Le gouvernement Harper soutient les initiatives du secteur privé pour favoriser la croissance économique dans les pays en développement

OTTAWA, Canada, 13 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — La croissance économique menée par le secteur privé génère des occasions de sortir les gens de la pauvreté et de les amener vers la prospérité dans les pays en développement. Aujourd’hui, à l’occasion du lancement de la section canadienne du Pacte mondial des Nations Unies, l’honorable Julian Fantino, ministre de la Coopération internationale, et Lois Brown, secrétaire parlementaire de ce dernier, ont réitéré l’engagement du Canada d’aider les gens à se sortir de la pauvreté en créant des économies plus fortes.

« Nous voulons tirer parti de l’expertise, des ressources et de l’innovation du secteur privé pour aider les personnes les plus vulnérables, a dit le ministre Fantino. La participation du secteur privé entraîne de meilleures possibilités d’emploi et génère plus d’investissements et de ressources pour améliorer la productivité et le bien-être du public. »

Le Pacte mondial des Nations Unies encourage les entreprises du monde entier à adopter des politiques durables et socialement responsables et à rendre compte de leur mise en œuvre. Le lancement de la section canadienne du Pacte mondial des Nations Unies réunit des entreprises qui sont des chefs de file du secteur privé et qui mènent des activités à l’étranger, des leaders du secteur public canadien, des représentants des Nations Unies et des organisations de la société civile pour promouvoir l’investissement et les pratiques commerciales responsables à l’étranger.

« Un secteur privé dynamique est la pierre angulaire qui permet aux économies en développement de se sortir de la pauvreté et d’aller vers la prospérité, a indiqué la secrétaire parlementaire Brown. Le Pacte mondial des Nations Unies est un excellent exemple de la façon dont le Canada peut favoriser l’établissement de partenariats et contribuer à faire progresser l’innovation pour aider ceux et celles qui en ont le plus besoin dans le monde. »

Le Plan d’action économique de 2013 réaffirme l’engagement du Canada envers l’aide au développement international, notamment en matière d’amélioration de la croissance économique durable. Le nouveau ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement conservera le mandat de réduction de la pauvreté et permettra d’apporter une aide plus efficace, davantage transparente et mieux ciblée pour continuer d’améliorer le sort des populations démunies à l’échelle de la planète.

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6ème Réunion Consultative Annuelle Conjointe entre le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 13 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS de l’UA) et le Comité politique et de sécurité de l’Union européenne (COPS de l’UE) ont tenu leur 6ème réunion consultative annuelle conjointe à Addis Abéba, le 11 juin 2013, dans le cadre de la Stratégie conjointe Afrique-UE. La réunion était co-présidée par l’Ambassadeur Rachid Benlounes, Président du CPS de l’UA pour le mois de juin 2013, et l’Ambassadeur Olof Skoog, Président permanent du COPS de l’UE.

La réunion s’est tenue dans le contexte du 50ème anniversaire de l’OUA/UA, marqué par des progrès encourageants sur le continent africain, y compris une forte croissance économique et une baisse constante des conflits, malgré quelques situations de crise politique, sécuritaire et humanitaire complexes en Afrique de l’Ouest, dans la région des Grands Lacs et la Corne de l’Afrique, ainsi que des situations de changement anticonstitutionnel de gouvernement, qui nécessitent des solutions durables.

La réunion a souligné la nécessité de poursuivre la coopération entre l’Union africaine et l’Union européenne en vue d’atteindre leurs objectifs communs: assurer la paix et la sécurité et promouvoir la gouvernance démocratique, le respect des droits de l’homme et l’État de droit, la protection des civils et la responsabilité pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Les discussions, qui ont porté sur la Guinée Bissau, le Mali/Sahel, la Somalie, le Soudan et le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo et la région des Grands Lacs, la République centrafricaine et la campagne pour l’élimination de l’Armée de résistance du Seigneur, ont permis de réaffirmer l’engagement du CPS de l’UA et du COPS de l’UE à intensifier leurs efforts communs en matière de prévention et de résolution des conflits, et l’importance de réponses coordonnées aux changements anticonstitutionnels de gouvernement, tout en s’attaquant aux causes profondes des conflits.

Coopération UA/UE dans le domaine de la paix et de la sécurité

Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE se sont félicités du soutien apporté par l’UE à la mise en œuvre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA), à travers une approche multidimensionnelle englobant les dimensions politique, institutionnelle et financière, avec comme instrument principal de base, la Facilité pour la paix en Afrique (APF). Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont convenu d’accélérer l’opérationnalisation de l’APSA. L’UE a réaffirmé son engagement à poursuivre son appui à l’APSA et aux opérations de soutien à la paix conduites par l’Afrique, à travers l’APF. Les deux parties ont salué les efforts déployés par l’UA pour mobiliser davantage de ressources au niveau du continent et d’autres partenaires internationaux, afin de mieux soutenir les initiatives de paix en cours en Afrique. Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont rappelé la nécessité pour les autres partenaires de relever le niveau de leur soutien aux efforts de paix conduites par l’Afrique.

1. Mali et Sahel

Le CPS de l’UA et le COPS de l’UA ont souligné leur attachement à la stabilité, à l’unité, à l’intégrité territoriale, à la gouvernance démocratique, à l’Etat de droit, au respect des droits de l’homme, au développement durable, ainsi qu’à une solution durable à la crise multidimensionnelle au Mali, à travers une approche holistique prenant à la fois en compte la sécurité, la gouvernance, la situation humanitaire et le développement. Saluant les efforts de stabilisation en cours, les deux parties se sont félicitées des progrès accomplis sur la voie de la sécurité et ont encouragé les parties prenantes au Mali à améliorer la situation humanitaire et des droits de l’homme. Appelant à une transformation douce et harmonieuse de la MISMA en MINUSMA, ils ont souligné que la nouvelle mission des Nations unies devrait s’appuyer sur les acquis obtenus par la MISMA et contribuer à la stabilité à long terme du pays, en aidant les forces maliennes à se préparer à reprendre leurs responsabilités sur l’ensemble du territoire du Mali. Ils ont souligné la nécessité de maintenir le rôle de l’Afrique dans la recherche d’une solution durable à la crise au Mali et de prendre en compte les préoccupations de l’Afrique dans le processus politique au Mali. Ils ont salué la poursuite des efforts déployés par la CEDEAO, les pays du champ et les autres pays de la région, en vue d’améliorer la coordination de leurs contributions à la paix, à la sécurité et au développement au Mali et dans la région sahélo-saharienne.

Les deux parties ont reconnu l’importance d’une réforme du secteur de la sécurité, y compris la restructuration des Forces maliennes de défense et de sécurité, et se sont félicitées de la contribution que l’UE continue d’apporter à la stabilisation du Mali à travers sa Mission de formation militaire (EUTM) et aux efforts régionaux de renforcement des capacités. Elles ont pris note de l’évolution du processus politique, ainsi que de la détermination des autorités maliennes à tenir des élections en juillet 2013, et les ont exhortées à intensifier le dialogue devant mener à la réconciliation et à la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire malien. Ils ont réitéré leur exigence pour le désarmement de tous les groupes armés au Mali, y compris le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Ils ont souligné l’importance que revêt l’organisation d’élections transparentes, inclusives libres et justes, et encouragé les partenaires internationaux à apporter leur soutien à cette fin. Ils ont salué les engagements importants pris lors de la conférence des donateurs du Mali tenue à Bruxelles, le 15 mai 2013. Tout en reconnaissant les programmes en cours initiés par l’UE, ils ont appelé ceux qui ont fait des annonces à honorer leurs engagements. Ils ont réitéré la nécessité d’une étroite coordination entre les partenaires dans la poursuite de leurs efforts collectifs dans la recherche de solutions aux crises au Mali et au Sahel.

2. Guinée-Bissau

Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont pris note de la formation d’un nouveau Gouvernement transitoire inclusif à la suite de l’accord conclu entre les deux principaux partis politiques en Guinée-Bissau. Le nouveau Gouvernement de transition devra, en priorité, préparer l’organisation, avant la fin de l’année, d’élections démocratiques devant conduire à la restauration de l’ordre constitutionnel. Ils se sont félicités de la volonté exprimée par l’UE d’apporter un appui technique et financier au processus électoral, une fois qu’une feuille de route appropriée aura été adoptée. Ils ont souligné la nécessité d’une réforme des forces de défense et de sécurité. Ils ont souligné la nécessité de lutter plus efficacement contre le crime organisé, le trafic de drogue et la pêche illégale, de protéger les droits de l’homme et l’État de droit et de mettre fin à l’impunité, ainsi que l’importance cruciale qu’il convient d’accorder à la préservation et à la gestion durable des ressources naturelles de la Guinée Bissau, y compris l’exploitation durable des ressources marines et terrestres. Ils ont salué les efforts conjoints déployés par l’UA, la CEDEAO, la CPLP, l’UE et les Nations unies en faveur du retour à l’ordre constitutionnel et à la stabilité en Guinée-Bissau, et attendent avec intérêt la deuxième mission d’évaluation conjointe des cinq organisations en Guinée-Bissau, à l’effet d’encourager les parties prenantes à remplir les conditions nécessaires à l’organisation d’élections libres et transparentes avant la fin de l’année.

3. Somalie

Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE se sont félicités des progrès réalisés en Somalie depuis la fin de la période de transition en août 2012, y compris la mise en place du Parlement fédéral somalien, l’adoption de la Constitution fédérale provisoire, l’élection du Président par le Parlement fédéral, la nomination du Premier ministre et la formation du gouvernement fédéral somalien (SFG). Les deux parties ont souligné la nécessité d’avancées concrètes dans le processus de dialogue et de réconciliation entre les parties prenantes somaliennes en vue de la mise en place d’autorités régionales en Somalie. Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont cependant exprimé leur préoccupation face à la reprise des affrontements entre les factions opposées à Kismayo, et ont exhorté tous les acteurs concernés à sortir de l’impasse politique, à travers un dialogue inclusif, sous la conduite du SFG, avec l’appui de l’UA et de l’IGAD, en vue de faire avancer la structure fédérale du pays. Ils ont félicité le SFG et la région du Somaliland pour leur interaction, et ont appelé à la poursuite active du dialogue ainsi engagé.

Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont salué le rôle crucial de l’AMISOM dans la stabilisation de la Somalie, permettant ainsi le déroulement du processus politique. Ils ont reconnu la nécessité pour l’AMISOM de poursuivre ses opérations avec une capacité logistique et en multiplicateurs de force renforcée, afin de lui permettre de mieux faire face aux nouveaux défis sécuritaires. Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont pris note du rôle important de la Mission de formation de l’UE dans la formation des futurs cadres militaires somaliens, ainsi que celui de EUNAVFOR ATALANTA dans la lutte contre la piraterie et de EUCAP NESTOR dans l’appui à la sécurité maritime. Ils ont, en outre, salué le déploiement de la nouvelle Mission des Nations unies pour la Somalie et la nomination d’un nouveau Représentant spécial des Nations unies. Ils ont souligné la nécessité d’une coordination et d’une coopération étroites entre la nouvelle Mission de l’ONU et l’AMISOM pour le bon accomplissement de leurs mandats respectifs, en faveur de la paix, de la sécurité et de la réconciliation en Somalie.

Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont salué les efforts conjoints déployés par l’UA et l’IGAD en Somalie, avec le soutien de la communauté internationale. À cet égard, ils ont salué les résultats de la Conférence internationale sur la Somalie, tenue à Londres le 7 mai 2013, et attendent avec intérêt la tenue de la Conférence de Bruxelles qui devra endosser le plan de reconstruction politique de la Somalie dans le cadre d’un nouveau contrat de transition.

4. Soudan et Soudan du Sud

Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont exprimé leur préoccupation face à la résurgence de la tension entre le Soudan et le Soudan du Sud, faisant ainsi peser une menace sur les Accords cruciaux signés en septembre 2012. Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont souligné les graves conséquences que pourrait avoir l’arrêt de la production de pétrole sur la viabilité des deux pays, leurs relations, ainsi sur l’ensemble de la région. Ils ont souligné l’importance de la mise en œuvre rapide et scrupuleuse de tous les Accords signés entre les deux pays, comme la seule voie vers une normalisation définitive de leurs relations, pour le bénéfice de leurs populations. La réunion a exhorté le Soudan et le Soudan du Sud à résoudre toute plainte ou accusation relative à la sécurité par la voie des mécanismes bilatéraux convenus. Ils ont exprimé leur soutien résolu au Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’UA, ainsi que son appréciation pour le travail du Groupe dans la facilitation des négociations et pour ses efforts qui ont permis récemment de faire baisser la tension entre les deux pays. Ils se sont également félicités des efforts de l’IGAD et de l’UA en appui aux Parties.

Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont exhorté le Soudan et le Soudan du Sud à reprendre les discussions en vue de parvenir à un accord sur la mise en place des institutions provisoires d’Abyei et sur le statut final d’Abyei. Ils ont également appelé les Parties à trouver une solution à la question des zones frontalières contestées et revendiquées, reconnaissant que cela pourrait servir de plate-forme importante pour la coopération transfrontalière dans le cadre de frontières souples, de la coopération et de l’intégration régionales. Ils restent préoccupés par la grave situation humanitaire dans le Kordofan méridional et le Nil Bleu, et ont demandé que des mesures soient prises pour remédier à la situation. Ils se sont félicités du récent lancement de pourparlers directs entre le Gouvernement du Soudan et le SPLM-N, et ont exhorté les parties à poursuivre leurs négociations directes afin de parvenir à une solution globale. Le COPS de l’UE a félicité le CPS de l’UA pour la mission qu’il a effectuée au Darfour, du 17 au 19 mars 2013, en appui aux efforts de paix au Darfour.

5. République démocratique du Congo (RDC) et région des Grands Lacs

Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont exprimé leur préoccupation face à la situation sécuritaire instable à l’Est de la RDC, en particulier dans le Nord-Kivu, et ont salué le renouvellement du mandat de la MONUSCO, qui comprend maintenant une Brigade d’intervention, une opération conjointe novatrice Nations unies/UA-SADC-CIRGL, dont le déploiement devrait contribuer à améliorer la situation dans la région. Dans ce contexte, le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont félicité les pays contributeurs de troupes à la Brigade d’intervention, à savoir la Tanzanie, l’Afrique du Sud et le Malawi. Ils ont souligné que seule une solution politique inclusive apportera la paix et le développement aux populations après une si longue période d’instabilité. Ils ont salué l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en RDC et dans la région signé à Addis Abéba, le 24 février 2013, et ont appelé à sa mise en œuvre intégrale. À cet égard, le CPS de l’UA et le COPS de l’UE se sont félicités de la première réunion du Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre, tenue à Addis Abéba, le 26 mai 2013. Ils se sont en outre félicités de la mission effectuée par le CPS de l’UA en RDC, du 11 au 14 mai 2013.

Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont appelé toutes les parties à assurer le respect des droits de l’homme, ainsi qu’une lutte efficace contre l’impunité dans la région. Ils ont exprimé leur préoccupation face à l’absence de progrès dans les négociations entre le Gouvernement de la RDC et le M23 à Kampala, et ont exhorté les deux parties à revenir à la table des négociations, en vue de parvenir à un accord.

6. République centrafricaine (RCA)

Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont exprimé leur profonde préoccupation face à la situation sécuritaire, humanitaire et des droits de l’homme en RCA. Ils ont réitéré leur appel à tous les acteurs concernés à respecter les Accords de Libreville de janvier 2013 et la déclaration subséquente adoptée à N’Djamena par la CEEAC. Ils ont appelé au rétablissement de l’ordre public et de la sécurité, comme condition sine qua non pour le bon déroulement de la transition et pour l’acheminement de l’assistance aux populations affectées. Ils ont souligné la nécessité de rétablir les institutions centrafricaines et leur fonctionnement efficace, comme une étape cruciale dans la préparation des élections présidentielles et législatives prévues à la fin de la période de transition de 18 mois.

Ils ont convenu de la nécessité d’une mission de maintien de la paix, afin de garantir la sécurité et la protection des civils en RCA.

Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont pris note de la décision des autorités centrafricaines pour permettre la poursuite des activités de l’Initiative de coopération régionale pour l’élimination de l’Armée de résistance du Seigneur, y compris les opérations des forces armées étrangères qui y contribuent.

7. Initiative de coopération régionale pour l’élimination de l’Armée de résistance du Seigneur

Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE ont déploré les atrocités commises par la LRA, et ont réaffirmé leur soutien à la stratégie Nations unies-UA pour éliminer la menace de la LRA, y compris l’Initiative régionale de coopération. Ils se sont félicités des progrès récemment accomplis dans la mise en œuvre de l’Initiative régionale et, en particulier, l’adoption du concept d’opérations, l’intégration formelle des contingents militaires et l’installation du siège à Yambio, au Soudan du Sud.

Le CPS de l’UA et le COPS de l’UE se sont félicités des efforts de l’Envoyé spécial de l’UA pour l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) pour les résultats obtenus à ce jour, et ont appelé à poursuivre une étroite coordination et la coopération entre toutes les parties concernées pour parvenir à une bonne mise en œuvre de l’Initiative.

Ils ont convenu de continuer à se consulter et à coopérer étroitement sur toutes ces questions.

Les deux parties ont convenu de se réunir à Bruxelles, en 2014.

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Le Forum de haut niveau s’achève sur un véritable partenariat pour mettre fin à la pauvreté

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 13 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — À l’issue d’un forum de haut niveau de deux jours consacré à un nouveau partenariat mondial pour le développement dans l’après-2015, M. Wu Hongbo, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, a déclaré que la communauté internationale pouvait construire un véritable partenariat qui viendrait en appui aux mesures prises par tous et serait doté de mécanismes efficaces de suivi et de reddition de comptes. S’exprimant dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, M. Wu a souligné que ce partenariat pouvait « être aussi transformateur que le programme de développement qu’il [était] censé soutenir ».

La réunion des 6 et 7 juin est la première des trois grandes consultations qui se tiendront dans le cadre de la préparation du Forum pour la coopération en matière de développement du Conseil économique et social, prévu en 2014, où les intervenants chercheront à faire avancer le dialogue mondial sur l’avenir de la coopération en matière de développement dans le contexte de l’après-2015. Les échanges francs et constructifs des 160 participants à la réunion d’Addis-Abeba ont abouti à une compréhension commune de la façon de forger un nouveau partenariat mondial pour le développement qui, a souligné M. Wu, « est indispensable pour tenir les engagements pris dans le cadre des OMD et pour la réalisation d’un programme de développement pour l’après-2015, axé sur l’élimination de la pauvreté et le développement durable pour tous ».

Les participants ont conclu que le partenariat mondial renouvelé devrait continuer à privilégier la lutte contre la pauvreté et la réalisation des objectifs convenus lors du Sommet du Millénaire.

« Il doit prendre en compte tous les engagements internationaux existants relatifs au financement du développement », a déclaré le Secrétaire général adjoint, qui a souligné que cette approche renouvelée devait aussi efficacement promouvoir le développement durable et soutenir les efforts visant à résoudre les problèmes de développement, anciens et nouveaux.

« Nous partageons une conviction, une vision, grâce aux enseignements tirés du passé, de ce qu’il faudra faire pour que devienne réel un tel partenariat mondial. Il doit être et conduit, dès le départ, par les parties prenantes concernées, en mettant clairement l’accent sur ce qui va lui permettre de fonctionner dans la pratique », a souligné M. Hu. Il a ajouté qu’une compréhension commune de l’évolution de la nature des défis du développement et l’intégration toujours croissante des perspectives de développement permettaient de surmonter la dichotomie Nord-Sud entre prestataires et bénéficiaires.

M. Hu a également rappelé la nécessité de s’acquitter des engagements relatifs à l’aide publique au développement (APD), soit 0,7 % du revenu national brut (RNB), et a souligné que le partenariat devait « intensifier l’action sur la cohérence des politiques de développement, pour inclure la gamme des sources de financement du développement, s’attaquer aux problèmes plus généraux qui sous-tendent le développement durable pour tous et faciliter le partage des connaissances et des capacités ».

Le Secrétaire général adjoint a souligné le besoin d’un respect mutuel et réaffirmé la nécessité de la participation de « tous les intervenants, sur un pied d’égalité, à la conception du partenariat mondial renouvelé, ainsi qu’à sa mise en œuvre et à son suivi ».

Pour sa part, M. Ahmed Shide, Secrétaire d’État chargé des finances et du développement économique, a souligné que repenser la conception d’un nouveau partenariat global n’était que la première étape. « Ce qui importe, c’est de s’assurer qu’il est mis en œuvre; le nouveau partenariat mondial doit placer en son centre la transformation économique et privilégier la réduction de la pauvreté. »

« Veiller à ce qu’un programme de développement pour l’après-2015 s’appuie sur un mécanisme efficace de suivi et de reddition de comptes sera incontestablement indispensable pour parvenir à relever efficacement les défis de développement de l’après-2015 », a-t-il ajouté.

Les participants ont appris que l’édition de 2014 du Forum pour la coopération en matière de développement, cadre propice aux échanges francs, serait une étape importante dans l’élaboration d’un programme de développement pour l’après-2015.

À moins de trois ans de l’échéance finale des objectifs du Millénaire pour le développement en 2015, la communauté internationale intensifie ses efforts pour accélérer les progrès en vue de leur réalisation. Les débats sur l’élaboration d’un programme de développement pour l’après-2015 se multiplient et 53 pays africains ont élaboré une vision commune à cet égard.

Le forum a été organisé par le Ministère éthiopien des finances et du développement économique et le Département des affaires économiques et sociales (DAES) du Secrétariat de l’ONU, avec le soutien de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Étaient présents, entre autres, M. Sufian Ahmed, Ministre éthiopien des finances et du développement économique, M. Néstor Osorio, Président du Conseil économique et social, M. Wu Hongbo, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, M. Gyan Acharya, Secrétaire général adjoint et Haut-Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement, et M. Carlos Lopes, Secrétaire général adjoint de l’ONU et Secrétaire exécutif de la CEA.

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Tchad / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 13 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Depuis plus d’une semaine, un artiste tchadien résidant en Mayenne se mit en grève de la faim ici en France pour protester contre l’rrestation des députés et des journalistes au Tchad et demander leur libération. Quelle est votre réaction? Comment jugez-vous ce genre d’action?

Q – Nous avons déjà marqué, le 21 mai dernier, notre préoccupation à la suite de ces arrestations d’opposants et de journalistes et appelé à leur libération si leur maintien en détention n’est pas justifié en droit.

Vous connaissez notre position générale qui concerne tous les pays : nous demandons le plein respect des droits de l’Homme, des droits de la défense et de la présomption d’innocence.

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Déplacement de M. Pascal Canfin au Mali (13 et 14 juin 2013)

PARIS, France, 13 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

M. Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, se rend au Mali les 13 et 14 juin 2013, accompagné de Mme Anne Paugam, directrice générale de l’Agence française de développement (AFD).

Un mois après la Conférence de Bruxelles sur le développement du Mali (15 mai 2013), ce quatrième déplacement du ministre délégué dans la région en 2013 permettra de faire un point sur l’avancée des projets mis en oeuvre par l’aide française au développement, parmi lesquels la création d’une station de pompage d’eau à Gao ou encore le centre de formation professionnelle sur les métiers du bâtiment à Bamako.

M. Pascal Canfin se rendra à Gao où il rencontrera des membres de la société civile malienne et des élus. Il s’entretiendra à Bamako avec le Premier Ministre, M. Diango Cissoko, et rencontrera des représentants d’agences de coopération, des organisations non gouvernementales et des collectivités locales.

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Burkina Faso : les populations du nord reçoivent une assistance alimentaire

GENEVE, Suisse, 13 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Les agriculteurs et éleveurs de la province de l’Oudalan, dans le nord du Burkina Faso, recevront à partir du 13 juin une aide alimentaire de la Croix-Rouge burkinabé, avec le soutien du Comité International de la Croix-Rouge (CICR).

D’ici au 16 juin, quelque 9 000 personnes vulnérables devraient ainsi voir leur sécurité alimentaire renforcée en attendant les prochaines récoltes du mois d’octobre.

Depuis février 2012, le Burkina Faso fait face aux conséquences de la crise au Mali en accueillant près de 50 000 réfugiés. Cet afflux fragilise une situation économique déjà précaire pour les populations résidentes. Les évaluations réalisées lors d’opérations d’assistance précédentes, au profit de 16 200 réfugiés en mars 2012 et 1 800 réfugiés en janvier 2013, font état d’un appauvrissement général des ménages et permettent d’identifier les besoins.

« Les habitants de cette région reculée du Sahel ont accueilli des milliers de réfugiés venus du Mali et partagent avec eux leurs maigres ressources. Les réfugiés sont arrivés avec leur bétail, multipliant par trois le nombre d’animaux sur un pâturage déjà insuffisant », explique Romain Kima, chargé de la préparation et de la réponse aux catastrophes à la Croix-Rouge burkinabé. « L’agriculture a été perturbée et les populations d’accueil ont parfois été forcées de vendre une partie de leur bétail afin de pouvoir joindre les deux bouts. »

Tout comme Hadiza W. Mohamed, veuve et mère de trois enfants habitant le village de Gandafabou, chaque famille recevra 50 kg de mil, 10 kg de haricots, 5 litres d’huile et 1 kg de sel. Cette opération contribue aussi à apaiser les tensions entre la population locale et les réfugiés.

Cette année, la campagne agricole a été relativement satisfaisante au Burkina Faso, tous les produits pour cette assistance ont donc pu être achetés sur les marchés d’Ouagadougou puis acheminés dans la province de l’Oudalan.

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TUNISIE – FEMEN – DECLARATION DU PORTE-PAROLE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

PARIS, France, 13 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — DECLARATION DU PORTE-PAROLE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

Nous venons d’apprendre la condamnation en première instance à une peine de prison ferme de nos compatriotes. Alors que nous espérions une mesure de clémence, nous ne pouvons que regretter la sévérité de cette peine.

Nos compatriotes ont décidé de faire appel de cette décision. Elles continueront à bénéficier de la mobilisation de notre ambassade qui leur assure toute la protection consulaire.

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Le Commissaire Lamamra s’entretient avec le Chef de Cabinet Militaire du Président de la République du Burundi

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 13 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — L’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité, s’est entretenu hier avec le Général de Division Evariste Ndayishimyie, Chef de Cabinet militaire du Président de la République du Burundi. Les échanges ont porté sur l’agenda de paix et de sécurité de l’Union Africaine et sur les contributions du Burundi à sa mise en œuvre, notamment au sein de l’AMISOM.

Les derniers développements de la situation politique et sécuritaire en Somalie, en particulier à Kismayo, ont été également évoqués. Les deux responsables se sont par ailleurs accordés sur la nécessité du renforcement de la coordination des efforts de tous les pays contributeurs de troupes à l’AMISOM et de la Communauté internationale en vue de la consolidation des acquis politiques et sécuritaires en Somalie.

Les deux responsables ont passé en revue les décisions historiques adoptées par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement, les 26 et 27 mai 2013, notamment celle relative à la mise en place de la Capacité Africaine de Réponse Immédiate aux Crises (CARIC), qui repose sur les contributions volontaires des États membres de l’UA, ainsi que celle portant sur la mobilisation de sources alternatives et additionnelles de financement des activités et des programmes de l’Union Africaine.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL NOMME LE GÉNÉRAL BABACAR GAYE, DU SÉNÉGAL, COMMEREPRÉSENTANT SPÉCIAL ET CHEF DU BUREAU INTÉGRÉ DE L’ONU EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

NEW YORK, 13 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a annoncé aujourd’hui la nomination du général de corps d’armée Babacar Gaye, du Sénégal, en tant que Représentant spécial et Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), basé à Bangui, en République centrafricaine.

Le général Gaye succède à Mme Margaret Vogt, du Nigéria. Le Secrétaire général exprime sa reconnaissance à Mme Vogt pour son leadership et les efforts qu’elle a déployés en vue de promouvoir la paix, la sécurité et le développement en République centrafricaine.

Le général Gaye, qui occupe actuellement les fonctions de Sous-Secrétaire général et Conseiller militaire aux opérations de maintien de la paix, apporte à ce poste de nombreuses années d’expérience diplomatique, politique et militaire au sein du système des Nations Unies et du Gouvernement national du Sénégal.

De 2005 à 2010, le général Gaye a assumé le commandement de la force de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), qui a succédé à la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC). Il a également participé à plusieurs opérations de maintien de la paix, notamment au Liban et en Iraq.

Il a, en outre, occupé plusieurs fonctions au sein du Gouvernement du Sénégal, notamment en tant qu’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de l’Allemagne et des Nations Unies à Vienne (2004-2005). Il a aussi exercé les fonctions de Chef d’état-major des forces de défense (2000-2003); de Commandant de la Zone militaire 6 (1997 -2000); de Directeur de la documentation et de la sécurité extérieure (1994-1997); et de Directeur de l’information et des relations publiques (1993-1994).

Le général Gaye est marié et père de deux enfants. Il est diplômé de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, en France, et a reçu plusieurs décorations nationales et internationales.

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Envoi d’une mission d’évaluation de l’union africaine au Niger à la suite des attentats terroristes du 23 mai 2013

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 12 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — En application de la Déclaration sur les attentats terroristes au Niger et sur la solidarité de l’Afrique avec la République du Niger, adoptée par la Conférence de l’Union lors de sa 21e session ordinaire tenue à Addis Abeba, les 26 et 27 mai 2013, la Présidente de la Commission de l’UA, Dr. Nkosazana Dlamini Zuma, a dépêché au Niger, depuis le 10 juin 2013, une mission d’évaluation comprenant des experts du Centre africain d’Étude et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT) et du Comité des Services de Sécurité et de Renseignement africains (CISSA). La délégation, qui est dirigée par le Représentant spécial de la Présidente de la Commission en Côte d’Ivoire, séjournera au Niger jusqu’au 15 juin 2013.

L’objet de cette mission est de recueillir le maximum d’informations sur les attentas terroristes qui ont eu lieu à Agadez et à Arlit, le 23 mai dernier, ainsi que de déterminer, avec les autorités nigériennes compétentes, les modalités d’une assistance dans le domaine de la sécurité et du renseignement.

La mission d’évaluation communiquera ses conclusions à la deuxième réunion des chefs des services de sécurité et de renseignement des pays de la région qui se tiendra prochainement à Abidjan, dans le cadre du suivi des conclusions de la réunion ministérielle de Nouakchott du 17 mars 2013 sur le renforcement de la coopération sécuritaire et l’opérationnalisation de l’Architecture africaine de paix et de sécurité dans la région sahélo-saharienne. La première réunion des chefs des services de sécurité et de renseignement des pays de la région sahélo-saharienne a eu lieu à Bamako le 18 avril 2013.

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