Hommage à Nelson Mandela : Le repos d’un homme de paix

PARIS, France, 6 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La FIDH et ses 178 organisations membres à travers le monde, dont Lawyers for Human Rights (LHR) en Afrique du Sud, rendent hommage à Nelson Mandela et tiennent à exprimer leurs plus profondes condoléances à son épouse, à ses enfants et à l’ensemble de la nation sud-africaine.

Mandela était un homme de tous les combats, qui a consacré sa vie à lutter sans relâche contre l’arbitraire et les injustices. Maintenu en détention pendant 27 ans pour son combat résolu contre le racisme et la ségrégation, Nelson Mandela était le symbole du courage et de l’abnégation face aux régimes oppressifs. Son isolement garantissait aux tenants de l’apartheid la préservation d’un système politique bâtit sur la violence, la discrimination et les inégalités ; sa libération en a matérialisé l’effondrement inéluctable.

Aujourd’hui, dans une Afrique du Sud encore marquée par les défis de l’égalité, de la justice sociale, de la sécurité, et dans un monde où la résistance face à l’autoritarisme, aux discriminations et à la tentation du repli identitaire tient encore toute sa place, il importe de s’inspirer de l’incommensurable héritage politique, intellectuel et idéologique de ce pionnier des révolutions modernes. Son apport exceptionnel à la promotion des droits de l’Homme et des principes démocratiques en Afrique du Sud et à travers le monde restera dans toutes les mémoires.

L’incarnation de combats universels

« Nelson Mandela était la véritable incarnation de combats légitimes et universels, dont l’indignation et la résilience l’ont amené à lutter contre oppression, discrimination, racisme, colonialisme, pauvreté, conflits. Il restera à jamais une inspiration extraordinaire pour tous les défenseurs des principes démocratiques et de l’universalisme des droits de l’Homme » a déclaré Karim Lahidji, Président de la FIDH.

Le symbole des transformations modernes

« Mandela symbolise l’esprit de l’Ubuntu et la force de la volonté face à l’oppression. Son courage et sa détermination nous ont montré comment, devant l’injustice, nous ne devons jamais abandonner la lutte en faveur de la vérité, l’équité et la justice. Il a transformé sa société et le monde en menant sa vie selon ces valeurs », a déclaré Alice Mogwe, Secrétaire générale adjointe de la FIDH (Botswana).

Le maître d’œuvre des fondements d’une société démocratique

« L’Afrique du Sud de l’apartheid a voulu asseoir la différence dans le droit, l’Afrique du Sud de Mandela n’a eu cesse de puiser sa force dans les différences. Cet homme de paix a consacré sa liberté retrouvée à bâtir une société sud-africaine, démocratique et multi-raciale sans jamais faire preuve de haine et de rancœur.. » a déclaré Sheila Muwanga Nabachwa, Vice Présidente de la FIDH (Ouganda).

« Nelson Mandela a su donner à son action politique une vision humaniste pour réconcilier un peuple déchiré par des décennies d’arbitraire et de discrimination. C’est un véritable modèle dont nos gouvernants actuels gagneraient à s’inspirer » a déclaré Dismas Kitenge, Vice Président de la FIDH (République Démocratique du Congo).

Ambassadeur de paix et de démocratie au-delà des frontières

« Le combat de Nelson Mandela pour les droits humains a continué d’éclairer le crépuscule de sa vie, au-delà des frontières de son pays. À l’heure où plusieurs conflits en Afrique continuent de faire des milliers de victimes, il est temps, pour notre continent, de bâtir les fondements de la paix prônée par Mandela » a déclaré Me. Drissa Traoré, Vice Président de la FIDH (Côte d’Ivoire).

Soutien indéfectible des plus vulnérables

« La lutte de Nelson Mandela contre les inégalités sociales et économiques, pour les droits des femmes, les droits des enfants ou contre la stigmatisation des malades du VIH-Sida, en a fait l’un des meilleurs ambassadeurs des sans voix » a déclaré Paul Nsapu, Secrétaire Général de la FIDH (République Démocratique du Congo).

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Hommage à Nelson Mandela : Le repos d’un homme de paix

PARIS, France, 6 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La FIDH et ses 178 organisations membres à travers le monde, dont Lawyers for Human Rights (LHR) en Afrique du Sud, rendent hommage à Nelson Mandela et tiennent à exprimer leurs plus profondes condoléances à son épouse, à ses enfants et à l’ensemble de la nation sud-africaine.

Mandela était un homme de tous les combats, qui a consacré sa vie à lutter sans relâche contre l’arbitraire et les injustices. Maintenu en détention pendant 27 ans pour son combat résolu contre le racisme et la ségrégation, Nelson Mandela était le symbole du courage et de l’abnégation face aux régimes oppressifs. Son isolement garantissait aux tenants de l’apartheid la préservation d’un système politique bâtit sur la violence, la discrimination et les inégalités ; sa libération en a matérialisé l’effondrement inéluctable.

Aujourd’hui, dans une Afrique du Sud encore marquée par les défis de l’égalité, de la justice sociale, de la sécurité, et dans un monde où la résistance face à l’autoritarisme, aux discriminations et à la tentation du repli identitaire tient encore toute sa place, il importe de s’inspirer de l’incommensurable héritage politique, intellectuel et idéologique de ce pionnier des révolutions modernes. Son apport exceptionnel à la promotion des droits de l’Homme et des principes démocratiques en Afrique du Sud et à travers le monde restera dans toutes les mémoires.

L’incarnation de combats universels

« Nelson Mandela était la véritable incarnation de combats légitimes et universels, dont l’indignation et la résilience l’ont amené à lutter contre oppression, discrimination, racisme, colonialisme, pauvreté, conflits. Il restera à jamais une inspiration extraordinaire pour tous les défenseurs des principes démocratiques et de l’universalisme des droits de l’Homme » a déclaré Karim Lahidji, Président de la FIDH.

Le symbole des transformations modernes

« Mandela symbolise l’esprit de l’Ubuntu et la force de la volonté face à l’oppression. Son courage et sa détermination nous ont montré comment, devant l’injustice, nous ne devons jamais abandonner la lutte en faveur de la vérité, l’équité et la justice. Il a transformé sa société et le monde en menant sa vie selon ces valeurs », a déclaré Alice Mogwe, Secrétaire générale adjointe de la FIDH (Botswana).

Le maître d’œuvre des fondements d’une société démocratique

« L’Afrique du Sud de l’apartheid a voulu asseoir la différence dans le droit, l’Afrique du Sud de Mandela n’a eu cesse de puiser sa force dans les différences. Cet homme de paix a consacré sa liberté retrouvée à bâtir une société sud-africaine, démocratique et multi-raciale sans jamais faire preuve de haine et de rancœur.. » a déclaré Sheila Muwanga Nabachwa, Vice Présidente de la FIDH (Ouganda).

« Nelson Mandela a su donner à son action politique une vision humaniste pour réconcilier un peuple déchiré par des décennies d’arbitraire et de discrimination. C’est un véritable modèle dont nos gouvernants actuels gagneraient à s’inspirer » a déclaré Dismas Kitenge, Vice Président de la FIDH (République Démocratique du Congo).

Ambassadeur de paix et de démocratie au-delà des frontières

« Le combat de Nelson Mandela pour les droits humains a continué d’éclairer le crépuscule de sa vie, au-delà des frontières de son pays. À l’heure où plusieurs conflits en Afrique continuent de faire des milliers de victimes, il est temps, pour notre continent, de bâtir les fondements de la paix prônée par Mandela » a déclaré Me. Drissa Traoré, Vice Président de la FIDH (Côte d’Ivoire).

Soutien indéfectible des plus vulnérables

« La lutte de Nelson Mandela contre les inégalités sociales et économiques, pour les droits des femmes, les droits des enfants ou contre la stigmatisation des malades du VIH-Sida, en a fait l’un des meilleurs ambassadeurs des sans voix » a déclaré Paul Nsapu, Secrétaire Général de la FIDH (République Démocratique du Congo).

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Côte d’Ivoire: L’ONU réclame des investigations sur de sérieuses violations de droits de l’homme commises par des chasseurs traditionnels

GENEVE, Suisse, 6 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Un rapport des Nations Unies a demandé que des investigations soient menées concernant de graves violations de droits de l’homme commises par des chasseurs traditionnels appelés Dozos entre mars 2009 et mai 2013 en Côte d’Ivoire.

Le rapport, publié aujourd’hui par l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) en coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), documente de sérieuses violations de droits de l’homme commises par des Dozos dans des activités de sécurité. Ces violations comprennent des atteintes au droit à la vie, y compris des meurtres, des exécutions sommaires, des arrestations et détentions illégales, des actes de pillage et d’extorsion.

Les investigations menées par la Division des droits de l’homme de l’ONUCI ont conclu qu’au moins 228 personnes ont été tuées, 164 autres blessées par balles ou à l’arme blanche et 162 personnes arrêtées et détenues illégalement par des Dozos entre mars 2009 et mai 2013. De plus, 274 cas de pillage, d’incendie et d’extorsion commis par des Dozos ont été vérifiés et confirmés, notamment dans les régions de Gbôklé, Haut-Sassandra, Gôh, Cavally, Guemon, Tonkpi, Marahoué, Nawa, Indenie-Djuablin, Poro et Moronou.

« Les Dozos impliqués dans des violations de droits de l’homme doivent être tenus responsables de leurs actes », a déclaré la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Navi Pillay. « Les autorités ont le devoir de mener de sérieuses investigations sur les violations de droits de l’homme commises par des Dozos en Côte d’Ivoire, traduire les auteurs en justice et accorder les réparations nécessaires aux victimes. Les autorités de l’Etat de Côte d’Ivoire ont la responsabilité de déployer les forces de sécurité nécessaires à travers le pays pour empêcher la population de recourir aux Dozos en ces de problèmes de sécurité. L’impunité dont jouissent les Dozos en Côte d’Ivoire est inacceptable et doit cesser », a-t-elle déclaré.

L’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, Doudou Diène, et des ONGs ont déjà formulé de nombreuses recommandations demandant au Gouvernement de prendre des mesures pour résoudre le problème des Dozos qui continuent de mettre en danger la population.

« Je salue les efforts en cours du gouvernement en vue d’assurer la présence de forces de sécurité professionnelles à travers tout le pays. Ces efforts sont cruciaux dans le rétablissement de l’état de droit et peuvent empêcher que les Dozos n’entreprennent des responsabilités sécuritaires », a déclaré la Représentante Spéciale du Secrétaire General des Nations Unies, Aïchatou Mindaoudou. « L’ONU continue d’offrir son support aux autorités ivoiriennes dans l’avancement des réformes du secteur de la sécurité. Toutefois, il est nécessaire que le gouvernement enquête sur les violations des droits de l’homme commises par les Dozos, dans l’intérêt du droit des victimes à la vérité, à la justice et à la réparation ».

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L’Union européenne s’engage à financer la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 6 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que la situation politique et humanitaire se détériore progressivement en République centrafricaine (RCA) depuis maintenant plus d’un an, la Commission européenne continue de mobiliser ses instruments d’aide au développement pour venir en aide aux populations et renforcer leur sécurité. Le 5 décembre 2013, le Comité politique et sécurité de l’UE (CPSC) a endossé une requête de l’Union africaine datée du 21 novembre 2013 adressée à l’Union européenne pour le financement à hauteur de 50 millions d’euros de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA). « La MISCA contribuera à la stabilisation du pays et à la protection des populations locales, à la création de conditions propices à la fourniture de l’assistance humanitaire et à la réforme du secteur de la défense et de la sécurité » a déclaré le Commissaire au développement de l’Union européenne Andris Piebalgs.

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DÉCLARATION DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL À LA SUITE DU DÉCÈS DE NELSON MANDELA

NEW YORK, 6 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à la suite du décès de Nelson Mandela survenu ce 5 décembre 2013:

Nelson Mandela a été une figure imposante sur la scène mondiale – un homme de dignité sereine, aux réalisations exceptionnelles, un géant de la justice et une source d’inspiration concrète pour l’humanité.

Je suis profondément attristé par son décès. Au nom de l’Organisation des Nations Unies, j’offre mes plus sincères condoléances au peuple d’Afrique du Sud, et en particulier à la famille de Nelson Mandela ainsi qu’à ses proches.

Nombreuses ont été les personnes dans le monde fortement influencées par son combat désintéressé pour la dignité humaine, l’égalité et la liberté. Non seulement il a marqué nos vies de manières très personnelles, mais il a accompli plus qu’aucun autre de nos contemporains pour faire avancer les valeurs et les aspirations de l’Organisation des Nations Unies.

Nelson Mandela a consacré sa vie au service de son peuple et de l’humanité toute entière, au prix de grands sacrifices personnels. Ses positions de principe et la force morale qui les a étayées ont été déterminantes dans le démantèlement du système d’apartheid.

De manière remarquable, il est sorti de 27 années de détention sans rancœur, résolu d’édifier une nouvelle Afrique du Sud fondée sur le dialogue et la compréhension. La Commission Vérité et Réconciliation, créée sous sa direction, demeure un exemple d’administration de la justice dans des sociétés aux prises avec l’héritage des violations des droits de l’homme.

Dans la lutte contre l’apartheid qui a duré plusieurs dizaines d’années, les Nations Unies se sont rangées aux côtés de Nelson Mandela et de tous ceux qui, en Afrique du Sud, étaient confrontés au racisme et à la discrimination acharnés qui y régnaient. Son intervention à l’Assemblée générale des Nations Unies, en 1994, en tant que premier Président démocratiquement élu d’une Afrique du Sud libre, a été un événement marquant. L’Assemblée générale a proclamé le 18 juillet, jour de son anniversaire, « Journée internationale Nelson Mandela », commémoration annuelle à l’occasion de laquelle nous saluons et nous nous efforçons de tirer parti de ses contributions en faveur de la promotion d’une culture de la paix et de la liberté dans le monde.

J’ai eu l’honneur de rencontrer Nelson Mandela en 2009. Quand je l’ai remercié pour l’œuvre de toute une vie, il a tenu à me dire que le mérite en revenait aux autres. J’ai été très touché par son altruisme et son sens profond d’un objectif commun.

Nelson Mandela a montré ce que notre monde et chacun de nous peut faire – si nous croyons, rêvons et travaillons ensemble.

Continuons donc, chaque jour, à nous inspirer de sa vie exemplaire et de son appel à ne jamais cesser d’œuvrer pour un monde meilleur et plus juste.

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L’UIT profondément attristée par la disparition de Nelson Mandela / Mandela, le défenseur des opprimés, voulait réduire la fracture numérique

GENEVE, Suisse, 6 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Les membres, la direction et le personnel de l’UIT s’associent à la population de l’Afrique du Sud et au monde entier pour honorer la mémoire de Nelson Mandela, le chef révolutionnaire du mouvement anti-apartheid en Afrique du Sud qui a été Président du pays de 1994 à 1999, et qui est salué comme l’une des personnalités les plus marquantes que le monde ait jamais connues.

Nelson Rolihlahla Mandela est né en 1918 dans le Transkei, en Afrique du Sud, dans la famille royale des Thembus. Il a consacré la plus grande partie de sa vie à lutter farouchement contre l’apartheid en Afrique du Sud et a passé 27 ans en prison. Mandela, qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1993 pour avoir contribué à libérer son pays de l’apartheid, a été élu Président de l’Afrique du Sud en 1994. Pendant son mandat à la tête de son pays, il a également occupé la fonction de Secrétaire général du Mouvement des non-Alignés.

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LE PERSONNEL DU PAM A TRAVERS LE MONDE AUX COTES DE L’AFRIQUE DU SUD ENDEUILLEE PAR LA MORT DU PRESIDENT NELSON MANDELA

ROME, Italie, 6 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Aujourd’hui, les Sud-africains et les gens du monde entier, pleurent la disparition du Président Nelson Mandela, un leader exemplaire qui a été un champion de la lutte contre l’injustice et un allié de poids dans la lutte contre la faim.

Le Président Mandela a toujours accordé la plus grande considération aux personnes les plus vulnérables et défavorisées dans le monde et ses paroles et ses actions ont toujours été une source de motivation pour nous tous au Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM).

En 2004, lors d’une rencontre au PAM, le Président Mandela avait déclaré :

«La faim est un enjeu qui relève de la justice sociale et non pas de l’économie. Notre approche économique envers la nourriture et sa distribution reflète nos valeurs morales de base. Il existe des pays relativement pauvres, où presque tout le monde est assez bien nourri et des pays relativement riches où la malnutrition est très répandue. Les systèmes économiques de ces pays sont différents. Ceux qui ont réussi l’ont fait parce que pour eux, en finir avec la faim était une priorité. La faim est un enjeu moral.»

Le PAM compte plus de 13 000 employés, dans plus de 80 pays, qui œuvrent chaque jour pour transformer ces mots en réalité. Nous sommes convaincus que la faim n’est pas une fatalité et nous tenons à rendre hommage au Président Mandela en continuant à assurer notre mandat qui consiste à en finir avec la faim, là où elle existe.

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L’Union Africaine se réjouit de l’adoption par le Conseil de Sécurité des Nations Unies de la résolution autorisant le déploiement de la MISCA en République Centrafricaine / L’UA et la RCA signe

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 6 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini Zuma, se félicite de l’adoption, ce jour, par le Conseil de sécurité des Nations unies, de la résolution 2127 (2013), autorisant, sous le Chapitre VII de la Charte des Nations unies, le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), et ce pour une période initiale de douze mois. La Présidente de la Commission remercie les membres du Conseil de sécurité pour leur soutien et engagement. Elle relève avec satisfaction l’esprit de consultation et de concertation avec l’UA qui a prévalu tout au long du processus ayant conduit à l’adoption de la résolution, esprit qui est en phase avec le partenariat novateur, flexible et orienté vers l’avenir que l’UA s’emploie à bâtir avec les Nations unies.

La Présidente de la Commission note que l’adoption de la résolution 2127 (2013) intervient dans un contexte marqué par une nouvelle dégradation de la situation en RCA, comme en témoignent les incidents survenus ces dernières heures à Bangui. À cet égard, elle réitère la condamnation totale par l’UA des exactions qui continuent d’être perpétrées contre les populations civiles, et souligne l’engagement de la Commission à œuvrer à la mise en œuvre robuste, par la MISCA, une fois en place, du mandat qui est le sien, de manière à assurer la protection effective des populations civiles et à faciliter la restauration de l’ordre public.

La Présidente de la Commission remercie les partenaires multilatéraux et bilatéraux, notamment l’Union européenne, les États-Unis et la France, qui se sont engagés à soutenir la MISCA, y compris sur le plan financier, logistique et technique. Elle note aussi avec appréciation que les Nations unies envisagent d’apporter la MISCA un soutien en termes d’expertise. Elle appelle les autres partenaires internationaux à appuyer les efforts conjoints de l’UA et de la Communauté économique d’États de l’Afrique centrale (CEEAC).

À la veille du transfert d’autorité entre la Mission de consolidation de la paix de la CEEAC en RCA (MICOPAX) et la MISCA, prévue le 19 décembre 2013, la Présidente de la Commission se félicite de la signature, aujourd’hui, de l’Accord sur le statut de la MISCA, par le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, l’Ambassadeur Smaïl Chergui, et la Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Étranger de la RCA, Mme Léonie Banga-Bothy. Cet Accord fixe les conditions et les modalités de la présence de la MISCA en RCA.

La Présidente de la Commission saisit cette occasion pour réitérer sa profonde appréciation du travail accompli par la MICOPAX dans des conditions très difficiles, et rend hommage à ses personnels militaires et civils pour les sacrifices consentis. Elle renouvelle la gratitude de l’UA aux dirigeants de la région, en particulier le Président Idriss Déby Itno du Tchad, qui assure la présidence en exercice de la CEEAC, et le Président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, qui dirige le Comité de suivi de la CEEAC sur la RCA, pour leurs efforts continus et leur engagement en faveur de la restauration durable de la paix, de la sécurité et de la stabilité en RCA.

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Le gouvernement Harper annonce l’entrée en vigueur d’un accord sur l’investissement avec la Tanzanie

OTTAWA, Canada, 6 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre du Commerce international, l’honorable Ed Fast, a annoncé aujourd’hui que l’Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) entre le Canada et la Tanzanie entrera en vigueur dans les prochains jours. Le ministre Fast a fait cette annonce à l’issue de sa réunion avec le ministre de l’Industrie, du Commerce et du Marketing de la Tanzanie, M. Abdallah Omar Kigoda, en marge de la neuvième Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, qui se tient à Bali, en Indonésie.

« Notre gouvernement est résolu à mettre en place les conditions appropriées afin que les entreprises canadiennes puissent affronter la concurrence et réussir à l’échelle internationale, et cet accord est un nouvel exemple de notre détermination, a déclaré le ministre Fast. L’accord fournira une protection accrue aux entreprises canadiennes exerçant des activités en Tanzanie et raffermira les liens économiques entre les deux pays. »

Un APIE est un traité qui vise à promouvoir et à protéger les investissements canadiens à l’étranger, ainsi que les investissements étrangers au Canada, au moyen de dispositions réciproques juridiquement contraignantes. En assurant une protection accrue contre les pratiques discriminatoires et arbitraires et en améliorant la prévisibilité du cadre stratégique d’un marché, un APIE permet aux entreprises d’investir avec davantage de confiance.

Les entreprises canadiennes d’exploitation minière se classent parmi les plus grands investisseurs étrangers en Tanzanie. De plus, ce pays constitue la quatrième destination des investissements canadiens dans le domaine de l’exploitation minière en Afrique, dont la valeur était estimée à 2,5 milliards de dollars en 2012. Outre l’industrie minière, la Tanzanie présente des débouchés dans d’autres secteurs canadiens, notamment ceux du pétrole et du gaz, des transports et de l’infrastructure électrique, et de l’éducation.

« L’annonce d’aujourd’hui est une nouvelle preuve que le plus ambitieux plan de stimulation du commerce et de l’investissement de l’histoire du Canada porte ses fruits, en ouvrant de nouveaux marchés et en créant des emplois et des occasions au Canada, a ajouté le ministre Fast. Aux termes du Plan d’action sur les marchés mondiaux, notre gouvernement concentre ses efforts sur les marchés les plus prometteurs pour les entreprises canadiennes. Nous poursuivons ces efforts afin de nous assurer que les politiques appropriées sont mises en place et que les entreprises canadiennes reçoivent les services adéquats qui les aideront à poursuivre leur expansion et à réussir à l’étranger. »

Outre la Tanzanie, le Canada a conclu des APIE avec le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée, Madagascar, le Mali, le Nigéria, le Sénégal et la Zambie dans le cadre de son plan de promotion et de protection des investissements canadiens en Afrique. Il est également engagé dans des négociations visant à conclure un tel accord avec le Burkina Faso, le Ghana et la Tunisie. De plus, un APIE est en vigueur entre le Canada et l’Égypte. Actuellement, le Canada est lié par 24 APIE en vigueur à l’échelle internationale.

Il s’agit du septième des accords sur l’investissement à avoir été conclus ou mis en vigueur par le Canada en 2013 seulement. Depuis 2006, le Canada a conclu, signé ou mis en vigueur des APIE avec 22 pays et il mène actuellement des négociations avec bon nombre d’autres pays.

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DISCOURS DE M. LAURENT FABIUS MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRESA L’ISSUE DE LA REUNION MINISTERIELLE DE PREPARATION DU SOMMET DE L’ELYSEE SUR LA PAIX ET LA SECURITE EN AFRIQUE

PARIS, France, 6 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — DISCOURS DE M. LAURENT FABIUS MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

A L’ISSUE DE LA REUNION MINISTERIELLE DE PREPARATION

DU SOMMET DE L’ELYSEE SUR LA PAIX ET LA SECURITE EN AFRIQUE

J’ai présidé dans l’après-midi la réunion des ministres des affaires étrangères, qui prépare le sommet de l’Élysée sur la paix et la sécurité en Afrique des 6 et 7 décembre.

Ce sommet va réunir 53 pays d’Afrique, plus de 35 chefs d’Etat et de gouvernement. L’Union africaine, le Secrétaire général des Nations unies M. Ban Ki-moon, M. Barroso et M. Von Rompuy pour l’Union européenne y participeront également. La participation à ce sommet est donc assurément un grand succès. Sa préparation est aussi originale. Nous avons tenu à avoir un dialogue pour que les trois thèmes qui seront au cœur du sommet soient au préalable examinés conjointement avec nos partenaires. Il n’était pas question pour la France d’imposer seule un ordre du jour et une déclaration.

Nous sommes dans un choix de partenariat avec l’Afrique pour l’avenir. C’est un sommet du partenariat pour l’avenir.

Il y a précisément trois thèmes qui sont abordés :

Le premier – chacun sait combien il est d’actualité -, c’est le thème de la paix et de la sécurité. Le texte qui sera adopté par les chefs d’Etat et de gouvernement insistera sur l’importance de la sécurité pour le développement de l’Afrique, mais aussi pour la France et les Européens. Ce texte doit répondre à une question qui s’est présentée cette année avec les problèmes du Mali et, maintenant, de la république Centrafricaine.

Il appartient aux Africains d’assurer au premier chef leur sécurité. Malheureusement, pour des raisons que chacun connaît, beaucoup de ces pays ne disposent pas des forces nécessaires. Jusqu’à présent, le continent africain n’a pas pu s’organiser pour qu’il y ait une force commune.

C’est la raison pour laquelle, parmi les propositions qui sont faites, figure la mise en place d’une capacité africaine de réponse immédiate aux crises. Cette force pourrait d’ailleurs recevoir d’autres aides de l’Europe et de différents pays du monde, afin de répondre aux crises immédiatement.

Le second thème qui est abordé est celui du développement. Une intéressante conférence sur les questions économiques s’est tenue hier à Bercy. Nous considérons, avec nos amis africains, que la sécurité et le développement sont les deux faces de la même médaille. Il n’y a pas de développement possible s’il n’y a pas de sécurité, et il n’y a pas de sécurité durable sans développement. Des propositions sont faites pour renforcer ce partenariat en faveur du développement.

Enfin, le troisième thème concerne le climat. Vous savez que la France accueillera en 2015 la grande conférence mondiale sur le climat au cours de laquelle devront être prises des décisions pour enrayer le dérèglement climatique. Il est évidemment très important que l’Afrique et la présidence française de ce sommet puissent se concerter pour former une alliance. Cela permettra de préparer ce sommet, si important pour la survie même de l’humanité.

Voilà les trois thèmes que nous sommes en train de préparer. Comme il est de tradition, nous avons préparé un texte qui sera ensuite soumis aux chefs d’Etat et de gouvernement.

Je souhaiterais faire un dernier commentaire. Cet après-midi a été adoptée, sur proposition de la France, la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui porte sur la situation en République centrafricaine. Je souligne que ce texte a été adopté à l’unanimité, ce qui est un gage de grande solidité internationale. Ce texte est placé sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies. Il donne pouvoir aux forces africaines et à la France d’intervenir pour des missions humanitaires, alors que des exactions très graves sont commises en République centrafricaine, pour ramener la sécurité nécessaire, préparer une transition démocratique, avec la tenue d’élections avant février 2015, et pour permettre une relance du développement économique.

Ce matin ont eu lieu de graves exactions dans la capitale, à Bangui. Cela rend d’autant plus indispensable la résolution qui a été votée. Le président de la République avait, le premier, soulevé la question de la crise centrafricaine lors de la dernière Assemblée générale des Nations unies. Il faut saluer le fait qu’à partir de l’initiative de la France et des efforts internationaux, notamment africains et européens, nous soyons maintenant en situation de prendre les décisions nécessaires, conformément au droit, pour éviter la catastrophe humanitaire et sécuritaire qui se profilait en Centrafrique.

Sur cette base, le président de la République française prendra prochainement les décisions qu’il estime utiles.

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