DEBUT DU PONT AERIEN DU PAM VERS LA CENTRAFRIQUE CONFRONTEE A UNE GRAVE CRISE ALIMENTAIRE

BANGUI, République Centrafricaine, 13 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a entamé le 12 février un pont aérien pour acheminer des vivres vers la Centrafrique, pays où 1,25 millions de personnes sont affectées par la violence et sont confrontées à une grave crise alimentaire.

Le transport de vivres par la route est en effet quasiment impossible à cause de l’insécurité notamment sur l’axe d’approvisionnement principal entre le Cameroun et la capitale centrafricaine, Bangui.

Un Boeing 747, affrété par le PAM, est parti de Douala, au Cameroun et a atterri à Bangui avec à son bord 82 tonnes de riz. En tout, 1.800 tonnes de céréales, destinées à nourrir 150.000 personnes pendant un mois, seront livrées par voies aériennes, à raison de 25 rotations. L’opération durera environ un mois.

Ces vivres sont destinés aux personnes déplacées. Une partie sera stockée afin de répondre aux besoins alimentaires pendant la saison des pluies, qui rendra la plupart des routes impraticables. Cette année, la période de soudure, entre deux récoltes, marquée habituellement par une augmentation des besoins d’assistance alimentaire, devrait débuter dès ce mois-ci, plus tôt que les années précédentes.

“Avec cette spirale de violence qui n’en finit pas et l’interruption des activités économiques, la Centrafrique risque de plonger dans une crise nutritionnelle et alimentaire encore plus grave. Ce pont aérien est vital pour que nous puissions apporter de la nourriture aux personnes les plus vulnérables partout où nous pouvons nous rendre », indique Denise Brown, directrice régionale du PAM pour l’Afrique de l’ouest.

“Nous avons recours au transport aérien, très coûteux, mais nous n’avons pas le choix. Il est vital que nous puissions répondre aux besoins des personnes affectées par la violence tout en reconstituant les stocks avant la période de soudure et le début de la saison des pluies”.

L’insécurité a eu un impact désastreux sur les stocks de vivres du PAM. Au cours du mois de janvier, il y a eu jusqu’à 51 camions chargés de vivres du PAM bloqués à la frontière avec le Cameroun. Grâce à des escortes de la force africaine en RCA, la MISCA, deux longs convois comprenant plusieurs camions du PAM ont pu rejoindre Bangui, mais la route reste un moyen trop peu fiable pour transporter l’assistance alimentaire requise.

Le PAM n’a reçu à ce jour que 27% des 107 millions de dollars nécessaires à ses opérations en Centrafrique qui prévoient d’apporter une assistance alimentaire à 1,25 millions de personnes d’ici le mois d’août. Des nouveaux financements sont nécessaires urgemment à la fois pour l’assistance immédiate et pour pré positionner des stocks avant le mois de mai.

“Ce n’est pas seulement une question de montant mais surtout de délai des contributions, crucial si nous voulons éviter une crise nutritionnelle majeure pendant la période de soudure et la saison des pluies”, explique Denise Brown. « Nous avons besoins de financements maintenant ou plus de personnes encore font souffrir de la faim ».

Depuis début décembre quand la violence a embrasé le pays, le PAM a distribué des vivres à toutes les communautés, dès que l’accès était suffisamment sécurisé. En décembre le PAM et ses partenaires ont distribué de la nourriture à 260.000 personnes déplacées ou extrêmement vulnérables. En janvier, une assistance alimentaire a été fournie à 280.000 personnes à Bangui, Bouar, Bossangoa et la zone de Kaga-Bandoro.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SE FÉLICITE DE L’OUVERTURE DES POURPARLERS POLITIQUES ENTRE LE GOUVERNEMENT DU SOUDAN DU SUD ET LE GROUPE D’OPPOSITION

NEW YORK, 13 février 2014/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général se félicite de l’ouverture, hier à Addis-Abeba, des pourparlers politiques entre le Gouvernement de la République du Soudan du Sud et le groupe d’opposition, l’Armée/Mouvement populaire de libération du Soudan (A/MPLS), sous les auspices de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD). Le Secrétaire général réitère l’importance du dialogue politique national, avec la participation de tous les représentants politiques et de la société civile du Soudan du Sud, y compris tous les dirigeants de l’A/MPLS détenus.

Le Secrétaire général note avec une profonde préoccupation les informations faisant état de combats et d’accrochages dans certaines régions des États de l’Unité et du Haut-Nil. Il réitère qu’il est nécessaire pour les parties de mettre pleinement en œuvre les accords de cessation des hostilités et sur le statut des détenus signés le 23 janvier dernier et de coopérer pleinement avec le Mécanisme de suivi et de vérification de l’IGAD, que les Nations Unies sont prêtes à appuyer. Le Secrétaire général exhorte également toutes les parties à respecter le travail du personnel humanitaire et à assurer sans restriction la liberté de mouvement du personnel de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) et de tous les travailleurs humanitaires.

Le Secrétaire général condamne l’utilisation de bombes à sous-munitions dans le conflit au Soudan du Sud, dont des résidus avaient été trouvés la semaine dernière par le personnel du Service d’action antimines des Nations Unies, sur la route entre Juba et Bor, dans l’État de Jonglei.

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La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine a adopté la décision sur la création d’un Centre panafricain de formation en statistique

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 12 février 2014/African Press Organization (APO)/ — La 22ème Session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine tenue les 30 et 31 janvier 2013 à Addis-Abeba en Ethiopie, a adopté la décision sur la création d’un centre panafricain de formation en statistique qui sera basé à Yamoussoukro (Institut Polytechnique Félix Houphouët Boigny), Cote d’Ivoire ; et demandé à la Commission de l’Union africaine, en collaboration avec la CEA, la BAD et l’ACBF, et le Gouvernement de Côte d’Ivoire, de prendre les mesures nécessaires pour la création effective et l’accueil du Centre.

Cette décision fait suite la résolution prise par la sixième réunion conjointe de la Conférence des ministres de l’économie et des finances de l’Union africaine et de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique de la Commission économique pour l’Afrique, qui s’est tenue en Mars 2013, à Abidjan en Côte d’Ivoire sur la création d’un centre panafricain de formation en statistique.

La Conférence a également félicité les pays qui ont ratifié la charte africaine de la statistique, et invité ceux qui ne l’ont pas encore fait à signer et à ratifier la Charte le plus rapidement possible. De plus, la Conférence a invité tous les pays à allouer des ressources adéquates pour la production et l’utilisation des statistiques, conformément aux principes de la Charte africaine de la statistique.

La création d’un centre africain de formation en statistique s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie pour l’harmonisation des statistiques en Afrique (SHaSA). Le centre viendra compléter le gap qui existe actuellement dans la formation des statisticiens africains notamment au niveau de la spécialisation dans les domaines précis de la statistique(Comptes nationaux, Statistiques du commerce extérieur et de la balance des paiements, Statistiques de l’emploi et du secteur informel, et autres statistiques sectorielles, etc.) et permettre aux statisticiens africains de parler le même langage statistique. Le centre dispensera les cours en français et anglais dans le domaine de l’organisation et management moderne des organisations statistiques et de la communication et marketing des produits statistiques. Le centre accueillera les étudiants ou stagiaires diplômés des universités et écoles formations en statistique existantes à savoir l’Ecole Nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée -Abidjan (ENSEA), Ecole Nationale de la Statistique et de l’Analyse Economique (ENSAE) , Dakar, Institut Sous régional de Statistique et d’Economie Appliquée (ISSEA) , Yaoundé, Université de Makerere, entre autre.

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Soudan du Sud : la situation humanitaire reste préoccupante

GENEVE, Suisse, 12 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Les besoins restent aigus au Soudan du Sud, où la situation déjà très précaire de milliers de personnes a été exacerbée par les récents combats. Le CICR et la Croix-Rouge du Soudan du Sud continuent d’étendre leurs activités humanitaires pour apporter de l’aide à ceux qui en ont le plus besoin.

« Comme la situation est toujours tendue et imprévisible, les besoins humanitaires continuent de croître », déclare Melker Mabeck, chef de la délégation du CICR au Soudan du Sud. « De nombreuses personnes ont un besoin urgent de vivres, d’eau et d’abris. Beaucoup de familles ont été dispersées. Notre priorité est d’apporter de l’aide rapidement à ceux qui en ont le plus besoin. »

« Nous conduisions déjà une opération humanitaire majeure avant le conflit en décembre, explique-t-il, mais ces dernières semaines le CICR a élargi la portée géographique de ses activités humanitaires, prêtant assistance à un nombre croissant de personnes ayant dû quitter leur foyer en raison des violences et dont les besoins ne cessent de croître. »

Une distribution de rations de vivres pour près de 94 000 personnes a débuté cette semaine dans la localité de Minkamen, dans le comté d’Awerial, là où se trouve la plus grande concentration de personnes déplacées de tout le pays. Chaque famille recevra une ration de vivres. « Nous avons déjà distribué des vivres et d’autres articles essentiels en janvier, mais la situation est terrible et un soutien continu est nécessaire », explique Mireille George, déléguée du CICR responsable de la distribution. « Nous planifions des convois qui nous permettront de distribuer de la nourriture pour ces deux prochaines semaines. Nous espérons que la situation de la population de Minkamen s’améliorera. »

Reprise des activités humanitaires dans plusieurs régions du pays

Le personnel du CICR a récemment pu se rendre dans plusieurs zones reculées, notamment dans les comtés de Pariang et Malakal, dans le nord de l’État du Jonglei et à l’ouest de Juba, afin de déterminer quels sont les besoins les plus urgents et de se préparer à apporter une assistance aux nombreuses personnes qui y vivent. Le CICR était la première organisation à retourner à Bor, où il a évalué l’impact des violences. « Le marché et les zones résidentielles ont subi d’importants dégâts. Bien que la situation reste tendue, nous étudions déjà comment aider à reconstruire certaines structures », déclare M. Mabeck. Le CICR et la Croix-Rouge du Soudan du Sud ont fourni aux autorités locales plus de 400 sacs mortuaires, ainsi que des articles tels que gants et masques, utiles pour ramasser les corps.

À Waat, dans le nord de l’État du Jonglei, le CICR a établi une petite base qu’il utilisera pour répondre aux conséquences humanitaires du conflit. Il s’attache à satisfaire les besoins des personnes qui ont fui les violences à Bor ou à Malakal, notamment, et qui vivent dorénavant dans des lieux tels que Waat ou Lankien. Il a également pour priorité d’améliorer les systèmes d’approvisionnement en eau dans ces zones.

Une équipe chirurgicale est revenue à l’hôpital universitaire de Malakal. Malgré des tensions persistantes, elle réalise des opérations chaque jour et soigne les enfants. Le CICR continue d’apporter un soutien aux équipes chirurgicales qui travaillent à l’hôpital militaire de Juba. En tout, le personnel soutenu par le CICR a réalisé plus de 900 opérations et traité plus de 1 250 patients hospitalisés à l’hôpital militaire de Juba, à l’hôpital universitaire de Malakal, à l’hôpital de Bentiu et à l’hôpital de Leer. Deux autres équipes chirurgicales sont déployées dans les zones rurales de l’État du Jonglei.

Depuis que la crise a éclaté, le 15 décembre 2013, en coopération avec la Croix-Rouge du Soudan du Sud et avec le soutien de la Croix-Rouge du Kenya et de plusieurs Sociétés nationales de la Croix-Rouge, le CICR a aussi :

• fourni de l’eau potable pour près de 40 000 personnes déplacées à Juba, Malakal, Bentiu, Wunrok, Waat et Lankien ;

• distribué de la nourriture pour plus de 110 000 personnes à Wau, Bentiu, Juba, Minkamen et Malakal ;

• distribué des tentes et des bâches que près de 112 000 personnes déplacées à travers le pays pourront utiliser comme abris d’urgence ;

• fourni des ustensiles de cuisine, du matériel de construction d’abris d’urgence, des jerrycans, des couvertures et d’autres articles de ménage essentiels pour plus de 100 000 personnes ;

• distribué du matériel de pêche à près de 17 000 personnes dans le comté d’Awerial ;

• visité plus de 1 630 détenus dans divers lieux de détention ;

• permis de passer plus de 1 500 appels téléphoniques depuis divers camps pour que les personnes déplacées puissent contacter les membres de leur famille ;

• enregistré 27 enfants séparés de leur famille.

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« Pérenniser les relations Afrique-UE” – Session spéciales des “Vendredis de la Commission » – Comment les relations UE-Afrique peuvent-elles avancer en 2014 ?

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 12 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Une session spéciale des Vendredis de la Commission sur le thème « Pérenniser les relations UE-Afrique » aura lieu le 28 février 2014.

Cette rencontre, organisée par le Département des affaires économique de la Commission de l’Union africaine en collaboration avec l’ECDPM (European Centre for Development Policy Management), a lieu en temps utile étant donné que le Sommet UE-Afrique se tiendra dans seulement deux mois, en avril 2014.

Cette édition des Vendredis de la Commission présentera l’occasion pour analyser les succès et les défis du partenariat, et de revoir les questions qui se posent concernant la nature des relations UE-Afrique.

Les débats se concentreront sur les acquis du partenariat depuis le Traité de Lisbonne en 2007, les questions politiques litigeuses telle que la Cour pénale internationale (CPI) et les enjeux émergents et persistants entre l’UE et l’Afrique.

Faten Aggad, Responsable du programme Dynamiques de changement en Afrique : « Cinq ans sont passés depuis le lancement de la Stratégie conjointe Afrique-UE à Lisbonne. La situation actuelle en 2014 est bien différente que celle en 2008 et le Sommet qui se tiendra en avril 2014 constitue l’opportunité idéale pour repositionner le partenariat dans un contexte mondial en changement, afin de pouvoir répondre aux attentes des partenaires européens et africains ».

Un salon de l’information sera également organisé en marge de la réunion pour faire connaître aux participants les différentes activités liées aux relations Afrique-UE. Les résultats seront publiés dans le « Bulletin des Vendredis de la Commission » et largement diffusés à des fins publicitaires auprès du grand public, notamment les États membres de l’UA, les communautés économiques régionales, les universités et partenaires au développement, entre autres

Les membres du COREP DE L’UA, le personnel de la Commission de l’UA, les membres du corps diplomatique accrédités en Éthiopie, le personnel des institutions du système des Nations Unies, les étudiants de troisième cycle de l’Université d’Addis-Abeba, les professeurs d’université, les organisations de la société civile et, en fait, toutes les parties intéressées sont cordialement invitées à cet événement spécial.

Une conférence de presse clôturera les travaux. Les journalistes sont invités a prendre part a la conférence de presse et a couvrir l’événement.

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Message de condoléances de la Présidente de la Commission de l’UA aux victimes des inondations au Burundi

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 12 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Son Excellence Dr. NkosazanaDlaminiZuma, Présidente de la Commission de l’Union africaine a appris, avec beaucoup de tristesse le désastre causé par les grandes inondations intervenues dans certaines parties de la capitale du Burundi, Bujumbura, qui sont intervenues après les pluies torrentielles de cette semaine. Ces pluies ont eu pour tragiques conséquences, le décès de près de 60 personnes et de plus de 80 blessés. Les inondations ont également détruit des centaines de maisons, et des milliers de personnes et de familles se sont retrouvés sans abri.

Au nom de l’Union africaine et en son nom propre, la Présidente exprime ses sincères condoléances et sa sympathie aux familles des victimes, au Gouvernement et au peuple burundais.

En solidarité avec les victimes, S. E. Boubacar Diarra, Chef de la mission de l’UA au Burundi et Représentant spécial de la Présidente auprès de la Région des Grands Lacs, conduit une délégation, pour évaluer la situation humanitaire, en vue d’apporter l’aide tant requise de l’Union africaine et du reste de la communauté humanitaire.

La Présidente renouvelle l’engagement pris par l’UA d’aider les Etats membres, dans les efforts qu’ils déploient pour accroître leur résilience, tout en améliorant leurs stratégies de réduction des risques liés aux catastrophes.

Jacob EnohEben

Porte parole par intérim de la Présidente

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Les agriculteurs de République centrafricaine ont besoin d’une aide d’urgence pour les semis / Course contre la montre pour conjurer une crise alimentaire de grande envergure

ROME, Italie, 12 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Des semences et outils essentiels doivent être livrés d’urgence aux agriculteurs de République centrafricaine en vue de la campagne des semis qui démarrera en mars afin de conjurer une crise alimentaire et nutritionnelle généralisée, a déclaré la FAO aujourd’hui.

Quelque 1,6 million d’habitants – soit plus d’un tiers de la population – ont déjà besoin d’une aide alimentaire absolument vitale dans le pays en proie aux conflits qui ont contraint une personne sur cinq à abandonner son logement.

« Les conflits civils menacent des millions de personnes d’une crise alimentaire et nutritionnelle de grande envergure », a déclaré Alexis Bonte, Représentant par intérim de la FAO en République centrafricaine. « La situation est de plus en plus préoccupante dans la capitale Bangui, mais plus grave encore dans le reste du pays.

« La campagne de semis principale approche à grands pas et les agriculteurs doivent commencer à nettoyer et préparer leurs terres dès maintenant pour être en mesure de semer au cours des prochaines semaines ».

Le succès de la campagne principale d’ensemencement le mois prochain au centre et au sud, suivie de la campagne principale de semis en mai au nord, pourrait être décisif pour la sécurité alimentaire du pays, où la petite agriculture fait vivre quelque 75 pour cent de la population, a souligné M. Bonte.

Pour autant, environ 95 pour cent des communautés ont signalé ne pas avoir suffisamment de semences pour la prochaine campagne agricole.

« Si nous distribuons des semences et des outils aux agriculteurs déplacés à quelques kilomètres de leurs villages, ils pourront retourner aux champs à temps pour les semis à condition que la situation sécuritaire le permette, tandis que d’autres sèmeront autour de leurs camps », a expliqué M. Bonte.

Les réserves alimentaires de la République centrafricaine sont presque épuisées, compte tenu des faibles niveaux de la production en 2013 qui a brusquement chuté après le début des troubles intérieurs en décembre 2012.

« La crise actuelle est aggravée par une situation de malnutrition chronique généralisée et d’extrême pauvreté », a indiqué M. Bonte. « Les personnes qui consommaient deux ou trois repas par jour avant le déclenchement des conflits en sont désormais réduits, dans le meilleur des cas, à un seul ».

Mobiliser 37 millions de dollars

La FAO a déjà dégagé des fonds pour distribuer des semences et outils à 40 000 des 150 000 familles agricoles ciblées dans le Plan révisé de réponse stratégique publié le mois dernier par des organismes des Nations Unies et des organisations non gouvernementales.

Des contributions sont jusqu’à présent parvenues du Fonds de solidarité pour l’Afrique, de la Belgique, du Fonds central d’intervention d’urgence, de la Suède et des Etats-Unis, ainsi que des propres mécanismes de financement de la FAO.

Toutefois, l’Organisation sollicite encore 37 millions de dollars en faveur des 110 000 ménages restants, ainsi que pour sauvegarder et rebâtir les moyens d’existence de toutes les familles agricoles ciblées tout au long de l’année 2014.

La FAO a également entamé la distribution de semences et outils aux personnes déplacées dans les camps aux abords de Bangui, afin qu’elles puissent semer des légumes à récolter dans six à huit semaines.

Par ailleurs, l’Organisation s’emploie à remettre en état les installations de stockage, à promouvoir les activités d’argent-contre-travail et à soutenir les groupes de femmes vulnérables, par exemple grâce au microcrédit. En achetant les semences produites par ces groupes, la FAO leur permettra de réinvestir les recettes dans leurs fonds de crédit et d’épargne.

En 2014, la FAO poursuivra ses efforts pour accroître la production locale de semences et en garantir la disponibilité sur les marchés, contribuant ainsi à relancer les économies des ménages et des communautés.

Au total, quelque 2,5 millions de personnes en République Centrafricaine ont besoin d’une aide humanitaire immédiate.

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L’Union Africaine déterminée à agir contre les milices et autres éléments armés qui terrorisent les populations civiles en République Centrafricaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 12 février 2014/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, est profondément préoccupée par les actes de violence perpétrés ces derniers jours à Bangui et en d’autres endroits en République centrafricaine (RCA). Elle relève, en particulier, les attaques criminelles commises ces derniers jours par des éléments armés contre des civils innocents appartenant notamment à la communauté musulmane centrafricaine, ainsi que contre des ressortissants tchadiens. Elle souligne que ces actes ne feront que contribuer à l’aggravation des clivages communautaires et religieux dans le pays, sapant ainsi les efforts de stabilisation entrepris par les autorités centrafricaines avec l’appui des dirigeants de la région, de l’Afrique et du reste de la communauté internationale.

La Présidente de la Commission note aussi avec une profonde préoccupation le phénomène nouveau que constituent les attaques délibérées menées par les éléments des milices dites anti-balaka contre les personnels en uniforme de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA). A cet égard, trois soldats rwandais et un gendarme de l’Unité de police constituée (UPC) camerounaise de la MISCA ont été blessés, certains très grièvement, le 6 février 2014, vers la sortie Nord de Bangui, alors qu’ils assuraient la protection de ressortissants tchadiens qui étaient en train d’être rapatriés dans leur pays.

La Présidente de la Commission condamne fermement ces actes. Elle souligne la détermination de l’UA à assurer que les auteurs et commanditaires de ces exactions répondent de leurs actes. Elle souligne aussi la détermination de l’UA à assurer la mise en œuvre effective du mandat de la MISCA, notamment la protection des populations civiles et d’autres activités essentielles à la stabilisation de la RCA, y compris la poursuite de la sécurisation du corridor qui relie la RCA au Cameroun. Dans ce cadre, et en accord avec les autorités centrafricaines à la suite de la réunion que le Représentant spécial de l’UA, le Général Jean-Marie Michel Mokoko, a eue avec le Premier ministre centrafricain, M. André Nzapayeke, le 9 février 2014, la MISCA prendra toutes les mesures appropriées, y compris l’usage de la force, contre toutes les milices et autres éléments armés qui continuent de commettre des exactions et d’entretenir un climat d’insécurité et de haine dans le pays, ainsi que contre tous ceux qui s’attaquent à ses personnels.

La Présidente de la Commission rappelle la requête faite par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, lors de sa réunion du 29 janvier 2014, pour que tous les acteurs centrafricains concernés lancent des appels sans équivoque à leurs partisans pour qu’ils mettent un terme immédiat aux attaques contre les populations civiles et à toute autre action de nature à saper les efforts de paix et de réconciliation dans leur pays. Elle souligne que la Commission s’emploiera à finaliser dans les plus brefs délais la liste des individus contre lesquels des sanctions ciblées seront prises, conformément aux décisions pertinentes du CPS. Elle réitère l’engagement de l’UA à coopérer pleinement avec les Nations unies dans la mise en œuvre des sanctions adoptées par le Conseil de sécurité contre les individus et entités qui sapent les efforts de paix, ainsi que dans l’accomplissement du mandat de la Commission internationale d’enquête des Nations unies chargée de faire la lumière sur les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire en RCA, depuis le 1er janvier 2013.

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RCA / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 12 février 2014

PARIS, France, 12 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 12 février 2014

– Ban ki Moon a demandé à la France d’envisager de déployer des troupes supplémentaires en RCA. Paris peut-il accéder à cette demande ? Quelle sera l’importance du contingent français dans la future force Eufor-RCA ?

– Les autorités françaises se sont exprimées sur le volume des troupes déployées, conformément au mandat fixé par la résolution 2127 du conseil de sécurité des Nations unies, pour soutenir les forces africaines de la MISCA en République centrafricaine.

La mission européenne EUFOR-RCA, décidée lundi par les ministres européens des Affaires étrangères, doit fournir une contribution importante aux opérations de sécurisation et de protection des populations civiles. Les discussions avec nos partenaires sur le volume de la force européenne et la nature des différents appuis qui lui seront adjoints sont actuellement en cours.

La France souhaite qu’une opération de maintien de la paix sous casque bleu puisse prendre le relais le plus rapidement possible.

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Algérie – Accident aérien (11 février 2014) / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 12 février 2014

PARIS, France, 12 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 12 février 2014

Nous avons appris avec émotion l’accident aérien qui a coûté la vie hier en Algérie à 77 personnes, et notamment à des familles de militaires.

Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes et aux autorités. En ce moment douloureux, nous nous tenons aux côtés du peuple algérien.

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