L’UIP se félicite de la libération de l’ancien parlementaire burundais Gérard Nkurunziza

GENEVE, Suisse, 3 février 2014/African Press Organization (APO)/ — L’UIP a accueilli avec satisfaction la libération aujourd’hui de l’ancien parlementaire burundais Gérard Nkurunziza, qui a passé plus de cinq ans en détention préventive, dans une affaire entachée de graves irrégularités judiciaires.

Membre de l’aile dissidente du parti au pouvoir au Burundi, le CNDD-FDD, Gérard Nkurunziza a été arrêté en juillet 2008 et accusé de diffamation envers le Président et de fourniture d’armes à un mouvement rebelle. D’après ses avocats, aucune preuve n’a jamais été produite à son encontre, ni aucune arme saisie.

Les tribunaux burundais n’ont pas examiné l’affaire avant mai 2012, date à laquelle la Cour suprême a tenu des audiences sur le dossier pour la première fois. Toutefois, la Cour ne s’était pas prononcée sur la légalité du maintien en détention de l’intéressé.

L’ancien parlementaire a été acquitté par la Cour suprême le 30 janvier, faute de preuves.

L’UIP déplorait depuis longtemps la violation manifeste des normes nationales et internationales en matière de procès équitable par les autorités burundaises. Elle avait fait valoir que « lenteur de justice vaut déni de justice ».

La libération de Gérard Nkurunziza fait suite à celle de deux autres voix dissidentes du CNDD-FDD intervenue en 2012. Pasteur Mpawenayo et Deo Nshirimana avaient également été acquitté des charges de complot contre l’Etat dont ils faisaient l’objet, après avoir passé respectivement quatre et deux ans en détention préventive.

Le Comité UIP des droits de l’homme des parlementaires est cependant vivement préoccupé par le harcèlement, les menaces et les actes d’intimidation dont MM. Mpawenayo et Nshirimana feraient l’objet depuis leur libération en 2012. Le Comité appelle le gouvernement à enquêter sur ces allégations et à assurer la sécurité des deux intéressés.

Un autre dissident notoire, Hussein Radjabu, purge, depuis avril 2008, une peine de 13 ans de prison pour subversion, suite à une autre affaire elle aussi entachée d’irrégularités. Dans la mesure où il a purgé plus d’un quart de sa peine, l’UIP a invité les autorités burundaises à explorer tous les recours possibles dans le cas le concernant – liberté conditionnelle, révision du procès ou encore grâce présidentielle.

L’UIP a également exprimé l’espoir qu’une Commission vérité et réconciliation indépendante, légitime et crédible serait finalement mise en place afin de faire la lumière sur les épisodes de violence qu’a traversé le Burundi depuis son indépendance en 1962, parmi lesquels l’assassinat de six députés de l’Assemblée nationale entre 1994 et 2002.

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Sahara occidental / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 3 février 2014

PARIS, France, 3 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 3 février 2014

Q – L’envoyé personnel du SG pour le Sahara Christopher Ross a effectué la semaine dernière une tournée dans la région. Est ce qu’il a été reçu au Quai d’Orsay d’autant plus que la France soutient une solution négociée et mutuellement acceptable à ce conflit?

R – M. Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, n’a pas effectué d’étape à Paris à l’occasion de sa tournée dans la région.

Nous appuyons les efforts de M. Christopher Ross et entretenons un dialogue régulier avec lui comme avec les principaux partenaires intéressés.

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Entretien de M. Laurent Fabius avec M. Mounir Abdelnour, ministre du commerce et de l’industrie d’Égypte (Paris, 3 février 2014)

PARIS, France, 3 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 3 février 2014

M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, s’entretiendra aujourd’hui avec M. Mounir Abdel Nour, ministre égyptien du commerce extérieur et de l’industrie.

Les deux ministres évoqueront notamment les perspectives politiques en Égypte et les projets économiques bilatéraux.

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HIGH TECHTECHNOLOGIEINTERNETPOLITIQUE & INTERÉCONOMIECULTURESPORTSOCIÉTÉSANTÉINSOLITESVIDÉOSCINÉMADOCUMENTAIRESDRÔLESPUBLICITÉSPORTTOUTESPHOTOSFEMME L’ONU ET SES PARTENAIRES LANCENT UN PLAN HUMANITAIRE SUR TROIS ANS EN FAVEUR DU SAHEL

ROME, Italie, 3 février 2014/African Press Organization (APO)/ — L’ONU et ses partenaires humanitaires ont lancé aujourd’hui un Plan triennal d’intervention stratégique pour venir en aide à des millions d’habitants de neuf pays de la région du Sahel en Afrique. Le plan cherche à mobiliser un capital initial de 2 milliards de dollars auprès des donateurs internationaux pour 2014.

Quelque 20 millions de personnes sont actuellement menacées par l’insécurité alimentaire au Sahel, et 2,5 millions d’entre elles ont besoin de secours alimentaires d’urgence. On estime à 5 millions les enfants de moins de cinq ans qui souffriront de malnutrition en 2014, dont 1,5 million environ seront victimes de malnutrition aiguë. La violence et l’insécurité ont contraint 1,2 million d’habitants à abandonner leurs logements, entraînant des déplacements internes prolongés et une véritable crise de réfugiés.

« Jamais autant d’êtres humains au Sahel n’ont été à risque, et l’ampleur de leurs besoins est si colossale qu’aucune organisation, à elle seule, ne peut prétendre les affronter », a déclaré la Coordonnatrice des secours d’urgence de l’ONU, Valerie Amos, à Rome. « Le plan stratégique pour la région nous permettra de dispenser une assistance vitale à des millions de personnes, de renforcer leur résilience et de sauver des vies ».

La stratégie sera articulée en neuf plans d’action déployés dans les pays suivants: Burkina Faso, Cameroun, Gambie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal et Tchad. Basée sur de solides partenariats avec les Gouvernements et les partenaires de développement, elle misera sur une perspective régionale et s’échelonnera sur plusieurs années pour mieux s’attaquer aux causes chroniques des crises.

« Notre priorité la plus urgente est de faire en sorte que les agriculteurs du Sahel puissent mener à bien la campagne de semis qui se déroulera au cours des prochaines semaines, en leur fournissant rapidement des intrants agricoles », a expliqué le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva. « Mais il nous incombe aussi de veiller à ce que la prochaine sécheresse ne se transforme pas en une autre crise humanitaire à grande échelle. Avec le concours des gouvernements nationaux et des partenaires, nous travaillons à développer la résilience des populations sahéliennes en produisant des variétés de semences de qualité, en restaurant les terres agricoles dégradées, en conservant l’eau de pluie et en soutenant l’irrigation à petite échelle ».

La légère amélioration de la production vivrière en 2013 n’a pas suffi à couvrir la croissance démographique de la région, tandis que les prix élevés sur la plupart des marchés ne font qu’aggraver le manque d’accès à la nourriture.

« La situation requiert une intervention humanitaire rapide et de grande envergure dans la quasi-totalité des pays du Sahel », a souligné Kristalina Georgieva, Commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réponse aux crises. « La Commission européenne débloquera 142 millions d’euros en faveur de l’aide humanitaire en 2014. D’autres contributions des bailleurs de fonds internationaux seront nécessaires au plus vite pour répondre aux besoins de première nécessité des populations du Sahel ».

Le lancement de l’initiative à Rome s’est déroulé en présence de Romano Prodi, Envoyé spécial de l’ONU pour le Sahel; d’Amir Abdulla, Vice-Directeur exécutif et Chef des Opérations du Programme alimentaire mondial (PAM); de Nancy Lindborg, Administratrice adjointe du Bureau de la démocratie, des conflits et de l’aide humanitaire (USAID); et de Robert Piper, Coordonnateur humanitaire régional pour le Sahel.

En 2013, l’appel pour le Sahel sollicitait 1,7 milliard de dollars et a été financé à hauteur de 63 pour cent.

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L’Afrique: Une action urgente s’impose pour associer l’exploitation minière aux objectifs de développement de la région

LE CAP, Afrique du Sud, 3 février 2014/African Press Organization (APO)/ — En marge de la plus grande conférence annuelle sur l’exploitation minière en l’Afrique, «Mining Indaba», les organisations multilatérales de développement ont appelé le secteur privé à s’associer avec elles pour s’assurer que les revenus de l’exploitation minière soient réinvestis dans les populations.

Lancé lors de la Journée africaine du Projet Afrique Extraction minière nouvellement créée, l’appel qui vient au milieu d’une tendance à la baisse des prix des matières premières et notamment en minerais, a soulevé des incertitudes sur la dynamique du programme de développement durable du continent. Par exemple, au cours des quatre premiers mois de 2013, les stocks de mines ont chuté de près de 20 pour cent.

Les dirigeants du secteur de l’industrie, les ministres, les décideurs, les universitaires et les organisations internationales inviteront le secteur privé à jouer un rôle plus important dans l’accélération de la mise en œuvre du Projet Afrique Extraction minière de l’Union africaine (UA), qui vise à s’assurer que le secteur de l’extraction puisse stimuler le développement social et économique sur tout le continent.

Les hôtes et partenaires déclarent: «La journée africaine 2014 du Projet Afrique Extraction minière serait la première d’un processus à long terme de dialogues et de création de partenariats en vue d’approfondir la compréhension mutuelle sur la façon de promouvoir le développement durable dans le secteur de l’industrie extractive en Afrique et la nécessité de récolter des avantages mutuels entre le pays d’accueil et les sociétés minières».

La journée africaine 2014 du Projet Afrique Extraction minière est organisée par la Commission de l’Union africaine (CUA) et le Centre africain pour le développement minéral (AMDC), abrité par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), en étroite collaboration avec la Banque africaine de développement et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Cette journée est soutenue par l’Aide australienne et la Banque mondiale.

Près d’un quart du produit intérieur brut de l’Afrique (PIB) est maintenant basé sur les ressources extractives, le ratio le plus élevé parmi toutes les régions. Entre 2000 et 2008 seulement, la valeur créée provenant des ressources naturelles en Afrique est passé de 39,2 milliards de dollars à 240 milliards de dollars.

Le secteur des industries extractives est appelé à jouer un rôle de catalyseur pour le développement dans de nombreux pays africains. A cette fin, les ressources de l’exploitation minière doivent être réinvesties dans les infrastructures et une croissance continue, tout en ouvrant des possibilités de diversification économique et de transformation.

La gestion des revenus miniers entraînera la création de partenariats public-privé plus efficaces et une participation plus étroite des autres parties prenantes, y compris des communautés locales et des gouvernements.

Parvenir à un développement durable à grande échelle signifie établir des garanties environnementales appropriées, mais aussi remplir un certain nombre de priorités économiques et sociales.

Par exemple, les participants soulignent la nécessité de garantir une durabilité de l’environnement, de distribuer les avantages de l’extraction efficacement, de créer une protection sociale, d’investir dans les compétences et infrastructures et intensifier l’agriculture pour créer des emplois et renforcer la sécurité alimentaire.

En décembre, la CEA, la CUA, la BAD et le PNUD ont inauguré le Centre africain pour le développement minier (AMDC) pour aider à la mise en œuvre du Projet Afrique Extraction minière.

Le nouveau centre permettra de mettre en œuvre le Projet Afrique Extraction minière, qui vise à s’assurer que les ressources minérales de l’Afrique puissent soutenir la croissance économique et le développement. Ce Centre traduira cette vision en solutions pratiques pour réduire la pauvreté et faire participer la population dans le développement.

Les experts et les chercheurs seront disponibles pour aider les pays à mettre en œuvre le Projet Afrique Extraction minière, conseiller les gouvernements, entreprises et organisations de la société civile sur des questions telles que les licences, les systèmes d’information géologique et minière, l’activité minière artisanale et à petite échelle et les investissements dans la diversification.

L’évènement d’une journée se penchera sur une variété de sujets, y compris la participation du secteur privé, le renforcement des compétences locales et le développement des programmes économiques durables.

Publié conjointement par le Centre africain pour le développement minier et les partenaires du Centre.

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Communiqué Conjoint de la Huitième Réunion du Groupe de Travail Conjoint Nations Unies – Union Africaine sur la Paix et la Sécurité en Afrique

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 3 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Le Groupe de travail conjoint (GTC) Union africaine (UA) -Nations unies sur la paix et la sécurité a tenu sa huitième réunion consultative au siège de l’UA, à Addis Abéba, immédiatement après la 22ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de Gouvernement de l’UA.

La Commission de l’UA et le Secrétariat des Nations unies étaient représentés respectivement par le Commissaire de l’UA à la Paix et à la Sécurité, Sma?l Chergui, ainsi que par les sous-Secrétaire généraux chargés respectivement des Départements des opérations de maintien de la paix et de l’appui aux missions, Hervé Ladsous et Ameerah Haq, et le Secrétaire général adjoint chargé des Affaires politiques, Taye-Brook Zerihoun. Ils étaient accompagnés par d’autres hauts fonctionnaires des deux organisations.

Le GTC a examiné les situations en République centrafricaine (RCA), au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo (RDC) et en Somalie. Le GTC s’est félicité de la collaboration entre les Nations unies et l’UA sur les situations dans ces pays, et a noté avec appréciation les progrès et développements positifs intervenus dans le cadre du Chapitre VIII de la Charte des Nations unies.

Sur la situation en RCA, le GTC a exprimé sa profonde préoccupation face à la persistance de la violence de nature religieuse et face aux violations des droits de l’homme relevées sur le terrain. Le GTC s’est félicité du déploiement réussi de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et des forces françaises de l’opération Sangaris, lequel a permis d’éviter que la situation ne dégénère davantage. Le GTC s’est réjoui de la collaboration étroite entre la MISCA et le Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en RCA (BINUCA). L’UA et les Nations unies ont réaffirmé leur engagement à renforcer leur collaboration pour contribuer, de concert avec la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), à l’aboutissement de la transition et à la restauration rapide de l’ordre constitutionnel. Se félicitant des résultats de la Conférence d’appel de fonds pour la MISCA, organisée par l’UA avec le soutien des Nations unies, à Addis Abéba, le 1er février 2014, le GTC s’est engagé à œuvrer au décaissement rapidement des fonds promis. Le GTC a procédé à un échange de vues sur l’appui technique et en expertise que les Nations unies apportent à la MISCA, conformément à la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité des Nations unies. L’UA et les Nations unies sont convenus de continuer à travailler ensemble sur la base de leurs mandats respectifs, tel que déterminé par les décisions du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

S’agissant du Soudan du Sud, le GTC a reconnu que la flambée de violence que connait ce pays procède de désaccords politiques, et a souligné qu’une solution durable ne peut être trouvée que par le dialogue. À cet égard, l’UA et les Nations unies continueront à soutenir la médiation menée par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et les efforts en cours pour mettre en place un mécanisme de surveillance et de vérification de l’Accord de cessation des hostilités signé à Addis Abéba, le 23 janvier 2014. Les Nations unies ont exprimé leur disposition à soutenir effectivement la Commission d’enquête sur les violations des droits de l’homme établie par l’UA, reconnaissant qu’elle constitue un outil important pour la promotion de l’obligation de rendre compte, de la réconciliation et de l’apaisement.

Sur la situation à l’Est de la RDC, le GTC s’est félicité de l’efficacité de la coopération entre les Nations unies et l’UA pour régler cette situation. Le GTC a salué les efforts de la Brigade d’intervention de la MONUSCO et le rôle qu’elle a joué dans la défaite du M23, et l’a encouragée à poursuivre ses opérations contre les forces négatives restantes. Le GTC s’est également félicité de l’adoption, par la 3ème réunion du Mécanisme régional de suivi 11+4 de l’Accord-cadre sur la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région, tenue à Addis Abéba, le 31 janvier 2014, du Plan d’action pour la mise en œuvre des engagements régionaux articulés dans l’Accord-cadre, soulignant qu’il s’agit là d’un important pas en avant. Le GTC est convenu de la nécessité de galvaniser les efforts pour maintenir la dynamique actuelle dans la mise en œuvre des engagements pris. En particulier, l’UA et les Nations unies ont souligné la nécessité de renforcer le développement économique et les échanges commerciaux, y compris à travers le forum sur l’investissement privé lancé par l’Envoyé spécial des Nations unies et la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs.

Sur la Somalie, le GTC s’est félicité de la bonne collaboration entre l’UA et les Nations unies, y compris dans le contexte de leur revue conjointe de la Mission de l’UA en Somalie (AMISOM) et de l’Exercice de définition d’indicateurs conduits en 2013. Le GTC a aussi salué la coopération entre l’AMISOM et les représentations des Nations unies en Somalie, avec pour objectif de lutter contre la menace asymétrique posée par Al-Shabaab. Le GTC s’est réjoui de la tenue prochaine de la retraite de haut niveau UA-Nations unies qui discutera d’une stratégie globale pour l’action de l’UA et des Nations unies en Somalie. Le GTC a examiné les aspects encore pendants dans la mise en œuvre de la résolution 2124 (2013) du Conseil de sécurité, y compris le soutien à l’Armée nationale somalienne.

En ce qui concerne la Force africaine en attente (FAA) et la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises (CARIC), la réunion a été informée des efforts qui continuent d’être déployés pour opérationnaliser ces deux outils. L’UA et les Nations unies sont convenues de continuer à travailler ensemble pour renforcer les capacités de gestion des conflits actuels et émergeants en Afrique, notamment par la formulation d’approches novatrices et souples pour assurer un financement prévisible et durable des opérations de maintien de la paix conduites par l’Afrique.

Le GTC a également discuté des voies et moyens de l’harmonisation des approches de la médiation et de l’appui aux processus électoraux comme outils de prévention des conflits. Le GTC a adopté des recommandations visant à renforcer l’échange d’informations entre les deux organisations et à promouvoir des analyses conjointes des conflits, en vue de promouvoir une compréhension commune des causes et des facteurs de conflit. Le GTC a réaffirmé son engagement à promouvoir les missions d’évaluation conjointe conduites par les deux organisations.

La prochaine réunion du GTC aura lieu en septembre 2014, à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

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Mécanisme de Coordination Tripartite sur la MINUAD entre l’Union Africaine, le Gouvernement du Soudan et les Nations Unies : Conclusions

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 3 février 2014/African Press Organization (APO)/ — 1. Le 2 février 2014, les représentants de l’Union africaine (UA), du Gouvernement du Soudan, des Nations unies et de l’Opération hybride UA – Nations unies au Darfour (MINUAD) se sont réunis à Addis Abéba, en Éthiopie, pour la dix-septième réunion du Mécanisme de coordination tripartite sur la MINUAD.

2. La délégation de l’UA était dirigée par l’Ambassadeur Smail Chergui, Commissaire à la paix et à la sécurité. La délégation du Gouvernement du Soudan était conduite par l’Ambassadeur Rahmatalla Mohamed Osman, Ministre délégué aux Affaires étrangères. La délégation des Nations unies était conduite par M. Hervé Ladsous, Secrétaire général adjoint chargé du Département des opérations de maintien de la paix, et Mme Ameerah Haq, Secrétaire générale adjointe chargée du Département de l’appui aux missions. Le Représentant spécial conjoint, Mohamed Ibn Chambas, a conduit la délégation de la MINUAD.

3. Dans leurs déclarations liminaires, les délégations des Nations unies et du Gouvernement du Soudan ont souhaité la bienvenue à l’Ambassadeur Chergui dans ses nouvelles fonctions de Commissaire de l’UA à la paix et à la sécurité, et lui ont exprimé leur plein soutien et leur coopération dans l’exercice de ses responsabilités. Tous les participants ont reconnu l’utilité du Mécanisme de coordination tripartite pour relever les défis liés à la mise en œuvre effective du mandat de la MINUAD. À la lumière des résultats de la Revue stratégique de la MINUAD, le partenariat entre le Gouvernement et la MINUAD est plus que jamais crucial pour permettre à la MINUAD de contribuer pleinement à la réalisation de l’objectif d’un Darfour stable et paisible.

4. Les participants ont discuté du déploiement actuel des personnels en uniforme de la MINUAD et du dédouanement des équipements appartenant aux contingents (COE). Il a été convenu que le Gouvernement du Soudan travaillerait avec la MINUAD au niveau technique afin de faciliter le déploiement rapide des contingents des pays contributeurs de troupes à la MINUAD et, partant, d’éviter des lacunes opérationnelles au Darfour. Les participants ont également reconnu que les capacités opérationnelles de certains des pays contributeurs de troupes et de personnels de police constituent un défi majeur à l’efficacité de la MINUAD dans l’exécution de son mandat, en particulier en ce qui concerne la protection des civils. Ils se sont félicités de l’accord conclu entre le Gouvernement du Soudan et la MINUAD au niveau technique pour remédier aux retards accusés dans le dédouanement des COE. Ils ont réitéré que l’exportation et l’importation des COE, particulièrement les équipements sensibles, feront l’objet d’une coordination avant tout déploiement, de manière à ce que les troupes ne soient, à aucun moment, privés de leurs COE. Les modalités de cette coordination seront discutées et déterminées au niveau technique.

5. Lors de la discussion sur la liberté de mouvement, les Nations unies et l’UA ont exprimé leur profonde préoccupation concernant la détérioration de la situation sécuritaire au Darfour en 2013, en raison de conflits tribaux, et les graves conséquences que cette situation a eues sur la protection des civils et l’acheminement de l’aide humanitaire. Afin d’améliorer la liberté de mouvement, et à la lumière des difficultés rencontrées, l’UA et les Nations unies ont exhorté le Gouvernement du Soudan à assurer la liaison avec les autorités locales dans les cinq États du Darfour, afin de les informer sur les positions du Gouvernement du Soudan afin d’assurer la pleine liberté de mouvement de la MINUAD.

6. Au cours de la discussion sur la Revue exhaustive de la MINUAD, conduite conformément à la résolution 2113 (2013) du Conseil de sécurité des Nations unies, les participants sont convenus de la nécessité de tirer avantage de cet exercice pour permettre à la MINUAD de se recentrer sur les aspects fondamentaux de son mandat et de capitaliser sur les progrès accomplis avec le Gouvernement du Soudan à travers le Mécanisme de coordination tripartite.

7. Les participants ont remercié l’Ambassadeur Rahmatalla pour sa participation active au Mécanisme tripartite et ont formulé, à son intention, des vœux de succès dans sa nouvelle affectation à New York.

8. À la demande du Gouvernement du Soudan, les participants sont convenus que la prochaine réunion aurait lieu en mai/juin 2014, à Khartoum, au Soudan.

Pour le Gouvernement du Soudan Pour l’Union africaine

Amb. Rahmatalla Mohamed Osman Amb. Smail Chergui

Ministère délégué aux Affaires étrangères p.i. Commissaire à la Paix et à la Sécurité

Pour les Nations unies

M. Hervé Ladsous Mme. Ameerah Haq

Secrétaire général adjoint chargé du Secrétaire générale adjointe

Département des opérations Département de l’appui aux missions (DFS)

de maintien de la paix (DPKO)

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L’union Africaine et les Nations Unies signent un Accord sur la prévention et la réponse à la violence sexuelle en Afrique

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 2 février 2014/African Press Organization (APO)/ — La Commission de l’Union africaine (UA) et le Bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies sur les violences sexuelles dans les conflits ont signé, hier, 31 janvier 2014, au siège de l’UA, à Addis Abéba, un Accord-cadre de coopération sur la prévention et la réponse aux violences sexuelles dans les situations de conflit et de post-conflit en Afrique.

L’Ambassadeur Sma?l Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité, a signé l’Accord au nom de la Commission de l’UA, cependant que Mme Zainab Hawa Bangura, Représentante spéciale du Secrétaire général, a signé ledit document au nom des Nations unies.

En vertu de cet Accord-cadre, la Commission de l’UA et le Bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général sur les violences sexuelles dans les conflits s’engagent à travailler étroitement ensemble dans la lutte contre l’impunité et la promotion de l’obligation de rendre compte ; l’identification de stratégies de prévention et de dissuasion ; la promotion du leadership et de l’action politique ; la mise en œuvre de programmes de renforcement des capacités et de formation en vue d’améliorer la réponse à tous les niveaux ; et la promotion d’une coordination plus étroite, de l’appropriation nationale et du leadership. Aux termes de l’Accord, les deux parties s’engagement également à faciliter la fourniture de services multisectoriels pour les rescapés et la lutte contre la stigmatisation des victimes.

Etait également présente à la cérémonie de signature, l’Envoyée spéciale nouvellement nommée de l’UA sur les femmes et les enfants dans les conflits, Mme Bineta Diop.

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Le Président Abdel Aziz de la République islamique de Mauritanie élu Président de l’Union africaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 2 février 2014/African Press Organization (APO)/ — À la cérémonie d’ouverture de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz de la République islamique de Mauritanie a été élu nouveau Président de l’Union. Il remplace le Premier ministre de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, M. Hailemariam Dessalegn. La présidence de l’Union africaine est soumise à un roulement annuel.

Dans son discours d’acceptation, le Président Abdel Aziz a remercié le gouvernement éthiopien de l’accueil chaleureux et de l’excellente hospitalité témoignés à son égard ainsi qu’à celui des autres dignitaires. Cet accueil et cette hospitalité s’inscrivent dans le pur esprit de coopération et de développement africain. Il a souligné la nécessité pour l’Afrique de continuer à rester unie dans sa poursuite du développement et s’est appesanti spécifiquement sur l’utilisation en coopération des ressources naturelles comme une source de force sur le continent.

Le Président Abdel Aziz a insisté sur l’urgence des mesures qui assureraient la protection intégrée de l’environnement et la sécurité alimentaire. Il a salué 2014, l’Année de l’agriculture et de la sécurité alimentaire en Afrique, comme le moment opportun pour continuer à œuvrer vers l’adoption de pratiques écologiques et agricoles durables. Il a fait allusion à l’exploitation de la capacité hydroélectrique du fleuve Sénégal à générer de l’électricité à travers les frontières du Sénégal, du Mali et de la Mauritanie, pour prouver la réussite des initiatives de développement intergouvernementales et a encouragé les peuples du continent à s’efforcer de travailler ensemble dans le cadre du développement durable. Il a poursuivi que, grâce à l’utilisation en coopération des ressources en eau et des sols spécifiquement, l’Afrique peut accroître la taille et le rendement de sa surface agricole pour faire face à l’insécurité alimentaire et à la faim.

Il a déclaré que le développement efficace et novateur des secteurs énergétique et agricole avait le potentiel d’améliorer radicalement et en de nombreuses manières la vie des diverses populations d’Afrique. La transformation de l’économie rurale grâce à des pratiques d’irrigation modernisées et celle du secteur de l’élevage auront un impact considérable sur la croissance économique et réduiront la pauvreté sur le continent. Ces efforts contribueront, à leur tour, à combattre la propagation des maladies comme le paludisme et le VIH/Sida et à améliorer la santé des Africains en général.

S’agissant de la paix et de la sécurité, le nouveau Président a félicité la République démocratique du Congo pour la signature d’un accord de cessez-le-feu et s’est dit encouragé par la poursuite du progrès sur la voie de la paix et la stabilité en Tunisie et en République centrafricaine, qui a récemment élu sa présidente intérimaire. Le Président Abdel Aziz a souligné la nécessité pour les pays africains de s’entraider en temps de conflit et d’appuyer le rôle et la force de l’Afrique sur les questions internationales.

Le Président Abdel Aziz a rappelé que l’Afrique doit trouver des solutions continentales aux problèmes du continent. Il a affirmé que, grâce à ses vastes ressources humaines et naturelles, l’Afrique a les capacités d’effectuer un développement rapide et durable qui peut faire d’elle un leader mondial en matière d’innovation environnementale et de croissance durable.

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L’Union africaine Honore d’Éminents Chercheurs africains à travers le Prix scientifique Kwame Nkrumah

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 2 février 2014/African Press Organization (APO)/ — La Commission de l’Union africaine a décerné le prix scientifique Kwame Nkrumah d’un montant de 100 000 dollars EU à deux éminents chercheurs africains. La remise des prix s’est déroulée aujourd’hui au Siège de l’Union africaine à Addis-Abeba (Éthiopie) dans le cadre de la vingt-deuxième session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union. Le Commissaire de l’UA aux Ressources humaines, à la Science et à la Technologie, Dr Martial De Paul Ikounga a révélé les lauréats de cette année.

Les prix ont été remis par le Président nouvellement élu de l’Union africaine, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz de la République islamique de Mauritanie, au Professeur André Batiano, du Burkina Faso, lauréat dans le domaine des Sciences de la Vie et de la Terre, et au Professeur Kayode Oyebode Adebowale, du Nigeria, lauréat dans le domaine des Sciences fondamentales, de la Technologie et de l’Innovation.

Madame Nkosazana Dlamini Zuma a félicité les deux lauréats et déclaré que la Science et la Technologie doivent jouer un rôle très important dans la résolution des problèmes en matière d’infrastructures, de développement et d’énergie, entre autres. « Le programme du Prix Kwame Nkrumah est un programme phare de notre Union qui vise à sensibiliser davantage à l’utilisation de la Science et de la Technologie sur notre continent », a-t-elle ajouté. Elle a également remercié les partenaires, plus particulièrement l’Union européenne et les nombreuses académies des Sciences pour leur collaboration avec la Commission dans le cadre de ces projets.

Le Prix scientifique Kwame Nkrumah de l’Union africaine, autrefois appelé Programme du Prix scientifique de l’Union africaine (PSUA), est destiné à honorer d‘éminents chercheurs africains pour leurs réalisations scientifiques, leurs précieuses

découvertes et les conclusions de leurs recherches. II permet d’honorer la mémoire du grand panafricaniste et du premier président de la République du Ghana, Dr Kwame Nkrumah.

Institué en septembre 2008, ce programme est une partie intégrante de l’engagement de la Commission de l’Union africaine à assurer que la Science et la Technologie contribuent aux efforts déployés par l’Union africaine en faveur du développement durable. Le Département des Ressources humaines, de la Science et de la Technologie de la Commission est chargé de la poursuite de ce programme.

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