Sahara occidental / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 27 novembre 2013

PARIS, France, 28 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 27 novembre 2013

Q – Les États-Unis ont souligné la semaine dernière que le plan marocain d’autonomie représentait une approche pouvant satisfaire les aspirations de la population du Sahara à gérer ses propres affaires dans la paix et la dignité. Considérez-vous que cette position peut contribuer à faire avancer le processus ?

R – La position de la France est claire et constante. Le président de la République a eu l’occasion de le rappeler lors de sa visite d’État au Maroc au début de l’année.

Le statu quo n’est dans l’intérêt de personne. Nous soutenons depuis longtemps la recherche d’une solution politique juste, durable et mutuellement agréée sous l’égide des Nations unies et conformément aux résolutions du conseil de sécurité.

Nous appuyons les efforts de l’envoyé spécial et envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, M. Christopher Ross. Nous entretenons un dialogue fréquent avec lui comme avec les principaux partenaires intéressés.

Le Maroc a présenté en 2007 un plan d’autonomie pour le Sahara occidental, que la France considère comme une base sérieuse et crédible pour une solution négociée.

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Egypte / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 27 novembre 2013

PARIS, France, 28 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 27 novembre 2013

Nous sommes très heureux d’accueillir ici une délégation de journalistes égyptiens. Vous appartenez à un pays très important pour nous, qui connaît une transition politique historique. La liberté de la presse est très importante. Nous la défendons partout et nous la défendons aussi en Egypte.

Q – Quelle est la position de la France sur les événements en Egypte ?

R – Le président de la République et le ministre des Affaires étrangères ont eu l’occasion à plusieurs reprises de s’exprimer sur la situation en Egypte. Il y a eu une révolution courageuse conduite par le peuple égyptien.

Q – Quelle révolution ? Celle de janvier ?

R – Pour nous, la révolution est un bloc, un tout, un ensemble. Je ne vais pas la décliner chronologiquement. C’est un mouvement engagé par le peuple égyptien depuis déjà de longs mois pour conquérir ses libertés, pour obtenir un espace démocratique fondé sur le respect des communautés qui composent la nation égyptienne, pour disposer de libertés et de droits fondamentaux. Pour nous, ce mouvement est extraordinairement positif. Nous l’avons soutenu, nous l’accompagnons toujours aujourd’hui – pas simplement à titre bilatéral mais aussi dans le cadre de l’Union européenne.

Nous serons toujours intransigeants sur le respect des libertés et des droits fondamentaux qui sont au cœur de toute démocratie : le respect des communautés, les droits des femmes, ainsi que les libertés de croyance, de conscience, de communication et des médias.

Q –Etait-ce un coup d’Etat ou une révolution le 30 juin ?

R – Nous avons constaté qu’il y avait une volonté massive qui s’est exprimée chez les Egyptiens. Cela a abouti à de nouvelles évolutions politiques. Ce qui est important aujourd’hui, c’est que les Egyptiens aient la possibilité de s’exprimer le plus rapidement possible dans les urnes et de se prononcer sur leur avenir..

R – Aidez-vous économiquement l’Egypte ?

R – Nous le faisons à titre bilatéral dans le cadre de nos programmes de coopération avec l’Egypte. Nous le faisons aussi dans le cadre européen, où la coopération avec l’Egypte est examinée très régulièrement dans le cadre du conseil Affaires étrangères. Nous veillons bien à préserver ces programmes de coopération : il est très important aujourd’hui de ne pas fragiliser ces programmes et d’être aux côtés du peuple égyptien.

R – Comment percevez-vous les frères musulmans et le terrorisme que les autorités égyptiennes tentent de combattre ?

R – Il ne nous appartient pas de nous prononcer sur les familles politiques qui existent aujourd’hui en Egypte. Nous n’avons pas à exprimer une préférence ou à porter un jugement. C’est sur le respect des droits fondamentaux que nous sommes vigilants. Il revient aux Egyptiens de construire leur modèle démocratique.

R – Comment percevez-vous la menace terroriste en Egypte ?

R – Le terrorisme doit être combattu partout et c’est aussi un sujet sur lequel la France coopère avec l’Égypte. Le ministre des Affaires étrangères lui-même a rappelé le 20 novembre, après l’attentat perpétré dans le Sinaï, notre condamnation du terrorisme et l’importance de notre coopération avec l’Égypte.

Q –En quoi consiste cette coopération ? Prévoyez-vous d’organiser une conférence internationale de lutte contre le terrorisme?

R – Notre coopération prévoit des échanges d’information, des actions de formation et des contacts permanents. C’est une coopération bilatérale très active et dynamique.

Sur la nécessité de la mobilisation internationale, nous en sommes convaincus : le terrorisme est une menace globale. C’est pour cela qu’au Sahel, par exemple, nous soutenons la coopération régionale face à la montée croissante des groupes terroristes. M. Laurent Fabius a participé le 14 novembre à Rabat à une conférence régionale sur la sécurité des frontières, qui avait pour objet la sécurité au Sahel et notamment aux frontières de la Libye. Le ministre y a souligné que seule une coopération régionale des Etats sahéliens permettrait vraiment de réduire la menace terroriste dans la région.

Q – Etablissez-vous une relation entre les frères musulmans et le terrorisme en Égypte?

R – Il ne m’appartient pas d’établir un lien entre tel ou tel acteur politique égyptien et le terrorisme.

Q – Que pensez-vous de la loi égyptienne sur les manifestations ?

R – Nous allons examiner cette loi avec nos partenaires européens. Les libertés fondamentales doivent être respectées et toute législation doit tenir compte du désir exprimé par les Égyptiens de voir respectés les droits fondamentaux, même si nous comprenons la nécessité du maintien de l’ordre public. Des engagements ont été pris par les autorités égyptiennes quant au respect des conventions internationales dans le domaine des droits de l’Homme.

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Déplacement en République du Congo et en République Démocratique du Congo de Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la francophonie (27-30 octobre 2013)

PARIS, France, 28 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie, se rendra du 27 au 30 novembre en République du Congo et en République démocratique du Congo.

Au Congo, la ministre déléguée aura un entretien avec le président Sassou Nguesso, auquel elle réaffirmera notre soutien aux efforts congolais en faveur de la stabilisation dans la région des Grands Lacs et en RCA. Elle rencontrera également la communauté française de Brazzaville ainsi que les élèves et les enseignants de l’université Marien Ngouabi.

En République démocratique du Congo, Mme Benguigui rencontrera le Premier ministre, M. Matata, et le ministre des affaires étrangères, M. Tshibanda. Elle signera plusieurs accords, dont une convention de coopération avec le ministre de l’éducation nationale. La ministre déléguée fera enfin le point sur la préparation du deuxième forum mondial des femmes francophones, qui se tiendra à Kinshasa en mars 2014.

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Déplacement au Burkina Faso et au Bénin de M. Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement (28-29 novembre 2013)

PARIS, France, 28 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, effectuera les 28 et 29 novembre un déplacement au Burkina Faso et au Bénin.

A quelques jours de la Journée mondiale de lutte contre le sida et de la conférence de Washington sur la reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, cette visite confirmera la mobilisation de la France dans le combat contre les grandes pandémies dont elle est l’un des tout premiers contributeurs. Elle a consacré depuis 2002 plus de 4 milliards de dollars pour la lutte contre les grandes pandémies, à travers le Fonds mondial et UNITAID. Le ministre délégué effectuera plusieurs visites de terrain, notamment dans des structures de santé financées par le Fonds mondial.

A cette occasion, M. Pascal Canfin signera également deux nouveaux documents-cadres de partenariat, qui fixeront pour les prochaines années les priorités du partenariat bilatéral avec le Burkina Faso et le Bénin. Au Burkina Faso, le ministre délégué procédera par ailleurs à la signature de plusieurs conventions de financement de l’Agence française de développement. La France et le Burkina Faso formaliseront enfin un partenariat pour la transparence dans le secteur extractif, dans le cadre de l’initiative lancée par le G8.

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Comment les ressources naturelles de l’Afrique peuvent être le moteur d’une révolution industrielle

LAGOS, Nigeria, 27 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Tony Elumelu, entrepreneur, philanthrope et président d’Heirs Holdings Limited (http://www.heirsholdings.com), une société d’investissement panafricaine, soutient qu’une industrialisation responsable basée sur les ressources peut stimuler la croissance économique de l’Afrique, dans un article écrit en collaboration avec Carlos Lopes, Secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

Photo Tony Elumelu: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/tony-elumelu.jpg

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/heirs-holdings.jpg

M. Elumelu et M. Lopes font valoir le fait que tandis que les gouvernements doivent impérativement établir des environnements plus propices au commerce, le secteur privé doit quant à lui s’assurer que les riches ressources naturelles de l’Afrique soient mises en valeur de façon à propager la prospérité sur l’ensemble du continent.

Comme on peut le lire dans cet article, la dernière édition du Rapport économique sur l’Afrique (REA 2013) (http://bit.ly/124IUS5) décrit comment l’avenir de l’Afrique va être déterminé par l’élaboration et la mise en œuvre de politiques qui devraient promouvoir une industrialisation basée sur les matières premières. Un cadre de politique et d’investissement d’appui attirera des investisseurs à long terme, mais il sera également essentiel de renforcer les capacités locales et de développer les compétences. Cela entraînera la croissance et la diversification des économies locales, la création d’emplois et la réduction des inégalités.

Cependant, les dirigeants d’entreprises du secteur privé doivent agir davantage afin de lutter contre la pauvreté et de stimuler le progrès social, en s’assurant qu’un ajout de valeur à long terme, ainsi que des gains à court terme, soient intégrés dans leur modèle opérationnel. L’africapitalisme, une philosophie économique mise au point par M. Elemelu, fait la promotion d’une approche centrée sur le secteur privé en matière de développement, et fournit un cadre de collaboration efficace entre les secteurs public et privé et la communauté du développement.

Pour lire la totalité de l’article, veuillez cliquer sur le lien suivant : http://edition.cnn.com/2013/11/20/opinion/africas-natural-resources-industrial-revolution/

Distribué par APO (African Press Organization) pour Heirs Holdings.

Renseignements complémentaires :

Moky Makura

Directrice du marketing et des communications d’entreprise

Heirs Holdings

+234-1-277-4641

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Sénégal / Point presse des Chefs des missions de paix des Nations Unies en Afrique de l’Ouest

DAKAR, Sénégal, 27 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Objet: Briefing à la presse des chefs des missions de paix des Nations Unies en Afrique de l’Ouest sur la situation dans la sous-région

Participants:

• M. Said Djinnit, Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA)

• Mme Aïchatou Mindaoudou, Représentante spéciale pour la Côte d’Ivoire et Chef de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).

• M. Albert Koenders, Représentan t spécial et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Natio ns Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA)

• M. Jens Toyberg-Frandzen, Représentant exécutif et Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Sierra Leone (UNIPSIL)

• M. Tamrat Samuel, Représentant spécial adjoint, chargé de l’état de droit au sein de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL)

• M. Babafemi Badejo, Chef de cabinet au sein de la Mission des Nations Unies en Guinée Bissau (UNIOGBIS)

Date: Vendredi 29 novembre 2013, à 12h30

Lieu: King Fahd Palace, Dakar, Sénégal

Contexte: XXVieme réuni on de haut niveau des chefs des missions de paix de l’ONU en Afrique de l’Ouest en vue de coordonner l’action des Nations Unies en faveur de la paix et de la sécurité dans la sous-région

Depuis la précédente rencontre des chefs des missions de paix de l’ONU en Afrique de l’Ouest, de nombreux développements sont à noter. La MINUSMA a été établie au Mali. Les mécanismes de coordination et de suivi de la mise en œuvre de la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel se mettent en place. Cette question fut l’objet de la récente visite du Secrétaire général Ban Ki Moon dans la sous-région en novembre 2013. La stratégie de sécurité transfrontalière de l’Union du Fleuve Mano ainsi que la stratégie de lutte contre la piraterie et autres actes illicites commis en mer dans le Golfe de Guinée ont été validées par les chefs d’Etat et de gouvernement concernés. Des avancées sont également à relever dans le domaine de la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité transnationale organisée. On note enfin la tenue d’un certain nombre de scrutins électoraux, dans un climat de paix et de tranquillité, notamment en Guinée, Mali, Mauritanie et Togo.

Tous les sujets mentionnés ci-dessus, ainsi que les défis que posent les nombreuses élections qui sont prévues en Afrique de l’Ouest en 2015 et 2016, seront abordés au cours de la réunion.

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République Centrafricaine (RCA) : de récents affrontements conduisent à de nouveaux déplacements de population à Bouca

GENEVE, Suisse, 27 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — MSF- qui travaille dans cette zone – renouvelle son appel à la communauté internationale, et notamment aux agences des Nations Unies, pour un déploiement plus important de l’assistance humanitaire et ce afin de répondre aux besoins générés par la crise actuelle en RCA.

Genève, 27 novembre 2013. Suite à de nouveaux affrontements, la semaine dernière, entre des éléments anti-Balaka (groupes d’auto défense armés) et des forces de l’ex-Séléka, une nouvelle vague de déplacements de populations (la deuxième en moins de deux mois) a eu lieu à Bouca, dans le nord de la République centrafricaine (RCA). Pour Médecins Sans Frontières (MSF), ces évènements soulignent, à nouveau, la nécessité de déployer une action humanitaire d’urgence en RCA.

“Les combats de Bouca sont révélateurs de la façon dont la violence touche l’ensemble de la RCA”, déclare Sylvain Groulx, chef de mission MSF. “Nous sommes extrêmement préoccupés par les conditions de vie des populations déplacées, celles regroupées sur des sites surpeuplés, menacées par les épidémies, mais aussi celles qui sont « invisibles », cachées dans la brousse sans accès aux soins, à la nourriture ou à l’eau potable. Beaucoup reste à faire et doit être fait maintenant ! »

Les affrontements de la semaine dernière à Bouca, ville qui compte 15 000 habitants, ont fait plusieurs morts et blessés dont certains ont été pris en charge par MSF. Deux patients dans un état critique ont dû être transférés vers l’hôpital de Batangafo, à 100 km de là. L’un d’entre eux est décédé en route.

Cette récente vague de violences fait suite à aux affrontements meurtriers de septembre dernier où environ 100 personnes ont été tuées lors d’attaques menées par des groupes armés à l’encontre de civils. 700 maisons avaient alors été brûlées et des milliers de personnes avaient été déplacées.

Depuis, les populations vivent dans la peur et l’intimidation. Ainsi, un ultimatum ordonnant aux 700 déplacés de quitter l’enceinte de la mission catholique de la ville où elles avaient trouvé refuge leur a été donné mardi dernier. « A la suite de ces menaces, plus de la moitié des déplacés de la mission catholique ont fui » explique Matthieu Amiraux, coordinateur de projet MSF à Bouca. « La situation est très tendue. Les familles musulmanes ont-elles aussi quitté la ville. Les personnes que nous croisons désormais dans les rues sont des hommes armés ».

MSF tient également à rappeler que dans la ville voisine de Bossangoa, où d’importantes violences ont eu lieu en septembre dernier et où 35 000 personnes déplacées ont besoin d’aide, la situation ne s’est guère améliorée depuis. Mi-novembre, MSF avait mis en place des dispensaires mobiles pour pouvoir accéder à ceux qui se cachent en brousse, là où nos équipes constatent les conséquences de cette violence, ainsi que l’absence générale de réponse humanitaire.

Les personnes déplacées de Bouca ou de Bossangoa se rajoutent aux 400 000 personnes (soit 10% de la population) déjà déplacées dans le pays depuis le coup d’Etat de mars dernier.

MSF appelle les Nations Unies et d’autres organisations humanitaires à accroître leur présence afin de répondre aux besoins générés par cette crise. Alors que nous avons dû nous mêmes, à plusieurs reprises, évacuer temporairement nos équipes de différentes localités du pays, nos activités n’ont jamais été interrompues. Depuis décembre 2012, MSF a meme accru son volume opérationnel et initié des projets d’urgence.

Suite à des décennies d’instabilité politico-militaire, la RCA est devenue un contexte d’urgence sanitaire et humanitaire chronique. MSF travaille de manière continue en RCA depuis 1997. Actuellement nous menons 7 projets « réguliers » à Batangafo, Boguila, Carnot, Kabo, Ndélé, Paoua et Zemio et a initié – depuis mars dernier – des activités d’urgence à Bossangoa, Bouca et Bria. Une équipe d’urgence mobile se tient prête à déployer une assistance dans les zones touchées par les pics de violence comme cela a été le cas à Bouar, Mbaiki et Yaloké.

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RCA : Pour le déploiement rapide d’une opération de maintien de la paix de l’ONU

PARIS, France, 27 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni lundi, a discuté de différentes options pour répondre à la situation de crise en République centrafricaine. L’adoption d’une résolution est prévue la semaine prochaine. Dans une lettre ouverte adressée aux membres du Conseil de sécurité, la FIDH appelle les Nations unies à une réponse globale, cohérente et ambitieuse y compris via la création d’une opération de maintien de la paix en RCA.

“Le Conseil de sécurité des Nations unies doit sans plus tarder décider de l’envoi d’une opération de maintien de la paix en RCA,” a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. “Tout délai dans sa mise en œuvre plongera encore un peu plus le pays dans le sang et le chaos.”

Le Conseil de Sécurité a débattu de l’appui financier et logistique à la MISCA (la force de l’Union africaine déployée en RCA) et du renforcement de son mandat. Si ces éléments sont urgents et nécessaires, ils seront insuffisants pour stopper la situation d’insécurité dans le pays. La MISCA n’a en effet pas la capacité ni l’expertise pour traiter une situation où des crimes internationaux sont commis en masse et où les violences inter-communautaires s’amplifient. Surtout, une telle situation requiert des Nations unies une approche globale pour répondre aux défis liés à la transition politique, la protection des droits humains et la consolidation de l’État de droit. La FIDH appelle ainsi au déploiement d’une force des Nations unies pour garantir une protection effective de la population, le rétablissement sur le long terme de la sécurité et la réconciliation.

A cet égard, le dernier rapport du Secrétaire général des Nations unies sur la situation en RCA rendu public cette semaine comprend déjà des dispositions et recommandations concernant la création d’une opération de maintien de la paix des Nations unies. Il souligne par ailleurs la dégradation de la situation dans le pays, faisant écho aux récentes publications de la FIDH qui dénoncent les graves crimes commis par des éléments de l’ex Séléka – tels les meurtres, viols, enlèvements, pillages et destructions de biens, et la multiplication des violences inter-communautaires.

Ainsi, dans une lettre ouverte publiée ce jour, la FIDH appelle les membres du Conseil de sécurité à autoriser les Nations unies à préparer dès à présent la transformation de la MISCA en opération onusienne de maintien de la paix. Le mandat de cette opération doit être fort pour inclure la protection des défenseurs des droits humains et autres groupes vulnérables, la réforme du secteur de la sécurité et la démobilisation des groupes armés. Cette opération doit par ailleurs pouvoir soutenir une transition politique apaisée, un processus de réconciliation nationale et contribuer à la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves devant la justice nationale ou internationale.

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LA MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE DE LA CEDEAO JUGE LES LEGISLATIVES MALIENNES ACCEPTABLES ET TRANSPARENTES

ABUJA, Nigeria, 27 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Les élections législatives maliennes du dimanche 24 novembre 2013 se sont déroulées dans des «conditions acceptables de liberté et de transparence», a estimé la mission d’observation électorale de la CEDEAO, conduite par l’ancien président du gouvernement d’union nationale du Libéria, Pr Amos Sawyer.

Dans sa déclaration préliminaire rendue publique lundi à Bamako, cette mission forte de 100 membres souligne que «les lacunes observées n’affectent pas de manière significative la crédibilité du scrutin, qui s’est tenu en conformité avec les normes acceptables à l’échelle mondiale».

«Bien qu’involontaires, l’exclusion de certains jeunes et de quelques électeurs dans le Nord en proie à l’insécurité, ainsi que la faible affluence dans les bureaux de vote sont regrettables», ajoute la mission dans une déclaration de quatre pages comprenant 17 points, lue par un membre du Conseil des sages de la CEDEAO, Léopold Ouédraogo.

Une autre insuffisance décelée par la mission a eu trait à l’Insuffisante de la sensibilisation des électeurs sur la délocalisation de certains centres de vote depuis l’élection présidentielle de juillet/août 2013, en particulier dans les régions de Gao et Tombouctou (nord).

L’affichage tardif des listes électorales dans plusieurs centres à travers le pays a entraîné des difficultés à identifier les bureaux de vote, tandis que la faible représentation des femmes, qui constituaient seulement 14% des 1.140 candidats, constituent aussi des limites, tout comme ce «cas isolé d’enlèvement d’urnes» dans la région septentrionale de Kidal.

Toutefois, la mission constate que le processus électoral et le comportement des acteurs le jour du scrutin ont révélé «une nette amélioration» par rapport à l’élection présidentielle de juillet/août, à travers notamment la ponctualité des agents électoraux, la livraison anticipée de l’essentiel du matériel électoral et le comportement correct des électeurs.

En prévision du second tour de ces législatives, qui aura lieu dans quelques semaines, la mission a exhorté les organes pertinents de gestion électorale à assurer une sensibilisation adéquate des électeurs et à anticiper l’affichage des listes électorales dans les bureaux de vote.

Tout en se félicitant de l’intensification de la lutte contre le terrorisme et de la sécurisation des opérations dans le nord du pays, la Mission d’observation électorale de la CEDEAO au Mali exhorte les forces alliées à «maintenir l’élan afin d’améliorer la sécurité, notamment à Gao, Kidal et Tessalit».

Elle «encourage les partis politiques à redoubler d’efforts pour renforcer leur implantation, assurer une plus grande démocratie interne en leur sein et entreprendre des actions positives en faveur des femmes et des jeunes pour accroître leur compétitivité et leur représentativité dans les instances de prise de décisions de l’Etat, notamment au niveau des Assemblées nationale et communales».

La mission de la CEDEAO adresse ses vives félicitations aux partis politiques, aux candidats et à l’électorat maliens pour leur comportement pacifique lors du processus électoral, et les encourage à montrer la même maturité pendant les processus de centralisation et de proclamation des résultats. Elle leur a également enjoint de «chercher des solutions à n’importe quelle contestation uniquement par les voies légales».

«La mission d’observation électorale est convaincue que l’issue des élections législatives dotera le Mali d’une autre plateforme légitime pour pérenniser les efforts de réconciliation et de reconstruction en cours», tout en réitérant l’engagement de la CEDEAO à accompagner le pays dans ces différents processus.

Elle aégalement exprimé sa gratitude à la mission onusienne au Mali, à la Minusma, à l’opération française Serval et à l’ensemble de la communauté internationale pour leur soutien aux efforts des Maliens visant à stabiliser le climat politique, à assurer la sécurité et à rétablir l’ordre institutionnel dans le pays.

Cependant, la mission d’observation de la CEDEAOa condamnécette recrudescence d’activités terroristes sporadiques notée récemment dans le Nord, et invité tous les groupes armés non étatiques à se soumettre au programme de désarmement et à adhérer au processus de dialogue et de réconciliation en cours.

Plus de 6,5 millions d’électeurs maliens inscrits sur les listes électorales étaient appelés aux urnes dimanche afin d’élire les 147 députés de l’Assemblée nationale.

Le déploiement de la mission d’observation de la CEDEAO s’inscrit dans le cadre des efforts visant à aider le Mali à conduire à terme l’application de la feuille de route de la transition facilitée par l’organisation sous-régionale pour le rétablissement total de l’ordre constitutionnel et le recouvrement de l’intégrité territoriale du pays, après le coup d’Etat militaire et l’insurrection des mouvements séparatistes du Nord de l’année dernière.

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L’Allemagne lance un signal fort en saisissant du bois illégal provenant de la République Démocratique du Congo (RDC)

JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 27 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Les autorités allemandes ont saisi deux cargaisons de bois illégal de RDC. Cette saisie constitue le premier cas d’application du nouveau règlement européen sur le bois depuis son entrée en vigueur le mois de mars 2013. L’action du gouvernement a été déclenchée par une alerte de Greenpeace.

« Cette saisie lance un signal fort à toutes les entreprises d’exploitationforestièreainsi qu’à leurs clients européens afin qu’ils évitent toute pratique commerciale frauduleuse », a déclaré Danielle van Oijen, chargée de la campagne forêt à Greenpeace Hollande.

Le bois saisi est du Wengé, espèce d’arbre tropical en voie de disparition. Il a été enregistré par la société d’exploitation forestière libanaise la Bakri Bois Corporation (BBC) en RDC. Il était destiné à l’entreprise suisse Bois d’Afrique Mondiale. Il avait transité par le port d’Anvers, avant, finalement, d’être mis sur le marché européen via différents commerçants de bois allemands. Un lot séparé fini en République tchèque pour le traitement.

“Les autorités ne peuvent plus fermer les yeux. L’exploitation forestière illégale et destructrice doit cesser. Il en va de l’avenir des forêts et de millions de personnes qui en dépendent. Aucune écharde de bois illégal ne devrait se retrouver sur le marché européen », explique Raoul Monsembula, coordinateur national RDC, Greenpeace Afrique.

Rappelons encore que les troncs du bois confisqué avaient été abattus par BBC sous un permis d’exploitation illégal, ce qui a été soulevé à plusieurs reprises par l’organisation britannique « Resources Extraction Monitoring » (REM) et retenu par l’Union Européenne en tant qu’observateurs officiellement reconnus et indépendants du secteur forestier congolais. Le contenu du rapport de REM (1), qui révélait les activités illégales de Bakri Bois Corporation, a été approuvé par les autorités congolaises. Une mission conjointe sur le terrain par Greenpeace Afrique, Global Witness et les ONG locales a confirmé ces rapports indépendants et trouvé d’autres cas d’irrégularités.

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