Réunion ministérielle internationale de soutien à la Libye

PARIS, France, 8 février 2013/African Press Organization (APO)/ — COMMUNIQUÉ TECHNIQUE

Une réunion ministérielle internationale de soutien à la Libye dans les domaines de la sécurité, de la justice et de l’Etat de droit se tiendra à Paris le 12 février 2013 au ministère des affaires étrangères.

Une conférence de presse conjointe du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et de son homologue libyen, M. Mohamed Abdelaziz, est organisée à la clôture de la conférence. Tous les journalistes, cameramen et photographes intéressés sont invités à se présenter à 13h30 au 1, rue Esnault Pelterie, 75007 Paris.

Une procédure d’accréditation est ouverte pour la presse française et

Etrangère (journalistes, cameramen et photographes). Elle s’effectuera en ligne jusqu’au lundi 11 février 2013 à 15 h, à l’adresse suivante : accreditations-vo.dcp-presse@diplomatie.gouv.fr.

Le retrait des badges s’effectuera sur présentation d’une pièce d’identité et de la carte de presse au bureau des accréditations situé au ministère des

Affaires étrangères (1, rue Esnault Pelterie, 75007 Paris) le 12 février 2013 à partir de 13h30.

Les informations relatives à cet événement figurent sur le site internet du ministère des affaires étrangères ./.

N.B. : Ce communiqué ne constitue en aucune manière une annonce officielle. L’information qui est donnée ci-dessous est de nature strictement technique et ne vise qu’à aider le travail des journalistes.

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La Banque africaine de développement, déterminée à appuyer le géothermique en Afrique de l’Est

TUNIS, Tunisie, 8 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) prépare un ambitieux programme de développement de la géothermie pour l’Afrique, en se fondant sur son expérience kényane du projet géothermique de Menengai dans la vallée du Rift est-africain.

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Outre des projets de très grande échelle tels que le projet géothermique de 400 MW en cours de réalisation à Menengai, au Kenya, la BAD travaille également sur une série de projets de petite envergure, adaptés au contexte spécifique de chaque pays de la vallée du Rift est-africain doté d’un potentiel géothermique.

Elle travaille actuellement avec le gouvernement de Djibouti pour développer une centrale de 50 MW dans la région du lac Assal. En Ethiopie, la BAD a joué un rôle moteur dans la définition d’une feuille de route pour le développement géothermique. En Tanzanie, la BAD dirige, dans le cadre des Fonds d’investissements climatiques, le développement du Programme des énergies renouvelables (SREP), qui prévoit le financement d’un projet de développement géothermique. Aux Comores, la BAD a commencé le processus d’identification pour une centrale de 20 MW répondant aux besoins de l’archipel.

« Notre ambition est d’accompagner le développement accéléré du vaste potentiel géothermique inexploité de l’Afrique de l’Est », avait expliqué Tonia Kandiero, la résidente-représentative de la BAD en Tanzanie lors de la 4e Conférence géothermique du Rift africain organisée en novembre 2012 à Nairobi. « Le développement de la géothermie a été relativement limité dans la région. Seuls quelques 217 MW d’énergie géothermique ont été développés jusqu’à présent, principalement au Kenya. Cela reste insignifiant comparé à l’immense potentiel de la région, estimé à 10 000 MW rien qu’au Kenya. »

Pour Youssef Arfaoui, expert en chef des énergies renouvelables, « la Banque africaine de développement est en train de faire avancer le développement de la géothermie avec des modèles innovants qui permettent de surmonter les différents risques associés à cette énergie. Le plus important de ces risques concerne le forage exploratoire, avec la probabilité de tomber sur des cavités sèches lors de l’exploration ou de l’évaluation. L’atténuation de ces risques permettra de rendre les coûts de cession et de commercialisation plus abordables. »

De fait, un nouveau modèle pour accélérer le développement des ressources géothermiques dans la vallée du Rift est-africain a récemment vu le jour. Ce modèle prévoit le financement des toutes premières phases du projet et des activités à risque élevé principalement liées au forage par les institutions de financement du développement telles que la Banque africaine de développement en utilisant des ressources concessionnelles. Le financement est injecté dans une société ad hoc chargée d’entreprendre les activités de forage, endossant ainsi la plupart des risques de forage, ce qui ouvre ensuite la voie à l’investissement privé pour transformer la vapeur en énergie en acheminant depuis les entrailles de la terre de la vapeur à très haute pression pour faire fonctionner les turbines de production d’électricité.

« Le projet de développement géothermique de Menengai au Kenya constitue une illustration éloquente de ce nouveau modèle. La Banque africaine de développement a récemment soutenu ce projet avec quelque 150 millions de dollars de financements hautement concessionnels provenant de ses propres ressources avec une participation des fonds d’investissement climatiques », explique Thierno Bah, ingénieur en énergie à la BAD.

Le projet de Menengai est le premier projet à être approuvé dans le cadre du Programme de développement des énergies renouvelables pour les pays à faible revenu (SREP) des Fonds d’investissement climatiques.

Une fois terminé, le projet aura un impact de développement formidable pour les populations kényanes en augmentant l’approvisionnement en énergie dans un volume équivalent aux besoins actuels de consommation de 500 000 ménages, de 300 000 petites entreprises et en dégageant quelque 1 000 GWh pour d’autres entreprises et industries.

Le projet permettra également de déplacer près de 2 millions de tonnes de CO2 par an, contribuant ainsi de façon significative à la lutte contre le changement climatique.

S’appuyant sur le succès rencontré au Kenya avec le projet de Menengai, la BAD se penche actuellement sur le développement du potentiel géothermique en Tanzanie, identifiée comme le second pays ayant un important potentiel géothermique, avec un cadre institutionnel approprié et des sites géothermiques concrets déjà identifiés.

La BAD utilisera et tentera de dupliquer en Tanzanie le modèle développé au Kenya, à savoir le financement, sur des ressources concessionnelles, par les institutions de financement du développement de la première phase et des activités à haut risque liés principalement aux activités de forage, qui seront entreprises par une société ad hoc, comme la Société de développement géothermique du Kenya (GDC).

L’édition 2012 de la Conférence géothermique du Rift africain, qui est la plus importante conférence géothermique africaine, tenue en novembre 2012 à Nairobi avec la participation de plus de 630 délégués et 25 exposants, a permis à la Banque africaine de faire valoir sa forte implication dans le développement de l’énergie géothermique. Elle a également contribué à mieux faire connaître le rôle de la BAD comme la première institution de financement du développement dans le secteur de l’énergie géothermique en Afrique de l’Est.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

Contact:

Chawki Chahed

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL NOMME M. TAMRAT SAMUEL, DE L’ÉRYTRHÉE, REPRÉSENTANT SPÉCIAL ADJOINT, CHARGÉ DE L’ÉTAT DE DROIT AU SEIN DE LA MINUL

NEW YORK, 8 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a annoncé, aujourd’hui, la nomination de M. Tamrat Samuel, de l’Érythrée, au poste de Représentant spécial adjoint, chargé de l’état de droit au sein de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL).

M. Samuel succède à M. Louis M. Aucoin, des États-Unis, dont le mandat a pris fin en décembre 2012. Le Secrétaire général exprime sa reconnaissance à M. Aucoin pour le dévouement dont il a fait preuve pendant l’année qu’il a passée à la MINUL.

Le nouveau Représentant spécial adjoint apporte avec lui une vaste expérience en matière de leadership et de politique qu’il a acquise pendant près de 30 ans aux Nations Unies, principalement dans les affaires politiques concernant la région d’Asie et du Pacifique. Au Département des affaires politiques où il a travaillé, M. Samuel a appuyé la mission de bons offices du Secrétaire général sur la question du Timor oriental. En 2007, le Secrétaire général l’avait nommé Représentant spécial adjoint au Népal et Chef adjoint de la Mission des Nations Unies dans ce pays (MINUP), un poste qu’il a occupé jusqu’en 2008.

M. Samuel est titulaire d’une licence en droit de l’Université d’Addis-Abeba, et d’une maîtrise en droit international de l’Université de New York (NYU).

Il est marié et père de trois enfants.

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BAN KI-MOON CONDAMNE FERMEMENT L’ASSASSINAT DE CHOKRI BELAÏD, COMMIS HIER EN TUNISIE

NEW YORK, 8 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général condamne fermement l’assassinat de Chokri Belaïd, Secrétaire général du Mouvement des patriotes démocrates et un des dirigeants du Front populaire en Tunisie, qui a été commis hier.

Des progrès importants ont été réalisés dans la transition en Tunisie. Cependant, beaucoup reste encore à faire en ce qui concerne le processus constitutionnel et pour répondre aux attentes du peuple tunisien sur les plans économique et social.

Le Secrétaire général encourage les autorités à faire avancer le processus de réforme. Les actes de violence politique ne devraient pas faire dérailler la transition démocratique de la Tunisie.

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L’UA doit redoubler d’efforts sur les situations de crises et de conflits et garantir l’effectivité des mécanismes de protection des droits de l’Homme

PARIS, France, 8 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Si la FIDH se félicite de ce que, à l’issue de son 20ème Sommet ordinaire, l’Union africaine se soit engagée à faire de la protection des civils et du rétablissement de l’État de droit, une des priorités dans la résolution du conflit au Mali, notre organisation appelle aujourd’hui l’UA à prendre toutes les mesures nécessaires pour donner effet immédiat à ces engagements, à redoubler d’efforts concernant les autres situations de conflits et de crises politiques qui sévissent sur le continent ; et à mettre tout en œuvre pour garantir l’effectivité les mécanismes africains de protection et de promotion des droits de l’Homme.

Dans un contexte sécuritaire et politico-social encore fragile au Mali, la FIDH se félicite de la décision de l’Union africaine de déployer, dans le cadre de la MISMA, et avec l’appui de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, des observateurs civils chargés de « surveiller la situation des droits de l’Homme dans les zones libérées et aider les autorités maliennes à créer les conditions d’une réconciliation durable entre les différentes composantes de la société malienne, ainsi que de la consolidation de la paix ». La FIDH appelle l’UA à prendre toutes les mesures nécessaires pour donner effet à cette décision dans les plus brefs délais, et ce, en concertation et coordination avec les Nations Unies et l’Union européenne, qui prévoient également des mécanismes de formation et surveillance des droits de l’Homme dans ce pays.

Au Sud Kordofan et au Nil Bleu, les civils continuent d’être otages du piétinement des négociations entre Soudan et SPLM-N et, de fait, de la poursuite des affrontements entre les deux protagonistes. L’Union africaine doit tout mettre en œuvre pour garantir aux populations affectées une assistance humanitaire d’urgence, effective et inconditionnelle et pour qu’il soit mis un terme immédiat aux hostilités, au risque que les civils continuent de faire les frais de bombardements aériens aveugles, exécutions sommaires, déplacements forcés ou encore destruction de biens. De même, dans un contexte de paix précaire entre Soudan et Soudan du Sud, l’UA doit impérativement redoubler d’efforts pour que des accords pérennes – sur la démarcation des frontières ou le statut de la région d’Abyei notamment – soient enfin entérinés et respectés par les deux États. Des sanctions, y compris individuelles, doivent pouvoir être envisagées en cas d’échec des négociations.

L’UA doit par ailleurs maintenir une attention particulière sur les situations d »instabilité politique et sécuritaire qui prévalent en République démocratique du Congo (RDC) – où la situation demeure très volatile en dépit d’un premier accord survenu hier entre le gouvernement congolais et le M23 dans le cadre de leurs négociations à Kampala – et en République centrafricaine (RCA), où l’UA doit peser de tout son poids pour soutenir le processus de transition politique en cours et prévenir toute résurgence du conflit dans ce pays. Aussi, alors même que l’Union africaine s’est dite préoccupée par le phénomène de « banalisation du recours à la rébellion armée » sur le continent et qu’elle examine « les voies et moyens les meilleurs pour faire face [à ce] fléau », la FIDH rappelle que l’impunité demeure une des sources des conflits répétés dans de nombreux pays, notamment en RDC et en RCA, et qu’il importe à l’UA d’encourager et soutenir, aux niveaux national et international, les procédures judiciaires permettant de poursuivre et juger les auteurs de crimes. Il en va de la consolidation de la paix et du renforcement de l’État de droit dans ces deux pays.

La FIDH rappelle également que les mécanismes africains de promotion et de protection des droits de l’Homme, tels que la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) ou la Cour africaine des droits de l’Homme et des Peuples peuvent eux aussi constituer des remparts efficaces contre les violations des droits fondamentaux, à condition que soit garantie leur effectivité et préservée leur indépendance d’action. La FIDH salue à cet égard l’appel lancé par l’Union africaine à la ratification du Protocole portant création de la Cour et à la déclaration permettant aux individus et ONG de la saisir directement. Notre organisation s’étonne toutefois de ce que l’UA ait encouragé la CADHP à prendre contact avec les États avant la diffusion de résolutions les concernant. La FIDH craint qu’il ne s’agisse là d’une entreprise visant à remettre en cause l’indépendance de la CADHP. notamment dans la prise de positions visant la responsabilité des États dans la commission de violations des droits garantis par la Charte africaine. Cela constituerait un recul majeur.

La FIDH prend également note de la poursuite des discussions portant sur l’extension de la compétence de la Cour africaine aux crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide, de même que sur l’entame d’une réflexion concernant la mise en place d’une Cour constitutionnelle internationale « en tant qu’organe consultatif et juridictionnel chargé d’assurer le respect de la promotion des principes démocratiques, des droits de l’Homme et de l’État de droit ». Tout en saluant cette volonté manifeste de prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin à l’impunité et garantir le respect de l’État de droit, de la démocratie et de la bonne gouvernance, la FIDH rappelle que la conformité de la définition des crimes relevant de la compétence de ces instances avec le droit international en vigueur, que l’accès – en particulier pour la Cour africaine – aux individus et ONG de défense des droits de l’Homme, l’indépendance de ces instances, l’allocation d’un budget adéquat à l’exercice de leur compétence, ou encore la coordination, non seulement entre elles, mais aussi et surtout entre la Cour africaine et la Cour pénale internationale, devraient constituer les conditions sine qua non de leur création afin d’en garantir l’effectivité et l’efficacité.

La FIDH prend enfin note des inquiétudes soulevées, lors de la cérémonie d’ouverture du Sommet, par le Président du Bénin, Boni Yayi, alors président en exercice de l’Union africaine, concernant les dysfonctionnements structurels qui portent atteinte à l’efficacité de l’organisation et en particulier à sa capacité à répondre de façon cohérente aux différentes situations de crises et de conflits. Alors que l’UA s’apprête à célébrer son 50ème anniversaire, la FIDH l’appelle à saisir cette occasion pour prendre les mesures lui permettant, en coordination avec les Communautés économiques régionales, de renforcer sa capacité de réaction et de résolution des situations de crises et de conflits.

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L’Union Africaine condamne l’assassinat d’un responsable politique en Tunisie

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 7 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, a appris avec regret et préoccupation la nouvelle de l’assassinat, le 6 février 2013, de M. Chokri Belaïd, une éminente personnalité politique en Tunisie, et la mort subséquente d’un fonctionnaire de police lors des manifestations qui ont suivi le meurtre. L’UA condamne ces actes qui menacent de saper les efforts visant à parachever pacifiquement le processus de transition en cours.

La Présidente de la Commission est encouragée par les condamnations promptes et sans équivoque par les différents acteurs tunisiens, y compris le Président et le Premier ministre, de l’assassinat de M. Belaid. Elle est convaincue que les autorités tunisiennes ne ménageront aucun effort pour traduire les auteurs de ce crime odieux devant la justice, tout en déployant les efforts nécessaires pour améliorer l’environnement sécuritaire dans le pays.

L’UA rappelle au peuple et aux dirigeants tunisiens l’urgente nécessité de surmonter leurs divergences et de s’élever au-dessus des considérations partisanes et idéologiques pour que les fortes attentes générées par la Révolution de 2011 soient satisfaites.

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Forum sur le développement économique des peuples autochtones d’Afrique

TUNIS, Tunisie, 7 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) organise, du 11 au 12 février 2012, un forum sur le développement économique des peuples autochtones d’Afrique. Cette rencontre marque l’engagement de la Banque envers ces populations pour s’assurer qu’ils profitent de la croissance économique, comme prévu dans sa Stratégie de croissance à moyen et long terme.

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Le forum va permettre aux Peuples autochtones d’échanger avec une audience plus large et d’approfondir les discussions sur les questions de leur développement économique.

Un débat franc et ouvert sur les moyens de renforcer la participation des populations autochtones dans les prises de décision et s’assurer que les avantages acquis profitent aux communautés d’une manière inclusive et durable est également prévu au cours de cette rencontre.

Ce forum, qui va s’étendre sur deux jours, réunira des experts, des groupes représentant les peuples autochtones, la haute direction et le personnel de la BAD ainsi que d’autres parties prenantes, pour un partage de connaissances et d’expériences.

Des experts africains seront également invités à se prononcer dans le cadre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DDPA).

La cérémonie d’ouverture aura lieu lundi 11 Février 2013 à partir de 9h00. Des déclarations y seront prononcées par les personnalités suivantes: le Président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, la Commissaire aux Affaires Politiques de la Commission de l’Union africaine, Aisha Abdullahi, le Vice-président et Economiste en chef de la BAD, Mthuli Ncube, et la sous-ministre zambienne des chefs traditionnels et des affaires du Gouvernement, Berina Kawandami.

Une discussion entre des panélistes de haut niveau est programmée mardi 12 Février 2013 à partir de 11h15, jour de la clôture du Forum. Y prendront part, Kanyinke Sena, membre du Forum des Nations Unies sur les questions autochtones, le Conseiller général à la Banque africaine de développement, Kalidou Gadio, le ministre ougandais de la Justice et des Affaires constitutionnelles du gouvernement, Kahinda Otafire, le ministre tanzanien du Développement communautaire, de la Parité et de l’Enfance, Ummy Mwalimu, le directeur de l’Institut africain de développement de la BAD, Victor Murinde et le Directeur Pays d’ActionAid au Nigeria, Hussaini Abdu.

Date : 11-12 Février 2013

Heure : 09 h00

Lieu : Hôtel Sheraton -Tunis

Contact : Kelsea Ballantyne

Senior Regional Advisor

Coxswain Social Investment Plus (CSI+) | Tunis, Tunisia

Phone Number: + 216 52651165

email:kelsea@coxsi.com

Skype: csi_kelsea

www.coxsi.com

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

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ACTIVITÉS DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL EN ÉTHIOPIE, DU 26 AU 28 JANVIER 2013

NEW YORK, 7 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, est arrivé, accompagné de son épouse, Mme Ban Soon-taek, à Addis-Abeba, samedi 26 janvier, dans la soirée, en provenance de la Suisse.

Dimanche matin, le Secrétaire général a tout d’abord été interrogé par un journaliste du magazine Jeune Afrique. Au cours de cette interview, il a abordé de nombreux sujets, dont la République démocratique du Congo (RDC), le Mali, le Rwanda et le Sahara occidental.

Il s’est ensuite rendu au complexe du centre de conférences de l’Union africaine, où il s’est entretenu avec Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de l’Union africaine, et M. Alassane Ouattara, Président de la Côte d’Ivoire.

Le Secrétaire général a ensuite assisté à la cérémonie d’ouverture de la vingtième session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine. Cet événement a débuté par une chorale interprétant l’hymne de l’Union africaine, suivie d’une minute de silence à la mémoire de l’ancien Président du Ghana, John Atta Mills, et de l’ancien Premier Ministre éthiopien, Meles Zenawi.

Au cours de son allocution, le Secrétaire général a exhorté les dirigeants africains à « construire sur vos fières traditions et à faire respecter l’engagement du continent en faveur de la paix, du développement durable, de la démocratie et des droits de l’homme – Ici et partout dans le monde ». Voir communiqués de presse publiés en anglais sous les cotes SG/SM/14788 et SG/SM/14793.

Il a ensuite eu une rencontre bilatérale avec le Président palestinien, M. Mahmoud Abbas avant d’assister à un déjeuner de travail de haut niveau sur la Campagne pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique, au cours duquel il a affirmé le soutien des Nations Unies à l’initiative.

Le Secrétaire général a également eu des rencontres bilatérales avec le Premier Ministre de l’Éthiopie, M. Dessalegn Hailemariam; le Président de la République-Unie de Tanzanie, M. Jakaya Mrisho Kikwete; le Président intérimaire du Mali, M. Dioncounda Traoré; le Président du Bénin, M. Boni Yayi du Bénin; le Président de la Somalie, M. Hassan Sheikh Mohamud; le Président de la République démocratique du Congo, M. Joseph Kabila Kabange; le Président du Rwanda, M. Paul Kagame; le Président de l’Ouganda, M. Yoweri Kaguta Museveni; le Président de l’Afrique du Sud, M. Jacob Zuma; le Président du Soudan du Sud, M. Salva Kiir Mayardit; et le Président du Nigéria, M. Goodluck Jonathan.

Le Secrétaire général a terminé sa journée en assistant à un banquet offert par le Premier Ministre de l’Éthiopie.

Le lundi 28 janvier, le Secrétaire général a entamé sa journée par des rencontres bilatérales avec le Président de la Tunisie, M. Mohamed Moncef Marzouki; le Président du Sénégal, M. Macky Sall; et le Président de la République du Congo, M. Denis Sassou Nguesso. Il a également assisté à une réunion conjointe avec les Présidents de la RDC, du Rwanda et de l’Ouganda.

Il a aussi pris part à un déjeuner de travail pour l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA), offert par le Président du Mozambique, M. Armando Emílio Guebuza.

Le Secrétaire général a encore tenu une conférence de presse avec ses principaux conseillers, au cours de laquelle il a déclaré qu’il était heureux d’être à Addis-Abeba pour célébrer 50 ans de solidarité africaine avec l’Organisation de l’unité africaine, à laquelle l’Union africaine a succédé.

Soulignant que les Nations Unies ont été « un partenaire important de l’Afrique tout au long de ce demi-siècle », M. Ban a ajouté que l’Organisation demeurait « fermement déterminée à être aux côtés de l’Afrique maintenant et dans l’avenir ».

Avant de prendre l’avion pour le Koweït, il a eu une réunion avec le personnel de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et a participé ensuite à une cérémonie en hommage aux membres du personnel de la Commission à la retraite.

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Réunion du groupe de soutien et de suivi sur la situation au Mali

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 6 février 2013/African Press Organization (APO)/ — CONCLUSIONS

1. Le Groupe de soutien et de suivi sur la situation au Mali a tenu sa 3ème réunion à Bruxelles, le 5 février 2013, dans le prolongement de ses rencontres organisées à Abidjan, le 7 juin 2012, et à Bamako, le 19 octobre 2012. Le Ministre des Affaires étrangères de la République du Mali, Tièman Hubert Coulibaly, le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Moussa Sinko Coulibaly, et le Ministre de l’Action humanitaire, Mamadou Sidibé, ont pris part à la réunion. Des Ministres des Affaires étrangères et autres hauts responsables des pays de la région et d’autres Etats membres de l’Union africaine (UA), ainsi que de partenaires internationaux, tant bilatéraux que multilatéraux, ont également participé à la réunion. Cette réunion, qui a été abritée par l’Union européenne (UE), représentée par la Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Catherine Ashton, a été coprésidée par le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra, le Secrétaire général adjoint chargé des Affaires politiques des Nations unies, Jeffrey Feltman, et le Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Kadré Désiré Ouédraogo. Le Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel, Représentant spécial et chef de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), Pierre Buyoya, a participé à la réunion.

a réunion a offert aux participants l’occasion d’examiner les derniers développements de la situation au Mali et d’interagir avec la délégation malienne sur la voie à suivre.

3. Les participants ont rappelé que leur réunion de Bamako, tenue le 19 octobre 2012, avait constitué une étape décisive dans le renforcement de la mobilisation de la communauté internationale en faveur du Mali, et avait permis aux acteurs maliens de s’approprier les efforts visant à trouver une solution durable à la crise multidimensionnelle que connait le pays. Ils ont noté avec satisfaction que leur présente rencontre se tient dans un contexte marqué par la libération des principales localités du nord du pays et des perspectives encourageantes d’aboutissement de la Transition.

4. Les participants ont fermement condamné l’offensive lancée, le 10 janvier dernier, par les groupes armés terroristes et criminels contre les positions de l’armée malienne dans la zone de Mopti, et les crimes contre les populations civiles et autres violations du droit international humanitaire par eux commis, y compris la destruction de monuments et de manuscrits revêtant une signification historique, culturelle et religieuse. Ils ont aussi fermement condamné l’attaque terroriste perpétrée contre le complexe gazier d’In Amenas, en Algérie. Ils ont réitéré la nécessité d’une lutte implacable contre le terrorisme et les réseaux criminels, et celle d’une coopération renforcée entre tous les acteurs concernés.

5. Les participants se sont félicités des avancées remarquables enregistrées sur le terrain, avec la reprise par le Gouvernement du contrôle des principales localités du nord du pays, consécutivement à l’opération militaire conduite avec l’aide cruciale de la France pour faire face à l’offensive lancée par les groupes armés terroristes et criminels. Ils ont marqué leur profonde appréciation de l’appui prompt et efficace apporté par la France à la demande du Gouvernement malien et de la CEDEAO, dans le cadre de la légalité internationale.

6. Les participants se sont également félicités du commencement du déploiement de MISMA, soulignant la nécessité d’en accélérer le processus aux fins de faciliter la consolidation des acquis enregistrés sur le terrain. A cet égard, ils ont lancé un appel à tous les pays et organisations concernés pour qu’ils concrétisent rapidement les promesses de soutien faites lors de la conférence de donateurs tenue à Addis Abéba, le 29 janvier 2013, en confirmant dans un délai de dix jours au maximum les modalités de décaissement et d’utilisation de leurs contributions. Ils ont demandé à l’UA, à la CEDEAO et aux Nations unies, en concertation avec les autorités maliennes, d’assurer le suivi nécessaire.

7. De même, les participants ont noté l’importance que revêt le renforcement des capacités des Forces maliennes de défense et de sécurité, en vue de leur permettre de prendre en charge la sécurité du territoire malien. Ils se sont réjouis des programmes de coopération bilatérale avec le Mali, ainsi que du lancement par l’UE de la Mission EUTM Mali. A ce titre, ils ont appelé d’autres partenaires du Mali à contribuer à cet effort. Ils se sont réjouis de la disposition de l’UE à fournir rapidement, dans le cadre du cycle AMANI Africa et du programme de renforcement des capacités de la Facilité africaine de paix, un Système d’information, de communication, de commandement et de contrôle (C3IS), pour utilisation par la MISMA. Ils ont souligné la nécessité d’un appui supplémentaire, particulièrement de la part des pays qui n’ont pu, en raison de contraintes diverses, annoncer des contributions à l’occasion de la conférence d’Addis Abéba, pour permettre à la MISMA d’opérer dans les meilleures conditions possibles et de s’acquitter effectivement de son mandat visant notamment à aider le Mali à libérer les territoires encore occupés, à garantir la sécurité des Institutions et de la population, et à stabiliser l’environnement sécuritaire dans le pays. Les participants ont noté avec satisfaction la mise en place, au niveau du siège de l’UA, du Groupe de travail intégré sur le Mali (GTIM), auquel le Mali sera associé. Ils ont également salué la nomination de l’ancien Président Pierre Buyoya, Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel, comme Représentant spécial et chef de la MISMA, ainsi que celles du Commandant de la composante militaire de la MISMA et du chef de sa composante police.

8. Les participants ont été informés du processus en cours de révision du Concept d’opérations (CONOPS) de la MISMA et de relèvement de ses effectifs autorisés, entamé conformément au communiqué de la 353ème réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, tenue le 25 janvier 2012, pour mieux tenir compte des réalités sur le terrain. Ils ont exhorté l’UA, la CEDEAO, les Nations unies, l’UE et les autres acteurs concernés à accélérer ce processus, afin de permettre au Conseil de sécurité des Nations unies, une fois le CONOPS révisé approuvé par le CPS, d’examiner ce document et de lui réserver, le cas échéant, une suite favorable. Ils ont exprimé l’espoir que le Conseil de sécurité autorisera la mise en place d’un module de soutien financé par les contributions mises à recouvrement des Nations unies et, dans l’intervalle, celle d’arrangements transitoires pour permettre le parachèvement du déploiement de la MISMA et la conduite effective de ses opérations. De même, nombre de participants ont formé l’espoir que le Conseil de sécurité envisagera positivement la transformation, en temps utile, de la MISMA en une opération des Nations unies, dotée d’un mandat approprié, défini en concertation avec le Mali, et concourant au renforcement de l’autorité de l’Etat malien sur l’ensemble de son territoire et à la préservation de l’unité et de l’intégrité territoriale du pays.

9. Les participants ont réitéré l’importance cruciale que revêt la coopération entre les pays voisins du Mali sur le plan du renseignement et du contrôle effectif des frontières, de façon à renforcer l’efficacité de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière et de faciliter l’accomplissement du mandat de la MISMA. Ils ont, à cet égard, exhorté la Commission de l’UA à organiser, le plus rapidement possible, la réunion envisagée entre les voisins du Mali, pour convenir de modalités concrètes de coopération et de renforcement de l’efficacité des mécanismes existants, ainsi que pour engager un processus de consultations tendant à la mise en place d’arrangements sécuritaires pour la région sahélo-saharienne, dans le cadre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité.

10. Les participants ont insisté sur la nécessité pour les autorités maliennes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter des actes de représailles et autres exactions dans les zones libérées. Ils ont pris note des assurances données par le Gouvernement malien et des mesures envisagées dans le cadre de la Feuille de route pour la Transition en vue de promouvoir la réconciliation intercommunautaire et le dialogue national inclusif, assurer le respect des droits de l’homme et répondre aux besoins les plus pressants des populations locales. Dans ce contexte, ils ont exprimé leur soutien au déploiement coordonnée par l’UA, la CEDEAO et les Nations unies, en concertation avec l’UE, d’observateurs civils, notamment dans les régions libérées, aux fins de veiller au respect des droits de l’Homme et au renforcement de la protection des populations civiles, y compris les femmes et les enfants. Ils ont aussi souligné la nécessité d’inclure dans la formation des Forces maliennes de défense et de sécurité, ainsi que de la MISMA, des modules sur les droits de l’Homme et le droit international humanitaire. Ils ont pris note des efforts déjà conduits par l’UA, la CEDEAO et d’autres partenaires dans ce domaine au profit de la MISMA.

11. Les participants ont réaffirmé l’urgence d’un appui humanitaire renforcé pour les populations affectées par la crise tant à l’intérieur que dans les pays voisins, y compris la facilitation du retour volontaire et de la réinsertion des personnes déplacées et réfugiées. A cette fin, ils ont souligné la nécessité de consolider la capacité de résilience des populations maliennes et de trouver des réponses à l’insécurité alimentaire chronique et à la malnutrition, ainsi qu’aux problèmes d’accès à l’éducation, aux soins médicaux et à l’accompagnement psychologique. Ils ont invité les acteurs humanitaires à trouver avec le Gouvernement les moyens de renforcer la coordination.

12. Les participants se sont félicités de l’adoption par le Gouvernement malien de la Feuille de route pour la Transition, puis de son approbation par l’Assemblée nationale. Ils ont exhorté tous les acteurs maliens concernés à œuvrer à la mise en œuvre scrupuleuse de la Feuille de route. Ils ont réitéré leur ferme soutien aux autorités de la Transition, les exhortant à assumer pleinement leurs responsabilités. Se référant aux décisions pertinentes sur la durée de la Transition, et au regard du calendrier envisagé pour la tenue des élections générales, les participants ont exhorté les autorités maliennes, en concertation avec la CEDEAO, à prendre les dispositions nécessaires pour le maintien des arrangements actuels jusqu’à la tenue des élections. Ils ont réitéré leur mise en garde à tous les individus, civils ou militaires, qui interférent dans la conduite de la Transition ou dans le fonctionnement de la chaîne de commandement militaire sous contrôle des autorités civiles.

13. Les participants ont lancé un appel aux partenaires bilatéraux et multilatéraux du Mali pour qu’ils apportent, en complément aux ressources mobilisées par le Mali, des financements additionnels en vue de la mise en œuvre des différents volets de la Feuille de route. A cet égard, ils ont encouragé les partenaires du Mali à accélérer la reprise de leur coopération au développement, et ont noté avec satisfaction les mesures envisagées par l’UE dans ce cadre.

14. Les participants ont pris note de la communication faite par la délégation malienne relative à la possibilité d’organiser les élections législatives et présidentielles en juillet 2013. Ils ont demandé à toutes les organisations internationales concernées et aux autres partenaires du Mali de coordonner étroitement leurs efforts pour faciliter le bon déroulement du processus électoral et, à cet égard, d’œuvrer, de concert avec les autorités maliennes compétentes, à la mise en place d’un mécanisme approprié qui garantira la crédibilité du processus électoral. Ils ont demandé la constitution rapide, à Bamako, d’une cellule de coordination de l’assistance électorale internationale regroupant tous les acteurs concernés, sous la facilitation du Représentant spécial et Chef de la MISMA. Ils ont encouragé les autorités maliennes à apporter toute la coopération requise à leurs partenaires internationaux, en vue de faciliter l’observation et l’assistance électorales. En outre, les participants ont demandé aux Forces maliennes de défense et de sécurité et à la MISMA de prendre les dispositions nécessaires pour sécuriser le processus électoral.

15. Les participants ont noté avec satisfaction la décision des autorités maliennes de mettre en place, dans le courant du mois de février 2013, une Commission de Dialogue et de Réconciliation, comme mesure importante en vue de permettre aux acteurs maliens de s’approprier le processus de négociation, y compris avec les groupes armés maliens qui s’engagent sans condition à respecter l’unité, l’intégrité territoriale, la souveraineté et la Constitution du Mali; rompent tout lien avec les groupes terroristes et criminels; et renoncent sans équivoque à la lutte armée comme moyen de faire valoir des revendications politiques, y compris en procédant à leur désarmement. Ils ont demandé à la CEDEAO, à l’UA et aux Nations unies de soutenir et de faciliter, autant que de besoin, les efforts des acteurs maliens.

16. Les participants ont relevé que les crises récurrentes qui affectent le Mali sont la résultante de problèmes sous-jacents liés à un déficit de gouvernance, à l’inadéquation de l’organisation de structures de l’Etat, à la pauvreté et à d’autres facteurs connexes, notamment dans le nord du pays. Aussi, toute solution durable requiert une action holistique prenant en charge les causes profondes de la crise multidimensionnelle que connait le Mali. A cet égard, les participants ont noté avec satisfaction les orientations contenues dans la Feuille de route. Ils ont encouragé les autorités maliennes et tous les autres acteurs concernés à mettre en œuvre ces orientations et à inscrire leur action dans le cadre d’une approche holistique et à long terme des problèmes que connait le Mali. Ayant rappelé la pertinence du Concept stratégique adopté lors de leur réunion de Bamako du 19 octobre 2012, ils se sont engagés à appuyer les efforts des acteurs maliens, y compris en mobilisant des ressources de manière prévisible et flexible.

17. Dans ce contexte, les participants ont exhorté le Gouvernement malien à initier un dialogue national inclusif sur tous les défis de l’heure, pour parvenir à un consensus sur les mesures à prendre afin de renforcer la gouvernance, rapprocher l’Etat malien des citoyens et s’attaquer de façon plus effective aux défis de la pauvreté et de la marginalisation dans les régions périphériques. Ils ont appelé le Gouvernement malien à tenir le Groupe de soutien et de suivi régulièrement informé des efforts entrepris, et ont marqué leur appui à la tenue envisagée d’une table ronde des bailleurs et amis du Mali, telle que mentionnée dans la Feuille de route.

18. Les participants ont eu un échange de vues approfondi sur la situation dans la région du Sahel. Ils sont convenus de la nécessité d’une plus grande coordination des efforts à cet égard, ainsi que d’un appui plus soutenu de la communauté internationale, particulièrement dans le domaine du développement socio-économique et de la lutte contre la dégradation de l’environnement. Ils ont demandé à l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahel, Romano Prodi, en concertation avec les pays de la région, la CEDEAO, l’UA, notamment le NEPAD, l’UE, les Nations unies et les institutions financières internationales et les autres acteurs compétents, de faire le point sur les actions à entreprendre à court, moyen et long termes en vue de mieux appuyer les efforts régionaux visant à promouvoir durablement la paix, la sécurité, la stabilité et le développement, y compris l’identification de projets structurants. Cette revue sera présentée à l’occasion de la prochaine réunion du Groupe de soutien et de suivi, et servira de base à la préparation et à l’organisation, le plus rapidement possible, d’une conférence internationale sur la paix, la sécurité, la stabilité, la coopération et le développement dans le Sahel.

19. Les participants sont convenus de tenir leur prochaine réunion à Bamako durant le mois de mars 2013. Dans l’intervalle, ils ont demandé aux représentants locaux des membres du Groupe de soutien et de suivi de se réunir régulièrement, sous l’égide du Représentant spécial et chef de la MISMA, pour échanger sur l’évolution de la situation et coordonner le soutien international aux efforts des acteurs maliens.

20. Les participants ont remercié l’UE pour avoir abrité la présente réunion et pour les excellentes dispositions prises en vue de son bon déroulement.

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Mission « Mali-Sahel » – Nomination de Gilles Huberson (6 février 2013)

PARIS, France, 6 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre a nommé Gilles Huberson, conseiller des affaires étrangères, à la tête de la nouvelle mission « Mali-Sahel » (MMS) du ministère des affaires étrangères.

Placé auprès du directeur d’Afrique et de l’Océan Indien, M. Huberson coordonnera l’ensemble de notre action dans cette zone, aux plans politique, diplomatique, sécuritaire et de développement.

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