH) qui mène actuellement un plaidoyer auprès de l’Union africaine aux côtés de la FIDH « le pire est à l’œuvre en RCA et nous redoutons que la situation ne continue de s’aggraver si la communauté internationale ne réagit pas en conséquence. Le chaos auquel nous faisons face requiert une opération de maintien de la paix qui soit en mesure de garantir notre protection et de remettre notre pays sur les rails de la stabilité politique et sécuritaire ».

Au Soudan du Sud, les violents affrontements entre les deux mouvances du pouvoir qui ont éclaté en décembre dernier, ont, en l’espace d’un mois, pris un caractère ethnique et causé la mort de plusieurs milliers de personnes et contraint près de 400,000 autres au déplacement forcé. La FIDH, qui avait déjà alerté la communauté internationale sur le danger que représentaient les violences inter-ethniques au Soudan du Sud et appelé au renforcement du cadre légal et institutionnel démocratique et de protection des droits humains dans ce pays, réitère aujourd’hui son appel. Dans une perspective de prévention de nouveaux affrontements meurtriers et de renforcement de l’État de droit au Soudan du Sud, la FIDH demande à l’UA de veiller au déploiement, dans les meilleurs délais, d’une Commission d’enquête indépendante mandatée pour faire la lumière sur les circonstances de ces violences, identifier les responsables afin qu’ils soient traduits devant les juridictions compétentes et dégager des solutions politiques démocratiques permettant de favoriser une paix durable dans ce pays.

En dépit du rétablissement de l’ordre constitutionnel au Mali, la situation sécuritaire, en particulier dans le Nord du pays, continue d’être source d’inquiétudes. La poursuite d’attaques terroristes, d’actes de banditisme, sur fond de blocage des pourparlers de paix entre autorités maliennes et groupes armés, appellent un renforcement urgent de l’action de l’UA, qui doit veiller à ce que les parties se conforment à leurs engagements antérieurs pour garantir un retour durable de la paix et de la sécurité dans cette région.

En Libye, la situation sécuritaire s’est considérablement dégradée au cours des derniers mois avec des violences particulièrement marquées à Benghazi et à Tripoli. Le gouvernement ne parvient pas à reprendre le contrôle sur les milices armées et un véritable processus de justice transitionnelle, prévoyant des phases de médiation et de désarmement, tarde à se mettre en place. L’UA doit favoriser l’accélération de la mise en place d’un processus de concertation nationale sur les questions liées à la sécurité et à la gouvernance et veiller à ce que des mécanismes indépendants soient en capacité de documenter les violations des droits de l’Homme et d’établir les responsabilités.

L’UA a également un rôle à jouer pour s’assurer du respect des droits et libertés fondamentales, en particulier dans les États en proie à l’instabilité politique. En Égypte, la FIDH est préoccupée par le fait que la mise en œuvre de la plupart des droits et libertés garantis par la Constitution qui vient d’être approuvée par référendum, soient assujettis à l’adoption de lois de mise en œuvre, alors même que l’Égypte s’est récemment illustrée par l’adoption de lois restrictives. De même, de vives inquiétudes persistent quant au respect des libertés d’opinion, d’expression ou d’association, dans un contexte où plus d’une vingtaine de défenseurs des droits humains sont toujours arbitrairement détenus par les autorités. La FIDH appelle ainsi l’UA à veiller à ce que des mécanismes effectifs et indépendants, chargés de garantir la mise en œuvre des dispositions de la Constitution relatives au respect des droits et libertés fondamentales, soient mis en place ; à ce que les lois restrictives soient abrogées et à ce que l’Égypte procède à la libération immédiate des défenseurs des droits de l’Homme détenus.

Pour Amina Bouayach, Secrétaire générale de la FIDH, également présente à Addis Abeba, « Pour l’ensemble de ces situations de conflits et de crises, l’absence de véritable cadre légal et institutionnel de protection des droits humains, l’impunité rampante, l’exclusion de certaines communautés et la rupture du dialogue politique ont constitué les ingrédients du pire. L’Union africaine doit prendre ses responsabilités pour enrayer la violence et l’insécurité et lutter contre l’instabilité qui se sont installées dans plusieurs régions de notre continent ».

Alors que le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine doit tenir, le 29 janvier 2014, une réunion au niveau des Chefs d’États et de Gouvernements pour débattre des situations en RCA, au Soudan du Sud et en Égypte, la FIDH appelle le CPS à prendre des engagements fermes concernant ces trois pays et à considérer les recommandations formulées par notre organisation. La FIDH soumet par ailleurs aux Chefs d’État et de Gouvernement les recommandations suivantes.

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Guinée – Répressions de 2007 : 7 ans après, les victimes demandent justice

PARIS, France, 21 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — A l’occasion du septième anniversaire de la répression sanglante des manifestations organisées par les centrales syndicales guinéennes en janvier et février 2007, la FIDH et l’OGDH, à l’origine de la procédure judiciaire et qui assistent les victimes devant la justice guinéenne, appellent à l’intensification des enquêtes et à l’inculpation des responsables présumés d’une répression qui avait fait plusieurs centaines de morts dans toute la Guinée.

Le 22 janvier 2007, en plein cœur de Conakry, des bérets rouges de la garde présidentielle de Lansana Conté, accompagnés par des éléments des forces de l’ordre, ouvraient le feu sur des civils pacifiques, faisant des dizaines de morts et des centaines de blessés. La répression allait se poursuivre jusqu’à la mi-février, dans les principales villes du pays, causant la mort de plusieurs centaines de personnes, des milliers de blessés et des dégâts matériels considérables.

Pendant plusieurs années, ces graves violations des droits de l’Homme n’ont fait l’objet d’aucune enquête judiciaire. En mai 2012, l’OGDH et la FIDH ont décidé de porter plainte et de se constituer parties civiles aux côtés de 50 victimes. Cette plainte a donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire et deux juges d’instruction sont désormais en charge d’instruire cette affaire d’envergure nationale.

« La plainte et l’ouverture de l’enquête a réveillé l’espoir pour nous, les victimes. Désormais, nous espérons que la justice ira jusqu’au bout et pourra juger tous les responsables, ceux qui ont tué mon fils et tous ceux qui ont pris part à ces crimes » a déclaré M. C., parent d’une victime du 22 janvier 2007.

Depuis l’ouverture de l’enquête judiciaire, la plupart des victimes constituées parties civiles ont pu être entendues par les magistrats. Cependant, un important travail reste à mener dans cette affaire, tant pour l’identification et la mise en cause des responsables, que pour l’audition des victimes et témoins sur l’ensemble du territoire.

« Dans cette affaire, le plus dur commence : l’instruction ne pourra aboutir que si elle est étendue à toutes les villes où des crimes ont été commis. Cela implique un soutien exceptionnel des autorités guinéennes aux magistrats instructeurs, des moyens d’enquête importants et une volonté claire de mettre fin à l’impunité », a déclaré Me Drissa Traore, Vice-président de la FIDH.

Pour faire face à ces défis, nos organisations étendront leur assistance judiciaire en 2014 afin de garantir que les victimes de ces événements, partout où elles se trouvent, puissent participer à la procédure et bénéficier de l’assistance d’avocats guinéens et internationaux.

« Aujourd’hui, la Guinée tourne une page de son histoire avec la mise en place d’une assemblée nationale qui marque la fin tant attendue de la transition politique. Plus que jamais, l’Etat guinéen doit faire face à son passé, aussi douloureux soit-il, et répondre à l’attente de justice de ses citoyens. C’est la condition sine qua non pour l’instauration d’un véritable Etat de droit, où l’impunité et la violence politique n’auront plus leur place », a déclaré Thierno Sow, président de l’OGDH.

La FIDH et l’OGDH rappellent que la Guinée, qui a ratifié le Statut de Rome le 14 juillet 2003, fait l’objet d’un examen préliminaire du bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) depuis le 14 octobre 2009. En conséquence, la CPI est compétente pour juger les crimes visés par le Statut de Rome commis en Guinée ou par des ressortissants guinéens depuis le 1er octobre 2003. Lors des différentes rencontres avec nos organisations, la CPI a rappelé que les crimes commis en 2007 entraient dans son champ de compétence et qu’en l’absence de poursuite de la part des autorités judiciaires guinéennes, elle pourrait se pencher sur cette affaire.

Enfin, nos organisations exhortent le nouveau gouvernement guinéen à faire de la justice l’une des ses priorités, pour ne pas laisser impunis les graves crimes commis depuis 2007 et notamment ceux du 28 septembre 2009, de Zogota en 2012, de Nzerekore en 2013 ou, plus largement, les violations des droits de l’Homme commises au cours des différentes manifestations politiques organisées dans le cadre des processus électoraux de 2010 et 2013.

Rappel des faits : Le 10 janvier 2007, les centrales syndicales guinéennes lançaient une grève générale pour protester contre la cherté de la vie, la mauvaise gouvernance et le manque de démocratie qui caractérisait le régime du général Lansana Conté, au pouvoir de 1984 jusqu’à sa mort en 2008. La répression par l’armée et des forces de l’ordre tout au long des mois de janvier et février 2007 des manifestations pacifiques des syndicats ont fait plusieurs centaines de morts.

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L’UE réaffirme son soutien au développement en Afrique centrale

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 21 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Le commissaire européen chargé du développement, M. Andris Piebalgs, va annoncer l’octroi de près de 3 milliards d’euros sous la forme de subventions en faveur des pays et organisations d’Afrique centrale (qui comprend 10 pays) au cours de la période 2014-2020. Il fera cette annonce lors d’une manifestation de plus de deux jours dans le cadre de laquelle il examinera des questions de coopération au développement avec les ministres et autres autorités des pays concernés ainsi qu’avec les organisations régionales.

Cette nouvelle enveloppe, qui doit encore être approuvée par les États membres de l’UE, est destinée à aider les 162 millions d’habitants de cette région en proie à plusieurs conflits armés ainsi qu’à la pauvreté et la malnutrition chroniques. Les futurs programmes devraient favoriser des investissements porteurs de croissance, améliorer l’accès aux services sociaux de base (dans les domaines de la santé et de l’énergie, par exemple), réduire l’insécurité alimentaire et promouvoir la paix et la stabilité.

M. Piebalgs s’est exprimé en ces termes: «L’Afrique centrale reste confrontée à de nombreux défis: la pauvreté et la malnutrition, le manque d’accès à l’énergie, l’absence d’infrastructures adéquates et la faiblesse des institutions publiques sont autant de facteurs qui freinent le développement des pays concernés et nuisent au bien-être de leur population. L’UE est fermement déterminée à travailler avec les pays partenaires afin de les aider à relever ces défis.»

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UNE DÉLÉGATION DU COMITÉ 1540 SUR LE NON-ACCÈS DES ACTEURS NON ÉTATIQUES AUX ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE TERMINE UNE VISITE DE QUATRE JOURS AU NIGER

NEW YORK, 21 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Une délégation du Comité créé en vertu de la résolution 1540 (2004) du Conseil de sécurité sur le non-accès des acteurs non étatiques aux armes de destruction massive vient de terminer une visite de quatre jours au Niger, à l’invitation du Gouvernement nigérien.

La délégation s’était donné pour objectif de sensibiliser à la mise en œuvre de la résolution et d’échanger des informations mais aussi d’identifier les besoins éventuels d’assistance et toute autre mesure que devrait prendre le Niger pour appuyer la mise en œuvre de la résolution, y compris la possibilité d’élaborer un plan d’action national.

À Niamey, la délégation a eu des séances de travail avec différentes parties prenantes nationales. Elle a visité un bureau des douanes à Torodi, sur la route principale qui relie le Niger et le Burkina Faso et le Centre national de données de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE).

La délégation, qui comprenait deux experts, était conduite par Mme Sophie Nzeyimana, de la Mission permanente du Rwanda auprès des Nations Unies. Elle a été coordonnée sur place par le Point focal national, le colonel Boubacar Bako.

Adoptée à l’unanimité, le 28 avril 2004, par le Conseil de sécurité, en vertu du Chapitre VII de la Charte, la résolution 1540 oblige tous les États à s’abstenir d’apporter une quelconque forme d’appui aux acteurs non étatiques qui tentent de développer, acquérir, fabriquer, posséder, transporter, transférer ou utiliser des armes nucléaires, chimiques ou biologiques et leurs vecteurs. La résolution exige également de tous les États d’établir des contrôles internes pour prévenir la prolifération de ces armes de destruction massive et de leurs vecteurs, y compris en établissant des contrôles appropriés des matières connexes.

Organe subsidiaire du Conseil, le Comité créé en vertu de la résolution 1540 rend compte de la mise en œuvre de ladite résolution. Le 20 avril 2011, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1977 par laquelle il a prorogé le mandat du Comité jusqu’en 2021.

Pour plus d’informations sur le Comité 1540, veuillez visiter le site http://www.un.org/sc/1540/.

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M. BAN KI-MOON SALUE L’ÉLECTION DE MME CATHERINE SAMBA-PANZA À LA TÊTE DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

NEW YORK, 21 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU:

Le Secrétaire général salue l’élection de Madame Catherine Samba-Panza en tant que Chef d’État de la Transition en République centrafricaine au cours d’un processus transparent mené par le Conseil national de transition. Il félicite Mme Samba-Panza de son élection, salue tous ceux qui ont été impliqués dans le processus électoral et se réjouit de la nomination, dans les prochains jours, d’un premier ministre. Ce changement de direction à la tête de la République centrafricaine est une opportunité de relancer le processus de transition.

Le Secrétaire général demeure très préoccupé par les violences sectaires en cours en République centrafricaine et la détérioration de la crise humanitaire qui touche plus de la moitié de la population.

Le Secrétaire général salue la tenue réussie d’une réunion ministérielle organisée par les Nations Unies et la Commission européenne à Bruxelles le 20 janvier 2014 et exhorte les États Membres à s’acquitter immédiatement de leurs promesses de dons. Il se félicite de l’accord politique de l’Union européenne visant à soutenir la mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) à travers la planification d’une mission complémentaire et encourage l’Union européenne à coopérer étroitement avec l’Union africaine et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Le Secrétaire général rappelle à la communauté internationale l’importance de garantir le succès de la MISCA et appelle tous ceux en position de le faire à apporter une contribution financière et en nature à la MISCA. Le Secrétaire général encourage l’annonce de généreuses contributions lors de la Conférence des donateurs pour la MISCA qui aura lieu le 1er février à Addis-Abeba, en Éthiopie.

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République Centrafricaine / Election de Catherine SAMBA PANZA

PARIS, France, 21 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Le Président de la République, François HOLLANDE félicite Catherine SAMBA PANZA pour son élection, par le Conseil National de la Transition de la République Centrafricaine, au poste de chef d’Etat de la transition. Il lui revient désormais de mener à bien la réconciliation et l’apaisement nécessaires en RCA, en vue de la tenue d’élections démocratiques.

La France se tient à ses côtés dans cette tâche difficile.

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