Agence-Presse

L’Union africaine salue la mise en place de la Commission Réconciliation et Dialogue au Mali

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 15 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, suit de près l’évolution de la situation politique et sécuritaire au Mali. A cet égard, elle se réjouit de la nomination, le 29 mars 2013, par décret présidentiel, du Président et des deux vice-Présidents, et celle, le 10 avril, des 30 membres de la Commission Réconciliation et Dialogue. L’UA est convaincue que ces nominations constituent une avancée significative dans l’opérationnalisation de la Commission et la relance d’un processus de dialogue et de réconciliation nécessaire entre les différentes communautés maliennes, ainsi que pour le parachèvement de la restauration de l’ordre constitutionnel.

La Présidente de la Commission encourage les autorités maliennes à mettre à la disposition de la Commission tous les moyens requis, et lance un appel à tous les Maliens de lui apporter le soutien nécessaire pour le bon accomplissement de sa mission dans l’intérêt supérieur du pays.

La Présidente de la Commission, dont le Représentant pour le Mali et le Sahel, l’ancien Président Pierre Buyoya, s’est déjà entretenu avec le Président de la Commission Réconciliation et Dialogue, réaffirme l’engagement de l’UA en faveur du processus politique au Mali et réitère la disponibilité de l’UA, à travers notamment la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), à appuyer ce processus pour contribuer à une sortie heureuse de la crise multidimensionnelle actuelle.

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Moussa Dadis Camara en Guinée : une occasion pour la justice guinéenne d’avancer dans le dossier du massacre du 28 septembre 2009

PARIS, France, 15 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — A l’occasion de la venue en Guinée de l’ancien chef de l’Etat guinéen, nos organisations expriment leur préoccupation quant à l’avancement de l’instruction en cours sur les événements du 28 septembre 2009 et appellent les autorités judiciaires et politiques guinéennes à garantir une enquête indépendante et efficace, pour permettre la tenue d’un procès équitable dans des délais raisonnables. L’audition de M. Camara par les juges d’instruction serait un signal fort et nécessaire en ce sens.

L’ancien chef de la junte militaire au pouvoir en Guinée entre le 23 décembre 2008 et le 3 décembre 2009 doit se rendre à Nzérékoré, préfecture de la Guinée forestière, pour assister aux funérailles de sa mère décédée récemment. C’est la première fois que l’ancien chef de l’État séjournera en Guinée depuis son évacuation au Maroc puis son installation au Burkina Faso, à la suite de la tentative d’assassinat qui l’avait visé en 2009, peu de temps après les événements du 28 septembre, où au moins 157 personnes avaient trouvé la mort après que les militaires eurent ouvert le feu sur des manifestants.

Une enquête judiciaire a été ouverte par le Procureur général, le 1er février 2010, sur les crimes commis à Conakry le 28 septembre et les jours suivants. Les trois magistrats en charge de l’instruction ont entendu plus de 300 victimes, mais ils n’ont inculpé ou auditionné qu’une poignée de responsables présumés, parmi lesquels le Colonel Moussa Tiegboro Camara, inculpé le 1er février 2012 mais toujours en fonction, ou le Colonel Abdoulaye Cherif Diaby, ancien ministre de la santé de la junte, inculpé le 13 septembre dernier.

A plusieurs reprises, les juges ont tenté d’interroger Moussa Dadis Camara sur les événements du 28 septembre. C’est ainsi qu’une première commission rogatoire internationale avait été émise le 5 avril 2011. Restée sans réponse, elle a été suivie d’une seconde commission rogatoire formulée au début de l’année 2013, qui n’a toujours pas abouti.

Si Moussa Dadis Camara n’a pas été mis en cause formellement par la justice guinéenne à ce jour, la Commission d’enquête internationale sur la Guinée avait estimé, dans son rapport rendu en décembre 2009, qu’il « existe des raisons suffisantes de présumer une responsabilité pénale directe du Président Moussa Dadis Camara, voire une responsabilité de commandement, pour les faits qui se sont produits dans le contexte de l’attaque et les jours suivants ».

M. Camara devrait donc pouvoir être entendu par les juges d’instruction, afin de contribuer à la manifestation de la vérité concernant le massacre du 28 septembre.

« Si les commissions rogatoires n’ont pu aboutir jusqu’à présent, la justice guinéenne pourrait profiter de la présence de Moussa Dadis Camara sur le sol guinéen pour poser les questions qui lui avaient été adressées lorsqu’il séjournait à Ouagadougou », a déclaré Me Patrick Baudoin, Président d’honneur de la FIDH et membre du collectif des avocats des victimes du 28 septembre.

« Nous respectons le deuil de M. Dadis Camara et la possibilité pour lui d’assister aux funérailles de sa mère et de se recueillir avec ses proches. Nous demandons simplement que la justice puisse poursuivre son travail, pour que la vérité soit enfin connue et les responsables jugés. Nous aussi, nous avons connu le deuil mais pour beaucoup d’entre nous, nous n’avons pas eu la possibilité d’enterrer nos proches », a déclaré le père d’une victime disparue au stade le 28 septembre et pas encore retrouvée.

Nos organisations appellent les autorités politiques et judiciaires guinéennes à prendre toutes les mesures nécessaires au bon déroulement de la procédure judiciaire et à réaffirmer leur engagement à ce que les violations des droits de l’Homme en Guinée soient désormais connues par la justice.

« Il ne s’agit pas de précipiter une instruction complexe et inédite pour le système judiciaire guinéen, par son ampleur et par le nombre d’auteurs impliqués ou de parties civiles constituées, ce qui risquerait d’être contre-productif et d’aboutir à une procédure bâclée qui ne serait satisfaisante pour personne. Mais il faut cependant que l’instruction progresse significativement et régulièrement, pour ne pas décevoir l’attente de justice des victimes et pour la lutte contre l’impunité en Guinée, défi fondamental dans l’établissement d’un État de droit » a déclaré Thierno Sow, président de l’OGDH.

Nos organisations rappellent également que la Guinée fait l’objet d’une analyse préliminaire de la Cour pénale internationale, ouverte par le Bureau du Procureur le 15 octobre 2009. Selon le principe de complémentarité consacré par le Statut de Rome, le Bureau du procureur pourrait décider d’ouvrir une enquête s’il concluait à l’absence de volonté ou de capacité de la justice guinéenne à juger les principaux auteurs des crimes les plus graves commis dans ce pays.

Rappel des faits :

Moussa Dadis Camara était arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’état militaire au lendemain de la mort de Lansana Conté. Après s’être engagé à organiser des élections présidentielles auxquelles il ne participerait pas, M. Camara avait finalement affiché son intention de se présenter, déclenchant une importante mobilisation de la société civile et de partis politiques d’opposition.

C’est ainsi que le 28 septembre 2009, des milliers de personnes, de toute appartenance politique et issues de nombreuses organisations de la société civile, ont convergé au stade de Conakry, pour manifester pacifiquement contre cette possible candidature. Une fois les manifestants arrivés au stade, des éléments des forces armées guinéennes et particulièrement des bérets rouges de la garde présidentielle ont pénétré dans l’enceinte et ouvert le feu sur la foule, causant la mort, selon le rapport de la Commission d’enquête internationale des Nations Unies, d’au moins 156 personnes, dont une partie n’a toujours pas été retrouvée. Plus d’une centaine de femmes avaient été violée, des centaines de personnes blessées et des dizaines de boutiques pillées par les forces de l’ordre.

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Un expert de l’ONU appelle à un soutien international pour écarter tout risque de terrorisme au Burkina Faso

GENEVE, Suisse, 15 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’Homme et la lutte antiterroriste, Ben Emmerson, a mis en garde aujourd’hui sur le fait que le Burkina Faso reste vulnérable à la menace d’une attaque terroriste, à la propagation de conflits armés à travers ses frontières, et à l’émergence de l’intolérance religieuse, la radicalisation et l’extrémisme violent parmi sa population.

«Toute attaque majeure sur des infrastructures ou à la sécurité du Burkina Faso saperait la cohésion sociale dans le pays, entraverait les investissements étrangers, et déstabiliserait davantage la région», a déclaré l’expert nommé par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, en charge de surveiller et rendre compte de la promotion et la protection des droits de l’Homme et des libertés fondamentales dans le cadre de la lutte antiterroriste, à la fin d’une visite de cinq jours dans le pays.

«La communauté internationale doit veiller à ce que le matériel et les autres ressources nécessaires pour protéger ce petit État paisible contre les menaces à la fois internes et externes, soient mis à sa disposition», a déclaré M. Emmerson, exhortant l’Union Européenne, l’ONU et les autres bailleurs de fonds internationaux, de maintenir et d’accroître le soutien international au Burkina Faso.

L’expert indépendant a recommandé aux bailleurs de fonds de cibler leur soutien sur des mesures qui contribuent à assurer la stabilité et la justice sociale, ainsi que la protection des frontières du pays, la réduction de la pauvreté, la promotion de l’investissement étranger et la création d’emplois et de richesse dans le pays.

«Il serait naïf de penser que le pays n’est pas exposé à un risque», a dit l’expert, notant la proximité géographique du Burkina Faso avec le conflit dans le nord du Mali, la longueur et l’insécurité de ses frontières avec le Mali et le Niger, l’instabilité économique du pays et de son manque de ressources naturelles. Il a également attiré l’attention sur les tensions politiques et sociales actuels, en particulier parmi la classe d’âge des 18 à 25 ans qui détient le plus haut taux de chômage, et sur le fait que près de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

«Il est essentiel qu’un État vulnérable et géographiquement exposé ait les outils à sa disposition pour assurer la sécurité de ses frontières, et celle des investissements étrangers essentiels à son développement, afin de résoudre les problèmes économiques, sociaux, politiques et ceux relatifs aux droits de l’Homme. En effet, ceux-ci peuvent très facilement devenir des conditions propices à la propagation du terrorisme», a souligné M. Emmerson.

L’expert a salué l’engagement du pays visant à mener des négociations de paix et à installer une coexistence pacifique au sein d’une sous-région qui a été entraînée par des conflits dans les pays voisins. Il a également rappelé le rôle de négociateur principal joué par le Burkina Faso en vue d’établir une paix durable dans le cadre des grands conflits de la région. Il a expliqué que ce rôle est «largement dû à une longue tradition profondément ancrée de tolérance religieuse et ethnique, de dialogue et la coopération entre ses habitants».

«Le Burkina Faso joue un rôle essentiel dans la promotion de la paix et du dialogue dans la sous-région», a déclaré M. Emmerson. «Il occupera presque certainement une position importante de médiateur dans les négociations à venir concernant l’avenir du Mali, et contribuera de manière significative au maintien de tout accord qui aura été conclu».

Au cours de sa visite de cinq jours, l’expert a rencontré des représentants du Gouvernement, de plusieurs Ministères concernés, y compris des Affaires Étrangères, des Droits humains, de l’Intérieur et de la Justice, des procureurs ainsi que des représentants du pouvoir judiciaire et des forces de l’ordre. M. Emmerson a également eu des entretiens avec des parlementaires, des représentants de la communauté internationale et des organisations non gouvernementales, et a visité des centres de détention relevant de son mandat.

Sur la base des informations recueillies lors de la visite, le Rapporteur spécial préparera un rapport qui sera présenté au Conseil des droits de l’Homme en 2014.

(*) Pour accéder à une copie du rapport, veuillez cliquer sur : http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=13227&LangID=F

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Soudan : 14 soldats transférés au Darfour

GENEVE, Suisse, 15 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Quatorze soldats des forces armées soudanaises ont été libérés aujourd’hui par la faction Minni Minawi de l’Armée de libération du Soudan (SLA/MM), au Darfour. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a facilité leur remise aux autorités soudanaises.

« Les autorités soudanaises et la SLA/MM ont sollicité notre soutien, en notre qualité d’intermédiaire neutre, pour mener à bien cette opération », a déclaré Mustapha Ben Messaoud, chef de la sous-délégation du CICR à Nyala et responsable de l’équipe de délégués du CICR qui ont accompagné les soldats libérés à bord d’un hélicoptère jusqu’à Nyala, où ils ont été remis aux autorités soudanaises.

« Nous sommes prêts à apporter un soutien logistique de ce genre pour toute opération similaire à l’avenir, si les parties au conflit nous le demandent », a précisé M. Ben Messaoud.

Le CICR a souvent servi d’intermédiaire neutre au Soudan. Fin mars, il avait facilité le transfert de 31 civils libérés par la faction Abdel Wahid de l’Armée de libération du Soudan.

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L’UNION AFRICAINE SE FELICITE DES RÉSULTATS DU SOMMET ENTRE PRESIDENTS DU SOUDAN ET DU SOUDAN DU SUD

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 15 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, félicite le Président Omar Hassan al-Bashir du Soudan et le Président Salva Kiir Mayardit du Soudan du Sud, pour leur fructueuse réunion au sommet tenue, hier, à Juba, au Soudan du Sud, qui est une nouvelle preuve de leur engagement à renforcer la normalisation des relations entre les deux pays et à promouvoir le bien-être de leurs peuples.

La Présidente de la Commission voudrait, en particulier, rendre hommage aux deux Présidents pour leur attachement à la lettre et à l’esprit de l’Accord de coopération du 27 septembre 2012, et pour avoir réitéré leur engagement en faveur de l’application intégrale de l’ensemble de ses neuf composantes. À cet égard, elle note avec satisfaction leur décision d’instruire tous les mécanismes et comités conjoints concernés d’accélérer leurs efforts, en vue de renforcer les relations entre les deux pays dans tous les domaines de coopération.

La Présidente de la Commission se félicite de l’engagement pris par les deux Présidents de résoudre la question d’Abyei, conformément à la Matrice de mise en œuvre, ainsi que de leur décision de créer un haut Comité ministériel conjoint, qui sera dirigé par les vice-Présidents des deux pays, afin de diligenter les mesures concourant à l’approfondissement des relations entre les deux pays.

L’UA, notamment à travers le Groupe de mise en œuvre de haut niveau, continuera à soutenir les deux pays dans l’application des accords qu’ils ont signés et la réalisation de l’objectif global de deux États viables s’appuyant mutuellement et vivant en paix l’un avec l’autre. La Présidente de la Commission forme l’espoir de progrès décisifs dans cette direction, afin que les deux pays contribuent concrètement à l’objectif stratégique d’«une Afrique pour la paix et la prospérité».

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Le Chef de la MISMA félicite les forces africaines qui servent au Mali et ailleurs dans le Continent

BAMAKO, Mali, 15 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) et chef de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), l’ancien Président Pierre Buyoya, a félicité les forces africaines qui servent au Mali, pour leur courage, professionnalisme et efficacité.

S’exprimant lors d’une conférence de presse à Bamako, le 12 avril 2013, le Président Buyoya a souligné que les forces africaines ont servi avec distinction dans diverses opérations de soutien à la paix sur le continent et au-delà, et sont en train de faire la même chose au Mali. Il a citél’exemple spécifique de la Somalie, où les forces africaines se sont montrées désireuses et capables d’intervenir à un moment où personne ne voulait y envoyer des soldats. Il a aussi cité l’exemple du Soudan et du Soudan du Sud, où des forces majoritairement africaines mettent en œuvre avec succès des mandats internationaux de maintien de la paix.

Lors de cette conférence de presse, le Représentant spécial a évoqué de l’état du déploiement de la MISMA, la transformation envisagée de la MISMA en une mission onusienne, ainsi que sa récente visite à Gao. Il a rappelé que la MISMA a été autorisée par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA et le Conseil de sécurité des Nations unies, avec pour mandat d’aider le Mali à recouvrer son intégrité territoriale et à étendre l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, ainsi qu’à lutter contre les réseaux terroristes et criminels; de soutenir le Mali dans le processus de rétablissement de la légalité démocratique; et d’appuyer le processus de dialogue et de réconciliation, qui est nécessaire pour promouvoir durablement la paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans le pays.

«Les premiers soldats de la MISMA sont arrivés au Mali à la fin du mois de janvier 2013.

Aujourd’hui, la MISMA compte environ 6 300 soldats sur le terrain. Les troupes de la MISMA sont présentes dans toutes les trois régions du nord Mali. Il y a quelques jours, nos troupes ont été déployées à Tombouctou, qui est la dernière grande ville du nord à accueillir les forces de la MISMA. Partout où ils ont été déployés au Mali, les soldats de la MISMA ont reçu un accueil chaleureux, et nous sommes fiers du travail qu’ils font, en étroite collaboration avec les forces maliennes et françaises», a-t-il déclaré.

Le Représentant spécial a indiqué que la logistique reste le principal défi auquel sont confrontées les troupes de la MISMA, ajoutant que la transformation envisagée de la MISMA en une opération onusienne aidera à résoudre les problèmes logistiques de la Mission. Il a remercié les pays africains pour avoir déployé rapidement des troupes au Mali, dans le cadre

des efforts internationaux visant à résoudre la crise multidimensionnelle du pays.

« La réponse de l’Afrique à la crise malienne est une démonstration de la solidarité africaine. En moins de deux mois, les pays africains ont déployé plus de 6 000 soldats au Mali. C’est remarquable. Je suis heureux de constater que la communauté internationale est unie dans sa position sur le Mali. La MISMA et la communauté internationale sont au Mali pour aider les

Maliens à combattre les réseaux terroristes et criminels, qui constituent des menaces non seulement pour le Mali et l’Afrique, mais aussi pour la paix et la sécurité mondiales. Par conséquent, il est important que la communauté internationale reste unie dans cette lutte», a-t-il déclaré.

Le Représentant spécial a adressé les condoléances de l’Afrique au Tchad, ainsi qu’aux familles des soldats tchadiens tués il y a quelques jours par un attentat-suicide à Kidal. Par ailleurs, il a exhorté le gouvernement malien à rétablir rapidement les services administratifs et sociaux dans les territoires libérés du Nord.

«Au cours de mes entretiens avec le Gouverneur de Gao (le 5 avril 2013), j’ai souligné l’importance du rôle que l’administration locale est appelée à jouer dans la stabilisation du Mali.

Maintenant que le pays a été presqu’entièrement libéré, la plus grande bataille est la bataille pour les cœurs des populations locales. À cet égard, il est urgent de rétablir les services administratifs et sociaux dans les zones libérées. Cela permettra de renforcer la confiance des populations », a-t-il dit.

Etaient présents à la conférence de presse le Représentant spécial de la Communauté économique des États de Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et chef adjoint de la MISMA, l’Ambassadeur Touré Chéaka, et le Commandant des Force de la Mission, le Général Abdul

Kadir.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL FÉLICITE LES PRÉSIDENTS DU SOUDAN ET DU SOUDAN DU SUD POUR LA DÉCISION QU’ILS ONT PRISE DE RÉSOUDRE LA QUESTION D’ABYEI

NEW YORK, 15 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée par le Porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général se félicite de la rencontre entre les Présidents du Soudan et du Soudan du Sud à Juba aujourd’hui. Il est encouragé par les discussions constructives qu’ils ont eues sur la mise en œuvre des accords qu’ils ont signés à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 27 septembre 2012 et les invite à maintenir cet élan positif.

Le Secrétaire général félicite les deux Présidents pour leur décision de poursuivre leurs efforts afin de résoudre la question d’Abyei, conformément à la matrice de mise en œuvre. Il les exhorte à régler leurs différends concernant le règlement final d’Abyei.

Le Secrétaire général se félicite également que la production pétrolière ait repris, ce qui est un signe important de progrès vers la normalisation des relations entre les deux parties après la création de la Zone frontalière démilitarisée et sécurisée et le début des opérations du Mécanisme de vérification et de surveillance commune des frontières.

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SUBVENTIONEUROPEENNE DE 76 MILLIONS D’EUROSA LA CEDEAO POUR SOUTENIR LA MISMA ETLA LIBRE CIRCULATION

ABUJA, Nigeria, 12 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — L’Union européenne (UE) a conclu avec la CEDEAO unesubvention de 76 millions d’euros destinée, d’une part, à soutenir la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) et, d’autre part, à renforcer la mise en œuvre du protocole sur la libre circulation des citoyens.

Une partie de la somme, soit50 millions d’euros,servira principalementau paiement des salaires des soldats de la MISMA, tandis que les 26 millions restants seront versés à la CEDEAO pour permettre à la région de faire faceaux problèmes liés à la libre circulation et aux migrations.

L’UEavait pris cet engagement le 29 janvier 2013 à Addis-Abeba, en Ethiopie,lors de la conférence des donateurs organisée par la CEDEAO durant le sommet de l’Union africaine.

La convention de subvention a été signéele mardi 9 avril 2013 à Abuja par le président de la Commission de la CEDEAO, M.Kadré Désiré Ouédraogo, et le chef de la Délégation de l’UE au Nigeria, M. David MacRae, en marge de la 9ème réunion annuelle de coordination entre la CEDEAO et sespartenaires techniques et financiers,qui se tient du 8 au 10 avril au siège de l’organisation.

«La mise à disposition de la somme de 50 millions d’euros témoigne une fois encore de la volonté inébranlable de l’UE d’apporter son appui à la CEDEAO dans le cadre de la gestion de la crise au Mali et de la consolidation de la paix et de la sécurité en Afrique», a déclaré le présidentOuédraogo au cours de la cérémonie de signature de la convention.

M. Ouédraogo a également rendu hommage à l’UE, dont l’équipe a «travaillé assidûment en vue de mettre sur pied une cellule financière au sein de la Commission» devant soutenir la CEDEAO pourgarantir une gestion des fonds conforme aux procédures européennes.

Il a ajouté que la MISMAétait sur le point de franchir saphase de consolidation et de stabilisation.«Je n’ai aucun doute que la CEDEAO pourratoujours compter sur le soutien de l’UE et de tous les autres partenaires au développement en faveur de la MISMA et des Forces de défense et de sécurité duMali dans cette phase la plus critique et la plus intensive en termes de besoins logistiques», a souligné le président de la Commission.

D’autre part, M. Ouédraogo a mis en exergue l’importance de l’appuieuropéenen faveur de la libre circulation et des migrations dans l’espace CEDEAO, en déclarant quele soutien ainsi apporté permettrade renforcerla coopérationentre la CEDEAO et l’UE dans l’un des aspects du processus d’intégration.

«Afin de nous permettre de réaliser notre rêve de croissance économique, de développement et d’intégration régionale, les droits d’entrée, de résidence et d’établissement des citoyens de la Communauté doivent être pleinement garantis. De même, les questions liées à la migration et à la mobilité de la main d’œuvre doivent être coordonnées et gérées efficacement», a-t-il ajouté.

Tout en reconnaissant les défis auxquels se heurte la mise en œuvre cohérente du protocole régional phare, M. Ouédraogo a qualifié la signature de la Conventionde subvention d’opportune et susceptiblede permettre à la région d’aborder certains des domaines prioritaires critiques identifiés en vue de la mise en œuvre cohérente du protocole.

Il s’agit du renforcement des capacités de la Commission à promouvoir le dialogue intra-régional sur la libre circulation et les questions liéesàla migration ainsi que ceux des Etats membres dans le domaine de la gestion des données relatives à la migration, à l’élaboration de politiques, à la gestion des frontières, à la gestion des travailleurs migrants et à la traite des personnes.

En réponse, l’ambassadeur européen a indiqué que la signature de cette convention«concrétise l’engagement pris lors de la conférence des donateurs ettémoigne de la détermination de l’UE à appuyer l’objectif d’aider le Mali à restaurer intégralement l’autorité de l’Etat et l’ordre public, en plus d’apporter le soutien nécessaire au processus de stabilisation du pays sur les plans politique et militaire ainsi que de contribuer à son redressement rapide».

Selon M. David MacRae, l’UE s’est également engagée à apporter son appui à la feuille de route en vue de la transition vers un régime démocratique et constitutionnel, un dialogue national inclusif ainsi que l’organisation d’élections libres et transparentes. Il a cependant exhorté les autorités maliennes à accélérer le retour à l’ordre constitutionnel et la reconstruction politique du pays.

Comme preuve de soutien au développement du Mali, le diplomatea annoncé que l’UE avait reprisson aide au développement en faveur de ce payspour lequel 250 millions d’euros sont prévus dans le cadre du Fonds européen de développement, en plus de 20 millions d’euros additionnelsdisponibles en décaissement rapide au titre de l’instrument de stabilité de l’Union.

M. MacRae a félicité la CEDEAO pour le déploiement rapide des troupes régionales en appui aux forces françaises et tchadiennes qui sont engagées dans la lutte contre «les groupes terroristes et criminels retranchés dans le nord du Mali avec pour objectif, à long terme,de rétablir intégralement l’autorité de l’Etat et l’ordre publicdans cette partie du pays».

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Déplacement de Laurent Fabius en Mauritanie (15 et 16 avril 2013)

PARIS, France, 12 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, se rend à Nouakchott les 15 et 16 avril 2013.

La première journée sera consacrée aux relations bilatérales. Elle sera l’occasion pour le Ministre de s’entretenir avec le Président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, ainsi qu’avec le ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la coopération Hamadi Ould Baba Ould Hamadi, sur les sujets d’intérêts communs que sont la sécurité régionale, la crise malienne et le développement.

Au cours de cette visite, le document cadre de partenariat, couvrant la période 2013-2015, sera signé par le Ministre et son homologue mauritanien. Il est axé sur le soutien au développement durable, la gouvernance, le développement et la coopération scientifique et culturelle. Quatre conventions de financements AFD (Agence française de développement) seront également signées par le Ministre et le ministre mauritanien de l’Economie et du Développement. Elles portent sur trois projets principaux d’appui à la décentralisation, de formation technique et professionnelle, et de construction d’une centrale hybride thermique-photovoltaïque.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, consacrera la journée du 16 avril à la 10ème réunion des ministres des Affaires étrangères du Dialogue en Méditerranée occidentale 5+5. Cette réunion, organisée chaque année, permet aux dix pays de cette enceinte informelle (pour le nord de la Méditerranée : l’Italie, l’Espagne, le Portugal et Malte, en plus de la France ; pour le sud : la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye) d’avoir des échanges sur les grandes questions politiques qui les concernent collectivement, telles que la sécurité au Sahel, la crise syrienne, le processus de paix au Proche-Orient.

A cette occasion et en coordination étroite avec la Commission européenne, l’Union du Maghreb arabe et l’Union pour la Méditerranée, représentés en tant qu’observateurs dans les différentes réunions du 5+5, les grands projets de coopération d’intérêt commun sont étudiés et encouragés.

Des réunions au niveau des ministères techniques travaillent ensuite à la mise en œuvre de ces projets dans différents domaines d’intérêt du groupe : défense, sécurité, éducation, enseignement supérieur et sécurité alimentaire.

Depuis le sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement du 5+5, qui s’est tenu à Malte les 5 et 6 octobre 2012, le Dialogue 5+5 est apparu comme une instance de dialogue et de coopération indispensable pour d’ores et déjà mettre en œuvre en Méditerranée occidentale la « Méditerranée des projets », qui représente un axe primordial de notre diplomatie.

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