RDC : Déni de justice pour les victimes de crimes sexuels

PARIS, France, 4 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — En République démocratique du Congo (RDC), les victimes de crimes sexuels sont confrontées à des obstacles insurmontables pour obtenir justice et réparation. Le coût des procédures est prohibitif et les décisions de justice rarement appliquées. C’est le constat accablant d’un rapport publié aujourd’hui par la FIDH et ses organisations membres en RDC, à la suite de plusieurs missions dans ce pays.

Depuis 20 ans, la RDC est le théâtre d’un conflit caractérisé par des violences sexuelles d’une ampleur et d’une brutalité inouïes, constitutives de crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Tous les combattants utilisent cette violence comme une arme de guerre pour asservir les victimes et terroriser la population.

« Le corps des femmes est devenu un autre champs de bataille. Des centaines de milliers de femmes ont été violées, des petites filles aux femmes âgées, toutes sont concernées » a déploré Julienne Lusenge, présidente de SOFEPADI.

Les victimes de violences sexuelles sont particulièrement stigmatisées. Elles sont souvent rejetées par leur famille et leur communauté. Il leur faut énormément de courage et de détermination pour saisir les tribunaux et tenter de rompre le cercle de l’impunité.

« En plus du traumatisme et de devoir faire face à une société qui les pointe du doigt, les victimes de viols doivent surmonter des coûts de procédures exorbitants. Or ces frais de justice sont indispensables pour que les affaires arrivent à leur terme », a expliqué Sylvain Lumu, secrétaire exécutif de la Ligue des électeurs.

A chaque étape de la procédure, les victimes doivent payer des frais de justice et verser d’autres sommes d’argent conséquents à l’administration congolaise afin que les enquêtes et poursuites soient effectivement menées. Même le certificat d’indigence, qui permet de réduire certains coûts de la procédure, doit s’acheter entre 25 et 50 dollars américains. Dans un pays où 67% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, le versement de cette somme est tout simplement impossible. En l’absence de ce certificat, et comme condition préliminaire à toute réparation, les victimes doivent systématiquement avancer 6 % du montant total de l’indemnisation décidée en leur faveur pour la percevoir. Ceci les empêche en fait de recevoir toute réparation.

« La communauté internationale doit renforcer son soutien aux réformes structurelles de l’administration judiciaire et participer à la définition d’une vraie politique en matière de réparation. Sinon c’est tout le sens de ce soutien à l’organisation de procès dont les jugements ne sont finalement pas mis en œuvre qui est à questionner » a déclaré Dismas Kitenge, vice-président de la FIDH et président du Groupe lotus.

Face à l’ampleur et à la gravité de ces crimes, la communauté internationale, soutient les efforts de justice en RDC et favorise l’organisation de certains procès. Des progrès ont été réalisés, mais les procédures en cours ne concernent que très rarement les plus hauts responsables. Trop d’accusés, même en cours de jugements, demeurent libres. Peu de jugements sont définitifs et effectifs. Nos organisations ont également observé que les personnes condamnées parviennent très souvent à s’évader et que les indemnisations prévues pour les victimes ne sont jamais versées. La justice ne bénéficie finalement pas aux victimes de crimes sexuels en RDC.

« Les autorités congolaises doivent urgemment adopter des réformes politiques et judiciaires pour combattre l’impunité des auteurs de crimes sexuels et faciliter l’accès effectif des victimes de violences sexuelles à la justice et à la réparation. Ces mesures impliquent une réforme de droit interne et la mise en place de chambres mixtes (nationale et internationale) pour juger ces crimes en RDC » a conclu Jean Claude Katende, président de l’ASADHO.

Consulter le rapport « RDC : Les victimes de crimes sexuels obtiennent rarement justice et jamais réparation ».

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Somalie / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 3 décembre 2013

PARIS, France, 4 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 3 décembre 2013

Q –Quels sont les efforts fournis par la France ? Sur le terrain, il n’y a pas de soutien militaire français.

R – L’aide de la France concerne trois domaines : sécuritaire, humanitaire et coopération et développement.

1) Dans le domaine de la sécurité, la France contribue aux trois initiatives européennes en faveur de la stabilisation de la Somalie et de la lutte contre la piraterie maritime dans la Corne de l’Afrique : ATALANTE (opération de lutte contre la piraterie au large) ; EUTM Somalia (formation des forces armées somaliennes) ; et EUCAP NESTOR (renforcement des capacités maritimes et judiciaires pour lutter contre la piraterie). Ces deux dernières actions visent à permettre l’appropriation par les Somaliens de leur propre sécurité sur terre et en mer. Dans le cadre de l’initiative EUTM Somalia, nous contribuons directement à la formation des militaires somaliens (environ 3 000 soldats ont été formés).

Nous soutenons également de manière constante l’AMISOM, mission de l’Union africaine en Somalie. A titre bilatéral, nous conduisons des actions de formation au profit de contingents de l’AMISOM. A titre européen, nous contribuons à la prise en charge financière des soldes des troupes.

2) Dans le domaine humanitaire, depuis 2011, notre aide s’élève à environ 30 millions d’euros. L’Union européenne, à travers les aides de la direction générale de la Commission chargée de l’action humanitaire (DG ECHO), consacre en 2013 40 millions d’euros à la Somalie.

3) Enfin, dans le domaine de la coopération et du développement, l’Agence française de développement n’a pas de bureau proprement dit en Somalie – mais des actions ponctuelles ont été mises en œuvre, notamment dans le domaine de l’assistance aux populations. La France a en particulier appuyé ces derniers mois la mise en œuvre, à travers son école nationale de la magistrature et en partenariat notamment avec le Programme des Nations unies pour le développement, d’un projet de formation du personnel judiciaire visant à renforcer les capacités de la Somalie à apporter une réponse pénale spécifique aux actes de piraterie.

Sur la période 2008-2013, l’Union européenne a également alloué 412 millions d’euros à des projets de développement, dans quelques domaines principaux : gouvernance, éducation, secteur social et développement économique. Elle a organisé le 16 septembre dernier à Bruxelles une conférence internationale qui a permis l’adoption d’un document d’orientation pour accompagner la reconstruction du pays, avec des annonces d’engagements financiers à hauteur de 1,8 milliard d’euros.

Nous sommes par ailleurs très attachés à la liberté de la presse en Somalie et soutenons les journalistes somaliens, qui paient un très lourd tribut. Nous essayons de les aider par des programmes de formation et demandons qu’il n’y ait pas d’impunité pour les auteurs de violences à leur encontre.Nous avons fait adopter la semaine dernière par l’assemblée générale des Nations unies une résolution sur la protection des journalistes. En adoptant cette résolution, nous pensions aussi beaucoup à la Somalie.

Q – Que pensez-vous de l’action sur place de Médecins sans frontières ?

R –Médecins sans frontières est une organisation non-gouvernementale, à laquelle il appartient de décider librement de ses programmes et de ses interventions dans les pays en crise. Les organisations non-gouvernementales sont par définition indépendantes et il faut respecter ce cadre.

Naturellement, en Afrique ou ailleurs, nous les soutenons. M. Laurent Fabius a d’ailleurs réuni la semaine dernière l’ensemble des organisations non-gouvernementales présentes en Centrafrique, pour examiner avec elles ce que nous pouvons faire de supplémentaire pour aider ce pays.

Q – Bien évidemment, il faut condamner la piraterie maritime. Mais quand on sait qu’elle fait tourner l’économie, est-ce qu’il n’y a pas un risque ?

R – Ce n’est pas sur les fonds collectés par la piraterie qu’on va développer le pays. La piraterie est un crime commis avant tout contre la population somalienne. Pour sortir de la crise, il faut que la Somalie développe ses capacités agricoles et tous les domaines où ce pays a un fort potentiel. C’est par un effort de mobilisation de la communauté internationale sur des projets concrets, en s’appuyant sur les autorités somaliennes, qu’on aidera le pays à sortir de la crise.

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RCA / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 3 décembre 2013

PARIS, France, 4 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 3 décembre 2013

Q – Les soldats français sont au Cameroun pour aller en Centrafrique. Quand partent-ils ? L’urgence humanitaire est là…

R – Sur les modalités du déploiement du renfort français, je vous invite à contacter le ministère de la défense.

Cela fait maintenant plusieurs mois que nous sommes mobilisés pour sensibiliser la communauté internationale et que nous l’appelons à soutenir l’effort africain de rétablissement de la sécurité et de l’ordre en République centrafricaine. Cette mobilisation a commencé au mois d’août par une première réunion au conseil de sécurité des Nations unies. Elle s’est poursuivie en septembre, avec l’appel lancé par le président de la République durant la semaine ministérielle de l’assemblée générale. Après l’adoption à notre initiative d’une première résolution au conseil de sécurité, M. Laurent Fabius s’est rendu le 13 octobre à Bangui, avec la commissaire européenne chargée de l’aide humanitaire, Mme Georgieva. Il a défini le cadre de notre action :

– d’abord soutien à un processus politique, avec des élections au plus tard en février 2015, conformément aux accords de Libreville et à la déclaration de N’Djamena ;

– ensuite, soutien aux Africains pour rétablir la sécurité. Il y a une force africaine en cours de déploiement sur place, la MISCA. Notre objectif est d’aider les Africains dans cet effort de sécurisation du pays et de préservation de l’accès aux populations.

– troisième volet de notre action, l’action humanitaire est fondamentale. La crise humanitaire nécessité à la fois protection des populations contre les violences et aide alimentaire d’urgence, aide sanitaire et aide médicale. La France fait un effort considérable : un soutien de l’ordre d’une dizaine de millions d’euros a été mobilisé en quelques semaines.

Nous sommes aujourd’hui plus que jamais mobilisés. A notre initiative, une résolution est en cours de discussion au conseil de sécurité à New York. Elle va permettre d’apporter un soutien de la communauté internationale à la force africaine, en autorisant ceux qui souhaitent y participer, dont la France, à l’appuyer.

La sécurité repose d’abord et avant tout sur les États africains. Nous sommes présents pour les soutenir. Nous l’avons été au Mali lorsque nous avons été appelés par les autorités du pays. En RCA, nous sommes appelés par la communauté internationale et l’autorité de transition pour soutenir la force africaine. Le sommet de l’Élysée, à la fin de la semaine, comportera à cet égard un volet sécuritaire très important, conformément aux principes posés par le président de la République : soutenir le continent africain à prendre en charge sa sécurité, en aidant en particulier nos partenaires africains à constituer une force de réaction rapide et à renforcer les capacités africaines de maintien de la paix.

Q – Les Américains sont déjà sur place. Y aura-t-il une coopération avec la France ?

R – Tous les efforts internationaux qui pourront contribuer au rétablissement de la sécurité en Centrafrique sont les bienvenus.

Q – A partir de la nouvelle résolution, la MISCA sera-t-elle élargie ?

R – En raison de l’urgence humanitaire et sécuritaire, la MISCA est en cours de déploiement et compte près de 2 400 militaires et policiers. Avec la nouvelle résolution, elle aura un mandat précis, clair, fondé sur la charte des Nations unies et qui lui donnera la légitimité nécessaire pour le rétablissement de la sécurité.

Q – Et les soldats français ne seront donc plus seulement dans le cadre bilatéral de la force Boali ?

R – Les soldats français agissent dans le cadre multilatéral des résolutions du conseil de sécurité, et pour soutenir la MISCA. Nous avons salué hier le renfort apporté par la République du Congo, qui a envoyé 400 hommes. Ce matin, M. Laurent Fabius a également salué l’effort militaire gabonais.

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Mali / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 3 décembre 2013

PARIS, France, 4 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 3 décembre 2013

Q – Sur la Mali, quelle est votre appréciation de ce qui se passe maintenant entre le MNLA et le gouvernement ? Est-ce que vous craignez la fin du de couvre-feu et la reprise des affrontements?

R – Le président Keïta a engagé une politique de dialogue et de réconciliation. Il y a, au sein du gouvernement malien, un ministre chargé du dialogue et de la réconciliation nationale. Un travail pour réconcilier les différentes communautés et tourner la page des affrontements est engagé.

Ce travail prendra du temps. Mais n’ayons pas une perception sombre de l’évolution récente du Mali. Voyons plutôt les progrès faits ces derniers mois : après l’effondrement et l’invasion d’une partie de son territoire par des groupes terroristes, ce pays a aujourd’hui recouvré la souveraineté de l’ensemble de son territoire. Un président a été élu. Des élections législatives s’y déroulent. Un processus de réconciliation nationale est engagé. La communauté internationale s’est mobilisée, en particulier à l’occasion de la conférence des donateurs qui, en mai à Bruxelles, a permis de collecter plus de 3 milliards de dollars.

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Egypte / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 3 décembre 2013

PARIS, France, 4 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 3 décembre 2013

Q – Avez-vous un commentaire sur la constitution ?

R – Nous sommes en train d’examiner ce projet de texte, composé de 248 articles. Chaque pays construit son propre modèle démocratique. Il n’y a pas de modèle universel. Il existe toutefois un socle fondamental. Par exemple, nous considérons qu’il y a un certain nombre de libertés fondamentales, l’égalité homme-femme, le respect des communautés, la liberté de la presse – qui ont vocation à être au cœur de toute démocratie.

Q – Mais il y a une contestation dans la rue…

R – Oui, mais pas simplement par rapport à ce projet de constitution. Une révolution est engagée, que le président de la République et M. Laurent Fabius ont eu l’occasion de saluer à plusieurs reprises. Avec l’Union européenne et la communauté internationale, la France l’accompagne. A chaque peuple de construire son propre modèle. Nous soutenons le peuple égyptien dans cette période cruciale de son histoire.

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Entretien de M. Laurent Fabius avec son homologue gabonais (Paris, 3 décembre 2013)

PARIS, France, 4 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 3 décembre 2013

M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, a reçu aujourd’hui son homologue gabonais, M. Emmanuel Issoze Ngondet.

Les deux ministres ont évoqué l’ensemble des volets de la relation très dense unissant nos deux pays, notamment sur les plans politique, économique, environnemental et culturel.

L’entretien a également permis d’évoquer les perspectives de sortie de crise en République centrafricaine, enjeu essentiel pour la France, le Gabon et l’ensemble des États d’Afrique centrale. M. Laurent Fabius a salué la contribution gabonaise à la force africaine, la MISCA. Nos deux pays contribuent ensemble à l’effort en cours en vue de stabiliser la République centrafricaine, d’y redresser la situation sécuritaire et humanitaire et de permettre aux populations de retrouver des conditions de vie normales.

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The Lancet : éliminer les disparités de santé mondiale d’ici une génération

TUNIS, Tunisie, 4 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — « Nous sommes sur le point de franchir un pas important pour l’humanité », a déclaré le président de la nouvelle Commission sur l’investissement dans la santé, le professeur Lawrence H. Summers.

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Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, notre génération a les capacités financière et technique d’éliminer les disparités existant en matière de santé entre pays les plus pauvres et les plus riches, selon le nouveau rapport publié par la revue spécialisée The Lancet, intitulé “Santé mondiale 2035 : un monde convergent en une génération”. Les auteurs dudit rapport mettent en lumière la manière dont gouvernements et bailleurs de fonds pourraient, avec un plan d’investissement ambitieux mais réaliste, atteindre un degré élevé de convergence et, partant, ainsi combler les disparités en matière de santé. Il s’agit là d’une stratégie nouvelle et audacieuse, qui entend faire baisser, dans tous les pays et en une seule génération, les taux de décès liés aux maladies infectieuses et de décès maternels et infantiles au niveau de ceux des pays à revenu intermédiaire les plus performants.

« L’Afrique est à un tournant crucial pour accélérer les progrès accomplis sur la voie des OMD (Objectifs du Millénaire pour le développement, ndlr) et définir les priorités du programme de développement post-2015. Dans le contexte actuel de réduction de l’aide publique au développement, améliorer le niveau de financement domestique, les financements innovants et l’optimisation des ressources dans les secteurs sociaux est capital », souligne Agnès Soucat, directrice du Département du développement humain de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) et co-auteur du rapport.

Rédigé par un groupe de 25 économistes renommés et experts en santé mondiale du monde entier, sous l’égide du président émérite Lawrence H. Summers et de Charles W. Eliot professeur à l’Université de Harvard, la Commission appelle les dirigeants, les gouvernements et les donateurs à continuer d’investir dans la santé, mais surtout à accroitre les investissements et à capitaliser sur cette opportunité, unique, de parvenir à l’égalité en matière de santé dans le monde d’ici une génération.

« Désormais, et pour la première fois dans l’histoire, nous sommes près de pouvoir franchir une étape importante pour l’humanité : éliminer les disparités importantes en matière de santé, notamment celles relatives à la santé maternelle et infantile, de façon à ce que chaque être sur terre ait la même chance de jouir d’une vie saine et productive », indique Lawrence H. Summers. Et de préciser : « L’efficacité des médicaments et des vaccins désormais disponibles nous permet d’atteindre ce stade. Pour notre génération, c’est l’occasion unique d’investir, pour faire de cette vision une réalité ».

Les auteurs du rapport exhortent les décideurs du monde entier à intégrer cette « grande convergence » dans le cadre de l’après OMD. Si les recommandations du rapport relatives à l’augmentation des investissements mondiaux en matière de santé sont suivies d’effets, les auteurs estiment que, pour la seule année 2035, quelque 10 millions de vies pourraient être sauvées dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, ce qui engendrerait d’immenses acquis sociaux et économiques pour les pays les plus touchés.

La Commission exhorte également les décideurs à adopter une approche dite de “revenu total”, qui combine la croissance du PIB à la valeur que les gens assignent à la hausse de l’espérance de vie – autrement dit, la valeur qu’ils accordent aux années de vie supplémentaires (AVS). En se basant sur cette approche de revenu total – que les économistes préconisent de plus en plus –, le rapport “Santé mondiale 2035” détermine que, sur la période 2015-2035, le bénéfice économique de la convergence excèderait son coût dans un facteur de 9 à 20 dans les pays à revenu faible comme dans ceux à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, entre 2015 et 2035. Ce rapport bénéfice-coût souligne l’intérêt certain de tels investissements.

« Nous pensons que si les nations du monde entier adoptent une approche de revenu total pour la planification économique, les retours humains sur les investissements dans la santé pourraient faire l’objet d’une justification forte pour les décisions d’allocation de ressources, juge Dean T. Jamison, professeur à l’Université de Washington et co-président de la Commission. Les gens apprécient de vivre plus longtemps et en meilleure santé, et la notion de revenu total traduit simplement cela en termes monétaires. S’il ne donne pas de valeur monétaire à la vie d’un être humain, il tient compte de l’évolution du risque de mortalité, un paramètre que le PIB a tendance à négliger.

La Commission propose un cadre d’investissement détaillé pour les pays à revenus faible et intermédiaire, qui indique les dépenses qui devraient être prioritaires, à savoir : le renforcement vigoureux d’outils nouveaux et existants pour s’attaquer au VIH/SIDA, à la tuberculose, au paludisme, aux maladies tropicales négligées et aux conditions de santé maternelle et infantile ; cibler les environnement à forte charge de morbidité, en particulier les populations démunies et les sous-populations rurales des pays à revenu intermédiaire. Investir en amont dans le planning familial est une priorité. De plus, tenant compte des hausses du PIB prévues dans les pays à revenus faible et intermédiaire, les auteurs du rapport suggèrent que de nombreux pays seront en mesure de combler une large part de l’augmentation des investissements à l’aide de leurs ressources propres.

« En raison des changements importants de l’économie mondiale et du succès des efforts de développement, le rôle de l’aide internationale, qui reste vital, mettra davantage l’accent sur la recherche scientifique, fournissant des exemples et des modèles qui peuvent être imités et se concentrant sur le développement de techniques ainsi que sur la diffusion de l’information », ajoute Lawrence H. Summers. « L’aide internationale restera cruciale, mais elle portera moins sur l’aide financière apportée à certains pays et davantage sur l’offre d’initiatives mondiales d’intérêt général. Les budgets d’aide au développement devraient refléter cette réalité importante ».

La communauté internationale devrait notamment procéder à une hausse concertée des investissements dans la recherche et le développement (R&D), afin de développer de nouveaux médicaments, vaccins et technologies de santé, selon les auteurs. Le sommes investies actuellement dans la R&D à l’échelle mondiale devraient au moins être doublées, pour passer de 3 milliards de dollars EU à 6 milliards par an d’ici 2020, les pays à revenu intermédiaire pouvant potentiellement s’quitter de la moitié de cette hausse.

Le rapport mentionne également des politiques et des initiatives fiscales qui pourraient réduire de façon spectaculaire les maladies non transmissibles et les accidents, prévenir la surmortalité d’ici 2035 et générer de nouveaux et importants revenus pour les pays à revenus faible et intermédiaire, en taxant par exemple le tabac et d’autres substances nocives comme l’alcool et le sucre. Ainsi, en Chine, une taxe de 50 % sur le tabac pourrait permettre d’éviter 20 millions de morts et générer 20 milliards de dollars EU de plus chaque année durant les cinquante ans à venir. Le rapport fait valoir que l’objectif de couverture de santé universelle (CSU) – s’il s’accompagne d’une prise en compte des pauvres – pourrait fortement réduire le fort taux de paupérisation liée aux frais de santé restés à la charge des patients.

Richard Horton, rédacteur en chef de The Lancet et co-auteur du rapport, précise « [qu’]investir dans la santé, c’est aussi investir dans la prospérité, dans la protection sociale et financière, et dans la sécurité nationale. Ce que notre Commission souligne, de façon originale et convaincante, c’est qu’investir dans la santé revient à investir dans la valeur intrinsèque de l’être humain, ce qui est souvent omis dans les mesures traditionnelles de développement. Une prise en compte plus complète de la santé, comme le préconise la Commission, permet de révéler sa portée bien plus large ».

Pour plus d’informations sur le rapport CIS, cliquez ici: http://press.thelancet.com/globalhealth2035.pdf

Distribué par APO (African Press Organization) pour la Banque Africaine de Développement (BAfD).

Contacts :

Nawsheen Elaheebocus, experte multisectorielle en développement humain, T. +216 71 10 12 24 / n.elaheebocus@afdb.org

Chawki Chahed, chargé principal de communication, T. +216 71 10 27 02 / P. +216 98 70 31 68 / c.chahed@afdb.org

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République centrafricaine / Le BINUCA vivement préoccupé par les violences de Boali

BANGUI, République Centrafricaine, 3 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Bureau intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) exprime sa grave préoccupation suite aux incidents dramatiques survenus à Boali, à 95 Km de Bangui, où des populations innocentes ont étés tuées et blessées par des groupes armés. Ces exactions graves, qui se sont soldées par au moins 12 morts et 30 blessés, dont des enfants, portent la marque de la violence aveugle et de la stigmatisation communautaire.

Le BINUCA est préoccupé par le climat de violence accrue dont il n’a cessé de dénoncer les risques. De ce fait, il appelle instamment les autorités de la transition à garder une retenue en rapport avec leur devoir de protection des populations. En vue de mettre fin à l’impunité persistante, le BINUCA appelle également les autorités de la Transition à traduire en justice les responsables de tous les actes de violence et incite tous les acteurs politiques et religieux à jouer un rôle constructif pour l’apaisement et la cohésion sociale dans le pays.

Le BINUCA saisit cette occasion pour réitérer l’urgence de la mise en œuvre sans délai des mesures prescrites dans la Résolution 2121 du Conseil de Sécurité qui notamment « exige que tous les éléments de la Séléka et tous les autres groupes armés déposent immédiatement les armes et les prient instamment à participer dans les programmes de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) ou aux programme de désarmement, démobilisation, réinstallation ou rapatriement et réintégration (DDRRR) ».

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République centrafricaine / Le BINUCA vivement préoccupé par les violences de Boali

BANGUI, République Centrafricaine, 3 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Bureau intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) exprime sa grave préoccupation suite aux incidents dramatiques survenus à Boali, à 95 Km de Bangui, où des populations innocentes ont étés tuées et blessées par des groupes armés. Ces exactions graves, qui se sont soldées par au moins 12 morts et 30 blessés, dont des enfants, portent la marque de la violence aveugle et de la stigmatisation communautaire.

Le BINUCA est préoccupé par le climat de violence accrue dont il n’a cessé de dénoncer les risques. De ce fait, il appelle instamment les autorités de la transition à garder une retenue en rapport avec leur devoir de protection des populations. En vue de mettre fin à l’impunité persistante, le BINUCA appelle également les autorités de la Transition à traduire en justice les responsables de tous les actes de violence et incite tous les acteurs politiques et religieux à jouer un rôle constructif pour l’apaisement et la cohésion sociale dans le pays.

Le BINUCA saisit cette occasion pour réitérer l’urgence de la mise en œuvre sans délai des mesures prescrites dans la Résolution 2121 du Conseil de Sécurité qui notamment « exige que tous les éléments de la Séléka et tous les autres groupes armés déposent immédiatement les armes et les prient instamment à participer dans les programmes de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) ou aux programme de désarmement, démobilisation, réinstallation ou rapatriement et réintégration (DDRRR) ».

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La 3ème édition du New York Forum Africa se tiendra du 23 au 25 Mai 2014 à Libreville, au Gabon. Le thème central sera la Transformation du continent

LIBREVILLE, Gabon, 3 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le New York Forum AFRICA (NYFA) (http://www.ny-forum-africa.com) se tiendra en 2014 pour la troisième année consécutive dans la capitale du Gabon, Libreville. Les dates du 23 au 25 mai 2014 ont été dernièrement officialisées. Pour cette troisième édition le thème principal sera « la transformation d’un continent ». Ces trois jours de rencontres, débats, séances de travail et dialogue unique entre dirigeants, entrepreneurs et personnalités de référence du monde économique, politique et culturel international se tiendront sous le haut patronage de son Excellence Ali Bongo Ondimba, Président de la République gabonaise.

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Plus de 1500 participants (décideurs économiques, politiques et investisseurs internationaux) et 8 chefs d’Etat avaient participé à la dernière édition du principal sommet économique panafricain. Le New Forum Africa 2013 s’était attaché à faire reconnaître le potentiel économique du continent africain et les facteurs de croissance nécessaires à son émergence. En 2014, le NYFA s’efforcera d’aborder les moyens de libérer la compétitivité des économies africaines à travers la mise en place de chaines de valeurs autour de la transformation des ressources naturelles du continent, capital humain en tête.

Pour le Président Bongo : « Au Gabon, nous nous écartons du vieux modèle économique qui se base sur un territoire riche en ressources faisant d’abord la richesse d’autres pays, pour nous diriger vers une économie diversifiée et compétitive édifiée sur le principe qu’il est possible de créer de la valeur ajoutée en Afrique bénéficiant avant tout au peuple »

D’ici à 2020, considère le Président Bongo, « nous devons interdire les exportations de produits n’ayant pas subi une transformation initiale au sein de notre pays. De cette manière nous pourrons diversifier notre économie et apporter une meilleure rémunération pour nos biens et services. Il est ainsi impératif que nous travaillions rapidement ensemble pour apporter des compétences et de la compétitivité dans les secteurs économiques où nous pouvons développer de la valeur ajoutée. Cela nous permettra d’engranger des profits à long terme».

Il ajoute que « pour ce qu’il s’agit des économies du savoir, encouragées dans le monde occidental, l’éducation est le ferment de la compétitivité économique et de la prospérité internationale qui est inséparable du développement du capital humain. Une évaluation de la Banque Mondiale révèle d’ailleurs que le capital humain contribue à plus de 60% au développement économique. En comparaison, les infrastructures contribuent pour 15% et les ressources naturelles pour 20%. »

Selon Richard Attias, co-fondateur du NYFA: « Nous devons nous assurer que la mise en place de formations et de compétences correspondent aux véritables besoin sur le terrain. Une éducation solide et une orientation de qualité des formations proposées en accord avec le marché du travail et l’environnement local, vont permettre aux africaines et aux africains de transformer leurs vies, leur environnement et leurs pays. Le développement des technologies de l’information et de la communication ajoute davantage à l’énorme potentiel de transformation des économies africaines. »

Le NYFA 2013 s’est reposé sur 6 axes majeurs de développement des économies (indépendance, investissement, incubation, innovation, infrastructure, inspiration). Ces axes ont joué un rôle central lors du sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) qui s’était tenu en marge du NYFA 2013.

Les principaux thèmes en 2014 aborderont les initiatives permettant de:

• Transformer le capital humain du continent

• Transformer les ressources naturelles et l’énergie

• Transformer les terres pour l’agriculture

• Transformer l’investissement en activité industrielle

• Transformer la connectivité et de l’innovation digitale en emplois

• Transformer les initiatives marketing isolées en « branding » de communauté et en « branding » coopératif

• Transformer les communautés pour une nouvelle citoyenneté africaine

Parmi les principales nouveautés en 2014, le New York Forum Africa accueillera le sommet des citoyens. 60 africains âgés de moins de 30 ans participeront à une série de tables rondes et de discussions avec des ministres, des entreprises et des chefs d’Etat qui prendront en compte en haut lieu des défis, des espoirs et des expériences qu’ils rencontrent en tant que jeunes actifs.

Les résultats de ces groupes de travail seront la base d’un « Manifeste Citoyen » qui parviendra aux 10 plus grandes entreprises dans chaque pays de la CEMAC et ainsi qu’aux chefs d’Etat. Les trois principales institutions éducatives et le fonds de formation professionnelle crée et lancé lors du New York Forum 2013 Train my Generation seront également destinataires du Manifeste.

Distribué par APO (African Press Organization) pour Richard Attias & Associates (RAA).

À propos du New York Forum

Le New York Forum® (http://www.ny‐forum.com) a été créé selon la conviction que le monde des affaires est arrivé à une croisée des chemins. Il est indispensable d’envoyer un message d’optimisme fort concernant l’avenir de l’économie mondiale, de travailler pour redéfinir la gouvernance d’entreprise, de créer de la valeur à long terme et de réinventer les modèles d’entreprise en réunissant l’ensemble des acteurs de l’économie. Notre objectif se concentre sur le renforcement du lien entre croissance économique et création d’emplois, sur l’importance des villes en tant que moteurs essentiels de dynamisme et d’innovation, sur les défis qu’il incombe aux chefs d’entreprise d’affronter dans un contexte de volatilité et d’incertitude, et sur les opportunités distinctes créées par la croissance des économies émergentes. http://www.ny‐forum.com

À propos de Richard Attias & Associates

Richard Attias & Associates (http://www.richardattiasassociates.com) est une agence de conseil en communication stratégique qui conçoit et développe des initiatives uniques et des plateformes thématiques internationales. Notre mission est d’assister les décideurs, les entreprises et les Etats à développer leur influence à l’échelle mondiale, à catalyser l’innovation et à participer à l’échange d’idées dans un contexte global. Grâce à notre expertise stratégique et opérationnelle, nous concevons des évènements marquants : plateformes interactives, laboratoires vivants de capital humain, et des échanges culturels et historiques inoubliables qui contribue à l’impulsion d’un changement positif pour la communauté internationale. http://www.richardattiasassociates.com

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