Union Africaine – Remise d’archives frontalières (Addis Abeba, 29 novembre 2013)

PARIS, France, 30 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole et programme des ministres – 29 novembre 2013

La France remet aujourd’hui à l’Union africaine, à Addis Abeba, les copies numérisées d’archives françaises relatives aux frontières africaines. Ces documents concernent 45 traités et cartes de pays d’Afrique de l’Ouest, du Nord et de l’Est, concernant la période 1845-1956.

Nous entendons ainsi appuyer le programme lancé en 2007 par l’Union africaine avec pour objectif de faciliter la délimitation et la démarcation des frontières africaines et d’encourager les coopérations transfrontalières.

La France est impliquée en faveur de la consolidation des frontières africaines, afin que de contribuer à la paix, à la sécurité, et au développement du continent.

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Egypte – Arrestation de manifestants

PARIS, France, 30 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole et programme des ministres – 29 novembre 2013

Nous avons pris connaissance des arrestations effectuées ces derniers jours par les forces de l’ordre sur le fondement de la nouvelle loi sur les manifestations adoptée le 24 novembre.

La France partage les préoccupations exprimées par le secrétaire général des Nations unies et la haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme au sujet de cette loi. Elle appelle au respect des engagements pris par les autorités égyptiennes en matière de libertés publiques, et notamment la liberté de manifester pacifiquement dans le respect des nécessités de sécurité publique, conformément à la feuille de route et aux engagements internationaux de l’Egypte dans ce domaine.

La France réaffirme son plein soutien au processus de transition en cours en Egypte, afin que soient établies dans ce pays des institutions démocratiques élues selon le calendrier annoncé.

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Afrique / France / Agenda hebdomadaire prévisionnel de M. Pascal CANFIN Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement

PARIS, France, 29 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Agenda du lundi 2 au vendredi 6 décembre 2013

Jeudi 5 décembre

8h30 Conférence « Forum Afrique : 100 innovations pour un développement durable »,

Convention

12h30 Déjeuner de clôture de la Conférence « Forum Afrique : 100 innovations pour un

développement durable », Sénat

16h00 Session ministérielle du Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique,

Convention

20h00 Dîner à l’occasion du Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique, Quai

d’Orsay

Du vendredi 6 au samedi 7 décembre

Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique

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RD Congo : MSF suspend sine die toutes ses activités à Kalemie

PARIS, France, 29 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Suite à deux braquages armés à quinze jours d’intervalle, Médecins Sans Frontières a décidé de suspendre sine die toutes ses activités à Kalemie (République Démocratique du Congo).

La nuit dernière, un commando armé a de nouveau pénétré de force dans la maison de Médecins Sans Frontières. Les dix personnes présentes ont été menacées, délestées de tous leurs effets personnels, du matériel nécessaire au fonctionnement de la mission, de l’argent et une voiture. Une agression du même type a déjà été commise il y a trois (3) semaines.

Médecins Sans Frontières a décidé de retirer son personnel expatrié et national et de suspendre sine die toutes ses activités à Kalémie.

La vaccination anti-choléra pour 120.000 habitants, le projet d’adduction d’eau potable ainsi que d’autres activités en eau et assainissement, le support au centre de traitement de choléra de l’hôpital de Kalémie ainsi que plus globalement la réponse aux épidémies sur le territoire, sont donc suspendues pour une durée indéterminée.

Présente depuis 2009 à Kalémie, MSF ne peut que regretter que son aide conséquente aux civils congolais à Kalémie soit empêchée par des actes de violences répétés et ciblés en toute impunité.

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FAIRE UNE EVALUATION RETROSPECTIVE DES FORCES ET FAIBLESSES DE L’INTERVENTION DE LA CEDEAO AU MALI

ABUJA, Nigeria, 29 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La commissaire chargée des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité de la Commission de la CEDEAO, Mme Salamatu Hussaini Suleiman, a loué les efforts de l’organisation régionale dans la médiation, la mobilisation et le déploiement en un temps record des troupes ouest-africaines dans le règlement de la récente crise malienne.

S’exprimant au nom du président de la Commission de la CEDEAO ce jeudi 28 novembre 2013 à Lagos, au Nigéria, à l’ouverture d’une réunion de réflexion interne axée sur les leçons tirées de cette crise, Mme Salamatu a toutefois reconnu qu’il restait encore à la CEDEAO d’énormes défis à relever pour des interventions futures de ce genre.

Pour ce faire, elle a exhorté les participants à cette rencontre de trois jours à faire une évaluation critique sur l’implication politique, diplomatique et militaire de la CEDEAO au Mali ainsi que des recommandations pertinentes, réalistes et durables, conformément aux directives des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation régionale.

Abondant dans le même sens, le directeur des Affaires politiques la Commission de la CEDEAO, Dr Abdel-Fatau Musah, a insisté pour un examen exhaustif, par les participants, des aspects positifs et négatifs de l’intervention de la CEDEAO avant et pendant la crise malienne, d’en tirer les leçons appropriées et d’envisager les perspectives.

Il a plaidé pour que les participants analysent en profondeur les facteurs historiques, stratégiques et structurels de cette crise et évaluent davantage les différentes actions menées par la CEDEAO dans le cadre de la résolution de ladite crise en collaboration avec le Mali et ses partenaires tels que l’Union africaine et la communauté internationale.

Pour sa part, le représentant spécial du président de la commission de la CEDEAO au Mali, M. Aboudou Cheaka Touré, a exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette réunion interne d’évaluation des succès et des échecs de l’intervention de la CEDEAO dans la crise malienne.

Il a salué le rôle considérable joué par l’institution régionale dans la libération du Nord Mali occupé par des terroristes et des jihadistes, d’une part, et le retour du pays à l’ordre constitutionnel à travers la mise en place de nouveaux organes de gouvernance issus d’élections présidentielle et législatives libres et transparentes, d’autre part.

M. Touré a rappelé à l’assistance le caractère unique en son genre de la crise complexe, profonde et multidimensionnelle au Mali. «Dans l’histoire des Etats membres de la CEDEAO, voire des pays africains, c’est l’une des rares fois qu’un pays (le Mali) cumule à la fois une crise politique, institutionnelle, sécuritaire, humanitaire, identitaire, territoriale et socioculturelle», a-t-il indiqué.

M. Touré a invité les participants à cette rencontre à ne pas perdre de vue, dans leurs réflexions, le fait que le Mali était lui-même l’obstacle essentiel dans l’intervention de la CEDEAO dans la gestion de sa propre crise, en ce sens que l’organisation régionale devrait difficilement négocier l’adhésion de Bamako aux initiatives politiques, militaires et stratégiques envisagées par la CEDEAO pour la résolution de la crise malienne.

Outre les Affaires politiques, organisatrice de cette réunion, plusieurs autres directions de la Commission et d’institutions de la CEDEAO telles la Communication, le Genre, les Affaires juridiques, le Maintien de la paix et de la sécurité régionales, les Affaires humanitaires, le Fonds de la paix, l’Alerte précoce, le bureau de liaison de la CEDEAO à l’Union africaine ainsi que la Cour de Justice de la CEDEAO et le Parlement de la Communauté y prennent part.

Cette réunion de réflexion interne sur les enseignements tirés de la crise malienne constitue la première phase d’une série de rencontres dont les résultats seront soumis à l’appréciation des experts des Etats membres de la CEDEAO et à l’approbation du conseil de médiation et de sécurité de l’organisation régionale.

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Sida : plusieurs millions de personnes n’ont toujours pas accès au traitement

JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 29 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Médecins Sans Frontières (MSF) publie une série de clips intitulée « Voyez ce que nous voyons » pour témoigner qu’aujourd’hui encore, des millions de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à un traitement antisida.

« Les décès liés au sida sont devenus rares dans les pays riches. Mais dans les pays en développement, chaque jour 4 000 personnes en meurent encore», déplore le Dr Gilles van Cutsem, directeur médical de MSF en Afrique du Sud.

Dans les pays en développement aux taux élevés de VIH/sida, comme l’Afrique du sud par exemple, l’accès à la thérapie antirétrovirale (ARV) s’est considérablement amélioré. Mais une personne sur quatre débute encore trop tardivement son traitement.

En revanche, dans les pays d’Afrique centrale et de l’Ouest aux taux de VIH/Sida moins élevés, comme la République démocratique du Congo (RDC), ou la Guinée – seul un tiers des personnes nécessitant un traitement y ont accès.

« Ici, à Kinshasa, la situation est dramatique », explique la Dr Maria Machako. Souvent, des malades arrivent dans notre hôpital alors qu’ils sont déjà dans un état critique, le sida étant déclaré. Pour beaucoup, il est déjà trop tard : ils meurent littéralement devant nos portes. 25% d’entre eux ne survivent pas et 39% des décès ont lieu dans les 48 heures, L’accès au dépistage et au traitement est extrêmement limité, et la stigmatisation est forte dans le pays ».

La série « Voyez ce que nous voyons » disponibles sur see.msf.org montre la réalité quotidienne des équipes de MSF. « Quand nous voyons à quel point la situation est désespérée dans des pays comme la RDC et la Guinée, nous avons l’impression d’être restés bloqués à une autre époque. Les graves complications qu’entraîne le sida lorsqu’il est déclaré nous rappellent ce dont nous étions témoins en Afrique australe avant l’an 2000, lorsque les ARV n’étaient pas disponibles et que la mort était partout, affirme le Dr Eric Goemaere, qui a lancé l’un des premiers programmes de traitement du VIH de MSF en Afrique du Sud.

En 2012, MSF a fourni un traitement antirétroviral à 280 000 personnes vivant avec le VIH dans le monde.

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Dadaab : Pour MSF, le rapatriement des réfugiés ne doit pas se faire au détriment de l’assistance

GENEVE, Suisse, 28 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Selon une enquête de MSF, dans les camps de Dadaab, quatre réfugiés sur cinq ne veulent pas retourner en Somalie en raison de l’insécurité actuelle. L’accord sur le rapatriement volontaire des réfugiés somaliens vivant au Kenya sera une mesure positive s’il ne se fait pas au détriment de l’aide fournie aux réfugiés, recommande aujourd’hui l’organisation médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF).

L’accord signé le 10 novembre par les Nations Unies, le Kenya et la Somalie, précise les procédures judiciaires et les modalités pratiques d’un retour volontaire de centaines de milliers de réfugiés vers la Somalie. Beaucoup d’entre eux sont nés dans les camps de réfugiés du Kenya ou y vivent depuis des années, parfois depuis plus de 22 ans. Selon MSF, bien que la réintégration des réfugiés en Somalie puisse faire partie d’une solution durable, leur garantir une assistance doit être une priorité pour tous les acteurs.

“Personne ne choisit d’être réfugié. La plupart se battent pour accéder à ce que le gouvernement ou les agences de l’aide offrent”, affirme le docteur Jean-Clément Cabrol, Directeur des opérations de MSF. « Le choix de rentrer doit être volontaire, la décision doit être prise de plein gré. Il ne doit pas être contraint par une réduction de l’aide.”

Selon MSF, l’application pratique de l’accord tripartite soulève un certain nombre d’inquiétudes. « Le rapatriement volontaire implique que les personnes soient parfaitement informées de la situation en Somalie », explique le Dr Cabrol. Or, les 22 ans d’activités de MSF en Somalie permettent de penser qu’étant donné le haut niveau d’insécurité qui règne dans de nombreuses régions du pays, et le grand nombre de personnes toujours déplacées à l’intérieur des frontières, les conditions de sécurité ne sont pas garanties pour le retour des réfugiés.

« La sécurité et la dignité doivent êtres assurées pour tous ceux qui rentrent », poursuit le Dr Cabrol. « Le gouvernement somalien et ses partenaires doivent garantir que les personnes qui rentrent auront des droits et qu’ils recevront une assistance. D’autre part, l’aide doit être maintenue dans les camps de réfugiés kenyans pour ceux qui ont choisi de ne pas rentrer en Somalie. »

Une enquête menée par MSF auprès des patients pris en charge dans la structure médicale du camp de Dagahaley à Dadaab en août 2013 a révélé que quatre personnes sur cinq ne souhaitent pas retourner en Somalie, au vu de la situation actuelle. Ils refusent de partir, en dépit des conditions de vie difficiles dans les camps. Près de la moitié des personnes sondées à Dagahaley disent qu’ils n’ont pas les moyens de garder leur maison au sec pendant la saison des pluies; une sur dix affirme ne pas avoir accès aux latrines; et une personne sur quatre reconnait ne pas se sentir en sécurité. “Ces réponses révèlent à quel point l’assistance est insuffisante”, observe le Dr Cabrol.

Les politiques de réduction de financements des donateurs ont des effets directs sur les refugiés de Dadaab. Par exemple, des réductions budgétaires ont conduits à des coupes de 20 pour cent des rations alimentaires, laissant les refugiés avec un apport calorique journalier inférieur au minimum recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé.

Il est essentiel de maintenir le niveau d’aide fournie aux réfugiés vivant au Kenya, ajoute le Dr Cabrol. “Diminuer l’assistance dans les camps pourrait être perçu comme une pression exercée sur les réfugiés pour qu’ils rentrent en Somalie, ce qui serait inadmissible.”

L’avenir des réfugiés de Dadaab est en discussion depuis des dizaines d’années, et il n’existe pas de solutions simples. Cependant, des alternatives existent comme persuader la communauté internationale d’accueillir davantage de réfugiés à l’étranger, relocaliser les réfugiés vers des zones plus sûres dans des camps de taille plus gérable et développer des opportunités pour que les réfugiés puissent devenir plus autonomes.

“Les réfugiés de Dadaab sont des personnes vulnérables qui ont déjà beaucoup souffert”, explique Jean-Clément Cabrol. “Leur sécurité, leur santé et leur dignité doivent être garanties quel que soit l’endroit où ils vivent.”

MSF travaille à Dadaab depuis 20 ans. C’est actuellement le seul fournisseur des soins médicaux dans le camp Dagahaley. Chaque mois, les équipes de MSF dispensent plus de 9 000 consultations médicales et hospitalisent 600 personnes, réfugiés ou résidents.

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Mali : l’accès aux soins reste un défi dans le nord

GENEVE, Suisse, 28 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Au Mali, malgré une certaine normalisation politique, le conflit armé, qui dure depuis bientôt deux ans, rend difficile l’accès aux soins de santé pour les habitants du nord du pays. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) leur vient en aide en continuant de soutenir certaines structures de santé.

« Dans le nord du Mali, l’accès aux soins de santé reste critique pour la population. Les conséquences du conflit se ressentent sur le fonctionnement des structures de santé, qui peinent énormément à répondre aux besoins des gens, sans un soutien extérieur », explique Christoph Luedi, chef de la délégation du CICR au Mali.

Après la débâcle des services publics qui a suivi le début de la crise en 2012, les structures de santé n’ont plus été en mesure de remplir normalement leur mission. Aujourd’hui, l’administration malienne, notamment dans le domaine de la santé, tarde encore à se redéployer dans le nord du pays.

« Dans ces conditions, beaucoup de Maliens, notamment les enfants en bas âge et les femmes enceintes, particulièrement vulnérables, mais aussi les blessés de guerre, ont de grandes difficultés à se faire soigner. Il est donc important que nous poursuivions l’action médicale que nous avons mise en place dès le début du conflit», explique Kathrine Zimmermann, coordonnatrice santé du CICR au Mali.

L’hôpital régional de Gao et le centre de santé de Kidal

L’hôpital de Gao, principale structure médicale dans le nord du pays, fonctionne depuis mai 2012 grâce au soutien du CICR, qui lui fournit régulièrement le matériel médical et les médicaments nécessaires. Les patients hospitalisés sont ainsi pris en charge gratuitement.

De janvier à octobre 2013, cet hôpital a assuré plus de 19 000 consultations, 4 000 hospitalisations et 878 accouchements. Il a aussi pris en charge 435 blessés.

Par ailleurs, un générateur de 150 KVA a été installé à l’hôpital et les 100 litres de carburant que le CICR fournit chaque jour garantissent l’autonomie de l’établissement en énergie, ainsi que son fonctionnement 24 heures sur 24.

Le personnel de l’hôpital est renforcé par une équipe médicale du CICR. Constituée d’un chef de projet, de deux chirurgiens, d’un gynécologue obstétricien, de deux anesthésistes et de deux infirmiers, elle continue de prodiguer des soins au quotidien.

Au centre de santé de référence de Kidal, un chirurgien du CICR assure également une présence régulière. Le CICR soutient ce centre en lui procurant des médicaments. Les patients nécessitant des soins chirurgicaux (blessés, césariennes, etc.) sont entièrement pris en charge par le CICR, les cas les plus graves étant évacués sur l’hôpital de Gao.

Les blessés par arme qui ne peuvent être soignés à Kidal ou à Gao sont transférés à Niamey ou à Bamako. Depuis janvier 2013, 29 transferts ont ainsi été effectués par le CICR.

Les soins de santé de santé primaires, une priorité en zone rurale

Afin de faciliter l’accès de la population aux soins de santé primaires, le CICR soutient sept centres de santé communautaires dans les régions de Gao et Tombouctou : réhabilitation des locaux, approvisionnement en médicaments, ainsi que soutien aux équipes médicales sous forme de formation et de visites mensuelles de suivi.

« Dès nos débuts à l’hôpital de Gao, nous avons constaté un taux de mortalité infantile et maternelle anormalement élevé. Les femmes en couches arrivaient souvent trop tard à l’hôpital, déjà victimes d’hémorragies internes. Il était important de pouvoir les prendre en charge plus tôt en étant présent dans ces centres de santé, à proximité des communautés rurales », explique Kathrine Zimmermann.

Les trois centres de santé communautaires du cercle de Bourem (nord de la ville de Gao), qui ont bénéficié d’un appui similaire du CICR jusqu’en septembre 2013, sont désormais soutenus par la Croix-Rouge française.

Pendant le troisième trimestre 2013, plus de 6 000 personnes ont pu bénéficier de consultations dans ces centres de santé soutenus par le CICR.

Contribuer à la réadaptation physique des blessés de guerre

Depuis le début du conflit, le CICR travaille en étroite collaboration avec le Centre Père Bernard Verspieren (CPBV) de Bamako. Bénéficiaire du Fonds spécial en faveur des handicapés du CICR, le centre reçoit un appui sous forme de composants orthopédiques, ainsi qu’un soutien pour son programme de réadaptation physique.

Cet appui permet de prendre complètement en charge les patients nécessitant une prothèse et/ou des soins de réadaptation physique, à la suite de blessures et autres traumatismes subis en lien avec le conflit.

À ce jour, 20 blessés y ont bénéficié d’un appareillage adéquat et/ou de séances de physiothérapie, grâce au soutien du CICR.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL EST GRAVEMENT PRÉOCCUPÉ PAR LES DÉTENTIONS ET LA VIOLENCE AVEC LAQUELLE L’ON DISPERSE LES MANIFESTANTS EN ÉGYPTE

NEW YORK, 28 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU:

Le Secrétaire général est gravement préoccupé par les détentions et la violence avec laquelle l’on disperse les manifestants en Égypte, y compris les informations faisant état d’agressions sexuelles. Il souligne l’importance qu’il y a à respecter les manifestations pacifiques et la liberté de réunion, et l’engagement en faveur du dialogue et de la non-violence.

Pendant que les autorités égyptiennes examinaient une loi pour régir les manifestations, le Secrétaire général les encourageait à faire en sorte que toute loi adoptée soit pleinement conforme aux normes internationales des droits de l’homme.

Le Secrétaire général réitère les préoccupations de la Haut-Commissaire aux droits de l’homme qui indique que la nouvelle loi pourrait conduire à de graves violations de la liberté de se réunir pacifiquement. À l’instar de la Haut-Commissaire, il exhorte les autorités égyptiennes à envisager des amendements à cette loi. La création d’un climat favorable à la liberté d’expression et de réunion est un élément clef de la faculté de l’Égypte à tenir, de manière crédible, le référendum prévu sur la constitution, puis les élections présidentielle et législatives.

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Somalie : faire face aux conséquences de deux catastrophes naturelles

GENEVE, Suisse, 28 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Dans l’est du Puntland, des milliers de personnes s’efforcent de faire face aux conséquences d’un cyclone dévastateur. Plus au sud, dans le Moyen Shabelle, des dizaines de milliers d’autres peinent à se relever de graves inondations provoquées par la crue du fleuve Shabelle, en particulier dans la ville de Jowhar et aux alentours.

Dans le Puntland, le cyclone du 10 novembre dernier a tué des dizaines de personnes, tandis que près d’un million de têtes de bétail ont péri, décimées par des températures inhabituellement basses, des vents violents et de fortes inondations. « Les régions de Nugaal et de Bari sont les plus durement touchées », indique Abshir Omar Jama, qui coordonne l’opération de secours du CICR dans le Puntland. « Des centaines de familles se retrouvent sans toit et l’économie, qui repose essentiellement sur l’élevage, est réduite à néant après la mort de tant d’animaux. »

« Il n’a pas arrêté de pleuvoir pendant trois jours ; les vents étaient violents et les températures glaciales », raconte Mohamed Osman Jama, berger dans les collines de Naasa Hablood. « La moitié de nos 150 chèvres ont péri et nos trois maisons ont été emportées par les eaux. Nous avons également perdu tous nos vivres. »

Les collaborateurs du CICR et du Croissant-Rouge de Somalie sont parvenus à atteindre les zones sinistrées, où ils distribuent depuis la semaine dernière des secours qui font cruellement défaut. L’accès à ces zones reste toutefois très difficile en raison des dégâts causés au réseau routier par le cyclone. « À certains endroits, les routes étaient submergées. Nous avons dû traverser à la nage », précise M. Omar Jama.

Dans le Moyen Shabelle, la situation humanitaire n’est pas meilleure. Les précipitations abondantes tombées ces deux derniers mois sur les hauts plateaux de la Corne de l’Afrique ont entraîné une forte crue du fleuve Shabelle, provoquant de graves inondations qui ont contraint plus de 10 000 personnes à fuir vers Jowhar, où elles survivent dans des conditions misérables. Cette ville tente par ailleurs de faire face à l’afflux de quelque 5 000 personnes qui, à la suite de violents affrontements entre groupes ethniques rivaux, ont trouvé refuge à proximité de l’aéroport, à 13 kilomètres du centre.

« Ceux qui sont restés dans les zones inondées, en particulier à Jowhar et dans les alentours, sont confrontés à des conditions de vie très difficiles », indique May Hazim, responsable des programmes « eau et habitat » du CICR en Somalie. « Leurs puits de faible profondeur et leurs autres sources d’eau ont été contaminés, ce qui constitue un risque majeur pour la santé ».

Dans la région sinistrée, l’ensemble des cultures sont détruites. Il s’agit d’une région principalement agricole, où les fermiers, qui ont perdu leurs récoltes, ont aujourd’hui à affronter une grave pénurie alimentaire. Pour la communauté tout entière, se remettre de cette catastrophe économique risque de prendre un temps considérable.

Ce mois, le Croissant-Rouge de Somalie et le CICR ont :

Dans l’est du Puntland :

• distribué des rations alimentaires d’urgence pour un mois et des articles ménagers à plus de 12 000 victimes du cyclone à Dhir Waraabe, Lebi Cadaad, Xoolo Keen, Balli Shilin et Abqow ;

• fourni de l’eau, des comprimés de chlore et d’autres articles nécessaires pour le stockage et la distribution de l’eau ;

Dans le Moyen Shabelle :

• fourni à 25 800 personnes des secours non alimentaires tels qu’assortiments d’ustensiles de cuisine, bâches, articles d’hygiène, jerrycans, vêtements, seaux et nattes ;

• distribué des biscuits protéinés, du Plumpy’Nut (aliment énergétique à base d’arachide) et d’autres compléments alimentaires à des personnes dénutries ;

• drainé et assaini 19 puits creusés à la main, dont 13 ont aussi été remis en état ;

• contenu les inondations et renforcé les berges de rivières à cinq endroits ;

• lancé une opération de distribution d’eau par camion, qui a permis à 5 000 personnes déplacées par les violences interethniques de recevoir une ration de survie de 5 litres par personne et par jour ;

• entrepris la construction d’une centaine de latrines en faveur de 5 000 personnes déplacées, installées à proximité de l’aéroport de Jowhar ;

• acheminé du matériel chirurgical d’urgence vers l’hôpital de Jowhar pour la prise en charge de personnes blessées par arme ;

• facilité le transfert de blessés de guerre, de Jowhar vers l’hôpital Medina de Mogadiscio, soutenu par le CICR.

Le CICR et le Croissant-Rouge de Somalie menaient déjà des activités dans l’est du Puntland et dans le Moyen Shabelle avant le cyclone et les inondations qui ont récemment frappé ces régions. À eux deux, ils soutiennent les efforts déployés par les communautés locales pour renforcer leur autonomie.

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