Soudan – Soudan du Sud / Déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 20 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

La France est préoccupée par la poursuite des combats entre le gouvernement soudanais et le Mouvement populaire de libération du Soudan/branche Nord (MPLS/N), dans les Etats du Nil bleu et du Sud Kordofan. Elle appelle les parties à négocier au plus vite un accord de cessation des hostilités et à trouver un règlement politique à cette crise, comme l’ont demandé de manière répétée l’Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations unies.

La France appelle par ailleurs à permettre à l’aide humanitaire d’accéder à ces deux régions, conformément à l’engagement pris par le gouvernement soudanais et le MPLS/N en août 2012 auprès de l’Union africaine, de la Ligue arabe et des Nations unies.

La France est également préoccupée par le manque de progrès dans la mise en œuvre des accords du 27 septembre 2012 entre le Soudan et le Soudan du Sud et les rapports faisant état de renforcements de troupes à la frontière. Elle appelle instamment les autorités des deux pays à activer immédiatement la zone démilitarisée le long de la frontière et à déployer les observateurs prévus par les accords du 27 septembre 2012.

Q – Sur le Soudan, il y a un mandat d’arrêt mais le Président soudanais se balade un peu comme il veut. On sait que le Tchad ne veut pas appliquer la décision de la cour – il était là-bas dernièrement – alors que le président Tchadien était ici dernièrement en grand ami de la France et le pays est également un partenaire stratégique économique.

Il n’y a aucune obligation sur les Etats signataires du « statut de Rome » d’arrêter les gens parce que le président soudanais vient de passer à Djibouti et au Tchad, donc quel est l’intérêt de ce pays si on n’arrête pas les criminels ?

R – Je vous rappelle la position de principe de la France sur la CPI. Tous les Etats doivent pleinement coopérer avec la Cour, en particulier lorsqu’ils sont eux-mêmes parties au Statut de Rome, ce qui est le cas du Tchad.

Avec la Cour pénale internationale, nous disposons d’une justice pénale internationale permanente, donc d’une capacité à juger les personnes coupables de crimes de guerres ou de crimes contre l’humanité. Mais nous n’avons pas de police internationale, donc pas de capacité internationale à arrêter ces criminels. Leur arrestation dépend de la coopération de bonne foi des Etats, par définition souverains. A fortiori, aucun Etat tiers n’a de pouvoir de contrainte en la matière. C’est une limite de l’ordre international mais c’est une réalité. On peut le regretter mais c’est l’état du droit international aujourd’hui.

Q – Le président de la République a adressé un courrier français dernièrement au Français emprisonné au Cameroun. Ce voudrait-il dire qu’il sera bientôt de retour en France auprès de sa famille ?

Concernant M. Michel Atangana, nous suivons sa situation avec beaucoup d’attention et ce depuis un moment déjà, notamment depuis sa deuxième condamnation, le 4 octobre dernier, à 20 ans d’emprisonnement, alors qu’il avait déjà purgé une peine de 15 ans. Nous avons publiquement exprimé notre préoccupation. C’est un cas que nous évoquons régulièrement dans le cadre du dialogue que nous avons avec le Cameroun, et à tous les niveaux. C’est un sujet qui a été abordé lors de l’entretien entre le président de la République et son homologue camerounais lors de la visite à Paris de M. Biya, le 30 janvier dernier. Pour le reste et pour le détail de cet entretien, adressez-vous à l’Elysée.

Comme tout Français détenu, M. Atangana bénéficie de la protection consulaire et notamment de visites à la prison pour vérifier ses conditions de détention et, s’il en a besoin, lui assurer un accès à un médecin. Cette protection consulaire s’exerce par notre ambassade sur place. J’ajoute que notre ambassadeur pour les droits de l’Homme, M. François Zimeray lui avait rendu visite sur place à la fin du mois de novembre dernier.

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Mali / Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 20 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

Q – Le ministre des Affaires étrangères malien a confirmé qu’il y a avait eu des exactions commises par les forces maliens contre des personnes soupçonnées d’être des terroristes. Qu’est-ce que le gouvernement français fait pour prévenir d’éventuelles nouvelles exactions et stopper ses auteurs ?

R – Je n’ai pas vu les déclarations de M. Coulibaly. J’imagine que vous faites référence à l’interview qu’il a donnée ce matin, mais il y a eu d’autres alertes, en provenance notamment d’ONG présentes sur place et également en provenance de journalistes. Bien évidemment, nous prenons très au sérieux ces informations. Je dois dire et confirmer ici que, pour l’instant, nous n’avons pas de preuves au sens juridique du terme de telles exactions.

Je veux souligner ici que la position française est très claire sur ce sujet. Il ne doit y avoir aucune forme d’impunité. C’est un message que nous passons aux autorités maliennes à tous les niveaux : la responsabilité première est la leur, à la fois d’éviter ce type d’exactions, d’intervenir pour les faire cesser si elles se produisaient ou bien d’arrêter, de traduire en justice et de condamner ceux qui les commettraient. Il y va du soutien de la communauté internationale, dont bénéficie aujourd’hui le Mali de manière unanime. Il y va aussi de la réconciliation nationale, processus nécessaire et urgent pour sortir le Mali durablement de la crise.

Nos propres troupes, très sensibilisées à ces risque-là, ont pour instruction, si elles sont confrontées à ce type d’exactions, d’intervenir pour les faire cesser ou de rassembler les éléments de preuve pour les transmettre aux autorités maliennes.

Il faut aussi rappeler ce que nous avons fait au moins sur trois autres plans :

– C’est aux Nations unies tout d’abord le fait que les résolutions du Conseil de sécurité comprennent des dispositions permettant de parer à ce genre de situation ou d’y remédier, avec d’une part le déploiement sur le terrain d’observateurs et d’autre part la demande faite par la France au Secrétariat général des Nations unies d’augmenter le contingent des observateur prévu par la résolution 2085.

– C’est aussi le soutien de la France à la Cour pénale internationale avec un mandat qui court à partir de janvier 2012 et qui couvre donc à la fois la période avant l’opération Serval et la période après son déclenchement.

– C’est enfin le volet européen et le déploiement, au sein de la mission EUTM, de formateurs, de spécialistes des droits de l’homme, du droit de la guerre, du droit des conflits armés.

C’est tout cela qui montre bien le degré d’attention et de vigilance des autorités françaises contre ce type de comportement, qui est inacceptable et qui doit être sanctionné comme tel.

Q – La France a repris la coopération civile avec le pays. Pouvez-vous nous préciser dans quels champs exactement cette coopération va-t-elle s’appliquer et que fait le gouvernement français pour éviter que l’argent soit éventuellement détourné en tout cas pour obtenir des garanties sur l’utilisation de l’argent qui sera utilisé dans le cadre de cette coopération ?

R – Pour remettre les choses en perspective, vous savez que cette coopération civile avait été suspendue non seulement par la France mais aussi par l’Union européenne et que sa reprise était conditionnée à l’adoption d’une feuille de route, c’est-à-dire au lancement d’un processus politique, électoral et de réconciliation nationale. Cette condition est aujourd’hui remplie puisque la feuille de route a été adoptée par l’Assemblée nationale malienne, le 29 janvier dernier. Nous avons donc pris la décision de débloquer les aides. Cette décision a été annoncée, pour ce qui concerne l’Union européenne, en marge d’une conférence qui s’est tenue la semaine dernière à Dublin des ministres du développement, à laquelle participait M. Pascal Canfin. Cela représente 250 millions d’euros.

M. Pascal Canfin était hier et est encore aujourd’hui au Mali. C’est au retour de son déplacement que nous verrons plus précisément ce que nous pouvons faire, c’est-à-dire les besoins exprimés par les Maliens eux-mêmes et les projets que nous pouvons mettre en œuvre pour y répondre, soit à titre bilatéral, soit à titre européen.

Il y a certainement beaucoup de choses que nous pouvons faire parce que les besoins sont manifestement très importants, non seulement au Mali mais plus largement dans toute la zone du Sahel. Il y a des besoins en termes de satisfaction des besoins de base des populations, pour l’accès à l’eau, l’assainissement, etc. mais aussi en termes d’infrastructures. On estime par exemple à deux millions le nombre de personnes se trouvant en situation d’insécurité alimentaire au Mali et 18 millions au Sahel.

Au printemps, nous aurons deux rendez-vous sur ces sujets : une conférence en coprésidence avec l’Union européenne et une autre conférence autour de ce que peuvent faire les collectivités locales françaises au titre de la coopération décentralisée.

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WaterAid: 6,7 millions de Nigériens additionnels sans accès à l’assainissement par rapport à 1990

LONDRES, Royaume-Uni, 20 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Un nouveau rapport de l’organisation caritative internationale WaterAid (http://www.wateraid.org) a révélé que le Gouvernement du Niger ne parvient pas à tenir ses promesses sur le financement de l’assainissement. Le rapport avertit que faute d’accroitre les investissements, les défis comme l’urbanisation, l’inégalité d’accès, le changement climatique et la croissance démographique risquent de compromettre les efforts déjà consentis.

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Entre 1990 et 2010, la population du Niger a connu une augmentation de 7,7 millions d’habitant mais seulement 1 million de personnes ont accès à un système d’assainissement sain au cours de la même période. Autrement dit, sur les 15,5 millions d’habitants, ce sont au total 14,1 millions (soit 91% de la population) qui n’ont pas accès à des toilettes sécurisées. 6% se partagent les latrines et la défécation à l’air libre concerne 79% de personnes.

Le rapport intitulé Keeping promises: why African leaders need now to deliver on their past water and sanitation commitments se fonde sur les chiffres spécifiques des gouvernements pour démontrer que le financement de l’assainissement n’a été à la hauteur de des engagements pris.

Le Niger est signataire de la déclaration de eThekwini de l’Union africaine en 2008 (4) engageant ainsi le gouvernement à consacrer chaque année seulement au moins 0,5 % de son PIB à l’assainissement. Or, entre 2007 et 2010, le Niger a investi en moyenne 0,89 % de son PIB (soit 19,7 milliards de francs CFA) (3) dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement combinés.

S’il est vrai que ce chiffre cumulé ne permet pas de savoir le niveau exact de dépenses de l’Etat sur chaque sous-secteur, il est à croire que le gouvernement du Niger ne pourra pas respecter son engagement d’eThekwini.

Le rapport de WaterAid appelle le Gouvernement du Niger ainsi que les autres gouvernements africains, à non seulement respecter les engagements d’eThekwini (investir 0,5% de leurs PIB) mais aussi chercher à dépasser ce seuil avec au moins 1% des PIB dans l’assainissement et l’hygiène, conformément aux recommandations d’un rapport de la Banque mondiale en 2011(5).

Par ailleurs, le rapport fait ressortir des chiffres de la Banque mondiale qui démontrent que les mauvaises conditions d’assainissement coûtent actuellement au Niger 2,4 % de son PIB par an, soit 71,8 milliards de francs CFA (6). Ce chiffre représente deux fois et demi le montant annuel moyen dépensé pour améliorer l’accès tant à l’eau qu’à l’assainissement (7).

Hamani Oumarou, représentant national de WaterAid au Niger nous a confié que:

Les Nigériens perdent annuellement 2,2 milliards d’heures à la recherche d’un endroit pour aller aux toilettes, sans oublier que ces mauvaises conditions d’hygiène comportent des risques de maladies et engendrent des couts de soins.

D’une manière générale, le Niger perd 71,8 milliards de francs CFA par an du fait de cette situation. Il est donc temps pour le gouvernement de respecter ses engagements financiers sur l’assainissement en vue de mettre fin à la pauvreté liée au manque d’eau et d’assainissement avec son corollaire sur la santé, les moyens de subsistance et les pertes en vies humaines».

Cinq ans plus tard, on enregistre peu de progrès en termes de lignes budgétaires spécifiques dédiées aux dépenses sur l’eau et l’assainissement qui pourtant constitue un autre engagement majeur de la Déclaration de eThekwini pour améliorer la reddition de comptes et le suivi des progrès accomplis.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour WaterAid.

Notes aux rédacteurs :

Contact pour les médias

– Niger : Hamani Oumarou, responsable pays de WaterAid au Niger, HamaniOumarou@wateraid.org, 00227 20 32 01 76

– Royaume-Uni : Hratche Koundarjian, chargé des relations avec les médias, hratchekoundarjian@wateraid.org, +44 (0)207 793 4909, +44 (0)7905 911 039.

Notes

(1) Le rapport sur Keeping promises: why African leaders need now to deliver on their past water and sanitation commitments est disponible par voie électronique: consulter l’adresse suivante: http://dev.wateraid.org/documents/wash_synthesis_report_french.pdf

(2) Rapport actualisé 2012 sur le Programme se suivi conjoint OMS/UNICEF: http://www.wssinfo.org/fileadmin/user_upload/resources/JMP-report-2012-en.pdf

(3) Keeping promises, WaterAid, 2013.

(4) Déclaration eThekwini et Plan d’action AfricaSan, Union Africaine et AfricaSan, 2008 : http://www.wsp.org/UserFiles/file/eThekwiniAfricaSan.pdf

(5) Africa’s Water and Sanitation Infrastructure Access, Affordability, and Alternatives, Banque mondiale, 2011: https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/2276/608040PUB0Afri10Box358332B01PUBLIC1.pdf?sequence=1

(6) Impacts économiques d’un mauvais assainissement en Afrique, Niger, Banque mondiale, Programme pour l’eau et l’assainissement, 2012 : http://www.wsp.org/sites/wsp.org/files/publications/WSP-ESI-niger-french-brochure.pdf

(7) Keeping promises, WaterAid, 2013.

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Mali – RCA / Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 20 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

Q – La crise malienne a complètement effacé la crise centrafricaine, ou est-ce qu’on en est aujourd’hui ? Le Président Bozizé refusait la feuille de route qui lui avait été imposée, est-ce que la pilule a fini par passer ?

R – Grâce aux efforts de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale, un accord a été trouvé à Libreville, le 11 janvier dernier. Nous nous étions à l’époque félicités de cet accord qui permettait une sortie de crise pacifique, par la négociation et le dialogue. Conformément à cet accord, un premier ministre a été nommé ainsi qu’un gouvernement d’union nationale. Toutes les dispositions de l’accord doivent être mises en œuvre et, au-delà des seuls aspects institutionnels, il faut traiter les questions de fond, notamment apporter une réponse aux revendications qui étaient celles des mouvements rebelles, dont le processus dit de Démobilisation, désarmement et réinsertion. Donc il y a encore du travail à faire. Il faut poursuivre dans la voie ouverte par l’accord de Libreville. C’est la bonne direction, il faut continuer dans ce sens là.

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Décès d’un militaire français / Communiqué de la Présidence de la République

PARIS, France, 20 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la République a appris avec une profonde émotion la mort au combat, ce matin dans le nord du Mali, du chef d’un groupe commando du 2° régiment étranger de parachutistes de Calvi.

Le chef de l’Etat adresse à la famille du défunt et à ses proches ses condoléances attristées et s’associe pleinement à leur douleur.

Il salue le courage et l’abnégation de nos soldats engagés dans la lutte contre les mouvements terroristes aux côtés des forces armées maliennes et des contingents africains.

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Décès au combat du sergent-chef Harold Vormezeele au Mali

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 20 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a appris avec tristesse le décès du sergent-chef Harold Vormezeele, sous-officier de la section de commandos parachutistes du 2ème Régiment étranger de parachutistes (REP) de Calvi (armée française), lors de combats menés contre des groupes terroristes au sud de Tessalit, au Mali.

Harold Vormezeele avait les nationalités belge et française et était originaire de Brecht. Didier Reynders présente ses sincères condoléances à sa famille et ses amis.

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Centrafrique : visite d’une Mission d’évaluation stratégique des Nations Unies

BANGUI, République Centrafricaine, 19 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Les Nations Unies ont déployé, du 18 au 25 février en Centrafrique, une Mission d’évaluation stratégique comprenant les Représentants du Départements des Affaires Politiques (DPA), du Département des Opérations de Maintien de la Paix (DOMP), du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (OHCHR), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), du Bureau d’Appui à la Consolidation de la Paix (PBSO) et du Département d’Appui aux Missions (DFS).

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Soudan – Soudan du Sud (19 février 2013)

PARIS, France, 19 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La France est préoccupée par la poursuite des combats entre le gouvernement soudanais et le Mouvement populaire de libération du Soudan/branche Nord (MPLS/N), dans les Etats du Nil bleu et du Sud Kordofan. Elle appelle les parties à négocier au plus vite un accord de cessation des hostilités et à trouver un règlement politique à cette crise, comme l’ont demandé de manière répétée l’Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations unies.

La France appelle par ailleurs à permettre à l’aide humanitaire d’accéder à ces deux régions, conformément à l’engagement pris par le gouvernement soudanais et le MPLS/N en août 2012 auprès de l’Union africaine, de la Ligue arabe et des Nations unies.

La France est également préoccupée par le manque de progrès dans la mise en œuvre des accords du 27 septembre 2012 entre le Soudan et le Soudan du Sud et les rapports faisant état de renforcements de troupes à la frontière. Elle appelle instamment les autorités des deux pays à activer immédiatement la zone démilitarisée le long de la frontière et à déployer les observateurs prévus par les accords du 27 septembre 2012.

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Les forêts communautaires du Cameroun sous la menace d’un projet monstre d’huile de palme

JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 19 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Une proposition controversée d’une plantation d’huile de palme par la société agro-alimentaire basée à New York, Herakles Farms, menace les moyens de subsistance des communautés vivant dans la forêt tropicale côtière du Cameroun, et émettrait de massives quantités de carbone, selon de nouvelles enquêtes de Greenpeace USA.

“Le projet d’Herakles Farms peut très bien être perçu comme un exemple au sens large d’accaparement des terres en Afrique. La société n’y voit qu’une occasion de faire de l’argent, ignorant le fait qu’elle détruirait une forêt tropicale de grande biodiversité, et au détriment des moyens de subsistance de la population locale,” dit Irène Wabiwa, Chargée de la campagne Forêts pour Greenpeace Africa.

Sortie aujourd’hui, le rapport : Herakles Farms in Cameroon: A showcase in bad palm oil production (Herakles Farms au Cameroun: une vitrine de mauvaise production d’huile de palme) décrit comment au moins 85% des 73,000 hectares d’une concession dans le sud-ouest du Cameroun, sont constitués de forêt naturelle dense. Cela veut dire que près de 9.5 millions de tonnes de carbone pourrait être relâchés dans l’atmosphère une fois la zone rasée, soit l’équivalent de tout le carbone émis en une année par presque 7 millions de voitures [1]

Le rapport expose aussi comment la société Herakles essaie de pousser le projet, malgré le fait qu’elle soit en infraction avec la loi nationale, malgré de grosses incohérences dans son étude d’impact environnemental, et malgré l’opposition des résidents.

“Nous travaillons dans cette région depuis 17 ans. La plantation proposée s’établit au cœur de 5 zones protégées et toute tentative d’ouverture aura des effets catastrophiques pour l’environnement,” dit Nasako Besingi, Directeur de l’ONG camerounaise, SEFE, qui milite contre le projet depuis plusieurs années.

Les opposants au projet au Cameroun, y compris Besingi, ont été sujets à des intimidations et arrestations arbitraires. La zone de concession, d’un taille d’environ 100,000 terrains de football, abrite des espèces en danger, telles que la sous-espèce de Chimpanzé Nigeria-Cameroun, l’Eléphant des forêts et le Drill, ainsi que de nombreux amphibiens, oiseaux et animaux rares.

”Herakles Farms a désigné Nestlé, Unilever, McDonalds et Walmart comme clients potentiels pour son huile de palme, ce qui est impossible. Ces sociétés se sont engagées à des politiques d’achat qui ne leur permettent pas d’acheter de l’huile de palme à des compagnies comme Herakles ,” dit Rolf Skar, Directeur de la campagne Forêts pour Greenpeace USA.

L’an passé, la filiale d’Herakles Farms’ au Cameroun SGSOC, a retiré son adhésion à la Table Ronde sur l’Huile de Palme Durable (RSPO) démontrant son incapacité à satisfaire les standards de la certification même les plus basiques et imparfaits de l’huile de palme.

La production d’huile de palme en Afrique sub-saharienne s’est largement répandue ces dernières années, et pourrait bien apporter le coup de fouet tant nécessaire aux économies locales et nationales. Mais lorsqu’elle est mal faite, elle peut détruire des régions de beauté naturelle et les moyens de subsistance des fermiers locaux.

Notes aux editeurs:

1. Estimant 151 Mg C/ha (biomasse aérienne et biomasse souterraine) pour une couverture de la canopée au-delà de 30% (Saatchi et al. 2011. PNAS 108:9899-9904), ce qui serait le cas pour la forêt à canopée fermée dans la zone de concession. Basée sur les estimations de carbone de US Environmental Protection Agency estimates of carbon produced by one car in a year 1.39 tonnes of: www.epa.gov/otaq/climate/documents/420f11041.pdf

2. Le dossier Herakles Farms peut être téléchargé ici: www.greenpeace.org/africa/Global/africa/publications/HeraklesCrimeFile-web-feuilles-doubles.pdf

3. La note de briefing de Greenpeace International sur la production d’huile de palme peut être téléchargée ici: http://www.greenpeace.org/international/en/publications/Campaign-reports/Forests-Reports/Palm-Oils-New-Frontier/

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La BAD lance l’autoroute de l’information en Afrique

TUNIS, Tunisie, 19 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) a récemment lancé un ambitieux programme, qui vise à améliorer de façon substantielle la gestion et la diffusion des données en Afrique.

Objectif ultime : favoriser un plus large accès du public aux statistiques officielles. Lancé en novembre 2012, dans le cadre d’une initiative plus vaste de la BAD visant à renforcer les capacités statistiques en Afrique, ce programme entend aussi appuyer les pays du continent dans les efforts qu’ils déploient pour améliorer la qualité et la diffusion des données, tout en facilitant l’élaboration, le suivi et l’évaluation des politiques à l’œuvre.

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Les travaux, poursuivis simultanément dans plusieurs pays et institutions africains, ont été parachevés dans treize pays (Cap-Vert, République démocratique du Congo, Cameroun, Congo, Malawi, Mozambique, Namibie, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie, Tunisie, Zimbabwe, Zambie), ainsi qu’au sein d’une institution panafricaine – la Commission de l’Union africaine. Le programme prévoit la création de plateformes informatiques communes avec la mise en place de portails de données dans l’ensemble des 54 pays du continent et de 16 organisations régionales et sous-régionales africaines, d’ici à la fin juillet 2013.

L’objectif est double : établir, en temps réel, des liens directs sur les données, entre la BAD et les agences nationales de statistiques, les banques centrales et les ministères de tutelle des pays africains, d’une part ; et associer les pays les uns aux autres, ainsi qu’aux partenaires au développement, d’autre part.

Voilà qui facilitera les échanges, la validation, l’analyse et la diffusion des données. Cette approche, qui s’appuiera sur les normes et directives internationales, permettra, non seulement de faciliter l’accès aux données et métadonnées statistiques des pays africains, mais aussi d’améliorer la qualité des données nationales afin qu’elles puissent se prêter à comparaison.

Ainsi harmonisées, plus adéquates, celles-ci s’avéreront, in fine, plus fructueuses à l’usage.

La plateforme informatique en cours de déploiement en Afrique dispose également d’un outil de présentation qui favorise un transfert fluide des données nationales vers le portail statistique de la BAD. Pour ce faire, le département des statistiques de la BAD a collaboré avec celui du FMI, en vue d’aider les pays à rédiger leurs pages nationales de données synthétiques, dans le cadre de leur préparation à l’adhésion aux Normes spéciales de diffusion des données renforcées (NSDD-Plus).

La Banque a également noué un partenariat avec l’Union européenne, dans le but de faciliter l’accès aux données et aux outils permettant de simuler diverses politiques agricoles alternatives. L’outil de présentation des données fera de la BAD le dépositaire des données clés sur le développement en Afrique, et la plaque tournante de l’échange de données avec les partenaires internationaux au développement. Autre avantage : la charge de travail liée à la collecte des données des pays africains sera considérablement réduite, car il suffira désormais de télécharger en une fois les données dans le système de la BAD puis de les partager avec les différents partenaires au développement.

Cette initiative de la BAD offre aux pays africains l’opportunité, unique, de prendre les devants dans la mise en œuvre de normes statistiques à l’échelle régionale, tout en facilitant l’accès à leurs données respectives via une plateforme commune. Outre le fait de révolutionner la gestion et la diffusion des données sur le continent, ce programme permettra à l’Afrique de participer plus efficacement à l’économie mondiale de l’information.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

Contact :

Charles Leyeka Lufumpa

Directeur, Département des statistiques

Banque africaine de développement

Tél : +216 71 10 21 75 (bureau) ; +216 98 70 23 64 (portable)

c.lufumpa@afdb.org

À propos de la Banque africaine de développement :

La Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) est une institution de développement multilatérale, créée pour contribuer au développement économique et au progrès social des pays africains. Le Groupe de la Banque africaine de développement se compose de trois entités : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). En tant qu’institution de financement du développement par excellence sur le continent, la BAD a pour mission de contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie des Africains. Pour plus d’informations : http://www.afdb.org.

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