Rapport de la Présidente de la commission sur la situation en somalie

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — I. INTRODUCTION

1. Lors de sa 337ème réunion tenue le 11 octobre 2012, le Conseil, après avoir suivi la communication faite par la Commission sur les derniers développements en Somalie, a adopté un communiqué de presse, dans lequel il a noté avec satisfaction les progrès remarquables accomplis dans la quête de la paix, de la sécurité et de la réconciliation dans le pays. Le Conseil a exhorté les parties prenantes somaliennes à persévérer dans leurs efforts. Il a également souligné la nécessité pour la communauté internationale de rester activement engagée et d’apporter un soutien plus important à la Somalie sur la base des priorités définies par le Gouvernement somalien.

2. Le présent rapport fournit une brève mise à jour sur les principaux développements politiques et sécuritaires en Somalie au cours de la période sous examen. Il couvre également les activités menées par la Mission de l’UA en Somalie (AMISOM) dans l’exécution de son mandat, et se conclut par des observations sur la voie à suivre.

II. PRINCIPAUX DÉVELOPPEMENTS POLITIQUES ET CONNEXES

3. Il convient de rappeler que la Somalie est entrée dans un nouvel ordre politique lorsque qu’en septembre 2012, à travers un processus démocratique crédible, mais ardu, le nouveau Parlement fédéral a élu un nouveau Président, mettant ainsi fin, de manière constitutionnelle, aux huit années d’arrangements transitoires qui avaient été établis conformément à la Charte fédérale de transition (TFC), adoptée en 2004, et au Processus complémentaire de Djibouti d’août 2008. Le Président Hassan Sheikh Mohamud a prêté serment à Mogadiscio, le 16 septembre 2012. Par la suite, il a présenté les six priorités immédiates de son Gouvernement, qui portent sur la sécurité, la réconciliation nationale, la fourniture de services de base, les finances publiques, le développement économique et la justice. Il a également souligné qu’il tendrait la main aux groupes d’opposition armés, et poursuivrait le dialogue engagé avec le Somaliland. Le 6 octobre 2012, il a nommé Abdi Farah Shirdon « SAACID » au poste de Premier Ministre. La nomination du Premier Ministre et la composition de son Gouvernement ont été approuvées par le Parlement, le 13 novembre 2012. Depuis lors, les autorités somaliennes ont pris nombre de mesures en vue de la mise en œuvre des priorités qu’elles ont définies.

4. En novembre 2012, le Parlement fédéral a préparé et adopté un plan stratégique de quatre ans, qui couvre également ses règles de travail internes. Il a également créé quinze Commissions parlementaires et élu leurs Présidents, Vice-Présidents et Questeurs. Les Commissions parlementaires, dont trois sont présidées par des femmes, contribueront grandement à l’amélioration de l’efficacité du Parlement dans l’exercice de ses fonctions législatives et de contrôle. Par ailleurs, le Parlement a identifié onze projets visant à renforcer ses capacités, y compris la création d’un Secrétariat opérationnel. Il a présenté son programme législatif qu’il a partagé avec le Gouvernement. Celui-ci porte sur nombre de textes législatifs prioritaires, accompagnés d’un calendrier, que le Gouvernement fédéral doit soumettre au Parlement conformément à la Constitution fédérale provisoire. Par ailleurs, certains articles de la Constitution fédérale provisoire ont été suspendus, notamment ceux relatifs à la création d’une Chambre haute, un développement politique contesté par le Puntland.

5. Le 13 décembre 2012, le Premier Ministre, après consultation avec le Président, les membres du Parlement et des représentants de la société civile somalienne, a nommé cinq Secrétaires d’État et vingt Ministres délégués. Cette décision est intervenue en réponse aux préoccupations exprimées quant au caractère non inclusif du Gouvernement.

6. Le nouveau Gouvernement est en train de prendre des mesures concrètes pour redynamiser ou créer des institutions de gouvernance, et mettre en place leurs équipes de gestion. Dans ce cadre, la direction et l’encadrement des institutions financières, tels que la Banque centrale, le Bureau du Vérificateur général et celui du Trésorier général, sont en cours de restructuration, conformément aux six piliers de la politique du Gouvernement. Un processus similaire est en cours pour d’autres institutions. Le Gouvernement est actuellement en train de renforcer la surveillance et le contrôle de la collecte des revenus et des dépenses publiques, afin d’améliorer la transparence et la reddition de comptes. Il est également prévu de réorganiser la fonction publique, avec un accent particulier sur les fonctions de Secrétaires généraux, de Directeurs généraux et de Directeurs, ainsi que d’Ambassadeurs dans le corps diplomatique.

7. Le Gouvernement a commencé à travailler avec les administrations régionales provisoires existantes dans le centre sud de la Somalie. De façon plus spécifique, il est en train de faciliter la tenue d’une Conférence de réconciliation qui regroupera les chefs coutumiers, d’autres dirigeants et des intellectuels de six régions, à savoir le Bas Juba, le Moyen Juba, le Bay et Bakool, le Gedo et le Shabelle Inférieur. La Conférence doit convenir des modalités de création des administrations locales, régionales et nationales, sur la base d’une approche allant du bas vers le haut.

8. Le 6 décembre 2012, le Comité conjoint de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) sur la stabilisation d’ensemble du centre sud de la Somalie s’est réuni à Addis Abéba, afin de renforcer la coordination et de revoir sa composition. À l’issue de cette réunion, un Protocole d’accord a été conclu, qui élargit la composition du Comité (qui comprenait initialement le Jubbaland, le Kenya et l’Éthiopie), pour inclure le Gouvernement fédéral de la Somalie, qui en assumera désormais la présidence. À la suite de l’adoption de ce Protocole d’accord, une délégation gouvernementale de haut niveau s’est rendue à Kismayo en décembre 2012, pour y rencontrer l’administration provisoire. Les deux parties sont convenues de former une nouvelle administration sur la base de la Constitution du pays, et ont discuté de l’intégration de la brigade de Ras Kamboni dans les Forces nationales somaliennes de sécurité (SNSF).

9. Des efforts soutenus sont en cours pour promouvoir le bon voisinage avec les pays de la région et renforcer les relations bilatérales et multilatérales de la Somalie. À cet égard, le Président Mohamud a effectué des visites de travail dans tous les États membres de l’IGAD. En dehors de la région, le Président Mohamud s’est également rendu en Turquie. De son côté, le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, Mme Fawzia Aden, s’est rendue à Londres, où elle a été reçue par le Ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, avec lequel elle a procédé à un échange de vues sur la Conférence de Londres sur la Somalie prévue en mai 2013.

III. SITUATION SÉCURITAIRE

10. La situation sécuritaire a continué de s’améliorer, grâce aux efforts soutenus des SNSF et de l’AMISOM. Au cours de la période sous examen, les SNSF et l’AMISOM ont élargi les zones sous leur contrôle. Cependant, nombre de défis restent à relever, qui nécessitent des efforts continus et un soutien renforcé pour libérer le reste du pays de la présence d’Al Shabaab.

11. Dans le Secteur 1 (Banadir, Bas et Moyen Shabelle), les SNSF et l’AMISOM ont, le 9 décembre 2012, sécurisé la ville de Jowhar, à 90 kilomètres au nord-ouest de Mogadiscio. La ville, qui est également la capitale du Moyen Shabelle, servait de base principale pour Al Shabaab depuis que ce mouvement a été chassé d’autres régions du centre sud de la Somalie.

12. Des progrès importants ont également été réalisés dans le Secteur 2 (Juba Inférieur et Moyen) au cours de la période sous examen. Les SNSF et l’AMISOM ont continué à renforcer la sécurité dans et autour de Kismayo, où ils ont privé Al Shabaab des revenus provenant des taxes portuaires, des droits de douane et de la contrebande, notamment celle liée au commerce du charbon et du sucre. En novembre 2012, l’AMISOM et les SNSF ont sécurisé la ville de Bulo Xaji, une voie d’approvisionnement cruciale. Des préparatifs sont en cours pour étendre les opérations des SNSF et de l’AMISOM à Jilib et à Jamame.

13. Dans le Secteur 3 (Gedo, Bay et Bakool), les 1 050 soldats de l’AMISOM qui s’y trouvent actuellement seront rejoints par près de 1 500 soldats supplémentaires qui avancent actuellement d’Afgoye vers Baidoa, afin de relier le Moyen et le Shabelle Inférieur aux régions du Bay et Bakool. Au moment de la finalisation du présent rapport, ces forces se trouvaient au-delà du village Lego, situé à quelque 104 kilomètres de Baidoa.

14. Dans le Secteur 4 (Galgadud et Hiraan), les troupes djiboutiennes se sont maintenant entièrement déployées. L’AMISOM, en collaboration avec les SNSF et les Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF), continue de renforcer la sécurité dans les principales villes et localités de la région. Il s’agit d’une zone importante, en ce qu’elle est utilisée par Al Shabaadb comme une voie de transit vers le Puntland et d’autres parties septentrionales du pays.

15. Les Unités de Police constituées (UPC) de l’AMISOM, conjointement avec la Force de police de Somalie (SPF), entreprennent actuellement des patrouilles 24 heures sur 24 à Mogadiscio. Les UPC assurent également des escortes VIP et la protection du personnel de l’AMISOM, en même temps qu’elles assument un rôle croissant dans la sécurisation d’évènements publics. Outre le fait qu’elles contribuent à soulager les forces de l’AMISOM de tâches de police, tels que les escortes et le maintien de l’ordre public, les UPC contribuent également à promouvoir la confiance parmi la population et la sécurité à Mogadiscio. Pour leur part, les officiers individuels de police continuent d’encadrer et de conseiller leurs homologues des SPF. Grâce à l’escorte et à la sécurité assurée par les UPC, les officiers individuels de police sont désormais en mesure de couvrir davantage de postes de police, renforçant ainsi leur rôle d’encadrement et de conseil auprès des SPF.

16. Si les opérations combinées des SNSF et de l’AMISOM ont permis d’enregistrer des acquis sécuritaires tangibles et ont considérablement affaibli Al-Shabaab, le groupe extrémiste n’en continue pas moins de représenter une menace majeure et de conserver la capacité d’agir, notamment à travers des engins explosifs improvisés, des assassinats ciblés et des attentats suicides. Al Shabaab s’est fondu dans les communautés locales et a déplacé une grande partie de sa force et de ses équipements vers le Moyen Juba, Baraawe, dans le Shabelle Inférieur, les parties septentrionales du Moyen Shabelle, certaines zones de la région de Bakool, Bulo-Burte, dans le Hiraan, Galgadud et la montagne de Golis (Puntland), où les SNSF et les milices alliées ont une présence limitée. Al Shabaab a également établi une présence dans certaines parties du Somaliland et continue à s’approvisionner en armes et en moyens logistiques par les ports maritimes de Baraawe, Ceel Dheer, Cadale et Haradhere.

17. Al Shabaab exploite habilement les différends entre clans, afin de renforcer ses rangs, en même temps qu’il recourt à l’extorsion de fonds auprès des entreprises, à la mise en place de postes de contrôle illégaux, ainsi qu’à ses liens accrus avec les réseaux criminels pour financer ces opérations. Alors qu’il n’existait jusqu’ici aucun lien clairement établi entre les pirates et Al Shabaab, il est à craindre que cette situation ne change à mesure qu’Al Shabaab se déplace dans les bastions de la piraterie que sont Haradhere et les ports maritimes de Hobiyo, Ceel Dheer et Cadale, et voit ses contraintes financières s’accroître.

18. Al Shabaab bénéficie du soutien d’un groupe restreint d’environ 400 combattants étrangers qui se déplacent à travers la Somalie et fournissent un encadrement à ses combattants et aux djihadistes extrémistes de la région et au-delà. Des informations font état de l’intensification par Al Shabaab de ses activités dans la région, notamment à travers l’établissement de liens avec des groupes extrémistes locaux. Le groupe continue de recruter des combattants dans les pays voisins, de les entraîner et de faciliter le retour de ceux qui veulent faire la guerre contre leur patrie, comme en témoignent la récente vague d’attaques au Kenya, l’arrestation, le 7 décembre 2012, au Parc de faune sauvage Al-Dandar, au Soudan, dans l’État central de Sennar, de 25 extrémistes islamistes qui y suivaient un entraînement, afin de rejoindre Al Shabaab, et l’arrestation en Éthiopie, le 1er janvier 2013, de 15 militants présumés entraînés par Al-Shabaab et qui planifiaient des attaques.

IV. DÉPLOIEMENT DE L’AMISOM

19. Avec le déploiement intégral du contingent djiboutien dans le Secteur 4 (Beltweyne), qui s’est achevé à la fin du mois de novembre 2012, l’effectif du personnel en uniforme de l’AMISOM s’élève actuellement à 17 709 soldats. Il comprend 5 432 soldats du Burundi, 960 soldats de Djibouti, 4 652 soldats du Kenya et 6 223 soldats de l’Ouganda. Le bataillon de 850 soldats promis par la Sierra Leone se déploiera en février-mars 2013, après quoi le Kenya réduira sa contribution d’un bataillon. Il y a 81 officiers d’État-major du Burundi, du Cameroun, de Djibouti, d’Éthiopie, de Gambie, du Ghana, du Kenya, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de Sierra Leone, d’Ouganda et de la Zambie. Il y a également 81 officiers individuels de police du Burundi, de Gambie, du Ghana, du Kenya, du Nigeria, de Sierra Leone, d’Ouganda et du Zimbabwe, ainsi que 2 UPC de 140 éléments chacune fournis par le Nigéria et l’Ouganda.

20. Le 1er novembre 2012, j’ai nommé un nouveau Représentant spécial pour la Somalie et chef de l’AMISOM, en la personne de l’Ambassadeur Mahamat Salah Annadif du Tchad. Ancien Représentant de l’UA auprès de l’Union européenne (UE), à Bruxelles, M. Annadif a une vaste expérience diplomatique et de service de l’État, ayant, en particulier, occupé le poste de Ministre des Affaires étrangères dans son pays. Il a remplacé mon ancien Représentant spécial pour la Somalie, l’Ambassadeur Boubacar Gaoussou Diarra. M. Annadif a pris ses fonctions à Mogadiscio, le 12 décembre 2012.

21. Dans la résolution 2073 (2012), adoptée le 7 novembre 2012, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé, sur une base exceptionnelle et en raison du caractère unique de la Mission, d’étendre le dispositif de soutien logistique au personnel civil de l’AMISOM à 50 personnels civils, sur une base temporaire qui sera révisée après les revues stratégiques de Nations unies et de l’UA. Dans le cadre du suivi de cette résolution, la Commission a élaboré un concept d’opérations pour le déploiement de 50 civils qui seront répartis entre les 4 Secteurs en appui aux opérations en cours de l’AMISOM. Ces civils travailleront également avec des responsables gouvernementaux locaux et les communautaires de base dans les régions libérées, afin de faciliter l’extension de l’autorité publique, et ce en assurant une liaison efficace avec le Gouvernement à Mogadiscio et la prestation de services de base aux populations, notamment à travers la mise en œuvre de projets à impact rapide. Ils s’acquitteront également d’autres tâches clés, y compris le soutien à la réconciliation locale, à la promotion des droits de l’homme et aux mesures initiales relatives à la réforme du secteur de la sécurité, y compris la gestion des combattants désengagés.

22. La Commission a entamé le processus de recrutement pour ces postes. Elle envisage également la possibilité d’utiliser les viviers disponibles, afin d’identifier et de faciliter le recrutement et le déploiement rapide du personnel requis. Dans le même temps, la Commission a demandé au Bureau de soutien des Nations unies à l’AMISOM (UNSOA) de mettre en place les arrangements logistiques nécessaires pour faciliter le déploiement des personnels civils prévus dans les 4 Secteurs.

23. Lors de sa 337ème réunion, le Conseil a demandé au Conseil de sécurité d’autoriser une reconduction technique pour quatre mois du dispositif d’appui des Nations unies, tel que prévu par la résolution 2036 (2012) du 22 février 2012, avec l’inclusion d’un appui supplémentaire en ce qui concerne les composantes civile et maritime de la Mission, afin de prendre en compte les besoins urgents constatés sur le terrain. Cette reconduction technique a été demandée en attendant la conclusion de la revue stratégique de l’AMISOM, qui est abordée ci-dessous.

24. Le 31 octobre 2012, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2072 (2012) par laquelle il a prorogé le mandat de l’AMISOM jusqu’au 7 novembre 2012, prenant note des circonstances exceptionnelles dans la ville de New York résultant de l’ouragan ‘’Sandy » et reconnaissant, dans ces circonstances exceptionnelles, la nécessité d’une courte prorogation du mandat de l’AMISOM. Le 7 novembre 2012, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2073 (2012) autorisant les États membres de l’UA à maintenir le déploiement de l’AMISOM jusqu’au 7 mars 2013. Il a également demandé au Secrétaire général des Nations unies de continuer d’apporter un dispositif d’appui logistique à l’AMISOM, tel que mentionné dans ses résolutions pertinentes.

V. APPUI DE l’AMISOM AU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DE LA SOMALIE

25. Au cours de la période sous examen, les différentes composantes de l’AMISOM (civile, de police et militaire) ont entrepris nombre d’activités en appui au Gouvernement fédéral de la Somalie. Cet appui couvre la stabilisation et la gouvernance dans les zones libérées, les questions de genre, la gestion des combattants désengagés, l’appui aux SNSF et le renforcement des capacités de la fonction publique somalienne.

Appui à la stabilisation et à la gouvernance dans les zones libérées

26. Dans le prolongement des efforts de l’IGAD en appui à la stabilisation des zones reprises à Al Shabaab, le Gouvernement, en collaboration avec l’AMISOM, a organisé un atelier sous le thème « Faire avancer le programme de stabilisation », les 12 et 13 décembre 2012, à l’État-major de l’AMISOM, à Mogadiscio. L’atelier a vu la participation de hauts responsables gouvernementaux, y compris le Cabinet du Président, celui du Premier Ministre et le Ministère de la Sécurité intérieure.

27. L’atelier est convenu de ce que le Gouvernement fixerait les priorités pour les zones nouvellement libérées, priorités qui porteront sur la consolidation de la sécurité, la réconciliation locale et la prestation de services de base. Pour sa part, l’AMISOM s’est engagée à aider le Gouvernement à étendre son autorité à toutes les zones nouvellement libérées, afin de rendre tangibles les dividendes de la paix, à travers la mise en œuvre de projets à impact rapide, et de faciliter l’accès à l’assistance humanitaire, en coordination avec le Gouvernement.

Appui au groupe des femmes du Parlement fédéral

28. Au cours de la période sous examen, l’Unité Genre de l’AMISOM a entrepris des activités visant à renforcer le rôle des femmes dans le nouveau système politique et à assurer la prise en compte des questions de genre dans la mise en œuvre du mandat de l’AMISOM. À cet égard, l’Unité a organisé un débat radiotélévisé à Mogadiscio, le 12 novembre 2012, sur les voies et moyens d’autonomiser les femmes somaliennes dans l’ensemble du pays et de renforcer leur capacité d’interaction avec des chefs coutumiers et la classe politique. L’événement, qui a regroupé les chefs coutumiers, des universitaires, des militants de la cause féministe et des parlementaires, ainsi que des chefs religieux, a discuté du rôle des femmes en politique et dans la période post-conflit. La réunion a également discuté des défis liés au manque d’éducation, ainsi qu’à l’utilisation inappropriée de la religion et à la radicalisation.

29. En décembre 2012, l’Unité Genre de l’AMISOM a également organisé un atelier d’évaluation des besoins des femmes membres du Parlement fédéral, à Kampala. L’atelier, qui a réuni des femmes parlementaires des pays de la région, a permis d’évaluer les besoins des femmes parlementaires, tout en leur offrant une occasion de mise en réseau entre elles et leurs homologues de la région. Il a également fourni une plate-forme pour le partage d’expériences et des enseignements tirés de leurs parcours. Sur cette base, l’atelier est convenu de la création d’un groupe chargé de la mise en œuvre d’un plan d’action visant à promouvoir l’agenda genre, en commençant par l’intégration du genre dans toutes les futures législations, y compris celles qui ont trait à la gouvernance et à la stabilisation en Somalie.

30. L’Unité Genre de l’AMISOM a interagi avec certains partenaires, tels que l’ONUSIDA et le FNUAP. L’objectif est d’explorer les possibilités de partenariat et de coordination sur les questions prioritaires liées à leurs compétences et mandats respectifs à Mogadiscio et dans les zones nouvellement libérées.

Appui à la gestion des combattants désengagés

31. La Somalie et l’AMISOM continuent d’être confrontées à plusieurs cas de combattants désengagés. L’AMISOM détient actuellement 249 combattants désengagés volontaires (VDF) à Mogadiscio, tandis que le Gouvernement fédéral détient environ 1 500 ex-combattants. La plupart de ceux qui sont détenus par le Gouvernement ont été capturés ou arrêtés par les SNSF ou par l’AMISOM. Les VDF détenus par l’AMISOM sont des personnes qui ont fait défection d’Al Shabaab pour diverses raisons. Il existe également un grand nombre de défections qui n’ont pas été enregistrées, parce que certains des combattants, qui étaient auparavant membres de milices claniques, ont fondu de nouveau dans leurs clans. Ce groupe est particulièrement dangereux car susceptible, contre des incitations monétaires, d’être remobilisé par Al Shabaab.

32. Afin de renforcer les capacités du Gouvernement à gérer les combattants désengagés, l’AMISOM, en collaboration avec le Bureau politique des Nations unies pour la Somalie (UNPOS) et d’autres partenaires, a organisé une session de formation pour les commandants de la Mission et des SNSF à Nairobi, du 4 au 6 décembre 2012. La formation a porté, entre autres, sur les modalités de gestion des combattants désengagés, le droit international humanitaire (DIH), les droits de l’homme et les droits de l’enfant. Le Gouvernement et l’AMISOM travaillent également ensemble sur des programmes appropriés visant à trouver des solutions plus pérennes pour la gestion de ceux des éléments qui sont retournés dans les milices de leurs clans.

Appui aux Forces de sécurité nationales somaliennes

33. Il convient de rappeler qu’avant la fin de la Transition, la Commission a organisé une série d’ateliers sur le renforcement du secteur de la sécurité en Somalie, qui ont abouti à l’élaboration d’un concept d’opérations pour mettre en place le mécanisme requis pour l’intégration effective des forces régionales et alliées au sein des SNSF et la mise en place d’une architecture de commandement et de contrôle unifiés. Le document a depuis été soumis aux nouvelles autorités somaliennes pour examen, mise à jour et approbation, avant qu’il ne soit transmis au Conseil, puis au Conseil de sécurité des Nations unies. Je forme l’espoir que la communauté internationale apportera l’appui nécessaire, tant il est vrai qu’il s’agit là d’un élément essentiel à la réalisation d’une paix et d’une stabilité durables en Somalie.

34. Les Forces armées somaliennes se composent actuellement d’officiers supérieurs qui ont besoin de cours de recyclage, et d’un grand nombre de nouvelles recrues qui ont une formation limitée ou pas de formation du tout en DIH. Dans le cadre de ses efforts visant à améliorer l’efficacité des SNSF, l’AMISOM, en étroite collaboration avec le Gouvernement et avec le soutien du Centre africain pour la résolution constructive des disputes (ACCORD), a organisé à Djibouti, du 29 au 31 octobre 2012, un atelier sur le DIH pour 41 officiers. L’atelier a permis de mettre en relief l’importance et la pertinence du DIH et des droits de l’homme ; de promouvoir la compréhension du DIH, en particulier les règles de base pertinentes pour les fonctions opérationnelles des officiers ; et d’identifier des insuffisances et les défis liés au respect du DIH dans le contexte du conflit en Somalie.

35. À l’issue de l’atelier, les participants ont adopté un plan d’action, qui comprend une stratégie de mise en œuvre pour assurer le respect du DIH par les SNSF. Des activités de suivi ont également été convenues, y compris l’organisation d’une formation similaire à tous les niveaux appropriés de commandement et du personnel ; l’organisation d’ateliers de formation de formateurs sur le DIH; l’élaboration de documents pertinents et le lancement des réformes législatives nécessaires ; la création d’une Commission de DIH; la ratification des Protocoles additionnels aux Conventions de Genève et de la Convention sur le droit de l’enfant, tel que prévu dans le Rapport d’examen périodique universel de 2012 ; et le renforcement des institutions de l’État de droit, y compris le système de tribunaux militaires.

36. Entre décembre 2012 et janvier 2013, l’AMISOM a formé 80 officiers des SPF dans le domaine des enquêtes criminelles. La formation, qui a eu lieu à l’Académie de Police Général Kahiye, à Mogadiscio, sera étendu à 80 autres officiers de police.

37. Par ailleurs, la Police de l’AMISOM, en collaboration avec la Police nationale de Djibouti et les Carabiniers italiens, lancera, à compter du 17 janvier 2013, un programme de formation pour 200 personnels des SPF sur la gestion de l’ordre public, à l’Académie nationale de police de Djibouti. La formation contribuera au renforcement des capacités des SPF dans le maintien de l’ordre public. Je rends hommage aux Gouvernements djiboutien et italien pour leur soutien en vue du développement et de l’organisation de ce programme de formation.

Renforcement des capacités de la fonction publique somalienne

38. En janvier 2013, l’AMISOM a lancé une série d’ateliers de formation pour la fonction publique somalienne. La formation a concerné 120 fonctionnaires, dont des secrétaires, des fonctionnaires du protocole et des administrateurs de haut niveau. Elle est financée par le Gouvernement italien et facilitée par l’Université d’Afrique du Sud (Graduate School of Business Leadership-UNISA). Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action convenu entre le Gouvernement somalien et l’UA à la suite de l’atelier d’évaluation des besoins qui s’est tenue à Kampala, en mars 2012. Depuis lors, l’AMISOM a entrepris nombre d’activités de renforcement des capacités, y compris en facilitant une formation pratique et d’encadrement de deux semaines en Ouganda, au Rwanda, en Sierra Leone et au Libéria, en fournissant des outils de travail/ équipements nécessaires et en restaurant des bureaux.

VI. REVUE STRATÉGIQUE DE L’AMISOM

39. Lors de sa 337ème réunion, le Conseil a exprimé son plein appui à la décision de la Commission d’entreprendre une revue stratégique de l’AMISOM et de la mise en œuvre de son mandat, en vue de déterminer les meilleurs voies et moyens permettant à la Mission de contribuer davantage à la stabilisation de la Somalie et à la mise en œuvre réussie des priorités fixées par le Gouvernement somalien, et ce en étroite coordination avec un Secteur de sécurité et de défense nationale somalien renforcé et restructuré. La décision d’entreprendre cette revue a été prise dans le contexte des progrès politiques et sécuritaires significatifs réalisés en Somalie au cours des derniers mois et de la nécessité d’adapter, en conséquence, les opérations de l’AMISOM.

40. Le processus de revue a été lancé en décembre 2012, et est conduit par une équipe de responsables civils, militaires et de police expérimentés. L’exercice a impliqué des consultations approfondies avec les autorités somaliennes et d’autres parties prenantes. Des consultations ont également été menées avec les pays contributeurs de troupes et de police à l’AMISOM, d’autres pays intéressés et l’IGAD, ainsi qu’avec des partenaires internationaux. Le processus sera achevé à la fin du mois de janvier, et les résultats soumis au Conseil pour son action en tant que de besoin.

41. En procédant à la revue, la Commission a tenu compte de la nécessité de coordonner étroitement ses efforts avec les Nations unies, étant donné que l’ONU est également en train d’entreprendre un exercice similaire portant sur le rôle futur des Nations unies en Somalie. C’est dans ce contexte que l’UA a demandé aux Nations unies de diriger le processus de revue. Malheureusement, en raison des contraintes auxquelles elles sont confrontées, les Nations unies n’ont pas pu mettre à disposition le Conseiller militaire du Secrétaire général, tel que demandé par l’UA. Toutefois, l’équipe chargée de la revue de l’AMISOM a régulièrement consulté les Nations unies. Par ailleurs, les responsables concernés de la Commission de l’UA, y compris le Commissaire à la Paix et à la Sécurité, ont eu des réunions approfondies avec l’équipe qui travaille sur la revue des Nations unies. Il est important de veiller à ce que, autant que possible, les deux revues convergent pour faciliter une approche coordonnée des défis auxquels fait face la Somalie et un soutien international plus efficace.

VII. OBSERVATIONS

42. La Somalie continue à enregistrer des progrès politiques depuis l’avènement de la nouvelle administration du Président Hassan Sheikh Mohamud. Sur la base des six piliers de la stratégie de son Gouvernement, le Président a donné une orientation claire sur l’engagement de la communauté internationale en Somalie dans le contexte du nouvel arrangement politique dans le pays. J’encourage les parties prenantes somaliennes à persévérer dans leur détermination et à continuer de mettre l’intérêt de leur pays au-dessus de toute autre considération, d’autant que les tâches à venir seront encore plus complexes et exigeantes.

43. Les efforts du Gouvernement somalien pour bâtir des institutions solides et s’engager sur la voie du redressement doivent être pleinement appuyés par la communauté internationale, afin de maintenir l’élan actuel. Ce soutien devra être basé sur les priorités définies par les autorités somaliennes et être à la hauteur des besoins considérables constatés sur le terrain. Je réitère l’appel lancé par le Conseil à la Commission de consolidation de la paix des Nations unies pour qu’elle prenne les initiatives requises afin de contribuer activement à la reconstruction et au développement post-conflit en Somalie. Pour sa part, la Commission de l’UA prévoit d’inclure la Somalie dans la liste des pays pilotes couverts par l’Initiative de solidarité africaine (ISA), lancée en juillet 2012, en vue de la mobilisation, au niveau du continent, de ressources en faveur des pays africains sortant de conflit. Par ailleurs, des mesures doivent être prises pour soutenir la restructuration et le renforcement des SNSF, y compris à travers le paiement des soldes, ainsi que la fourniture d’équipements, d’armes et de munitions. Comme l’a souligné le Conseil, de telles mesures requièrent, dans un cadre transparent et ordonné, la levée de l’embargo sur les armes en ce qui concerne les SNSF, étant entendu qu’il devra être maintenu contre les acteurs non étatiques.

44. Je note également avec satisfaction les progrès qui continuent d’être accomplis par les Forces somaliennes et l’AMISOM. Je réitère mes remerciements aux pays contributeurs de troupes et de police à l’AMISOM, pour leur engagement sans faille et les sacrifices consentis. Je salue le courage et la ténacité des forces somaliennes, ainsi que des femmes et des hommes servant sous l’AMISOM, qui, dans des conditions extrêmement difficiles, œuvrent à l’avancement de la cause de la paix et de la stabilité en Somalie. La revue en cours de la Mission permettra à la Commission de déterminer les meilleurs voies et moyens d’un accompagnement encore plus efficace par l’AMISOM du processus de stabilisation de la Somalie.

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La Directrice générale de l’UNESCO exhorte les forces militaires à protéger les sites culturels au Mali lors des raids aériens et interventions terrestres

PARIS, France, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova lance un appel à toutes les forces militaires engagées au Mali. « Je demande aux forces armées de tout mettre en œuvre pour protéger le patrimoine culturel du pays, déjà gravement endommagé. »

Invoquant la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en situation de conflit et ses deux protocoles, Irina Bokova a adressé une lettre aux autorités Maliennes et Françaises, les appelant au respect de la Convention, et notamment son article 4 qui « interdit d’exposer les biens (culturels) à une destruction ou à une détérioration (…) en s’abstenant de tout acte d’hostilité à leur égard ».

« Le patrimoine culturel du Mali est un joyau dont la protection importe à l’ensemble de l’humanité. Ce Patrimoine est notre bien commun, rien ne saurait justifier qu’on y porte atteinte. Il est porteur de l’identité et des valeurs de tout un peuple. La destruction en 2012 des sites du Patrimoine du Mali, notamment les mausolées à Tombouctou, a suscité une vague d’indignation légitime dans le monde entier, contribuant à faire prendre conscience de la situation critique de la population. L’intervention militaire actuelle doit permettre de protéger les populations et de sécuriser le patrimoine culturel malien. »

En prévision des opérations militaires, l’UNESCO a déjà fourni aux Etats-majors concernés les éléments topographiques relatifs à la localisation des sites, ainsi que des brochures individuelles d’information à l’attention des soldats pour prévenir les dommages au patrimoine culturel. Ces informations ont été partagées avec les forces de police et des travailleurs humanitaires.

La Directrice générale a mobilisé le Fonds d’Urgence de l’UNESCO, le Fonds du patrimoine mondial pour renforcer la protection des biens culturels sur place. « Je remercie notamment la Norvège, la Croatie et l’île Maurice pour leur contribution à l’instauration de mesures préventives et de formation des forces armées sur la prévention du trafic illicite, avec la mobilisation des pays voisins. » a-t-elle précisé.

Ces efforts viennent à l’appui de la mise en œuvre des 3 résolutions adoptées par le Conseil de sécurité sur la situation au Mali en 2012, qui toutes ont condamné la destruction du patrimoine culturel en appelant à sa protection, lui accordant de ce fait un place centrale. « La protection du patrimoine culturel est un élément essentiel de tout effort durable pour la construction de la paix et le respect des droits humains. » a précisé la Directrice générale.

Le Mali compte 4 sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce patrimoine exceptionnel témoigne des réalisations du génie humain dans la région, et reste un symbole de dialogue interculturel, de pratique tolérante et pacifique de la religion. Ce patrimoine culturel, associé notamment au développement de l’éducation de qualité, est un pilier de la reconstruction de la paix et de la société au Mali. « L’UNESCO se tient prête à apporter sa contribution et nous suivons la situation en temps réel. J’appelle au soutien de tous ses Etats-Membres, en particulier par le biais du Fonds spécial établi à la demande du Comité du patrimoine mondial, pour le financement d’opérations futures, en particulier d’évaluation, de réhabilitation et de reconstruction, » a conclu la Directrice générale.

Les sites du Patrimoine mondial au Mali

http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/ml/

Les Déclarations de la Directrice générale sur la situation au Mali

http://www.unesco.org/new/fr/unesco/about-us/who-we-are/director-general/singleview-dg/news/statement_from_unesco_director_general/

http://www.unesco.org/new/fr/unesco/about-us/who-we-are/director-general/singleview-dg/news/unesco_director_general_appeals_for_concerted_action_to_prevent_loss_or_destruction_of_timbuktus_documentary_heritage/

http://www.unesco.org/new/fr/unesco/about-us/who-we-are/director-general/singleview-dg/news/irina_bokova_concerned_about_growing_threats_to_cultural_heritage_in_mali/

http://www.unesco.org/new/fr/unesco/about-us/who-we-are/director-general/singleview-dg/news/unesco_director_general_of_unesco_calls_for_a_halt_to_destruction_of_cultural_heritage_site_in_timbuktu/

http://www.unesco.org/new/fr/unesco/about-us/who-we-are/director-general/singleview-dg/news/unesco_director_general_and_the_president_of_mauritania_call_for_the_protection_of_cultural_heritage_in_mali/

http://www.unesco.org/new/fr/unesco/about-us/who-we-are/director-general/singleview-dg/news/unesco_director_general_deplores_new_destruction_of_timbuktu_mausoleums-1/

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Tunisie / Conférence de Presse 17 janvier 2013 à 11h00 à la CE

TUNIS, Tunisie, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — J’ai l’honneur de vous informer que l’Union Européenne et MicroCred procèderont le jeudi 17 janvier 2013 à 11h00 au siège de la Délégation de l’Union Européenne en Tunisie (Berges du Lac) à la signature d’un contrat de subvention pour le soutien d’une nouvelle IMF (institution de micro-finance) ‘greenfield’ en Tunisie en vue de favoriser l’inclusion financière des populations défavorisées en Tunisie.

A cet effet, vous êtes cordialement invités pour la conférence de presse qui suivra cette signature.

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La couverture des zones dangereuses: le journalisme comme consolidateur de la paix

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Titre du cours: La couverture des zones dangereuses: le journalisme comme consolidateur de la paix

Organisateurs : Le Centre Africain de Formation pour la Paix et la Sécurité (ACPST), l’Institut d’études de sécurité (ISS) et La Direction de l’information et de la communication (DIC) de l’Union africaine (UA)

Lieu : Dakar

Date : 18-22 février 2013

Date limite de dépôt des candidatures: 18 janvier 2013

Le Centre Africain de Formation pour la Paix et la Sécurité (ACPST) de l’Institut d’études de sécurité (ISS) L’ACPST a comme mandat le renforcement des capacités des professionnels dans la conception et la mise en œuvre de politiques visant à améliorer la sécurité humaine en Afrique, cela principalement à travers des formations et des ateliers de courte durée. www.issafrica.org/acpst

La Direction de l’information et de la communication (DIC) de l’Union africaine (UA) a pour principal mission de porter à la connaissance du public, africain en particulier, les activités de l’organisation visant à « bâtir une Afrique intégrée, prospère et en paix, dirigée par ses citoyens et constituant une force dynamique sur la scène mondiale ». Cette mission ne saurait se concrétiser sans liens solides avec les acteurs du paysage médiatique africain, ceux-là mêmes qui ont la lourde tâche de conter au reste du monde le récit des événements qui se déroulent sur le continent. Afin de consolider cette collaboration avec les médias, la DIC souhaite peser de tout son poids pour promouvoir la liberté d’expression et l’accès à l’information dans le respect de l’éthique et de la déontologie tout en prenant en compte la sécurité et la sureté des professionnels de l’information.

Description du Cours : Les journalistes réalisant des reportages sur des zones dangereuses en proie à de violents conflits, au terrorisme, aux crimes transnationaux, etc. sont confrontés à de nombreux défis. Ces défis sont liés à la réalisation d’un travail excellent et éthique dans des terrains difficiles. Toutefois, travailler dans de telles zones offre aux journalistes la possibilité de contribuer de façon significative à la reconstruction de ces sociétés. Cela permet également d’offrir une vision et une perspective africaines des événements qui se déroulent sur le continent. Ce cours, le second offert de manière conjointe par la Commission de l’Union Africaine et l’Institut d’Etudes de Sécurité, mettra l’accent sur les défis de la sécurité humaine dans la région du Sahel et l’Afrique de l’Ouest en général. Cette formation se fait dans le cadre des efforts de l’Union Africaine dans la promotion de la paix, la sécurité et la justice dans la région du Sahel et en Afrique de l’ouest.

Ce cours mettra l’accent sur quatre grands domaines : 1) La qualité des reportages sur les zones dangereuses: Quels sont les meilleurs moyens pour réaliser des travaux d’enquête dans et sur les zones dangereuses ? Comment faire pour couvrir de telles zones tout en accordant une attention particulière aux groupes marginalisés et opprimés qui n’ont pas toujours la capacité d’attirer suffisamment l’attention sur leurs situations ? Qu’apporte la sensibilité aux groupes marginaux à la qualité générale du journalisme sur les zones dangereuses ? 2) L’éthique du reportage dans et sur les zones dangereuses : Comment peut-on protéger les personnes et autres sources d’information dans les zones dangereuses ? Pourquoi et comment obtenir un consentement préalable, informé et volontaire de la part des populations vulnérables et autres sources d’information ? 3) Le journalisme, acteur de la consolidation de la paix et de la prévention des conflits : Que signifie le journalisme en tant que acteur de la consolidation de la paix et de la prévention des conflits ? Quels sont les dangers posés par le journalisme à la paix et à la sécurité humaine ? Par quels moyens pratiques l’exercice du journalisme peut-il être transformé en outil de consolidation de la paix ? 4) Comment survivre dans les zones dangereuses ? : Quels sont les équipements les mieux adaptés au travail dans les zones dangereuses ? Comment sécuriser sa vie et ses équipements lors de reportages dans les zones dangereuses ?

Objectifs du cours: Le but de ce cours est d’améliorer la compréhension des participants sur la nature des conflits et les menaces qui sévissent sur le continent africain. Cette connaissance est particulièrement importante dans la mesure où elle permet d’assurer une plus profonde et une meilleure couverture des zones dangereuses. Le cours développera aussi les compétences éthiques et qualitatives du travail, contribuant ainsi à la consolidation de la paix dans les zones dangereuses. Cela procurera aux participants les connaissances pratiques pour couvrir les zones dangereuses sur le terrain It will give participants very practical skills on how cover dangerous zones on the ground. Enfin, il aidera les participants à créer des réseaux pour le partage de connaissances et d’informations relatives à la couverture médiatique des zones dangereuses.

Participants : Les journalistes ouest-africains qui réalisent ou souhaitent réaliser des reportages sur les zones dangereuses dans le Sahel et en Afrique de l’ouest en général sont invités à présenter leur candidature. La priorité sera accordée aux journalistes provenant des pays du Sahel. De même, la candidature des professionnels dont les fonctions impliquent la collaboration avec des organismes spécialisés dans la sécurité et la sureté, et/ou la réglementation du travail des journalistes dans les zones dangereuses est vivement encouragée.

Langue de travail : Le cours se déroulera en langue française uniquement. Il est donc indispensable que les participants aient un très bon niveau de français.

Prérequis : La délivrance du certificat à la fin du cours est soumise à une complète assiduité et participation aux séances.

Coût et Financement : Le Centre Africain de Formation pour la Paix et la Sécurité accordera une subvention à certains participants, couvrant les frais de déplacements, d’hébergement et de scolarité. Les subventions se feront en fonction de la situation financière et la motivation du candidat. Le déjeuner sera offert à tous les participants pendant la durée du cours.

Comment postuler : Merci de transmettre une lettre de motivation et un CV incluant vos coordonnées et celles d’une référence à Mme Samrawit Tsegaye, stsegaye@issafrica.org avant le 18 janvier 2013, avec la mention « Reportages » dans l’objet du courriel. Les candidatures ne portant pas cette mention en objet ne seront pas prises en compte. Les candidatures sont enregistrées au fur et à mesure qu’elles arrivent. Il est par conséquent, il est vivement conseillé de postuler au plus vite car le cours pourrait être complet avant la date limite.

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Semences de qualité et sécurité alimentaire au Sud-Soudan / La France aux côtés de la FAO pour améliorer les moyens d’existence des agriculteurs

ROME, Italie, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Un nouveau projet de développement agricole en République du Sud-Soudan aide les agriculteurs vulnérables à améliorer leurs moyens d’existence grâce à des semences de qualité qui permettent d’obtenir de meilleurs rendements.

Avec le soutien de la France, la FAO joint ses efforts à ceux du ministère de l’Agriculture du Sud-Soudan pour mettre en œuvre ce projet un an durant dans plusieurs provinces.

D’une valeur de plus de 612 000 dollars (500 000 euros), ce projet permettra de former les agriculteurs dans les domaines de la production, du stockage et de la commercialisation de semences et boutures de qualité pour ce qui a trait à différentes cultures de subsistance, notamment le sorgho, le maïs, le manioc et le niébé. Le projet permettra également d’augmenter la disponibilité des semences au grand bénéfice des agriculteurs les plus vulnérables du Sud-Soudan.

Des décennies de conflit et de déplacements de population ont perturbé l’accès des agriculteurs aux semences et boutures de qualité et érodé leur connaissance des techniques de production de semences. Ensemble, ces facteurs ont gravement affecté la productivité des cultures et les moyens d’existence des agriculteurs.

«Les semences sont d’une importance primordiale pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des agriculteurs du Sud-Soudan et des communautés rurales», a déclaré Sue Lautze qui dirige la Représentation de la FAO à Juba. «Bien que l’insécurité alimentaire soit largement diffuse, le pays est déterminé à assurer la sécurité alimentaire pour tous dès que possible et les semences sont une composante essentielle pour réaliser cette grande ambition.»

Le projet couvre plus de 5 000 ménages agricoles vulnérables, soit quelque 30 000 personnes, ainsi que 400 producteurs de semences. Les bénéficiaires, dont la moitié sont des femmes, vivent dans les provinces de l’Equatoria centrale, de l’Equatoria occidentale, des Lacs, du Bahr el-Ghazal occidental et du Bahr el-Ghazal septentrional.

Un besoin de réhabilitation

«Nous savons que le secteur semencier formel au Sud-Soudan est sous-développé et qu’il a désespérément besoin de réhabilitation», a déclaré Michael Legge, ministre de l’Agriculture et des Forêts de l’Equatoria centrale. «Le Sud-Soudan dépend largement des pays voisins pour les semences certifiées, ce qui est coûteux, alors que les agriculteurs comptent sur le secteur semencier informel».

Plus de 90 pour cent des paysans sud-soudanais continuent de dépendre du système semencier informel qui repose essentiellement sur les semences conservées à la ferme (42 pour cent), les réseaux sociaux (26 pour cent) et les marchés locaux (22 pour cent). En règle générale, les agriculteurs utilisent des semences conservées à plusieurs reprises d’une saison à l’autre, ce qui tend à éroder la pureté génétique des semences.

On estime que pour être bien approvisionnées en semences, les familles des agriculteurs doivent avoir accès à une quantité suffisante de graines de qualité acceptable et disponibles en temps opportun pour la plantation. Ces trois éléments essentiels de la sécurité semencière (accès, qualité et disponibilité) sont autant de motifs de préoccupation au Sud-Soudan.

L’amélioration de la capacité du pays à produire des semences de qualité permettrait d’injecter de l’argent dans l’économie locale et de diffuser une formation qui profiterait aux agriculteurs pour les années à venir.

Développer les capacités techniques

«Grâce à ce projet, la FAO vise non seulement à réduire le nombre de ménages touchés par l’insécurité alimentaire en améliorant la disponibilité et l’accès aux semences de qualité produites localement, mais également à améliorer les revenus et les compétences des producteurs de semences », a déclaré Joseph Okidi, expert de la FAO au Sud-Soudan.

Les capacités techniques en matière de production de semences de qualité, en particulier chez les jeunes et même au sein des administrations publiques, sont très limitées. Le projet comprendra l’organisation de foires aux semences, le développement des compétences au sein des entreprises de production de semences, la distribution d’intrants et des programmes de formation dans les fermes-écoles. Il permettra également d’augmenter la surface des terres consacrées à la multiplication des semences de qualité.

Une réussite

La FAO soutient le secteur semencier au Sud-Soudan depuis plusieurs années. En 2011, près de 5 000 ménages vulnérables, 513 producteurs de semences et 23 agents de vulgarisation ont bénéficié d’un projet similaire financé par la France.

«Grâce au soutien de la FAO, notre groupe d’agriculteurs a, dans un élan de solidarité, réuni assez d’argent pour acheter quatre taureaux. Nous les avons attelés par paire pour labourer nos champs», a indiqué Lou Marial, un agriculteur d’Adwel, comté de Rumbek Est dans la province des Lacs, qui a bénéficié du projet mis en œuvre en 2011.

«Nous avons réussi à élargir notre zone de production et nous nous attendons à une récolte bien plus importante cette année», a ajouté Lou Marial.

«C’est un réel plaisir de voir comment notre soutien a débouché sur une telle production de semences», a déclaré Laetitia Tremel, chargée de programme à l’Ambassade de France à Juba.

Le projet de 2011 a permis de produire plus de 350 tonnes de semences et boutures de qualité et injecté quelque 300 000 dollars dans l’économie locale.

Bien que le Sud-Soudan ait un énorme potentiel agricole, il est loin d’être en situation de sécurité alimentaire. Le secteur semencier est un outil essentiel pour éradiquer la faim et la FAO et le Gouvernement français ont travaillé de concert pour développer ce secteur durablement.

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L’AFRIQUE ET LE MOYEN-ORIENT ONT DOMINÉ LES ACTIVITÉS DU CONSEIL DE SÉCURITÉ EN 2012

NEW YORK, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Une année marquée aussi par le succès de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste

Le Conseil de sécurité, confronté depuis deux ans à des bouleversements dans le monde arabe, en particulier un bain de sang en Syrie et des mutations difficiles en Libye ou au Yémen, fut saisi en 2012 de nouvelles crises au Mali et à Gaza. Mais, il a également vu les efforts de stabilisation à long terme se concrétiser, comme l’achèvement du mandat de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT) ou la transition politique en Somalie.

Le Conseil de sécurité a poursuivi la mise en œuvre d’un « important programme de travail guidé par les principes et les objectifs inscrits dans la Charte des Nations Unies », conscient, ainsi qu’il le précise dans son rapport à l’Assemblée générale, de la « responsabilité principale qui lui incombe en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales ».

En 2012, le Conseil aura au total tenu 184 réunions publiques, contre 213 en 2011 et 182 en 2010. Les questions africaines auront fait l’objet de 85 d’entre elles. Le Conseil a adopté 53 résolutions, dont 40 concernant l’Afrique, et a publié 29 déclarations présidentielles.

Comme les années précédentes, il s’est efforcé d’aboutir au consensus sur les décisions prises, seuls quatre textes ayant donné lieu à un vote. La Syrie fut néanmoins un sujet majeur de division, avec deux projets de résolution rejetés par un veto de 2 de ses 5 membres permanents, la Chine et la Fédération de Russie.

En se rendant en mission en Haïti en février, en Afrique de l’Ouest (Libéria, Sierra Leone et Côte d’Ivoire) en mai, et au Timor-Leste en novembre, les membres du Conseil ont pu examiner de près la situation sur le terrain.

S’agissant de ce dernier pays, 10 ans après son indépendance, l’année 2012 aura été marquée, pour le Conseil, par la fin et le succès de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT).

Le Conseil a porté une attention particulière à la défense des institutions et de l’état de droit lorsque la paix et la stabilité se trouvaient compromises du fait d’une perturbation de l’ordre constitutionnel, particulièrement en Afrique.

Le continent africain, où se conjuguent problèmes politiques et humanitaires, est en effet, cette année encore, demeuré une source de préoccupation majeure pour le Conseil de sécurité.

Le Sahel a subi les répercussions d’une insurrection armée dans le nord du Mali et d’un coup d’État à Bamako au mois de mars, des défis exacerbés par la circulation des armes et des migrants en provenance de Libye et la présence de groupes terroristes dans cette vaste région. De nombreuses réunions aboutiront, en décembre, à la création de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) en vue de rétablir la souveraineté nationale du pays.

La Somalie a accompli sa transition politique avec l’élection d’un nouveau président en septembre. En revanche, les progrès enregistrés dans le processus de paix au Soudan, qui avait abouti en 2011 à la naissance de la République du Soudan du Sud, ont été suivis d’un regain de tension entre les deux pays sur les questions non résolues. De même, si des avancées ont été observées dans la mise en œuvre des derniers accords concernant le Darfour, celles-ci n’ont pas permis de mettre un terme aux combats et aux déplacements de personnes.

La République démocratique du Congo (RDC) a, quant à elle, connu une recrudescence des activités des insurgés, accompagnée de souffrances massives infligées aux populations civiles, à la suite d’une mutinerie lancée par le Mouvement du 23 mars (M23), composé d’ex-rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) réintégrés dans l’armée congolaise. La Guinée-Bissau, enfin, a été secouée par un coup d’État en avril, après que le Conseil eût été alerté sur le climat politique et les conditions de sécurité difficiles dans lesquels se déroulait le processus de transition politique.

En Syrie, toutes les initiatives diplomatiques sont restées vaines face à l’escalade de la violence entre les forces gouvernementales et l’opposition armée. Si, en avril, le Conseil a déployé des observateurs non armés pour contrôler un cessez-le-feu convenu dans le cadre du plan en six points de l’Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes, M. Kofi Annan, les combats n’auront jamais baissé en intensité, causant parmi la population civile des pertes innombrables.

Opposées à des mesures coercitives contre le régime de Damas, la Chine et la Fédération de Russie ont exercé par deux fois leur droit de veto, notamment contre un projet de résolution devant prolonger le mandat de la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS), dont l’expiration a eu lieu.

La situation en Syrie fut examinée lors des réunions d’information mensuelles sur le Moyen-Orient, consacrées également à la question palestinienne. Sur ce sujet, le statu quo aura été de mise tout au long de ces 12 mois, brisant l’élan d’une solution de deux États. La crise aura culminé en novembre avec une nouvelle offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza, décidée après des tirs incessants de roquettes palestiniennes contre Israël.

Par ailleurs, régulièrement pendant l’année, le Conseil a organisé un certain nombre de débats publics traitant de thèmes tels que la consolidation de la paix; la promotion et le renforcement de l’état de droit; la protection des civils ou le sort des enfants en période de conflit armé; les femmes, la paix et la sécurité.

Les problèmes de prolifération impliquant l’Iran et la République populaire démocratique de Corée (RPDC) ont également été abordés, souvent suite à la publication de rapports troublants sur les activités nucléaires des deux pays.

AFRIQUE

Mali et Sahel

– 10 séances publiques: 26 mars, 4 avril, 5 juillet, 11 juillet, 8 août, 17 septembre, 12 octobre, 5 décembre, 10 décembre, 20 décembre

– 3 résolutions: 2056, 2071, 2085

– 3 déclarations présidentielles: 26 mars, 4 avril, 10 décembre

Voir « Afrique de l’Ouest », « Libye »

L’insurrection armée dans le nord du Mali et le coup d’État survenu à Bamako au mois de mars, qui ont eu des répercussions bien au-delà des frontières du pays, auront constitué un sujet majeur de préoccupation du Conseil de sécurité pendant l’année 2012. Au terme de celle-ci, le Conseil créera une force internationale sous conduite africaine afin de rétablir la souveraineté malienne sur l’ensemble du territoire.

Dans la nuit du 21 au 22 mars, des soldats mutins prennent par la force le contrôle du pouvoir et annoncent la dissolution des institutions et la suspension de la Constitution. Le 26 mars, le Conseil, dans une déclaration présidentielle, condamne ces actes, demandant aux mutins de garantir la sûreté et la sécurité de toutes les personnalités officielles maliennes exigeant la libération immédiate de celles qui sont détenues.

Il se dit en outre « gravement préoccupé » par « l’insécurité et la rapide dégradation de la situation humanitaire dans la région du Sahel, que viennent compliquer la présence de groupes armés et de groupes terroristes, et leurs activités, ainsi que la prolifération d’armes en provenance de la région et d’ailleurs, et qui menacent la paix, la sécurité et la stabilité des États de la région ».

Dans une nouvelle déclaration présidentielle, le 4 avril, le Conseil condamne « les attaques et les pillages que continuent de mener des groupes rebelles dans le nord du Mali ». Il se dit alarmé par la présence dans la région du groupe terroriste Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), lequel, selon lui, « pourrait entraîner une déstabilisation accrue de la situation sécuritaire ». Le représentant malien lui demande d’aider son pays à trouver une « porte de sortie » à la crise.

Le 5 juillet, le Conseil, par la résolution 2056 (2012), définit la voie politique à suivre pour résoudre tous les aspects de la crise et demande l’élaboration d’une stratégie intégrée de l’ONU pour le Sahel. Il réaffirme également son rejet catégorique des déclarations du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) relatives à une prétendue « indépendance » du nord du Mali, les considérant comme nulles et non avenues.

La situation au Mali illustre les risques qui menacent une région du Sahel profondément, constate, le 11 juillet, le Représentant spécial du Secrétaire général, M. Said Djinnit, lors de la présentation du rapport du Secrétaire général sur le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA). Il déplore le fait qu’en dépit des efforts louables de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les arrangements transitoires, y compris l’adoption d’une feuille de route en vue de la tenue d’élections et de la restauration de l’intégrité territoriale du Mali, n’aient pas encore été consolidés.

« Complexe et multidimensionnelle », c’est ainsi que le Secrétaire général, lui-même, décrira, le 8 août, la crise au Mali, exprimant devant le Conseil son inquiétude. Compte tenu des derniers événements, « le Conseil de sécurité va peut-être devoir aller plus loin, dira-t-il. Pour l’observateur de l’Union africaine, « la gravité de la crise au Mali et les enjeux qu’elle comporte exigent la mobilisation de la communauté internationale et une coordination étroite des efforts ».

Le 17 septembre, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. Jeffrey Feltman, appellera les membres du Conseil de sécurité et la communauté internationale à soutenir les efforts des Nations Unies dans le développement d’une stratégie régionale intégrée pour le Sahel, englobant la sécurité, la gouvernance, le développement, les droits de l’homme et les dimensions humanitaires, telle que requise dans la résolution 2056 (2012), ainsi que sur le plan humanitaire.

Le 12 octobre, par sa résolution 2071 (2012), le Conseil de sécurité se déclare prêt à donner suite à la demande des autorités de transition du Mali tendant à ce qu’une force militaire internationale apporte son concours aux forces armées maliennes en vue de la reconquête des régions occupées du nord du pays.

M. Feltman insiste, le 5 décembre, sur les questions en suspens liées au déploiement d’une force internationale, tandis que le Mali, la CEDEAO et l’Union africaine exhortent le Conseil à autoriser rapidement une telle force. Une opération militaire pourrait être la solution de derniers recours afin de répondre aux éléments les plus extrémistes et restaurer l’intégrité territoriale du pays, dit-il, alors que, selon des estimations, 412 000 personnes ont été déplacées dans le nord.

Le 10 décembre, le Conseil entendra des représentants des principales parties prenantes à cette question, dont l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Sahel, M. Romano Prodi. « Nous ne pourrons réussir que si nous œuvrons, de manière unie, pour trouver un règlement politique à la crise dans la région », assurera ce dernier.

« Tous les signaux sont au rouge », expliquera, de son côté, le Secrétaire général, en citant l’instabilité politique, les activités terroristes, le trafic de drogues et la contrebande d’armes parmi les menaces à la paix et à la sécurité.

Dans une déclaration présidentielle, le Conseil soulignera la nécessité de faire rapidement face à la crise dans le nord du Mali selon une approche globale et stratégique et exhortera les organismes compétents des Nations Unies, ainsi que d’autres organisations internationales, régionales et sous-régionales à renforcer les capacités des États du Sahel.

Jugeant que la situation qui règne au Mali représente une menace pour la paix et la sécurité internationales, le Conseil, par la résolution 2085 (2012), autorisera, le 20 décembre, en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le déploiement, pour une période initiale d’une année, d’une force internationale sous conduite africaine afin de rétablir la souveraineté malienne sur l’ensemble du territoire.

Il s’agit là d’un « acte historique », réagira le Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale du Mali, M. Tieman Hubert Coulibaly. Selon les termes de la résolution 2085 (2012), la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) prendra toute mesure utile pour aider à reconstituer la capacité des Forces de défense et de sécurité maliennes et pour aider les autorités de Bamako à reprendre les zones du nord de son territoire.

République démocratique du Congo

– 7 séances publiques: 7 février, 12 juin, 27 juin, 19 octobre, 20 novembre, 21 novembre, 28 novembre

– 3 résolutions: 2053, 2076, 2078

– 1 déclaration présidentielle: 19 octobre

Voir « Organes subsidiaires »

La protection des civils contre les activités des groupes armés dans les provinces de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) a constitué une préoccupation majeure tout au long de l’année, en particulier avec la montée en force du Mouvement du 23 mars (M23).

Les insurgés ont ainsi pris la ville de Goma, le 20 novembre, incitant le Conseil, le jour même, à adopter la résolution 2076 (2012) exigeant du M23 son retrait immédiat de la cité, de stopper ses avancées et de déposer les armes de manière permanente. Il a également demandé au Secrétaire général de lui présenter, dans les jours suivants, un rapport sur les allégations de soutien extérieur sur lesquelles, il a prié la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) d’enquêter.

Dans un exposé, le Représentant spécial du Secrétaire général, M. Roger Meece, affirmait, le lendemain, que le M23 manifestait des « signes d’appui extérieur » et appelait la communauté internationale à faire preuve d’un engagement ferme soulignant la responsabilité de tous les États concernés.

Le Chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), qui présentait le rapport du Secrétaire général, insistait aussi sur l’importance de procéder à une réforme complète des secteurs sécuritaires et militaires en RDC. Il expliquait, enfin, que la situation sécuritaire dans le Nord-Kivu s’était détériorée de manière significative et que la crise humanitaire touchait des centaines de milliers de Congolais.

Une semaine plus tard, le 28 novembre, le Conseil, par sa résolution 2078 (2012), reconduisait jusqu’au 1er février 2014, en les élargissant dans certains cas, les sanctions prises à l’encontre du M23 et ses éventuels soutiens étrangers, ainsi que contre d’autres groupes armés sévissant dans l’est de la République démocratique du Congo.

La délégation de la République démocratique du Congo, se félicitait de cette décision, tandis que celle du Rwanda estimait que la mise en cause de son pays était injustifiée et qu’elle ne reposait sur aucun élément avéré. Le Conseil décidait en outre de reconduire, pour la même période, l’embargo sur les armes imposé par sa résolution 1807 (2008).

Lors de sa première séance d’information publique de l’année sur la RDC, le 7 février, le Chef de la MONUSCO avait mis l’accent sur les difficultés logistiques et organisationnelles rencontrées pendant la campagne des élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011.

Le 12 juin, M. Meece s’inquiétait de la mutinerie lancée en avril par des officiers de l’armée congolaise qui avaient été intégrés aux termes des accords conclus en 2009 et qui, notait-il, détériore gravement la sécurité dans le pays, en particulier dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Le Représentant spécial précisait que la MONUSCO avait déployé ses forces et intensifié ses opérations dans toute la zone touchée.

Deux semaines plus tard, le 27 juin, le Conseil, par la résolution 2053 (2012), prorogeait le mandat de la MONUSCO jusqu’au 30 juin 2013, réaffirmant que la protection des civils doit être la priorité et exhortant les autorités congolaises à réformer leur secteur de la sécurité de manière à se doter des organes chargés de la sécurité nationale et des institutions judiciaires démocratiques, responsables et professionnels.

Le 19 octobre, dans une déclaration présidentielle, il se déclarait « profondément préoccupé » par la détérioration des conditions de sécurité et la crise humanitaire dans l’est de la RDC du fait des activités militaires et de déstabilisation menées par des groupes armés, au premier desquels le M23 et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Somalie

– 12 séances publiques: 11 janvier, 22 février1, 22 février2, 5 mars, 15 mai, 25 juillet, 18 septembre, 16 octobre, 31 octobre, 7 novembre, 19 novembre, 21 novembre

– 6 résolutions: 2036, 2060, 2067, 2072, 2073, 2077

– 2 déclarations présidentielles: 5 mars, 19 novembre

Voir « Organes subsidiaires »

Outre la piraterie au large des côtes du pays et les menaces à la sécurité posées par le groupe Al-Chabab, les travaux du Conseil de sécurité sur la Somalie ont été largement dominés par l’achèvement de la transition politique, intervenu au mois d’août et concrétisé par l’élection d’un nouveau président.

Dès le 11 janvier, le Conseil a examiné le concept stratégique remanié de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), approuvé six jours plus tôt par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Au cours du débat, les délégations ont notamment exprimé leur profonde préoccupation face à la situation humanitaire catastrophique et à la famine dans le pays.

De son côté, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. B. Lynn Pascoe, a insisté sur les défis politiques à savoir la finalisation de la constitution, les élections législatives, l’extension du contrôle du Gouvernement sur les zones du sud de la Somalie, l’amélioration de la gouvernance et de la transparence, la création d’une fonction civile opérationnelle, et la relance de l’économie et des services sociaux.

À la veille de la Conférence internationale de Londres sur la Somalie, le 22 février, le Conseil, par la résolution 2036 (2012), a réaffirmé son soutien sans faille au Processus de paix de Djibouti et à la Charte fédérale de transition, lesquels définissent le cadre d’une solution politique durable, ainsi qu’à l’Accord de Kampala et à la feuille de route pour l’achèvement de la transition. Il a prié aussi l’Union africaine de porter l’effectif de l’AMISOM de 12 000 à un maximum de 17 731 hommes.

Au cours d’un débat ouvert sur la Somalie, le 5 mars, le Conseil a salué, dans une déclaration présidentielle, les avancées réalisées à la Conférence de Londres, lors de laquelle les participants se sont engagés à « assurer un appui international, des progrès dans le processus politique, la sécurité, une stabilité croissante, le développement économique et des mesures de lutte contre le terrorisme, la piraterie et la prise d’otages ».

Le Secrétaire général s’est félicité du « consensus trouvé à Londres selon lequel le mandat des Institutions fédérales de transition devra s’achever en août 2012 et que la période de transition ne devra plus être prorogée ».

« La Somalie est entrée dans la « phase la plus critique » de la fin de la transition, observait, le 15 mai, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie, M. Augustine P. Mahiga. « Des avancées considérables ont été obtenues dans la préparation de cette échéance », ajoutait-il, en présentant le rapport de M. Ban Ki-moon, en présence du Président du Gouvernement fédéral de transition, M. Sharif Sheikh Ahmed. Ce dernier réaffirmait l’engagement de la Somalie en faveur de la feuille de route, notamment la rédaction et la ratification de la constitution.

Au mois d’août, les Somaliens franchissaient les derniers jalons menant à la fin de la période de transition, entamée il y a huit ans. L’Assemblée nationale constituante ayant été formée, adoptait la Constitution provisoire. L’élection présidentielle eut lieu le 10 septembre, assurant la victoire de M. Hassan Sheikh Mohamud.

Les derniers mois ont été « pleins de revers, mais également caractérisés par de gigantesques efforts » de la part des acteurs somaliens et internationaux, afin, notamment, de faire avancer la prochaine phase de consolidation de la paix, indiquait le Secrétaire général, dans son rapport sur la Somalie.

Le 18 septembre, le Conseil constatait la fin de la transition. Il importe que les nouvelles autorités somaliennes « mettent au point, en consultation avec leurs partenaires, un programme définissant les priorités de l’après-transition et renforcent les relations de la Somalie avec les organes régionaux », insistait-il dans sa résolution 2067 (2012).

Le 16 octobre, M. Mahiga rappelait que la Somalie avait plus que jamais besoin de l’assistance de la communauté internationale pour relever les défis en matière de sécurité, de relance économique et de secours humanitaire. Au cours du débat, les délégations qualifiaient de « pas dans la bonne direction » les « six piliers » définis par le Président Mohamud, à savoir l’instauration de l’état de droit; la relance économique; la construction de la paix par la réconciliation nationale; le rétablissement des services publics, la santé, l’éducation et l’environnement; l’établissement de liens de coopération en redorant l’image du pays; et l’unité et l’intégrité du pays.

Le 7 novembre, le Conseil, par la résolution 2073 (2012), autorisait les États membres de l’Union africaine à maintenir jusqu’au 7 mars 2013 le déploiement de l’AMISOM, dont l’une des tâches principales consistera à faire reculer la menace que représentent Al-Chabab et les autres groupes d’opposition armés, afin d’instaurer dans tout le pays des conditions propices à une gouvernance effective et légitime.

En raison des « circonstances exceptionnelles » dans la ville de New York après le passage de l’ouragan Sandy, qui avaient entraîné la fermeture du Siège de l’ONU, le Conseil n’avait, le 31 octobre, par la résolution 2072 (2012), autorisé une telle prolongation de mandat que d’une semaine seulement.

S’agissant de la piraterie au large des côtes de la Somalie et dans d’autres États de la région, le Conseil de sécurité s’est penché, le 22 février, sur la possibilité de créer des juridictions spécialisées pour juger les personnes soupçonnées de s’y livrer. La Secrétaire générale adjointe aux affaires juridiques et Conseillère juridique, Mme Patricia O’Brien, qui présentait le rapport du Secrétaire général, a indiqué que les pays de la région s’y opposaient.

Le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), M. Yuri Fedotov, a prôné, quant à lui, une approche interinstitutions plus ferme qui tienne compte non seulement des aspects judiciaires et de respect de l’état de droit, mais aussi des causes sous-jacentes de la piraterie.

Au cours d’un nouveau débat sur le sujet, le 19 novembre, le Conseil, dont ses membres s’étaient félicités d’une réduction de la criminalité en mer, à la lumière du dernier rapport du Secrétaire général, présenté par le Vice-Secrétaire général, M. Jan Eliasson, a insisté sur la nécessité d’adopter une approche globale afin d’éliminer durablement la piraterie et ses causes sous-jacentes.

Suite à la déclaration présidentielle qu’il avait alors adoptée, le Conseil, le 21 novembre, par la résolution 2077 (2012), priait les autorités somaliennes d’adopter sans plus tarder un ensemble complet de textes législatifs visant à combattre la piraterie et de déclarer une zone économique exclusive, conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

Par ailleurs, le 25 juillet, le Conseil, par la résolution 2060 (2012), avait prorogé jusqu’au 25 août 2013 le mandat du Groupe de contrôle sur la Somalie et l’Érythrée, deux pays frappés par un régime de sanctions qui comprennent, notamment, un embargo sur les armes.

Libye

– 10 séances publiques: 25 janvier, 29 février, 7 mars, 12 mars, 10 mai, 16 mai, 18 juillet, 12 septembre, 7 novembre, 8 novembre

– 1 résolution: 2040

Voir « Afrique de l’Ouest », « Coopération entre l’ONU et les organisations régionales et sous-régionales au maintien de la paix et de la sécurité internationales », « Organes subsidiaires »

La Libye, lancée sur la voie démocratique, est restée la proie d’affrontements armés et de violences sporadiques, notamment une attaque meurtrière, en septembre, contre la mission diplomatique américaine à Benghazi, qui a fait quatre morts, dont l’Ambassadeur Christopher Stevens. Malgré des élections en juillet et la formation d’un nouveau gouvernement en octobre, la situation sécuritaire illustre ainsi les défis auxquels doit faire face le pays.

Ces défis ont fait l’objet de 10 réunions publiques du Conseil, y compris celle, le 12 mars, où fut adoptée la résolution 2040 (2012) prorogeant d’un an le mandat de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) et révisant le régime des sanctions lié à l’embargo sur les armes et modifiant le mandat du Groupe d’experts.

Le Conseil a en outre entendu deux exposés du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), le 16 mai et le 7 novembre, M. Luis Moreno-Ocampo et son successeur, Mme Fatou Bensouda, affichant leur préoccupation face à l’impunité des auteurs de crimes pendant le conflit 2011 qui a conduit à la chute de Mouammar Kadhafi, et faisant le point sur les procédures en cours à l’encontre de Saif al-Islam Qadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen, et de l’ancien chef des services de sécurité du pays, Abdullah Al-Senussi.

Dès le 25 janvier, un tableau de la situation en Libye avait été dressé par le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MANUL, M. Ian Martin, et la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Mme Navi Pillay. Le premier avait en particulier mis l’accent sur les graves problèmes sécuritaires, tandis que la seconde avait alerté le Conseil sur la situation très préoccupante des droits de l’homme dans le pays. Mme Pillay avait toutefois salué la priorité accordée par les autorités au processus de justice transitionnelle.

Le 29 février, M. Martin indiquait que le premier anniversaire du début de la révolution en Libye avait été célébré, 12 jours plus tôt, de manière pacifique. Après avoir fait le point sur les progrès accomplis en ce qui concerne les élections, la sécurité, les droits de l’homme et la situation humanitaire, le délégué de la Libye a, quant à lui, demandé un appui renforcé des Nations Unies pour rétablir l’état de droit dans son pays.

Le Représentant spécial, qui est revenu, le 7 mars, devant le Conseil pour présenter le rapport du Secrétaire général, a plaidé pour une approche adaptée aux besoins et aux particularités de la Libye. De son côté, le Premier Ministre libyen, M. Aburrahim El-Keib, a renouvelé l’engagementde son pays à respecter ses obligations internationales. « Je suis fier de dire devant le Conseil que nous allons organiser les premières élections libres dans les temps impartis », a-t-il ainsi annoncé.

Avec ce scrutin, le premier dans le pays depuis 45 ans, a observé M. Martin le 10 mai, la Libye s’apprête à « franchir une étape clef de sa transition démocratique ».

« Le peuple libyen s’avance maintenant d’un pas assuré vers la reconstruction du pays et l’avènement d’un État moderne », assurait ainsi le délégué libyen, le 18 juillet, soit 11 jours après les élections. Le Représentant spécial, pour sa part, expliquait que les nouveaux dirigeants politiques devaient désormais conclure un accord sur la formation d’un nouveau gouvernement et sur le processus d’élaboration d’une nouvelle constitution, la question la plus urgente étant « de parvenir à un gouvernement d’union nationale ».

L’attaque perpétrée le 11 septembre contre la mission diplomatique des États-Unis à Benghazi sera fermement condamnée par les Nations Unies, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. Jeffrey Feltman, soulignant devant le Conseil, le lendemain, que l’Organisation rejetait la diffamation des religions sous toutes ses formes, mais qu’ « aucune violence, telle que celle qui a éclaté à Benghazi, ne saurait être justifiée ». « Hier, le monde a vu un triste rappel des défis que rencontrent non seulement les Libyens mais aussi ceux qui, au sein de la communauté internationale, sont engagés dans l’appui aux efforts de transformation de la Libye », affirmait-il.

Après la formation d’un nouveau gouvernement, le 31 octobre, le nouveau Représentant spécial, M. Tarek Mitri, constatait, le 8 novembre, en présentant le dernier rapport du Secrétaire général, que si le pays était sur la voie de la stabilisation, les défis, sans être insurmontables, ne devraient pas être sous-estimés pour autant.

Soudan et Soudan du Sud

– 16 séances publiques: 11 janvier, 17 février, 6 mars, 12 avril, 26 avril, 2 mai, 17 mai, 5 juin, 5 juillet, 24 juillet, 31 juillet, 31 août, 24 octobre, 16 novembre, 28 novembre, 13 décembre

– 6 résolutions: 2035, 2046, 2047, 2057, 2063, 2075

– 3 déclarations présidentielles: 6 mars, 12 avril, 31 août

Voir « Organes subsidiaires »

Le Conseil de sécurité a suivi attentivement le différend qui a continué d’opposer le Soudan et le Soudan du Sud après l’accession de ce dernier pays à l’indépendance, en juillet 2011. Ce sujet de profonde préoccupation s’est ajouté aux tensions dans la province soudanaise du Darfour et au retard pris dans la mise en œuvre du processus de paix de Doha.

Le 11 janvier, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, M. Hervé Ladsous, s’est s’inquiété de l’impasse dans laquelle se trouvaient les pourparlers sur la mise en œuvre du Document de Doha pour la paix au Darfour. Venu présenter le rapport du Secrétaire général sur l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD), il a fait part également de la dégradation de la situation sur le plan de la sécurité et dans le domaine humanitaire au Darfour, en particulier dans le nord.

Le 26 avril, M. Ladsous appelait les parties signataires du Document de Doha à mettre en œuvre leurs engagements. Dans son rapport, le Secrétaire général se félicitait de la création de l’Autorité régionale pour le Darfour, laquelle « constitue une étape importante dans la mise en œuvre du Document de Doha, de l’établissement de la Commission nationale des droits de l’homme et de la nomination d’un procureur du Tribunal pénal spécial sur les événements du Darfour ».

Le 24 juillet, le Représentant spécial conjoint de l’Union africaine et de l’ONU pour le Darfour, M. Ibrahim Gambari, reconnaissait, lors de la présentation du rapport du Secrétaire général, que des progrès avaient été accomplis sur le terrain, tout en déplorant certains incidents.

Trois mois plus tard, le 24 octobre, le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, M. Edmond Mulet, s’inquiétait du retard dans le processus de paix au Darfour. Il indiquait également que la situation sécuritaire au Darfour, en particulier au Nord-Darfour, s’était également détériorée au cours des semaines précédentes.

Comme l’avait soulevé le représentant du Soudan du Sud au cours de la réunion du 11 janvier, les problèmes de cette région ne sont pas complètement isolés des autres défis auxquels font face « les deux Soudan ». Il avait cité, notamment, la situation dans les États du Kordofan méridional et du Nil bleu.

Le 6 mars, dans une déclaration présidentielle, le Conseil s’est déclaré profondément préoccupé par les violences transfrontières répétées signalées entre le Soudan et le Soudan du Sud, dont les mouvements de troupes, le soutien à des forces supplétives et les bombardements aériens. L’intensification du conflit entre les deux pays a donné lieu à une nouvelle déclaration présidentielle, le 12 avril. Le Conseil a exigé que « toutes les hostilités cessent complètement, immédiatement et sans conditions ».

Par la résolution 2046 (2012) et en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le Conseil a, le 2 mai, décidé que le Soudan et le Soudan du Sud prendraient des mesures pour un arrêt des hostilités et le retrait « sans conditions » de toutes leurs forces armées de leur côté de la frontière. De même, les deux pays devront reprendre les négociations sans conditions, sous les auspices du Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’Union africaine.

Dans une déclaration présidentielle, le 31 août, le Conseil accueillait avec satisfaction les progrès accomplis par les deux Gouvernements dans leurs négociations.

Le 28 novembre, en commentant le rapport du Secrétaire général sur la Mission des Nations Unies en République du Soudan du Sud (MINUSS), M. Ladsous s’inquiétait des lenteurs dans l’édification d’une société apaisée et démocratique dans le pays.

« Seuls le règlement du statut d’Abyei et la démarcation de la frontière permettront une paix durable avec le Soudan », estimait, pour sa part, le représentant du Soudan du Sud. Le Secrétaire général adjoint relevait que, deux mois après la signature des accords de coopération du 27 septembre à Addis-Abeba, les tensions entre les deux pays avaient incontestablement diminué.

Le 31 juillet, le Conseil avait adopté la résolution 2063 (2012) reconduisant le mandat de la MINUAD pour une nouvelle période de 12 mois. Le mandat de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA) avait été prorogé de six mois à deux reprises, la première fois le 17 mai, par la résolution 2047 (2012), la seconde, le 16 novembre, par la résolution 2075 (2012).

Le 5 juillet, par la résolution 2057 (2012), le Conseil prorogeait le mandat de la MINUSS jusqu’au 15 juillet 2013. Enfin, 17 février, la résolution 2035 (2012) prorogeait d’un an le mandat du Groupe d’experts chargé de surveiller les sanctions sur les armes, les déplacements et les avoirs financiers imposées aux individus et entités non gouvernementales opérant au Darfour.

Par ailleurs, le 5 juin, puis le 13 décembre, le Procureur sortant de la Cour pénale internationale (CPI), M. Luis Moreno-Ocampo, et son successeur, Mme Fatou Bensouda, ont déploré le fait qu’aucun progrès n’eût permis l’arrestation des quatre personnes recherchées par la Cour, dont le Président soudanais Omar Al-Bashir. Lors de ces deux réunions, le représentant du Soudan a répliqué que la saisine de la Cour n’était pas légitime.

Afrique de l’Ouest

– 5 séances publiques: 16 janvier, 27 février, 29 février, 31 mai, 11 juillet

– 1 résolution: 2039

Voir « Côte d’Ivoire », « Guinée-Bissau », « Libéria », « Libye », « Mali et Sahel », « Sierra Leone »

Une évolution régionale « positive », mais menacée par le terrorisme, la crise libyenne et le trafic de drogues. C’est ainsi que le 16 janvier, le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA), M. Said Djinnit, décrivait la situation dans la sous-région.

Le Représentant spécial appelait cependant à rester vigilant. Comme l’ont montré les événements en Guinée-Bissau, « les pays de la sous-région ne sont pas à l’abri d’incidents susceptibles de remettre en cause les progrès réalisés dans la consolidation de la paix, de la démocratie et de la stabilité », affirmait-il, exprimant aussi son inquiétude face à la montée en puissance des activités du groupe Boko Haram au Nigéria.

Le 27 février, de nombreuses délégations ont mis l’accent sur la nécessité d’un front uni pour lutter contre la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée, appuyant les recommandations formulées par la mission d’évaluation chargée par le Secrétaire général d’apporter des réponses nationales et régionales à cette menace.

Le surlendemain, par la résolution 2039 (2012), le Conseil appelait à l’élaboration d’une « stratégie régionale de lutte contre la piraterie » et à la création d’un « mécanisme multinational et transrégional couvrant toute la région du golfe ». Dans cette perspective, il exhortait les États du golfe de Guinée à œuvrer, par l’intermédiaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Commission du golfe de Guinée (CGG), à la convocation d’un sommet.

Du 18 au 24 mai, le Conseil de sécurité a mené une mission au Libéria, en Côte d’Ivoire et en Sierra Leone, au cours de laquelle il a pu constater les progrès réalisés et examiner de près les questions liées à l’avenir des missions de maintien de la paix des Nations Unies en Afrique de l’Ouest, à la sécurité et à l’état de droit, aux réfugiés, au trafic de drogues, au chômage des jeunes et aux litiges fonciers. Le compte rendu de cette mission fut présenté le 31 mai par les représentants des États-Unis, de la France et de l’Afrique du Sud.

Le 11 juillet, le Conseil entendait à nouveau M. Djinnit, qui avait observé une situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest fragile, en dépit des progrès réalisés dans la voie de la démocratie et de la paix, soulignant en particulier les enjeux régionaux de la situation au Mali. Il relevait que l’insurrection armée dans le nord du pays et le coup d’État survenu à Bamako au début de 2012 avaient des répercussions bien au-delà des frontières du pays.

Côte d’Ivoire

– 4 séances publiques: 26 janvier, 26 avril, 18 juillet, 26 juillet

– 2 résolutions: 2045, 2062

Voir « Afrique de l’Ouest »

La Côte d’Ivoire, un des trois pays visités par le Conseil de sécurité lors de sa mission en Afrique de l’Ouest au mois de mai, a poursuivi ses efforts avec succès sur la voie du retour à la normale depuis la fin de la violente crise née de l’élection présidentielle de 2010.

Dès le 26 janvier, le Représentant spécial, M. Albert Gerard Koenders, a ainsi mis l’accent sur les progrès considérables accomplis par le Gouvernement ivoirien, sans pour autant cacher les nombreux défis en matière de sécurité et de réconciliation nationale,

Estimant que la situation en Côte d’Ivoire continuait de menacer la paix et la sécurité dans la région, le Conseil a, le 26 avril, par la résolution 2045 (2012), reconduit jusqu’au 30 avril 2013, en les modifiant, les sanctions relatives aux armes et aux diamants, ainsi que le mandat du Groupe d’experts créé en 2004.

Le 18 juillet, le Représentant spécial a rappelé que la situation sécuritaire s’était gravement détériorée le mois précédent quand sept Casques bleus nigériens avaient été tués près de la frontière. M. Koenders a néanmoins confirmé l’évolution positive du pays en matière de paix, de stabilité et de développement avec, notamment l’entrée en fonctions de l’Assemblée nationale en avril, l’initiative portant sur l’instauration d’un dialogue avec l’opposition, et les dispositions visant à assurer le redressement économique et la sécurité.

Tout en demandant le renouvellement du mandat de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), le délégué de la Côte d’Ivoire a, quant à lui, exhorté le Conseil à ne pas réduire la taille de la mission comme l’avait recommandé le Secrétaire général dans son rapport. Cela risquerait, a-t-il prévenu, de créer un vide sécuritaire.

Pour montrer son soutien constant au processus de paix, le Conseil a, le 26 juillet, par la résolution 2062 (2012), prorogé jusqu’au 31 juillet 2013 le mandat de l’ONUCI et réduit sa composante militaire, tout en maintenant les effectifs des composantes police et douanes aux niveaux précédemment autorisés.

Libéria

– 3 séances publiques: 11 septembre, 17 septembre, 12 décembre

– 2 résolutions: 2066, 2079

Voir « Afrique de l’Ouest »

Les efforts entrepris par le Gouvernement libérien en vue d’assurer la réforme du secteur de la sécurité, la réconciliation nationale, le contrôle des frontières et d’autres domaines cruciaux ont fait l’objet de trois réunions publiques.

Au cours de la première d’entre elles, le 11 septembre, la Représentante spéciale du Secrétaire général et Coordonnatrice des opérations des Nations Unies au Libéria (MINUL), Mme Karin Landgren, a estimé que le pays était en train d’écrire une « véritable histoire à succès ».

« Depuis 2003, le Libéria est passé d’un État en déliquescence à un État engagé sur la voie de la démocratie et de la paix durable, qui peut désormais songer à exploiter son potentiel économique », a-t-elle dit, en ajoutant que la MINUL devait maintenant trouver un équilibre entre son retrait progressif et la nécessité de continuer son appui dans des domaines essentiels.

Le 17 septembre, le Conseil de sécurité prorogeait le mandat de la MINUL jusqu’au 30 septembre 2013. Par la résolution 2066 (2012), il approuvait également la recommandation du Secrétaire général de rapatrier quatre bataillons d’infanterie et les unités de soutien qui s’y rattachent, soit au total quelque 4 200 hommes.

Par ailleurs, le Conseil a reconduit, le 12 décembre, pour une nouvelle période d’un an, son dispositif de sanctions à l’encontre du Libéria. Par la résolution 2079 (2012), il a aussi renouvelé, pour la même durée, le mandat du Groupe d’experts créé en vertu de sa résolution 1903 (2009), qu’il a amendé.

Guinée-Bissau

– 6 séances publiques: 28 mars, 19 avril, 21 avril, 7 mai, 18 mai, 26 juillet

– 1 résolution: 2048

– 1 déclaration présidentielle: 21 avril

Voir « Afrique de l’Ouest »

Entre les deux tours d’une élection présidentielle anticipée, le 28 mars, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Guinée Bissau, M. Joseph Mutaboba, a attiré l’attention du Conseil de sécurité sur le climat politique et les conditions de sécurité difficiles dans lesquels se déroulait le processus de transition politique, dont l’objectif était de rétablir intégralement l’ordre constitutionnel.

M. Mutaboba a également expliqué que la mort du Président Malam Bacai Sanhá, survenue le 9 janvier, avait constitué un coup très dur pour la mise en œuvre des programmes de consolidation de la paix en Guinée-Bissau.

Le 12 avril, le pays fut confronté à un coup d’État militaire, avec l’arrestation du Président intérimaire Raimundo Pereira et du Premier Ministre Carlos Gomes Júnior, dans la capitale, Bissau, désormais quadrillée par les soldats.

Le 19 avril, M. Mutaboba déplorait l’impact du renversement de l’ordre constitutionnel sur la réforme du secteur de la sécurité, tandis que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les pays lusophones soulignaient l’urgence de régler cette crise.

Deux jours plus tard, le 21 avril, le Conseil condamnait vigoureusement le coup d’État et rejetait la création inconstitutionnelle du Conseil national de transition par les dirigeants militaires et leurs partisans. Dans sa déclaration présidentielle, il exigeait la libération immédiate et sans conditions des deux dirigeants du pays et de tous les autres responsables détenus.

Lors d’un autre exposé du Représentant spécial, le 7 mai, la CEDEAO a présenté ses propositions pour sortir la Guinée-Bissau de la crise, dont l’instauration d’une période de transition de 12 mois. Ce dernier point fut rejeté par le Ministre des affaires étrangères de la Guinée-Bissau, au motif qu’il légitimait le coup d’État.

Le 18 mai, le Conseil exhortait le « commandement militaire » à prendre des mesures immédiates pour rétablir et respecter l’ordre constitutionnel, y compris un processus électoral démocratique. Par la résolution 2048 (2012), il imposait également une interdiction de voyager à ces personnes et créa un comité des sanctions.

Trois mois après le coup d’État, le 26 juillet, M. Mutaboba avertissait qu’outre une fracture politique dans le pays, les partenaires internationaux de la Guinée-Bissau étaient également profondément divisés au sujet du processus de transition politique dans ce pays. Ce clivage, a-t-il mis en garde, risque de s’aggraver si les parties prenantes ne lancent pas un dialogue pour trouver une issue à l’impasse politique.

Sierra Leone

– 6 séances publiques: 22 mars, 11 avril, 11 septembre, 12 septembre, 9 octobre, 30 novembre

– 1 résolution: 2065

– 3 déclarations présidentielles: 11 avril, 9 octobre, 30 novembre

Voir « Afrique de l’Ouest »

Les discussions du Conseil de sécurité sur la Sierra Leone, une décennie après une guerre civile brutale qui avait ravagé le pays, ont essentiellement porté sur les élections présidentielle, législatives, locales et de district du 17 novembre, décisives pour la consolidation de la paix, et sur la nécessité de surmonter les difficultés à obtenir des résultats justes et transparents.

Le 30 novembre, dans une déclaration présidentielle, le Conseil a, ainsi, pu féliciter le pays d’avoir mené à bien ces élections, soulignant que celles-ci et l’acceptation de leurs résultats par le plus grand nombre constituaient un « jalon décisif sur la voie de la consolidation de la paix en Sierra Leone ». Il a en outre exhorté toutes les parties à « régler tous les différends de manière pacifique par les moyens légaux appropriés, dans le respect des lois sierra-léonaises ».

Deux mois et demi plus tôt, le 12 septembre, le Conseil avait prorogé jusqu’au 31 mars 2013 le mandat du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Sierra Leone (BINUCSIL). Dans sa résolution 2065 (2012), il avait également prié le Secrétaire général de dépêcher une mission d’évaluation technique inter-institutions, chargée de lui présenter d’ici au 15 février 2013 des propositions détaillées et un calendrier pour la relève, le retrait et la stratégie de désengagement du BINUCSIL.

La veille, le Représentant exécutif du Secrétaire général en Sierra Leone, M. Jens Anders Toyberg-Frandzen, avait informé le Conseil des « progrès continus » réalisés par le pays au cours des 10 dernières années, en insistant à nouveau sur l’importance du scrutin du 17 novembre.

Son prédécesseur, M. Michael von der Schulenburg, avait, le 22 mars, expliqué le défi majeur que représentait la tenue de ces élections, tout en exprimant ses préoccupations au sujet de l’armement des unités paramilitaires de la police, de plusieurs incidents violents et du retard pris par le Gouvernement dans l’accomplissement de tâches dans certaines étapes du processus démocratique.

Les craintes sur des importations massives d’armes ont été apaisées le 11 avril, lorsque le Conseil, grâce à sa déclaration présidentielle, a pris note d’une clarification du Gouvernement sierra-léonais faite quelques jours plus tôt selon laquelle celles-ci étaient destinées aux forces de police. De même, en vue de « renforcer la cohésion nationale » et de « favoriser un climat propice à la tenue d’élections transparentes, libres et régulières », le Conseil a appelé le Gouvernement et tous les partis politiques à « engager un dialogue constructif et ouvert ».

Par ailleurs, le 9 octobre, le Conseil a réaffirmé son ferme soutien au Tribunal spécial pour la Sierra Leone après avoir entendu la Présidente et la Procureure de cette instance. Dans une déclaration présidentielle, il a relevé en particulier la contribution que le Tribunal spécial a apportée au renforcement de la stabilité dans l’ensemble de la sous-région, ainsi qu’à la lutte contre l’impunité.

Burundi

– 1 séance publique: 5 juillet

Le Conseil de sécurité n’a consacré qu’une seule réunion publique au Burundi, qui a célébré en 2012 le cinquantième anniversaire de son indépendance.

Lors de son exposé, le 5 juillet, la Représentante spéciale du Secrétaire général, Mme Karin Landgren, a confirmé les avancées accomplies par ce pays vers la paix, la stabilité et le développement. Le Burundi, qui subit le poids des « années sombres » qu’il a vécues il y a moins de 20 ans, se trouve à une « croisée des chemins », a-t-elle estimé.

Mme Landgren a affirmé que le pays était « resté exempt de violence à grande échelle », et que le Gouvernement burundais avait pu consolider la sécurité sur l’ensemble du territoire.

République centrafricaine

– 1 séance publique: 6 juin

Après des décennies marquées de crises politiques et sécuritaires, la République centrafricaine est arrivée à un « point critique » et son avenir dépend de l’appui soutenu de la communauté internationale. Aujourd’hui quelque 75 000 centrafricains sont toujours déplacés et vivent dans des conditions précaires. La population centrafricaine est en danger constant du fait de la vulnérabilité extrême de ce pays.

C’est pourquoi, la Représentante spéciale du Secrétaire général, Mme Margaret Aderinsola Vogt, a, le 6 juin, invité le Conseil de sécurité à sensibiliser la communauté internationale aux besoins urgents du pays. Mme Vogt, qui dirige également le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), a jugé essentiel de « continuer d’utiliser l’élan, créé récemment sur les fronts politique, sécuritaire et du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration (DDR) ».

La dynamique de paix entre le Gouvernement et les groupes politico-militaires offre une chance réelle de stabilisation du pays, a-t-elle déclaré, en présentant le rapport du Secrétaire général sur la situation dans le pays.

Sahara occidental

– 1 séance publique: 24 avril

– 1 résolution: 2044

Le Conseil de sécurité a, le 24 avril, prorogé le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) jusqu’au 30 avril 2013.

Par la

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BAN KI-MOON SALUE L’AIDE APPORTÉE AU MALI PAR DES PARTENAIRES BILATÉRAUX ET SOULIGNE L’URGENCE DE L’APPLICATION DE TOUS LES ASPECTS DE LA RÉSOLUTION 2085

NEW YORK, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général suit de près la situation au Mali. Il s’est entretenu, samedi, avec le Président de la Côte d’Ivoire et Président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), M. Alassane Ouattara, qui lui a fait part de la tenue du prochain sommet de la CEDEAO, le 19 janvier à Abuja, et des projets de déploiement de forces militaires de plusieurs de ses États membres. Hier, le Secrétaire général s’est entretenu avec le Ministre des affaires étrangères de la France, M. Laurent Fabius, qui l’a informé des opérations militaires françaises entreprises pour répondre à la demande urgente du Mali.

Le Secrétaire général se félicite que des partenaires bilatéraux répondent à l’appel lancé par le Mali, à la demande et avec l’accord de ce pays, en vue de fournir une assistance lui permettant de faire face à l’avancée vers le sud de groupes terroristes armés. Plusieurs pays, qui ont la capacité d’aider le Mali, lui fournissent actuellement une assistance. Le Secrétaire général espère que ces mesures contribueront à contrecarrer la dernière offensive, tandis que les efforts se poursuivent en vue d’appliquer pleinement la résolution 2085 (2012) du Conseil de sécurité visant le retour à l’ordre constitutionnel du Mali et à son intégrité territoriale.

Ces derniers évènements soulignent l’urgence de la mise en œuvre de tous les aspects de la résolution, notamment le soutien à apporter aux efforts de médiation de la CEDEAO, l’élaboration d’une feuille de route consensuelle pour la transition et le soutien à la MISMA et aux Forces de défense maliennes.

En outre, les préparatifs se poursuivent en vue de déployer prochainement à Bamako une équipe multidisciplinaire des Nations Unies, afin de permettre à l’ONU de répondre à la demande de soutien formulée par les autorités maliennes, notamment en ce qui concerne le processus politique et la situation en matière de sécurité. Parallèlement, le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique de l’Ouest, M. Said Djinnit, poursuit ses consultations dans la sous-région, dans le cadre des efforts déployés en vue d’accélérer la mise en œuvre de la résolution 2085 du Conseil de sécurité. Il a rencontré aujourd’hui, à Abuja, le Président de la Commission de la CEDEAO, M. Kadré Desiré Ouédraogo. Il a aussi rencontré le Ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, M. Djibrill Bassolé, et doit se rendre à Bamako dans les prochains jours afin de discuter avec les dirigeants maliens.

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Somalie: Communiqué de presse la 350ème réunion du conseil de paix et de sécurité

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 350ème réunion tenue le 14 janvier 2013, a examiné la situation en Somalie et a adopté la décision qui suit:

Le Conseil,

1. Prend note du rapport de la Présidente de la Commission sur la situation en Somalie [PSC/PR/2.(CCCL)], de la communication faite par le Commissaire à la Paix et à la Sécurité, de la mise à jour apportée par Professeur Ibrahim Gambari, chef de l’Équipe de revue de l’UA, sur les progrès accomplis à ce jour dans la revue de la Mission de l’UA en Somalie (AMISOM) et du mandat de l’AMISOM, conformément au communiqué de presse adopté lors de sa 337ème réunion, tenue le 11 octobre 2012, ainsi que des communications faites par le représentant de la Somalie, la Commissaire aux Affaires politiques et le Représentant spécial de la Présidente de la Commission pour la Somalie. Le Conseil prend également note des communications faites par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Somalie et le Représentant de l’Union européenne ;

2. Se félicite des progrès continus accomplis en Somalie aussi bien sur le front politique que militaire. Le Conseil réitère son soutien aux efforts déployés par le Gouvernement somalien, ainsi que son appréciation aux forces somaliennes et à l’AMISOM pour les avancées qui continuent d’être enregistrées sur le terrain;

3. Réitère son appel aux États membres et aux partenaires internationaux pour qu’ils apportent le soutien nécessaire à la stabilisation et à la reconstruction post-conflit en Somalie et soient guidés dans leur action par le cadre de développement prioritaire arrêté par le Gouvernement somalien. Le Conseil appelle les Somaliens à persévérer dans leurs efforts;

4. Félicite la Commission pour les mesures prises dans le cadre de la revue de l’AMISOM et de son mandat. Le Conseil se félicite des larges consultations entreprises par l’Équipe de revue, sous la direction du Professeur Ibrahim Gambari, ainsi que de l’accent mis sur la nécessité d’une stratégie globale à l’échelle de la Commission en appui à la Somalie;

5. Prend note des conclusions préliminaires de l’Équipe de revue, et souligne la nécessité pour cet exercice d’aboutir à l’amélioration de l’efficacité de l’AMISOM et au renforcement de la coordination. A cet égard, le Conseil souligne l’impératif d’une réponse adéquate au problème du financement et de la garantie de ressources sûres, durables et prévisibles pour la prochaine phase de la Mission. Le Conseil souligne en outre que les initiatives internationales futures doivent essentiellement axer leurs efforts sur la réalisation par le Gouvernement fédéral de la Somalie de son objectif ultime d’assurer une gouvernance efficace, la sécurité, l’État de droit et la prestation de services de base à ses citoyens. Le Conseil souligne la nécessité d’une convergence entre les processus de revue de l’UA et des Nations unies et celle d’un soutien coordonné de la part de la communauté internationale. À cet égard, le Conseil encourage la Commission à interagir étroitement avec les Nations unies et à contribuer en tant que de besoin au processus de reconstruction et de développement en Somalie;

6. Attend avec intérêt la présentation rapide du rapport de l’Équipe de revue, afin de lui permettre de prendre les décisions requises;

7. Décide de renouveler le mandat de l’AMISOM pour une période supplémentaire de six mois, à compter du 15 janvier 2013, en attendant les résultats des consultations entre la Commission de l’UA et le Secrétariat des Nations unies sur l’avenir de l’AMISOM;

8. Demande une plus grande synergie entre les différents Départements compétents au sein de la Commission pour faciliter des efforts globaux de reconstruction en Somalie;

9. Décide de rester activement saisi de la situation et de l’examiner régulièrement, au moins une fois tous les trois mois.

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Communiqué de presse la 350ème réunion du conseil de paix et de sécurité sur l’évolution de la situation au Mali.

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 350ème réunion tenue le 14 janvier 2013, a suivi une communication du Commissaire à la Paix et à la Sécurité sur l’évolution de la situation au Mali.

Le Conseil a fermement condamné les attaques perpétrées par des groupes armés terroristes et criminels contre la ville de Konna, dans la région de Mopti, le 10 janvier 2013. Le Conseil a exprimé la pleine solidarité de l’UA avec le Mali, et a fait sien le communiqué publié par la Présidente de la Commission, le 11 janvier 2013.

Le Conseil a appelé tous les États membres de l’UA, conformément à ses décisions pertinentes et aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, à apporter le soutien requis sur les plans logistique, financier, de renforcement des capacités et en matière de renseignements aux Forces maliennes de défense et de sécurité, afin de leur permettre de restaurer, rapidement et intégralement, l’autorité de l’État au nord du pays. À cet égard, le Conseil a félicité la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour son dynamisme dans la gestion de la situation au Mali, ainsi que le Président en exercice de la CEDEAO et le Président de la Commission de la CEDEAO pour leurs efforts et engagement soutenus. Le Conseil a, en outre, félicité les États membres de la CEDEAO qui ont rapidement déployé des troupes au Mali dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), et a exhorté tous ceux qui se sont engagés à fournir des troupes à la Mission à les déployer diligemment.

Le Conseil s’est également félicité des mesures prises par les voisins du Mali en vue de renforcer, dans toute la mesure du possible, la surveillance de leurs frontières pour empêcher tout soutien possible aux groupes armés terroristes et criminels, conformément à ses communiqués pertinents. Le Conseil a souligné l’importance d’une coordination étroite avec les pays du champ pour faciliter l’aboutissement des efforts en cours.

Le Conseil a rappelé qu’il a, de façon répétée, attiré l’attention sur la gravité de la situation au nord du Mali et la nécessité d’un appui international soutenu aux efforts conduits par l’Afrique. À cet égard, le Conseil a reconnu l’assistance apportée par la France à la demande des autorités maliennes et dans le cadre de la résolution 2085 (2012) du Conseil de sécurité des Nations unies. Le Conseil a également exprimé sa gratitude à tous les autres partenaires de l’UA qui apportent un appui au Mali, dans ces circonstances difficiles. Le Conseil a encouragé les partenaires à poursuivre et à intensifier leurs efforts et leur soutien.

Le Conseil s’est félicité des mesures prises par les Commissions de la CEDEAO et de l’UA pour accélérer la mise en œuvre des dispositions pertinentes de la résolution 2085 (2012), en particulier le déploiement de la MISMA et l’organisation de la conférence envisagée de donateurs. Le Conseil a pris note de la réunion consultative que les deux organisations se proposent de tenir à Addis Abéba, le 16 janvier 2013. Le Conseil attend avec intérêt les résultats de cette réunion consultative.

Le Conseil a appelé tous les États membres de l’UA et les partenaires internationaux à apporter le soutien nécessaire au déploiement effectif de la MISMA et à la conduite de ses opérations. Le Conseil a réitéré l’appel de l’UA et de la CEDEAO au Conseil de sécurité des Nations unies pour qu’il mette en place un dispositif de soutien à la MISMA financé par les contributions statutaires des Nations unies.

Le Conseil a réitéré le soutien de l’UA aux autorités maliennes de transition, en particulier le Président Dioncounda Traoré et le Premier Ministre Diango Cissoko, et a exhorté toutes les parties prenantes maliennes à les soutenir en ce moment très difficiles et à placer les intérêts fondamentaux du Mali au-dessus de considérations politiques étroites.

Le Conseil a noté avec appréciation les mesures prises par la Commission en étroite coordination avec la CEDEAO et les Nations unies, et attend avec intérêt la tenue rapide de la prochaine réunion du Groupe de soutien et de suivi sur la situation au Mali pour renforcer la mobilisation de la communauté internationale, en appui au Mali et aux efforts conduits par l’Afrique. Le Conseil a encouragé la Commission à finaliser les préparatifs pour la tenue, en marge du prochain Sommet de l’UA, de la conférence de donateurs tel que demandé par le Conseil dans le communiqué de sa 341ème réunion, tenue le 13 novembre 2012, et subséquemment soutenu par le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 2085(2012).

Le Conseil s’est félicité des visites que le Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel, l’ancien Président Pierre Buyoya, a récemment effectué au Mali et au Niger pour des consultations avec les autorités de ces pays, et a demandé à la Commission de continuer de suivre la situation de près et de lui rendre compte régulièrement.

Le Conseil a encouragé la Commission à poursuivre la mise en œuvre du Concept stratégique pour le règlement des crises au Mali, adopté par le Conseil, le 24 octobre 2012.

Le Conseil est convenu de réexaminer la situation au Mali à l’occasion de sa réunion au niveau des chefs d’État et de Gouvernement, prévue en marge du prochain Sommet de l’UA, à la fin du mois de janvier 2013.

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RCA: Communiqué de presse la 350ème réunion du conseil de paix et de sécurité

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 350ème réunion tenue le 14 janvier 2013, a suivi une communication du Commissaire à la Paix et à la Sécurité la décision sur la situation en République centrafricaine (RCA). Le Conseil a également suivi une communication du Représentant permanent du Tchad auprès de l’UA, au nom de la présidence de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Le Conseil a rappelé sa ferme condamnation de recours à l’insurrection armée comme moyen de règlement de différends politiques, ainsi que toute tentative de prise du pouvoir par la force.

Le Conseil a exprimé sa profonde appréciation aux dirigeants de la CEEAC pour les efforts prompts et soutenus qu’ils ont déployés, afin de stabiliser la situation en RCA et de faire aboutir les négociations. Le Conseil a, en particulier, remercié les Présidents Idriss Déby Itno de la République du Tchad, Président en exercice de la CEEAC, Ali Bongo Ondimba, de la République gabonaise, et Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, pour leur rôle dans le règlement de la crise en RCA.

Le Conseil a salué l’Accord politique de sortie de crise, le cessez-le-feu et la Déclaration de principes signés à Libreville, le 11 janvier 2013, par le Gouvernement centrafricain, l’opposition démocratique, les mouvements politico-militaires et la coalition SELEKA, en vue de mettre un terme à la grave crise politique et sécuritaire qui secoue la RCA depuis décembre 2012.

Le Conseil a félicité toutes les parties centrafricaines pour leur sens du compromis, et les a exhortées de mettre en œuvre scrupuleusement et de bonne foi les engagements pris.

Le Conseil a lancé un appel à tous les États membres et aux partenaires internationaux pour qu’ils fournissent le soutien requis à la mise en œuvre de l’Accord politique et du cessez-le-feu.

Le Conseil a demandé à la Présidente de la Commission de lui soumettre, aussi rapidement que possible, un rapport exhaustif sur la situation en RCA et le rôle de l’UA dans la mise en œuvre et le suivi des Accords conclus par les parties centrafricaines.

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