République démocratique du Congo : Un appel de fonds pour accroître l’aide d’urgence dans l’est du pays

GENEVE, Suisse, 7 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), la population est frappée de plein fouet par les conflits et la violence armée qui s’intensifient ces derniers mois, conduisant le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à renforcer son aide humanitaire d’urgence dans la région.

« Les exactions commises contre les civils sont extrêmement préoccupantes ; elles obligent des milliers de personnes à fuir dans le plus grand dénuement, a déclaré Peter Maurer, président du CICR. Les combats et la violence touchent non seulement des communautés entières mais aussi le personnel de santé qui ne parvient pas à soigner tous ceux qui en ont besoin. Les personnes grièvement blessées par balle ou à l’arme blanche, tout comme celles qui ont subi des violences sexuelles, ont besoin de soins rapides et de qualité. Le CICR a aujourd’hui besoin d’un soutien accru de ses donateurs pour venir en aide à des dizaines de milliers de personnes dans l’est du pays. »

Le CICR lance un appel de fonds en vue de recueillir 10 millions de francs suisses (8,2 millions d’euros) supplémentaires, ce qui portera son budget total en RDC à plus de 68 millions de francs suisses (plus de 56 millions d’euros). L’opération du CICR dans le pays est une des cinq opérations les plus importantes du CICR en termes budgétaires.

« Ces fonds vont nous permettre d’accroître l’aide d’urgence dont les dizaines de milliers de personnes parmi les plus touchées ont besoin. Des moyens logistiques considérables sont nécessaires pour se rendre dans certaines zones difficiles d’accès où une partie de ces familles survivent plus qu’elles ne vivent. Nous devons les aider à regagner une autonomie qui leur permettra de subvenir à leurs besoins quotidiens », a précisé M. Maurer qui vient d’effectuer une visite en RDC, où il s’est notamment rendu à Goma, dans le Nord-Kivu.

Comme les blessés de guerre, civils ou militaires, sont de plus en plus nombreux dans les deux provinces du Kivu, le CICR y a récemment déployé des équipes chirurgicales complètes qu’il entend maintenir dans la durée. Ces équipes travaillent en étroite collaboration avec le personnel des hôpitaux de référence de Goma et de Bukavu.

Par ailleurs, le CICR prévoit d’ouvrir un nouveau bureau dans une zone de la province du Katanga qui connait un regain de la violence armée. Depuis cette structure, les équipes du CICR pourront fournir une assistance d’urgence aux personnes déplacées. Elles établiront également des contacts avec les forces et groupes armés en présence pour favoriser le dialogue sur le respect du droit international humanitaire.

Pour faire face à l’augmentation du nombre de personnes détenues, les visites du CICR dans les lieux de détention seront intensifiées, tout comme la recherche des personnes séparées de leur famille par les combats et la violence. Cette dernière activité est menée en collaboration avec la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo, partenaire principal du CICR.

Vous pouvez télécharger de nouvelles images sur la situation humanitaire dans l’est de la RDC à partir de la page suivante : www.icrcvideonewsroom.org.

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DÉCLARATION À LA PRESSE FAITE PAR LE CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LE MEURTRE DU CHEF SUPRÊME DE LA COMMUNAUTÉ DINKA NGOK ET D’UN CASQUE BLEU DE LA FISNUA

NEW YORK, 7 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de mai, M. Kodjo Menan (Togo):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné dans les termes les plus fermes l’attaque perpétrée le 4 mai par des membres de la tribu des Misseriya contre un convoi de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA) et une délégation de la tribu des Dinka Ngok, au cours de laquelle le Chef suprême des Dinka Ngok, Kuol Deng Kuol, et un soldat de la paix éthiopien ont trouvé la mort, et trois autres personnes ont été blessées. Ils ont adressé leurs condoléances aux familles des victimes, à la communauté des Dinka Ngok, au Gouvernement éthiopien et à la FISNUA.

Les membres du Conseil saluent la rapidité avec laquelle les Présidents Salva Kiir et Omar Al-Bashir et d’autres hauts responsables des deux Gouvernements, ainsi que le Secrétaire général de l’ONU et la Présidente de la Commission de l’Union africaine ont réagi pour calmer la situation. Ils se sont félicités que le Gouvernement soudanais ait annoncé qu’une enquête sérieuse serait conduite d’urgence, dans les règles et en toute transparence, pour faire la lumière sur cette attaque, et se soit engagé à traduire leurs auteurs en justice. Ils ont aussi accueilli avec satisfaction les déclarations publiques du Gouvernement sud-soudanais, qui continue à attacher de l’importance à l’action de la FISNUA.

Les membres du Conseil ont renouvelé leur soutien sans réserve à la FISNUA et demandé à toutes les parties présentes à Abyei de faire preuve de la plus grande retenue, de coopérer pleinement avec la mission et d’utiliser les dispositifs qu’elles avaient mis en place pour faciliter l’enquête sur ces actes de violence. Les membres du Conseil ont souligné qu’il était essentiel que les accords conclus entre le Soudan et le Soudan du Sud soient appliqués dans leur intégralité et sans délai, et que toutes les parties concernées continuent à travailler sans relâche pour convenir des modalités précises de leur accord et en régler les derniers points litigieux, notamment le statut définitif d’Abyei.

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Le Canada condamne le bombardement d’une église en Tanzanie

OTTAWA, Canada, 7 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — L’ambassadeur du Canada pour la liberté de religion, M. Andrew Bennett, a fait aujourd’hui la déclaration suivante :

« Le Canada condamne fermement le lâche attentat perpétré à l’église catholique romaine Saint-Joseph, nouvellement inaugurée, à Arusha dans le nord de la Tanzanie, et qui a fait au moins deux morts et plus de 50 blessés.

« Nos pensées et nos prières accompagnent les victimes et leur famille.

« La Tanzanie est l’un des principaux partenaires du Canada en Afrique. Elle est reconnue pour sa tolérance religieuse. Il s’agit d’un pays où les chrétiens et les musulmans, les deux groupes religieux les plus répandus dans le pays, se côtoient habituellement dans la paix et l’harmonie. Cette tragédie nous rappelle que tous les pays doivent faire preuve de vigilance et se méfier de ceux qui chercheraient à nuire à la liberté religieuse.

« Le Canada demande instamment aux autorités de la Tanzanie d’ouvrir une enquête approfondie sur l’attaque et d’en traduire les auteurs en justice. »

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Rencontre du Vice-Ministre des Affaires étrangères Zhai Jun avec le Ministre djiboutien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Mahmoud Ali Youssouf

BEIJING, Chine, 6 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Le 2 mai 2013, le Vice-Ministre des Affaires étrangères Zhai Jun a rencontré, au Ministère des Affaires étrangères, le Ministre djiboutien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Mahmoud Ali Youssouf venu en Chine assister à la 1er session de la Commission mixte économique et commerciale Chine-Djibouti. Les deux parties ont procédé à des échanges de vues sur les relations bilatérales, la coopération pragmatique sino-djiboutienne dans les différents domaines et d’autres questions d’intérêt commun.

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Soudan – Attaque contre la FISNUA

PARIS, France, 6 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole adjoint

La France condamne fermement l’attaque inacceptable contre la FISNUA (force intérimaire des Nations unies pour Abyei) par des éléments Misseryia, qui a conduit à la mort du chef de la communauté Dinka, M. Kuol Deng Kuol, au décès d’un casque bleu, et qui a blessé plusieurs soldats de la force de maintien de la paix.

Elle renouvelle son soutien sans faille à l’action de la FISNUA, seule force autorisée dans cette région, conformément à la résolution 1990 du Conseil de sécurité. Les responsables de ces attaques devront répondre de leurs actes.

La France salue la retenue dont ont fait preuve les parties depuis cet incident et enjoint les gouvernements du Soudan et du Soudan du Sud à travailler ensemble pour poursuivre les auteurs de cet acte en justice.

Cette attaque illustre l’urgente nécessité de mettre en place les mécanismes prévus par les accords du 20 juin 2011 et de poursuivre les discussions sur le statut final d’Abyei. La France appelle instamment les deux gouvernements à mettre en place sans tarder l’administration intérimaire d’Abyei, en particulier la force de police d’Abyei, afin que de tels incidents ne puissent se reproduire à l’avenir.

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Appel de Brazzaville du Groupe International de contact sur la République centrafricaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 6 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC-RCA), a tenu sa première réunion à Brazzaville, en République du Congo, le 3 mai 2013. Cette réunion inaugurale s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement de la RCA, conformément au Communiqué de la 366ème réunion du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), tenue le 16 avril 2013, à Addis Abéba ainsi qu’au Communiqué final du 4ème Sommet extraordinaire des chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), tenu à N’Djamena, le 18 avril 2013.

Le Groupe international de contact dont la création répond au souci de ses Membres d’apporter leurs contributions individuelles et collectives à la pleine restauration de l’ordre constitutionnel en République centrafricaine, est déterminé à accompagner ce pays dans la réalisation de l’ensemble des objectifs assignés à la période de Transition de dix huit (18) mois.

Dans le respect de la souveraineté et de l’indépendance nationales de la RCA, le Groupe international de contact entend travailler avec les autorités de la Transition et toutes les parties centrafricaines pour assurer la protection des civils, la promotion des droits de l’homme, l’accès humanitaire aux populations dans le besoin, la réactivation des administrations et services publics, la reconstruction des Institutions centrales, régionales et locales de l’État, la restructuration du Secteur de la Défense et de la Sécurité, ainsi que la relance des activités économiques.

À ces fins, le Groupe international de contact:

Vivement préoccupé par la dégradation continue de la situation politique et sécuritaire, marquée notamment par les violations graves des droits humains ainsi que par la détérioration de la situation humanitaire et économique en RCA;

Considérant que cette situation constitue une menace à la paix, à la sécurité et à la stabilité de la région ainsi qu’à la paix et à la sécurité internationales et préoccupé par les risques que cette crise fait peser sur la cohabitation pacifique entre les différentes entités communautaires et religieuses dans le pays du fait de la survenance de comportements extrémistes;

Se référant à l’Accord politique de Libreville du 11 janvier 2013 et à la déclaration du 4ème Sommet extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC;

Convaincu de la nécessité d’une appropriation par les autorités centrafricaines du processus de retour à la légalité constitutionnelle, à travers la mise en place et le renforcement des Institutions de la Transition, viables et capables d’assurer les missions qui leur sont dévolues par l’Accord politique de Libreville du 11 janvier 2013 et la Déclaration de N’Djamena du 18 avril 2013;

Vu l’urgente nécessité de permettre l’exécution à bonne fin de la Transition en RCA avec l’appui de la CEEAC, de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), de l’UA, des Nations unies, de l’Union européenne (UE), de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ainsi que de tous les acteurs concernés, y compris les Institutions économiques et financières pertinentes;

Réaffirme sa volonté politique d’accompagner la RCA dans le déploiement des efforts nécessaires pour sortir définitivement du cycle récurrent d’instabilité et de changements anticonstitutionnels de Gouvernement;

Demande aux autorités de la Transition et à toutes les parties centrafricaines de mettre scrupuleusement et sans délai en œuvre les engagements et autres dispositions contenus dans l’Accord politique de Libreville et la Déclaration de N’Djamena;

Demande en outre aux autorités de la Transition, à la classe politique, ainsi qu’à la société civile centrafricaine de prendre des mesures concrètes pour la mise en œuvre effective des engagements contenus dans l’Accord politique de Libreville et dans les décisions subséquentes des chefs d’État et de Gouvernement de la région en recourant au dialogue inclusif en vue de la création d’un climat apaisé et de la promotion de la réconciliation nationale;

Met en garde les auteurs, commanditaires et complices d’actes, d’exactions et autres violations des droits de l’homme ainsi que d’actes susceptibles d’être qualifiés de crimes contre l’humanité et souligne la responsabilité pénale individuelle qui s’y attache;

Demande aux autorités de Transition de continuer à respecter et mettre en œuvre tous les instruments juridiques régionaux, continentaux et universels auxquels la RCA est partie, ainsi que tous les autres engagements, y compris ceux relatifs à l’Initiative de coopération régionale pour l’élimination de l’Armée de résistance du Seigneur (ICR-LRA);

Prend note avec satisfaction des informations fournies par le Premier Ministre de la Transition au niveau des politiques à mettre en œuvre et des décisions déjà prises par le Gouvernement d’Union nationale, s’agissant des questions sécuritaires, politiques, de gouvernance ainsi que des questions humanitaires et économiques. Appelle la communauté internationale à prendre les mesures appropriées pour aider au succès de l’ensemble de ces politiques et à leur mise en œuvre sans délai;

Prend tout particulièrement note des informations relatives au lancement des opérations de cantonnement et/ou de désarmement d’un nombre important d’éléments de la SELEKA; réitère dans ce contexte l’importance essentielle qui s’attache à la sécurité des personnes et des biens et souligne l’impérieuse nécessité d’assurer la poursuite des opérations susmentionnées et de promouvoir la protection effective des populations civiles avec un soutien conséquent de la communauté internationale;

Encourage tous les États membres de la CEEAC et de l’UA ainsi que tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux de la RCA, à apporter un appui politique, économique et financier en faveur de la Transition dans ce pays, en vue de la restauration urgente de la sécurité et de l’ordre public, de la protection des droits de l’homme et de la lutte contre l’impunité, de la mise en place et du fonctionnement effectif des Institutions de la Transition, de l’élaboration d’un chronogramme électoral et de la réunion des conditions pour la tenue d’élections libres et crédibles, de la fourniture de l’assistance humanitaire aux populations dans le besoin ainsi que pour la mise en œuvre d’un programme économique d’urgence;

Appelle les différentes institutions internationales compétentes ainsi que les partenaires bilatéraux à se concerter en vue d’harmoniser leurs apports y compris en expertise pour la mise en œuvre des différentes politiques relatives à la gestion des tâches de la transition;

Appelle en outre la Communauté internationale à retenir l’idée de la création d’un Fonds d’affectation spéciale ou Fonds fiduciaire pour la réactivation des services administratifs et publics ainsi que pour le financement de la préparation et le déroulement des opérations électorales et encourage tous les pays membres de l’UA et des partenaires internationaux à apporter des contributions volontaires généreuses au Fonds d’affectation spéciale;

Recommande une collaboration renforcée avec la Commission de consolidation de la paix des Nations unies sur la situation en RCA en vue de conjuguer tous les efforts et de parvenir à une réponse internationale coordonnée; et exprime le vœu qu’il soit rapidement pourvu à la présidence de la « configuration pays » de cette instance par la sélection consensuelle à cette charge d’un partenaire de la RCA;

Demande au Comité technique de suivi de l’Accord politique de Libreville de procéder à une évaluation régulière de la mise en œuvre de la Feuille de route et faire rapport au Président du Comité de suivi;

S’engage à poursuivre ses activités de manière active et coordonnée pour la mobilisation de l’appui politique, matériel et financier souhaité, et à se réunir régulièrement pour l’évaluation de la mise en œuvre de la Feuille de route et de toutes les décisions pertinentes, ainsi que pour donner l’impulsion nécessaire à l’accomplissement des tâches de la Transition.

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La part africaine des investissements directs à l’étranger (IDE) mondiaux augmente depuis les cinq dernières années – Africa Attractiveness Survey

JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 6 mai 2013/African Press Organization (APO)/ —

– Part mondiale des IDE en hausse, mais baisse du nombre de projets en 2012

– Croissance africaine prévue à 4 % en 2013 et 4,6 % en 2014

La part africaine des investissements directs à l’étranger (IDE) mondiaux a augmenté au cours des cinq dernières années, reflétant l’intérêt croissant des investisseurs étrangers, selon la troisième étude Africa Attractiveness Survey d’Ernst & Young (http://www.ey.com/za), parue aujourd’hui.

Download the presentation: http://www.apo-mail.org/Africa_attractiveness_2013_Low_Res

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Ce rapport associe une analyse des investissements internationaux en Afrique au cours des cinq dernières années à une enquête menée en 2013 auprès de plus de 500 chefs d’entreprises à propos de leur opinion sur le potentiel du marché africain. Les dernières données montrent que malgré une baisse du nombre de projets, de 867 en 2011 à 764 en 2012 (ce qui correspond à la tendance mondiale), ce nombre reste nettement supérieur à ceux qui ont précédé le pic de 2008. La part mondiale des IDE dans le continent est également passée de 3,2 % en 2007 à 5,6 % en 2012.

Mark Otty, Managing Partner EMEIA chez Ernst & Young, commente : « Un processus de démocratisation qui s’enracine dans la plus grande partie du continent ; des améliorations constantes à l’environnement commerciale, une croissance exponentielle du commerce et de l’investissement ainsi que des améliorations substantielles dans la qualité de la vie humaine ont offert une plateforme à la croissance économique qu’un grand nombre d’économies africaines ont connu au cours de la dernière décennie. »

Malgré l’impact de la situation économique mondiale actuelle, la taille de l’économie africaine a plus que triplé depuis 2000. Les perspectives semblent aussi positives, avec la région dans sa globalité qui devrait connaître une croissance de 4 % en 2013 et de 4,6 % en 2014. Plusieurs économies africaines devraient conserver certaines des croissances les plus rapides au monde dans un avenir proche.

86 % des répondants qui ont une présence établie sur le continent pensent que l’attractivité de l’Afrique en tant que lieu pour faire des affaires continuera à augmenter. Ils ont classé l’Afrique seconde destination d’investissement la plus attractive après l’Asie.

Des investissements croissants des marchés émergents

L’investissement des pays développés dans des projets d’IDE a chuté de 20 %. Bien que les projets d’IDE du Royaume-Uni aient augmenté (de 9 % par année), ceux des États-Unis et de la France (les deux autres grands marchés développés investisseurs en Afrique) ont considérablement diminué. En revanche, l’investissement des marchés émergents en Afrique a encore augmenté en 2012, poursuivant la tendance des trois dernières années.

Depuis 2007, les projets d’IDE des marchés émergents en Afrique ont augmenté à un taux cumulé conséquent de plus de 21 %. En comparaison, l’investissement des marchés développés n’a augmenté que de 8 %. Les plus grands contributeurs des marchés émergents sont l’Inde (237), l’Afrique du Sud (235), les EAU (210), la Chine (152), le Kenya (113), le Nigeria (78), l’Arabie Saoudite (56) et la Corée du Sud (57), tous classés parmi les 20 plus grands investisseurs sur cette période.

L’investissement intra-africain a été particulièrement impressionnant pendant cette même période, avec un taux de croissance cumulé de 33 %. L’Afrique du Sud a été en première ligne de la croissance du commerce intra-africain et des investissements accrus des marchés émergents (le plus grand investisseur en projets d’IDE hors d’Afrique du Sud). Le Kenya et le Nigeria ont également fortement investi mais on prévoit que d’autres, à l’instar de l’Angola, avec un fonds souverain de 5 milliards de dollars, deviendront des investisseurs de plus en plus présents sur le continent au cours des prochaines années.

Ajen Sita, Managing Partner Afrique chez Ernst & Young, explique : « Il y a une confiance et un optimisme croissant chez les Africains eux-mêmes au sujet des progrès et de l’avenir du continent. »

Un important changement s’est également produit dans l’investissement sur le continent ces dernières années, tant en termes de marchés de destination que de secteurs. Tandis que l’investissement en Afrique du Nord a largement stagné, les projets d’IDE en Afrique sub-saharienne ont augmenté à un taux de croissance cumulé de 22 % depuis 2007. Parmi les pays « stars » attirant un nombre croissant de projets, on compte le Ghana, le Nigeria, le Kenya, la Tanzanie, la Zambie, le Mozambique, l’île Maurice et l’Afrique du Sud.

Perception contre réalité

Notre édition 2013 d’Africa Attractiveness Survey montre des progrès en termes de perception des investisseurs depuis la première édition de 2011. La majorité des répondants a une vision positive des progrès réalisés et des perspectives pour l’Afrique. L’Afrique a également gagné du terrain par rapport aux autres régions du monde. En 2011, l’Afrique était seulement classée au-dessus de deux autres régions, tandis que cette année, elle surclasse cinq autres régions (les anciens États soviétiques, l’Europe de l’Est, l’Europe de l’Ouest, le Moyen-Orient et l’Amérique centrale).

Cependant, il reste toujours un fossé de perceptions entre les répondants qui opèrent déjà en Afrique et ceux qui n’ont pas encore investi dans le continent. Ceux qui ont une activité établie en Afrique sont extrêmement positifs. Ils comprennent les risques opérationnels réels plutôt que ceux perçus, connaissent les progrès réalisés et voient les opportunités de croissance future. 86 % de ces chefs d’entreprise pensent que l’attractivité de l’Afrique en tant que lieu où faire des affaires continuera à augmenter, et ils classent l’Afrique seconde destination d’investissement la plus attractive au monde après l’Asie.

En revanche, ceux qui ne sont pas présents en Afrique sont bien plus négatifs en ce qui concerne les progrès et les prospects de l’Afrique. Seuls 47 % de ces répondants pensent que l’attractivité de l’Afrique augmentera dans les trois prochaines années, et ils classent l’Afrique destination d’investissement la moins attractive au monde.

Les deux défis fondamentaux qui existent pour ceux qui sont déjà présents ou qui cherchent à investir en Afrique sont les infrastructures de transport et de logistique, ainsi que la corruption et les pots-de-vin. Toutefois, des mesures sont prises sur ces deux plans pour dissiper les craintes des investisseurs.

Les manques d’infrastructures, particulièrement en matière de logistique et d’électricité, sont constamment cités comme plus gros problèmes par ceux qui font des affaires en Afrique. Au niveau macro-économique également, la croissance africaine sera forcément limitée tant que le déficit d’infrastructure ne sera pas comblé. Le côté positif de ce problème, cependant, est qu’une croissance forte a lieu malgré ces contraintes infrastructurelles. Cela augure un potentiel pour non seulement maintenir, mais accélérer la croissance lorsque ce manque sera réduit. Nos analyses indiquent qu’en 2012 il y avait plus de 800 projets d’infrastructure actifs dans différents secteurs en Afrique, avec une valeur combinée dépassant les 700 milliards de dollars. La grande majorité des projets d’infrastructure sont liés à l’électricité (37 %) et aux transports (41 %).

S’éloigner des industries extractives

En raison de la nature volatile des prix des matières premières, une sur-dépendance à quelques secteurs clés soulève des questions sur la pérennisation de la croissance. Malgré les perceptions contraires, moins d’un tiers de la croissance africaine provient de ressources naturelles.

La tendance à la diversification se poursuit, avec une emphase toujours plus grande sur les services, la fabrication et les activités liées aux infrastructures. En 2007, les industries extractives représentaient 8 % des projets d’IDE et 26 % des capitaux investis en Afrique ; en 2012, elles représentaient 2 % des projets et 12 % du capital. En comparaison, les services comptaient pour 70 % des projets en 2012 (contre 45 % en 2007), et les activités de fabrication comptaient pour 43 % du capital investi en 2012 (contre 22 % en 2007).

Le secteur minier et des métaux est toujours perçu par les répondants à l’enquête comme celui présentant le plus grand potentiel de croissance en Afrique, mais le nombre de répondants qui pensent cela (26 %) a diminué, puisqu’il était de 38 % en 2012 et de 44 % en 2011. En revanche, l’intérêt pour les projets d’infrastructure en Afrique augmente nettement, avec 21 % des répondants les identifiant comme un secteur de croissance contre 14 % l’année dernière et seulement 4 % en 2011. Les autres secteurs où un changement notable s’est produit sont les technologies de l’information et de la communication (14 %, contre 8 % l’année dernière), les services financiers (13 %, contre 6 % l’an dernier), et l’éducation (qui est partie de pratiquement rien pour arriver à 10 % cette année).

M. Otty commente : « Ces perceptions changeantes de l’attractivité relative des secteurs en Afrique reflètent l‘évolution des fondamentaux de nombreuses économies africaines : la diversification à la fois des sources de croissance (par exemple, la contribution croissante des services et une classe de consommateurs croissante), et des IDE entrant dans ces économies. »

L’Afrique du Sud plus attractive pour les investisseurs étrangers, suivie par d’autres pays en grande forme

La grande majorité des répondants considère l’Afrique du Sud comme le pays africain le plus attractif pour faire des affaires : 41 % de tous les répondants ont placé l’Afrique du Sud en première place, et 61 % dans leur top 3. Les principales raisons de la popularité de l’Afrique du Sud semblent être ses infrastructures relativement bien développées, un environnement politique stable et un marché intérieur relativement important. Les pays suivants en ordre de popularité sont le Maroc (20 % le plaçant dans leur top 3, et 8 % en première place), le Nigeria (également 20 % dans le top 3, et 6 % à la première place), l’Égypte (15 % dans le top 3 et 5 % en première place) et le Kenya (15 % dans les trois premiers et 4 % à la première place). En général, ces classements correspondent aux centres régionaux émergents pour les affaires dans différentes régions d’Afrique.

Se tourner vers l’avenir

M. Sita conclut : « Avec un contexte de plus en plus solide de réformes économiques, politiques et sociales, associés à des taux de croissance résilients, nous sommes convaincus que le continent dans son ensemble est sur une trajectoire de croissance durable. Cette direction, plutôt que la destination actuelle, est ce qui compte le plus.

Une masse cruciale d’économies africaines continuera ce parcours. Malgré le fait qu’il y aura forcément des obstacles sur la route, il est fort probable que plusieurs de ces économies suivront le même développement que certains des marchés asiatiques et autres marchés à croissance rapide au cours des 30 dernières années. D’ici les années 2040, nous sommes sûrs que des pays tels que le Nigeria, le Ghana, l’Angola, l’Égypte, l’Éthiopie et l’Afrique du Sud seront considérés comme des moteurs de croissance de l’économie mondiale. »

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Ernst & Young.

Contact presse :

Bijal Tanna

Ernst & Young Global Media Relations

+44 (0)20 7951 8837

btanna@uk.ey.com

Fathima Naidoo

Ernst & Young Africa Media Relations

+27 (0)11 772 3151

fathima.naidoo@za.ey.com

Notes aux rédacteurs

À propos d’Ernst & Young

Ernst & Young (http://www.ey.com/za) est un des leaders mondiaux des services d’assurance, de fiscalité, de transaction et de conseil. Dans le monde entier, nos 167 000 professionnels sont unis par des valeurs partagées et un engagement sans faille à la qualité. Nous faisons une différence en aidant notre personnel, nos clients et les communautés plus larges à réaliser leur potentiel.

Ernst & Young désigne l’organisation mondiale de sociétés membres de d’Ernst & Young Global Limited, chacune étant une entité légale séparée. Ernst & Young Global Limited, une société de droit anglais, ne fournit pas de services à des clients. Pour plus d’informations sur notre organisation, veuillez consulter www.ey.com.

Suite à l’intégration réussie d’Ernst & Young en 2008 de 87 pays en une zone à travers l’Europe, le Moyen-Orient, l’Inde et l’Afrique (EMEIA), la société a lancé son Africa Business Center™ (ABC), qui vise à améliorer les liens efficaces et efficients entre sa portée géographique et ses domaines d’expertise. La société bénéficie d’une présence dans 33 pays à travers l’Afrique.

Ce communiqué de presse a été édité par EYGM Limited, un membre de l’organisation mondiale Ernst & Young qui ne fournit pas non plus de services à des clients.

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Communiqué de presse de la réunion inaugurale du Groupe international de contact sur la République centrafricaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 6 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC-RCA), a tenu sa réunion inaugurale à Brazzaville, en République du Congo, le 3 mai 2013. La cérémonie d’ouverture était placée sous la haute autorité de S.E. Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, Président du Groupe de suivi des Accords de Libreville et de S.E. Jacob Zuma, Président de la République d’ Afrique du Sud. Dans leur allocution respective au cours de cette cérémonie d’ouverture, les deux chefs d’État, après avoir exprimé leur préoccupation face à la détérioration de la situation politique, sécuritaire et humanitaire en République centrafricaine (RCA), ont fortement insisté sur la nécessité d’une action régionale, continentale et internationale coordonnée pour permettre à la RCA de trouver une solution durable aux problèmes récurrents dans ce pays.

Cette réunion inaugurale, qui s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement de la RCA, conformément au Communiqué de la 366ème réunion du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), tenue le 16 avril 2013, à Addis Abéba ainsi qu’au Communiqué final du 4ème Sommet extraordinaire des chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), tenu à N’Djamena, le 18 avril 2013 était placée sous la co-présidence de la Commission de l’UA et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). La réunion a enregistré la participation de représentants de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), des Nations unies, de l’Union européenne (UE), de l’Organisation Internationale de la Francophonie, ainsi que d’autres partenaires bilatéraux et multilatéraux de la RCA, y compris des représentants d’Institutions économiques et financières.

Les participants à la réunion ont adopté «l’Appel de Brazzaville du groupe international de contact sur la République centrafricaine », dans lequel ils ont d’abord exprimé leur vive préoccupation face à la dégradation continue de la situation politique et sécuritaire, marquée notamment par les violations graves des droits humains ainsi que par la détérioration de la situation humanitaire et économique en RCA. Ils ont ensuite souligné que cette situation constitue une menace à la paix, à la sécurité et à la stabilité de la région ainsi qu’à la paix et à la sécurité internationales et se sont déclarés préoccupés par les risques que cette crise fait peser sur la cohabitation pacifique entre les différentes entités communautaires et religieuses dans le pays du fait de la survenance de comportements extrémistes.

Le Groupe international de contact, dont la création répond au souci de ses Membres d’apporter leurs contributions individuelles et collective à la pleine restauration de l’ordre constitutionnel en RCA, est déterminé à accompagner ce pays dans la réalisation de l’ensemble des objectifs assignés à la période de Transition de dix huit (18) mois. Le GIC-RCA entend travailler, dans le respect de la souveraineté et de l’indépendance nationales de la RCA, avec les autorités de la Transition et toutes les parties centrafricaines pour assurer la protection des civils, la promotion des droits de l’homme, l’accès humanitaire aux populations dans le besoin, la réactivation des administrations et services publics, la reconstruction des Institutions centrales, régionales et locales de l’État, la restructuration du Secteur de la Défense et de la Sécurité, ainsi que la relance des activités économiques.

Les participants ont insisté sur la nécessité pour les autorités de la Transition et toutes les parties centrafricaines de mettre, scrupuleusement et sans délai, en œuvre les engagements et autres dispositions contenus dans l’Accord politique de Libreville et la Déclaration de N’Djamena, en recourant au dialogue inclusif en vue de la création d’un climat apaisé et de la promotion de la réconciliation nationale. Les participants ont en outre souligné la responsabilité pénale individuelle qui s’attache aux agissements des auteurs, commanditaires et complices d’actes, d’exactions et autres violations des droits de l’homme ainsi que d’actes susceptibles d’être qualifiés de crimes contre l’humanité.

Le Groupe a réaffirmé sa volonté politique d’accompagner la RCA dans le déploiement des efforts nécessaires pour sortir définitivement du cycle récurrent d’instabilité et de changements anticonstitutionnels de Gouvernement. Le GIC-RCA en appelle, pour ce faire, à tous les États membres de la CEEAC et de l’UA ainsi que tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux de la RCA, à apporter un appui politique, économique et financier en faveur de la Transition dans ce pays, en vue de la restauration urgente de la sécurité et de l’ordre public, de la protection des droits de l’homme et de la lutte contre l’impunité, de la mise en place et du fonctionnement effectif des Institutions de la Transition, de l’élaboration d’un chronogramme électoral et de la réunion des conditions pour la tenue d’élections libres et crédibles, de la fourniture de l’assistance humanitaire aux populations dans le besoin ainsi que pour la mise en œuvre d’un programme économique d’urgence.

Les deux coprésidents de la réunion, ayant pris connaissance de la tentative de déstabilisation contre les institutions tchadiennes, dont a fait état le communiqué du Gouvernement tchadien du 1er mai 2013, ont exprimé le sentiment général consistant en une légitime préoccupation face à cette situation et condamné fermement ce développement qui s’inscrit à contre courant des efforts soutenus que le Tchad déploie pour promouvoir son développement socio-économique et faciliter le dialogue politique, à travers la mise en place de structures de concertation entre tous les acteurs concernés, afin d’approfondir le processus démocratique.

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Aide au Mali : la France recycle des crédits déjà engagés

PARIS, France, 6 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Le 15 mai prochain, la France co-organisera avec l’Union européenne une conférence des donateurs pour le développement du Mali à Bruxelles, à laquelle participera François Hollande. Les ONG craignent que la France arrive les mains vides à cette conférence, et utilise le déblocage de crédits déjà engagés pour masquer l’absence de fonds additionnels destinés à ce pays, affecté par le récent conflit et une insécurité alimentaire chronique. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré que « le 15 mai prochain toutes le forces de la France seront mobilisées, mais aussi celles de l’Europe et de la Communauté internationale, en faveur du développement » [1]. Cet engagement politique doit se traduire par l’annonce d’une contribution française à la mesure des enjeux : sortir le pays de la crise, satisfaire les besoins humanitaires immédiats [2], soutenir la société civile malienne et contribuer à financer la stratégie de développement mise en place par les autorités maliennes endossée par la communauté internationale. [3]

Or, il apparaît que les autorités françaises s’apprêtent à faire notamment passer pour contribution une enveloppe de 150 millions d’euros destinés au Mali, constituée des fonds déjà engagés et gelés suite au coup d’Etat de mars 2012 . Selon Christian Reboul, d’Oxfam France. « Le risque est grand de voir le gouvernement entretenir délibérément l’ambiguïté sur la nature des crédits annoncés durant la conférence afin de masquer le fait que la France ne mobilisera pas de crédits additionnels pour l’aide au Mali. »

De plus, cette enveloppe est constituée aux deux tiers de prêts. Seul un tiers le sera sous forme de subventions. Christian Reboul poursuit : « Face aux colossaux enjeux de reconstruction et de développement dans la région, la conférence qui s’ouvrira le 15 mai à Bruxelles doit être une conférence des donateurs, non pas une conférence des préteurs. »

Selon Guillaume Grosso, directeur de ONE France, « les autorités françaises n’ont cessé de communiquer sur trois volets : le volet sécuritaire, le volet démocratique et le volet développement. Il est aujourd’hui temps de venir assurer sur le long terme le financement du volet développement afin que le Mali sorte durablement de la crise qu’il connaît. »

Dans le contexte actuel de défiance de la population malienne à l’égard de ses représentants politiques, « un des enjeux fondamentaux est d’apporter un soutien fort – technique et financier – à la société civile malienne pour lui permettre de participer pleinement au processus de réconciliation et de reconstruction du pays » précise Philippe Mayol, responsable du service Afrique au CCFD-Terre Solidaire.

Les ONG demandent que les autorités françaises débloquent des crédits réellement additionnels pour venir appuyer la stratégie de sortie de crise et de développement du pays et que l’annonce en soit faite lors de la Conférence des donateurs du 15 mai prochain.

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La BAD organise un atelier sur les dérivés et les marchés des produits de base en Afrique à Abidjan

TUNIS, Tunisie, 6 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — La Banque africaine de développement (http://www.afdb.org) organise un atelier panafricain sur les produits dérivés et les marchés des matières premières à l’intention des régulateurs africains. Cet atelier se déroulera à Abidjan, en Côte d’Ivoire, du 6 au 10 mai 2013.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/african-development-bank.jpg

L’atelier de formation fera le suivi de la première conférence panafricaine des régulateurs africains des marchés des matières premières, organisée l’année dernière à Gaborone, au Botswana. Il dotera les bourses des valeurs et les marchés de capitaux en Afrique des compétences stratégiques et techniques requises pour concevoir un cadre juridique et réglementaire des produits dérivés et bourses des matières premières répondant aux normes internationales en vigueur.

A la fin de l’atelier de Gaborone l’an dernier, les participants avaient identifié les tâches qui attendent les gouvernements, les banques centrales et les agences de régulation, s’ils veulent relever les défis en matière de réglementation et de renforcement des capacités pour soutenir l’innovation, le développement ainsi que l’intégration des dérivés et des marchés des produits de base en Afrique.

La formation de cette année devrait faire l’état des lieux des bourses des produits de base en Afrique, et évaluer l’environnement politique, juridique et réglementaire dans lequel les échanges s’opèrent. L’atelier analysera également ce que font les donateurs et les banques multilatérales de développement, ainsi que les initiatives menées aux niveaux national, régional et continental pour développer les échanges de produits dérivés.

S’inspirant des leçons de la crise financière mondiale, le discours sur les politiques internationales voit dans les produits dérivés des instruments de gestion des risques d’une importance cruciale pour les chaînes de produits de base, les entreprises, les banques, les institutions financières et les investisseurs. Ces instruments peuvent améliorer la liquidité, la stabilité et la solidité des systèmes financiers, tant qu’ils sont structurés et réglementés de manière appropriée. Dans cette perspective, la réforme de la réglementation mondiale s’appuie sur la négociation des contrats de dérivés par l’échange, d’une part, et de l’autre par l’apurement des obligations liées aux dérivés, à travers les chambres centrales de compensation de contrepartie (central counterparty clearinghouses, CCP).

Sur le continent, en dehors de l’Afrique du Sud, il n’existe encore ni échanges de dérivés ni de chambres centrales de compensation de contrepartie. Cependant, on reconnaît de plus en plus que des marchés efficaces de produits financiers et de matières premières sont une condition préalable à un développement équitable, inclusif et durable. Cette exigence a été exprimée dans des documents de politique importants, entre autres, le Plan d’action d’Arusha et la Déclaration sur les produits de base africains de l’Union africaine, de 2005, ainsi que dans le communiqué final du sommet tripartite des chefs d’Etat et de gouvernement COMESA-EAC-SADC, de 2008.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

Contact: Olumide Abimbola : o.abimbola@afdb.org / tél. +216 71 10 18 38

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