Mali / Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

Q – Il y a de plus en plus de témoignages, de rumeurs sur des exactions commises par l’armée malienne ou même par des populations civiles. Je voulais savoir si vous aviez des confirmations. Ne risque-t-on pas d’être accusé de complicité ?

R – Nous n’avons pas confirmation des indications données par différentes ONG et par voie de presse. Ce n’est pas en soi étonnant : il y a le temps de la dénonciation, et c’est le rôle des ONG, et le temps de l’enquête, par définition plus long. Je rappelle que nous sommes en contact très étroit avec les ONG. Nous les avons réunies ici à Paris et notre ambassade les voit aussi régulièrement à Bamako.

Nous ne pourrons pas être accusés d’avoir sous-estimé cette question, encore moins de complicité. Nous sommes bien conscients du risque, ne serait-ce que par contrecoup des exactions commises par les groupes terroristes pendant des mois et des mois. Ce n’est pas une manière de dire qu’on le comprendrait, qu’on le justifierait, qu’a fortiori, on le couvrirait. Bien évidemment non.

Comme nous sommes bien conscients des risques, et cela depuis longtemps, nous avons été très tôt très vigilants, et à tous les niveaux :

– aux Nations unies d’abord. Lorsque vous relisez la résolution 2085 du Conseil de sécurité adoptée en décembre, elle comprend des dispositions pour essayer d’y remédier ou d’y parer. C’est à ma connaissance une première dans l’histoire des résolutions du Conseil de sécurité. Non seulement ces dispositions ont été introduites à la demande de la France, mais nous avons demandé que le déploiement d’observateurs des Nations unies soit accéléré et amplifié ;

– nous soutenons par ailleurs la saisine de la Cour pénale internationale, dont le mandat court à partir de janvier 2012, pour les crimes les plus graves et qui ont la qualification de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité ;

– nous sommes également intervenus au sein de l’Union européenne pour que la mission EUTM comprenne un volet de formation des forces armées maliennes sur les droits de l’homme, le droit de la guerre, le droit des conflits armés, la protection des populations civiles, etc. Dans le détachement de précurseurs qui a été envoyé sur place, sous les ordres du général Lecointre, il y a déjà des formateurs sur ces sujets ;

– nous avons enfin appelé à la vigilance, et cela de manière répétée et très claire, les autorités maliennes elles-mêmes. Nos forces ont instruction de porter à la connaissance des autorités maliennes, donc c’est la première responsabilité, tout élément de preuve qu’elles obtiendraient dans ce domaine.

Il n’y aura pas d’impunité.Il y va du soutien international aux autorités maliennes et du processus difficile mais nécessaire de réconciliation nationale.

Q – Le Mali a lancé une série de mandats d’arrêt contre des chefs d’Ansar Dine et des narcotrafiquants. La France est-elle prête à coopérer avec la justice malienne ?

R – N’oublions pas tout d’abord que nous avons affaire à des groupes terroristes qui ont commis des exactions répétées pendant des mois sur les deux tiers du territoire malien. A ce titre, ces personnes sont passibles de sanctions à un titre ou à un autre, selon la qualification juridique qui sera retenue.

Q – Le problème pourrait se poser pour le MNLA. La France considérerait que les membres du MNLA sont des terroristes et pourrait accéder aux demandes de la justice malienne ?

R – Le problème n’est pas de qui ils se revendiquent mais les crimes qu’ils auraient commis. Ces mandats ne peuvent viser que des personnes, pas des organisations en tant que telles.

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Sahara occidental / Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

Q – M. Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, vient d’effectuer une tournée. Quel a été le message qui lui a été passé en France ?

R- La position de la France est constante sur ce sujet.

Le premier point, c’est que nous soutenons, et cela depuis très longtemps, une solution qui doit être juste, durable et mutuellement agréée, sous l’égide des Nations unies et conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. Deuxièmement, la France soutient les efforts de Christopher Ross pour poursuivre les négociations entre les parties. Enfin, la France appuie le plan d’autonomie marocain, tel qu’il avait été présenté en 2007, qui constitue la base sérieuse et crédible d’une solution négociée.

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Agenda hebdomadaire prévisionnel de M. Pascal CANFIN Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement

PARIS, France, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Agenda du lundi 18 au vendredi 22 février 2013

Vendredi 22 février

15h00 Entretien avec Mme Arame NDOYE, ministre sénégalaise de l’Aménagement du terrritoire et des collectivités locales, et le Maire de DAKAR, M. Khalifa Sall, Convention

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Au Mali, le soutien à l’agriculture est essentiel

ROME, Italie, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Au Mali, à l’approche de la prochaine saison des semailles qui démarre en mai, il convient d’aider d’urgence les agriculteurs déplacés à retourner sur leurs terres et reprendre la production alimentaire immédiatement là où la situation au plan de la sécurité le permet, indique-t-on aujourd’hui à la FAO à l’issue d’un long entretien du Ministre de l’agriculture du Mali, M. Baba Berthé, avec le Directeur général de l’Organisation, M. José Graziano da Silva.

M. Berthé a souligné qu’il convenait en priorité de cibler l’aide aux agriculteurs qui ont réintégré les zones où la situation au plan de la sécurité s’est améliorée. Il a ajouté qu’il convenait aussi de renforcer la résilience des petits exploitants agricoles sur l’ensemble du pays.

«La saison des semis principale doit débuter en mai au Mali. A l’heure où la situation continue d’évoluer, la FAO, nos agences partenaires et la communauté internationale doivent faire tout leur possible pour aider, là où la situation sécuritaire le permet, le gouvernement à soutenir les agriculteurs qui ont regagné leurs terres et assurer le redémarrage de la production alimentaire», a déclaré notamment M. Graziano da Silva. «Le Mali ne peut tout simplement pas se permettre de perdre la prochaine saison des semailles».

On estime à quelque 2 millions le nombre de personnes qui souffrent d’insécurité alimentaire dans ce pays d’Afrique subsaharienne. La moitié vivent dans le nord du pays, mais les effets persistants de la crise alimentaire et nutritionnelle de 2011-12, engendrée à la fois par la sécheresse, les prix élevés des céréales et la dégradation de l’environnement, ainsi que les déplacements internes de population, ont plongé un autre million de personnes dans l’insécurité alimentaire dans la partie sud du Mali.

Une situation en évolution

Plus de 400 000 personnes ont fui leur maison depuis le début du conflit qui a éclaté dans le nord du Mali l’an dernier, aggravant ainsi la crise alimentaire qui y prévalait.

De nombreuses personnes déplacées sont des agriculteurs qui résident provisoirement dans des camps de réfugiés ou dans des familles d’accueil dans les pays voisins (Burkina Faso, Mauritanie, Niger). D’autres petits exploitants agricoles ont trouvé refuge dans la partie sud du Mali, ce qui a eu pour effet d’accentuer la pression sur les ressources alimentaires locales.

Bien que certaines personnes aient commencé à rentrer chez elles pour reprendre leurs activités agricoles, elles n’ont pas été en mesure de cultiver leurs terres en raison d’un problème d’accès aux outils agricoles et aux intrants ainsi qu’aux animaux nécessaires pour la reprise de l’élevage – parfois en raison de l’absence de ces outils et intrants.

En outre, la plupart des marchés dans le nord du pays restent fermés en dépit de l’amélioration de la situation sécuritaire.

Les familles comptent encore sur leurs propres stocks alimentaires pour s’alimenter, mais elles seront bientôt contraintes de s’approvisionner sur les marchés alors que débutera la période de soudure et que les prix seront au plus haut. Les ménages pourraient être obligés de consommer ou de vendre les graines au lieu de les planter. Ils pourraient aussi être contraints de vendre leurs biens (outils agricoles, fournitures, etc.).

Rappelons que le Programme alimentaire mondial (PAM) s’emploie à distribuer des secours alimentaires d’urgence aux personnes déplacées (lire également), notamment de l’aide alimentaire vitale à quelque 564 000 personnes au Mali et dans les pays voisins.

Au cours de leur entretien, MM. Berthé et Graziano da Silva ont souligné qu’en plus de cette aide d’urgence vitale, il convenait absolument d’assurer le redémarrage immédiat de la production alimentaire locale sans attendre la prochaine saison des plantations qui va de mai à juillet.

A plus long terme, la résolution du conflit en cours et le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du pays sont les conditions indispensables de l’amélioration de la sécurité alimentaire au Mali.

Renforcer la résilience et restaurer les moyens de subsistance

La FAO a demandé environ 12 millions de dollars d’aide humanitaire pour aider 490 000 familles non seulement à faire face aux effets néfastes des sécheresses des années précédentes, mais aussi à renforcer leurs moyens de subsistance et rendre plus résilients les systèmes agricoles. A cet égard, la FAO entend mettre en œuvre un large éventail d’initiatives destinées à soutenir l’agriculture, sans oublier l’élevage.

Un montant supplémentaire de 10 millions de dollars est nécessaire pour aider les personnes déplacées, les personnes qui sont rentrées chez elles et les familles d’accueil au Mali, indique-t-on à la FAO.

L’aide de la FAO inclut la délivrance de semences de qualité, d’outils agricoles, de fournitures diverses et de services vétérinaires, ainsi que de programmes de vulgarisation visant à offrir aux agriculteurs les moyens d’améliorer la production, le traitement et la conservation de leurs produits agricoles (Plus ample information).

A signaler aussi qu’au cours de son entretien avec M. Graziano da Silva, le Ministre malien de l’agriculture a souligné l’importance que son pays attache au renforcement des projets d’irrigation existants, qui ont été d’une grande efficacité contre les sécheresses. Les éleveurs ont, eux aussi, besoin d’assistance pour reconstituer leurs stocks, a indiqué M. Berthé.

Enfin, il convient de mentionner que le conflit au Mali a perturbé la capacité de la FAO à surveiller les mouvements de criquets dans les zones de reproduction habituelles de ces insectes ravageurs des cultures. MM. Berthé et Graziano da Silva sont d’accord pour que la reprise de la surveillance acridienne intervienne le plus rapidement possible afin d’éviter toute pullulation éventuelle à la suite des pluies d’été.

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Audience de confirmation des charges dans l’affaire Laurent Gbagbo devant la CPI: un pas important vers la justice pour les victimes

PARIS, France, 15 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Laurent Gbagbo fera face, à partir de mardi 19 février, aux juges de la Cour pénale internationale (CPI) qui décideront ou non de confirmer les charges portées contre lui, et de le renvoyer devant une chambre de première instance pour être jugé pour crimes contre l’humanité le cas échéant. La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et ses organisations membres en Côte d’Ivoire, la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (LIDHO) et le Mouvement ivoirien des droits Humains (MIDH) reconnaissent l’importance de cette étape dans le processus de justice en Côte d’Ivoire, et appellent une nouvelle fois à une justice équilibrée et impartiale.

« L’audience de confirmation des charges dans l’affaire Gbagbo est un moment clé dans la procédure engagée contre l’ancien Président ivoirien. Elle est aussi une occasion opportune pour rappeler les demandes de justice de toutes les victimes ivoiriennes et le besoin de poursuivre les plus hauts responsables quel que soit leur camp » a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH.

Laurent Gbagbo comparait devant la Cour pénale internationale pour répondre des crimes qu’il aurait commis dans le cadre des violences post-électorales de 2010-2011. D’après l’accusation du Procureur, il aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité: meurtres, viols et autres violences sexuelles, actes de persécution et autres actes inhumains. Laurent Gbagbo a été transféré à La Haye le 30 novembre 2011 à la suite du mandat d’arrêt émis contre lui par la CPI, et dont les scellés ont été levées par la Chambre préliminaire III le 30 novembre 2011.

Son épouse, Simone Gbagbo, est aussi poursuivie par la CPI. La Chambre préliminaire I a levé les scellés du mandat d’arrêt émis contre elle le 22 novembre 2012. Elle est accusée d’avoir commis, en tant que coauteur indirect, des meurtres, des viols et violences sexuelles, des actes de persécution ainsi que d’autres actes inhumains. Alors que l’exécution du mandat d’arrêt a été immédiate dans le cas de Laurent Gbagbo, la FIDH et ses organisations membres constatent l’absence de coopération de la Côte d’Ivoire avec la Cour concernant le cas de Simone Gbagbo.

Pour l’heure, aucun mandat d’arrêt n’a été rendu public à l’encontre de personnes appartenant au camp d’Alassane Ouattara bien que des partisans de l’actuel Président sont également suspectés d’avoir commis des crimes internationaux lors du conflit qui les a opposés aux partisans de Laurent Gbagbo. « Plus de deux ans après le début de la crise post-électorale, les juridictions nationale et internationale se doivent de garantir une justice équilibrée et impartiale », a déclaré Me Patrick Baudouin, président d’honneur et coordinateur du groupe d’action judiciaire de la FIDH. « Ce véritable effort de justice est d’autant plus nécessaire dans le cadre de la lutte contre l’impunité en Côte d’Ivoire », a-t-il ajouté

« Si tous les auteurs des crimes ne sont pas poursuivis et que l’impunité reste présente en Côte d’Ivoire, le risque est grand de voir se dissiper l’effet préventif que doit apporter la justice, et ce au détriment des victimes présentes et futures » s’est inquiété Me Drissa Traoré, président du MIDH.

L’audience de confirmation des charges qui débutera le 19 février 2013 sert à déterminer s’il y a des motifs substantiels et suffisants de croire que Laurent Gbagbo a commis les crimes qui lui sont reprochés, pour, le cas échéant, le renvoyer devant une Chambre de première instance afin d’être jugé. Alors que le Procureur va étayer chacune des charges avec des éléments de preuve, Laurent Gbagbo pourra contester ces charges et présenter des éléments de preuve.139 victimes ont également été autorisées à participer et seront représentées par un conseil.

Étape clé dans le processus de justice, cette audience est également un moment important pour les victimes. «Laurent Gbagbo sera confronté aux preuves d’un procureur concernant des crimes très graves devant des juges impartiaux et devra faire face aux déclarations du représentant des victimes, qui auront ainsi une voix dans la salle d’audience. Cela est crucial pour que les victimes puissent réellement obtenir justice» a précisé René Hokou Legré, président de la LIDHO.

La FIDH a préparé un Question / Réponses sur cette audience (www.fidh.org/Q-A-sur-l-audience-de-confirmation-12903)

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Les ACP allouent 20 millions d’euros à la BAD, l’UA et la CEA pour la lutte contre les changements climatiques

TUNIS, Tunisie, 15 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org), la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et l’Union africaine (UA) ont entrepris, dans le cadre du Programme « Climat pour le développement en Afrique », une campagne active de mobilisation de ressources financières en vue de rendre opérationnel le Fonds spécial ClimDev-Afrique (FSCD), une initiative conjointe UA-BAD-CEA, administré par la Banque africaine de développement. Selon les procédures de la BAD, 20 Millions d’Unités de Compte (environ USD 30 Millions) étaient nécessaires pour rendre ce Fonds opérationnel.

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Le Chef du Secrétariat Conjoint UA-BAD-CEA, Ibrahima Dia, a reçu, lundi 11 février 2013 à Bruxelles, la lettre de confirmation d’une allocation de 20 millions d’Euros pour le Fonds des mains du Secrétaire Général des ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifiques), Mohamed Ibn CHAMBAS. Cette attribution intervient après plusieurs mois de discussion entre les trois institutions, le Secrétariat Général des ACP et la Commission de l’Union Européenne.

Cette enveloppe va permettre de rendre le Fonds fonctionnel et de financer des projets déjà élaborés dans le domaine du changement climatique et de la prévention des risques liés aux catastrophes naturelles dans les cinq régions du Continent Africain.

Le Programme ClimDev-Afrique est conçu pour la collecte, l’analyse et la dissémination de données climatiques de grande qualité. Il s’agit d’une base de données mise à la disposition des décideurs pour les questions relatives au changement climatique. Les informations doivent servir d’outils de prévision des catastrophes naturelles et de planification des politiques en matière de développement durable.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

Contact media : comu@afdb.org

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Gafsa bénéficie d’un prêt de la BAD de 22 millions d’euros pour son développement agricole intégré

TUNIS, Tunisie, 15 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) vient d’approuver un prêt de l’ordre de 22,115 millions d’euros pour financer un Projet de Développement Agricole Intégré (PDAI) au Nord de Gafsa en Tunisie.

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Le projet, dont le coût total est estimé à 29,131 millions d’euros, répartis entre la BAD et le Gouvernement tunisien dont la contribution s’élève à 7,071 millions d’euros, vise à réduire la pauvreté dans le gouvernorat de Gafsa, grâce à une amélioration des infrastructures rurales et la gestion durable des ressources naturelles. Le PDAI devrait s’appuyer sur les acquis obtenus dans les régions du sud du gouvernorat.

Près de 186.200 habitants, représentant 38.700 ménages dans les cinq délégations du Gouvernorat de Gafsa qui couvre 28 secteurs administratifs, bénéficieront du projet.

Le PDAI est en adéquation avec le document de stratégie pays (DSP 2012-2013) élaboré par la BAD dont l’objectif vise à appuyer le Programme du Gouvernement de transition (XIIème plan 2012-2016), qui ambitionne de réduire les disparités régionales, notamment, grâce à la réalisation d’infrastructures rurales d’envergures au bénéfice des régions les plus défavorisées du pays.

Plus spécifiquement, la réhabilitation des infrastructures rurales et le développement agricole participatif seront mis en œuvre à travers, entre autres, la création et la réhabilitation de périmètres irrigués en maitrise totale d’eau, l’aménagement de pistes rurales, la réalisation de travaux de conservation des eaux et du sol, l’amélioration pastorale, l’électrification de 750 points d’eau pour l’irrigation, l’appui à des micro-projets au profit des femmes et des jeunes, le développement de la production animale et l’appui technique aux agriculteurs et à leurs organisations, y compris féminines.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

Contact media : comu@afdb.org

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La RD Congo contribue un contingent de 500 soldats à la Force régionale d’intervention sous la conduite de l’Union africaine pour l’élimination de l’Armée de résistance

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 15 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a contribué, le 13 février 2013, un bataillon d’infanterie légère de 500 soldats à la Force régionale d’intervention (FRI) sous la conduite de l’Union africaine (UA), composante militaire de l’Initiative de Coopération régionale pour l’élimination de l’Armée de Résistance du Seigneur (ICR-LRA). La cérémonie de mise à disposition des troupes a eu lieu à Dungu, quartier général des troupes de la Force régionale d’intervention dans le secteur de Dungu, au Nord-Est de la RDC. Au nom du Gouvernement de la RDC, le Général major Amuli Bahigwa, chef d’Etat-major en charge des opérations des Forces armées de la RDC (FARDC), a mis à disposition le contingent congolais à l’Envoyé spécial du Président de la Commission de l’UA pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), l’Ambassadeur Francisco Madeira.

Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale, M. Abou Moussa, a pris part à la cérémonie. Étaient également présents le chef du Bureau auxiliaire de la MONUSCO à Dungu, de hauts responsables militaires de la MONUSCO, le Commissaire du district du Haut Uélé, les Forces armées de la RDC, ainsi que des représentants de diverses agences humanitaires, d’organisations religieuses et de la société civile opérant dans la région.

La cérémonie de Dungu a eu lieu conformément à la décision de la première réunion ministérielle du Mécanisme conjoint de coordination ( MCC) pour l’élimination de la LRA, tenue à Addis Abéba, le 8 mai 2012, et qui a demandé aux pays affectés de désigner des commandants de secteur, de contribuer et de déployer, dans les délais convenus, leurs contingents mis à la disposition de la Force régionale d’intervention dans leurs secteurs. respectifs. À cet égard, en septembre 2012, le Gouvernement de la République centrafricaine (RCA) a contribué 350 soldats, alors que le Soudan du Sud et l’Ouganda ont contribué 500 et 2000 soldats, respectivement, à la Force régionale d’intervention. Par conséquent, avec les 500 soldats des FARDC, la Force régionale d’intervention compte actuellement 3.350 soldats, ce qui ouvre la voie à une pleine mise en œuvre d’opérations coordonnées contre la LRA dans le secteur de Dungu, en plus des secteurs de Nzara au Soudan du Sud et d’Obo en RCA.

La Commission de l’UA voudrait féliciter les dirigeants des pays affectés par la LRA, qui ont bien voulu honorer leurs engagements à mettre en œuvre l’Initiative de Coopération régionale pour l’élimination de l’Armée de Résistance du Seigneur (ICR-LRA), et appelle à une coordination plus efficace et à un soutien accru des partenaires pour renforcer les capacités opérationnelles des troupes de la Force régionale d’intervention, afin d’éliminer la LRA et d’assurer la stabilité de la région, libérée des atrocités de la LRA.

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Le Premier ministre de la RD Congo, Augustin Matata Ponyo Mapon, se félicite des résultats obtenus lors de sa tournée à New-York et Washington

KINSHASA, République démocratique du Congo (RDC), 15 février 2013/African Press Organization (APO)/ — « Les performances économiques du pays, la gestion orthodoxe des finances publiques et la lutte engagée par les autorités contre la corruption ont été saluées par l’ensemble de mes interlocuteurs », a déclaré Augustin Matata Ponyo Mapon, le Premier ministre de la République démocratique du Congo.

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De retour de sa visite de travail à New-York et Washington, du 3 au 9 février, le Premier ministre de la République démocratique du Congo, Augustin Matata Ponyo Mapon, a tenu une conférence de presse à Kinshasa, le 14 février.

Il est notamment revenu sur son entretien avec Ban Ki Moon, le secrétaire général des Nations Unies, le 4 février. Sur la situation dans le Nord-Kivu, les deux dirigeants ont exprimé leur convergence de vue pour une signature, prévue avant la fin du mois, de l’accord-cadre régional prévoyant le déploiement d’une brigade d’intervention dans cette province. Ils ont également discuté d’un réaménagement du mandat de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo (Monusco).

Cet accord-cadre doit être signé par la RD Congo, le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi, l’Angola, le Congo-Brazzaville, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, la Zambie, le Soudan du Sud, la République centrafricaine et l’ONU. « La brigade d’intervention se déploiera sous le label de la Monusco et plusieurs pays de la Sadec sont disposés à fournir les contingents nécessaires », a précisé le Premier ministre.

Concernant la modification du mandat de la Monusco, il doit permettre aux casques bleus « de s’interposer pour assurer la paix menacée par les groupes armés», a espéré le Premier ministre qui a obtenu des garanties quant à l’arrivée de drones dans la région entre juin et juillet.

Augustin Matata Ponyo Mapon s’est également entretenu avec plusieurs dirigeants des États-Unis : Chris Smith et Karen Bass (président et vice-présidente de la sous-commission Afrique au Congrès), Wendy Sherman (secrétaire d’État adjointe aux Affaires politiques), Robert Hormats (secrétaire d’État adjoint chargé de la Croissance économique, de l’Énergie et de l’Environnement ), Johnny Carson (secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines), Neal Wolin (secrétaire d’État intérimaire au Trésor), William Joseph Burns (secrétaire d’État intérimaire au Département d’État) et Grant Harris (conseiller spécial du président, Barack Obama, en charge des affaires africaines). « Les autorités américaines ont réitéré leur appel en direction de ceux qui soutiennent les groupes armés afin qu’ils cessent de le faire », a déclaré le Premier ministre.

Au volet économique, Augustin Matata Ponyo Mapon a rencontré, le 7 février, Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), et Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale. Après avoir souligné les performances économiques de la RD Congo, les dirigeants de ces deux institutions internationales ont exprimé leur volonté de continuer à travailler avec le gouvernement congolais. « C’est un engagement ferme », a précisé le Premier ministre.

Concernant la suspension du programme par le FMI, le 30 novembre 2012, en raison d’un défaut de transparence dans le secteur minier, Christine Lagarde et Augustin Matata Ponyo Mapon se sont prononcés en faveur « d’un nouveau départ ». « La question de la transparence dans le secteur minier sera traitée dans le cadre de discussions bilatérales » a précisé le Premier ministre qui a déjà signé, en janvier dernier, deux décrets fixant les conditions et les modalités des cessions d’actifs miniers.

« Sous le leadership du chef de l’État, Joseph Kabila, nous sommes déterminés à mettre en place une nouvelle gouvernance », a conclu le Premier ministre.

Rappel des principaux résultats économiques en 2012.

Entre 2009 et 2012, le taux de croissance annuel de la RD Congo est passé de 2,8 % à 7,2 %, l’inflation a été ramenée de 46 % à 2,7 % (le pays n’a jamais réalisé une telle performance depuis 1976), le franc congolais est resté stable, les investissements publics et privés ont sensiblement augmenté, la collecte de l’impôt a été optimisée et les recettes publiques ont plus que doublé, tandis que la richesse nationale a été multipliée par deux. La prévision de croissance pour 2013 est de 8,2%. C’est la première fois depuis 1973 que la RD Congo va dépasser les 8%.

Le gouvernement a également lancé toute une série de programmes financés sur fonds propres et avoisinant les 200 millions de dollars (agriculture, transport, énergie, routes, éducation…). Le versement du traitement des fonctionnaires a été « bancarisé ». Quant à la production minière, à plus de 600 000 tonnes pour le cuivre en 2012, elle a dépassé les niveaux historiques des années 1970-1980.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la République démocratique du Congo.

Contacts :

Roger Ndaywel Fay, conseiller en charge de la cellule communication et relations extérieures du Premier ministre.


Téléphone : + 243 82 500 195 ; + 243 97 0000 111

Philippe Perdrix, agence 35°N

Téléphone : + 33 6 84 24 62 96

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Algérie – Sépultures civiles en Algérie

PARIS, France, 14 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

Le ministère des affaires étrangères a organisé le 7 février une réunion d’information sur l’action de l’État en faveur des sépultures civiles en Algérie avec la participation de M. Renaud Bachy, président de la mission interministérielle aux rapatriés, de nombreuses associations de rapatriés et d’autorités religieuses.

Cette réunion a permis d’avoir un échange sur l’action de l’État en faveur de l’entretien et la rénovation des cimetières.

Pour les cimetières les plus dégradés et souvent isolés, le choix du regroupement, solution plus durable assurant le respect dû aux défunts, a été retenu par les pouvoirs publics.

À ce jour, 120 cimetières ont été regroupés dans les circonscriptions consulaires d’Alger, Annaba et Oran, en plein accord avec les autorités algériennes. Une seconde phase portant sur le regroupement de 137 cimetières impliquera la poursuite d’un effort budgétaire important qui nécessitera de mobiliser collectivités territoriales, associations et particuliers.

Dans cette perspective, les autorités françaises poursuivent leurs échanges avec les autorités algériennes pour assurer la protection des anciens cimetières français, patrimoine commun.

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