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Mali : le CICR lance un appel de fonds pour accroître l’aide à la population

GENEVE, Suisse, 11 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que le nord du Mali est en proie à la violence armée depuis bientôt 16 mois, les conditions de vie des populations touchées par le conflit demeurent très préoccupantes et les besoins humanitaires importants.

Pour pouvoir continuer à fournir une aide adéquate à des centaines de milliers de personnes qui subissent les effets du conflit, le CICR lance un appel à ses donateurs en vue de recueillir 40 millions de francs suisses (environ 33 millions d’euros) supplémentaires.

« Les communautés sont durement touchées ; elles ont besoin de nourriture, d’eau et de soins de santé. Elles doivent aussi pouvoir retrouver une certaine autonomie pour pouvoir à terme subvenir à leurs propres besoins », a déclaré Régis Savioz, directeur adjoint des opérations du CICR, lors d’une conférence de presse à Bamako.

Au terme d’une visite pendant laquelle il s’est notamment rendu dans le nord du pays, à Gao et à Mopti, M. Savioz a estimé que l’instabilité de la situation et les épisodes de violence dans les centres urbains du nord rendent encore plus difficiles les conditions de vie de la population. « Aucun retour significatif de déplacés et de réfugiés n’a été observé à ce stade », a-t-il précisé.

Les fonds supplémentaires vont permettre au CICR de poursuivre les activités qu’il mène de longue date au Mali et au Niger, portant son budget pour ces pays à un total d’environ 75 millions de francs suisses (environ 61 millions d’euros). Cette opération devient ainsi la deuxième opération la plus importante du CICR dans le monde en termes budgétaires.

« Chaque don permettra d’accroître notre aide là où cela est nécessaire, en priorité aux personnes les plus vulnérables. Pour pouvoir mieux comprendre et répondre aux besoins, nous comptons renforcer notre présence au Mali, notamment dans les régions de Gao, Kidal et Tombouctou. Il est urgent d’agir, et c’est maintenant qu’il faut le faire », a ajouté M. Savioz.

L’importance des efforts déployés par la Croix-Rouge malienne pour venir en aide aux populations dans le besoin a également été relevée. « La Croix-Rouge malienne est un acteur incontournable au Mali et un partenaire primordial pour le CICR. Sans elle et sans la collaboration de ses milliers de volontaires, auxquels je veux rendre hommage, nous ne serions tout simplement pas en mesure de mener à bien nos activités d’assistance », a encore précisé M. Savioz

Environ 420 000 personnes bénéficieront d’une assistance alimentaire tout au long de l’année. En outre, quelque 186 000 agriculteurs recevront des semences et 35 000 familles d’éleveurs pourront préserver leurs moyens de subsistance grâce à une campagne de vaccination et de traitement de deux millions d’animaux et à la distribution de 510 tonnes d’aliments pour le bétail.

Dans le domaine de la santé, le soutien à l’hôpital régional de Gao se poursuivra ainsi que l’appui à des centres de santé communautaires. Le CICR continuera aussi de soutenir la fourniture de carburant pour les centrales électriques des principaux centres urbains du nord afin d’assurer un accès à l’eau à leurs habitants.

Par ailleurs, les délégués du CICR poursuivront leurs visites aux personnes détenues en relation avec le conflit. Grâce à un accord signé aujourd’hui même avec le gouvernement malien, le CICR entend intensifier ses activités en faveur des personnes privées de liberté et avoir accès à tous les lieux de détention du pays.

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Déclaration de la mission du FMI au Sénégal pour la 5ème revue de l’ISPE

DAKAR, Sénégal, 11 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Une mission du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par M. Hervé Joly, s’est rendue au Sénégal du 27 mars au 10 avril 2013 pour effectuer la cinquième revue de l’accord triennal au titre de l’Instrument de Soutien à la Politique Economique (ISPE) approuvé en décembre 2010. Les membres de la mission ont rencontré le Président de la République, le Premier Ministre, les ministres responsables de l’économie et des finances et de l’énergie, ainsi que des représentants de la BCEAO, d’autres hauts responsables de l’État et les représentants du secteur privé, de la société civile, et des partenaires au développement.

À la fin de la visite, M. Joly a fait la déclaration suivante :

«Les développements macroéconomiques récents ont été globalement conformes aux projections faites à l’automne 2012. La croissance a atteint 3,5% en 2012 (après 2,1 % en 2011), grâce à la bonne tenue de l’agriculture. L’inflation a été modérée, avec une hausse des prix à la consommation de 1,4% en 2012. Les échanges extérieurs ont été marqués par une dégradation du compte courant, dont le déficit a dépassé 10% du produit intérieur brut (PIB) en 2012, en raison notamment de la progression des importations de produits pétroliers et alimentaires. Les crédits à l’économie ont augmenté d’environ 10% tandis que la croissance de la masse monétaire est restée contenue.

«Malgré un environnement international toujours peu porteur, la croissance du PIB devrait enregistrer une légère hausse à 4% en 2013. L’inflation resterait en deçà de 2%. Le déficit du compte courant devrait s’améliorer.

« La mise en œuvre du programme a été satisfaisante dans l’ensemble. Tous les critères d’évaluation quantitatifs et objectifs indicatifs du programme à fin 2012 ont été respectés, à l’exception de l’objectif indicatif sur les marchés publics par entente directe en raison d’achats d’urgence liés aux inondations et à la préparation de la campagne agricole 2012-2013. Pour la première fois depuis plusieurs années, la cible de déficit budgétaire annuelle a été respectée malgré les importantes moins-values enregistrées sur les recettes (déficit de 5,9% du PIB). Des progrès ont été réalisés dans la mise en œuvre des réformes structurelles, avec en particulier l’entrée en vigueur du nouveau code général des impôts le 1er janvier 2013.

« Les discussions entre les autorités et la mission ont porté sur les efforts de réduction du déficit budgétaire, qui demeure un objectif prioritaire pour les autorités pour préserver la viabilité de la dette et restaurer des marges de manœuvre budgétaire. Depuis la dernière revue, les perspectives budgétaires ont été affectées par des moins values fiscales et de nouvelles pressions sur les dépenses, reflétant dans une large mesure la situation du secteur de l’énergie. Ces évolutions devraient être compensées par des efforts supplémentaires pour accroître les recettes budgétaires et des économies sur certaines dépenses. Au total, cependant, la réduction du déficit sera un peu moins importante que prévu en 2013, afin de permettre des dépenses exceptionnelles liées à la situation sécuritaire au Mali et dans le Sahel et au lancement du programme de réponse aux inondations majeures de 2012. Les autorités ont néanmoins réitéré leur objectif de réduire le déficit à moins de 4 % du PIB à l’horizon 2015.

« La mission a exprimé sa préoccupation par rapport à la situation du secteur énergétique. Les subventions aux prix énergétiques (électricité et produits pétroliers) ont coûté aux contribuables sénégalais plus de CFAF 160 milliards en 2012 et resteraient élevées en 2013, bien qu’en baisse. La mission considère qu’il s’agit là d’un fardeau difficilement supportable pour les finances publiques et peu justifiable dans la mesure où seule une faible part de ces subventions profite aux plus démunis. Elle a par conséquent encouragé les autorités à réduire graduellement ces subventions et à les remplacer par une protection sociale mieux ciblée. Une baisse durable des subventions électriques nécessitera l’entrée en service de centrales utilisant des technologies plus efficaces et moins coûteuses ainsi que des gains substantiels d’efficacité de la SENELEC. La mission a donc encouragé les autorités à accélérer la mise en œuvre de leur stratégie de réforme du secteur.

«L’examen de la cinquième revue par le Conseil d’administration du FMI pourrait avoir lieu en Juin 2013.»

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Centrafrique – Pillages, vols armés et violences contre l’aide humanitaire

BANGUI, République Centrafricaine, 10 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — MSF qui a été plusieurs fois ciblée par des groupes armés appelle le nouveau gouvernement à assumer ses responsabilités et à restaurer l’ordre dans le pays. Suite à l’évacuation d’équipes de travailleurs humanitaires, de nombreuses personnes se retrouvent privées de soins.

Des groupes armés incontrôlés présents en République Centrafricaine sèment le chaos et la population civile se retrouve sans accès à l’aide humanitaire dont elle a un besoin urgent. A plusieurs reprises depuis le début du conflit, les structures MSF ont été pillées et les équipes ont subi des vols et reçu des menaces. Les nouvelles autorités doivent assumer leurs responsabilités et rétablir un contrôle sur les groupes armés qui opèrent dans plusieurs zones du pays.

Les équipes médicales de MSF ont été évacuées des villes de Batangafo et Kabo, en raison des vols et de l’insécurité généralisée. Toutes les activités médicales et hospitalières y ont été suspendues. Comme MSF est la seule organisation humanitaire dispensant des soins médicaux, plus de 130 000 personnes ne seront plus prises en charge dans les jours et semaines à venir. MSF a subi des incidents similaires à Boguila, où presque tous les expatriés ont été évacués. L’hôpital fonctionne désormais avec une équipe extrêmement réduite. En raison de l’insécurité, MSF ne peut accéder à des régions où il y a des besoins médicaux, notamment dans la ville de Bossangoa où l’hôpital a été pillé et où le personnel de ministère de la Santé a pris la fuite.

A Bangui, après la prise de pouvoir par les autorités le 24 mars, les structures MSF ont été pillées à plusieurs reprises, ce qui a causé de grosses pertes, notamment d’équipements, de médicaments, d’argent liquide et de véhicules dont la valeur totale est estimée à plus d’un million d’euros. Depuis le début de l’offensive de la Séléka, les braquages ont coûté très cher à MSF. Mais plus grave, l’aide humanitaire et les activités médicales destinées aux populations qui en ont besoin sont bloquées.

« MSF reste extrêmement inquiète pour la santé et le bien-être de ces populations, observe Sylvain Groulx, chef de mission MSF à Bangui. Nous devons garder à l’esprit que même en temps de paix, elles doivent se battre tous les jours pour leur survie. Avant les derniers événements, les taux de mortalité liée aux maladies que l’on peut prévenir et traiter (principalement le paludisme) étaient déjà supérieurs aux seuils d’urgence dans plusieurs régions du pays. Aujourd’hui, l’insécurité compromet leurs moyens de survie déjà fragiles. »

A Bangui, les équipes MSF continuent d’apporter un soutien médical dans l’hôpital communautaire. Même si la situation s’est stabilisée dans la capitale, des patients blessés, victimes d’attaques et d’échanges de tirs, continuent de venir s’y faire soigner. Autres problèmes, le manque de personnel médical qualifié et les coupures d’eau et d’électricité.

MSF appelle le nouveau gouvernement, à exercer un plus grand contrôle sur les personnes armées et sur leurs propres forces pour que cessent les menaces et les attaques armées contre le personnel humanitaire et les structures médicales de sorte que la population puisse recevoir une aide humanitaire. A défaut, MSF redoute des conséquences dramatiques pour la population.

MSF est présente en République Centrafricaine depuis 1997 et mène sept programmes dans cinq des sept districts sanitaires du pays. En collaboration avec le ministère de la Santé, MSF apporte un soutien à sept hôpitaux et 38 postes de santé. Soins de santé primaire, traitement du VIH et de la tuberculose, maladies négligées, traitement de la malnutrition, vaccination, chirurgie et autres soins spécialisés sont au cœur des activités de MSF. La prise en charge du paludisme est souvent la priorité des programmes de MSF en RCA.

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LE PRESIDENT DE LA COMMISSION DE LA CEDEAO SALUE LE SOUTIEN DU ROYAUME-UNI AU PROCESSUS D’INTEGRATION

ABUJA, Nigeria, 10 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la Commission de la CEDEAO, M. Kadré Désiré Ouédraogo, a rendu un vibrant hommage au Royaume-Uni pour sa contribution au processus d’intégration en Afrique de l’Ouest, notamment à travers son assistance à l’actuel processus de formation en faveur des forces armées maliennes.

Ces commentaires élogieux ont été prononcés le jeudi 4 avril 2013 au siège de la Commission, à Abuja, lors de la cérémonie d’accréditation du Dr Andrew John Pocock, haut-commissaire du Royaume-Uni au Nigeria, en sa qualité de représentant permanent de son pays auprès de la CEDEAO.

M. Ouédraogo a saisi l’occasion pour réitérer la validité du programme d’intégration sous-régional et informer le diplomate des succès enregistrés en matière d’harmonisation des politiques et de développement des infrastructures pour stimuler les échanges intracommunautaires et la libre circulation des citoyens conformément aux objectifs visés par les pères fondateurs de l’organisation.

«D’énormes progrès ont été réalisés grâce à la mise en œuvre du protocole régional sur la libre circulation des personnes, favorisant ainsi une meilleure prise de conscience de la citoyenneté dans la Communauté ainsi que le développement des télécommunications, ce qui a facilité la communication intracommunautaire», a ajouté le président de la Commission de la CEDEAO.

Bien qu’ayant reconnu les défis auxquels se heurte le processus d’intégration régionale, M. Ouédraogo a invoqué avec enthousiasme les succès réalisés dans ce domaine.«Notre objectif, en fin de compte, est d’unir la région par le biais de divers mécanismes», a-t-il indiqué, faisant appel à la possibilité de solliciter le soutien britannique aux efforts en cours pour la transformation de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma) en une opération des Nations unies.

En outre, le président Ouédraogo a annoncé qu’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afriquecentrale se tiendra les 17 et 18 mai 2013 à Yaoundé, au Cameroun, afin de relever les défis de la sécurité maritime et convenir d’une stratégie commune permettant de lutter efficacement contre la piraterie dans ces deux régions.

Prenant la parole à son tour, l’ambassadeur britannique, qui vient de prendre fonction au Nigeria, a réitéré l’engagement de son pays à œuvrer en collaboration avec la CEDEAO pour la réalisation des objectifs despères fondateurs de cette organisation sous-régionale.

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L’Union Africaine condamne fermement le meurtre de personnels des Nations Unies au Soudan du Sud

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 10 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) a appris avec choc et une immense tristesse le meurtre de cinq soldats de maintien de la paix de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS) et de sept civils travaillant pour la Mission, dans une embuscade tendue, le 9 avril 2013, par des assaillants non identifiés dans l’Etat de Jonglei, au Soudan du Sud.

La Présidente de la Commission condamne fermement cette attaque criminelle et lâche. Elle exprime les condoléances sincères de l’UA aux familles des soldats, à leurs pays respectifs, à la MINUSS et au Secrétariat des Nations unies.

La Présidente de la Commission réitère la profonde appréciation par l’UA du travail remarquable accompli par la MINUSS. Elle encourage la Mission à persévérer dans ses efforts, en dépit du contexte très difficile dans lequel elle opère.

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Soudan du Sud – Attaque contre un convoi des Nations unies

PARIS, France, 10 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

La France condamne vivement l’attaque contre une patrouille de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud, qui a coûté la vie à cinq soldats indiens, à plusieurs civils des Nations unies, et a fait de nombreux blessés.

Nous exprimons nos condoléances aux autorités indiennes et notre solidarité avec les familles des victimes. La France appelle le gouvernement sud-soudanais à enquêter dans les meilleurs délais sur cette attaque contre une opération de maintien de la paix et à traduire ses auteurs en justice.

La France réaffirme son plein soutien à l’action de la mission de l’ONU au Soudan du Sud ainsi qu’aux États qui contribuent, par leur participation, à la consolidation de la paix dans ce pays. Nous saluons la contribution majeure de l’Inde aux troupes de maintien de la paix des Nations unies et présentons toutes nos condoléances au gouvernement indien.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL CONDAMNE L’ATTAQUE D’UN CONVOI DE LA MINUSS, AU SOUDAN DU SUD, QUI A CAUSÉ LA MORT DE CINQ CASQUES BLEUS ET DE NOMBREUX PERSONNELS CIVILS

NEW YORK, 10 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général est consterné par l’attaque lancée ce matin contre un convoi de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS). Il condamne fermement le meurtre de cinq soldats de la paix indiens, de deux membres du personnel local de la MINUSS et de cinq autres civils travaillant comme sous-traitants locaux à Gumuruk dans l’État de Jonglei, au Soudan du Sud. Neuf autres collègues ont également été blessés dans l’attaque, et certains sont dans un état critique.

Il appelle le Gouvernement du Soudan du Sud à traduire les auteurs de ce crime devant la justice. Il rappelle que le meurtre de soldats de la paix est un crime de guerre qui relève de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI).

Le Secrétaire général exprime ses plus sincères condoléances aux Gouvernements de l’Inde et du Soudan du Sud, et aux familles des Casques bleus, des membres du personnel et des sous-traitants tués au cours de l’attaque.

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DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR L’ATTAQUE PERPÉTRÉE CONTRE UN CONVOI DE LA MISSION DES NATIONS UNIES AU SOUDAN DU SUD

NEW YORK, 10 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois d’avril, M. Eugène-Richard Gasana (Rwanda):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné avec la plus grande énergie l’attaque lancée par des individus armés non identifiés contre un convoi de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) le 9 avril à Jongleï (Soudan du Sud), au cours de laquelle cinq soldats de la paix indiens et au moins sept civils ont perdu la vie.

Ils ont présenté leurs condoléances aux familles des soldats de la paix et du personnel de la MINUSS tués au cours de cette attaque, ainsi qu’au Gouvernement indien. Ils ont appelé le Gouvernement sud-soudanais à enquêter sans délai sur cet incident et à traduire les coupables en justice.

Ils ont réaffirmé leur plein appui à la MINUSS et aux pays qui fournissent des contingents et appellent toutes les parties en présence au Soudan du Sud à coopérer avec la Mission.

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Egypte / Porte Parole du Ministère des Affaires étrangères

PARIS, France, 10 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Porte Parole du Ministère des Affaires étrangères

Q – Avez-vous une inquiétude particulière à exprimer concernant les violences qui ont visé les Coptes ces derniers jours ?

R – Il y a en effet eu des violences ce week-end entre coptes et musulmans, notamment dans le quartier d’Al-Khoussous au Caire.

Nous sommes vivement préoccupés par ces violences intercommunautaires qui ont entrainé la mort de plusieurs personnes. Je ne peux ici qu’appeler les autorités à mettre tout en œuvre pour apaiser ces tensions et établir les responsabilités dans ces violences et les décès qu’elles ont provoquées. Nous relevons d’ailleurs avec satisfaction les appels à la retenue des plus hautes autorités égyptiennes.

Je ne peux également que rappeler ici la nécessité pour chacun de respecter les libertés fondamentales et les principes démocratiques, dont la liberté de religion et de conviction. Le respect de ces droits est une condition essentielle pour bâtir la société libre et démocratique à laquelle aspirent tous les Egyptiens.

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La Haute Représentante Catherine Ashton accueille une conférence sur le leadership des femmes dans la région du Sahel

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 10 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Une conférence de haut niveau sur le leadership des femmes dans la région du Sahel s’est tenue aujourd’hui à Bruxelles. Cet événement a rassemblé une quarantaine de femmes de la région : personnalités de différentes générations de la société civile, experts en matière de paix et de sécurité, militantes pour la paix, responsables gouvernementales et défenseuses de l’égalité des sexes. Des membres du Parlement européen, des ambassadeurs africains et européens, ainsi que des représentants de l’Union africaine, de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union européenne et des Nations unies, ont également participé à l’événement. Ils ont pu entendre directement les points de vue et recommandations des femmes de cette région frappée par les crises afin de renforcer la participation et l’autonomisation politique et économique des femmes, ainsi que leur rôle pour la paix et le redressement économique.

A la suite de la conférence, la Haute Représentante Catherine Ashton a déclaré:

« Partout à travers le monde lorsque les femmes prospèrent, les sociétés prospèrent aussi; lorsque les femmes souffrent, les sociétés souffrent également. Cela est également vrai pour le Sahel et c’est pour cette raison que nous avons aujourd’hui rencontré des femmes dirigeantes de la région – une région où les efforts africains et internationaux sont essentiels pour trouver une solution aux crises.

« Les discussions d’aujourd’hui ont aidé à mettre en forme une vision commune afin de renforcer le rôle des femmes dans la stabilité politique et la prospérité économique du Sahel. C’est un pas important pour la Conférence de haut niveau des donateurs sur le développement du Mali qui sera organisée par l’Union européenne, la France et le Mali le 15 mai prochain à Bruxelles. »

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