Algérie / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 22 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Pouvez-vous nous confirmer que M. Bouteflika est toujours hospitalisé en France ?

R – Il est en effet en France. Je vous renvoie aux déclarations faites par le Premier ministre algérien hier soir, dans lesquelles il confirme en effet que le président algérien subit un certain nombre d’examens médicaux à l’hôpital du Val-de-Grâce. Pour le reste, c’est aux autorités algériennes de communiquer.

Q – Depuis combien de temps est-il en France ?

R – Depuis le 27 avril.

Q – Quelle est la procédure quand un chef d’Etat étranger est hospitalisé en France ?

R – Il n’y a pas de procédure spécifique. C’est une décision ad hoc qui est prise en fonction de plusieurs considérations, notamment médicales.

Q – Est-ce que vous êtes informés par le corps médical de son état de santé ?

Je vous rappelle tout de même un grand principe, celui du secret médical, qui s’applique à tous – à un chef d’état, à vous ou à moi. Seule la personne concernée, et ses proches sous certaines conditions, peuvent avoir accès à ce type d’informations. Cela relève donc de la confidentialité du dossier médical et nous n’avons pas à être tenus informés.

Q – Le fait de le recevoir au Val-de-Grâce, c’est le signe d’une certaine chaleur avec l’Algérie…

R – Bien sûr, il y a entre la France et l’Algérie la proximité que vous connaissez.

Q – On veut savoir s’il est à l’hôpital ou dans un appartement…

R – D’où vous pourriez tirer des conclusions hâtives sur son état. Encore une fois, c’est la raison pour laquelle pour l’instant nous nous bornons simplement à dire : oui, il est en France. Pour le reste, il appartient aux autorités algériennes de s’exprimer si elles le souhaitent.

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Communiqué du Service de santé des armées

PARIS, France, 22 mai 2013/African Press Organization (APO)/ -è Le 27 avril dernier, Monsieur Adbelaziz Bouteflika, Président de la République algérienne démocratique et populaire, a été hospitalisé à sa demande à l’hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce (Paris).

M. Bouteflika quitte aujourd’hui le Val-de-Grâce pour rejoindre un autre établissement afin d’y poursuivre sa convalescence.

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Nomination d’Albert Gerard Koenders en tant que représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Mali (21 mai 2013)

PARIS, France, 21 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — La France salue la nomination d’Albert Gerard Koenders aux fonctions de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Mali.

Ancien ministre de la coopération et du développement aux Pays-Bas et chef de la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire depuis 2011, M. Koenders dispose de l’expérience internationale et de la détermination qui lui permettront d’appuyer efficacement la sortie de crise au Mali. Il pourra compter sur le plein soutien de la France à la tête de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

La mission des Nations unies au Mali traduit la forte implication de la communauté internationale pour la stabilisation et la démocratie dans ce pays, en faveur desquelles la France est fortement engagée.

Sans attendre le déploiement de la MINUSMA, prévu pour le 1er juillet, M. Koenders prendra rapidement ses fonctions pour appuyer notamment par ses bons offices la restauration de l’autorité de l’Etat malien sur l’ensemble du territoire, le processus de réconciliation et de dialogue national et la tenue d’élections libres, équitables et transparentes.

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Nomination de Aïchatou Mindaoudou Souleymane en tant que Représentante spéciale du Secrétaire general des Nations unies pour la Côte d’Ivoire (21 mai 2013)

PARIS, France, 21 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — La France salue la nomination de Aïchatou Mindaoudou Souleymane en tant que Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, à la tête de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), à la suite de Albert Gerard Koenders.

Nous nous félicitons de ce choix, qui permettra à l’ONUCI de profiter de l’expérience et des grandes qualités de Mme Mindaoudou. Ancienne ministre des affaires étrangères du Niger, cette dernière exerçait jusqu’à présent les fonctions de Représentante spéciale conjointe chargée des questions politiques pour l’Opération Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD).

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Niger : aide d’urgence pour 2 400 personnes fuyant la violence au Nigéria

GENEVE, Suisse, 21 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Plusieurs centaines de familles fuyant la violence qui sévit au nord du Nigéria ont trouvé refuge dans la région de Diffa, dans le sud-est du Niger, et bénéficient d’une assistance d’urgence en vivres et en biens de première nécessité organisée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge nigérienne.

Environ 2 400 personnes recensées dans les communes de Bosso, Kablewa, Tchoukoujani et Diffa reçoivent depuis ce mardi 21 mai une aide d’urgence consistant en 45 tonnes de riz, de haricots, d’huile et de sel, ainsi qu’en un stock de moustiquaires imprégnées, de nattes, de couvertures, de seaux, de matériel de cuisine et de vêtements pouvant couvrir leurs besoins les plus urgents pendant environ un mois.

« Ces personnes, essentiellement des Nigériens installés pour certains depuis des décennies au Nigeria, se retrouvent dans un dénuement total. Elles ont été accueillies par des familles qui partagent avec elles leurs maigres ressources », explique Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation régionale du CICR pour le Niger et le Mali. « Leur situation humanitaire est très précaire et elles ont besoin d’une aide urgente. »

La région de Diffa, où ces familles ont trouvé refuge, a connu cette année de graves inondations qui ont causé un important déficit de récoltes. « Si ces déplacements de populations devaient continuer ou s’accentuer, on peut craindre une rupture du fragile équilibre économique et alimentaire de la région, avec des conséquences pour les populations résidentes », ajoute M. Marti.

Depuis septembre 2012, le CICR assiste quelque 400 familles de nomades peulhs qui avaient fui les violences et le climat d’insécurité dans la région de Maiduguri (Nigeria) et qui se sont installées sur différents sites dans la commune de Diffa.

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LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET L’ÉTAT NUTRITIONNEL SE DÉTÉRIORENT EN ÉGYPTE, PAYS CONFRONTÉ À DES DÉFIS ÉCONOMIQUES MAJEURS

LE CAIRE, Egypte, 21 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — La pauvreté et l’insécurité alimentaire se sont aggravées en Égypte ces trois dernières années, selon un rapport conjoint du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM), de l’Agence centrale du gouvernement égyptien de la mobilisation publique et des statistiques (CAPMAS) et de l’Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires (IFPRI).

Un rapport du PAM et de CAPMAS montre qu’environ 13,7 millions d’Égyptiens (soit 17% de la population) sont en insécurité alimentaire contre 14% en 2009. La sécurité alimentaire est assurée lorsque toute la population a accès de façon continue à une nourriture suffisante, saine et nutritive qui satisfait les besoins alimentaires de base. Les données récoltées montrent qu’entre 2009 et 2011, environ 15% de la population sont tombées dans la pauvreté, deux fois plus que le nombre de personnes qui en sont sorties. De même, le taux de malnutrition, en particulier les retards de croissance chez les enfants de 6 à 59 mois, est aussi en augmentation.

«Cette augmentation de l’insécurité alimentaire, de la malnutrition et de la pauvreté n’est pas arrivée du jour au lendemain, ni même en un an ou deux», explique GianPietro Bordignon, Représentant du PAM en Égypte et Directeur-pays. «L’impossibilité pour les populations d’avoir une alimentation suffisante et nutritive est liée à l’augmentation de la pauvreté et à une succession de crises depuis 2005, notamment l’épidémie de grippe aviaire en 2006, les crises alimentaires, énergétiques et financières entre 2007 et 2009 et un environnement macroéconomique difficile ces dernières années.»

Des poches de pauvreté et d’insécurité alimentaire sont apparues dans les zones urbaines, où la pauvreté a augmenté de près de 40% (de 11% à 15,3%) entre 2009 et 2011. Alors que la Haute Égypte rurale continue à enregistrer les plus hauts taux de pauvreté touchant 51,5% de la population (le double de la moyenne nationale), le Grand Caire, quant à lui, abrite le plus grand nombre de personnes pauvres et en insécurité alimentaire (environ 3,5 millions de personnes).

Un ménage moyen consacre 40,6% de ses dépenses à son alimentation, voire la moitié pour les plus pauvres, ce qui les rend encore plus vulnérables aux fluctuations des prix alimentaires. Ils achètent des produits plus chers et souvent moins nutritifs. Les conclusions de “L’État de la pauvreté et de la sécurité alimentaire en Égypte : analyse et recommandations” sont basées sur l’analyse de l’enquête effectuée en 2011 par CAPMAS sur les revenus, dépenses et consommation des ménages.

L’enquête montre également que le taux des retards de croissance chez les enfants de moins de 5 ans a atteint 31% en 2011, au-delà des seuils les plus élevés déterminés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et contre 23% en 2005. Ces retards de croissance sont le signe d’une malnutrition chronique aux effets irréversibles et qui empêche l’enfant d’atteindre son plein potentiel de développement mental et physique. De plus, dans neuf gouvernorats à travers le pays, un peu plus de la moitié des enfants de moins de cinq ans souffrent d’anémie, une maladie considérée “un problème sérieux de santé publique” par l’OMS.

Le PAM et l’IFPRI ont également publié un document stratégique intitulé «Combattre l’insécurité alimentaire croissante en Égypte dans une période de transition» qui étudie les subventions des produits alimentaires. Par exemple, les pertes enregistrées dans la chaîne d’approvisionnement en pain Baladi, pain traditionnel subventionné, sont estimées à 30%. Le système de carte de rations souffre également d’un ciblage faible et limité : il couvre 68% de la population mais exclut 19% des ménages les plus vulnérables.

Le document conclut qu’alors que les subventions ont joué un rôle important pour minimiser l’impact de la hausse des prix alimentaires sur les familles pauvres, elles ne sont pas adaptées pour résoudre tous les défis liés à la pauvreté. Des actions mieux ciblées visant la nutrition et la sécurité alimentaire ainsi que des initiatives destinées à favoriser la création d’emplois dans les zones pauvres, sont nécessaires. Une réforme du système de subvention pourrait permettre de réaliser des économies et d’investir dans ce genre d’intervention.

«L’Égypte gagnerait que trois tableaux si elle reformait le système actuel de subventions : faire des économies budgétaires, atteindre les plus vulnérables, et améliorer la situation nutritionnelle», estime Clemens Breisinger, chercheur associé à l’IFPRI. «Le système actuel ne cible pas ceux qui en ont le plus besoin.»

Le PAM intervient en Égypte depuis 1963 et a apporté une assistance de plus de 681 millions de dollars aux populations les plus vulnérables. En 2013, plus de 650 000 Égyptiens bénéficieront des programmes du PAM dans le pays. L’intervention du PAM en Égypte cible les populations les plus vulnérables en particulier dans la Haute Égypte, tout en renforçant les capacités des femmes, en encourageant la scolarisation et en combattant le travail des enfants.

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Greenpeace Afrique salue la décision du FSC de se dissocier de l’entreprise de bois Danzer après des graves violations des droits de l’homme en RDC

JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 21 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Greenpeace Afrique salue la décision de Forest Stewardship Council (FSC), organisme de certification de bois, de se dissocier de la multinationale Danzer Group, suite à une plainte déposée contre cette entreprise forestière, dénonçant l’implication de l’une de ses filiales dans les violations des droits de l’homme en République Démocratique du Congo (RDC).

En effet, cette décision intervient environ 18 mois après que Greenpeace a déposé une plainte contre cette entreprise auprès de l’organisme de certification ; en effet, la filiale SIFORCO avait été impliquée dans des actes de violence commis par les autorités locales contre les communautés de Yalisika, qui protestaient contre les activités d’exploitation forestière de la société.

« Greenpeace se réjouit de cette décision : le FSC démontre ainsi le bien-fondé de sa politique d’association et refuse d’entacher sa réputation en étant associé au Groupe Danzer pour sa participation aux violations des droits de l’homme. Greenpeace estime que cette décision historique est cruciale pour la crédibilité du FSC », précise Raoul Monsembula, Coordinateur National RDC à Greenpeace Afrique.

«Cette attitude démontre que le FSC a urgemment besoin de mettre en place des garanties pour ses certifications dans les zones où règne un niveau élevé de corruption et où la bonne gouvernance, la capacité d’application des lois et la présence d’une société civile organisée font défaut. »

Cette dissociation implique que l’ensemble des certificats de gestion forestière FSC du Groupe Danzer et de tout son système d’approvisionnement à travers le monde sera révoqué pour une période d’au moins un an .

Cette décision signifie que Danzer ne peut se réassocier au FSC que sous des conditions très strictes. Il est important que les intérêts des victimes de Yalisika soient mis en avant puisqu’il n’y a pas un environnement solide pour une gestion responsable des forêts dans le Bassin du Congo.

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La Fédération Croix-Rouge et Croissant-Rouge lance un appel de 3,7 millions de francs suisses pour le Soudan

GENEVE, Suisse, 20 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Conflit, catastrophes naturelles, flambées épidémiques et insécurité alimentaire chronique continuent d’affecter cruellement le Soudan, où des millions de personnes contraintes d’abandonner leurs foyers se trouvent dans une situation d’extrême vulnérabilité et ont un pressant besoin d’assistance humanitaire.

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a lancé un appel d’urgence de plus de 3,7 millions de francs suisses (USD 3,8 millions) afin d’aider le Croissant-Rouge soudanais à secourir quelque 150 000 personnes confrontées à une situation particulièrement critique.

L’appel vise à intensifier les opérations de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans neuf Etats du pays en mettant l’accent sur la distribution d’articles de première nécessité non alimentaires, la fourniture de services de premiers secours de base et la prévention des maladies véhiculées par l’eau.

« La situation est vraiment dramatique et requiert une mobilisation de longue haleine», rapporte Aisha Maulana, représentante de la FICR au Soudan. « Une multitude d’habitants qui vivaient déjà dans une grande précarité ont dû quitter leurs foyers dans la précipitation, n’emportant que les vêtements qu’ils portaient sur le dos. Il est essentiel de leur assurer un minimum de sécurité. Dans les semaines à venir, la fourniture d’abris temporaires sera cruciale, mais ces gens ont aussi un urgent besoin de nourriture, de secours non alimentaires, d’eau potable, de services d’hygiène et de santé, ainsi que d’une assistance pour rétablir les liens familiaux. »

Les volontaires et les employés du Croissant-Rouge soudanais ont déjà apporté tout au long de l’année dernière une aide vitale à près d’un demi-million de personnes. Hélas, l’aggravation des troubles et la dégradation de l’infrastructure et des systèmes d’assistance sociale ont continué d’exacerber les difficultés des populations vulnérables.

« Nous devons répondre aux besoins essentiels comme l’eau et la nourriture, mais il est non moins important de garantir la dignité des bénéficiaires et de les aider à reconstruire leurs existences. Nous comptons sur la communauté internationale pour contribuer à nos efforts à la veille de la saison des pluies qui coïncide traditionnellement avec une période de disette, les ressources alimentaires se faisant alors plus rares encore », note Osman Gafer Abdalla, secrétaire général du Croissant-Rouge soudanais.

L’accès aux populations en crise demeure un sérieux problème, mais, grâce à son réseau de volontaires couvrant l’ensemble du territoire national, le Croissant-Rouge soudanais est en mesure d’assister toutes les communautés vulnérables.

« Nous nous appliquons à répondre aux besoins du moment, mais nous travaillons aussi à améliorer les choses à plus long terme», poursuit le secrétaire général. «En collaboration avec les autorités et avec d’autres organisations, le Croissant-Rouge participera à des campagnes de vaccination et de promotion de l’hygiène. Nous nous employons également à renforcer les capacités de nos employés et volontaires afin qu’ils puissent répondre efficacement à des demandes et des besoins en constante augmentation. »

L’appel de la FICR s’inscrit en complémentarité avec les programmes et opérations de développement, de secours d’urgence, de santé, d’approvisionnement en eau et d’assainissement menés par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et les Sociétés nationales partenaires dans les Etats de Darfour, Nil Blanc et Sennar.

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VIOLENCES EN TUNISIE / DÉCLARATION DE M. LAURENT FABIUS,MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

PARIS, France, 20 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration de M. Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères

Après les violences qui ont frappé hier la banlieue de Tunis, j’exprime ma confiance dans la

capacité des forces de la démocratie à l’emporter sur l’extrémisme et ma solidarité envers

les autorités et le peuple tunisien.

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REUNION A YAMOUSSOUKRO DES MINISTRES DE L’ENERGIE DES ETATS DE LA CEDEAO

ABUJA, Nigeria, 20 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Les ministres chargés de l’Energie des Etats membres de la CEDEAO se réuniront le 24 mai 2013 à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, en présence de responsables d’institutions dans le cadre de la politique adoptée par l’organisation en vue d’accroître l’autonomie énergétique de la région.

La rencontre sera précédée, les 22 et 23 mai, par une réunion d’experts représentant notamment les départements en charge de l’Energie, les organes de régulation et les sociétés d’électricité ainsi que les partenaires au développement.

La 42ème Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, tenue fin février 2013 à Yamoussoukro, avait donné instruction au président de la Commission de la CEDEAO de prendre les dispositions nécessaires pour accompagner les Etats membres dans la mise en œuvre des programmes urgents d’approvisionnement en énergie.

En particulier, elle l’avait instruit de «poursuivre les efforts d’extension et d’amélioration de l’efficacité des projets d’interconnexion à l’ensemble des pays de la région, y compris le projet du gazoduc, (et aussi) de faciliter la coordination du processus d’élaboration de projets prioritaires» dans les Etats membres.

A cet effet, la Conférence avait demandé au président de la Commission de la CEDEAO de convoquer une réunion des ministres en charge de l’Energie pour se pencher sur les requêtes émanant des Etats membres en vue de faire des recommandations appropriées à cet égard.

La rencontre de Yamoussoukro, qui se tient en application de ces instructions, permettra aussi de prendre en compte les dossiers des agences du secteur de l’énergie, dont notamment des règlements et directives sur la régulation. Elle aura donc principalement deux objectifs : d’une part, analyser les requêtes émanant des Etats membres et faire des propositions et, d’autre part, valider les règlements et directives sur la régulation.

Conformément à la politique énergétique régionale adoptée en mai 1982 et visant à accroître l’autonomie énergétique de la région, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont adopté en décembre 1999 une décision mettant en place le Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA).

Cet engagement s’est traduit par le Protocole sur l’énergie de 2003 qui définit une stratégie régionale permettant le libre accès et visant l’attrait des investissements dans la région, aussi bien dans le domaine de la production d’énergie électrique que dans celui des interconnexions transfrontalières.

En juillet 2006, le secrétariat général de l’EEEOA a été établi comme institution spécialisée chargée de mettre en œuvre les projets prioritaires identifiés pour le développement du marché de l’électricité.

Puis en janvier 2008, les chefs d’Etat ont créé l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO (ARREC) pour assurer la régulation des échanges transfrontaliers d’électricité et apporter un appui conséquent aux régulateurs nationaux du secteur de l’électricité des Etats membres.

La mission principale assignée à l’ARREC est d’instaurer une régulation transparente, prévisible et harmonisée dans la région en vue de favoriser la réalisation des investissements nécessaires pour le développement du secteur et d’assurer le maximum de bénéfices aux consommateurs d’électricité.

A cet effet, l’ARREC a entrepris, de concert avec l’EEEOA, un certain nombre d’études de régulation visant à établir un cadre juridique et réglementaire efficace pour la mise en place et le fonctionnement du marché régional de l’électricité de la CEDEAO.

Ce sont les projets de directives et de règlements issus des différentes études menées dans ce cadre qui devront être examinés à Yamoussoukro par les experts puis validés par la réunion ministérielle avant d’être soumis, pour adoption, au Conseil des ministres de la CEDEAO.

A noter que cette rencontre des ministres des Etats membres de la CEDEAO en charge de l’Energie sera mise à profit pour la tenue d’une concertation avec les bailleurs de fonds de l’ARREC sur le programme et le financement des activités de cette institution.

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