LE PRESIDENT OUEDRAOGO LOUE LES EFFORTS DE CONCERTATION ENTRE L’AFRIQUE OCCIDENTALE ET CENTRALE

ABUJA, Nigeria, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la Commission de la CEDEAO, M. Kadré Désiré Ouédraogo, a loué les efforts de concertations entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, qui ont abouti à une mutualisation des efforts et des moyens entre ces deux régions du continent en vue de faire face à l’insécurité en mer sur la côte occidentale du continent.

Interrogé par la presse après l’ouverture, ce mardi 19 mars 2013 à Cotonou, au Bénin, de la conférence interministérielle CEDEAO/CEEAC sur la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée, M. Ouédraogo a souligné le caractère capital de cette réunion, notant que «l’insécurité dans (cette région) représente une menace sérieuse pour le développement économique et social» des pays d’Afrique centrale et de l’Ouest.

«Et cela n’est pas valable pour les seuls pays côtiers, même les pays de l’hinterland souffrent de cette insécurité. C’est la raison pour laquelle les chefs d’Etat et de gouvernement nous ont demandé de coordonner notre stratégie avec l’Afrique centrale pour avoir un plan intégré de lutte contre l’insécurité maritime», a expliqué le président de la Commission de la CEDEAO.

C’est le résultat de ces efforts de concertations entre les deux régions qui a abouti à cette conférence interministérielle qui elle-même prépare un sommet des chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale sur l’insécurité maritime, prévu au cours de cette année à Yaoundé, au Cameroun.

Interrogé sur la manière dont les travaux seront conduits, M. Ouédraogo a répondu qu’il s’agira de faire comme toujours en matière de concertation. «Nous allons mettre en commun nos ressources, que ce soit en termes d’équipements, de renseignement ou d’entraide judiciaire pour que nous puissions avoir une action coordonnée entre les Etats de la région».

Le terrorisme et les activités illicites ne connaissant pas les frontières, il appartient aux Etats de s’organiser de manière à pouvoir faire face globalement à cette menace, qu’elle soit sur terre comme en mer, a conclu M. Ouédraogo sur ce point.

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VERS LA VALIDATION DE DOCUMENTS VISANT A COMBATTRE LES ACTIVITES ILLICITES EN MER DANS LE GOLFE DE GUINEE

ABUJA, Nigeria, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La conférence interministérielle CEDEAO/CEEAC sur la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée s’est ouverte ce mardi 19 mars 2013 à Cotonou, au Bénin, avec pour objectif de valider des documents fondamentaux visant à combattre les activités illicites dans le domaine maritime de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale.

Il s’agit d’un protocole d’accord entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), d’un code de conduite et d’une déclaration politique sur les activités illicites dans le domaine maritime, qui devront être adoptés par un sommet des chefs d’Etat prévu en avril 2013 à Yaoundé, au Cameroun.

La rencontre ouverte ce mardi dans la capitale économique béninoise regroupe les ministres en charge de la Sécurité, des Affaires étrangères et de la Défense des 25 Etats membres de ces deux communautés économiques régionales (CER). Elle a été précédée et préparée, la veille, par une réunion technique d’experts et s’est déroulée en présence des représentants spéciaux des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (UNOWA et UNOCA).

Y ont également pris part des dirigeants de la Commission du Golfe de Guinée (CGG), dont le secrétaire exécutif de cette institution, M. Miguel Trovoada,ainsi que les représentants de l’Organisation maritime internationale (OMI), de l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (OMAOC), de l’Union africaine (UA), du Centre d’étude stratégique pour l’Afrique (CESA) etde l’Institut d’étude de sécurité (IES).

Les discours prononcés au cours de la cérémonie d’ouverture ont tous relevé, dans le sillage de celui de M. Trovoada de la CGG, la nécessité ressentie par les 25 pays africains engagés dans cette initiative de mutualiser leurs moyens et leurs efforts afin de mener un combat résolu contre la piraterie maritime et les autres activités illicitescommises en mer dans le Golfe de Guinée.

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, M. Said Djinnit, a rappelé comment, dans sa résolution 2039 du 29 février 2012, le Conseil de sécurité préconisait la tenue d’un sommet des chefs d’Etat d’Afrique occidentale et centrale en vue de dégager une stratégie apte à faire face à la piraterie maritime, un phénomène qui menace la paix et la sécurité dans la région, ainsi que la navigation maritime internationale.

Pour sa part, le président de la Commission de la CEDEAO, M. Kadré Désiré Ouédraogo, a cité les différentes étapes franchies jusque-là dans la coopération entre la CEDEAO et la CEEAC, en collaboration avec la CGG, ainsi qu’avec les Nations unies et leurs différents partenaires, parmi lesquels les Etats-Unis d’Amérique à travers leur Commandement pour l’Afrique (Africom), mais aussi l’OMAOC, l’OMI, le CESA et l’IES…

M. Ouédraogo a souligné qu’en reconnaissance de la menace de plus en plus grande que représentent la piraterie et les autres formes de crime maritime organisé dans le Golfe de Guinée, les chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest, lors de leur 40ème sommet, tenu en février 2012 à Abuja, au Nigéria, ont demandé à la Commission de la CEDEAO d’élaborer un cadre de politique maritime global afin d’orienter les actions et la coopération entre la CEEAC, la CGG et tous les autres acteurs concernés, en vue de relever ce défi.

Conformément à cette directive, la CEDEAO est en train d’élaborer une Stratégie maritime intégrée dont le premier projet a été soumis pour examen, avec le soutien d’Africomet du Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA), à la réunion d’experts indépendants qui s’est tenue du 20 au 22 février 2013 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

«La stratégie maritime intégrée de la CEDEAO s’inspire de la structure existant dans la région de la CEEAC, qui a été élaborée il y a quelques années lorsque la question de la piraterie a pris de l’ampleur en Afrique centrale. Une synergie entre la CEDEAO et la CEEAC s’avère donc nécessaire en ce sens qu’elle permettra de renforcer et de mettre les ressources des deux régions en commun», a dit M. Ouédraogo.

Comme en écho à cette conviction, le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles du Bénin, M. Issifou Kogui N’Douro, a rappelé les nombreuses rencontres qui ont permis aux Etats de l’Afrique de l’Ouest de combler leur retard par rapport à ceux de l’Afrique centrale, une mise à niveau qui permettra aux deux communautés de s’engager plus pleinement dans cette œuvre désormais commune.

«Il ne s’agira pas d’empiéter sur la souveraineté de l’un quelconque de nos Etats, mais de la préserver, de la défendre et même de la promouvoir à travers une coopération dynamique pour faire de nos espaces maritimes des zones d’opportunités et de richesses», a ajouté M. Kogui N’douro, dont le pays a pris une part déterminante dans le lancement de l’initiative.

En effet,c’est le président béninois Thomas Boni Yayi qui, vu les pertes de recettes douanières de l’ordre de 81 millions de dollars US subies en 2011 par le Bénin du fait des attaques de pirates au large de ses côtes, a lancé un appel à la communauté internationale.Il obtint une réponse diligente des Nations unies qui dépêcha, du 7 au 24 novembre 2011, une mission d’évaluation dans le Golfe de Guinée, laquelle est à la base de la résolution onusienne ayant donné naissance au processus.

La tendance à la hausse régulièrement observée en matière d’activités de piraterie en Afrique depuis le début de la crise en Somalie, au cours des deux dernières décennies, s’est considérablement inversée ces derniers temps. L’OMI a classé les côtes ouest-africaines parmi les six zones les plus dangereuses du monde en termes de piraterie avec 58 attaques perpétrées au cours des dix premiers mois de 2011. Le nombre record d’attaques a été enregistré au large des côtes béninoises, passant de 1 seule en 2010 à 44 en 2011.

La Commission du Golfe de Guinée comprend l’Angola, le Cameroun, le Congo, la RD Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Nigéria, Sao Tomé-et-Principe, tandis que la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale regroupe dix membres : Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, RD Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé-et-Principe, Tchad.

Les Etats membres de la CEDEAO sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

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Une nouvelle contribution d’ECHO pour aider l’UNICEF à atteindre les familles déplacées dans l’Est de la RD Congo

KINSHASA, République démocratique du Congo (RDC), 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La Direction générale de l’Aide humanitaire et de la Protection civile de la Commission européenne, (ECHO) a décidé d’augmenter sa contribution financière en faveur de l’UNICEF afin d’aider les enfants et leurs familles déplacés à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). L’UNICEF a annoncé la semaine dernière qu’ECHO avait fait un don supplémentaire de 5,2 millions d’euros (6,8 millions de dollars) en faveur du Programme de Réponse Rapide aux Mouvements de Population (RRMP), portant la contribution totale d’ECHO à 10,7 millions d’euros (14 millions de dollars) pour 2012-2013.

Grâce au soutien d’ECHO, l’UNICEF sera en mesure d’atteindre plus de 1.000.000 de personnes déplacées dans l’est de la RDC avec des évaluations multisectorielles et un soutien d’urgence en matière de santé, articles ménagers essentiels, eau et assainissement et éducation. Les actions cibleront les enfants et leurs familles qui ont été touchés par le conflit dans leurs villages d’origine au Nord et Sud Kivu, Province Orientale et Katanga.

En 2012, ECHO était le premier bailleur de fonds bilatéral du programme RRMP avec une contribution totale de 5,5 millions d’euros (7,2 millions de dollars). A travers le programme RRMP, 713.720 des personnes ont été assistées avec des articles ménagers essentiels, 422.663 des personnes ont eu accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement et 57.021 élèves et enseignants ont eu accès à l’éducation dans des situations d’urgence.

La situation humanitaire en République démocratique du Congo continue de se détériorer. A l’est du pays, plus de 2,4 millions de personnes, dont près de la moitié sont des enfants, sont déplacées à cause des conflits armés. La province du Nord Kivu abrite le plus grand nombre de déplacés du pays avec quelques 914.000 personnes qui ont dû fuir leurs maisons.

Au Sud-Kivu, près de 878.000 personnes étaient déplacées à la fin du mois d’octobre 2012. L’écrasante majorité d’entre eux (plus de 96 pour cent) vivent dans des communautés d’accueil. Une augmentation massive du nombre de personnes déplacées a également été enregistrée dans la province du Katanga, où plus de 313.000 personnes étaient déplacées à la fin du mois de décembre 2012 [Source OCHA]. Le conflit est caractérisé par de graves violations des droits de l’homme notamment l’incendie et le pillage de maisons et d’écoles, des violences sexuelles de masse, la séparation des familles et le recrutement forcé d’enfants dans des groupes armés. Au mois de novembre 2012, 540 écoles étaient touchées par les conflits armés dans la seule province du Nord-Kivu, compromettant les possibilités d’apprentissage de plus de 180.000 enfants.

« La violence et le déplacement peuvent marquer les enfants à vie, en leurs ôtant l’avenir auquel ils ont droit », a déclaré la Représentante de l’UNICEF en RDC, Barbara Bentein. « Afin d’aider les familles qui ont perdu leurs maisons, nous avons besoin d’une réponse concertée qui permettent de construire les bases d’un avenir pacifique. Soins de santé et actions de prévention, eau potable et hygiène, éducation d’urgence et articles ménagers essentiels aident les familles à reconstruire leurs vies. ECHO nous aide à atteindre ces objectifs. »

« L’Union européenne a suivi avec attention l’évolution de la situation en RDC ces dernières années et est attentive aux besoins de la population», a déclaré Jean-Louis de Brouwer, le directeur des Opérations humanitaires et de protection civile d’ECHO. « Cette nouvelle contribution européenne fournira, via l’UNICEF, une aide vitale aux personnes les plus vulnérables au Congo, qui continue de s’enfoncer dans la crise malgré les immenses opportunités dont il dispose pour aller de l’avant ».

Avec une contribution totale de 10,7 millions d’euros (14 millions de dollars) pour 2012-2013, ECHO est aujourd’hui le plus grand bailleur de fonds du programme RRMP. Les autres bailleurs incluent le Pooled Fund de la RD Congo, le Bureau de l’aide d’urgence en cas de catastrophe (OFDA) de l’Agence internationale des Etats-Unis pour le développement international (USAID), et les gouvernements de la Suède, du Canada, du Japon, de la Suisse et de la Corée.

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Communiqué technique – Tour image – France / Tchad – 21/03/2013

PARIS, France, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, recevra M. Moussa Faki Mahamat, ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine de la République du Tchad, le 21 mars à 8h00 au Quai d’Orsay.

Un tour images est prévu avant le début de l’entretien. Les photographes et cameramen intéressés sont invités à se présenter, munis de leur carte de presse, à partir de 7h45, à l’entrée située au 1 rue Robert Esnault-Pelterie, Paris 7e (face à l’aérogare des Invalides).

Contacts:

Cécile GEMINIANI : 01 43 17 52 63 06 15 30 67 62

N.B. : Ce communiqué ne constitue en aucune manière une annonce officielle. L’information qui est donnée ci-dessus est de nature strictement technique et ne vise qu’à aider le travail des journalistes.

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Mali / Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

PARIS, France, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

Q – Comment réagissez-vous à l’inculpation du journaliste Boukary Daou au Mali ?

R – La France exprime sa préoccupation suite à l’inculpation d’un journaliste malien pour « incitation à la désobéissance ». Elle appelle à sa libération immédiate.

La France rappelle son attachement à la liberté d’opinion et d’expression ainsi qu’à la liberté de la presse, garanties par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par le Mali. Le respect de ces libertés est un élément indispensable du retour à l’Etat de droit et de la réussite du processus de réconciliation nationale.

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République centrafricaine / Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

PARIS, France, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

Q – Que pensez-vous de la menace des rebelles en République centrafricaine de reprendre les armes si leurs revendications ne sont pas satisfaites?

R – La France reste préoccupée par l’évolution de la situation en République centrafricaine. A notre demande, le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra aujourd’hui des consultations sur la situation en RCA.

La France soutient le processus politique issu des accords de Libreville, signés le 11 janvier, sous les auspices de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC). Nous engageons toutes les parties centrafricaines, qui ont signé ces accords, à les mettre en oeuvre de façon effective et de bonne foi.

Nous pressons les parties de s’abstenir de tout recours à l’option militaire, qui n’aurait pour effet que de dégrader encore la situation sécuritaire et humanitaire en RCA.

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Nigéria – Attentat suicide à Kano (19 mars 2013)

PARIS, France, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La France condamne l’attaque terroriste survenue le 18 mars dans la ville de Kano au Nigéria. Cet acte odieux et lâche a entraîné la mort de plus de 40 personnes et a fait plusieurs dizaines de blessés.

Nous exprimons nos condoléances aux familles ainsi qu’aux proches des victimes.

Comme l’a fait le ministre lors de sa visite à Abuja le 16 mars dernier, la France réaffirme sa solidarité avec le Nigeria dans la lutte qu’il mène contre le terrorisme.

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Côte d’Ivoire : L’expert Indépendant souligne l’urgence de la reconstruction démocratique à travers les droits de l’homme et une justice impartiale

GENEVE, Suisse, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — L’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, M. Doudou Diène, a recommandé au Gouvernement de la Côte d’Ivoire d’accorder la plus grande priorité au renforcement de la dynamique démocratique et à la promotion des droits de l’homme en cours et à la consolidation de la reconstruction économique et sociale.

Au cours de la présentation de son rapport au Conseil des droits de l’homme cet après-midi, l’Expert Indépendant a exhorté la communauté internationale à maintenir et à renforcer son appui à la Côte d’Ivoire pour non seulement conforter la dynamique démocratique et la reconstruction économique et sociale en cours mais également favoriser la promotion du pluralisme et la réconciliation nationale dont les progrès sont fragilisés par la polarisation politique.

«L’urgence de la réconciliation politique et de la reconstruction démocratique, économique et sociale est confortée par la crise Malienne dont les implications politiques, militaires, religieuses et économiques sont de nature à déstabiliser en profondeur et dans la durée l’ensemble des pays de la région» a-t-il prévenu. «Une société multiculturelle, démocratique, égalitaire et respectueuse des droits de l’homme constitue le contre feu le plus solide à ce nouveau péril dont les ferments sont la violence, l’intolérance et la discrimination».

Le rapport de l’Expert Indépendant est le résultat de sa troisième visite en Côte d’Ivoire, du 24 septembre au 12 octobre 2012 au cours de laquelle il a rassemblé des informations faisant été d’une fragilisation de la situation des droits de l’homme qui d’après lui pourrait compromettre les progrès significatifs réalisés par le gouvernement sur le plan démocratique, économique et social.

L’Expert indépendant a réaffirmé l’urgence d’accélérer le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration ainsi que la réforme du secteur de la sécurité. «Malgré les efforts du gouvernement, le retard observé dans ce domaine contribue à la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays et débouche sur des violations des droits de l’homme» a-t-il affirmé.

«Ces réformes vont nécessiter la mobilisation d’importants moyens financiers qui vont bien au-delà des capacités actuelles de la Côte d’Ivoire à absorber les ex-combattants qui seront désarmés et démobilisés» a souligné M. Diène.

«Les auteurs des violations des droits de l’homme doivent être poursuivis sans distinction de leur appartenance politique, tribale, régionale ou religieuse» a réaffirmé M. Diène «pour que le processus judiciaire soit utile à la société ivoirienne dans son ensemble et contribue véritablement à la réconciliation nationale et à l’impulsion d’une nouvelle dynamique plus respectueuse de la vie et de la dignité humaine ».

«La lutte contre l’impunité est en marche mais demeure à ce jour à sens unique, sans équité et sans célérité, essentiellement orientée vers les partisans de l’ancien président Gbagbo» a noté l’Expert. De nombreuses autorités politiques et militaires proches de l’ancien président impliquées dans des violations des droits de l’homme et dont les noms avaient été plusieurs fois cités dans des rapports des Nations Unies au cours des dix dernières années sont aujourd’hui inculpés et détenus.

Dans son rapport, l’Expert Indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire décrit la reconstruction démocratique, économique et sociale, la promotion d’une éthique politique nationale, la revitalisation du vivre ensemble et le déracinement de la culture de violence comme étant parmi les défis majeurs rencontrés par le pays.

«Pour faire face aux défis internes et externes, la Côte d’Ivoire a besoin du soutien vigilant de la communauté internationale pour renforcer une dynamique démocratique pluraliste, une justice impartiale, une culture des droits de l’homme nourrie par les valeurs et pratiques traditionnels du vivre ensemble et la levée urgente de l’embargo», M. Diène a affirmé.

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Communiqué technique – Report de la rencontre de M. Laurent Fabius avec son homologue tchadien

PARIS, France, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Communiqué technique – Report de la rencontre de M. Laurent Fabius avec son homologue tchadien

Objet : Report de la rencontre du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec son homologue tchadien.

La rencontre entre M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, et son homologue tchadien, M. Moussa Faki Mahamat, étant reportée, le tour images prévu aujourd’hui à 12h30 au Quai d’Orsay est annulé.

N.B. : Ce communiqué ne constitue en aucune manière une annonce officielle. L’information qui est donnée ci-dessus est de nature strictement technique et ne vise qu’à aider le travail des journalistes.

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Libye – Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

Q – On a appris la visite de M. Nicolas Sarkozy en Libye avec son ancien ministre des affaires étrangères M. Juppé. Comment réagissez-vous en tant que porte-parole du ministère des affaires étrangères ? Aviez-vous été informés de cette visite et cela vous dérange-t-il ?

R – Au cas particulier et à ma connaissance, non, nous n’en avons pas été informés et je n’ai pas de commentaire particulier à faire sur la visite en Libye de l’ancien président de la République.

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