Libye : des milliers de personnes ont besoin d’assistance à la suite d’affrontements tribaux dans le Djebel Nafoussa

GENEVE, Suisse, 7 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Au cours des trois derniers jours, les affrontements tribaux qui ont secoué le Djebel Nafoussa en Libye ont fait des milliers de déplacés. En coopération avec le Croissant-Rouge libyen, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’emploie à distribuer des vivres, des médicaments et d’autres secours d’urgence à plus de 3 000 personnes qui ont fui de leur foyer pour se réfugier dans les villes environnantes.

Les affrontements ont éclaté le 2 mars près de la ville de Mizdah, à 180 kilomètres au sud de Tripoli. « Certains déplacés vivent dans des conditions difficiles, car ils ont trouvé refuge dans des bâtiments encore en construction », déclare la collaboratrice du CICR Asma Khalik Awan, responsable de la distribution des secours.

Ces trois derniers jours, 750 personnes ont reçu des rations alimentaires pour un mois à Garyat, à quelque 140 kilomètres au sud de Mizdah, et à Nismah, à 50 kilomètres au sud de la ville. « Aujourd’hui, 2 500 autres personnes recevront des vivres, des couvertures, des ustensiles de cuisine et d’autres articles de première nécessité », poursuit Mme Khalik Awan.

Le CICR a en outre fourni au dispensaire de Mizdah du matériel de pansement pour traiter jusqu’à 50 blessés. Le personnel du dispensaire prodigue les premiers soins aux victimes avant de les transférer dans un établissement plus important. Aujourd’hui, des collaborateurs du CICR et des volontaires du Croissant-Rouge libyen évalueront la situation médicale à Gharyan et Shqeiqa, respectivement à 85 et 30 kilomètres au nord de Mizdah. D’autres volontaires de la Société nationale apportent leur soutien au CICR à Nismah, Garyat et Mizdah.

En Libye, le CICR visite les personnes détenues, contribue à faire la lumière sur le sort des disparus et coopère avec le Croissant-Rouge libyen pour aider les personnes blessées dans les affrontements ou déplacées à cause de la violence. L’institution s’emploie également à diffuser les règles du droit international humanitaire auprès des autorités et fait en sorte que ces règles soient prises en compte dans les formations dispensées aux forces armées et de sécurité libyennes.

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LE SENEGALAIS MOUSSA TOURE DECROCHE LE PRIX SPECIAL CEDEAO DU FESPACO 2013

ABUJA, Nigeria, 7 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le réalisateur sénégalais Moussa Touré a remporté le prix spécial de la CEDEAO de l’intégration ouest africaine de la 23ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) pour son long-métrage «La Pirogue».

Cette récompense, d’une valeur de dix mille dollars américains ($10 000) accompagnée d’un trophée, lui a été remise par le président de la Commission de la CEDEAO, M. Kadré Désiré Ouédraogo, en présence du président du Faso, Blaise Compaoré, lors de la cérémonie de clôture de la biennale du cinéma africain, le samedi 2 mars 2013, au stade du 4-Août de Ouagadougou, au Burkina Faso.

M. Ouédraogo a félicité le lauréat pour son ‘uvre cinématographique en faveur de l’intégration et de la créativité des citoyens de la Communauté.

Avant la cérémonie de remise du prix à M. Moussa Touré, le président de la Commission de la CEDEAO, accompagné de son épouse, de son directeur de cabinet, M. Denis Ouédraogo, de sa conseillère à la Communication, Mme Bertine SYLLA, de la commissaire du Développement humain et Genre de la Commission, Dr Adrienne Diop, ainsi que du directeur de la Culture de la Commission, Pr Abdoulaye Maga, a visité les différents stands installés sur le site du Fespaco dans le cadre de la biennale 2013 du cinéma africain, dont celui de la CEDEAO.

Le stand de la CEDEAO, d’une superficie de 9 m² et décoré aux couleurs de la CEDEAO, a été animé pendant une semaine par le Chargé de communication interne de la Commission de la CEDEAO, M. Liberor Doscof Aho.

Occasion pour lui de mieux faire connaître l’organisation régionale aux visiteurs du Fespaco à travers des présentations et exposés sur l’historique, les objectifs, le management, les institutions et agences spécialisées, les principes fondamentaux, les réalisations, les projets et programmes ainsi que la Vision 2020 de la CEDEAO, sans oublier les grands défis et perspectives de l’organisation.

Les visiteurs ont également pu se procurer des manuels d’information et de vulgarisation sur la CEDEAO et participé à des jeux de questions-réponses dotés de prix constitués de gadgets de communication sur la CEDEAO, tels que des casquettes, T-shirts, calendriers, agendas, etc.

Diverses couches socioprofessionnelles de plusieurs Etats membres de la CEDEAO, de nombreux étudiants et élèves de Ouagadougou, le Premier ministre burkinabè, M. Beyon Luc Adolphe Tiao, le délégué général du Fespaco, M. Michel Ouédraogo, et bien d’autres personnalités du Burkina Faso ont visité le stand de la CEDEAO.

Le président de la Commission de la CEDEAO, M. Kadré Désiré Ouédraogo, et la commissaire du Développement humain et Genre, Dr Adrienne Diop, ont chaleureusement félicité M. Liberor Doscof Aho pour la qualité de son travail.

S’adressant à M. Aho, le président de la Commission a dit : «vous avez fait un travail remarquable ; je vous en félicite. Je souhaite que de telles actions soient désormais organisées dans tous les Etats membres de la CEDEAO à l’occasion des évènements du genre comme le Fespaco.

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Burundi- libération du journaliste Hassan Ruvakuki

PARIS, France, 7 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Le journaliste Hassan Ruvakuki a été libéré hier au Burundi. Quelle est votre réaction ?

R – La France se réjouit de la libération de M. Hassan Ruvakuki, correspondant de RFI, emprisonné depuis le mois de novembre 2011.

Attachée au libre exercice de la fonction de journaliste partout dans le monde, la France a suivi avec attention toutes les étapes de la procédure judiciaire et a constamment plaidé auprès des autorités burundaises en faveur du respect des droits de la défense et de la tenue d’un procès équitable.

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Libye – Attaque contre le Congrès général national et son président

PARIS, France, 7 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

La France exprime sa profonde inquiétude devant les derniers événements à Tripoli qui ont porté atteinte au fonctionnement régulier, à la légitimité du Congrès général national et à l’intégrité physique de son président, M. Mohamed Megarief.

Elle appelle l’ensemble des Libyens à se rassembler et à poursuivre la construction d’un État de droit fondé sur le respect des institutions élues, de la liberté de chacun, ainsi que des lois et des principes démocratiques.

La France reste confiante dans la poursuite du processus de transition politique engagé en Libye et encourage un dialogue constructif et serein entre tous les Libyens.

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Le Nobel Muhammad Yunus sera l’invité du cycle des éminents conférenciers de la Banque africaine de développement (BAD)

TUNIS, Tunisie, 7 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Nobel Muhammad Yunus sera l’invité du cycle des éminents conférenciers de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) à Tunis, siège provisoire de la BAD.

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Le professeur Yunus interviendra sur le thème « Bâtir le “social-business” en Afrique : un nouveau capitalisme au service des besoins les plus pressants de la société ». Il prononcera ainsi le dix-neuvième discours d’un cycle entamé en 2005, devant une audience composée de diplomates, de représentants du gouvernement tunisien et de la société civile, ainsi que des membres du personnel de la Banque.

De nationalité bangladaise, Muhammad Yunus a reçu le prix Nobel de la paix en 2006 avec la Grameen Bank, une institution de microfinance créée par lui en 1976 et devenue un établissement bancaire indépendant en 1983.

Le comité Nobel avait déclaré récompenser conjointement le professeur Yunus et la Grameen Bank « pour leurs efforts en vue de créer un développement économique et social par la base ». Le professeur s’est fait le chantre du microcrédit depuis 1975, estimant que la pauvreté est une « création artificielle » qui peut être totalement éradiquée grâce aux efforts fournis par l’humain.

Dans ses recommandations, le Comité Nobel ajoutait qu’« une paix durable ne saurait advenir sans que des pans importants de la population trouvent le moyen de s’extraire de la pauvreté. Le microcrédit est une façon d’y parvenir. Le développement par la base permet aussi de faire progresser la démocratie et les droits sociaux».

Le professeur dirige le Centre Yunus, un centre de ressources pour toutes les activités de social-business de la Grameen Bank au Bangladesh et dans le monde.

Selon le Centre, le social-business représente des entreprises « créées à des fins sociales et non dans un intérêt à but lucratif. A l’instar des ONG, elles ont une mission sociale et environnementale. Toutefois, elles génèrent des revenus qui couvrent leurs coûts propres. Les investisseurs y récupèrent leur mise et tous les bénéfices sont réinvestis dans la croissance et l’innovation, voire pour essaimer de nouvelles entreprises de social-business. Le social-business vise à élargir le modèle du capitalisme actuel en mettant l’accent sur des objectifs d’utilité publique, plutôt que sur le profit personnel ».

« Un dollar de charité n’a qu’une seule vie. Un dollar du social-business est éternel », affirme Muhammad Yunus.

Date : 12 Mars 2013

Heure : 16 h30

Lieu : Salle de conférence Mohamed Majoul, Amen Bank -Tunis

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

Contact : Al Kassoum Diallo (Media Relations) ; a.a.diallo@afdb.org

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République démocratique du Congo : la violence contre la population doit cesser dans le Masisi

GENEVE, Suisse, 7 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Après plusieurs jours d’intenses combats dans la ville de Kitchanga (territoire de Masisi, Nord-Kivu), la situation de la population est dramatique. Selon l’équipe du CICR qui s’est rendue sur place le 5 mars, des cadavres jonchaient les rues. L’ampleur des destructions est considérable. L’hôpital Saint-Benoît, l’un des deux établissements hospitaliers de la ville, a été touché par des tirs d’obus. Les combats ont fait de nombreux morts et blessés, tant militaires que civils, parmi lesquels de très jeunes enfants. La majorité des habitants de Kitchanga et des alentours ont pris la fuite.

« Kitchanga ressemble aujourd’hui à une vaste scène de désolation, et notre équipe sur place est sous le choc. Nous sommes extrêmement inquiets face à l’ampleur de ces récentes violences, dans une région déjà durement touchée par les conflits. La présence en ville de combattants incontrôlés est également préoccupante », déclare Franz Rauchenstein, chef de la délégation du CICR en République démocratique du Congo (RDC).

Le CICR rappelle que les parties au conflit doivent en tout temps faire la distinction entre civils et combattants, mais aussi entre biens civils, qui doivent être respectés et protégés, et objectifs militaires. C’est le message que les équipes du CICR dans l’est de la RDC ne cessent de transmettre aux forces et groupes armés en présence. Le principe de distinction est par ailleurs l’une des pierres angulaires du droit international humanitaire.

À Kitchanga, plus de 70 volontaires de la Croix-Rouge de la RDC s’emploient à prodiguer les premiers soins aux blessés légers. Ils ont en outre recueilli et inhumé les dépouilles mortelles de 68 personnes.

Pour faire face à l’afflux de blessés en provenance de Kitchanga, le CICR a déployé le 1er mars une seconde équipe chirurgicale à l’hôpital N’Dosho de Goma afin de renforcer la capacité chirurgicale de l’établissement. Plus de 90 blessés de guerre y sont actuellement pris en charge, dont une cinquantaine en provenance de Kitchanga. Les cas les plus graves nécessitent plusieurs interventions chirurgicales, souvent espacées sur plusieurs semaines.

L’équipe du CICR poursuit son travail dans la zone de Kitchanga afin de répondre aux besoins les plus pressants de la population.

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Eradiquer la faim et la malnutrition au Malawi / La FAO, l’UE et le gouvernement du Malawi discutent de la marche à suivre

LILONGWE, Malawi, 7 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Diversifier les cultures, accroître la productivité et la production des agriculteurs grâce à des projets d’irrigation à petite échelle, améliorer le fonctionnement des marchés locaux: voici quelques-unes des mesures mises en œuvre par le gouvernement du Malawi qui pourraient fortement contribuer à éliminer la faim et la malnutrition dans le pays, a expliqué le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva à l’issue d’une rencontre de haut niveau avec la Présidente du Malawi, Mme Joyce Banda, et le Commissaire européen chargé du développement, M. Andris Piebalgs.

«Il était intéressant de s’entendre présenter les programmes gouvernementaux en appui au petit élevage et à la diversification des cultures», a confié M. Graziano da Silva.

«La FAO est prête à intensifier son aide pour développer l’agriculture, améliorer la sécurité alimentaire et accroître les revenus des familles pauvres du Malawi. Lier l’agriculture et la protection sociale et favoriser la parité hommes-femmes comptent parmi les moyens de consolider les acquis et de les faire fructifier», a ajouté le Directeur général de la FAO, qui a également souligné l’importance d’associer le secteur privé et la société civile à la lutte contre la faim et la malnutrition, et de renforcer les capacités des pouvoirs publics.

MM. Graziano da Silva et Piebalgs sont à la tête d’une mission conjointe UE-FAO chargée d’étudier avec le gouvernement du Malawi comment contribuer à la sécurité alimentaire et à l’agriculture durable dans le pays.

Durant la rencontre, Mme Banda a attiré l’attention sur l’initiative présidentielle lancée il y a deux semaines afin de diversifier et d’améliorer la production locale et la nutrition. Elle a précisé que des projets d’irrigation à petite échelle et des aides à la commercialisation visant à absorber la hausse de la production agricole encourageraient les exploitants malawites à produire encore davantage.

Le Commissaire européen chargé du développement, M. Andris Piebalgs, a souligné qu’il importe de traiter ensemble l’agriculture, la sécurité alimentaire et la malnutrition, suivant une approche cohérente et coordonnée.

La FAO, l’UE et le gouvernement du Malawi ont aussi convenu que l’utilisation durable des terres et les droits y afférents doivent s’incrire dans les activités menées en faveur du développement rural. La mise en œuvre dans le pays des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale, approuvées en mai 2012 par le Comité de la sécurité alimentaire, soutiendra cet effort.

S’inspirer des programmes qui marchent

D’après le Directeur général de la FAO, le Malawi a accompli d’importants progrès dans la lutte contre la faim. «Le pays est en passe d’atteindre le premier Objectif du Millénaire pour le développement et peut de façon réaliste se fixer des objectifs encore plus ambitieux.»

Néanmoins, a rappelé le Directeur général, le pays reste confronté à de nombreux défis, dont beaucoup sont pressants. «Comme l’a souligné Mme la Présidente Banda, les pluies tardives de la saison agricole en cours exercent une pression supplémentaire sur la sécurité alimentaire, en particulier dans le sud du pays.»

Mme Banda, MM. Graziano da Silva et Piebalgs se sont aussi entretenus de la manière dont le Malawi pourrait profiter de l’expérience et des enseignements acquis d’autres pays, notamment de la stratégie brésilienne «Faim zéro». La Présidente Banda a salué cette proposition et soutient le partenariat entre la FAO, l’Union africaine et l’Instituto Lula visant à intensifier les efforts pour vaincre la faim en Afrique.

Durant leur séjour au Malawi, M. Graziano da Silva et le Commissaire européen visiteront également plusieurs projets de la FAO et de l’UE. Par exemple à Chingonthi, la FAO soutient un projet de stockage des céréales qui s’attache à réduire les pertes post-récolte de maïs en améliorant les installations de stockage et la commercialisation. Les communautés agricoles continueront d’être aidées et formées pour se grouper en coopératives afin de développer leurs activités et de mieux s’intégrer au marché.

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Journée internationale des droits des femmes / Mali : Les droits des femmes doivent être au cœur de la transition

PARIS, France, 7 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — A la veille de la Journée internationale des droits des femmes, la FIDH, l’AMDH, FEMNET- Mali, WILDAF- Mali, l’APDF, le CNDH Mali et l’UIDH soulignent que la pleine participation des femmes et la protection de leurs droits doivent être au cœur du processus de paix, de reconstruction et de transition démocratique au Mali.

Lors du conflit qui a ravagé le Nord du Mali depuis plus d’un an, les femmes et les filles ont été particulièrement ciblées par les violences : viols et autres formes de violences sexuelles, mariages forcés, parfois avec plusieurs hommes, flagellations publiques, passages à tabac pour « actes immoraux ». Les groupes islamistes armés qui ont occupé la région se sont attaqués au statut des femmes : entraves à l’accès des filles à l’éducation, obstacles au travail et à la liberté de circulation, port obligatoire du voile… Des milliers de femmes et d’enfants sont parmi ceux qui ont fui les violences et la terreur et qui se trouvent déplacés au sein du pays ou réfugiés dans les pays voisins.

Aujourd’hui, nos organisations saluent le combat des maliennes et maliens, qui se sont battus pour la démocratie et l’égalité, contre l’obscurantisme et qui ont rejeté l’imposition de la pratique de la charia et d’autres mesures s’opposant aux droits des femmes. Nos organisations soulignent que l’avenir du pays doit être construit avec la participation pleine et entière des femmes à tous les efforts visant à établir une société fondée sur la dignité, la justice et l’égalité.

La justice est une priorité. La construction d’une paix durable ne peut se faire sans justice pour les victimes. Les responsables de crimes commis à l’encontre de la population civile malienne doivent être poursuivis et jugés en conformité avec les normes internationales. Les crimes commis à l’égard des femmes ne doivent pas rester impunis, pour les victimes d’aujourd’hui et pour éviter la répétition de tels crimes dans l’avenir. A cet égard, nous rappelons que les viols et autres formes de crimes sexuels commis en période de conflit peuvent constituer des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre selon le Statut de la Cour pénale internationale, qui, en janvier 2013, a ouvert une enquête sur les crimes présumés commis sur le territoire du Mali depuis janvier 2012. Nous rappelons également que, selon les Résolutions 1820, 1888 et 1889 du Conseil de sécurité, les auteurs de crimes sexuels ne peuvent être amnistiés en aucun cas. Nous appelons l’État malien, avec le soutien de la communauté internationale, à veiller à ce que des mesures d’assistance juridique, médicale et psycho-sociale soient mises en place au profit des victimes.

Nous appelons également les autorités maliennes, ainsi que la communauté internationale, à garantir la participation effective des femmes au processus de paix, conformément à la résolution 2085 du Conseil de Sécurité des Nations unies (autorisant le déploiement d’une mission internationale au Mali) ainsi qu’aux résolutions 1325 et suivantes sur les femmes, la paix et la sécurité. La pleine représentation des femmes doit être assurée au sein des nouvelles instances de la transition, notamment de la Commission de dialogue et de réconciliation, qui doit être mise en place prochainement, ainsi que de la Commission nationale de négociation (CNN). Nous demandons à ce que ces obligations soient aussi intégrées au sein de la « feuille de route pour la transition », adoptée par le gouvernement malien qui, en l’état, ne fait aucune mention des droits des femmes.

La reconstruction du Mali doit se faire sur la base du respect de droits humains de toutes et de tous, conformément à sa Constitution et à ses obligations internationales et régionales.

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OTAGES – DECLARATION DE M. LAURENT FABIUS, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

PARIS, France, 6 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — OTAGES – DECLARATION DE M. LAURENT FABIUS, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

Je viens de recevoir les familles de nos compatriotes enlevés au Cameroun le 19 février.

J’ai confirmé aux familles notre détermination totale pour parvenir à la libération de leurs proches. Je leur ai aussi redit la profonde solidarité des autorités françaises face à leur angoisse dans ce moment si difficile.

Cette rencontre a permis de les tenir informées des éléments dont nous disposons et des efforts engagés pour que les otages puissent être libérés. Il s’agit d’indications confidentielles.

Comme l’ensemble des services de l’Etat, le centre de crise du ministère des affaires étrangères reste, à toute heure, mobilisé à leurs côtés pour leur apporter l’aide qu’elles souhaitent.

Tout est fait pour obtenir la libération des otages et leur retour en France aussi vite que possible.

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CORRECTION/ Atlantic Energy : comment les sociétés autochtones sont en passe de transformer l’industrie pétrolière et gazière nigériane

LAGOS, Nigeria, 6 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — CORRECTION/ Contrairement à ce qui a été annoncé par erreur dans le communiqué précédent, l’événement s’est déroulé au NIGERIA et non au NIGER.

Il fallait donc lire :

Atlantic Energy (http://www.atlanticenergy.com) était un sponsor Platinum lors de la récente 13e Conférence nigériane sur le pétrole et le gaz, un des plus importants rassemblements du secteur en Afrique. La conférence s’est tenue à Abuja et a réuni plus de 1 000 délégués de haut niveau, nationaux et internationaux, issus de l’ensemble des secteurs (amont, intermédiaire et aval) de l’industrie pétrolière et gazière.

Logo Atlantic Energy: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/atlantic-energy.jpg

Parmi les participants à la conférence, on peut citer le ministre nigérian des Ressources pétrolières, (S.E.) Diezani Alison-Madueke ; la société d’État pétrolière (Nigerian National Petroleum Corporation – NNPC), représentée par le Directeur général du groupe, Andrew Yakubu et par le Directeur délégué du groupe, Exploration et Production, Abiye Membere ; ainsi que des sociétés pétrolières internationales et autochtones, des sociétés de service, et des banques internationales et nigérianes, entre autres.

Le co-Président général d’Atlantic Energy, M. Scott Aitken, y a présidé un groupe de discussion consacré au sujet : Cap sur les indépendants – comment les sociétés autochtones sont en passe de transformer l’industrie pétrolière et gazière nigériane ? Les points clés évoqués ont été les suivants : (1) Créer un environnement favorable visant à encourager les sociétés nigérianes à participer à des opérations et à étendre leurs activités ; (2) Quelles sont les incitations fiscales et réglementaires dont les sociétés autochtones ont besoin ? ; (3) Comment les sociétés autochtones peuvent-elles accéder au savoir-faire technique et aux financements nécessaires pour élargir leur champ d’action ?, et (4) Le processus de désinvestissement des sociétés pétrolières internationales (SPI) au profit des sociétés autochtones : succès et écueils ?

Selon M. Aitken, alors que les SPI représentent environ 90 % de la production au Nigéria, il existe des centaines de gisements terrestres non exploités. Par conséquent, il est nécessaire que davantage de sociétés autochtones, comme Atlantic Energy, participent au développement de l’industrie pétrolière et gazière nigériane.

De même, il a signalé que récemment, le gouvernement nigérian avait chargé Nigerian Petroleum Development Company (NPDC), un opérateur (filiale détenue à 100 % par la NNPC) qui participe à une alliance stratégique avec Atlantic Energy, de développer toute une série d’actifs de la NPDC, afin d’augmenter de manière drastique sa production de pétrole brut et de gaz naturel.

La production courante de NPDC se situe à 130 000 barils de pétrole par jour (bj)/ L’objectif est d’atteindre 250 000 bj d’ici 2015 et d’augmenter de manière significative l’approvisionnement en gaz national dans le pays, afin d’accroître la production d’énergie et de soutenir les industries manufacturières locales. Grâce à son alliance stratégique avec NPDC, Atlantic Energy aidera la société NDPC à atteindre cet objectif.

Par ailleurs, M. Atken a déclaré qu’une portion significative du gaz naturel commercialisé du Nigéria est transformé en GNL, et que ce gaz naturel ne représentait que 4 % de la consommation énergétique du pays en 2010. Néanmoins, la privatisation du secteur énergétique est en passe d’entraîner une hausse de la demande de gaz, avec une capacité installée de 7000 MW et une capacité cible de 16 000 MW d’ici fin 2013.

M. Aitken a ensuite énoncé les défis auxquels sont confrontées des sociétés comme Atlantic Energy et l’industrie en général. Il a proposé des solutions aux problèmes que posent la vétusté des infrastructures, les terrains marécageux et les terres, les rapports avec les intervenants locaux et les attentes de ces derniers, le caractère multiple des partenaires/les nouveaux modèles et les objectifs ambitieux. Il a indiqué que ces problèmes pouvaient être résolus en ayant recours à une évaluation approfondie et un remplacement/une modernisation graduel(le) des infrastructures, ainsi qu’en encourageant la gestion des marécages et des terres, en évaluant les engagements communautaires et en les actualisant. De même, un ordre de priorités devrait être établi parmi les projets, ainsi que des structures centralisées claires de gestion, avec en particulier, la mise en place de relations solides. Il est nécessaire de mettre en place des procédures accélérées susceptibles d’avoir des résultats rapides, afin d’asseoir un développement accru.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Atlantic Energy.

À propos d’Atlantic Energy

Atlantic Energy (http://www.atlanticenergy.com) est un groupe privé pétrolier et gazier intervenant en amont du secteur, créé par des cadres nigériens et internationaux spécialisés dans l’exploration et la production (E&P) et dotés d’une expérience prouvée dans le secteur nigérian de l’E&P. La société travaille actuellement au Nigéria et elle continuera d’honorer son engagement consistant à développer le pays et ses abondantes ressources naturelles, par le biais de son développement énergétique et de ses infrastructures.

http://www.atlanticenergy.com

Pour plus d’informations concernant les développements ci-dessus, ou sur Atlantic Energy, veuillez vous adresser à : communications@atlanticenergy.com

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