Conseil d’Association UE-Maroc

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 17 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil d’Association UE Maroc a eu lieu aujourd’hui à Bruxelles pour sa onzième session. Cette réunion ministérielle confirme la dynamique positive des relations bilatérales et marque une nouvelle étape dans le développement des relations entre le

Maroc et l’Union européenne par l’adoption du nouveau Plan d’Action commun 2013-2017 dans le cadre du statut avancé. Le Maroc est un partenaire important pour l’UE qui joue un

rôle-clé au sein de l’espace Euro-méditerranéen et du Partenariat Afrique-UE. L’UE souhaite continuer à développer avec le Maroc une relation bilatérale forte, fondée sur des valeurs partagées, le respect réciproque et la solidarité.

Le Conseil d’Association a été présidé par le Ministre lituanien des Affaires étrangères,

Linas Linkevičius au nom de Catherine Ashton, Haute Représentante pour la politique extérieure et de sécurité commune et Vice-présidente de la Commission européenne. La

Commission européenne était représentée par Štefan Füle, Commissaire à l’Elargissement et à la Politique de voisinage. La délégation marocaine était menée par le Ministre marocain des affaires étrangères M. Salaheddine Mezouar.

Le Conseil d’Association a permis aux deux parties de faire le bilan des réalisations et des avancées accomplies depuis la session d’avril 2012, de passer en revue le processus de réformes ainsi que les étapes à venir. L’UE a réitéré sa disposition à accompagner le Maroc en appuyant ce processus, notamment à travers le nouveau Plan d’Action 2013-2017 dans le cadre de la Politique européenne de Voisinage et des moyens qui sont à disposition.

Le Conseil d’Association a également exprimé sa satisfaction sur la signature du partenariat sur la mobilité le 7 juin 2013, la signature de l’accord pêche le 18 novembre 2013 ainsi que la progression des négociations de l’Accord de Libre Échange Complet et Approfondi

(ALECA).

Le Conseil d’Association a donné l’occasion d’échanger à haut niveau politique sur les nombreuses questions régionales d’intérêt commun telles que l’intégration régionale, le dialogue euro arabe et euro africain, la Libye, la Syrie, le Sahel et le Processus de Paix au

Moyen Orient.

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Le Canada fait ressortir l’importance d’appuyer la mise en valeur durable des ressources naturelles comme moyen de réduire la pauvreté en Afrique

OTTAWA, Canada, 16 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Aujourd’hui, Lois Brown, secrétaire parlementaire du ministre du Développement international et ministre de la Francophonie, Christian Paradis, a assisté à la troisième Conférence des ministres responsables de la mise en valeur des ressources minérales, tenue par l’Union africaine à Maputo (Mozambique). Lors de la conférence, Mme Brown a participé au lancement du Centre africain de développement de l’industrie minière (CADIM), une initiative pour laquelle le Canada est le principal donateur.

« La création d’une croissance économique durable, menée par le secteur privé, est le principal moyen de briser le cycle de la pauvreté, a indiqué Mme Brown. S’il est géré de la bonne manière, le secteur de l’extraction peut apporter des revenus substantiels aux gouvernements. Par la suite, ces derniers peuvent réinvestir dans les infrastructures et les services essentiels, dont la santé et l’éducation. Cela peut également profiter aux entreprises locales, ce qui favorise la création d’emplois. »

Approuvée en février 2009 pendant un Sommet de l’Union africaine, la Vision minière pour l’Afrique cherche à utiliser les ressources minérales de l’Afrique comme outil de transformation économique et sociale et appuie le développement transparent, équitable et optimal des ressources minérales de l’Afrique. En janvier 2013, le premier ministre Stephen Harper a annoncé que le gouvernement du Canada versait 15,3 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer le Centre par l’entremise de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. L’engagement pris par le Canada d’aider les pays africains à optimiser les retombées de leur secteur de l’extraction contribue à faire en sorte que ces retombées soient bénéfiques aux populations et qu’elles améliorent leur qualité de vie en général.

« Le soutien du Canada au Centre africain de développement de l’industrie minière permettra d’offrir des conseils stratégiques aux pays africains sur la façon de gérer, de manière durable et transparente, leurs ressources naturelles, a ajouté Mme Brown. Il s’agira d’élaborer des codes, des lois et des systèmes fiscaux clairs et uniformes pour l’industrie minière, lesquels faciliteront tant les investissements que la participation des entreprises locales au développement du secteur de l’extraction. »

La croissance économique durable est l’une des priorités du Canada en matière de développement. Le Canada reconnaît que la mobilisation des ressources, des compétences et des capacités d’innovation du secteur privé contribue à réduire la pauvreté partout dans le monde.

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Union européenne / Conclusions du Conseil sur la République centrafricaine

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 16 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil a adopté les conclusions suivantes:

« 1. L’Union européenne (UE) est extrêmement préoccupée par la crise en République centrafricaine (RCA) qui s’est dégradée de jour en jour avec des effets catastrophiques pour la population. L’insécurité et les violations massives de droits de l’Homme et du droit international humanitaire sont omniprésentes. La situation humanitaire est alarmante.

L’accroissement d’une dimension interconfessionnelle et ethnique dans les affrontements est de plus en plus inquiétante. Dans ce contexte, l’UE salue l’intervention de la France en appui à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) conformément à la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU).

2. L’UE réitère que la responsabilité première de protection des populations incombe aux autorités de transition de RCA. Tout doit être mis en œuvre pour rétablir sans délai la sécurité et l’ordre publics et pour protéger les populations civiles. L’UE fait appel aux autorités de transition, aux groupes armés, aux leaders communautaires et à l’ensemble des Centrafricains pour faire preuve de retenue et ne pas entrer dans un cycle d’attaques et de représailles

violentes, et salue le rôle modérateur des autorités religieuses.

3. L’UE est particulièrement alarmée par les graves atteintes et violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, ainsi que par l’impunité généralisée qui prévaut dans le pays. Elle condamne l’ensemble des exactions, dont les exécutions sommaires, arrestations et détentions arbitraires, cas de torture, recrutement et emploi d’enfants par les groupes armés,

violences sexuelles et disparitions forcées. L’UE exhorte tous les groupes armés à mettre fin sans délai au recrutement et l’emploi d’enfants par des groupes armés. Une attention particulière doit être apportée a la protection, à la libération et à la réintégration de tous les enfants associes aux groupes et forces armés.

4. L’UE souligne que tous les auteurs des violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, y compris les leaders de l’Armée de résistance du Seigneur, devront en répondre devant la justice. Elle rappelle que la RCA a ratifié le Statut de Rome et que les actes qui constituent des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale. L’UE encourage la mise en place rapide de la commission d’enquête internationale, prévue par la résolution 2127 (2013) du CSNU, chargée d’enquêter sur les violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’Homme et d’atteintes aux droits de l’Homme perpétrées en RCA par toutes les parties depuis le 1er janvier 2013.

5. L’UE reste alarmée par la crise humanitaire de plus en plus dramatique. L’UE et ses Etats

Membres ont triplé leur assistance humanitaire depuis 2012 – plus de 60 M€ déjà en 2013. Ils resteront fortement mobilisés pour répondre à l’urgence et accompagner la sortie de crise du pays. L’UE fait appel à toutes les parties à assurer l’accès libre et en toute sécurité de l’aide humanitaire dans le plein respect des principes humanitaires internationaux. Le Conseil salue l’initiative conjointe de la Commission européenne et de la secrétaire générale adjointe des

Nations unies chargée des affaires humanitaires, coordonnatrice des secours d’urgence, de convoquer une réunion à haut niveau sur la situation humanitaire en Centrafrique le 20 janvier

2014.

6. Face à la gravité de cette crise, au déplacement de personnes et au flux croissant de réfugiés, il est impératif d’agir pour contribuer à une sortie rapide de ce conflit qui pose un risque éventuel aux voisins de la RCA et à la région plus large. L’UE se félicite des résolutions 2121 (2013) et 2127 (2013) du CSNU ainsi que des résolutions du Conseil des droits de l’Homme relatives à la RCA. Le rétablissement de la sécurité, de l’Etat de droit et de la gouvernance démocratique pour tous les habitants de la RCA reste l’objectif primordial de l’engagement international, y compris de l’UE.

7. Dans le cadre d’une approche globale, le Conseil affirme la disponibilité de l’UE à examiner l’utilisation des instruments pertinents pour contribuer aux efforts en cours visant à la stabilisation du pays, y compris dans le cadre de la Politique de Sécurité et de Défense

Commune (PSDC), dans ses deux dimensions militaire et civile. Lorsque les conditions sécuritaires seront suffisamment stables, un appui dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) devra également être examiné, pour garantir un règlement durable de la crise.

8. L’UE apporte son plein appui à l’action déterminée de ses partenaires africains qui ont su, parmi les premiers, prendre la mesure des risques et qui ont décidé d’y répondre afin de favoriser une stabilisation rapide de la situation : l’Union africaine (UA), la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), y compris à travers la MICOPAX, et leurs Etats membres. L’UE les invite à poursuivre leur engagement pour que la MISCA puisse rapidement atteindre ses capacités opérationnelles. A cet égard, l’UE mobilise un financement à hauteur de 50 M€ en faveur de la MISCA à travers la Facilité de paix pour l’Afrique. L’UE soutient le projet de l’UA d’organiser rapidement une conférence de donateurs notamment sur la MISCA, comme le prévoit la résolution 2127 (2013) du CSNU.

9. L’UE souligne l’importance de maintenir une forte mobilisation internationale pour répondre à la crise en RCA, et apprécie l’engagement continu des Nations unies (NU) y compris sur place à travers le Bureau intégré de l’Organisation des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA). Elle salue la déclaration de Bangui publiée à l’issue de la troisième réunion du Groupe international de contact sur la RCA le 8 novembre à Bangui et invite ce groupe à poursuivre ses efforts dans ce sens, en lien avec les Nations Unies et la médiation de la CEEAC. L’UE salue toutes les initiatives en faveur d’un dialogue interconfessionnel et de la réconciliation, ainsi que la signature par les autorités de transition du Pacte républicain à Bangui, le 7 novembre 2013. Elle demande à tous les acteurs de s’engager dans un processus de dialogue et de réconciliation nationale pour apaiser et surmonter les tensions intercommunautaires qui menacent la cohésion sociale du pays. L’UE fait également appelle aux autorités de transition à garantir la participation effective des femmes au processus de transition, conformément à la résolution 1325 (2000) du CSNU.

10. L’UE appelle les autorités de transition à travailler ensemble, ainsi qu’avec les partis politiques et la société civile, de manière inclusive et de bonne foi, pour conduire le processus de transition à son terme, conformément à l’accord de Libreville du 11 janvier 2013, à la déclaration de N’Djamena du 18 avril 2013, à l’appel de Brazzaville du 3 mai 2013, et à la déclaration de Bangui du 8 novembre 2013. Elle les incite à ne ménager aucun effort pour faire avancer le processus politique dans la perspective d’élections et du retour à l’ordre constitutionnel d’ici février 2015. Dans cette perspective, elle exhorte les autorités de transition à mettre rapidement en place l’Autorité nationale des élections et à œuvrer en faveur d’un redéploiement de l’administration civile.

11. Malgré l’instabilité qui y prévaut depuis un an, l’UE reste le seul partenaire majeur de développement à maintenir sa coopération en RCA pour répondre aux besoins de la population. Dans ce contexte, elle mobilise 23 M€ (du 10ème FED) pour renforcer les projets prêts à redémarrer dès que les conditions sécuritaires le permettront, en plus d’un programme de 10 M€ pour appuyer la stabilisation du pays. Le Conseil marque son plein soutien à l’action résolue de la Commission européenne. L’UE se prépare par ailleurs à accompagner le processus de transition en vue de restaurer les institutions démocratiques et contribuer à la fourniture des services sociaux de base aux populations. »

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Didier Reynders salue l’adoption de conclusions du Conseil Affaires étrangères sur la RDC et la Région des Grands Lacs

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 16 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, qui participe au Conseil Affaires Etrangères de l’Union européenne ce lundi 16 décembre à Bruxelles, se réjouit de l’adoption de conclusions substantielles sur la République Démocratique du Congo et la Région des Grands Lacs.

Dans ces conclusions, le Conseil prend note des importants changements survenus depuis juillet, en particulier la restauration de l’autorité de l’état dans l’Est de la République Démocratique du Congo, la fin de la rébellion du M23 et la conclusion des discussions de Kampala.

Pour Didier Reynders, ces changements offrent une opportunité unique à la Région des Grands Lacs de s’attaquer, avec l’appui de la Communauté internationale, aux problèmes de fond qui sont à l’origine de l’instabilité dans la région et ainsi de mettre fin aux souffrances de la population civile.

Le Ministre des Affaires étrangères se réjouit à cet égard que le Conseil ait entendu l’appel de la Belgique visant à encourager les projets de coopération au niveau régional tout en s’assurant du développement de chacun des pays qui la composent. A cet égard, les conclusions reconnaissent l’importance d’une approche globale et mieux coordonnée de la part des donateurs.

Didier Reynders rappelle la nécessité de poursuivre la réforme du secteur de sécurité et de bâtir sur les résultats obtenus par les deux missions européennes dans le secteur de la police (EUPOL) et de l’armée (EUSEC).

Le Ministre encourage également la RDC à continuer la mise en œuvre de réformes visant à renforcer la gouvernance économique et démocratique. A cet égard, une attention particulière devra porter sur le cycle électoral en tenant compte des recommandations formulées par la mission d’observation électorale de l’Union européenne.

Didier Reynders souligne enfin l’importance pour le Burundi, dans l’esprit de l’accord d’Arusha, de maintenir un processus électoral ouvert en vue des élections de 2015.

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L’Union africaine condamne l’attentat terroriste de Kidal contre les forces des Nations Unies

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 16 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, condamne fermement l’attentat terroriste odieux perpétré, le samedi 14 décembre 2013, contre les forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Kidal. Cet attaque a entrainé la mort de deux soldats et fait plusieurs blessés parmi le contingent sénégalais de la MINUSMA.

La Présidente de la Commission présente ses condoléances les plus sincères aux familles des victimes, aux Nations unies, ainsi qu’au Gouvernement de la République du Sénégal, et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

La Présidente de la Commission réaffirme le soutien de l’UA à la MINUSMA dans l’accomplissement de son mandat au Mali, ainsi que sa détermination à poursuivre résolument, en étroite coopération avec les pays de la région, la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes.

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RCA – limogeage de trois ministres (16 décembre 2013)

PARIS, France, 16 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole adjoint – 16 décembre 2013

La France est préoccupée par le limogeage de trois ministres, ainsi que du directeur du Trésor, annoncé hier par Michel Djotodia, sans le contreseing du Premier ministre Nicolas Tiangaye. Cette initiative, prise en contradiction avec la charte constitutionnelle de la transition et les accords de Libreville, est de nature à aggraver encore l’instabilité en République centrafricaine.

Il est indispensable que le cadre de la transition, et notamment les prérogatives du Premier ministre, soient respectés.

La France rappelle que la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations unies ouvre la voie à des sanctions contre les personnes qui enfreignent les accords de transition ou dont l’action a pour effet de menacer ou d’entraver le processus politique.

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Tunisie – désignation du nouveau Premier ministre

PARIS, France, 16 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole adjoint – 16 décembre 2013

La désignation de M. Mehdi Jomaa comme futur chef du gouvernement tunisien est une étape importante dans la mise en oeuvre de la feuille de route de sortie de crise.

La France salue cette avancée et rend hommage une nouvelle fois aux efforts de médiation de l’Union générale tunisienne du travail, de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme et de l’Ordre national des avocats.

La France appelle toutes les parties à mettre en oeuvre leurs engagements dans le cadre de la feuille de route afin de parvenir au plus vite à l’adoption de la Constitution et à la tenue d’élections libres et incontestables.

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L’Union africaine condamne l’attentat terroriste à Nairobi

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 16 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, a appris, avec choc et tristesse, l’attaque perpétrée contre un mini-bus à Eastleigh, dans la banlieue de Nairobi, le samedi 14 décembre 2013, et qui a coûté la vie à un certain nombre de civils innocents et a causé des blessures à plusieurs autres.

La Présidente de la Commission condamne fermement cette attaque lâche, et présente, au nom de l’UA, ses sincères condoléances aux familles endeuillées tout en souhaitant prompt rétablissement aux blessés.

La Présidente de la Commission réitère le soutien indéfectible de l’UA au Gouvernement du Kenya dans ses efforts de lutte contre le terrorisme. Elle souligne également l’engagement de l’UA à continuer à travailler avec les États membres pour prévenir et combattre le terrorisme dans le cadre des instruments pertinents de l’UA et d’autres textes internationaux.

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Des millions de personnes à risque d’insécurité alimentaire en République centrafricaine / Les agriculteurs ont besoin d’une aide d’urgence pour la prochaine campagne de semis

ROME, Italie, 16 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Les agriculteurs de République centrafricaine ont besoin d’une aide d’urgence pour empêcher la situation de la sécurité alimentaire de millions de personnes de se détériorer dans ce pays en proie aux conflits, a mis en garde la FAO aujourd’hui.

Selon le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) soutenu par la FAO, quelque 1,29 million de personnes, soit plus de 40 pour cent de la population rurale, ont besoin d’une aide d’urgence – près du double du niveau estimé en février 2013.

Et ces chiffres ne feront qu’augmenter l’an prochain si les agriculteurs ne peuvent se préparer à temps pour la prochaine campagne de semis, a souligné l’Organisation.

La production agricole a chuté cette année lorsque les troubles intérieurs qui ont éclaté dans le nord-est du pays en décembre 2012 se sont propagés au reste du territoire.

Selon les estimations, 500 000 personnes auraient abandonné leurs logements et de nombreux agriculteurs n’ont plus accès à leurs champs.

« Il y a une grave pénurie de semences, d’une part à cause des pillages et, d’autre part, parce que les habitants ont été contraints de les consommer au lieu de les conserver pour les semis », a indiqué Dominique Burgeon, Directeur de la Division des opérations d’urgence et de la réhabilitation à la FAO.

« Les agriculteurs désespérés vendent leurs outils et leurs animaux pour pouvoir nourrir leurs familles, et ils se retrouvent sans rien pour gagner un peu d’argent, sans compter les razzias de bétail et de matériel agricole, très répandues ».

Volatilité des prix

Un nouveau recul de la production agricole portera un rude coup à l’économie du pays, selon le Système mondial d’information et d’alerte rapide de la FAO (SMIAR).

L’agriculture assure 53 pour cent du PIB national et une grande partie des emplois dans le pays, où près des trois quarts de la population vit en milieu rural.

Les exportations agricoles – une des sources principales de devises étrangères du pays – se sont effondrées cette année, en particulier pour ce qui est du bois d’œuvre, du coton et du café.

Le bouleversement des marchés s’est traduit par la hausse et la volatilité des prix. Les prix du maïs dans la capitale, Bangui, ont augmenté de 31 pour cent entre janvier et novembre 2013, tandis que ceux du mil ont bondi de 70 pour cent de mars à octobre dans la province d’Ouham, au nord-ouest, une importante région productrice de sorgho et de mil.

Problèmes d’accès

Compte tenu des problèmes pour atteindre les familles agricoles, il faut se mobiliser sans attendre pour les aider à être prêtes à temps pour les campagnes d’ensemencement de 2014, a indiqué la FAO.

Les semis de la campagne principale de maïs de 2014 devraient démarrer début mars au centre et au sud; ceux de sorgho et de mil débuteront en mai au nord du pays. Les agriculteurs ont donc un besoin pressant de semences et autres intrants agricoles.

« Le déploiement récent d’opérations de maintien de la paix dans le pays devraient instaurer des conditions favorables au retour des agriculteurs sur leurs terres. C’est pourquoi nous avons besoin de leur fournir des intrants de toute urgence », a expliqué M. Bukar Tijani, Représentant régional de la FAO pour l’Afrique. « Faute de quoi, nous risquons une grave détérioration de la situation de la sécurité alimentaire et un besoin massif d’aide alimentaire prolongée ».

Réponse humanitaire

Un appel humanitaire coordonné par les Nations Unies pour la République centrafricaine sollicite 241 millions de dollars en faveur de 1,8 million de personnes.

Le Groupe Sécurité Alimentaire, piloté par la FAO et le Programme alimentaire mondial, nécessite 61 millions de dollars pour venir en aide à 500 000 personnes.

La FAO est en train de mobiliser des ressources et du personnel en temps utile pour la campagne d’ensemencement de mars. Elle a notamment affecté 1,2 million de son propre mécanisme de financement des situations d’urgence.

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Mali : redonner espoir aux familles dispersées

GENEVE, Suisse, 16 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le conflit dont le Mali est le théâtre depuis janvier 2012 est venu aggraver une situation marquée par plusieurs crises alimentaires successives, forçant des dizaines de milliers de personnes à fuir le nord du pays. Certaines familles ont dû se disperser pour trouver refuge dans d’autres localités du Mali ou dans des pays voisins. La Croix-Rouge malienne et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) aident ces personnes à rétablir le contact avec leurs proches.

« Au-delà des conséquences humanitaires les plus visibles, les déplacements de population, parfois soudains déchirent et séparent des familles entières. Des enfants se retrouvent seuls. Des réfugiés ignorent ce qu’il est advenu de leurs proches restés au Mali. Ces phénomènes sont malheureusement le lot commun de tout conflit », explique Christoph Luedi, chef de la délégation du CICR au Mali.

L’insécurité empêche les moyens de communications traditionnels de bien fonctionner, ce qui rend les contacts encore plus difficiles. Et pour de nombreux déplacés et réfugiés confrontés à l’incertitude de la situation dans le nord, l’exil risque malheureusement de se prolonger.

Tant au Mali que dans les camps de réfugiés installés dans les pays limitrophes, la Croix-Rouge malienne et le CICR s’emploient à rétablir le contact entre les personnes qui ont été séparées de leur famille par le conflit. Dans les lieux de détention, le CICR offre ces services aux personnes détenues en relation avec le conflit et aux mineurs qui ont été associés aux forces et groupes armés, autant de catégories vulnérables qui se retrouvent parfois sans nouvelles de leurs proches des mois durant.

Permettre aux détenus de rétablir le contact avec leur famille

Le CICR s’efforce de visiter toutes les personnes arrêtées et détenues en lien avec le conflit. Cet effort a été renforcé depuis qu’un accord global de visite a été signé avec les autorités maliennes, en avril 2013. Aujourd’hui, le CICR visite 256 personnes dans 21 lieux de détention à travers le pays. Ces visites visent à s’assurer que les conditions de détention respectent la vie et la dignité des personnes.

Les détenus ont la possibilité de reprendre contact avec des proches dont ils sont sans nouvelles. Par l’intermédiaire de messages manuscrits ou de salamats, ou encore d’appels téléphoniques passés depuis les bureaux du CICR, ils peuvent échanger des nouvelles à caractère strictement familial.

Depuis le début de l’année, le CICR a facilité 163 appels téléphoniques entre des détenus et leur famille, et 119 messages ont été distribués et collectés en collaboration avec la Croix-Rouge malienne. Ce travail s’étend aussi aux pays voisins, notamment à la Mauritanie, au Niger et au Burkina Faso.

Les enfants sont particulièrement vulnérables

Il arrive que des mineurs ayant été associés aux forces ou groupes armés se trouvent dans ces lieux de détention. Un accord signé entre les autorités maliennes et les Nations Unies permet à ces enfants d’être libérés et placés dans l’un des deux centres de soutien psychosocial et d’alphabétisation géré par l’ONG Intersos à Bamako.

Lorsque de tels cas se présentent, le CICR s’assure de l’application de l’accord à ces mineurs et de leur transfert dans un des centres d’accueil. Après cela, le CICR les aide à retrouver leur famille, à renouer le contact avec leurs proches, et le cas échéant, à les réunir. À ce jour, 15 enfants ont ainsi pu être réunis avec leur famille, à Gao, Tombouctou, Mopti et Ségou dans le nord du Mali, mais aussi au Niger.

« « Avant toute réunification, nous vérifions que les conditions sont remplies. Il ne s’agit pas de faire courir des risques supplémentaires à ces enfants. Nous devons ensuite nous assurer que leur réinsertion se passe bien. C’est un long processus. Dans tous les cas, c’est l’intérêt supérieur de ces enfants qui guide nos choix », explique Filipa Neto Marques, coordonnatrice des activités de protection du CICR au Mali.

En attendant d’éventuelles retrouvailles, les enfants ont la possibilité de maintenir un contact régulier avec leur famille par téléphone ou vidéoconférence ou en échangeant des messages manuscrits.

La Croix-Rouge malienne, un partenaire incontournable

Tout ce travail est rendu possible grâce à l’important réseau de volontaires dont dispose la Croix-Rouge malienne sur l’ensemble du territoire. Ce dispositif a récemment été renforcé avec la formation de 102 volontaires provenant de 42 localités de tout le pays.

« Nous avons bien formé nos jeunes volontaires. Les appareils photos, motos ou téléphones que nous leur avons remis leur permettront de rendre le sourire à encore plus de familles actuellement sans nouvelles de leur proches », explique Dieneba Koureissi, responsable nationale de la Croix-Rouge malienne pour le rétablissement des liens familiaux.

Ce travail est également mené en coordination avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge du Niger et du Burkina Faso et avec le Croissant-Rouge mauritanien.

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