L’OMC et la CEA unissent leurs forces pour stimuler le commerce intra-africain

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 29 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — L’Organisation mondiale du commerce (OMC), en collaboration avec la Commission économique pour l’Afrique (CEA), tiendra un séminaire régional sur l’initiative Aide pour le commerce et les perspectives de l’Afrique en termes de commerce et de développement. Le séminaire aura lieu du 4 au 6 juin 2013 et réunira des experts représentant l’OMC, la CEA, les pays africains et les communautés économiques régionales afin d’examiner, entre autres thèmes, les problèmes de développement de la région liés au commerce, les possibilités et les enjeux à l’ordre du jour international et d’autres questions liées à l’Initiative.

Dans le cadre du séminaire, les experts valideront également un rapport établi par la CEA en prélude au quatrième examen mondial de l’Aide pour le commerce, qui se tiendra à Genève de du 8 au 10 juillet 2013. Outre une analyse des flux d’aide pour le commerce dans la région, le rapport présentera les conclusions d’une enquête menée par l’Union africaine (UA) et la CEA sur la façon dont l’initiative peut venir en complément au Plan d’action de l’UA pour dynamiser les échanges intra-africains.

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Lancement des premiers jeux écologiques

PARIS, France, 29 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Les Jeux Ecologiques (http://www.ecologames.org/event/en) sont nés d’une urgence : sensibiliser les jeunes générations aux problèmes écologiques.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/logo-ecologames.jpg

Video: http://we.tl/0maMd2vULD

Document « Guardian Angels of the planet »: http://www.apo-mail.org/Guardian_Angels_of_the_Planet_2013.pdf

Photo 1: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/photo3-greengames.jpg

Photo 2: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/photo2-greengames.jpg

Photo 3: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/photo1-multi-drapeaux-je.jpg

Quoi de mieux pour retenir l’attention des enfants de 6 à 12 ans qu’un événement mêlant sport, divertissement et enrichissement personnel ? Ce projet, porté par Clémence, Emmanuel Errard et leur fils Jules (9 ans), les amène, d’avril 2011 à avril 2013, à la rencontre des personnalités du monde de l’environnement : Etats-Unis, Canada, Pérou, Brésil, Chili, Argentine, Australie, Thaïlande, Cambodge, Chine, Japon, Inde, Sénégal, Suisse, etc.

Où qu’ils aillent, le projet des Jeux Ecologiques séduit. Les personnalités acceptent de parrainer les Jeux Ecologiques et portent dès lors le nom d’Anges Gardiens de la Planète. Leur rôle est de transmettre aux enfants, expérience, savoir et conscience du monde pour qu’ils puissent s’investir à leur tour dans le projet global de protection de l’environnement.

Ce tour du monde a permis de recruter 100 Anges Gardiens des 5 continents.

Grâce à l’appui de ces prestigieux parrains, les Jeux Ecologiques vont voir le jour. En effet, le Congrès Fondateur se déroulera les 3, 4 et 5 juin au siège de l’UNESCO à Paris, en partenariat avec la Global Conference. Les pré-sélections se dérouleront via internet et la finale des Jeux Ecologiques réunira des enfants venus du monde entier en juin 2015.

Le lancement des Jeux Ecologiques aura lieu officiellement le 4 juin 2013 à 17h00 dans la maison de l’UNESCO à Paris, en la présence d’une vingtaine d’Anges Gardiens de la Planète dont la légende vivante, Sylvia Earle, première femme aquanaute, George Schaller, considéré comme le père de la conservation de la vie sauvage, Bindeshwar Pathak, considéré comme le nouveau Gandhi, Jean-Michel Cousteau, le prince des océans, Phra Anil Sakya, descendant de Bouddha ou encore la philosophe Sheri Xiaoyi Liao, élue parmi les 10 femmes d’exception en Chine.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Ecologames.

Contact presse :

Clémence Errard

+33 (0)6 13552948

Clemence@Ecologames.org

Lien site invitation lancement http://www.ecologames.org/event/en/

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Le Rapport sur les progrès en Afrique indique que les Africains doivent voir les bénéfices découlant du secteur extractif

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 29 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Les ressources naturelles de l’Afrique pourraient servir à améliorer considérablement la vie de millions de personnes, mais si les ressources naturelles ont permis de connaître une décennie de croissance économique rapide sur le continent, la plupart des Africains n’en a pas encore vu les fruits selon le Rapport sur les progrès en Afrique, présenté aux dirigeants et décideurs africains lors du Sommet de l’UA tenu à Addis-Abeba, Éthiopie

Une session du panel consacrée au Rapport sur les progrès en Afrique de 2013 récemment lancé, montre que les décideurs africains ont des choix cruciaux à faire : ils peuvent ou bien investir les recettes tirées des ressources naturelles dans les populations et créer des emplois et des opportunités pour des millions de personnes des générations présente et future. Ou alors ils peuvent gaspiller ces opportunités en permettant à la croissance non génératrice d’emplois et à l’inégalité de s’installer à demeure.

Il importe de tirer parti de la confiance en soi que nous voyons émerger. a dit Carlos Lopes, Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Et pour qu’il en soit ainsi, nous avons besoin de traiter des questions concrètes plutôt que rhétoriques et je pense que c’est là où le rapport prend tout son sens, non seulement parce qu’il peut influer sur les discussions au sein du G8 mais également sur les débats en Afrique, notamment l’élaboration du Programme pour 2063 – le programme dont l’UA est maintenant saisi ».

Il a noté que les dirigeants africains ont adopté la Vision minière africaine pour essayer d’assainir l’industrie et qu’une étude actuellement menée par la CEA sur les flux financiers illicite squittant l’Afrique, montre la nécessité de la transparence et de l’obligation de rendre compte. « C’est une rue à double sens – nous devons nous améliorer à tous les niveaux, a-t-il dit.

La Présidente Johnson Sirleaf, dont le pays le Libéria exporte du fer et des diamants, a dit que « le paradoxe riche en ressources mais pauvre sur le plan de la condition humaines » a pendant longtemps été le cas pour son pays mais que la situation changeait. L’expérience vécue au Libéria montre que nous devons faire des efforts supplémentaires pour améliorer les audits sur les procédés d’extraction. » a-t-elle dit.

« L’Afrique, à l’instar du reste du monde, subit des pertes considérables du fait de la sortie de richesses illicites et injustifiées à travers l’évasion fiscale, les sociétés écrans, les paradis fiscaux, les prix de transfert et d’autres procédés, ce qui fait qu’en quelque sorte des personnes évitent de payer les impôts qu’ils devraient » a dit Johnson Sirleaf.

Le présent rapport montre très nettement que de telles sorties sont supérieures au montant total de l’aide publique que le continent africain reçoit chaque année. Ce problème ne pourra être réglé que si toutes les nations travaillent de concert, et la balle est donc dans le camp de nos partenaires qui doivent éliminer les échappatoires fiscales dans le secteur des industries extractives » a t-elle dit.

La fraude et l’évasion fiscale internationales, la corruption, la faiblesse de la gouvernance constituent les principaux défis. Le rapport salue par conséquent l’engagement pris par la présidence actuelle du G8, à savoir le Royaume-Uni et d’autres gouvernements, de mettre la fiscalité et la transparence au coeur du dialogue de cette année.

« Cette année, nous avons vu l’impact énorme et l’immense intérêt manifesté par un largeéventail de personnes, c’est incroyable » a dit Caroline Kende-Robb, la Directrice exécutive de Africa Progress Panel. « Mais je pense qu’il s’agit d’une question mondiale : les gens se préoccupent : les gens se soucient du fait que les ressources ne soient pas utilisées au mieux ; ils se soucient en Afrique, estimant que les résultats du développement humain devraient être nettement meilleurs, compte tenu de la richesse considérable qui se trouve en Afrique. Et cela est possible ; de nombreux pays africains utilisent à bon escient la richesse qui vient des ressources naturelles. Mais cette question de la fraude fiscale et de l’évasion fiscale touche non seulement des gens en Afrique mais touche également des gens en Europe et touche des gens aux États-Unis, donc nous assistons à un mouvement presque planétaire lié aux questions que nous avons soulevées dans le rapport de cette année ».

Selon les estimations, l’Afrique détient 30 % des réserves de ressources minérales du monde, et ses économies croissent plus rapidement que toute autre région du monde, à l’exception de l’Asie de l’Est – la croissance en Afrique subsaharienne est restée forte, plus de 5 % par an pendant les dix dernières années.

Mais le rapport indique également que l’Afrique doit mieux gérer son immense richesse en ressources naturelles pour améliorer la vie des populations de la région, en élaborant des programmes nationaux audacieux pour renforcer la transparence et l’obligation de rendre compte.

Un représentant de la société civile, Yao Graham, de Third World Network a dit que l’Afrique devrait mettre l’accent sur l’ajout de valeur à ses produits de base car ce serait plus rentable. « Créer de la valeur ajoutée réduit la désintensification des ressources, phénomène qui est moins contraignant pour l’environnement et les communautés vivant dans les régions minières. Il a ajouté que les institutions publiques chargées d’élaborer les réglementations, doivent répondre plus promptement aux plaintes formulées par la communauté au sujet des activités minières. Le fait de gérer l’impact pourrait également contribuer à changer les attitudes.

Certaines compagnies pétrolières visent également de plus en plus à respecter les normes relatives aux « meilleures pratiques », ce qui consiste également à atténuer l’impact de leur activité sur l’environnement et à investir dans des projets sociaux fin d’améliorer les niveaux de vie dans les régions où elles interviennent.

Lors de cette séance, les panélistes étaient la Directrice exécutive de Africa Progress Panel, Caroline Kende-Robb, le Chef de la Commission économique pour l’Afrique Carlos Lopes, la Présidente du Libéria Ellen Johnson-Sirleaf et le Directeur de Third World Network-Africa, Yao-Graham.

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Le Sommet se conclut par des décisions majeures visant à faire avancer le continent

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 29 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — L’historique vingt et unième session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine, qui englobait les célébrations du cinquantenaire de l’Organisation de l’unité africaine/Union africaine, a pris fin lundi 27 mai 2013, au siège de l’Union à Addis-Abeba. L’actuel Président de l’Union, le Premier Ministre éthiopien, M. Hailemariam Desalegn, a décrit les célébrations comme « un succès retentissant ».

L’un des principaux résultats du Sommet a été l’adoption de la Déclaration du cinquantième anniversaire de l’Organisation de l’unité africaine/Union africaine, aux termes de laquelle les dirigeants se sont engagés à atteindre les objectifs de l’UA, c’est-à-dire une Afrique intégrée et prospère, en paix avec elle-même et avec le monde; une Afrique dont le développement est dirigé par ses propres citoyens et qui est un acteur important sur la scène mondiale. Les dirigeants se sont aussi engagés à traduire les dispositions de la Déclaration en action dans leurs différents pays.

Le Sommet a aussi adopté le Plan stratégique de la Commission de l’Union africaine (CUA) pour la période 2014-2017 et examiné un rapport sur d’autres possibilités de financement dont l’objectif est de garantir que l’Afrique s’approprie les différentes stratégies panafricaines.

Les principales décisions prises par la vingt et unième session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine incluent des positions communes sur un certain nombre de questions, notamment le programme de développement de l’après-2015, la mise en place du Comité de haut niveau des chefs d’État et de gouvernement, l’élaboration du Plan stratégique 2014-2017 de la Commission de l’Union africaine et le programme « Union africaine 2063 ».

On trouvera la liste complète des décisions, et leur description, sur le site de l’Union africaine.

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Célébrer un continent

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 29 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — L`Afrique réalise ses 50 ans avec style tout en captivant l`imagination du continent. Un air de célébration et un sens renouvelé de l`ambition sont contagieux. Le media africain a dédie des programmes entiers et des éditions imprimées supplémentaires à cette occasion spéciale et mémorable. Il y a eu des concerts musicaux, des exhibitions artistiques, des contes d`histoires, des lectures spéciales, des interviews et des conférences historiques à travers tout le continent. C`a été une semaine de célébration du panafricanisme, son future et ses opportunités infinies.

L`Afrique s`est engagée dans des changements significatifs pendant les cinquante dernières années. A tous égards la transformation du continent n`a pas été pauvre en surprises. La résilience et le triomphe de son peuple face à d`innombrables obstacles, crises, pressions et enjeux sont louable et émerveillent le reste du monde. L`Afrique a fait des progrès et a toutes les raisons de célébrer cette année de jubilée d`or.

Lorsque de plus en plus de pays devinrent indépendants après le Ghana en 1957, les racines du Panafricanisme furent établies et la première génération des leaders Africains fondèrent l`OUA en mai 1963. Ce développement, assis sur les prémices que la plupart des pays africains étaient petits et non-économiquement viables, visait à renforcer la voix du continent et sa position dans les Fora internationaux dans tous les domaines de la vie humaine.

Plus encore, en 1981, avec l`appui de la Commission Economique pour l`Afrique (CEA), l`établissement de la Communauté Economique Africaine était identifié comme une stratégie pour l`intégration régionale, une transformation accélérée et un développement durable du continent africain. Etablie sous le Traité d`Abuja en 1991, la Communauté Economique Africaine fonda la création des Communautés Economiques Régionales comme des blocs de construction pour la mise en place de la Communauté Economique Africaine. Huit Communautés Economiques Régionales ont été officiellement reconnues par l`Union Africaine en 2006.

Cette reconnaissance inspira les pères fondateurs de l`Afrique indépendante à demander et se battre pour l`indépendance totale des pays africains du joug de l`hégémonie et l`exploitation coloniales, pour le contrôle du pouvoir politique et économique au bénéfice du continent et ses citoyens. Ces idéaux portés par une vision depuis la moitie d`un siècle ont été embrassés par la plupart de pays et à ce jour, l`Afrique est prête et suffisamment équipée pour la réalisation de ses objectifs de développement mieux que pendant toute autre période de son histoire.

L`Union Africaine a été le porte-flambeau du programme de développement africain à travers un leadership résolument tourné vers le futur, des politiques et des programmes volontaristes aux niveaux national et continental. Il y a eu beaucoup de réalisations remarquables dont l`établissement et l`application des normes, la prospérité économique et l`amélioration des services sociaux tels que la santé et l`éducation.

Un petit nombre de pays sont aujourd`hui en guerre civile comparées à ceux vivant et jouissant de la paix et de la stabilité. La qualité des soins de santé est améliorée aussi bien pour les hommes que pour les femmes et les enfants. Les maladies préventables comme la poliomyélite ont été éradiquées partout sauf dans deux pays alors que les maladies épidémiques telles que la tuberculose, le VIH, la malaria sont sous contrôle essentiellement à cause d`un accès continuellement amélioré aux services médicaux et de santé. Le continent a aussi réalisé des progrès dans l`éducation primaire universelle en assurant que plus que jamais des millions d`enfants sont scolarisés.

Le statut de la femme Africaine s`est amélioré significativement durant les 50 dernières années, particulièrement l`esperance-vie, l`accès accrue à l`éducation primaire ainsi qu`une meilleure participation à la force productive. L`Afrique a aujourd`hui deux femmes chefs d`Etat : Ellen Johnson Sirleaf du Liberia and Joyce Banda du Malawi. Le continent est aussi fier de ses deux femmes Prix Nobel. L`Union Africaine a adopté une politique de représentation à 50% basée sur le genre adoptée par les Communautés Economiques Régionales alors qu`un grand nombre de pays sont entrain de mettre en place des mesures législatives et constitutionnelles pour assurer une grande participation des femmes dans les sphères de décision.

L`Afrique se présente aujourd`hui comme l`une des économies à forte croissance économique dans le monde comparée à d`autres continents. Les sept pays à plus forte croissance économique se recensent en Afrique avec un taux de croissance supérieur à 7 pourcent. L`Afrique attire de plus en plus d`Investissements Directs Etrangers (IDE) que n`importe quel continent. In 2011, projets d’IDE en Afrique ont cru de 27%. Dans le premier trimestre de 2012, les flux internes d`IDE ont atteint 80 millions de Dollars Américains et sont projetées pour 150 milliards en 2015.

Parmi les nombreuses réalisations qui méritent d`être saluées il y a l`amélioration des droits civiques, le renforcement de la « règle de la loi » et la protection des droits humains.

Au moment où le continent célèbre ses réalisations de 50 dernières années et définit la voie à suivre pour les 50 prochaines années, il est temps de tirer des leçons des échecs et enjeux que le continent continuent à rencontrer.

Dans la quête continue pour la libération politique et socioéconomique, l`émancipation et la liberté, la relation entre gouvernance et développement demeure fondamentale. La gouvernance demeure critique à travers ses rôles et conséquences sur la gestion économique avérée et le développement durable. Le rôle de la gouvernance, au niveau national, sous- régional et continental en tant que systèmes collectifs, institutions, législations et règlements, ne peut être sous-évalué.

Des années 80 à ce jour, plusieurs pays du continent enregistrent une croissance économique soutenue évaluée à presque 5 pourcent à travers la décennie précédant la crise économique et financière globale. Des politiques macroéconomiques prudentes et la bonne gouvernance sont à l`origine de la résilience démontrée par les économies africaines durant la crise économique mondiale.

Malgré des taux de croissance économiques impressionnants, l`Afrique continue à faire face à des difficultés dans la création des emplois rémunérateurs et décents pour sa population majoritairement jeune. Les taux de pauvreté demeurent élevés alors que les disparités de qualité de vie entre les populations urbaines et rurales demeurent énormes. En fait l`Afrique ne sera pas en mesure de réaliser la majorité des OMD à la fin de l`année 2015.

Les inégalités de genre demeurent un enjeu majeur pour l`Afrique. La violence basée sur le genre, le travail domestique non-payé, les grossesses précoces et le difficile accès aux soins de santé maternelle continuent à affecter les femmes.

La représentation des femmes dans les instances de décision demeure faible. Les femmes constituent seulement 21.2 pourcent dans les parlements malgré la politique du 50% genre adoptée par l`Union Africaine.

L`Afrique est sur la bonne voie vers la transformation économique et structurelle tant souhaitée. La forte croissance économique, le commerce en hausse et les prix élevés de ses ressources naturelles et minières sont essentiellement dues à la mise en place des pratiques et préceptes en phase avec la bonne gouvernance. Dans les propres mots de Kwame Osagyefo Nkrumah, l`un des pères fondateurs de l`Afrique « nous avons la bénédiction de la richesse due à nos immenses ressources, la puissance de nos talents et les potentiels de nos populations. Vivement saisissons les opportunités au devant de nous et faisons face aux enjeux de notre survie»

Comme nous commémorons le 50e anniversaire de l`Union de l`Afrique, la bonne gouvernance demeure capitale et centrale au futur que nous souhaitons.

Les Nations Unies félicitent l`Afrique et réaffirment leur engagement pour la renaissance de l`Afrique. La bonne gouvernance demeure un travail continu qui doit être progressivement amélioré et renforcé dans tous les secteurs et à tous les niveaux- Etats membres, Communautés Economiques Régionales, le secteur privé… afin de faire du 21e Siècle le vrai Siècle de l`Afrique.

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Saison France-Afrique du Sud – Participation de Laurent Fabius à l’inauguration de l’exposition « Nelson Mandela, de prisonnier à président » (29 mai 2013)

PARIS, France, 29 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, inaugurera aujourd’hui à l’Hôtel de Ville de Paris aux côtés de Paul Mashatile, ministre des Arts et de la Culture d’Afrique du Sud, et de Bertrand Delanoë, maire de Paris, l’exposition « Nelson Mandela, de prisonnier à président » présentée du 30 mai au 6 juillet 2013.

Cette exposition est un temps fort de la semaine d’ouverture à Paris de la saison France-Afrique du Sud, qui se déroule jusqu’en décembre 2013. Elle permettra, pour la première fois en France, de présenter l’itinéraire du président Mandela et son combat pour l’égalité et les droits de l’Homme à travers images, films et témoignages.

La saison de l’Afrique du Sud en France, qui fait suite à la saison de la France en Afrique du Sud (juillet-novembre 2012), est l’occasion de découvrir la culture, le dynamisme et la créativité de l’Afrique du Sud à travers de nombreuses manifestations organisée dans plus de cent villes de France.

2010 – 20ème anniversaire de la libération de Nelson Mandela

En 2010, à l’occasion du 20ème anniversaire de la libération de Nelson Mandela, trois diplomates français, en poste en Afrique du Sud de 1981 à 1995, ont raconté les grandes heures à la fois tragiques et émouvantes du pays de l’Apartheid qui basculant vers la démocratie et l’élection d’un homme noir à la présidence de la République.

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Guinée – Violences

PARIS, France, 29 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Q&R- Extrait du point de presse – 29 mai 2013

Q : Une réaction aux violences en Guinée s’il vous plait. Pensez vous que les élections peuvent se tenir le 30 juin ?

R : Nous sommes vivement préoccupés par les violences qui ont endeuillé la Guinée. Nous appelons les acteurs politiques guinéens à respecter l’engagement de ne pas recourir à la violence qu’ils ont pris il y a un mois.

Nous appelons les autorités guinéennes à faire preuve de retenue et les dirigeants de l’opposition à se réengager dans le dialogue, pour que la Guinée puisse enfin achever sa transition démocratique et organiser un scrutin législatif incontestable.

La date du 30 juin a été annoncée pour les élections. Une expertise électorale indépendante est en cours pour évaluer la calendrier et la faisabilité technique des élections. Il est impératif que celles-ci se déroulent dans les meilleures conditions afin d’être incontestables.

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Rapport conjoint BAD-GFI : l’Afrique pâtit de la fuite des capitaux

MARRAKECH, Maroc, 29 mai 2013/African Press Organization (APO)/ —

 Entre 1980 et 2009, les transferts nets de ressources hors d’Afrique sont passés de 597 milliards de dollars EU à 1 400 milliards.

 Les flux financiers illicites et non enregistrés ont été de l’ordre de 1 220 à 1 350 milliards de dollars EU entre 1980 et 2009, éclipsant les transactions financières enregistrées.

 Le déficit net de ressources et les fuites illégales de capitaux compromettent gravement le développement.

Lancé officiellement le mercredi 29 mai 2013, à l’occasion des 48e Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) à Marrakech, au Maroc, un nouveau rapport conjoint de la BAD et de Global Financial Integrity (GFI) révèle que le continent africain est depuis de longues années un créancier net vis-à-vis du reste du monde. Le rapport [PDF | 4.04 Mo] conclut que l’Afrique a pâti de sorties nettes de fonds de l’ordre de 597 milliards de dollars EU à 1 400 milliards de dollars, entre 1980 et 2009, après ajustement des transferts nets enregistrés pour les flux financiers sortants frauduleux.

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« La fuite des ressources hors de l’Afrique au cours des trente dernières années – quasi l’équivalent du PIB actuel de l’Afrique – freine le décollage du continent », a déclaré Mthuli Ncube, économiste en chef et vice-président de la Banque africaine de développement.

« L’idée reçue a toujours été que l’Occident injecte de l’argent en Afrique, grâce à l’aide étrangère et aux autres flux de capitaux du secteur privé, sans recevoir grand-chose en retour. Notre rapport inverse le raisonnement : l’Afrique est en situation de créancier net par rapport au reste du monde depuis des décennies », a déclaré Raymond Baker, directeur du centre de recherche et de défense GFI, basé à Washington.

Résultats

Élaborée par une équipe mixte, composée de l’économiste en chef de GFI, Dev Kar, de l’économiste Sarah Freitas, ainsi que de deux économistes de la BAD, Jennifer Mbabazi Moyo et Guirane Samba Ndiaye, l’étude constate que les flux financiers cumulés sortis de façon illicite d’Afrique en 30 ans, sont de l’ordre de 1 200 milliards à 1 300 milliards de dollars EU en termes réels. Les flux nets cumulés enregistrés sur la même période paraissent bien insignifiants à côté de ces fuites de capitaux illicites non enregistrés. Les flux nets cumulés ayant quitté l’Afrique entre 1980 et 2009 varient entre 597 milliards et 1 400 milliards de dollars EU.

Intitulé Illicit Financial Flows and the Problem of Net Resource Transfers from Africa: 1980-2009, (Les flux financiers illicites et le problème des transferts nets de ressources en provenance d’Afrique : 1980-2009), le rapport n’analyse pas les facteurs à l’origine de ces flux financiers illicites. Mais il observe que des études de cas spécifiques à certains pays devraient être effectuées pour identifier ces facteurs sous-jacents, qui varient probablement d’un pays africain à l’autre. En outre, une grande partie du produit du trafic de drogue, de la traite d’êtres humains et d’autres activités criminelles – qui se règlent souvent en espèces – n’est pas prise en compte dans ce travail de recherche.

Cependant, la BAD et GFI notent que des transferts de capitaux hors du continent aussi importants ont sans doute un effet fâcheux sur le développement économique.

« Le continent africain est riche en ressources naturelles. Avec une bonne gestion des ressources, l’Afrique serait en mesure de financer en grande partie son développement elle-même », a déclaré Mthuli Ncube, de la BAD.

« Plus de mille milliards de dollars se sont échappés frauduleusement d’Afrique au cours des trente dernières années, éclipsant les entrées de capitaux et entravant le développement économique », a souligné l’économiste en chef de GFI, Dev Kar – qui auparavant fut économiste en chef au FMI. « Limiter ces flux sortants devrait être primordial pour les décideurs africains et occidentaux, car ils entraînent, et subissent à leur tour, les contrecoups d’un climat des affaires défavorable et d’une mauvaise gouvernance globale – qui entravent tous deux la croissance économique. Le taux de croissance plus lent aboutit à une plus grande dépendance vis-à-vis de l’aide, et c’est l’argent des contribuables étrangers qui vient compenser le manque à gagner des recettes intérieures – dans la mesure où l’évasion fiscale fait partie des flux illicites. »

Recommandations

La BAD et GFI formulent un certain nombre de recommandations stratégiques visant à stimuler les transferts nets de ressources en provenance d’Afrique, et à contenir les flux financiers illicites.

« C’est maintenant le moment d’agir de façon concertée, sur la base d’une répartition claire des rôles entre acteurs nationaux et internationaux. Les pays africains doivent accorder aux mesures destinées à endiguer ces flux la même urgence qu’aux autres mesures prioritaires. Les pays doivent aller au-delà de l’Initiative sur la transparence des industries extractives, assurer la transparence dans toute la chaîne de valeur des ressources, et créer des fonds souverains qui fonctionnent efficacement », a déclaré Issa Faye, chef de division au Département de la recherche de la BAD.

« Pour chaque pays qui perd de l’argent de manière illicite, il y a un autre pays qui reçoit cet argent. Ces sorties sont facilitées par l’opacité financière constatée dans les économies occidentales avancées et les paradis fiscaux. L’application des mesures de transparence en vue de restreindre le secret des paradis fiscaux et les opérations des sociétés écrans anonymes est cruciale si l’on veut freiner les flux illicites », a ajouté Raymond Baker, de GFI.

Les mesures destinées à stimuler les transferts nets de ressources vers l’Afrique et à réduire les sorties illicites de fonds du continent recommandent – entre autres – de :

• demander aux banques et aux paradis fiscaux de fournir régulièrement à la Banque des règlements internationaux (BRI) des informations détaillées sur les dépôts, qui précisent le secteur, l’échéance et le pays de résidence des détenteurs de comptes de dépôt. La BRI doit être autorisée à diffuser largement ces informations bancaires transfrontalières auprès des pays d’origine et de destination concernés, en rendant – dans l’idéal – les informations accessibles au public sur son site Internet ou, à tout le moins, à la société civile et aux chercheurs ;

• s’attaquer aux problèmes posés par les sociétés écrans ainsi que les fondations et sociétés d’investissement, en demandant confirmation de la propriété effective de tous les comptes bancaires et valeurs mobilières, et en exigeant que les informations sur les vrais propriétaires physiques de toutes les sociétés, fiducies et fondations, soient divulguées au moment de leur constitution et disponibles dans des registres publics ;

• veiller à l’application stricte des réglementations anti-blanchiment déjà en vigueur ;

• exiger des rapports pays par pays sur les ventes, les profits, les effectifs d’employés et les impôts payés par toutes les sociétés multinationales ;

• poursuivre les échanges, transfrontaliers et automatiques, d’informations fiscales sur les comptes personnels et de société – dans l’idéal sur une base multilatérale, un certain nombre de pays européens ayant annoncé qu’ils allaient commencer à le faire ;

• résoudre les problèmes de capacité et de corruption au niveau national, au sein des autorités fiscales africaines ;

• réformer les services douaniers afin de mieux détecter et prévenir les falsifications des transactions commerciales ;

• encourager les pays riches en ressources naturelles à créer des fonds souverains bien gérés, à adhérer à l’Initiative Open Budget, à l’Initiative africaine concertée sur la réforme budgétaire (CABRI), et à l’Initiative de transparence des industries extractives (ITIE) ;

• autonomiser les autorités nationales de régulation et de gestion des marchés publics ;

• mettre en œuvre des mesures qui, grâce à l’amélioration du climat des affaires, stimulent les transferts net enregistrés.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement (BAfD).

Notes à l’attention des journalistes :

• Le rapport, les données qui y figurent ainsi que l’ensemble des conclusions, et le présent communiqué sont sous embargo strict jusqu’au mardi 28 mai 2013 à 18h59 EDT (Washington) / 23:59 BST (Londres) / 23h59 WEST (Marrakech) / 23h59 CET (Tunis)

• Les conclusions du présent rapport seront présentées aux Assemblées annuelles de la BAD, le mercredi 29 mai 2013, de 11h00 à 13h00 (UTC / GMT +1) au Palais des Congrès, Palmeraie Golf Palace, salle Rosarie, à Marrakech (Maroc).

Pour des raisons de sécurité, les journalistes qui souhaitent assister à l’événement doivent s’inscrire aux Assemblées annuelles, à l’adresse http://www.afdb-am2013.org/.

• Pour une entrevue avec les porte-parole de la BAD, veuillez prendre contact avec Olivia Ndong Obiang à Marrakech : o.ndong-obiang@afdb.org / +216 95 99 97 70.

• Pour une entrevue avec Raymond Baker, Dev Kar, Mme Freitas ou d’autres porte-parole de GFI, veuillez prendre contact avec Clark Gascoigne : +1 202 293 0740, poste 222 / cgascoigne@gfintegrity.org.

• Pour en savoir plus, vous pouvez accéder au rapport et télécharger les tableaux complets et autres données : http://AfricaNetResources.gfintegrity.org.

• Pour télécharger l’intégralité en PDF du nouveau rapport sous embargo, cliquez ici. [PDF | 4,04 Mo]

• Pour plus d’informations sur les Assemblées annuelles de la BAD à Marrakech, visitez le site web : http://www.afdb.org/en/annual-meetings/; ou suivez l’évènement sur Twitter : # AfDBam2013.

• Toutes les valeurs monétaires sont en dollars américains (EU).

Contacts :

Marrakech :

Olivia Ndong Obiang

Banque africaine de développement (BAD)

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Washington DC :

Clark Gascoigne

Global Financial Integrity (GFI)

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E.J. Fagan

Global Financial Integrity

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+1 202-293-0740 ext. 227

La Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) est une institution financière multilatérale de développement, créée pour contribuer au développement économique et au progrès social des pays africains. Pour plus d’informations : http://www.afdb.org.

Global Financial Integrity (GFI) est un centre de recherche et de défense, basé à Washington DC, qui préconise la transparence du système financier international comme un moyen de développement mondial. Pour plus d’informations : www.gfintegrity.org.

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SIGNATURE D’UNE CONVENTION DE PARTENARIAT AVEC L’INTERNATIONAL CRISIS GROUP (27 MAI 2013)

PARIS, France, 29 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du ministère des affaires étrangères

M. Jean-Baptiste Mattéi, directeur général de la mondialisation, du développement et des partenariats, a signé le 27 mai 2013 une convention de partenariat avec Mme Louise Arbour, présidente-directrice de l’International Crisis Group.

Dirigé depuis 2009 par Mme Louise Arbour, ancienne haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, l’International Crisis Group (ICG) a été fondé en 1995 à l’initiative de personnalités européennes et américaines désireuses de mieux analyser les conflits meurtriers des années 1990 et de leur apporter réponse indépendante. Depuis sa création, l’ICG a ainsi couvert dans le monde près de 70 situations de conflits potentiels ou déclarés. Ses analyses et recommandations, reconnues pour leur qualité et leur sérieux, sont aujourd’hui largement relayées et examinées par l’ensemble des acteurs impliqués dans la prévention, la gestion et la résolution des crises.

Conclu pour une durée de trois ans, le partenariat entre le ministère des affaires étrangères et l’International Crisis Group s’appuiera sur le travail de fond conduit par les experts de l’ICG pour susciter notamment une attention accrue sur la situation au Sahel et dans d’autres pays francophones de l’Afrique subsaharienne.

Pour en savoir plus : http://www.crisisgroup.org/

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BAN KI-MOON ATTEND AVEC INTÉRÊT LES MESURES CONCRÈTES QUE PRENDRONT DES SIGNATAIRES DE L’ACCORD SUR LES GRANDS LACS

NEW YORK, 29 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de l’allocution que le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a prononcée, le 26 mai à Addis-Abeba, à la Réunion 11+4 du Mécanisme de supervision de l’Accord-cadre sur la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région:

Je tiens à remercier Mme Dlamini-Zuma d’avoir bien voulu co-organiser cette première réunion de 11+4 du Mécanisme de suivi regional de l’Accord-cadre sur la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région.

Je voudrais également remercier l’ensemble des dirigeants africains et les autres participants de leur présence à cette importante manifestation.

Hier, nous avons célébré le cinquantième anniversaire de l’Organisation de l’Unité africaine au cours d’une cérémonie qui a affirmé de façon poignante le potentiel du continent.

Aujourd’hui nous nous nous attaquons à un des défis majeurs du passé, du présent et du futur de l’Afrique – la situation à l’est de la République démocratique du Congo.

Dans cette région, les populations continuent d’être victimes de souffrances inimaginables. Cette violence récurrente doit cesser.

C’est la raison pour laquelle vous avez signé l’Accord-cadre ici à Addis-Abeba en février dernier, et c’est la raison pour laquelle nous nous réunissons de nouveau aujourd’hui.

La signature de cet Accord-cadre a marqué une étape importante dans nos efforts collectifs pour lancer un processus de paix définitif et global, soutenu par une volonté politique au plus haut niveau.

Certes, mon envoyée spéciale Mary Robinson a appelé cet accord «Accord-cadre de l’espoir». Mais nous n’en réussirons le test de mise en œuvre que si tous les pays signataires œuvrent de concert pour mettre fin à l’impasse politique et créer une nouvelle dynamique en faveur de la sécurité humaine et du développement économique.

Je remercie tous les dirigeants de la région qui m’ont reçu ainsi que le Président de la Banque mondiale et ma délégation durant notre récente visite et qui ont réaffirmé leurs engagements au titre de l’Accord-cadre.

Comme je l’ai souligné à chaque escale et voudrais le répéter devant vous aujourd’hui, la communauté internationale se tient à vos côtés pour mettre fin à la violence et s’attaquer réellement et pleinement aux racines du conflit.

Les quatre témoins de l’Accord-cadre -Union africaine, Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, Communauté de développement d’Afrique australe et l’Organisation des Nations Unies- se donneront la main pour faciliter et faire avancer le processus.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé notre approche globale. Il a également renforcé le rôle politique et militaire de la MONUSCO, notamment en déployant une brigade d’intervention spéciale visant à neutraliser les groupes armés.

Le Président Kabila s’est engagé de son côté à mener d’importantes réformes dans son pays, des réformes qui nécessiteront des efforts et un appui soutenus.

J’ai été heureux d’apprendre du Président Kabila qu’il avait mis en place le mécanisme national de supervision, tel que prévu dans l’Accord-cadre, et qu’il allait personnellement en superviser le travail.

L’Accord-cadre couvre non seulement la paix et la sécurité, mais aussi le développement, l’intégration régionale et la croissance économique.

Or, comme M. Jim Yong Kim et moi-même l’avons souligné tout au long de notre périple, nous devons investir dans les gens de la région des Grands Lacs, qui ont trop souffert pendant trop longtemps.

Je me réjouis à cet égard de l’investissement supplémentaire d’un milliard de dollars annoncés pour la région par M. Kim et destinés à soutenir les filets de sécurité sociale, le commerce transfrontalier, l’énergie et les infrastructures essentielles.

Il faudrait à présent déployer au niveau régional un réel effort politique de collaboration. Mon envoyée spéciale s’est mise au travail en étroite collaboration avec les signataires. Comme l’a demandé le Conseil de sécurité, elle conduit les efforts pour définir des repères concernant les engagements régionaux; elle œuvrera au suivi des progrès en étroite collaboration avec les gouvernements de la région et mon représentant spécial en République démocratique du Congo.

J’attends avec intérêt de connaître les mesures concrètes que vous prendrez pour remplir les engagements régionaux. Œuvrons ensemble pour la poursuite de la mise en œuvre due l’Accord-cadre. Soyons en mesure de signaler des progrès concrets et significatifs dans les semaines et mois à venir et quand nous nous retrouverons pour notre prochaine réunion, en marge de la session de l’Assemblée générale à New York en septembre.

C’est un événement remarquable pour la République démocratique du Congo et la région. Bien que la situation demeure instable, nous avons une occasion historique de mettre fin à la souffrance et de stabiliser cette région qui recèle un grand potentiel pour le développement humain. Je compte sur votre plein appui et de votre engagement continu.

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