Libye / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – En Lybie, on voit de plus en plus de violences, des attentats régulièrement, y compris à Bengazi hier où il y a eu des attentats et aussi les déclarations hier du premier ministre qui a dit qu’il allait imposer par la force l’ordre en Lybie, je ne sais pas s’il en est capable. A –t-il demandé l’aide de la France, pas nécessairement matérielle mais stratégique ou politique pour faire cela ?

Il y a eu un jugement en cour d’appel ce matin, concernant la société Amesys, avez-vous un commentaire, sachant que 5 libyens ont porté plainte contre cette société ?

R – Il n’y a pas eu à ma connaissance de demande libyenne. De manière générale sur la situation de sécurité en Libye, vous savez que c’est un sujet qu’avait abordé Laurent Fabius lorsqu’il s’était rendu dans ce pays. Dans le processus de constitution d’un Etat de droit, la sécurité est un enjeu essentiel dans sa dimension intérieure mais aussi pour tout ce qui concerne la sécurité des frontières.

Nous discutons actuellement avec nos partenaires européens de ce que nous pourrions faire dans ce domaine pour aider les Libyens, étant entendu qu’après plus de quarante ans de dictature, on ne peut pas du jour au lendemain mettre sur pied un Etat qui à la fois garantisse parfaitement la sécurité des populations et de l’Etat vis-à-vis de l’extérieur, tout en respectant parfaitement les normes qui sont pour nous fondamentales, c’est-à-dire les droits de l’homme et les droits fondamentaux.

Nous réfléchissons à organiser une conférence qui réunirait nos principaux partenaires à Paris sur ces sujets afin d’aider les autorités libyennes. Pour être tout à fait clair, nous condamnons toute forme de violence et rappelons notre attachement au strict respect des principes que je viens de mentionner et nous sommes prêts à aider la Libye à les mettre en oeuvre.

Concernant la société Amesys, il y a une procédure judiciaire en cours et je n’ai pas de commentaire à faire.

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Herakles Farms Lance de Nouveaux Programmes pour Répondre aux Besoins Sociaux et de Santé des Communautés

YAOUNDE, Cameroun, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Pendant la période des vacances, Herakles Farms (http://www.heraklesfarms.com), une entreprise agricole basée à New York et qui opère au Ghana et au Cameroun (également connu sous le nom SG-SOC), a fait don de produits alimentaires à 1 700 familles dans 38 villages de la sous-division Nguti à Kupe-Muanenguba, Mundemba et Toko de Ndian. Au total, 11 tonnes de riz et 10 tonnes de poisson ont été distribuées à plus de 8 000 habitants des régions de Nguti, Mundemba et Toko.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/herakles-farms-1.jpg

Ce programme alimentaire était le premier du genre dans ces villages et n’est qu’un des programmes sociaux diversifiés qu’organise Herakles Farms pour soutenir les communautés dans les régions de développement de ses projets. « Les vacances sont une période de pression particulièrement intense sur la faune locale parce que la chasse s’intensifie pour nourrir les familles. Cette année, nous espérons que ces dons permettront de réduire cette pression », déclare Bruce Wrobel, Directeur général d’Herakles Farms. Au cours des prochaines années, Herakles Farms prévoit de développer une gamme plus étendue de programmes à plus long terme, incluant le développement des capacités dans les petites exploitations agricoles et les élevages, pour améliorer et élargir les possibilités de revenus et les sources de protéines. Ces programmes visent à améliorer les moyens de subsistance et à réduire le braconnage des espèces menacées.

« Nous connaissons les difficultés que rencontrent de nombreuses familles pour se nourrir » explique Dr. Blessed Okole, Vice-président senior d’Herakles Farms, responsable du planning stratégique et de l’exploitation, qui a organisé la campagne de distribution cette année. « Nous avons pensé qu’il était important que, dans les villages concernés par nos activités, chaque famille puisse profiter d’un bon repas pendant les vacances ».

Les villageois ont été nombreux à exprimer leur reconnaissance envers le programme et la présence d’Herakles Farms dans la communauté. « Nous sommes très heureux d’avoir reçu un tel cadeau », a déclaré Wangoe Philip, chef du village Fabe, dans la sous-division de Mundemba. « Nous sommes très reconnaissants. Toutes les familles remercient Herakles Farms ».

Outre le programme alimentaire, Herakles Farms a fourni chaque nuit de l’électricité à l’hôpital St. John of God de Nguti de 18 heures à 6h30. Grâce au soutien d’Herakles Farms, l’hôpital a pu améliorer ses services et sauver des vies en prenant en charge des urgences, des accouchements et d’autres services de nuit, qui nécessitent une alimentation électrique ininterrompue. L’hôpital a également pu réduire les coûts du générateur utilisé chaque nuit.

« Nous sommes extrêmement reconnaissants pour l’immense soutien qu’Herakles Farms apporte à notre hôpital, et les nombreux services reçus », a déclaré Rév. Br. Gregorio Matim, St. John of God Hospital Nguti. « Nous nous engageons à soutenir tous leurs projets et leur développement dans notre village et dans la région de Nguti ».

« Ces efforts font partie de notre engagement durable à développer des programmes sociaux et la collaboration avec les communautés locales », explique Bruce Wrobel, DG d’Herakles Farms.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Herakles Farms.

Contact :

Herakles Farms

publicrelations@heraklesfarms.com

À propos de Herakles Farms

Créée en 2009, Herakles Farms (http://www.heraklesfarms.com) est une entreprise agricole centrée sur l’identification et la mise en œuvre de solutions capables de résoudre les importantes questions de sécurité alimentaire en Afrique. L’historique de son équipe de direction démontre une longue expérience dans le développement de projets durables pour la société et l’environnement et qui ont soutenu des progrès économiques dans des pays les moins développés d’Afrique. Les réalisations de Herakles Farms ont été récompensées par de nombreux prix. Herakles Farms applique les principes Équateur et les normes Performance de l’International Finance Corporation (IFC). http://www.heraklesfarms.com

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FRUIT LOGISTICA 2013 vous invite à partager son succès !Du 6 au 8 février 2013 à Berlin en Allemagne

BERLIN, Gemany, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — FRUIT LOGISTICA (http://www.fruitlogistica.de/en) est le principal salon du négoce international de l’industrie des fruits et légumes frais. Les fruits et légumes frais non-traités, les produits prêts à consommer frais, les fruits secs, les noix, les herbes et épices, les produits biologiques, et les fleurs et plantes en pot en libre service sont tous exposés à FRUIT LOGISTICA. Ce salon commercial couvre chaque segment de la chaîne logistique internationale des fruits et légumes, de la production, la distribution et le marketing jusqu’au point de vente, y compris les acteurs internationaux et les petites et moyennes entreprises fournisseurs du monde entier.

Logo Fairpros: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/fairpros.jpg

Logo FRUIT LOGISTICA 2013: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/fruitlogistica.jpg

Chaque année, FRUIT LOGISTICA se déroule en février à Berlin en Allemagne. L’an dernier, 2 537 exposants venus de 84 pays, notamment 13(1) pays africains sub-sahariens, ont présenté leurs produits à quelques 56 000 visiteurs professionnels issus de 139 pays. Grâce à une croissance étonnante ces dernières années, FRUIT LOGISTICA est devenu le salon le plus important du secteur des fruits et légumes frais. Pour les visiteurs et les exposants, il représente une excellente plate-forme pour faire des affaires et connaître les dernières tendances de l’industrie des produits frais. Vous trouverez des informations supplémentaires sur ce salon commercial sur les sites Web de FRUITS LOGISTICA : http://www.fruitlogistica.de/en.

En 2007, FRUIT LOGISTICA a fait profiter le marché asiatique de son expérience avec ASIAN FRUIT LOGISTICA. En 6 ans, ce salon est devenu l’exposition majeure du secteur international des fruits et légumes frais en Asie. ASIA FRUIT LOGISTICA 2013 a lieu au Asia World-Expo de Hong-Kong du 4 au 6 septembre 2013. Vous trouverez des renseignements sur l’inscription des exposants et le salon commercial sur le site Web d’ASIA FRUIT LOGISTICA : www.asiafruitlogistica.com/en/.

Fairpros est le représentant officiel de Messe Berlin et FRUIT LOGISTICA dans votre pays et propose plusieurs services pour faciliter votre séjour. Pour connaître les offres actuelles ou poser des questions sur FRUIT LOGISTICA ou tout autre événement de Messe Berlin, veuillez contacter M. Hauke Plambeck, Directeur général de Fairpros à info@fairpros.com.

(1) Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Kenya, Madagascar, Mali, Maurice, Mozambique, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Afrique du Sud et Soudan.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Fairpros.

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Perspectives Economiques Mondiales en Afrique sub-saharienne (Janvier 2013):

WASHINGTON, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Vue d’ensemble : La croissance du PIB en Afrique sub-saharienne est restée robuste à 4,6 pourcent en 2012, malgré le ralentissement de l’économie mondiale. Qui plus est, exception faite de l’économie la plus importante et la plus intégrée à l’international, l’Afrique du Sud, la croissance du PIB de la région a été forte à 5,8 pourcent en 2012, avec un tiers des pays de la région croissant à au moins 6%.

Une demande locale robuste, des prix de matières premières durablement élevés, des volumes d’exportation en croissance (du fait de flux d’investissement accrus dans le secteur des ressources naturelles ces dernières années), ont soutenu la croissance en 2012. Cependant, en plus du frein représenté par une économie mondiale affaiblie, des facteurs locaux, y compris un resserrement antérieur des politiques monétaires (Kenya et Ouganda), des conflits sociaux prolongés (Afrique du Sud) et des troubles politiques (Mali et Guinée Bissau) ont affaibli la croissance dans plusieurs pays de la région.

L’activité économique était similairement diversifiée dans la région Reflétant des prix de matières premières qui restent élevés et des perspectives de croissance relativement robustes pour la région, les flux nets de capitaux ont augmenté de 3,3 pourcent, atteignant un record de $54.5 milliards en 2012. Une bonne partie de l’accroissement des flux nets de capitaux est sous la forme de flux d’investissements étrangers directs vers la région, qui sont passés à $37,7 milliards en 2012, partant de $35,7 milliards en 2011, en dépit du déclin général de 6,6 pourcent des flux d’investissements directs étrangers vers l’ensemble des pays en développement en 2012. Les exportations ont crû rapidement au cours de la première moitié de l’année, cependant qu’une décélération abrupte des exportations de matières premières industrielles et de pétrole a eu lieu au troisième trimestre. Le tourisme, un moteur important de la croissance dans la région, est resté robuste avec des arrivées de touristes élevées dans de nombreuses destinations populaires, y compris en Afrique du Su, à Maurice, au Sierra Leone, à Madagascar et au Cap Vert.

Perspectives : Les perspectives de croissance à moyen terme restent bonnes et devraient être soutenues par une reprise de l’économie mondiale, des prix de matières premières qui restent élevés et un investissement accru. Depuis 2000, l’investissement dans la région a augmenté de manière continue depuis 15,9 pourcent du PIB à plus de 22 pourcent du PIB en 2012. Ceci devrait se poursuivre, surtout du fait qu’un nombre croissant des économies de la région sont capables de puiser dans les marchés internationaux de capitaux afin d’aider à réduire des contraintes infrastructurelles pénalisantes (en 2012 la Zambie a émis sa première obligation internationale, un emprunt de $750 millions en euros, qui a été sursouscrit 15 fois). De plus, la croissance continue des volumes d’exportation de plusieurs pays qui ont découvert des gisements de minerais ces dernières années (Ghana, Kenya, Mozambique, Niger, Sierra Leone, Tanzanie, et Ouganda) devrait gonfler les perspectives de croissance. Dans l’ensemble, la région est projetée en croissance à son niveau d’avant la crise de 5 pourcent en moyenne sur la période 2013-15 (4,9 pourcent en 2013, se renforçant progressivement à 5,2 pourcent en 2015). Hors Afrique du Sud, la croissance moyenne de la région sera de 6% sur la période 2013-15.

Risques et vulnérabilités: Les risques affectant les perspectives restent orientés vers le bas, avec une croissance plus faible en Chine et une consolidation budgétaire en cours dans la zone Euro et aux Etats Unis qui pourraient potentiellement faire dérailler les perspectives de croissance de la région. En outre plusieurs préoccupations locales pourraient freiner la croissance dans la région.

Crise de la dette de la zone Euro. Malgré que le pire semble être passé, si un resserrement brutal du crédit frappe certaines des plus grandes économies en difficulté de la zone Euro, la croissance du PIB dans la région pourrait baisser d’un point de pourcentage.

Faiblesse de l’économie des E-U. La paralysie de la politique budgétaire aux Etats-Unis pourrait restreindre la croissance dans la région d’au moins 0,9 points de pourcentage en 2013.

Investissement chinois. Avec une demande chinoise qui représente quelque 50 pourcent de nombreux minerais exportés d’Afrique, un recul désordonné des niveaux d’investissement chinois élevés pourrait mener à une détérioration des comptes courants et des équilibres budgétaires ainsi qu’à des coupes dans les perspectives de croissance de la région.

Facteurs locaux. Plusieurs préoccupations locales, comme l’instabilité politique, des conflits sociaux prolongés et de mauvaises conditions climatiques, pourraient miner la croissance dans quelques pays de la région.

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MALI : L’ACTION HUMANITAIRE ENTRAVEE, LE NORD FRAGILISE

PARIS, France, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que le conflit au Mali entre dans une nouvelle phase, Action contre la Faim a dû suspendre temporairement ses programmes dans la région de Gao. ACF s’inquiète des conséquences des affrontements sur la population déjà fragilisée non seulement pour le centre du pays où les combats ont lieu, mais également dans le nord, qui se trouve encore plus isolé, et auprès des populations déplacées dans les pays voisins.

La nouvelle phase du conflit qui sévit aujourd’hui au Mali aggrave une situation déjà précaire dans le pays et entrave l’action humanitaire. Action contre la Faim, si elle poursuit ses interventions dans le centre du pays (Kayes, Koulikoro et Bamako) a dû interrompre temporairement, pour des raisons de sécurité, ses programmes dans la région de Gao, qu’elle entend reprendre aussi tôt que possible. Il s’agit notamment du traitement d’enfants sous-nutris dans l’hôpital de référence de Gao et les centres de santé des cercles d’Ansongo, Bourem et Gao.

ACF insiste sur l’importance de laisser l’action humanitaire se poursuivre afin de répondre aux besoins des plus vulnérables, tout en rappelant les principes de neutralité (politique, religieuse) qui sont au coeur de son mandat.

« Ne pas oublier le Nord »

Alors que l’intérêt de la communauté internationale se porte vers le centre du pays, où ont lieu les affrontements ouverts, Action contre la Faim alerte également sur les risques que la situation fait peser également sur le nord du pays. « C’est par le centre que transitent une partie des denrées alimentaires et les liquidités destinées aux régions du Nord du pays, explique Franck Vannetelle, directeur pays d’ACF au Mali. Depuis la fermeture de la frontière Algérienne et le blocage des voies de communication terrestres du centre du Mali, la región Nord est pratiquement enclavée ».

Depuis le début du conflit, les déplacements de population ont augmenté faisant craindre une détérioration de la situation pour les déplacés et les populations hôtes. « Pendant les semaines à venir, ACF sera très attentif aux flux de réfugiés et déplacés; nos équipes effectuent notamment un suivi des déplacements du nord-est du Mali vers la Mauritanie, » témoigne Vincent Stehli, directeur des opérations à Action contre la Faim.

Réfugiés

Selon le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies, le nombre de réfugiés chassés par le conflit au Mali avoisine les 150.000 personnes dans les pays voisins, et le nombre de déplacés dans le pays est proche de 230.000 selon le bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

Action contre la Faim étudie un plan de contingence régional pour répondre de manière plus globale aux conséquences du conflit.

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Mali : Oxfam appelle à assurer la protection des civils et à permettre la réponse aux besoins humanitaires alors que le conflit s’intensifie.

PARIS, France, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Oxfam est vivement préoccupée par les conséquences que pourraient avoir l’intensification des combats au Mali, et demande que des observateurs de l’ONU y soient déployés de toute urgence. Les affrontements pourraient en effet aggraver les restrictions qui affectent déjà l’accès humanitaire, mais aussi accroître considérablement les besoins humanitaires des populations dans le pays et dans les Etats voisins.

Oxfam appelle toutes les forces militaires présentes dans le pays, dont les armées malienne et française engagées dans des combats contre des groupes armés dans le nord du Mali, ainsi que les troupes régionales qui y seront déployées dans le futur, à respecter les droits de l’Homme et le droit international humanitaire. Cela nécessite de prendre toutes les mesures nécessaires pour réduire les dommages infligés aux civils, comme souligné dans la résolution 2085 du Conseil de Sécurité adoptée en décembre 2012.

Selon Nicolas Vercken, d’Oxfam France, « toutes les forces militaires en présence doivent garantir la sécurité des populations civiles et assurer la capacité des acteurs humanitaires à fournir de l’aide, ainsi que la capacité des civils à recevoir cette assistance. »

« Nous demandons à toutes les forces, y compris l’armée française, de prendre toutes les précautions possibles pour assurer que les opérations n’infligent pas de maux supplémentaires à une population civile qui se trouve déjà en situation de détresse, en particulier les femmes et les enfants. »

« Les combats récents ont déjà causé le déplacement de 30 000 personnes, qui viennent s’ajouter aux 345 000 Maliens déjà déplacés au cours de l’année passée. De nouveaux combats provoqueront inévitablement une augmentation de ces chiffres, et la communauté internationale ne peut pas faire comme si de rien n’était. »

En adoptant la résolution 2085 en décembre, le Conseil de Sécurité de l’ONU a autorisé le déploiement d’une mission internationale de soutien au Mali dirigée par des pays africains, avec l’obligation pour toutes les parties de s’engager à respecter le droit international humanitaire et les droits de l’Homme, et à prendre les mesures appropriés pour réduire l’impact des actions militaires sur la population civile.

Oxfam demande que des observateurs de l’ONU soient déployés de toute urgence, et que les autorités maliennes ainsi que la France fassent régulièrement rapport au Conseil de Sécurité sur les victimes civiles et les violations des droits de l’Homme commises par toutes les parties au conflit, ainsi que sur les mesures prises pour lutter contre ces violations. Par ailleurs, il faut donner la priorité à la recherche d’une solution pacifique et durable, qui sera la clé d’une stabilité à long terme au Mali, comme l’a demandé le Conseil de Sécurité.

Bien que l’information sur les conséquences humanitaire reste limitée, les estimations portent à 30 000 le nombre de personnes déplacées du fait des combats. Durant les dernières 24 heures, près de 500 nouvelles arrivées ont été signalées dans le camp de transit de Fassala en Mauritanie, tandis que l’on signale des milliers de personnes en route pour ce camp. Le camp principal de Mauritanie, Mbera, héberge déjà 54 000 personnes.

Les réfugiés vivent au sein d’une population qui lutte elle-même pour faire face à un contexte de pauvreté, d’insécurité alimentaire et d’accès limité aux services sociaux. Des communautés appauvries, qui se remettent encore de la crise alimentaire régionale de l’année dernière, doivent désormais partager le peu d’eau et de nourriture dont elles disposent. Les pays donateurs doivent accroître leur soutien en matière d’aide humanitaire afin de répondre aux besoins urgents déjà identifiés, qui étaient estimés à hauteur de 214 millions de dollars fin décembre, avant la reprise des combats, et se préparer à fournir une aide supplémentaire selon l’évolution des besoins.

Oxfam apporte une aide humanitaire dans la région de Gao au nord du Mali. L’organisation intervient également auprès des réfugiés maliens au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie, et aide les populations dans le besoin à accéder à la nourriture, à de l’eau propre et à des services de santé publique. Les programmes d’Oxfam ont pour objectif d’atteindre 59 250 bénéficiaires à Gao et plus 150 000 au Niger, en Mauritanie et au Burkina Faso.

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République centrafricaine – Signature d’un accord de paix et de cessez-le-feu à Libreville (14 janvier 2013)

PARIS, France, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La France salue l’issue favorable des négociations de Libreville entre les parties centrafricaines, sous les auspices de la Communauté économique des États d’Afrique centrale. Les trois documents signés (cessez-le-feu, déclaration de principe, accord politique) constituent les premiers jalons d’un règlement de nature à stabiliser durablement la République centrafricaine.

La France salue la mobilisation déterminante de la Communauté économique des États d’Afrique centrale, ainsi que la contribution de l’Union africaine et des Nations unies. Cette action conjuguée a permis au dialogue de prévaloir. Elle a permis également de définir les conditions d’un cessez-le-feu et d’un règlement politique global associant la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, les mouvements non combattants, la coalition Séléka et la société civile.

La France engage toutes les parties à mettre en œuvre sans délai et de bonne foi les accords conclus, en particulier l’accord politique, sous le contrôle du comité de suivi chargé d’en suivre l’application. Elle est prête à y apporter son soutien, avec les partenaires internationaux attachés à la stabilité et au développement de ce pays.

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«L’infrastructure routière subsaharienne mise à mal du fait d’un entretien insuffisant», selon l’auditeur externe de l’UE.

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — L’UE est l’un des principaux bailleurs de fonds du secteur routier en Afrique subsaharienne. Le transport routier est un secteur de concentration de la stratégie de coopération entre le FED et la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Financièrement, il est de loin le plus important domaine de coopération, avec des engagements du FED s’élevant à environ 7,4 milliards d’euros dans la région entre 1995 et 2011. Un entretien inapproprié et la surcharge des véhicules mettent en péril la viabilité de l’infrastructure routière subsaharienne.

Les routes sont essentielles pour l’intégration régionale, la croissance économique, le développement social, l’efficacité de l’administration publique et la sécurité. En Afrique subsaharienne, le transport des voyageurs et des marchandises s’effectue principalement par la route pour plus de 80 % de l’ensemble du trafic de biens et de services et les besoins en matière de transport connaissent une croissance rapide.

Les efforts des pays bénéficiaires de l’aide visités par la Cour sont insuffisants pour assurer la pérennité de l’infrastructure routière. Dans tous les pays partenaires où la Cour s’est rendue, les routes connaissent, à des degrés divers, une dégradation prématurée. La plupart d’entre eux ont adopté des réformes institutionnelles qui ont notamment entraîné la création de fonds routiers et d’agences routières, et ont accompli des progrès sensibles en matière d’entretien des routes. Il reste cependant plusieurs problèmes à résoudre pour qu’un entretien approprié soit assuré dans tous les pays concernés. Bien que les dépenses consacrées à l’entretien des routes aient augmenté avec le temps dans tous les pays partenaires visités par la Cour, elles restent insuffisantes pour répondre aux besoins dans ce domaine.

«En Europe, nous sommes habitués à avoir le choix entre plusieurs modes de transport. En Afrique subsaharienne, dès qu’il s’agit de transport, l’on pense à la route. À moins que la Commission européenne et ses partenaires en Afrique subsaharienne ne se préoccupent sérieusement de la pérennité de l’infrastructure routière, ceux-ci risquent de voir réduit à néant ce que nous avons construit ensemble», a déclaré le Membre de la Cour responsable du rapport, Szabolcs Fazakas, et d’ajouter: «Ils doivent veiller à faire respecter les limites de charge des véhicules et à assurer un entretien approprié des routes.»

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DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ CONCERNANT LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

BANGUI, République Centrafricaine, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, M. Masood Khan (Pakistan):

Les membres du Conseil de sécurité ont entendu des exposés de Margaret Vogt, Représentante spéciale du Secrétaire général, et Zainab Hawa Bangura, Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, sur la situation en République centrafricaine.

Les membres du Conseil de sécurité se sont félicités des négociations qui ont eu lieu à Libreville du 8 au 11 janvier 2013 et de la signature de la déclaration de principes, de l’accord de cessez-le-feu et de l’accord politique sur le règlement de la crise, à Libreville, le 11 janvier 2013.

Les membres du Conseil de sécurité ont souligné la nécessité de mettre rapidement en œuvre ces accords et appelé l’ensemble des parties à les appliquer de bonne foi. Ils ont insisté sur le rôle des entités chargées du suivi de leur mise en œuvre et mis l’accent sur le fait que toutes les parties devaient s’engager à instaurer une paix durable en République centrafricaine.

Les membres du Conseil de sécurité ont félicité la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, l’Union africaine et les pays de la région des efforts qu’ils ont déployés sans attendre pour résoudre la crise récente. Ils ont également exprimé leur appui aux initiatives de la Représentante spéciale, Margaret Vogt, Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA).

Les membres du Conseil de sécurité ont instamment prié toutes les parties de fournir aussi rapidement que possible un accès sûr et sans entrave à tous ceux qui avaient besoin d’une aide humanitaire et de libérer immédiatement tous les civils détenus par les groupes armés.

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé les graves préoccupations que leur inspiraient les informations faisant état de violations des droits de l’homme, visant en particulier les minorités ethniques, d’arrestations, de recrutement et d’utilisation d’enfants et de violences sexuelles et sexistes. Ils ont souligné que ces actes devaient cesser immédiatement et que les responsables de ce type de violations devraient en rendre compte.

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Signature de l’accord de sortie de crise par les parties centrafricaines

BANGUI, République Centrafricaine, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le vendredi 11 janvier 2013, les différents représentants des délégations centrafricaines en négociations ont signé à Libreville un accord pour mettre un terme à la crise politico-militaire. C’était en présence de chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), notamment Ali Bongo Odimba, président du pays hôte, le président centrafricain, François Bozizé Yangouvonda, le président de la République du Congo, par ailleurs président du Comité du suivi de l’Accord de Paix Global de Libreville, Denis Sassou Nguesso, le président en exercice de la CEEAC, Idriss Deby Itno, et le Secrétaire général de la CEEAR, Nassour Guelengdouksia Ouaidou.

Y ont été représentés, Sao Tome et Principe, notamment par son Premier ministre ; le Cameroun, par son Vice-Premier ministre chargé des Relations avec le Parlement ; le Burundi, par son ministre de la Défense nationale ; la RD Congo et l’Angola ayant été représentées leur ministre des Affaires étrangères.

L’accord de sortie de la crise politico-militaire signé préconise un cessez-le-feu entre le Gouvernement et la Coalition Seleka, le maintien du président François Bozizé au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat en 2016 et la formation d’un gouvernement de transition d’union nationale, lequel sera chargé d’organiser les élections législatives anticipées, ce, après la dissolution de l’Assemblée nationale. Ledit gouvernement aura à sa tête un premier ministre issu de l’opposition.

La signature de l’accord intervient après d’intenses discussions respectivement avec le Comité de suivi de l’Accord de Libreville et les chefs d’Etat de la CEEAC, et les différentes délégations centrafricaines -notamment celle gouvernementale, conduite par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Jean Willybiro Sako, de l’opposition démocratique, par Me Nicolas Tiangaye, de la Coalition Seleka, par Michel Djotodia, et des mouvements politico-militaires, par Abdoulaye Hissein-, lesquelles ont, à tour de rôle, levé le voile sur leurs préoccupations relatives à la crise.

« Nous ne saurions rester indifférents face au conflit centrafricain. C’est dans cette optique qu’a été organisé, en décembre dernier à N’Djamena, le sommet extraordinaire avec pour objectif d’évaluer les mesures urgentes pour ramener la paix et la sécurité en RCA. Les rencontres, le 8 et 9 janvier, des ministres des Affaires étrangères de la CEEAC et du Comité de suivi entrent également dans ce cadre », a souligné, dans son intervention, le président gabonais, Ali Bongo Odimba.

« Nous avons choisi l’option du règlement politique et non militaire à la crise », a souligné pour sa part le président Sassou Nguesso », saluant par ailleurs « le langage de vérité des différentes délégations centrafricaines présentes». Le président congolais a aussi remercié les pays qui ont déployé dans un délai aussi court les contingents en RCA ». Pour sa part, le président Idriss Deby a exprimé ses pensées pieuses à l’égard de toutes les victimes de la Centrafrique », invitant « mon confrère Bozizé, démocratiquement élu, à écrire à l’encre indélébile une nouvelle page de l’histoire de la Centrafrique, avec notre appui ».

Les chefs d’Etat de la CEEAC ont aussi exprimé leur gratitude à l’égard des partenaires internationaux au nombre desquels les Nations Unies, l’Union Africaine (UA), l’Union Européenne (UE), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), ainsi que celui des partenaires bilatéraux, dont la France et les Etats-Unis. Occasion pour ces derniers de saluer le bon déroulement des assises et l’esprit de compromis ayant animé les différentes parties, tout en réitérant leur disponibilité à accompagner la Centrafrique dans la mise en œuvre des recommandations.

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