Communiqué de la 371e réunion du CPS sur la situation au Mali

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 26 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 371ème réunion tenue le 25 avril 2013, a adopté la décision qui suit sur la situation au Mali:

Le Conseil,

Prend note de la communication du Commissaire à la Paix et à la Sécurité sur les derniers développements de la situation au Mali, ainsi que des déclarations faites par les représentants du Mali, de l’Algérie, du Burkina Faso, de la Mauritanie, de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union européenne (UE) et des Nations unies. Le Conseil prend également note des déclarations des représentants des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni et du Rwanda, en leur qualité de membres du Conseil de sécurité des Nations unies;

Se félicite des avancées qui continuent d’être enregistrées dans le règlement de la crise multidimensionnelle que connait le Mali et de la mobilisation continue de la communauté internationale en appui à ce pays. À cet égard, le Conseil se réjouit de la tenue à Bamako, le 19 avril 2013, de la 4ème réunion du Groupe de soutien et de suivi sur la situation au Mali, et fait siennes les conclusions de cette importante réunion;

Note avec satisfaction les progrès qui continuent d’être accomplis dans la sécurisation et la stabilisation du nord Mali. Le Conseil encourage les autorités maliennes à accélérer le redéploiement de l’administration dans les territoires libérés, ainsi que la réhabilitation des infrastructures de base, afin de créer un environnement propice au retour à une vie normale, ainsi qu’au rapatriement et à la réinstallation des populations réfugiées et déplacées. Le Conseil rappelle la nécessité urgente de poursuivre et d’intensifier l’assistance humanitaire aux populations affectées;

Réaffirme son exigence du désarmement inconditionnel de toutes les entités non-étatiques au Mali, en particulier le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), et de l’affirmation par ce groupe de son attachement au respect de l’unité et de l’intégrité territoriale du Mali, comme préalable à sa participation au processus politique. Le Conseil souligne l’impératif du déploiement de l’armée et de l’administration maliennes à Kidal et dans toute autre localité où ce processus n’a pas encore été mené à bien. Le Conseil apporte son plein appui à l’initiative du Groupe de soutien et de suivi de charger un groupe composé de l’UA, de la CEDEAO, des Nations unies et de l’UE, sous la conduite du Représentant spécial de la Présidente de la Commission et Chef de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), l’ancien Président Pierre Buyoya du Burundi, de trouver une solution rapide à la situation préoccupante qui prévaut à Kidal;

Exhorte l’ensemble des parties prenantes maliennes à respecter scrupuleusement les droits de l’homme et le droit international humanitaire. Le Conseil se félicite du déploiement d’un premier groupe d’observateurs des droits de l’homme de l’UA et de la CEDEAO, et encourage les deux organisations à parachever rapidement le déploiement au Mali de la totalité des 50 observateurs prévus;

Réaffirme son appui aux autorités de la transition. Le Conseil note avec satisfaction les avancées enregistrées dans la mise en œuvre par les autorités maliennes de la Feuille de route de la Transition, en particulier la mise en place de la Commission Dialogue et Réconciliation (CDR) et la nomination de l’ensemble de ses membres. Le Conseil exhorte le Gouvernement malien à prendre les mesures nécessaires, en vue de permettre à la CDR d’entamer au plus vite l’action attendue d’elle. Le Conseil demande à la Commission, en collaboration avec la CEDEAO, d’aider à la mobilisation d’un appui technique et financier à la CDR;

Prend note de la volonté affirmée des autorités maliennes de transition d’organiser les élections au mois de juillet 2013, et félicite le Gouvernement malien pour les efforts qu’il déploie à cet effet. Le Conseil souligne la nécessité de prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir la crédibilité du processus électoral et des résultats du scrutin, afin d’éviter des conflits postélectoraux de nature à compromettre les avancées enregistrées. Le Conseil demande à la Commission de prendre rapidement les dispositions nécessaires pour appuyer le processus électoral et de dépêcher, dans les meilleurs délais possibles, une mission d’observation électorale. Le Conseil encourage également le Groupe des Sages à entreprendre une mission d’évaluation de la situation dans la période pré-électorale;

Se félicite de l’organisation par la Commission, à Nouakchott, le 17 mars 2013, dans le cadre de la mise en œuvre du communiqué de sa 353ème tenue le 25 janvier 2013, de la réunion ministérielle sur le renforcement de la coopération sécuritaire et l’opérationnalisation de l’Architecture continentale de paix et de sécurité dans la région sahélo-saharienne, qui a, entre autres, permis de convenir de mesures visant à faciliter l’exécution du mandat de la MISMA. Le Conseil se félicite également de la tenue à Bamako, le 18 avril 2013, dans le prolongement des conclusions de la réunion de Nouakchott, de la première réunion des chefs des services de sécurité et de renseignement de la région sahélo-saharienne. Le Conseil encourage la Commission à poursuivre et à intensifier les efforts ainsi engagés, avec l’appui du Centre africain d’Étude et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT) et du Comité des Services de Renseignement et de Sécurité africains (CISSA);

Rappelle le communiqué PSC/PR/COMM.(CCCLVIII) adopté lors de sa 358ème réunion tenue le 7 mars 2013, dans lequel le Conseil a marqué son soutien à la transformation de la MISMA en une opération des Nations unies et indiqué les paramètres qui devraient être pris en compte en vue d’assurer le succès de ce processus et la mise en œuvre réussie du mandat de la Mission envisagée des Nations unies. Le Conseil se félicite des initiatives prises dans le cadre du suivi des paragraphes pertinents de son communiqué précité, notamment les différentes communications envoyées au Secrétaire général des Nations unies, ainsi que la lettre conjointe des Présidents des Commissions de l’UA et de la CEDEAO au Président du Conseil de sécurité des Nations unies. À cet égard, le Conseil souligne que tout règlement durable de la crise au Mali requiert impérativement une implication forte de l’Afrique et une collaboration et coordination étroites entre les organisations africaines concernées, notamment l’UA et la CEDEAO, ainsi que les pays du champ et les partenaires internationaux, en particulier les Nations unies. Le Conseil rappelle la pertinence des paramètres énoncés dans son communiqué du 7 mars 2013;

Note avec préoccupation que l’Afrique n’a pas été adéquatement consultée dans la rédaction et le processus consultatif qui ont conduit à l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, autorisant le déploiement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), pour prendre la relève de la MISMA, et souligne que cette situation n’est pas conforme à l’esprit du partenariat que l’UA et les Nations unies se sont employées à bâtir au cours des dernières années sur la base des dispositions du Chapitre VIII de la Charte des Nations unies. Le Conseil note en outre que la résolution ne prend pas adéquatement en compte les jalons posés par les acteurs africains, lesquels ont permis le lancement de la médiation conduite par la CEDEAO, l’adoption de la Feuille de route de transition et la mobilisation de l’appui de la communauté internationale à travers le Groupe de soutien et de suivi. Le Conseil note aussi que la résolution ne prend pas en compte les préoccupations formellement exprimées par l’UA et la CEDEAO et les propositions par elles soumises dans un esprit constructif pour faciliter un soutien international coordonné aux efforts en cours des acteurs maliens;

Exprime la gratitude de l’UA au Président Alassane Dramane Ouattara de Côte d’Ivoire, Président en exercice de la CEDEAO, ainsi qu’aux Présidents Blaise Compaoré du Burkina Faso et Goodluck Jonathan du Nigéria, respectivement Médiateur et Médiateur associé de la CEDEAO dans la crise malienne, pour leur engagement dans la recherche d’une solution durable au Mali et les encourage à poursuivre leurs efforts;

Réitère son appréciation aux pays contributeurs de troupes et de personnels de police à la MISMA, et présente ses condoléances au Gouvernement de la République du Tchad à la suite des pertes enregistrées dans les rangs de son contingent;

Rend hommage au Représentant spécial et chef de la MISMA, l’ancien Président Pierre Buyoya, à son adjoint, l’Ambassadeur Cheaka Touré, au Commandant de la Force, le Général Abdul Qadir, et au chef de sa composante police, le Général Jean Baptiste Tine, ainsi qu’à l’ensemble des personnels civils et militaires de la Mission, pour leurs efforts soutenus et contribution remarquable à la promotion de la paix, de la sécurité et de la réconciliation au Mali. Le Conseil exprime son plein appui à la demande pertinente faite par la Présidente de la Commission pour que la nomination de l’ancien Président Pierre Buyoya au poste de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la MINUSMA soit dûment examinée. Le Conseil lance un appel pressant pour que le Commandant de la Force de la MISMA et le Chef de sa composante police soient des ressortissants africains pour assurer la continuité et l’efficacité requises;

Réitère l’impératif d’une solidarité continue de l’Afrique avec le Mali et l’importance que revêt l’action africaine en vue du règlement durable de la crise malienne, et demande à la Présidente de la Commission, ainsi qu’à la CEDEAO et au Président de sa Commission, de continuer à jouer le rôle qui leur revient dans l’appui au Mali, y compris en ce qui concerne le processus politique, le dialogue et la réconciliation nationale, les élections et la mobilisation, en coordination avec le Secrétaire général des Nations unies, du soutien de la communauté internationale, à travers le Groupe de soutien et de suivi;

Demande à la Présidente de la Commission de finaliser, en consultation avec le Gouvernement du Mali, ainsi qu’avec la CEDEAO et les Nations unies, en leur qualité de co-présidents du Groupe de soutien et de suivi de la situation au Mali, l’organisation et la tenue à Bamako de la 5ème réunion du Groupe, au cours du mois de juin prochain;

Demande en outre à la Présidente de la Commission, en consultation avec le Président de la Commission de la CEDEAO, de prendre les dispositions nécessaires pour la tenue d’un atelier pour tirer les leçons sur le rôle de l’Afrique dans le règlement de crise au Mali, en vue de renforcer dans l’avenir la coordination entre les différents acteurs concernés, ainsi que pour l’opérationnalisation, en temps utile, du Bureau conjoint UA-CEDEAO au Mali. À cet égard, le Conseil demande à la Présidente de la Commission de l’UA, en consultation avec la CEDEAO et le Gouvernement malien, de lui soumettre, dans un délai de deux mois, un rapport sur les modalités de la poursuite et du renforcement de la contribution des deux organisations, y compris des options sur une collaboration et une coordination renforcées, après la transformation de la MISMA en MINUSMA;

Décide de rester activement saisi de la situation.

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Nord du Mali : Les communautés affectées par une crise alimentaire

PARIS, France, 25 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le nord du Mali passera à un niveau d’urgence en matière de sécurité alimentaire, dans moins de deux mois, si la situation sécuritaire et l’accès humanitaire aux communautés vulnérables ne s’améliorent pas, alertent quatre organisations humanitaires suite à l’analyse des experts du Cadre harmonisé.

Jusqu’à deux tiers de la population des trois régions du Nord du Mali (Gao, Tombouctou et Kidal) vit actuellement en situation de crise* d’insécurité alimentaire, avec deux cercles de Kidal déjà en situation d’urgence.

Des enquêtes de marchés conduites récemment par Action Contre la Faim (ACF), Solidarités International, Welthungerhilfe (ex Agro-action allemande) et Oxfam, qui interviennent dans ces régions, montrent que les prix de certaines denrées de première nécessité ont fortement augmenté depuis janvier 2013 : 36 pour cent à Gao, 30 pour cent à Tombouctou et 25 pour cent à Kidal. A Kidal, où 94 pour cent des ménages doivent acheter leur nourriture sur les marchés, les deux tiers des commerçants grossistes qui fournissent ces marchés sont partis et le flux de céréales a diminué de 60 pour cent. Les marchés de Tombouctou et de Goundam sont également mal approvisionnés en denrées de première nécessité.

Alors que la période de soudure a débuté beaucoup plus tôt que prévu, les prix d’achat du bétail, et plus particulièrement des ovins et caprins, ont baissé, ce qui ne permet plus aux éleveurs d’acheter suffisamment de céréales. D’autre part, ces éleveurs n’ont pu conduire leur bétail aux zones de pâturages et points d’eau habituels. De plus, les opportunités de travail sont rares et la rémunération de la main d’œuvre journalière a baissé d’environ 2,5 dollars – l’année dernière à la même période – à 1,5 et 2 dollars actuellement pour la région de Gao, réduisant ainsi le pouvoir d’achat des ménages.

Cette situation préoccupante est principalement due aux conséquences du conflit – dont la fermeture et/ou l’inaccessibilité des routes, la fermeture de la frontière algérienne, le départ des principaux acteurs économiques – ainsi qu’au caractère rudimentaire des systèmes de production et à l’insuffisance, préalable à cette crise, des aménagements dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage.

« Au moment où l’attention de la communauté internationale est tournée sur la mission de la paix des Nations Unies, on risque de perdre de vue la situation humanitaire alarmante. Les parents sautent déjà des repas pour nourrir leurs enfants. Les familles au nord n’auront pas suffisamment de nourriture pour traverser les prochains mois avant les récoltes. Il faut intervenir vite et plus massivement avant une dégradation certaine de la situation alimentaire et nutritionnelle », indique le directeur d’Oxfam au Mali, Philippe Conraud.

En effet, selon le Cadre harmonisé, l’assistance humanitaire prévue à ce jour ne couvrira sans doute pas tous les besoins. Ceci est dû au manque de financement des secteurs prioritaires**** – l’appel humanitaire des Nations Unies pour le Mali est ainsi financé seulement à hauteur de 106 millions au 24 avril 2013 – ainsi qu’à l’accès difficile aux zones en raison de la présence des groupes armés et des opérations des forces maliennes, africaines et françaises, du banditisme et de la présence de mines et autres engins non explosés.

Aussi, ACF, Solidarités International, Welthungerhilfe et Oxfam appellent la communauté internationale et les bailleurs de fonds à se mobiliser pour apporter de l’assistance aux plus vulnérables. Ces organisations préconisent la mise en place, à plus grande échelle, de programmes d’assistance alimentaire, d’appui aux moyens d’existence, mais aussi d’assainissement et d’hygiène, de nutrition, de protection et d’amélioration de l’accès à l’eau et à la santé, tout en construisant la résilience.

Organisations signataires : Action contre la Faim, Oxfam, Solidarités International et Welthungerhilfe.

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Résolution du Conseil de sécurité sur le Mali

PARIS, France, 25 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Communiqué

Je salue l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations Unies de la résolution 2100 sur le Mali.

C’est une décision importante qui répond à la demande des autorités maliennes et des organisations africaines de transformer la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) en Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Mali (MINUSMA) qui devra accompagner les autorités maliennes dans leurs efforts de rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, de préparation des élections et de réconciliation entre toutes les communautés du pays.

Au moment où elles seront progressivement relayées par des casques bleus, je rends hommage au rôle décisif des forces françaises, maliennes et africaines, qui ont mis en échec les groupes terroristes qui menaçaient l’existence même du Mali. Ces forces ont fait preuve d’un grand courage. Le professionnalisme des soldats français est une fierté pour notre pays.

Je tiens également à rendre hommage à la mobilisation de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine qui, en quelques semaines, ont déployé 6300 hommes, qui seront en partie intégrés à la force des Nations Unies.

Nos soldats encore présents au Mali pourront venir en soutien à l’opération de maintien de la paix si les circonstances l’exigeaient.

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République démocratique du Congo : des souffrances d’un niveau rarement atteint dans l’est du pays

GENEVE, Suisse, 25 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — « La violence et les souffrances infligées aux populations dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ont atteint des niveaux rarement vus depuis deux décennies », a déclaré Peter Maurer, président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), au terme d’une visite de quatre jours dans le pays.

« Dans l’oubli quasi total, les populations sont victimes d’exactions quotidiennes. Les civils sont la cible d’attaques directes qui n’épargnent ni les enfants ni les personnes âgées, et de nombreuses personnes subissent des violences sexuelles », s’est indigné M. Maurer depuis Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.

À Goma, M. Maurer a notamment visité le centre Don Bosco, qui héberge plus de 3000 enfants en difficulté, rendus encore plus vulnérables par la guerre et la violence. « Certains ont perdu toute trace de leur famille dans le chaos des combats et des déplacements qui se sont ensuivis. J’ai été profondément touché par toutes ces tragédies personnelles, comme celle de Kambale K., un enfant de 10 ans qui est sans nouvelles de ses parents depuis novembre dernier », a expliqué M. Maurer.

Le président du CICR s’est aussi rendu au chevet de dizaines de personnes blessées par les récents combats et soignées à l’hôpital Ndosho de Goma, où une équipe chirurgicale du CICR travaille depuis novembre 2012 aux côtés du personnel local. Il a notamment écouté le récit d’Éden K., 8 ans, grièvement blessé par un tir de roquette et dont la jambe a dû être amputée.

Une grande partie des structures médicales dans l’est de la RDC peinent à soigner les blessés et les malades en raison du manque de matériel – souvent pillé -, de la présence d’hommes armés dans les centres de santé ou de l’impossibilité pour le personnel médical de se rendre sur le lieu de travail en toute sécurité.

« Les violations graves du droit international humanitaire à l’encontre des populations doivent cesser. Il est de la responsabilité de tous les acteurs influents d’œuvrer au plus vite pour un meilleur respect du droit international humanitaire », a affirmé M. Maurer, dans l’espoir que les différents pourparlers et initiatives de paix en cours contribueront à atténuer les souffrances des populations et à améliorer la situation humanitaire dans l’est de la RDC.

« Aujourd’hui, la recrudescence des tensions intercommunautaires et la fragmentation des groupes armés entraînent chaque jour un peu plus la région dans le chaos et la violence », a-t-il encore déclaré. La situation sécuritaire s’est dégradée dans les deux provinces du Kivu, mais aussi dans le Katanga et les zones du Maniema frontalières avec le Nord et le Sud-Kivu. La situation dans la Province orientale (en Ituri notamment) reste également tendue.

« Cette imprévisibilité génère de fortes inquiétudes au sein des communautés et chez ceux qui tentent de leur venir en aide, a expliqué M. Maurer. Dans ce contexte, la présence et l’action des volontaires de la Croix-Rouge de la RDC auprès de la population sont cruciales. Ils sont souvent les premiers à venir en aide aux habitants et à devoir faire face à la cruauté et à l’horreur de certaines situations. Leur engagement est sans limite », a salué M. Maurer.

Face à l’augmentation des besoins humanitaires, le CICR s’apprête à mobiliser ses donateurs en vue de renforcer ses activités dans les régions de l’est de la RDC, notamment dans le domaine des soins médicaux et chirurgicaux aux personnes blessées dans les violences, et dans celui de l’assistance aux populations déplacées (eau, nourriture et biens de première nécessité). À ce jour, le CICR mène en RDC l’une de ses cinq plus grandes opérations (en termes budgétaires) dans le monde.

À Kinshasa, M. Maurer s’est entretenu avec le premier ministre, le ministre de la Justice, les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale ainsi qu’avec les responsables de la Croix-Rouge de la RDC. Les discussions ont porté sur la situation dans l’est du pays, ainsi que sur celle des personnes détenues dans les prisons du pays. « Les conditions de vie dans certains lieux de détention sont catastrophiques : la surpopulation atteint parfois 700% et la malnutrition est un problème chronique », a déploré M. Maurer, qui a visité la prison centrale de Kinshasa. Il a insisté auprès de ses interlocuteurs sur la nécessité d’allouer des ressources suffisantes pour répondre aux besoins essentiels des détenus.

M. Maurer a également profité de sa visite dans la région pour se rendre à Kigali, au Rwanda, où il doit rencontrer le premier ministre et la ministre des Affaires étrangères. Dans ce pays, le CICR œuvre pour l’amélioration des conditions de vie des détenus et pour la promotion du droit international humanitaire. Il s’emploie également, en collaboration avec la Croix-Rouge du Rwanda et la Croix-Rouge de la RDC, à faciliter le rétablissement des contacts entre les membres de familles dispersées de part et d’autre de la frontière avec la RDC. Au cours des dernières semaines, le CICR a en outre assuré la prise en charge de personnes blessées dans les affrontements en RDC et se trouvant sur le territoire rwandais.

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Said Djinnit s’entretient avec le Président Alassane Ouattara sur la situation en Afrique de l’Ouest

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 25 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Représentant spécial du Secrétaire général (RSSG) pour l’Afrique de l’Ouest, M. Said Djinnit a été reçu en audience par M. Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire et Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ce mercredi, à Abidjan. Leurs échanges ont porté sur l’évolution du contexte politique et sécuritaire dans la sous-région au cours des derniers mois.

Le Représentant spécial a informé le Président Ouattara sur ses efforts en tant que facilitateur international du dialogue politique guinéen en préparation aux élections législatives. Il a par ailleurs rendu compte des délibérations de la réunion du Groupe de soutien et de suivi sur le Mali qui s’est tenue à Bamako, le 19 avril 2013, sous la co-présidence de la CEDEAO, des Nations Unies et de l’Union africaine.

Le Président et le Représentant spécial ont abordé les questions relatives à la transition prochaine de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) vers une Mission de stabilisation des Nations Unies, une fois la résolution en cours de discussion au Conseil de sécurité adoptée. Ils ont également échangé sur les initiatives qui pourraient être prises en soutien aux autorités maliennes pour promouvoir le dialogue et créer les conditions propices à la tenue des élections présidentielles en juillet 2013.

Le Président Ouattara et Said Djinnit ont également discuté des défis posés dans la sous-région par le crime organisé, le trafic de drogue, la piraterie et le terrorisme. A cet égard, ils ont évoqué les efforts déployés par la CEDEAO et les mesures à prendre pour les soutenir pour faire face à ces fléaux. Ils ont souligné la nécessité de renforcer la coopération sous-régionale, continentale et internationale pour lutter efficacement contre ces nouvelles menaces à la sécurité et la stabilité en Afrique de l’Ouest.

Said Djinnit a évoqué avec le Président la tenue à Abidjan, en juin 2013, de la conférence des donateurs en vue de soutenir le plan d’action régional de la CEDEAO de lutte contre le trafic de drogues, le crime organisé et l’abus de drogues ainsi que le Programme WACI (West Africa Coast Initiative) qui a été établi par les Nations Unies et Interpol en soutien aux efforts des pays concernés par la phase initiale du programme (Liberia, Sierra Leone, Guinée-Bissau, Guinée et Cote d’Ivoire) dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de la CEDEAO. Le Comité Politique du WACI présidé par le Représentant Spécial du Secrétaire General pour l’Afrique de l’Ouest se tiendra en marge de la conférence à Abidjan.

Le Représentant spécial a réitéré l’engagement des Nations Unies à continuer à soutenir les efforts de la CEDEAO pour la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest.

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Mali / Adoption de la résolution 2100 – 25 avril 2013 / Déclaration de M. Laurent Fabius

PARIS, France, 25 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration de M. Laurent Fabius

Je salue chaleureusement l’adoption à l’unanimité par le Conseil de sécurité de la résolution 2100 permettant la transformation de la mission internationale de soutien au Mali (MISMA) en Mission des Nations unies de stabilisation au Mali (MINUSMA).

L’adoption de cette résolution est un succès. Elle confirme le soutien unanime de la communauté internationale à la stabilisation du Mali ainsi qu’à l’intervention de la France et des États de la région pour venir en aide à ce pays. La France entend rester engagée aux côtés du peuple malien, comme l’a montré, le 22 avril, le vote sans aucune voix contre par l’Assemblée nationale et le Sénat du prolongement de la mission des forces françaises au Mali.

La résolution 2100 marque une étape importante. Elle s’inscrit dans une approche globale souhaitée par la France qui inclut la stabilisation et le retour à la sécurité, l’accompagnement de la transition politique et l’aide à la reconstruction et au développement du Mali. Le déploiement des casques bleus sur le terrain débutera en juillet prochain. Il viendra appuyer les efforts en faveur du dialogue et de la réconciliation, indispensables au bon déroulement des élections.

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Comores – Tentative de déstabilisation

PARIS, France, 25 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole –

La France condamne fermement la tentative de déstabilisation rapidement déjouée aux Comores dans la nuit du 20 avril. Elle se félicite de la stabilité retrouvée de l’Union des Comores depuis 2001 ainsi que de la consolidation de la démocratie et de l’État de droit dans l’archipel. Elle assure les autorités comoriennes de son soutien et de sa coopération.

La France travaille avec ses partenaires de la Commission de l’océan Indien, dont la présidence est assurée cette année par l’Union des Comores, à la construction d’un espace régional de paix, de sécurité, de développement et de prospérité.

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Le Prix de l’innovation pour l’Afrique annonce les finalistes de l’édition 2013

LE CAP, Afrique du Sud, 25 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Dix innovateurs africains ont développé des solutions pratiques pour résoudre certains des problèmes les plus insolubles du continent. Sélectionnés parmi plus de 900 candidatures venues de 45 pays, les finalistes du Prix de l’innovation pour l’Afrique (PIA) 2013 (http://www.innovationprizeforafrica.org) représentent des exemples pratiques du potentiel d’investissement de l’Afrique.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/ipa.jpg

Les lauréats du PIA 2013 seront annoncés lors d’un dîner de gala qui se tiendra le 7 mai au Cap, en Afrique du Sud, organisé par la Graduate School of Business de l’Université du Cap et par la Sekunjalo Development Foundation. Le gagnant recevra 100 000 USD pour la meilleure innovation du point de vue de la qualité marchande, de l’originalité, de l’évolutivité, de l’impact social et du potentiel commercial visible. Un second prix de 25 000 USD sera décerné à l’innovation présentant le plus grand potentiel commercial, et un autre finaliste recevra 25 000 USD au titre du prix spécial pour l’innovation sociale.

« Alors que les leaders mondiaux se réunissent à l’occasion du Forum économique mondial sur l’Afrique pour discuter des approches pour respecter les promesses faites à l’Afrique, ces innovateurs montrent que la meilleure manière de renforcer les capacités du continent est d’investir dans l’innovation et l’entrepreneuriat locaux », a déclaré Jean-Claude Bastos de Morais, cofondateur de la Fondation africaine pour l’innovation et du PIA.

De la Tunisie à l’Afrique du Sud, les finalistes du PIA 2013 sont des leaders dans les domaines de l’agriculture, de l’environnement, de la santé, des TIC et de la production. Ils comprennent :

• Le convertisseur éolien sans pales (Tunisie) – Les innovateurs Hassine Labaied et Anis Aouini de Saphon Energy, une start-up tunisienne de R&D, ont développé une éolienne sans pales qui ne tourne pas – elle utilise une technologie inspirée des voiliers pour créer une énergie rentable par le biais d’un mouvement de va-et-vient en 3D.

• SavvyLoo (Afrique du Sud) – L’innovateur Dr. Dudley Jackson a développé des toilettes sèches pour les zones rurales et les campements provisoires qui séparent les liquides et les solides pour améliorer l’impact environnemental, réduire les risques de maladie, limiter les odeurs et assurer une meilleure élimination.

• Le filtre à eau TBag (Afrique du Sud) – L’innovateur Prof. Eugene Cloete a créé un filtre à eau qui utilise un matériel en forme de sachet de thé électrofilé pour assurer que même l’eau la plus polluée soit totalement potable.

• Le kit de diagnostic pour le paludisme pf/PAN (pLDH) (Afrique du Sud) – L’innovatrice Ashley Uys a créé un nouveau test pour le paludisme qui indique en 30 minutes si un traitement est efficace. Ce kit de diagnostic est un des neuf à avoir été développé dans le monde entier et est le seul test de ce type à être entièrement détenu par une société africaine.

• La décortiqueuse de fonio (Sénégal) – L’innovateur Sanoussi Diakite a développé une machine électrique et thermique qui décortique 5 kilogrammes de fonio – une céréale d’Afrique occidentale – en seulement 8 minutes.

• Le système de construction Novatech (Cameroun) – L’innovateur Njokikang Faustinus a créé un processus de construction efficace. Son produit vedette est une presse à briques manuelle qui fabrique en toute facilité 3 000 briques emboîtables par jour.

• Mobenzi (Afrique du Sud) – L’innovateur Andi Friedman et son équipe ont développé un logiciel qui fournit une solution mobile de collecte de données et d’études de terrain, permettant de déployer des moyens de recherche sophistiqués dans toute l’Afrique par le biais d’Internet ou de téléphones mobiles.

• La production d’énergie solaire à partir du mimosa (Nigeria) – L’innovateur Justus Nwaoga a développé une nouvelle manière de recueillir l’énergie solaire renouvelable en utilisant la racine de mimosa pudica, une plante médicinale africaine.

• La ferme modèle d’agroforesterie (Soudan) – L’innovateur Muna Majoud Mahoamed Ahmed a créé une ferme modèle d’agroforesterie à Khartoum qui génère des sources de revenu innovantes à partir des feuilles et des graines de moringa et des graines de jatropha.

• AgriProtein (Afrique du Sud) – Une équipe de chercheurs innovante d’AgriProtien Technologies a développé une nouvelle source de protéines destinées à l’alimentation animale qui réduit le coût de l’alimentation pour les fermiers et les producteurs africains.

« Nous observons une forte tendance aux innovations qui ont un impact social important en Afrique », a affirmé le Dr François Bonnici, directeur du Centre Bertha pour l’innovation sociale à la Graduate School of Business de l’Université du Cap.

Le prix encourage les Africains à développer des solutions créatives pour relever les défis du quotidien.

Le comité de sélection du PIA est composé d’investisseurs de fonds privés, de bailleurs de fonds, d’investisseurs en capital-risque, d’entrepreneurs et de leaders du développement en quête de nouvelles idées qui font avancer l’Afrique.

L’appel à candidatures pour le PIA 2014 sera annoncé en juillet 2013. Pour de plus amples renseignements sur les catégories du concours, les modalités de participation et les détails de candidature, rendez-vous à l’adresse Internet : InnovationPrizeForAfrica.org (http://www.innovationprizeforafrica.org). Pour des faits marquants et de plus amples renseignements, suivez le PIA sur Twitter (https://twitter.com/#!/IPAprize) et Facebook (https://www.facebook.com/InnovationPrizeforAfrica).

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour le Prix de l’innovation pour l’Afrique (PIA).

Contacts

Deanna Petersen, Weber Shandwick

Tél. : + 27 79 702 8033

E-mail : dpetersen@webershandwick.com

Pauline Mujawamariya, AIF

E-mail : ipainfo@africaninnovation.org

Tél. : + 41 44 515 5466

À propos du PIA

Le Prix de l’innovation pour l’Afrique (PIA) est une récompense créée par la Fondation africaine pour l’innovation (http://www.africaninnovation.org) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (http://www.uneca.org). Il mobilise des innovateurs et des entrepreneurs africains en offrant un total de 150 000 USD aux lauréats qui fournissent des solutions axées sur le marché pour un développement mené par l’Afrique. Le PIA honore et encourage des réalisations innovantes qui contribuent au développement de nouveaux produits, améliorant l’efficacité et générant des économies pour l’Afrique. Le prix encourage également les investisseurs de fonds privés, les dirigeants des gouvernements et les leaders du développement à investir dans tous les secteurs et à créer un climat qui favorise la croissance économique de l’Afrique. Pour tout complément d’information, veuillez consulter le site Internet http://www.InnovationPrizeforAfrica.org. Pour de plus amples informations à l’intention des médias, rendez-vous à l’adresse Internet http://www.AfricanInnovationNews.org.

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Soudan du Sud : une nouvelle équipe chirurgicale déployée dans l’État de Jonglei

GENEVE, Suisse, 25 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Au Soudan du Sud, une nouvelle équipe chirurgicale travaille à l’hôpital de Bor, dans l’État de Jonglei, afin de renforcer les capacités de prise en charge des blessés et des malades. La faiblesse de l’infrastructure médicale et le manque d’accès aux soins de santé, plus particulièrement aux soins chirurgicaux, demeurent des sujets de préoccupation dans le pays.

« Le manque de structures de santé, conjugué aux violences régulières dans certaines régions du pays – l’État de Jonglei, par exemple – ont de lourdes conséquences pour la population du Soudan du Sud. Nous renforçons donc temporairement nos capacités chirurgicales », déclare Melker Mabeck, chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Soudan du Sud.

Cette nouvelle équipe est la troisième équipe chirurgicale à être déployée dans le pays, les deux premières étant déjà actives à Malakal, dans l’État du Nil supérieur, et ailleurs sur le terrain. Le CICR reste très préoccupé par la situation dans l’État de Jonglei. « Nous devons être prêts à gérer des urgences. Depuis deux ans, la violence armée dans cet État et dans d’autres régions du pays est récurrente », poursuit M. Mabeck.

La nouvelle équipe chirurgicale, qui est mise à disposition par la Société canadienne de la Croix-Rouge, est constituée d’une cheffe d’équipe, d’un chirurgien, d’un anesthésiste, d’infirmières de bloc et de salle et de techniciens. « Nous apportons des compétences médicales indispensables et nous nous tenons prêts à répondre aux besoins médicaux urgents. Notre hôpital de campagne peut être opérationnel en quelques heures », déclare Karine Farrell, cheffe de l’équipe canadienne.

L’équipe dispense actuellement des soins postopératoires aux patients blessés par arme ayant été opérés récemment à l’hôpital de Bor. Par ailleurs, elle fournit un important soutien technique et dispense des formations au personnel de l’hôpital afin de le préparer aux urgences futures.

La Société canadienne de la Croix-Rouge a également mis des médicaments, des fournitures médicales, des équipements chirurgicaux, des tentes et des lits à la disposition du CICR. Ce matériel, dont une partie a été acheminée jusqu’à Bor, restera dans le pays et sera utilisé pour faire face aux urgences.

Au Soudan du Sud, depuis le début de l’année, les équipes chirurgicales du CICR ont opéré ou traité plus d’une centaine de blessés par arme et plus de 250 autres patients nécessitant des soins chirurgicaux.

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Ban Ki-moon félicite les gouvernement du Soudan et du Soudan du sud

NEW YORK, 25 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général se félicite des nouvelles conclusions positives auxquelles sont parvenus les Gouvernements du Soudan et du Soudan du Sud en ce qui concerne les modalités de mise en œuvre des accords conclus le 27 septembre 2012 lors des réunions tenues sous les auspices du Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, les 22 et 23 avril 2013.

Le Secrétaire général est également encouragé par le début, aujourd’hui, des pourparlers directs entre le Gouvernement du Soudan et le Mouvement populaire de libération du Soudan/Nord sur la base des résolutions du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cela démontre l’engagement des deux parties à trouver une solution pacifique au conflit dans les États du Kordofan méridional et du Nil bleu.

Le Secrétaire général exhorte les parties à s’entendre sur une cessation immédiate des hostilités afin de permettre un accès humanitaire à la population civile qui se trouve dans les zones touchées et de créer un climat propice à une solution politique durable au conflit.

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