Cameroun / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 18 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Un militant de la cause homosexuelle a été tué, dans des conditions atroces, au Cameroun. Une réaction de la France?

R – La France a appris avec consternation le meurtre à Yaoundé de M. Lembembe, militant des droits des personnes homosexuelles au Cameroun.

Nous présentons nos sincères condoléances à ses proches. Nous souhaitons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce crime, et que ses auteurs soient traduits en justice.

La France rappelle son attachement au respect des droits des personnes LGBT et à la protection des défenseurs des droits de l’homme.

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Cameroun / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 18 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Un militant de la cause homosexuelle a été tué, dans des conditions atroces, au Cameroun. Une réaction de la France?

R – La France a appris avec consternation le meurtre à Yaoundé de M. Lembembe, militant des droits des personnes homosexuelles au Cameroun.

Nous présentons nos sincères condoléances à ses proches. Nous souhaitons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce crime, et que ses auteurs soient traduits en justice.

La France rappelle son attachement au respect des droits des personnes LGBT et à la protection des défenseurs des droits de l’homme.

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Réaliser la muraille verte d’Afrique, pièce par pièce / Arrêter la dégradation des terres au Niger contribue à la lutte contre la désertification en Afrique

ROME, Italie, 18 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — En récupérant plus d’une centaine d’hectares de terres dégradées, les villageois et les autorités locales au sud du Niger ont ajouté une pièce supplémentaire à la mosaïque qui se dessine à travers le Sahel et le Sahara dans la lutte contre la désertification et la dégradation des terres.

Ibrahim Dan Ladi, agriculteur de 47 ans, se souvient qu’autrefois son village était entouré d’une forêt dense.

Les arbres protégeaient le village contre le vent du désert, et leurs feuilles et la végétation basse constituaient un bon fourrage pour les bêtes.

Mais les arbres ont disparu suite à El Bouhari, la grande famine de 1984-1985 due à la sécheresse.

« Le surpâturage et un abattage des arbres excessif ont fait le reste, transformant la forêt en une zone non fertile », explique le Commandant Sidi Sani du Service nigérien de l’environnement et de lutte contre la désertification.

Sans la protection des arbres et des graminées, le sol devient vite un «glacis»: la fine couverture de terres arables est à la merci des intempéries.

Travailler ensemble

Mais il est possible d’arrêter la dégradation des terres et de restaurer les sols , comme le montre l’exemple de Kouloumboutey.

Depuis l’an dernier, la communauté et le service dirigé par Sidi Sani ont uni leurs efforts pour mettre un terme à la dégradation des terres tout autour du village.

Ensemble, ils ont identifié les zones à restaurer, ainsi que les arbres à planter et les herbages à semer afin de pouvoir nourrir les bêtes.

Les villageois ont édifié des banquettes pour stopper le ruissellement des eaux et planté des graminées et des arbres pour empêcher le vent d’emporter les particules de terre.

Une approche scientifique intégrée

Des initiatives comme celle-ci sont essentielles dans toute la région au Sahel et au Sahara, ou la désertification et la dégradation des terres mettent à rude épreuve des millions d’individus.

Pour inverser ces tendances, l’initiative panafricaine de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel, adoptée par les Chefs d’État et de gouvernement africains en 2007, mobilise plus de vingt pays ainsi que des organisations internationales, instituts de recherche, représentants de la société civile et des organisations locales.

Au départ, l’idée consistait à tracer une ligne d’arbres d’est en ouest à travers le désert africain. Puis cette vision d’une Grande Muraille Verte en Afrique a évolué au profit d’une approche plus intégrée, fondée sur les connaissances scientifiques, une approche qui s’apparente à une mosaïque d’interventions adaptées aux écosystèmes locaux et aux besoins des communautés.

Action

Depuis 2010, la FAO – en collaboration avec l’Union européenne (UE) et le Mécanisme mondial de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification – soutient la Commission de l’Union africaine (CUA) et les pays partenaires à réaliser cette initiative.

Par exemple, des plans d’action sont en place au Burkina Faso, à Djibouti, en Érythrée, en Éthiopie, en Gambie, au Mali, au Niger, au Nigéria, au Sénégal et au Tchad; d’autres sont en cours d’élaboration en Algérie, en Égypte, en Mauritanie et au Soudan.

Et sur le terrain des résultats sont également obtenus. Au Sénégal, 11 million d’arbres ont permis de restaurer 27 000 hectares de terres dégradées, tandis que des jardins polyvalents – servant à la fois de verger, d’aire de pâturage et de potager – ont permis aux femmes d’augmenter leurs revenus tout en cultivant pour nourrir leurs familles.

En Mauritanie, un projet est parvenu à fixer les dunes et à endiguer l’ensablement, tandis que le Mali, le Burkina Faso et le Niger travaillent avec le Royal Botanic Gardens of Kew pour produire des plants d’espèces d’ arbres, d’arbustes et d’herbes utiles et efficaces pour transformer les terres dégradées en espaces productifs.

Néanmoins, afin de réaliser la vision d’une Grande Muraille Verte, il faudra encore faire face à d’importants défis tels que l’engagement politique, la mobilisation de ressources, le renforcement de capacités ainsi que l’appui aux communautés locales.

Retour à la vie

«Nous gagnerons cette bataille, si nous travaillons main dans la main avec la population locale», affirme Sidi Sani à Kouloumboutey.

En un an, 115 hectares de glacis ont été restaurés au total.

«Nous voyons la forêt revenir», témoigne Ibrahim Dan Ladi, avant d’ajouter: «Ce qui était mort revient à la vie.»

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Réaliser la muraille verte d’Afrique, pièce par pièce / Arrêter la dégradation des terres au Niger contribue à la lutte contre la désertification en Afrique

ROME, Italie, 18 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — En récupérant plus d’une centaine d’hectares de terres dégradées, les villageois et les autorités locales au sud du Niger ont ajouté une pièce supplémentaire à la mosaïque qui se dessine à travers le Sahel et le Sahara dans la lutte contre la désertification et la dégradation des terres.

Ibrahim Dan Ladi, agriculteur de 47 ans, se souvient qu’autrefois son village était entouré d’une forêt dense.

Les arbres protégeaient le village contre le vent du désert, et leurs feuilles et la végétation basse constituaient un bon fourrage pour les bêtes.

Mais les arbres ont disparu suite à El Bouhari, la grande famine de 1984-1985 due à la sécheresse.

« Le surpâturage et un abattage des arbres excessif ont fait le reste, transformant la forêt en une zone non fertile », explique le Commandant Sidi Sani du Service nigérien de l’environnement et de lutte contre la désertification.

Sans la protection des arbres et des graminées, le sol devient vite un «glacis»: la fine couverture de terres arables est à la merci des intempéries.

Travailler ensemble

Mais il est possible d’arrêter la dégradation des terres et de restaurer les sols , comme le montre l’exemple de Kouloumboutey.

Depuis l’an dernier, la communauté et le service dirigé par Sidi Sani ont uni leurs efforts pour mettre un terme à la dégradation des terres tout autour du village.

Ensemble, ils ont identifié les zones à restaurer, ainsi que les arbres à planter et les herbages à semer afin de pouvoir nourrir les bêtes.

Les villageois ont édifié des banquettes pour stopper le ruissellement des eaux et planté des graminées et des arbres pour empêcher le vent d’emporter les particules de terre.

Une approche scientifique intégrée

Des initiatives comme celle-ci sont essentielles dans toute la région au Sahel et au Sahara, ou la désertification et la dégradation des terres mettent à rude épreuve des millions d’individus.

Pour inverser ces tendances, l’initiative panafricaine de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel, adoptée par les Chefs d’État et de gouvernement africains en 2007, mobilise plus de vingt pays ainsi que des organisations internationales, instituts de recherche, représentants de la société civile et des organisations locales.

Au départ, l’idée consistait à tracer une ligne d’arbres d’est en ouest à travers le désert africain. Puis cette vision d’une Grande Muraille Verte en Afrique a évolué au profit d’une approche plus intégrée, fondée sur les connaissances scientifiques, une approche qui s’apparente à une mosaïque d’interventions adaptées aux écosystèmes locaux et aux besoins des communautés.

Action

Depuis 2010, la FAO – en collaboration avec l’Union européenne (UE) et le Mécanisme mondial de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification – soutient la Commission de l’Union africaine (CUA) et les pays partenaires à réaliser cette initiative.

Par exemple, des plans d’action sont en place au Burkina Faso, à Djibouti, en Érythrée, en Éthiopie, en Gambie, au Mali, au Niger, au Nigéria, au Sénégal et au Tchad; d’autres sont en cours d’élaboration en Algérie, en Égypte, en Mauritanie et au Soudan.

Et sur le terrain des résultats sont également obtenus. Au Sénégal, 11 million d’arbres ont permis de restaurer 27 000 hectares de terres dégradées, tandis que des jardins polyvalents – servant à la fois de verger, d’aire de pâturage et de potager – ont permis aux femmes d’augmenter leurs revenus tout en cultivant pour nourrir leurs familles.

En Mauritanie, un projet est parvenu à fixer les dunes et à endiguer l’ensablement, tandis que le Mali, le Burkina Faso et le Niger travaillent avec le Royal Botanic Gardens of Kew pour produire des plants d’espèces d’ arbres, d’arbustes et d’herbes utiles et efficaces pour transformer les terres dégradées en espaces productifs.

Néanmoins, afin de réaliser la vision d’une Grande Muraille Verte, il faudra encore faire face à d’importants défis tels que l’engagement politique, la mobilisation de ressources, le renforcement de capacités ainsi que l’appui aux communautés locales.

Retour à la vie

«Nous gagnerons cette bataille, si nous travaillons main dans la main avec la population locale», affirme Sidi Sani à Kouloumboutey.

En un an, 115 hectares de glacis ont été restaurés au total.

«Nous voyons la forêt revenir», témoigne Ibrahim Dan Ladi, avant d’ajouter: «Ce qui était mort revient à la vie.»

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Le Document de stratégie pays de la RDC 2013-2017 approuvé par le Conseil d’administration de la BAD

TUNIS, Tunisie, 18 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (http://www.afdb.org) a approuvé le nouveau document de stratégie pays (DSP) de la République démocratique du Congo (RDC) pour la période 2013-2017. L’objectif principal de cette stratégie d’intervention de la Banque est d’aider la RDC à sortir de son état de fragilité en créant les conditions d’une croissance forte et inclusive, induite par un dynamisme accru des secteurs productifs de l’économie.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/african-development-bank-2.png

Au plan national, la priorité sera accordée au développement d’infrastructures durables susceptibles d’impulser la croissance économique, telles que l’énergie, le transport et les pistes rurales dans la zone centre définie autour de l’axe Ilebo-Tshikapa-Kananga-Mbuji-Mayi. Une attention particulière sera accordée à la contribution effective de ces infrastructures au renforcement du tissu communautaire et au développement des entreprises locales. Les infrastructures à réaliser seront conçues pour être résilientes à la variabilité et au changement climatique et pour renforcer les capacités d’adaptation des populations à ces phénomènes.

Le DSP apportera également un appui à la poursuite de réformes appropriées visant l’amélioration de la gouvernance centrale et sectorielle et l’assainissement du climat des affaires. L’objectif est d’améliorer la performance d’ensemble de l’économie et les capacités de l’administration publique à piloter l’économie et à induire une implication accrue du secteur privé dans la création de richesses et d’emplois.

Au plan régional, les choix stratégiques du DSP sont guidés par la situation privilégiée de la RDC en Afrique Centrale, notamment sa taille, sa frontière commune avec neuf autres pays et son immense potentiel naturel. Cette position comporte en effet des atouts exceptionnels au plan de l’intégration régionale, notamment en matière d’échanges commerciaux avec les pays de la région qui doivent être dynamisés et intensifiés.

Le DSP est articulé autour des deux piliers complémentaires suivants : le Développement d’infrastructures de soutien à l’investissement privé et à l’intégration régionale et le Renforcement des capacités de l’Etat en vue d’accroitre les recettes publiques et asseoir un cadre incitatif pour l’investissement privé. Les actions prévues sont conçues pour se renforcer mutuellement et pour accroitre l’effet de levier de l’assistance de la Banque. Le pilier infrastructure sera mis en œuvre pour assurer un effet d’entrainement sur la croissance de l’investissement privé dans les secteurs productifs de l’économie. Le deuxième sera consacré au renforcement des capacités de l’Etat à assurer une gouvernance économique améliorée et incitative pour l’investissement privé.

Pour la mise en œuvre de cette stratégie, la Banque compte mobiliser environ 860 millions de dollars américains au cours des cinq prochaines années.

La BAD a un Bureau national à Kinshasa depuis 2007.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement (BAfD).

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) est la première institution multilatérale de financement dédiée au développement de l’Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). La BAD est présente sur le terrain dans 34 pays africains, avec un Bureau extérieur au Japon, et contribue au développement économique et au progrès social de ses 53 Etats membres régionaux.

Pour plus d’information : http://www.afdb.org

Contact:

Bureau National de la BAD à Kinshasa- RDC

294, Boulevard du 30 juin- Immeuble de la BCDC au 6ème étage

Représentant Résident, Valentin Zongo ; v.zongo@afdb.org

Tel: +243 815 560 291 ; Fax : +243 815 560 294

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Le Document de stratégie pays de la RDC 2013-2017 approuvé par le Conseil d’administration de la BAD

TUNIS, Tunisie, 18 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (http://www.afdb.org) a approuvé le nouveau document de stratégie pays (DSP) de la République démocratique du Congo (RDC) pour la période 2013-2017. L’objectif principal de cette stratégie d’intervention de la Banque est d’aider la RDC à sortir de son état de fragilité en créant les conditions d’une croissance forte et inclusive, induite par un dynamisme accru des secteurs productifs de l’économie.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/african-development-bank-2.png

Au plan national, la priorité sera accordée au développement d’infrastructures durables susceptibles d’impulser la croissance économique, telles que l’énergie, le transport et les pistes rurales dans la zone centre définie autour de l’axe Ilebo-Tshikapa-Kananga-Mbuji-Mayi. Une attention particulière sera accordée à la contribution effective de ces infrastructures au renforcement du tissu communautaire et au développement des entreprises locales. Les infrastructures à réaliser seront conçues pour être résilientes à la variabilité et au changement climatique et pour renforcer les capacités d’adaptation des populations à ces phénomènes.

Le DSP apportera également un appui à la poursuite de réformes appropriées visant l’amélioration de la gouvernance centrale et sectorielle et l’assainissement du climat des affaires. L’objectif est d’améliorer la performance d’ensemble de l’économie et les capacités de l’administration publique à piloter l’économie et à induire une implication accrue du secteur privé dans la création de richesses et d’emplois.

Au plan régional, les choix stratégiques du DSP sont guidés par la situation privilégiée de la RDC en Afrique Centrale, notamment sa taille, sa frontière commune avec neuf autres pays et son immense potentiel naturel. Cette position comporte en effet des atouts exceptionnels au plan de l’intégration régionale, notamment en matière d’échanges commerciaux avec les pays de la région qui doivent être dynamisés et intensifiés.

Le DSP est articulé autour des deux piliers complémentaires suivants : le Développement d’infrastructures de soutien à l’investissement privé et à l’intégration régionale et le Renforcement des capacités de l’Etat en vue d’accroitre les recettes publiques et asseoir un cadre incitatif pour l’investissement privé. Les actions prévues sont conçues pour se renforcer mutuellement et pour accroitre l’effet de levier de l’assistance de la Banque. Le pilier infrastructure sera mis en œuvre pour assurer un effet d’entrainement sur la croissance de l’investissement privé dans les secteurs productifs de l’économie. Le deuxième sera consacré au renforcement des capacités de l’Etat à assurer une gouvernance économique améliorée et incitative pour l’investissement privé.

Pour la mise en œuvre de cette stratégie, la Banque compte mobiliser environ 860 millions de dollars américains au cours des cinq prochaines années.

La BAD a un Bureau national à Kinshasa depuis 2007.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement (BAfD).

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) est la première institution multilatérale de financement dédiée au développement de l’Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). La BAD est présente sur le terrain dans 34 pays africains, avec un Bureau extérieur au Japon, et contribue au développement économique et au progrès social de ses 53 Etats membres régionaux.

Pour plus d’information : http://www.afdb.org

Contact:

Bureau National de la BAD à Kinshasa- RDC

294, Boulevard du 30 juin- Immeuble de la BCDC au 6ème étage

Représentant Résident, Valentin Zongo ; v.zongo@afdb.org

Tel: +243 815 560 291 ; Fax : +243 815 560 294

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Journée de Nelson Mandela – Déclaration de Laurent Fabius (18 juillet 2013)

PARIS, France, 18 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration de Laurent Fabius (18 juillet 2013)

« Le monde célèbre aujourd’hui la journée de Nelson Mandela, qui a quatre-vingt quinze ans ce jour.

Je m’associe à cet hommage, mondial, unanime, en faveur de cet homme qui a rendu au peuple sud-africain sa liberté et sa dignité.

La France adresse son salut amical et chaleureux à Nelson Mandela. »

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Journée de Nelson Mandela – Déclaration de Laurent Fabius (18 juillet 2013)

PARIS, France, 18 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration de Laurent Fabius (18 juillet 2013)

« Le monde célèbre aujourd’hui la journée de Nelson Mandela, qui a quatre-vingt quinze ans ce jour.

Je m’associe à cet hommage, mondial, unanime, en faveur de cet homme qui a rendu au peuple sud-africain sa liberté et sa dignité.

La France adresse son salut amical et chaleureux à Nelson Mandela. »

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Déclaration du porte-parole de Catherine Ashton, Haute Représentante de l’UE, sur l’assassinat du journaliste et défenseur des droits de l’homme Éric Ohena Lembembe au Cameroun

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 18 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Le porte-parole de Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, a fait ce jour la déclaration suivante:

« La Haute Représentante condamne fermement l’assassinat le 15 juillet de M. Éric Ohena

Lembembe, à Yaoundé, au Cameroun, dans des conditions laissant présumer des actes de torture.

M. Ohena Lembembe était un journaliste engagé et militant des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, et intersexuées (LGBTI). La Haute Représentante présente ses condoléances à sa famille et à la communauté des défenseurs des droits de l’homme au Cameroun.

La Haute Représentante demande aux autorités camerounaises de lancer sans tarder une enquête sérieuse et approfondie sur la torture et le meurtre de M. Ohena Lembembe afin que les responsables soient traduits en justice.

L’UE réaffirme son attachement au droit de toute personne, où qu’elle se trouve, à bénéficier, sans discrimination, de l’ensemble des droits de l’homme, et son engagement à voir respecter partout dans le monde la déclaration universelle des droits de l’homme qui garantit l’égalité de tous les êtres humains en dignité et en droits, y compris pour les personnes LGBTI. »

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Un pays toujours aux mains criminelles du Séléka / L’urgence d’une forte mobilisation de la communauté internationale pour la protection de la population

PARIS, France, 18 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Une mission internationale d’enquête était présente en République centrafricaine (RCA) du 04 au 13 juillet 2013. Elle a pu établir que l’ensemble du territoire était toujours aux mains des éléments Séléka dirigés par des seigneurs de guerre centrafricains, tchadiens ou soudanais, plus de trois mois après avoir porté les chefs rebelles au pouvoir. Ces éléments Séléka, dont le nombre estimé à l’origine à 5000 serait aujourd’hui trois ou quatre fois supérieur, continuent de commettre les crimes les plus graves contre la population civile qui peuvent être qualifiés de crimes de guerre. La FIDH affirme qu’en l’état actuel du dépérissement des services de l’Etat et du dispositif de la Force multinationale de l’Afrique centrale (FOMAC), la sécurité de la population ne peut être assurée.

Depuis le renversement du régime le 24 mars 2013, s’il est difficile de mesurer l’exacte ampleur du phénomène, la FIDH estime par le recoupement de nombreuses informations à plus de 400 le nombre de meurtres commis par des Séléka. Lors de sa mission, la FIDH a pu recueillir de nombreux témoignages concernant des civils tués par balles et s’est focalisée sur la tuerie de Bogondo du 28 juin 2013, à Bangui, où des éléments Séléka ont tiré sur une foule d’hommes, de femmes et d’enfants, qui manifestait contre l’assassinat d’un jeune de leur quartier, tuant au moins 6 civils et blessant plusieurs dizaines de personnes. Depuis juillet, les coups de feu semblent avoir diminué dans la capitale suite à la décision de la FOMAC et des autorités de procéder à un désarmement forcé des Séléka et de procéder à des patrouilles mixtes FOMAC/Séléka à Bangui. Pour autant, la mission a constaté que les Séléka demeuraient toujours lourdement armés, étaient nombreux, et comptaient parmi eux des enfants soldats.

La FIDH confirme également le nombre élevé de viols commis par des Séléka à Bangui. Une source fiable a recensé les cas de 82 viols le premier mois suivant l’arrivée des rebelles dans la capitale. Un nombre qui ne reflète pas l’ensemble des faits. Par ailleurs, jusqu’à ce jour, de très nombreux cas d’enlèvements de civils par des Séléka ont été rapportés aux chargés de mission, ainsi que des cas d’intimidation, de mauvais traitements et de détentions arbitraires.

La FIDH a pu aussi recueillir des témoignages d’incendies de villages par des éléments Séléka. Sur l’axe Mbre – Kaga-Bandoro, où la FIDH s’est rendue, 270 maisons ont été incendiées et 6 personnes ont été tuées le 14 avril 2013 dans 6 villages par des Séléka en représailles du meurtre de l’un d’entre eux.

Par ailleurs, alors que le pays a été pillé de ses biens publics et privés de manière générale et systématique les jours qui ont suivi le coup d’Etat au profit des chefs rebelles et des seigneurs de guerre, des éléments Séléka, non payés par leur hiérarchie, continuent les braquages et le racket de la population.

La FIDH affirme que les crimes commis par les éléments Séléka le sont en toute impunité. En province, où les Séléka ont tous pouvoirs et où l’Etat est complètement absent, aucune justice n’est rendue. A Bangui, au moment de la mission, seulement 16 mandats de dépôt étaient confirmés par le procureur de la République. Si des éléments Séléka sont parfois arrêtés par la FOMAC ou des officiers de police judiciaire, ils sont pour la plupart cantonnés dans des centres de détention pour une formation disciplinaire mais échappent à toute procédure judiciaire.

L’Etat centrafricain est aujourd’hui dans l’incapacité de veiller à la protection de la population via le rétablissement d’une force publique et la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves. Les caisses sont vides. Une crise institutionnelle autour d’une charte constitutionnelle de transition paralyse l’exercice du pouvoir en lambeaux à Bangui et inexistant en province. Le dernier épisode pour le partage de l’autorité est le limogeage du gouvernement du puissant chef rebelle Dhaffane enfermé illégalement dans la résidence du chef de l’Etat depuis le 30 juin 2013.

Dans ces circonstances, les forces et le mandat de la FOMAC sont manifestement insuffisants pour assurer la protection de la population. Parmi les 1000 éléments de la FOMAC actuellement en RCA, le contingent tchadien le plus important en nombre ne rassure pas la population. Et les seules trois garnisons de province, à Poua, Kaga-Bondoro, et Ndele, ont un rayon d’action territoriale beaucoup trop limité. Quant aux soldats français de l’opération Boali, ils ne patrouillent qu’à Bangui et leur mandat est restreint à la sécurité de l’aéroport et des ressortissants français.

« Assurer la protection de la population est une obligation incontournable et urgente que le dispositif sécuritaire actuel ne garantit pas. La population civile est abandonnée aux mains criminelles des Séléka. La persistance de l’anarchie en Centrafrique risque de fragiliser davantage le pays, d’exacerber les tensions et d’empêcher une reprise économique » , a déclaré Eric Plouvier, chargé de mission de la FIDH. « La présence en grand nombre d’hommes en armes en RCA est par ailleurs une source potentielle de déstabilisation sécuritaire de la sous-région, » a-t-il ajouté.

La FIDH appelle la Communauté internationale à placer la protection de la population civile au centre de ses priorités s’agissant de la situation en RCA. Les Nations unies et l’Union africaine doivent s’engager à la mise en place d’une force internationale dont le mandat et le budget doivent permettre de garantir la protection de la population sur l’ensemble du territoire. Cette nouvelle force devra être assortie d’observateurs pour garantir l’accomplissement de son mandat conformément au droit international des droits de l’Homme.

La FIDH appelle la Communauté internationale à adopter des mesures de sanction contre les chefs de la Séléka et des seigneurs de guerre, notamment le gel des avoirs financiers.

La FIDH appelle à une opération effective de désarmement des Séléka sur l’ensemble du territoire et au redéploiement de l’autorité de l’Etat dans tout le pays.

Considérant que la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves est une condition sine qua non de la sécurité, la FIDH demande l’intervention d’une justice à caractère international via l’action de la Cour pénale internationale et/ou la mise en place d’une juridiction mixte spécifique.

La FIDH appelle enfin les autorités de transition à garantir le respect du droit international des droits de l’Homme dans la mise en place de ses institutions, l’adoption de ses législations et la mise en œuvre de ses politiques.

La FIDH publiera dans les prochaines semaines le rapport complet de sa mission internationale d’enquête en RCA.

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