Le Canada exerce son leadership en aidant le Sénégal à adhérer à la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition du G8

OTTAWA, Canada, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — L’augmentation des investissements privés dans le secteur agricole africain aidera des millions de personnes en Afrique subsaharienne à se sortir de la pauvreté. Le Canada exerce son leadership, au nom des pays membres du G8, en aidant le Sénégal à adhérer à la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition, a annoncé aujourd’hui l’honorable Julian Fantino, ministre de la Coopération internationale, lors d’un événement en lien avec la Nouvelle Alliance, à Londres (Royaume-Uni).

« Nous sommes heureux de collaborer avec le Sénégal afin d’accroître le développement du secteur agricole dans le but de stimuler la croissance économique, qui permet d’augmenter les revenus et de réduire la faim, la pauvreté et la malnutrition, a affirmé le ministre Fantino. Le Canada contribue de manière importante à la Nouvelle Alliance et continuera d’être un partenaire de premier plan dans les efforts visant à favoriser le développement agricole durable en Afrique. En aidant les pays ayant un important potentiel de croissance agricole, comme le Sénégal, à se joindre à ses efforts, le Canada aide des millions d’Africains à se sortir de la pauvreté. »

Mise sur pied lors du Sommet du G8 de l’an dernier, la Nouvelle Alliance œuvre pour attirer des investissements privés pour faire en sorte que le secteur agricole connaisse une croissance profitant à tous et qui sortira 50 millions d’Africains de la pauvreté au cours de la prochaine décennie. Le Canada soutient cette approche novatrice visant à favoriser la réforme des politiques et à stimuler les investissements du secteur privé dans l’agriculture en Afrique.

« Nous sommes heureux de savoir que le Canada soutient notre adhésion à la Nouvelle Alliance, a affirmé le premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye. La vitalité du secteur privé sera l’un de nos meilleurs atouts pour assurer la croissance durable de notre pays. Les Sénégalais sont impatients de profiter des possibilités découlant des partenariats publics et privés, en particulier du financement du secteur agricole. »

La Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition vise à accroître les investissements privés nationaux et étrangers responsables dans l’agriculture africaine, à amener au niveau requis l’innovation de nature à accroître la productivité agricole, et à réduire le risque posé par des économies et des collectivités vulnérables. Le Canada appuie les efforts que déploient les gouvernements africains pour que les pays ayant un important potentiel de croissance commerciale et agricole adhèrent à la Nouvelle Alliance. En 2012, 21 entreprises africaines et 27 entreprises multinationales ont signé des lettres d’intention en vue de faire des investissements dans tous les chaînons de la chaîne de valeur agricole, de la ferme à la table.

Cette année, avec le lancement des nouveaux cadres de coopération nationaux, le nombre de partenariats publics et privés dans le secteur agricole en Afrique augmentera considérablement. Tel qu’il l’a promis, le Canada aidera le Sénégal à élaborer un cadre de coopération national, l’une des étapes essentielles qui lui permettra de garantir son adhésion à la Nouvelle Alliance.

Le Plan d’action économique de 2013 réaffirme l’engagement du Canada à améliorer la nutrition et l’accès à la nourriture. Le nouveau ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement conservera le mandat de réduction de la pauvreté en aidant à veiller à ce que les familles aient accès aux services de nutrition dont elles ont besoin pour vivre en santé, contribuer à la vie de leur collectivité et faire progresser l’économie de leur pays.

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Didier Reynders salue le déblocage des comptes de l’ambassade de Belgique à Kigali

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires etrangéres Didier Reynders se réjouit d’apprendre que les comptes de l’Ambassade de Belgique à Kigali ont été entièrement débloqués. « Cette mesure est indéniablement un développement positif et favorable au renforcement des relations bilatérales positives et saines entre la Belgique et le Rwanda », s’est réjoui le ministre.

En avril dernier, Didier Reynders avait déjà pu se réjouir du déblocage des comptes de l’ambassade du Rwanda a Bruxelles grâce à une intervention du département des Affaires Étrangères en soutien a la République du Rwanda pour faire valoir ses droits.

Le ministre formule à présent le vœu de poursuivre l’approfondissement des relations dans un contexte apaisé et constructif. La visite du ministre de la Coopération s’inscrit d’ailleurs dans ce cadre.

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Didier Reynders salue le déblocage des comptes de l’ambassade de Belgique à Kigali

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires etrangéres Didier Reynders se réjouit d’apprendre que les comptes de l’Ambassade de Belgique à Kigali ont été entièrement débloqués. « Cette mesure est indéniablement un développement positif et favorable au renforcement des relations bilatérales positives et saines entre la Belgique et le Rwanda », s’est réjoui le ministre.

En avril dernier, Didier Reynders avait déjà pu se réjouir du déblocage des comptes de l’ambassade du Rwanda a Bruxelles grâce à une intervention du département des Affaires Étrangères en soutien a la République du Rwanda pour faire valoir ses droits.

Le ministre formule à présent le vœu de poursuivre l’approfondissement des relations dans un contexte apaisé et constructif. La visite du ministre de la Coopération s’inscrit d’ailleurs dans ce cadre.

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Guinée-Bissao – Constitution d’un gouvernement d’union nationale

PARIS, France, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

La France salue la nomination du gouvernement d’union nationale dirigé par le Premier ministre Rui Duarte Barros.

Il s’agit d’une étape importante dans le processus de transition et de stabilisation de la Guinée-Bissao depuis le coup d’Etat du 12 avril 2012.

Conformément aux décisions de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, ce gouvernement devra très rapidement conduire la Guinée-Bissao vers des élections législatives et présidentielles avant la fin de l’année.

La France encourage les parties prenantes à tout mettre en œuvre pour que le pays puisse achever sa transition de façon apaisée. Elle rappelle l’importance de la réforme du secteur de la sécurité, y compris de la lutte contre le trafic de drogue, de la lutte contre l’impunité, et du respect des droits de l’homme, conditions indispensables à une stabilisation durable de la Guinée-Bissao dans son environnement régional.

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Guinée-Bissao – Constitution d’un gouvernement d’union nationale

PARIS, France, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

La France salue la nomination du gouvernement d’union nationale dirigé par le Premier ministre Rui Duarte Barros.

Il s’agit d’une étape importante dans le processus de transition et de stabilisation de la Guinée-Bissao depuis le coup d’Etat du 12 avril 2012.

Conformément aux décisions de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, ce gouvernement devra très rapidement conduire la Guinée-Bissao vers des élections législatives et présidentielles avant la fin de l’année.

La France encourage les parties prenantes à tout mettre en œuvre pour que le pays puisse achever sa transition de façon apaisée. Elle rappelle l’importance de la réforme du secteur de la sécurité, y compris de la lutte contre le trafic de drogue, de la lutte contre l’impunité, et du respect des droits de l’homme, conditions indispensables à une stabilisation durable de la Guinée-Bissao dans son environnement régional.

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Sommet à Dakar pour évaluer les progrès du droit à l’alimentation en Afrique de l’Ouest

GENEVE, Suisse, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Plus de 40 parlementaires, acteurs gouvernementaux, et représentants de la société civile et des institutions nationales pour les droits de l’homme se réuniront les 13 et 14 juin à Dakar afin d’identifier les meilleures pratiques visant à mettre en œuvre concrètement le droit de l’homme à une alimentation adéquate dans la région.

La consultation, convoquée par le Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, M. Olivier De Schutter, et organisée conjointement avec le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme et l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), réunira des représentants issus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo.

« Les pays de l’Afrique de l’Ouest font face aux crises alimentaires récurrentes et se trouvent en première ligne des changements climatiques, ce qui peut déboucher sur l’instabilité politique. Celle-ci en retour fait obstacle à des actions énergiques de la part des gouvernements visant à protéger les populations des conséquences de ces chocs. Il faut briser ce cercle vicieux », a noté le Rapporteur spécial. Celui-ci a par ailleurs relevé que « la région fait l’objet d’un intérêt croissant de la part d’investisseurs étrangers, y compris pour des projets fonciers à grande échelle ».

« Face à ces défis, il est essentiel de créer des cadres législatifs basés sur le droit à l’alimentation, reconnu en droit international, pour que les intérêts des plus pauvres, souvent des petits paysans, pêcheurs et éleveurs, soient au cœur des stratégies nationales de sécurité alimentaire ».

La consultation de Dakar permettra d’identifier les meilleures pratiques régionales et les mesures à prendre pour accélérer les efforts pour éradiquer la faim. Elle s’inscrit dans un processus de consultations régionales entamé en 2011 à Bogota (Colombie), pour évaluer les progrès de la mise en œuvre du droit à l’alimentation en Amérique Latine et dans les Caraïbes, et poursuivi en 2012 à Nairobi pour évaluer la situation dans les pays d’Afrique de l’Est et australe.

Le Rapporteur spécial tiendra une conférence de presse à 12:15 le vendredi 14 juin 2013 à l’Hôtel Onomo, Dakar, pour présenter les conclusions de la réunion. Outre l’opportunité d’effectuer une entrevue avec le Rapporteur spécial, cette conférence de presse permettra aux membres des médias d’interagir avec certains participants issus de différents domaines d’expertise et de différents contextes nationaux, afin d’obtenir leurs impressions quant à l’utilité des éléments issus de cette réunion pour faciliter l’éradication de la faim en Afrique de l’Ouest.

Les médias pourront également assister à la session d’ouverture de la réunion d’experts sur la mise en œuvre nationale du droit à une alimentation adéquate en Afrique de l’Ouest, prévue de 9:00 à 10:15 le jeudi 13 juin à l’Hôtel Onomo, Dakar.

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Déploiement au Nord Mali des Observateurs de Droits de l’Homme de la MISMA

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Dans le cadre de la mise en œuvre des décisions du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine (UA) et des instances compétentes de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), décisions entérinées par la Résolution 2085 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, de déployer des observateurs des droits de l’Homme au Mali, au sein de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), une équipe de quatre Observateurs des droits de l’Homme de l’UA et de la CEDEAO est arrivée à Gao le 07 juin 2013.

Cette équipe d’observateurs restera sur place et s’activera à : observer et à soumettre de rapports sur l’état de mise en œuvre du droit humanitaire et du droit international des droits de l’Homme ; surveiller et faire de rapports sur les violations des droits de l’Homme dans le nord du Mali ; conseiller et maintenir une étroite collaboration avec les autorités locales pour la promotion des droits de l’Homme, la réconciliation nationale et la paix.

Le déploiement de l’équipe d’observateurs des droits de l’Homme dans la Région de GAO sera suivi, dès la semaine prochaine, du déploiement de la seconde équipe dans la Région de Tombouctou.

Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’UA et Chef de la Mission internationale de soutien au Mali, (MISMA), l’ancien président Pierre Buyoya, s’est dit heureux du déploiement: « Je suis heureux de constater que nos observateurs des droits de l’Homme ont finalement commencé à être déployés à Gao et Tombouctou. Nous espérons qu’il sera bientôt possible de déployer également des observateurs à Kidal. Il est important pour la communauté internationale de savoir ce qui se passe réellement sur le terrain au Nord Mali, dans le domaine des droits de l’Homme. Il y a eu des allégations de violations des droits de l’Homme commises par toutes les parties au conflit malien. Ces allégations méritent d’être examinées. À cet égard, la présence sur le terrain des observateurs africains des droits de l’Homme est essentielle. Je suis convaincu que les observateurs sont préparés et prêts à faire leur travail ».

Avant leur déploiement sur le terrain, les observateurs des droits de l’Homme ont suivi des séances de briefing organisées par la MISMA, en collaboration avec la Section des droits de l’Homme des Nations Unies au Mali, sur la situation politique, sécuritaire et des droits de l’Homme au Mali, la situation particulière des groupes vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les personnes déplacées ; les principes de base et les techniques de surveillance des violations des droits de l’Homme, des prisons et des centres de détention.

Il convient de rappeler que les observateurs qui viennent d’être déployés à Gao font partie du premier groupe de 10 observateurs des droits de l’Homme qui sont arrivés au Mali en avril 2013. Après avoir suivi une formation de pré-déploiement, ils ont passé ces dernières semaines, à Bamako, à s’entretenir avec les autorités gouvernementales et techniques maliennes, les acteurs non étatiques maliens et internationaux œuvrant dans le domaine des droits de l’Homme, les détenus, ainsi que la communauté internationale ainsi de créer le cadre propice à l’exécution de leur mandat.

L’équipe d’observateurs des droits de l’Homme de l’UA et de la CEDEAO au Mali est dirigée par Mme Reine Alapini Gansou, avocate et professeur de droit au Bénin, qui est membre de la Commission africaine des Droits Humains et des Peuples, Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme en Afrique.

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Le Premier Ministre éthiopien Hailemariam Desalegn bientôt en visite en Chine

BEIJING, Chine, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei annonce :

Sur l’invitation du Premier Ministre du Conseil des Affaires d’Etat Li Keqiang, le Premier Ministre de la République fédérale démocratique d’Ethiopie Hailemariam Desalegn sera en visite officielle en Chine du 12 au 16 juin.

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Allocution de l’ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité – Célébration de la Journée Africaine des Frontières, 7 Juin 2013

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 7 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Allocution de l’ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité – Célébration de la Journée Africaine des Frontières, 7 Juin 2013

– Mesdames et Messieurs les Représentants Permanents des Etats membres auprès de l’UA,

– Mesdames Messieurs les Représentants des Partenaires de l’UA,

– Honorables invités,

– Chers collègues,

– Mesdames et Messieurs,

Je voudrais, de prime abord, vous remercier, au nom de la Commission et de sa Présidente et en mon nom propre, pour avoir bien voulu répondre à notre invitation et vous souhaiter une chaleureuse bienvenue au siège de l’Union Africaine à l’occasion de la 3ème célébration de la journée africaine des frontières. Votre présence témoigne à n’en point douter de votre appui au Programme Frontières de l’Union Africaine (PFUA), et plus globalement de votre attachement à la promotion de la Paix, de la Sécurité, et de l’intégration de notre continent.

Comme vous le savez, la célébration de la journée des frontières de cette année se situe dans le contexte du 50ème anniversaire de l’OUA/UA, la thématique du Panafricanisme et de la Renaissance africaine étant porteuse d’une aspiration à un dépassement organisé et convivial des frontières afin que ces dernières n’opposent aucune limite à l’élan des peuples africains vers l’unité.

Mesdames et Messieurs,

Quand les pères fondateurs ont créé l’OUA le 25 mai 1963, la question des frontières a été au cœur des débats et la Déclaration du Caire de Juillet 1964 sur l’intangibilité de frontières héritées aux indépendances, qui en est la résultante, a été respectée, honorée, même si elle n’a pas pu, à elle seule, mettre fin à tous les contentieux. Cette résolution s’inspirant du principe de l’«Uti possidetis Juris » a marqué l’engagement de nos Etats à respecter les frontières existant lors de leur accession à l’indépendance nationale. Ce principe a été dûment consacré dans l’Acte Constitutif de l’Union Africaine, ce qui lui confère la valeur de principe fondateur et de norme impérative du droit continental.

De fait, les États membres ont adopté nombre d’instruments juridiques et politiques pour guider les efforts dans la gestion des questions frontalières. A cet égard, il convient de relever notamment, en plus de la Déclaration du Caire de juillet 1964, et de l’Acte constitutif de l’UA, le principe du règlement négocié des différends frontaliers adopté par la 44ème session des ministres de l’OUA tenue à Addis-Abeba en juillet 1986, et le mémorandum d’accord sur la sécurité, la stabilité, le développement et la coopération en Afrique (CSSDCA) adopté par les Chefs d’Etats et de gouvernement à Durban, en juillet 2002, et qui envisageait le parachèvement de la délimitation et de la démarcation des frontières interafricaines à l’horizon 2012.

L’entreprise d’opérationnalisation de ces instruments a été marquée le 7 juin 2007, à Addis-Abeba, par la première conférence des Ministres africains en charge des questions de frontières, qui a adopté le «Programme-frontières» de l’Union Africaine auquel une place particulière dans le dispositif de prévention des conflits et celui de l’intégration graduelle du continent a été opportunément réservée.

Ce programme ambitionne d’atteindre trois objectifs stratégiques :

– Aider et encourager les Gouvernements africains à délimiter et démarquer leurs frontières terrestres et maritimes, en vue de prévenir les conflits et les tensions aux frontières;

– aider et encourager les Gouvernements africains à renforcer la coopération transfrontalière;

– développer les mécanismes africains de renforcement des capacités.

D’ores et déjà, le PFUA peut se prévaloir d’acquis importants. Il faut noter avec satisfaction l’adoption par les Ministres en charge des questions de frontières de la convention africaine sur la coopération transfrontalière dite Convention de Niamey le 17 mai 2012; le programme avance, donc, et le nombre des Etats qui s’y engagent s’accroît.

Cependant des défis restent à relever : le respect de l’horizon 2017, en tant que nouvelle échéance décidée par la Conférence de Malabo en juillet 2011, pour achever la démarcation de toutes les frontières africaines; la mobilisation des ressources, y compris financières; la multiplication et la dissémination des projets transfrontaliers; la diffusion de l’information sur le programme, y compris auprès des populations transfrontalières et des médias.

Au regard de ces avancées et des actions dont la conduite est programmée, il est clair que le PFUA est une étape importante de l’engagement de l’Union africaine en faveur de la paix de la sécurité et de l’intégration. Son rôle historique est de contribuer à faire disparaître toute tension à nos frontières et de renforcer les relations pacifiques entre nos Etats. La mise en œuvre effective du PFUA par tous les Etats membres aidera à transcender les frontières dans leur fonction de barrières pour valoriser leur mission de passerelles au bénéfice des États et des populations concernés.

Mesdames et Messieurs,

Pour la Commission de l’UA, une frontière bien démarquée, visible se vide de tout potentiel de nuisance. La démarcation des frontières africaines, qui est un impératif, repose en grande partie sur la disponibilité, pour nos États, des archives détenues par les anciennes puissances coloniales. C’est à juste titre que la déclaration sur le PFUA de juin 2007 avait demandé aux anciennes puissances coloniales de communiquer les informations et les archives en leur possession en vue de faciliter les exercices de délimitation et de démarcation.

Dans ce contexte, j’ai le plaisir de vous informer que la République Fédérale d’Allemagne a décidé de transférer au PFUA toutes ses archives coloniales relatives aux frontières africaines. Elles sont disponibles depuis ce matin dans la banque de données du système d’information du PFUA.

Au nom de la Commission, je voudrais remercier le Gouvernement allemand pour sa disponibilité habituelle à accompagner l’UA dans la mise en œuvre de ce programme. Cet acte du Gouvernement allemand est d’une grande portée historique, politique et pratique. En effet, les archives des anciennes puissances coloniales sont des sources primaires pour les actions inhérentes au «Programme-frontières». Ces archives, que nos États membres pourront désormais consulter directement au niveau de la Commission pour leur préparation des exercices de délimitation et de démarcation, viennent à point nommé donner davantage de consistance et de pertinence au Programme.

Mesdames et Messieurs,

D’évidence, le PFUA nécessite le renforcement des capacités africaines pour sa mise en œuvre. Sans capacités adéquates en termes de ressources humaines et techniques, il est difficile de mettre effectivement en œuvre les différentes composantes du PFUA. Il a donc été demandé au PFUA de produire des guides pratiques pour l’usage de nos Etats.

Dans ce contexte, j’ai le plaisir de vous informer que le PFUA a produit trois (3) guides pratiques et un recueil de textes de l’UA sur les frontières. Ces ouvrages visent à diffuser le plus largement les meilleures pratiques en matière de gestion des frontières sur tout le continent. Ces guides pratiques mettent à la disposition des Etats, et des acteurs sur le terrain, un ensemble d’outils opérationnels dont ils pourront s’inspirer.

Mesdames et Messieurs,

La CUA suit avec attention l’évolution de tous les contentieux frontaliers soumis par certains Etats membres à la Cour Internationale de Justice (CIJ) pour règlement. Elle envisage dans les mois à venir d’organiser une large concertation sur les bonnes pratiques en matière de résolution des contentieux et conflits frontaliers, et ce, en vue de permettre aux Etats concernés d’entreprendre des démarches efficaces et moins onéreuses pour promouvoir des solutions pacifiques et justes. Dans ce même état d’esprit, le PFUA, conformément à son plan stratégique 2013-2017, entreprendra plusieurs activités en vue d’assister nos Etats à atteindre ses objectifs. Je voudrais saisir cette opportunité pour remercier tous nos partenaires, notamment les Gouvernements allemand et britannique, qui nous accompagnent dans la mise en œuvre de ce programme structurant.

Mesdames et Messieurs,

Les meilleurs analystes s’accordent pour faire le constat que le 21ème siècle sera africain, les perspectives de développement du continent, avec des taux de croissance remarquables, étant prometteuses. Dans ce mouvement de progression de l’Afrique vers l’accomplissement de son destin unitaire, les frontières seront un test de crédibilité et la vie des populations frontalières sera l’aune à laquelle sera mesurée la capacité de l’Afrique à réaliser son intégration. Dans cette perspective, tout doit être fait pour que les zones frontalières baignent dans la convivialité, la sécurité humaine et une amélioration soutenue du cadre de vie, et pour que les populations de ces zones soient des artisans et des bénéficiaires privilégiés des vastes chantiers du développement et de l’intégration du continent.

La Commission de l’Union Africaine, quant à elle, vous assure qu’elle poursuivra ses efforts pour concrétiser tous les objectifs de ce programme parce que s’inscrivant dans la dynamique générale de la Renaissance africaine à laquelle tous nos programmes et tous les acteurs doivent effectivement contribuer.

Je vous remercie.

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Déclaration du Président du Sénégal et DP World

DAKAR, Sénégal, 6 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — S.A. le président du Sénégal Makky Sall a rencontré aujourd’hui le Sultan Ahmed Bin Sulayem, président de DP World (http://www.dpworld.com), pour discuter de l’avenir de DP World Dakar et des projets futurs.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/dp-world.jpg

Photo: http://www.photos.apo-opa.com/index.php?level=picture&id=502 (S.A. le président Makky Sall aujourd’hui et le Sultan Ahmed Bin Sulayem, président de DP World)

Le président a assuré à M. Bin Sulayem qu’il salue l’investissement de DP World et lui a garanti que l’investissement de la société à Dakar est toujours bienvenu et protégé dans la mesure où le Sénégal et les Émirats Arabes Unis jouissent d’une solide relation économique et bilatérale.

M. Bin Sulayem a assuré au président l’engagement de DP World visant à dynamiser et stimuler l’économie du Sénégal avec d’autres investissements dans les ports et la logistique.

Le président a confirmé que DP World Dakar continue à opérer normalement sous sa direction et sa structure actuelles. « Nous remercions DP World Dakar pour sa coopération », a-t-il déclaré.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour DP World.

Contact auprès des médias

Sanaa Maadad

Responsable des médias

DP World

Tél. : +97150 5522610

sana.maadad@dpworld.com

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