Le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi sera en visite officielle en Afrique du Sud et en Russie

BEIJING, Chine, 19 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei annonce :

Sur l’invitation de la Ministre des Relations internationales et de la Coopération de la République d’Afrique du Sud Maite Nkoana-Mashabane et du Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergueï Lavrov, le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi effectuera une visite officielle en Afrique du Sud et en Russie du 17 au 23 février.

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Mali : pour une intervention articulée autour et en faveur des droits humains

PARIS, France, 19 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Depuis l’adoption, le 20 décembre 2012, de la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui prévoit le déploiement d’une Mission internationale de soutien au Mali (la MISMA) et la formation des forces armées maliennes aux droits humains, la situation a nettement évolué. Les forces armées françaises et maliennes ont engagé une intervention militaire et se sont largement déployées dans le Nord du pays.

Cette évolution entraîne une réflexion et des débats au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, de la CEDEAO, et de l’Union africaine, sur l’évolution des dispositifs prévus par la résolution 2085, afin de déterminer la forme et l’articulation des différentes forces et mécanismes prévus en soutien aux autorités maliennes dans la crise actuelle.

Parmi les premières décisions, les États membres de l’Union africaine ont, en accord avec la CEDEAO, approuvé l’envoi de forces militaires supplémentaires et le déploiement d’observateurs des droits humains, en coordination avec la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP).

Les autorités maliennes quant à elles, ont adopté une feuille de route pour la transition, prévoyant notamment la tenue d’élections générales le 31 juillet 2013.

La Conférence des donateurs tenue à Addis-Abeba le 29 janvier a décidé d’accorder à la situation au Mali une enveloppe de plus de 455 millions de dollars qui servira à prendre en charge la MISMA, la restructuration de l’armée malienne ainsi que pourvoir à l’aspect humanitaire de la crise, soit la moitié du budget calculé par la CEDEAO pour cette occasion.

L’Union européenne (UE) s’est engagée à délivrer une aide humanitaire et à déployer une mission destinée à contribuer à la formation des forces armées maliennes y compris en matière de droit international humanitaire, de protection des civils et de droits humains. En outre, l’UE prévoit une aide financière et logistique pour le déploiement de la MISMA, la reprise graduelle de l’aide au développement, couplées de mesures d’appui concrètes à la mise œuvre de la feuille de route.

La FIDH, son organisation membre au Mali, l’AMDH et l’UIDH saluent les engagements du Mali et de la communauté internationale en faveur de la sortie de crise au Mali et les appellent à mettre en place un dispositif original et effectif pour assurer une coordination efficace de leurs interventions, et aux fins que ces interventions garantissent le respect du droit international humanitaire et des droits humains, œuvrent au renforcement de ces droits et assurent la lutte contre l’impunité.

Résolution du conflit

La FIDH, l’AMDH et l’UIDH appellent à la plus grande vigilance concernant les risques toujours existants d’actions terroristes et de déstabilisation de la part de groupes armés, de perpétration de violations des droits humains et d’instabilité politique qui en résulterait tant au Mali que dans la sous-région. Nos organisations appellent l’ensemble des acteurs de la région et des instances internationales à assurer que leur mobilisation de lutte contre le terrorisme respecte les droits humains, assoie des processus démocratiques et s’accompagne de politiques de développement à même de contrer les extrémismes.

Financement

Nos organisations saluent les résultats de la Conférence des donateurs. Nous appelons la communauté internationale à décider rapidement de la structure de coordination du financement de leur soutien au Mali, et les encourageons à mobiliser les fonds restants pour assurer un soutien complet à la stabilisation du Mali.

Composition, mandat et coordination des interventions armées

Dans le cadre du déploiement des forces armées de différents pays et institutions, nos organisations appellent

-la mise en œuvre de mécanismes de vérification pour assurer qu’aucun responsable de violations des droits humains n’y soit intégré ;

– un mandat et les moyens opérationnels nécessaires pour assurer la protection des civils et des défenseurs des droits humains ;

– des structures de commandement clairs et unifiés, intégrant une communication rapprochée avec la société civile pour garantir l’accès humanitaire et des observateurs indépendants de la société civile aux zones de conflit.

Formation des forces armées aux droits humains

Nos organisations félicitent les décisions des autorités maliennes, appuyées par le Conseil de sécurité des Nations unies, de former les forces armées maliennes au respect des droits humains et du droit international humanitaire, et l’engagement, par l’Union européenne, de contribuer à cette formation avec le déploiement d’une EU Training Mission (EUTM). Nous appelons dans ce contexte à ce que :

– les Nations unies, l’Union africaine et la CEDEAO s’assurent que toutes les troupes qu’elles déploient bénéficient d’une formation au respect des droits humains et du droit international humanitaire

– les formateurs soient des experts juristes dotés d’une expérience de terrain de prévention, contrôle ou de traitement des violations des droits humains en période de conflit ;

– les formations contribuent effectivement, et à chaque étape des interventions (planification, commandement, exécution et monitoring), à l’instauration de garanties permettant la prévention, le contrôle, la remédiation et le rapport des violations des droits humains ;

– les formations s’accompagnent d’un reporting public régulier (à intervalles suffisamment courts pour permettre un contrôle effectif des opérations) des activités de formation réalisées, des mesures prises ainsi que des résultats acquis en matière de protection des droits humains.

Observateurs des droits humains

Nos organisations accueillent l’annonce du déploiement des observateurs des Nations unies et de l’Union africaine sur le terrain, en charge d’enquêter sur l’évolution de la situation des droits humains au Mali, et appellent en particulier à ce que ces observateurs :

– soient en nombre suffisamment important pour couvrir l’ensemble du territoire et des opérations ;

– travaillent sous une direction commune, en étroite collaboration avec les formateurs des forces armées ;

– surveillent, documentent et le cas échéant dénoncent les violations des droits humains commises par toutes les parties ;

– puissent enquêter sur les violations des droits humains intervenues sur l’ensemble du territoire malien, au delà des dispositions prévues par la résolution 2085;

– accompagnent les autorités maliennes dans la prévention, la documentation, la répression et la réparation des violations des droits humains et la préparation du processus de justice, vérité et réconciliation décidé dans la feuille de route, en étroite coopération avec la Cour pénale internationale ;

– accordent une attention particulière aux crimes sexo-spécifiques ;

– œuvrent en étroite collaboration avec la société civile, tout particulièrement les associations maliennes de défense des droits humains.

Sanctions

Pour compléter l’arsenal de mesures d’encadrement des missions accordées aux forces armées impliquées dans les opérations et diminuer le risque de violations des droits humains, nos organisations appellent le Conseil de sécurité des Nations unies à annoncer que les acteurs présumés être impliqués dans la violation des droits humains et qui refuseraient de coopérer avec les institutions et mécanismes de lutte contre l’impunité, pourront faire l’objet de sanctions individuelles.

Feuille de route politique

Nos organisations saluent l’adoption de la feuille de route pour la transition des autorités maliennes, et l’engagement des autorités intérimaires à la tenue d’élections générales. Elles saluent également le soutien de la présence multidisciplinaire des Nations unies à Bamako et les engagements bilatéraux d’autres membres de la communauté internationale, en faveur de l’établissement de l’état de droit et la réalisation de la feuille de route de transition.

Nos organisations appellent dans ce contexte les autorités maliennes, avec le soutien de la communauté internationale, à commencer immédiatement les préparatifs nécessaires à l’organisation, l’observation et la certification d’élections générales – notamment l’établissement du fichier électoral et la formation des observateurs indépendants – pour la tenue d’élections libres, indépendantes et transparentes, garantissant la participation inclusive de la population malienne, y compris les populations déplacées et réfugiées ;

Nos organisations reconnaissent, à l’instar de la feuille de route, qu’une partie essentielle de la transition politique au Mali est aussi le dialogue avec les parties en conflit. Elles appellent les autorités à établir un cadre de dialogue avec l’ensemble des représentants légitimes des populations du Nord et les groupes armés non-terroristes, en plus des élus locaux et de la société civile.

Nous appelons aussi la communauté internationale à soutenir l’établissement de la Commission Nationale de Dialogue et de Réconciliation prévue dans la feuille de route, en offrant expertise et soutien technique pour assurer que cette commission soit représentative, transparente et inclusive.

Supervision indépendante internationale de l’évolution des droits humains

Nos organisations appellent enfin le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, à mettre en place une supervision indépendante internationale de l’évolution des droits humains au Mali. Ce mécanisme assurerait le suivi des recommandations adressées par la Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme aux autorités maliennes, coordonnerait les recommandations de l’ensemble des observateurs déployés sur le terrain, assisterait le gouvernement malien dans la mise en œuvre de la feuille de route, et ferait rapport au Conseil de sécurité et au Conseil des droits de l’Homme.

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Communiqué technique – France/Mali

PARIS, France, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, recevra M. Diango Cissoko, Premier ministre du Mali, mardi 19 février à 15h45 au Quai d’Orsay.

Un tour image est prévu au début de l’entretien à 15h45. Les deux ministres tiendront également un point de presse à l’issue de leur rencontre, vers 16h30. Les journalistes, photographes et cameramen intéressés sont invités à se présenter, munis de leur carte de presse, à partir de 15h30, à l’entrée située au 1 rue Robert Esnault-Pelterie, Paris 7e (face à l’aérogare des Invalides).

L’accréditation est ouverte, d’ici le 19 février à 12h, à l’adresse suivante :

accreditations-vo.dcp-presse@diplomatie.gouv.fr

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Allocution de l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Allocution de l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine, à l’ouverture de la session extraordinaire de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CENSAD

Excellence M. le Président Idriss Deby Itno, Président de la République du Tchad, Président de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens,

Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Excellence M. le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République du Tchad,

Excellences Messieurs les Présidents des Institutions de la République du Tchad,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres, Président et Membres du Conseil Exécutif de la CENSAD,

Excellence M. le Secrétaire Général par intérim de la CENSAD,

Tous Protocoles observés,

C’est un honneur et un privilège pour le Représentant de la Commission de l’Union Africaine que je suis d’exprimer notre haute appréciation à S.E. M. le Président Idriss Deby Itno pour tous les efforts qu’il a déployés pour la relance de la CENSAD et la redynamisation de ses activités. Je vous apporte les salutations déférentes de la Présidente de la Commission, Madame Dlamini Zuma, qui regrette de ne pouvoir être personnellement présente à ce Sommet, et qui vous exprime ses vœux de plein succès.

Excellences,

Ce Sommet marque un temps fort dans l’œuvre de stimulation des structures et des institutions de la CENSAD ainsi que du recentrage de ses activités sur la coopération pour le Développement durable et sur les questions de paix et de sécurité. La situation unique de la CENSAD en tant que Communauté regroupant des Etats appartenant à quatre régions de notre continent a un impact direct sur les performances de l’Union Africaine. Il est donc heureux que la dynamisation de la CENSAD prenne valeur de contribution précieuse de votre part à la promotion du Panafricanisme et de la Renaissance africaine en cette année de célébration du 50ème anniversaire de l’OUA-UA dans l’attachement aux valeurs référentielles partagées des peuples africains. La mobilisation remarquable de l’Afrique, y compris la contribution exemplaire du Tchad à la libération du Septentrion malien, est de bon augure à cet égard.

Excellences,

Autant le potentiel des Etats sahélo-sahariens est considérable pour des apports qualitatifs et quantitatifs de grande portée au développement et à l’intégration de l’Afrique, autant l’espace sahélo-saharien abrite actuellement prés des 2/3 des foyers de crise et des conflits qui affligent notre continent.

La résurgence de la crise en RCA est venue, en Décembre dernier, mettre en évidence les exigences d‘une sortie de crise effective avec un accompagnement conséquent de la Communauté internationale.

Les fragilités inhérentes au milieu naturel et les vulnérabilités dues à des méfaits humains donnent une acuité et une urgence toute particulières à la prise en charge des défis de l’espace sahélien dont la tragique épreuve imposée au Mali est une expression éclatante.

L’Union Africaine qui a adopté une « Stratégie Sahel » tendue vers la sécurité collective et le Développement durable ne ménagera aucun effort pour contribuer à la victoire du Mali sur le terrorisme et le crime organisé transnational en tant que passage obligé de l’œuvre salutaire de redressement du Sahel et de renaissance de l’Afrique dans son ensemble.

Je vous remercie de votre attention.

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Sahara occidental / Déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, est venu à Paris, dans le cadre d’une tournée dans les pays du Groupe des Pays Amis du Sahara. A quel niveau a-t-il été reçu et quelle est la teneur des entretiens?

Au moment où la France est engagée dans la guerre contre le terrorisme au Mali et plus généralement dans cette région sahélo-saharienne, contre la sécession et pour l’intégrité des Etats, quel est le message urgent de Paris à délivrer à M. Ross en fonction des aspirations des jeunes du Sahara à s’engager dans des opérations narco-terroristes ?

R – Lors de son passage à Paris, M. Christopher Ross a été reçu par les services de la Présidence de la République et du Premier ministre ainsi que par des hauts-fonctionnaires du ministère des affaires étrangères.

Nous soutenons depuis longtemps la recherche d’une solution juste, durable et mutuellement agréée, sous l’égide des Nations unies et conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.

La France soutient également les efforts de Christopher Ross pour poursuivre les négociations entre les parties, et appuie le plan d’autonomie marocain, tel qu’il avait été présenté en 2007, qui constitue la base sérieuse et crédible d’une solution négociée.

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Adhésion de la Côte d’Ivoire à la cour pénale internationale

PARIS, France, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

La France salue la ratification par la Côte d’Ivoire du statut de Rome instituant la cour pénale internationale (CPI). Cette décision importante confirme l’engagement des États du continent africain dans la lutte contre l’impunité. La Côte d’Ivoire devient ainsi le 122e État partie au Statut de la CPI.

Nous renouvelons également notre souhait de voir tous les États à adhérer au statut de la CPI, qui constitue l’unique juridiction pénale internationale permanente et à vocation universelle.

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Déplacement au Mali de M. Pascal Canfin (18-19 février 2013)

PARIS, France, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

Alors que l’Union européenne et la France ont annoncé le 12 février dernier la reprise de l’aide au développement au Mali, M. Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, est au Mali aujourd’hui et demain afin de faire un point opérationnel sur l’ensemble des besoins d’urgence et de plus long terme pour le développement au Mali.

M. Pascal Canfin rencontrera les autorités maliennes, ainsi que l’ensemble des acteurs concernés (Agence française de développement, dont le bureau de Bamako est de nouveau ouvert, représentants des agences de l’ONU, ONG humanitaires et de développement).

Dans la perspective de la conférence des donateurs pour le développement du Mali, co-organisée par l’Union européenne et la France et qui aura lieu dans les prochaines semaines à Bruxelles, ce déplacement permettra également de contribuer à la mise en place, en coordination avec les autorités maliennes, d’un plan d’action pour le développement.

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Mali : dans le nord, l’accès à l’eau potable est une priorité

GENEVE, Suisse, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La situation humanitaire dans le nord du Mali reste préoccupante. À l’extrême nord-est, les déplacés manquent d’eau et de nourriture. Le CICR et la Croix-Rouge malienne s’efforcent de répondre aux besoins les plus urgents des populations touchées par le conflit.

« Le pays fait face à une situation humanitaire difficile », affirme Jean Nicolas Marti, chef de la délégation régionale du CICR pour le Mali et le Niger. « Dans le nord, l’accès à l’eau potable demeure une préoccupation majeure, tant pour les populations récemment déplacées de Tin Zaouatène, près de la frontière algérienne, que dans certains centres urbains de Ménaka, Tombouctou ou Gao ».

Les équipes du CICR et de la Croix-Rouge malienne ont procédé à une distribution de jerricanes et de tablettes de purification d’eau pour près de 5 400 personnes déplacées dans la commune de Tin Zaouatène. Des travaux de réhabilitation de puits sont également en cours à Akharabane et Achibriche, autres sites proches de la frontière algérienne qui accueillent des déplacés. La situation est d’autant plus préoccupante que la population locale doit partager ses maigres ressources avec les nouveaux venus.

Par ailleurs, 3 000 litres de carburant ont récemment été remis à la station de pompage de Ménaka, ville d’environ 23 000 habitants, afin de permettre son fonctionnement. Il en va de même à Gao où 20 000 litres ont été livrés.

À Tombouctou, ville d’environ 40 000 habitants, ce sont 33 000 litres de carburant qui ont été acheminés, afin de faciliter l’approvisionnement en eau potable. Avec ce soutien, la ville dispose désormais d’une réserve suffisante pour les 3 à 4 semaines à venir.

Le CICR assure ainsi l’approvisionnement en eau dans les principales villes du nord du Mali, à Gao, Tombouctou et Kidal, depuis début 2012.

Un soutien aux familles déplacées à Tin Zaouatène

Le CICR et la Croix-Rouge malienne ont distribué des articles de première nécessité (bâches, articles d’hygiène, ustensiles de cuisine, vêtements, moustiquaires etc.) pour environ 4 000 personnes déplacées à Tin Zaouatène. Environ 165 tonnes de vivres devraient en outre être distribuées dans les prochains jours pour 9 000 personnes.

Hôpital de Gao : soins aux blessés

À la suite des récents combats qui se sont déroulés à Gao, 13 nouveaux blessés ont été accueillis à l’hôpital soutenu par le CICR. Dans ce centre médical de référence pour la région, 341 consultations, 46 hospitalisations et 12 accouchements ont eu lieu la semaine passée.

Visite aux détenus à Mopti, Sévaré et Bamako

Depuis la reprise des hostilités au Mali, de nombreuses allégations font état d’arrestations. Le CICR poursuit son dialogue avec les parties au conflit pour avoir accès à toutes les personnes arrêtées et détenues en relation avec les hostilités, sur l’ensemble du territoire malien.

Des délégués du CICR ont pu visiter des personnes détenues par les autorités maliennes, à Mopti, à Sévaré et à Bamako, pour évaluer leurs conditions de détention et leur traitement. Les observations et recommandations éventuelles sont discutées avec les autorités détentrices, dans le cadre du dialogue bilatéral et confidentiel que le CICR mène avec elles.

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Allocution prononcée par le GAL JMM Mokoko à la session de la revision du concept d’opération de la MISMA et des FDS du MALI

BAMAKO, Mali, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Allocution prononcée par le GAL JMM Mokoko à la session de la révision du concept d’opération de la MISMA et des FDS du MALI

-Monsieur le Général Chef d’état-major Général de l’Armée malienne représentant le

Gouvernement du mali,

– Monsieur le Général Chef d’état-major de la Brigade en attente de la CEDEAO,

Représentant la CEDEAO,

Excellence Madame la Représentante de l’Organisation des Nations unies au Mali;

– Excellence Monsieur le Représentant de la délégation de l’UE au Mali

– Monsieur le Général Commandant la Force de la Misma,

– Messieurs les officiers généraux,

– Mesdames et Messieurs les officiers

– Mesdames et Messieurs les experts

– Honorables invités ;

Permettez-moi au nom du Président Pierre Buyoya Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel, Chef de la Mission de soutien au Mali (Misma), de vous souhaiter à tous la bienvenue et de vous dire combien je me réjouis de vous voir aussi nombreux à cette réunion de planification.

Nous nous retrouvons ce jour comme le stipule la directive de l’UA pour répondre à l’exigence de révision du Concept d’opérations (Conops) imposée par les développements de la situation que la Crise malienne a connu ces dernières semaines.

Cet important document recteur, révisé aura vocation à restructurer l’ensemble des actions de la Communauté internationale, en appui aux efforts des Autorités maliennes.

Je voudrais avant toute chose, au nom de la Commission de l’Union Africaine, saluer chaleureusement tous nos partenaires, tant de la coopération multilatérale que bilatérale présents dans le dossier malien, et profiter de cette opportunité pour exprimer notre sincère gratitude à ces amis de l’Afrique et du Mali, ainsi qu’aux autorités maliennes et de la Cedeao, dont le ferme engagement a rendu possible la tenue de la présente réunion de planification.

Messieurs les Généraux, Messieurs les Officiers planificateurs, Messieurs les experts, le Président Pierre Buyoya m’a chargé de vous transmettre ses regrets de ne pouvoir être des nôtres ce jour, et de vous dire toute la considération qu’il accorde aux résultats de vos délibérations, qui constitueront dans ce domaine précis la boussole de sa mission. Il aurait bien voulu ouvrir lui-même vos travaux s’il n’avait été retenu par un engagement antérieur en rapport avec la situation au Mali et au Sahel. Je puis vous assurer qu’il vous rendra visite avant la fin de votre session.

Excellences, Madame et Messieurs,

Les crises auxquelles le Mali est confronté, constituent des entorses graves aux principes fondamentaux défendus par l’UA, parmi lesquelles on peut citer le respect de l’intégrité territoriale des états membres, le rejet du terrorisme, l’aversion du recours à la rébellion armée pour faire prévaloir des revendications politiques, les changements de régime par des voies anti constitutionnelles. C’est pourquoi, le 20è Sommet de la Conférence des Chefs d’état et de Gouvernement, tenu à AddisAbeba du 27 au 28 janvier 2013 a réaffirmé l’attachement indéfectible de l’Union Africaine et de l’ensemble des états membres à l’unité nationale et l’intégrité territoriale de la République du Mali. Au cours de ce sommet l’UA a pris le ferme engagement de ne ménager aucun effort pour garantir leur préservation au Mali.

Excellences, Madame et Messieurs,

La sécurité des nations reste tributaire de menaces multidimensionnelles et souvent, comme toutes les menaces insidieuses, elles sont difficiles à anticiper. Alors que notre continent est en passe de considérer que la probabilité de conflits inter étatiques est en voie d’extinction, l’on voit apparaître des nouvelles menaces contre la paix et la stabilité dont les effets sont dévastateurs : notamment la circulation illicite des armes, les réseaux mafieux de criminalité internationale et transfrontalières, dont la corruption constitue la pire des menaces puisqu’elle gangrène non seulement les appareils d’état, mais entraine le délitement de la cohésion nationale. Ceci est d’autant plus préoccupant que la crise malienne constitue pour nous autres africains, un cas d’école dont nous devrions tirer à terme tous les enseignements.

Dans ses efforts à trouver une solution à la grave atteinte que connait le Mali, l’Union africaine avait élaboré en son temps, un Concept stratégique articulant de manière holistique les mesures politiques, sécuritaires et militaires en vue du règlement rapide de la crise. Ce concept stratégique qui a constitué une étape importante, a été salué par la Communauté internationale dont la volonté et la détermination d’aider le Mali et la Misma s’est aussitôt manifesté par des contributions appréciables. Cet élan de solidarité inédit devrait nous conforter dans l’idée que nous pouvons regarder l’avenir du Mali avec espoir, car tant d’effort et de sacrifices ne sauraient rester vains.

Aujourd’hui le Concept d’opération découlant du concept stratégique nécessite d’être revu et corrigé, eu égard à l’évolution accélérée de la situation sur le terrain et au changement des modes d’action des groupes terroristes et criminels. Ce délicat travail auquel vous allez vous livrer au cours de cette session, vous a été confié expressément pour que vos délibérations permettent à nos organisations et à la Communauté internationale, de concrétiser les idéaux que portent les valeurs démocratiques auxquelles nous sommes tous attachés.

Vos conclusions devraient donc par conséquent prendre en compte toutes les dimensions de la résolution de la crise selon une approche intégrée, afin que les réponses de la Communauté internationale, de la Misma et des Forces de défense et de sécurité maliennes soient cohérentes et efficaces.

Sur ces considérations que je mets un terme à mon propos et vous remercie de votre aimable attention.

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Qu’est-ce qui tue une femme africaine à chaque minute de chaque jour ? / Le Sondage « Sur les Conditions de Vie » le Plus Important que Vous Pourrez Lire

ACCRA, Ghana, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Sondage « Sur les Conditions de Vie » le Plus Important que Vous Pourrez Lire

Tous les sondages commencent par une question simple.

Qu’est-ce qui tue une femme africaine à chaque minute de chaque jour ?

A : LE SIDA

B : LE CANCER

AUCUNE DE CES PROPOSITIONS

LA RÉPONSE EST :

C : LA GROSSESSE ET L’ACCOUCHEMENT

Quelque part en AFRIQUE, une femme meurt toutes les minutes en raison de facteurs liés à la grossesse et à l’accouchement.

Il s’agit là de la chose la plus difficile à accepter, même pour les nations africaines les plus prospères : donner la vie à la prochaine génération du continent est l’une des principales causes de mortalité des femmes en Afrique.

Ces décès sont le plus souvent évitables : les hémorragies incontrôlées, les infections, les soins médicaux médiocres et le manque d’éducation demeurent au cœur même de cette crise cachée.

Les mères qui survivent ne sont pas à l’abri de souffrances. Pour chaque femme qui meure en couches, on estime que 30 autres sont blessées ou tombent malades en donnant la vie à un enfant. Les populations les plus pauvres d’Afrique sont les plus vulnérables.

Mais les femmes elles-mêmes ne sont pas les seules victimes. Les enfants qui survivent risquent davantage de mourir, simplement parce qu’ils sont orphelins de mère.

Trop de nourrissons meurent, eux aussi, inutilement. En Afrique, plus d’un million de nouveaux-nés décèdent chaque année, soit près de quatre par minute.

Si l’Afrique veut avancer, il est nécessaire d’en faire DAVANTAGE. BIEN davantage.

Aujourd’hui (le 18 février 2013), MamaYe (http://www.mamaye.org), une campagne d’action publique visant à sauver les vies des mères et des nourrissons, va être lancée dans les cinq pays les plus touchés par la crise de mortalité maternelle et néonatale : le Nigeria, le Ghana, le Sierra Leone, le Malawi et la Tanzanie. Il s’agit de la première partie d’une campagne déployée à l’échelle du continent qui utilisera une technologie numérique et mobile pour engager des Africains ordinaires dans le plus important des combats : la lutte pour sauver des mères et leurs nourrissons.

Logo MamaYe: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/mamaye.jpg

Fondamentalement, MamaYe défiera le statu quo – le fatalisme de millions d’Africains, jeunes et plus âgés, qui acceptent le décès de mères et de nourrissons comme « naturel » ou « inéluctable ».

MamaYe est une campagne destinée à la fois à éduquer et à encourager les communautés à agir individuellement ou collectivement pour aider les femmes enceintes vivant parmi eux. Elle cherchera à mettre un terme à la conviction enracinée selon laquelle la responsabilité de la survie maternelle et néonatale réside ailleurs : dans « le gouvernement », « le ministère », « les professionnels », « les Nations Unies » ou encore les donateurs étrangers. Pour MamaYe,la participation active de l’ensemble de la population africaine est un élément essentiel.

MamaYe est convaincue que la technologie peut éduquer, motiver et mobiliser les populations, pour qu’elles agissent directement en réponse à la crise maternelle et néonatale en Afrique.

D’ici à 2016, on prévoit qu’il y aura un milliard de téléphones portables en Afrique, 167 335 676 utilisateurs d’Internet et 51 612 460 inscrits sur Facebook. Au Ghana, par exemple, la pénétration mobile à l’échelle nationale a atteint le niveau record de 80 % de la population du pays.

La campagne MamaYe a été initiée par Evidence for Action (Des preuves pour agir), un programme financé par le Ministère britannique du développement international, et est déployée dans cinq pays par des experts africains.

Le Professeur Richard Adanu, Directeur national pour le Ghana et Doyen de l’École de santé publique d’Accra, a déclaré :

« Nous avons tous la capacité et le potentiel de sauver la vie des mères et de leurs nouveaux-nés.

Les hommes qui encouragent leur femme à consulter des cliniques prénatales contribuent à sauver des vies. Les taxis qui se portent volontaires pour transporter les femmes dans les cliniques à temps avant l’accouchement font de même. Les dons de sang bénévoles participent également à sauver des vies, en aidant les femmes victimes d’hémorragies durant l’accouchement.

Les représentants du gouvernement qui s’assurent que les cliniques soient correctement approvisionnées en médicaments et autres produits de base sont tout simplement des sauveurs de vies. Les sages-femmes qui répondent à une crise au milieu de la nuit sont des héroïnes de la survie maternelle.

Nous avons tous un rôle à jouer. L’accouchement n’est pas une maladie. Nous savons depuis des décennies ce qui est nécessaire pour assurer la survie des femmes et des nourrissons durant l’accouchement. Mais pour que les mères survivent, la population africaine doit intensifier ses efforts, assumer ses responsabilités, s’impliquer davantage et faire preuve d’une plus grande vigilance.

MamaYe fournira les preuves, les informations et les outils nécessaires pour donner aux citoyens le pouvoir de réclamer des changements.

Tout ce qu’il faut pour opérer un changement, c’est VOUS ».

Rendez-vous à l’adresse http://www.mamaye.org pour trouver d’avantage d’informations sur les changements nécessaires pour sauver les mères et leurs nourrissons en Afrique. Sur ce site Internet, vous trouverez des preuves faciles à comprendre, des récits de héros et d’héroïnes, des engagements du gouvernement, ainsi que différentes actions que vous pouvez accomplir afin de soutenir cette cause importante.

Faites-vous entendre et demandez davantage, rejoignez la campagne MamaYe à l’adresse suivante :

• http://www.mamaye.org

• http://www.Facebook.com/MamaYeAfrica

• http://www.Twitter.com/MamaYe

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour MamaYe.

Contact : Rachel Haynes (pour les contacts par pays, voir ci-dessous)

E-mail : info@evidence4action.net

Contacts

Ghana :

NiiSarpei, Communicatons : n.sarpei@arhr.org.gh

Malawi :

MweretiKanjo, Communications : mweretik@gmail.com

Nigeria :

MoroophBabaranti, Communications : m.babaranti@evidence4action.net

Sierra Leone :

FatouWurie, Communications : f.wurie@evidence4action.net

Tanzanie :

ChikuLweno-Aboud, Communications : c.lweno-aboud@evidence4action.net

Notes aux rédacteurs

MamaYe (http://www.mamaye.org) est une campagne initiée par Evidence for Action (E4A – Des preuves pour agir), un programme pluriannuel qui vise à améliorer la survie maternelle et néonatale en Afrique subsaharienne. Financée par le Ministère britannique du développement international, la campagne est principalement axée sur l’utilisation d’une combinaison stratégique de preuves, de sensibilisation et de responsabilisation pour sauver des vie au Ghana, au Malawi, au Nigeria, en Éthiopie, au Sierra Leone et en Tanzanie.

Médias Internet et sociaux

Pan-Afrique : http://www.mamaye.org | Facebook.com/MamayeAfrica | Twitter.com/MamaYe

Ghana : http://www.mamaye.org.gh Facebook.com/MamayeGH |Twitter.com/MamayeGH

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Faits relatifs à la mortalité maternelle et néonatale en Afrique

En Afrique subsaharienne, le risque de décès maternel sur toute la durée de vie s’élève à 1 sur 16, par rapport à 1 sur 2 800 dans les pays développés.

Les mères qui survivent ne sont pas à l’abri de souffrances. Pour chaque femme qui meure en couche, on estime que 30 autres sont blessées ou tombent malades en donnant la vie à un enfant.

Chaque jour, 444 femmes meurent en Afrique subsaharienne en raison de facteurs liés à la grossesse et à l’accouchement.

En Afrique, plus d’un million de nouveaux-nés décèdent chaque année.

Le taux de mortalité néonatale s’élève à 44 décès pour 1 000 naissances vivantes en Afrique.

À l’échelle mondiale, les pays affichant les taux les plus élevés de mortalité néonatale sont majoritairement des pays de l’Afrique subsaharienne. (Source : Organisation mondiale de la santé.)

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