Le Nigeria rejoint la Nouvelle Alliance du G8 pour la sécurité alimentaire et la nutrition

LONDRES, Royaume-Uni, 11 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre de l’Agriculture et du développement durable du Nigeria, le Dr Akinwumi Adesina (http://www.fmard.gov.ng), a participé ce weekend aux évènements du G8 sur la sécurité alimentaire et la nutrition , au cours desquels le Nigeria a été annoncé comme pays partenaire de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition, une initiative du G8 visant à catalyser l’investissement du secteur privé dans l’agriculture africaine. S’exprimant lors de la réunion de la Nouvelle Alliance en tant que représentant du président nigérian, Goodluck Jonathan, le ministre Adesina a souligné que l’inclusion dans ce partenariat mondial entre les pays du G8 et les partenaires du secteur privé aidera le Nigeria à atteindre les objectifs de son Plan pour la transformation agricole qui vise à créer 3,5 millions de nouveaux emplois et à fournir plus de 300 milliards NGN (2 milliards USD) de revenus additionnels pour les agriculteurs nigérians.

Logo Plan pour la transformation agricole du Nigeria: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/ata.jpg

« Nous avons fixé des objectifs ambitieux pour la transformation de l’agriculture nigériane et le monde le remarque », a déclaré le ministre Adesina. « L’inclusion du Nigeria dans cette initiative est soutenue par l’ensemble des pays du G8, et les firmes agroalimentaires nigérianes et les grandes multinationales tireront parti de nos ressources domestiques pour respecter la promesse agricole de notre pays. Nous observons déjà les résultats des réformes politiques ambitieuses, du soutien des pays donateurs et des engagements du secteur privé. C’est notre moment. La Nouvelle Alliance aidera finalement les agriculteurs nigérians et les firmes agroalimentaires à maintenir cet élan. »

En tant qu’un des tout derniers membres de la Nouvelle Alliance, le Nigeria sera un ardent défenseur d’initiatives concrètes visant à améliorer la production et les revenus agricoles, en se concentrant sur l’autonomisation des agricultrices. Le nouveau partenariat du pays continuera à réaliser l’impératif visant à réduire les coûts des importations alimentaires, à promouvoir les marchés domestiques et régionaux et à créer des emplois à travers l’ensemble de la chaîne de valeur. L’objectif final consiste à maintenir le pays sur la bonne voie pour atteindre son objectif agricole d’accroître la production alimentaire de 20 millions de tonnes de nourriture d’ici à 2015.

« Le Nigeria est convaincu que l’agriculture est un commerce et que le rôle du gouvernement est de fournir un environnement qui assure le succès du secteur privé », a affirmé le ministre Adesina. « Le point commun entre toutes nos politiques alimentaires est la nécessité de réduire les coûts des importations alimentaires, de promouvoir les marchés intérieurs et régionaux et de créer des emplois à travers l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire. »

Ce partenariat mondial resserre les liens du Nigeria avec le secteur privé pour renforcer l’investissement, créer des emplois et diversifier l’économie du pays. À ce jour, 28 sociétés ont signé des lettres d’intention pour investir un total de plus de 3,3 milliards de dollars dans le secteur agricole du pays. « Ces sociétés ne le font pas dans une optique de charité. Elles constatent la croissance rapide de notre secteur agricole et parient sur le Nigeria avec des investissements », a expliqué le ministre Adesina. Le Nigeria a adopté des réformes politiques ambitieuses qui ont mené à la création d’un important programme d’enregistrement des agriculteurs ayant atteint 10 millions de personnes en deux ans, ainsi qu’à un financement agricole innovant pour tirer parti du financement des banques commerciales dans l’agriculture, à l’utilisation de la technologie mobile pour atteindre des millions d’agriculteurs avec des semences et des engrais, à l’accès à la sécurité de la terre, et à une biofortification accrue pour améliorer la nutrition.

Dans le cadre de son adhésion à la Nouvelle Alliance, le Nigeria s’engage à améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition en impactant 10 millions d’agriculteurs d’ici à 2015 et en les sortant de la pauvreté. En travaillant en partenariat avec les pays du G8, le Nigeria se concentrera sur la création d’un investissement plus important dans le secteur agricole, favorisant l’innovation, générant des effets durables sur la sécurité alimentaire, augmentant les revenus, notamment des petits exploitants agricoles, et éliminant la faim.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour le Ministère Fédéral de l’Agriculture et des Affaires Rurales du Nigéria.

Contact : Jerry Sawyerr, +234 803 300 1087; jsawyerr@webershandwick.com

À propos du Plan pour la transformation agricole du Nigeria

Le Plan pour la transformation agricole (PTA) est le plus important effort mené par le secteur privé et permis par le gouvernement jamais initié pour développer le secteur agricole au Nigeria. Cet effort global a pour but d’accroître la production alimentaire domestique, de réduire la dépendance aux importations alimentaires et d’étendre l’ajout de valeur à la production alimentaire locale. Par le biais de la déréglementation, de financements attractifs, d’infrastructures d’investissement regroupées et de politiques concurrentielles, le secteur deviendra davantage productif, efficace et concurrentiel. Plus spécifiquement, le plan ajoutera 20 millions de tonnes de nourriture à l’approvisionnement domestique et créera 3,5 millions d’emplois d’ici à 2015.

À propos de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition

La Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition est un engagement des pays du G8, des pays africains et des partenaires du secteur privé, pour sortir 50 millions de personnes de la pauvreté au cours des 10 prochaines années par le biais d’une croissance agricole inclusive et durable. Elle répond aux solides engagements africains visant à promouvoir et protéger la sécurité alimentaire et la nutrition, qui sont entrepris dans diverses initiatives depuis 2003 et validés par les progrès exceptionnels réalisés en Afrique depuis 2009. La Nouvelle Alliance se base sur et poursuivra les progrès réalisés par les pays du G8 depuis 2009 au Sommet de L’Aquila, et offre une voie large, complète et innovante pour renforcer la sécurité alimentaire et la nutrition.

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Visite à Bangui d’une mission conjointe Nations Unies/Union Africaine

BANGUI, République Centrafricaine, 11 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Afrique Centrale et Chef de l’UNOCA, Abou Moussa, et l’Envoyé spécial de l’Union Africaine pour la lutte contre la L’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), Francisco Madeira, sont arrivés à Bangui le 06 juin 2013, pour une visite de travail de 48 heures, dans le cadre d’une mission conjointe Nations Unies/ Union Africaine.

Selon M. Madeira, cette mission s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement du travail fait par le Gouvernement centrafricain depuis les Accords de paix signés à Libreville, le 11 janvier 2013.

Sur place, les deux personnalités ont rencontré les nouvelles autorités de la République Centrafricaine « dans le cadre des échanges et de l’intérêt que les Nations Unies et l’Union Africaine accordent au développement de la situation actuelle du pays », a aussi souligné l’Envoyé spécial de l’Union Africaine qui, par la même occasion, a témoigné de la disponibilité des deux organisations à accompagner et à apporter l’appui nécessaire à la République Centrafricaine dans ses efforts de stabilisation et de paix.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Afrique Centrale et l’Envoyé spécial de l’Union Africaine pour la lutte contre la LRA ont été reçus, à leur arrivée, par la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en République Centrafricaine et chef du Bureau Intégré des Nations Unies en République centrafricaine (BINUCA), Mme Margaret Vogt.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL NOMME M. MARTIN KOBLER DE L’ALLEMAGNE, CHEF DE LA MISSION DES NATIONS UNIES EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO (MONUSCO)

NEW YORK, 11 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a annoncé aujourd’hui la nomination de M. Martin Kobler, de l’Allemagne, comme son Représentant spécial en République démocratique du Congo (RDC) et Chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).

Le nouveau Représentant spécial succède à M. Roger Meece, des États-Unis, qui arrive au terme de son mandat en juillet. Le Secrétaire général lui exprime sa gratitude pour sa contribution remarquable et son dévouement dans l’appui à la mise en œuvre du mandat de la MONUSCO, durant ces trois dernières années.

M. Kobler apporte avec lui une vaste expérience dans l’élaboration des politiques internationales relatives aux zones de conflit, ayant passé plus de 25 ans au Ministère des affaires étrangères de l’Allemagne et aux Nations Unies, en tant que haut fonctionnaire. Il est actuellement Représentant spécial et Chef de la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq (MANUI) où il travaille sans relâche et de manière exemplaire, courageuse et novatrice pour promouvoir les valeurs et les politiques des Nations Unies.

Auparavant, M. Kobler était Représentant spécial adjoint à la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), de 2010 à 2011. Il était avant cela Directeur général de la culture et de la communication au Ministère allemand des affaires étrangères et Ambassadeur en Iraq et en Égypte.

M. Kobler était, de 2000 à 2003, Chef de Cabinet de l’ancien Ministre allemand des affaires étrangères, M. Joschka Fischer, et Chef de Cabinet adjoint, de 1998 à 2000. De 1997 à 1998, il était Chef adjoint du Groupe de travail sur les Balkans du Ministère allemand des affaires étrangères. Avant cela, il avait installé la représentation allemande auprès de l’Autorité palestinienne à Jéricho.

M. Kobler est titulaire d’un diplôme en droit de l’Université de Bonn.

Né en 1953, il est marié et père de trois enfants.

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Le Canada exerce son leadership en aidant le Sénégal à adhérer à la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition du G8

OTTAWA, Canada, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — L’augmentation des investissements privés dans le secteur agricole africain aidera des millions de personnes en Afrique subsaharienne à se sortir de la pauvreté. Le Canada exerce son leadership, au nom des pays membres du G8, en aidant le Sénégal à adhérer à la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition, a annoncé aujourd’hui l’honorable Julian Fantino, ministre de la Coopération internationale, lors d’un événement en lien avec la Nouvelle Alliance, à Londres (Royaume-Uni).

« Nous sommes heureux de collaborer avec le Sénégal afin d’accroître le développement du secteur agricole dans le but de stimuler la croissance économique, qui permet d’augmenter les revenus et de réduire la faim, la pauvreté et la malnutrition, a affirmé le ministre Fantino. Le Canada contribue de manière importante à la Nouvelle Alliance et continuera d’être un partenaire de premier plan dans les efforts visant à favoriser le développement agricole durable en Afrique. En aidant les pays ayant un important potentiel de croissance agricole, comme le Sénégal, à se joindre à ses efforts, le Canada aide des millions d’Africains à se sortir de la pauvreté. »

Mise sur pied lors du Sommet du G8 de l’an dernier, la Nouvelle Alliance œuvre pour attirer des investissements privés pour faire en sorte que le secteur agricole connaisse une croissance profitant à tous et qui sortira 50 millions d’Africains de la pauvreté au cours de la prochaine décennie. Le Canada soutient cette approche novatrice visant à favoriser la réforme des politiques et à stimuler les investissements du secteur privé dans l’agriculture en Afrique.

« Nous sommes heureux de savoir que le Canada soutient notre adhésion à la Nouvelle Alliance, a affirmé le premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye. La vitalité du secteur privé sera l’un de nos meilleurs atouts pour assurer la croissance durable de notre pays. Les Sénégalais sont impatients de profiter des possibilités découlant des partenariats publics et privés, en particulier du financement du secteur agricole. »

La Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition vise à accroître les investissements privés nationaux et étrangers responsables dans l’agriculture africaine, à amener au niveau requis l’innovation de nature à accroître la productivité agricole, et à réduire le risque posé par des économies et des collectivités vulnérables. Le Canada appuie les efforts que déploient les gouvernements africains pour que les pays ayant un important potentiel de croissance commerciale et agricole adhèrent à la Nouvelle Alliance. En 2012, 21 entreprises africaines et 27 entreprises multinationales ont signé des lettres d’intention en vue de faire des investissements dans tous les chaînons de la chaîne de valeur agricole, de la ferme à la table.

Cette année, avec le lancement des nouveaux cadres de coopération nationaux, le nombre de partenariats publics et privés dans le secteur agricole en Afrique augmentera considérablement. Tel qu’il l’a promis, le Canada aidera le Sénégal à élaborer un cadre de coopération national, l’une des étapes essentielles qui lui permettra de garantir son adhésion à la Nouvelle Alliance.

Le Plan d’action économique de 2013 réaffirme l’engagement du Canada à améliorer la nutrition et l’accès à la nourriture. Le nouveau ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement conservera le mandat de réduction de la pauvreté en aidant à veiller à ce que les familles aient accès aux services de nutrition dont elles ont besoin pour vivre en santé, contribuer à la vie de leur collectivité et faire progresser l’économie de leur pays.

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Didier Reynders salue le déblocage des comptes de l’ambassade de Belgique à Kigali

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires etrangéres Didier Reynders se réjouit d’apprendre que les comptes de l’Ambassade de Belgique à Kigali ont été entièrement débloqués. « Cette mesure est indéniablement un développement positif et favorable au renforcement des relations bilatérales positives et saines entre la Belgique et le Rwanda », s’est réjoui le ministre.

En avril dernier, Didier Reynders avait déjà pu se réjouir du déblocage des comptes de l’ambassade du Rwanda a Bruxelles grâce à une intervention du département des Affaires Étrangères en soutien a la République du Rwanda pour faire valoir ses droits.

Le ministre formule à présent le vœu de poursuivre l’approfondissement des relations dans un contexte apaisé et constructif. La visite du ministre de la Coopération s’inscrit d’ailleurs dans ce cadre.

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Didier Reynders salue le déblocage des comptes de l’ambassade de Belgique à Kigali

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires etrangéres Didier Reynders se réjouit d’apprendre que les comptes de l’Ambassade de Belgique à Kigali ont été entièrement débloqués. « Cette mesure est indéniablement un développement positif et favorable au renforcement des relations bilatérales positives et saines entre la Belgique et le Rwanda », s’est réjoui le ministre.

En avril dernier, Didier Reynders avait déjà pu se réjouir du déblocage des comptes de l’ambassade du Rwanda a Bruxelles grâce à une intervention du département des Affaires Étrangères en soutien a la République du Rwanda pour faire valoir ses droits.

Le ministre formule à présent le vœu de poursuivre l’approfondissement des relations dans un contexte apaisé et constructif. La visite du ministre de la Coopération s’inscrit d’ailleurs dans ce cadre.

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Guinée-Bissao – Constitution d’un gouvernement d’union nationale

PARIS, France, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

La France salue la nomination du gouvernement d’union nationale dirigé par le Premier ministre Rui Duarte Barros.

Il s’agit d’une étape importante dans le processus de transition et de stabilisation de la Guinée-Bissao depuis le coup d’Etat du 12 avril 2012.

Conformément aux décisions de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, ce gouvernement devra très rapidement conduire la Guinée-Bissao vers des élections législatives et présidentielles avant la fin de l’année.

La France encourage les parties prenantes à tout mettre en œuvre pour que le pays puisse achever sa transition de façon apaisée. Elle rappelle l’importance de la réforme du secteur de la sécurité, y compris de la lutte contre le trafic de drogue, de la lutte contre l’impunité, et du respect des droits de l’homme, conditions indispensables à une stabilisation durable de la Guinée-Bissao dans son environnement régional.

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Guinée-Bissao – Constitution d’un gouvernement d’union nationale

PARIS, France, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

La France salue la nomination du gouvernement d’union nationale dirigé par le Premier ministre Rui Duarte Barros.

Il s’agit d’une étape importante dans le processus de transition et de stabilisation de la Guinée-Bissao depuis le coup d’Etat du 12 avril 2012.

Conformément aux décisions de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, ce gouvernement devra très rapidement conduire la Guinée-Bissao vers des élections législatives et présidentielles avant la fin de l’année.

La France encourage les parties prenantes à tout mettre en œuvre pour que le pays puisse achever sa transition de façon apaisée. Elle rappelle l’importance de la réforme du secteur de la sécurité, y compris de la lutte contre le trafic de drogue, de la lutte contre l’impunité, et du respect des droits de l’homme, conditions indispensables à une stabilisation durable de la Guinée-Bissao dans son environnement régional.

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Sommet à Dakar pour évaluer les progrès du droit à l’alimentation en Afrique de l’Ouest

GENEVE, Suisse, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Plus de 40 parlementaires, acteurs gouvernementaux, et représentants de la société civile et des institutions nationales pour les droits de l’homme se réuniront les 13 et 14 juin à Dakar afin d’identifier les meilleures pratiques visant à mettre en œuvre concrètement le droit de l’homme à une alimentation adéquate dans la région.

La consultation, convoquée par le Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, M. Olivier De Schutter, et organisée conjointement avec le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme et l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), réunira des représentants issus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo.

« Les pays de l’Afrique de l’Ouest font face aux crises alimentaires récurrentes et se trouvent en première ligne des changements climatiques, ce qui peut déboucher sur l’instabilité politique. Celle-ci en retour fait obstacle à des actions énergiques de la part des gouvernements visant à protéger les populations des conséquences de ces chocs. Il faut briser ce cercle vicieux », a noté le Rapporteur spécial. Celui-ci a par ailleurs relevé que « la région fait l’objet d’un intérêt croissant de la part d’investisseurs étrangers, y compris pour des projets fonciers à grande échelle ».

« Face à ces défis, il est essentiel de créer des cadres législatifs basés sur le droit à l’alimentation, reconnu en droit international, pour que les intérêts des plus pauvres, souvent des petits paysans, pêcheurs et éleveurs, soient au cœur des stratégies nationales de sécurité alimentaire ».

La consultation de Dakar permettra d’identifier les meilleures pratiques régionales et les mesures à prendre pour accélérer les efforts pour éradiquer la faim. Elle s’inscrit dans un processus de consultations régionales entamé en 2011 à Bogota (Colombie), pour évaluer les progrès de la mise en œuvre du droit à l’alimentation en Amérique Latine et dans les Caraïbes, et poursuivi en 2012 à Nairobi pour évaluer la situation dans les pays d’Afrique de l’Est et australe.

Le Rapporteur spécial tiendra une conférence de presse à 12:15 le vendredi 14 juin 2013 à l’Hôtel Onomo, Dakar, pour présenter les conclusions de la réunion. Outre l’opportunité d’effectuer une entrevue avec le Rapporteur spécial, cette conférence de presse permettra aux membres des médias d’interagir avec certains participants issus de différents domaines d’expertise et de différents contextes nationaux, afin d’obtenir leurs impressions quant à l’utilité des éléments issus de cette réunion pour faciliter l’éradication de la faim en Afrique de l’Ouest.

Les médias pourront également assister à la session d’ouverture de la réunion d’experts sur la mise en œuvre nationale du droit à une alimentation adéquate en Afrique de l’Ouest, prévue de 9:00 à 10:15 le jeudi 13 juin à l’Hôtel Onomo, Dakar.

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Déploiement au Nord Mali des Observateurs de Droits de l’Homme de la MISMA

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 10 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Dans le cadre de la mise en œuvre des décisions du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine (UA) et des instances compétentes de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), décisions entérinées par la Résolution 2085 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, de déployer des observateurs des droits de l’Homme au Mali, au sein de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), une équipe de quatre Observateurs des droits de l’Homme de l’UA et de la CEDEAO est arrivée à Gao le 07 juin 2013.

Cette équipe d’observateurs restera sur place et s’activera à : observer et à soumettre de rapports sur l’état de mise en œuvre du droit humanitaire et du droit international des droits de l’Homme ; surveiller et faire de rapports sur les violations des droits de l’Homme dans le nord du Mali ; conseiller et maintenir une étroite collaboration avec les autorités locales pour la promotion des droits de l’Homme, la réconciliation nationale et la paix.

Le déploiement de l’équipe d’observateurs des droits de l’Homme dans la Région de GAO sera suivi, dès la semaine prochaine, du déploiement de la seconde équipe dans la Région de Tombouctou.

Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’UA et Chef de la Mission internationale de soutien au Mali, (MISMA), l’ancien président Pierre Buyoya, s’est dit heureux du déploiement: « Je suis heureux de constater que nos observateurs des droits de l’Homme ont finalement commencé à être déployés à Gao et Tombouctou. Nous espérons qu’il sera bientôt possible de déployer également des observateurs à Kidal. Il est important pour la communauté internationale de savoir ce qui se passe réellement sur le terrain au Nord Mali, dans le domaine des droits de l’Homme. Il y a eu des allégations de violations des droits de l’Homme commises par toutes les parties au conflit malien. Ces allégations méritent d’être examinées. À cet égard, la présence sur le terrain des observateurs africains des droits de l’Homme est essentielle. Je suis convaincu que les observateurs sont préparés et prêts à faire leur travail ».

Avant leur déploiement sur le terrain, les observateurs des droits de l’Homme ont suivi des séances de briefing organisées par la MISMA, en collaboration avec la Section des droits de l’Homme des Nations Unies au Mali, sur la situation politique, sécuritaire et des droits de l’Homme au Mali, la situation particulière des groupes vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les personnes déplacées ; les principes de base et les techniques de surveillance des violations des droits de l’Homme, des prisons et des centres de détention.

Il convient de rappeler que les observateurs qui viennent d’être déployés à Gao font partie du premier groupe de 10 observateurs des droits de l’Homme qui sont arrivés au Mali en avril 2013. Après avoir suivi une formation de pré-déploiement, ils ont passé ces dernières semaines, à Bamako, à s’entretenir avec les autorités gouvernementales et techniques maliennes, les acteurs non étatiques maliens et internationaux œuvrant dans le domaine des droits de l’Homme, les détenus, ainsi que la communauté internationale ainsi de créer le cadre propice à l’exécution de leur mandat.

L’équipe d’observateurs des droits de l’Homme de l’UA et de la CEDEAO au Mali est dirigée par Mme Reine Alapini Gansou, avocate et professeur de droit au Bénin, qui est membre de la Commission africaine des Droits Humains et des Peuples, Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme en Afrique.

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