Ban Ki-Monn appelle tous les pays du monde à protéger les agents de la santé et leur travail essentiel

NEW YORK, 12 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général condamne fermement le meurtre de trois médecins de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), qui a été commis dans le nord-est du Nigéria, quelques jours seulement après celui d’agents de la santé. Le Secrétaire général présente ses sincères condoléances aux familles de toutes les victimes.

Ceux qui ont été tués travaillaient, en toute générosité, à des opérations essentielles en faveur des personnes les plus vulnérables. De telles attaques limitent gravement l’accès des agents de santé aux populations qui en ont le plus besoin. Ces attaques pourraient aussi avoir des effets dévastateurs sur la lutte pour l’amélioration de la santé des gens partout dans le monde.

Ces actes de violence odieux contre des agents de la santé, dans le monde, sont inacceptables. Le Secrétaire général encourage tous les pays à protéger les agents de la santé afin qu’ils puissent continuer à améliorer la santé des populations et à sauver des vies.

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France / Libye / Conférence de presse conjointe

PARIS, France, 12 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Une réunion ministérielle internationale de soutien à la Libye dans les domaines de la sécurité, de la justice et de l’Etat de droit se tiendra à Paris le 12 février 2013 au ministère des affaires étrangères.

Une conférence de presse conjointe du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et de son homologue libyen, M. Mohamed Abdelaziz, est organisée à la clôture de la conférence. Tous les journalistes, cameramen et photographes intéressés sont invités à se présenter à 13h30 au 1, rue Esnault Pelterie, 75007 Paris.

Les informations relatives à cet événement figurent sur le site internet du ministère des affaires étrangères.

N.B. : Ce communiqué ne constitue en aucune manière une annonce officielle. L’information qui est donnée ci-dessous est de nature strictement technique et ne vise qu’à aider le travail des journalistes.

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Soudan / Soudan du Sud : le CICR facilite le rapatriement de prisonniers de guerre sud-soudanais

GENEVE, Suisse, 11 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Un avion appartenant au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est arrivé aujourd’hui à Juba avec, à son bord, cinq anciens prisonniers de guerre sud-soudanais qui avaient été libérés par le gouvernement du Soudan plus tôt dans la journée. Un délégué du CICR a accompagné les cinq hommes jusqu’à Juba, où ils ont été remis aux autorités du Soudan du Sud.

Les autorités soudanaises ont demandé au CICR de faciliter le retour des ex-prisonniers et l’institution a accepté de jouer le rôle d’intermédiaire neutre entre les autorités soudanaises et les autorités du Soudan du Sud.

« Nous sommes heureux que ces cinq hommes aient pu rentrer dans leur pays », déclare Jean-Christophe Sandoz, chef de la délégation du CICR au Soudan. « Nous continuerons d’offrir un soutien logistique à ces rapatriements à l’avenir si nécessaire. »

Conformément au mandat que lui confèrent les Conventions de Genève, le CICR a visité les cinq prisonniers durant leur internement afin d’évaluer leurs conditions de détention et le traitement qui leur était réservé. Il visite des détenus dans le monde entier pour veiller à ce qu’ils soient traités avec dignité et humanité conformément au droit international humanitaire, un ensemble de règles qui vise à limiter les effets des conflits armés.

En avril 2012, le CICR a aidé à rapatrier 13 prisonniers de guerre soudanais que les autorités sud-soudanaises avaient libérés et, en septembre, il a aidé à rapatrier 19 prisonniers sud-soudanais libérés par le Soudan.

Le CICR est présent au Soudan depuis 1978, où il prête assistance aux victimes des conflits armés et autres situations de violence. Il a ouvert une délégation au Soudan du Sud en 2011, lorsque le pays a accédé à l’indépendance.

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Somalie : soutien à la santé animale en faveur de 43 000 personnes dans le nord du pays

GENEVE, Suisse, 11 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), en collaboration avec la direction somalienne de l’élevage et des ressources animales, vient d’achever une campagne de santé animale de vaste envergure dans le nord de la Somalie. Quelque 700 000 têtes de bétail (chameaux, moutons et chèvres) ont été examinées et, si nécessaire, déparasitées ou traitées pour d’autres maladies, dans les régions de Togdheer, Nugaal, Sool et Sanaag. Environ 43 000 personnes financièrement tributaires de l’élevage ont bénéficié de cette campagne.

De nombreux éleveurs voient leurs moyens de subsistance menacés à cause du manque de services vétérinaires fiables qui, combiné aux problèmes de sécurité dus au conflit et aux catastrophes naturelles, les oblige à se déplacer en permanence.

« L’élevage du bétail est d’une importance capitale pour les communautés de ces régions, qui en dépendent dans une large mesure pour assurer leurs revenus et leur sécurité alimentaire », explique Patrick Vial, chef de la délégation du CICR pour la Somalie. « L’accès restreint aux routes migratoires traditionnelles, aux pâturages, aux points d’eau et aux services vétérinaires contraint les éleveurs à se déplacer toujours plus loin. »

Le CICR et le Croissant-Rouge de Somalie, qui ont fourni ensemble les médicaments vétérinaires utilisés par la direction de l’élevage et des ressources animales pour soigner les bestiaux, ont accès aux populations de ces régions du nord du pays grâce à une approche neutre et impartiale basée sur le dialogue avec l’ensemble des personnes concernées.

« Cette campagne bénéficie directement aux éleveurs, mais aussi aux communautés qui les accueillent », explique Mohamed Sheikh Ali, coordonnateur des programmes de sécurité économique du CICR dans le pays. « En réduisant l’incidence des maladies animales, cette initiative aidera les éleveurs à protéger les ressources dont dépendent leurs moyens de subsistance, ce qui, parallèlement, contribuera à relever la valeur marchande du bétail, améliorant du même coup leur sécurité économique. »

Le CICR est présent en Somalie depuis 1977 où il travaille en étroit partenariat avec le Croissant-Rouge de Somalie. Il fournit une aide d’urgence à la population et un soutien à long terme pour renforcer l’autosuffisance des communautés. Il s’attache également à promouvoir le respect du droit international humanitaire et visite des personnes privées de liberté afin de se rendre compte de leurs conditions de détention et du traitement qui leur est réservé.

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FRANCE / AGENDA DE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

PARIS, France, 11 février 2013/African Press Organization (APO)/ — AGENDA DE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

LUNDI 11 FEVRIER

15h00 Entretien avec Son Excellence M. Goodluck Ebele JONATHAN, président de la République fédérale du Nigéria (suivi d’un point de presse).

MERCREDI 13 FEVRIER

11h00 Entretien avec Son Excellence M. Ali ZEIDAN, Premier ministre de Libye

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Sénégal : Inauguration du tribunal spécial pour le procès de Hissène Habré / Les « Chambres Africaines Extraordinaires » poursuivront l’ancien dictateur tchadien

PARIS, France, 8 février 2013/African Press Organization (APO)/ — L’inauguration d’un tribunal spécial au Sénégal marque un tournant décisif dans la longue campagne pour traduire en justice l’ancien dictateur du Tchad Hissène Habré, a déclaré une coalition d’organisations de défense des droits humains aujourd’hui.

Habré est accusé de milliers d’assassinats politiques et de l’usage systématique de la torture lorsqu’il dirigeait le Tchad, de 1982 à 1990. Habré vit en exil au Sénégal depuis plus de 22 ans.

« J’ai attendu ce jour pendant 22 ans », a déclaré Souleymane Guengueng, qui a failli succomber aux mauvais traitements endurés pendant près de trois ans dans les prisons de Hissène Habré, puis a fondé l’Association des Victimes des Crimes du Régime de Hissène Habré (AVCRHH). « Je veux voir Habré comparaître devant la justice avant que d’autres victimes ne meurent. »

Le tribunal a été inauguré aujourd’hui par Ciré Aly Ba, Administrateur du tribunal, en présence des magistrats qui ont été désignés récemment.

Après l’élection de Macky Sall à la présidence du Sénégal en avril 2012 et l’arrêt de la Cour internationale de Justice du 20 juillet 2012 ordonnant au Sénégal de poursuivre en justice « sans autre délai » ou d’extrader l’ancien dictateur du Tchad, l’Union africaine et le Sénégal se sont mis d’accord sur un projet pour créer les « Chambres africaines extraordinaires » en vue de mener le procès au sein du système juridique sénégalais.

La phase préliminaire du procès, qui comprend une instruction conduite par quatre magistrats sénégalais, doit durer 15 mois. Elle sera vraisemblablement suivie d’un procès en 2014.

« Le Sénégal peut aujourd’hui garder la tête haute », a déclaré Alioune Tine, président de la Rencontre Africaine de Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), basée à Dakar. « Mon pays montre l’exemple au reste de l’Afrique en prouvant que les Africains peuvent régler leurs propres problèmes. L’époque où les despotes pouvaient vider leurs comptes en banque et se réfugier tranquillement dans un pays voisin est aujourd’hui révolue. »

Le Statut des Chambres extraordinaires prévoit la mise en place d’une chambre d’instruction, d’une chambre d’accusation, d’une chambre d’assises et d’une chambre d’appel. La chambre d’assises et la chambre d’appel seront chacune composée de deux juges sénégalais et d’un président originaire d’un autre pays membre de l’Union africaine, qui présidera les débats.

Les Chambres poursuivront « le ou les principaux responsables » des crimes internationaux commis au Tchad entre le 7 juin 1982 et le 1er décembre 1990. Il est toutefois possible que Hissène Habré soit la seule personne à être jugée devant ce tribunal.

Le Statut des Chambres extraordinaires prévoit la participation des victimes à tous les stades de la procédure en qualité de parties civiles, représentées par leurs avocats, ainsi que l’attribution de réparations en leur faveur.

« Nous allons démontrer que Habré dirigeait et contrôlait les forces de police qui ont tué ou torturé ceux qui s’opposaient à lui ou qui appartenaient simplement au mauvais groupe ethnique », a déclaré Jacqueline Moudeïna, avocate des victimes et présidente de l’ATPDH. « Les preuves montrent clairement que Habré n’était pas seulement politiquement responsable, mais aussi juridiquement responsable de graves crimes commis à grande échelle. »

Le Comité international pour le jugement équitable de Hissène Habré – regroupant notamment la RADDHO, l’Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l’Homme (ATPDH), l’AVCRHH, Human Rights Watch, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme et Agir ensemble pour les droits de l’Homme – a souligné que la participation des victimes sera un élément clé du procès.

« L’entière et effective participation des victimes sera cruciale pour l’impact du procès », a ajouté Sidiki Kaba, Président d’honneur de la FIDH et responsable du Groupe d’action judiciaire de la FIDH. « Nous allons nous assurer que les victimes seront entendues à chaque stade de la procédure. »

Le budget des chambres permettra l’enregistrement des audiences ainsi que la mise en place d’un large programme de sensibilisation, afin de disséminer au Tchad et ailleurs les vertus pédagogiques de ce procès.

Une Commission d’enquête de 1992 a accusé Habré d’avoir volé l’équivalent de millions de dollars au Trésor tchadien, dont 11,6 millions de dollars la veille de sa fuite hors du pays, en 1990.

Les Chambres africaines extraordinaires disposent d’un budget de 7,4 millions d’euros. Les donateurs internationaux sont le Tchad (avec une contribution de deux milliards de francs CFA – environ trois millions d’euros) ; l’Union européenne (deux millions d’euros) ; les Pays-Bas (un million d’euros) ; l’Union africaine (un million de dollars) ; les Etats-Unis (un million de dollars) ; l’Allemagne (500 000 euros) ; la Belgique (500 000 euros) ; la France (300 000 euros) ; et le Luxembourg (100 000 euros).

Contexte

Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, date à laquelle il a été renversé par l’actuel président, Idriss Déby Itno, et s’est réfugié au Sénégal. Son régime à parti unique a été marqué par des atrocités commises à grande échelle, notamment par des vagues d’épuration ethnique. Les archives de la police politique de Habré, la Direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS), découvertes par Human Rights Watch en 2001, révèlent les noms de 1.208 personnes exécutées ou décédées en détention et de 12.321 victimes de violations des droits humains.

Les États-Unis et la France ont soutenu Habré, le considérant comme un rempart contre Mouammar Kadhafi et la Libye. Sous la présidence de Ronald Reagan, les Etats-Unis ont apporté en secret, et par le biais de la CIA, un soutien paramilitaire à Habré afin que celui-ci prenne le pouvoir dans son pays.

Habré a été inculpé une première fois au Sénégal en 2000. Mais les tribunaux sénégalais ont statué qu’il ne pouvait pas y être jugé, et ses victimes ont alors déposé plainte en Belgique. En septembre 2005, après quatre années d’enquête, un juge belge a inculpé Habré et la Belgique a demandé son extradition. Après que le Sénégal eut refusé d’extrader Habré vers la Belgique et rejeté au cours des trois années suivantes la demande de l’Union africaine de le juger à Dakar, la Belgique a décidé de porter l’affaire devant la Cour internationale de Justice (CIJ). L’administration Obama a également soutenu l’organisation d’un procès.

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Sénégal : Inauguration du tribunal spécial pour le procès de Hissène Habré / Les « Chambres Africaines Extraordinaires » poursuivront l’ancien dictateur tchadien

PARIS, France, 8 février 2013/African Press Organization (APO)/ — L’inauguration d’un tribunal spécial au Sénégal marque un tournant décisif dans la longue campagne pour traduire en justice l’ancien dictateur du Tchad Hissène Habré, a déclaré une coalition d’organisations de défense des droits humains aujourd’hui.

Habré est accusé de milliers d’assassinats politiques et de l’usage systématique de la torture lorsqu’il dirigeait le Tchad, de 1982 à 1990. Habré vit en exil au Sénégal depuis plus de 22 ans.

« J’ai attendu ce jour pendant 22 ans », a déclaré Souleymane Guengueng, qui a failli succomber aux mauvais traitements endurés pendant près de trois ans dans les prisons de Hissène Habré, puis a fondé l’Association des Victimes des Crimes du Régime de Hissène Habré (AVCRHH). « Je veux voir Habré comparaître devant la justice avant que d’autres victimes ne meurent. »

Le tribunal a été inauguré aujourd’hui par Ciré Aly Ba, Administrateur du tribunal, en présence des magistrats qui ont été désignés récemment.

Après l’élection de Macky Sall à la présidence du Sénégal en avril 2012 et l’arrêt de la Cour internationale de Justice du 20 juillet 2012 ordonnant au Sénégal de poursuivre en justice « sans autre délai » ou d’extrader l’ancien dictateur du Tchad, l’Union africaine et le Sénégal se sont mis d’accord sur un projet pour créer les « Chambres africaines extraordinaires » en vue de mener le procès au sein du système juridique sénégalais.

La phase préliminaire du procès, qui comprend une instruction conduite par quatre magistrats sénégalais, doit durer 15 mois. Elle sera vraisemblablement suivie d’un procès en 2014.

« Le Sénégal peut aujourd’hui garder la tête haute », a déclaré Alioune Tine, président de la Rencontre Africaine de Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), basée à Dakar. « Mon pays montre l’exemple au reste de l’Afrique en prouvant que les Africains peuvent régler leurs propres problèmes. L’époque où les despotes pouvaient vider leurs comptes en banque et se réfugier tranquillement dans un pays voisin est aujourd’hui révolue. »

Le Statut des Chambres extraordinaires prévoit la mise en place d’une chambre d’instruction, d’une chambre d’accusation, d’une chambre d’assises et d’une chambre d’appel. La chambre d’assises et la chambre d’appel seront chacune composée de deux juges sénégalais et d’un président originaire d’un autre pays membre de l’Union africaine, qui présidera les débats.

Les Chambres poursuivront « le ou les principaux responsables » des crimes internationaux commis au Tchad entre le 7 juin 1982 et le 1er décembre 1990. Il est toutefois possible que Hissène Habré soit la seule personne à être jugée devant ce tribunal.

Le Statut des Chambres extraordinaires prévoit la participation des victimes à tous les stades de la procédure en qualité de parties civiles, représentées par leurs avocats, ainsi que l’attribution de réparations en leur faveur.

« Nous allons démontrer que Habré dirigeait et contrôlait les forces de police qui ont tué ou torturé ceux qui s’opposaient à lui ou qui appartenaient simplement au mauvais groupe ethnique », a déclaré Jacqueline Moudeïna, avocate des victimes et présidente de l’ATPDH. « Les preuves montrent clairement que Habré n’était pas seulement politiquement responsable, mais aussi juridiquement responsable de graves crimes commis à grande échelle. »

Le Comité international pour le jugement équitable de Hissène Habré – regroupant notamment la RADDHO, l’Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l’Homme (ATPDH), l’AVCRHH, Human Rights Watch, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme et Agir ensemble pour les droits de l’Homme – a souligné que la participation des victimes sera un élément clé du procès.

« L’entière et effective participation des victimes sera cruciale pour l’impact du procès », a ajouté Sidiki Kaba, Président d’honneur de la FIDH et responsable du Groupe d’action judiciaire de la FIDH. « Nous allons nous assurer que les victimes seront entendues à chaque stade de la procédure. »

Le budget des chambres permettra l’enregistrement des audiences ainsi que la mise en place d’un large programme de sensibilisation, afin de disséminer au Tchad et ailleurs les vertus pédagogiques de ce procès.

Une Commission d’enquête de 1992 a accusé Habré d’avoir volé l’équivalent de millions de dollars au Trésor tchadien, dont 11,6 millions de dollars la veille de sa fuite hors du pays, en 1990.

Les Chambres africaines extraordinaires disposent d’un budget de 7,4 millions d’euros. Les donateurs internationaux sont le Tchad (avec une contribution de deux milliards de francs CFA – environ trois millions d’euros) ; l’Union européenne (deux millions d’euros) ; les Pays-Bas (un million d’euros) ; l’Union africaine (un million de dollars) ; les Etats-Unis (un million de dollars) ; l’Allemagne (500 000 euros) ; la Belgique (500 000 euros) ; la France (300 000 euros) ; et le Luxembourg (100 000 euros).

Contexte

Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, date à laquelle il a été renversé par l’actuel président, Idriss Déby Itno, et s’est réfugié au Sénégal. Son régime à parti unique a été marqué par des atrocités commises à grande échelle, notamment par des vagues d’épuration ethnique. Les archives de la police politique de Habré, la Direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS), découvertes par Human Rights Watch en 2001, révèlent les noms de 1.208 personnes exécutées ou décédées en détention et de 12.321 victimes de violations des droits humains.

Les États-Unis et la France ont soutenu Habré, le considérant comme un rempart contre Mouammar Kadhafi et la Libye. Sous la présidence de Ronald Reagan, les Etats-Unis ont apporté en secret, et par le biais de la CIA, un soutien paramilitaire à Habré afin que celui-ci prenne le pouvoir dans son pays.

Habré a été inculpé une première fois au Sénégal en 2000. Mais les tribunaux sénégalais ont statué qu’il ne pouvait pas y être jugé, et ses victimes ont alors déposé plainte en Belgique. En septembre 2005, après quatre années d’enquête, un juge belge a inculpé Habré et la Belgique a demandé son extradition. Après que le Sénégal eut refusé d’extrader Habré vers la Belgique et rejeté au cours des trois années suivantes la demande de l’Union africaine de le juger à Dakar, la Belgique a décidé de porter l’affaire devant la Cour internationale de Justice (CIJ). L’administration Obama a également soutenu l’organisation d’un procès.

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Entretien de Yamina Benguigui avec Aubin Minaku Ndjalandjoko, président de l’assemblée nationale de la République Démocratique du Congo (8 février 2013)

PARIS, France, 8 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie, s’entretient aujourd’hui avec Aubin Minaku Ndjalandjoko, président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo.

La ministre déléguée et Aubin Minaku Ndjalandjoko qui participe actuellement à l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, aborderont la situation intérieure en République démocratique du Congo, notamment dans les Kivus, et le calendrier des réformes législatives en cours.

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L’Union Africaine salue la mise en place du gouvernement d’union nationale en République Centrafricaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 8 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Nkosazana Dlamini Zuma, salue la mise en place du Gouvernement d’union nationale en République centrafricaine (RCA). Elle félicite toutes les Parties centrafricaines pour leur engagement et sens du compromis, et les exhorte à ne ménager aucun effort en vue de la mise en œuvre scrupuleuse des Accords de Libreville du 11 janvier 2013.

La Présidente de la Commission exprime, encore une fois, la gratitude de l’UA aux dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) pour leurs efforts, et particulièrement au Président Denis Sassou Nguesso, Président du Comité de Suivi des Accords de Libreville. Elle se réjouit de la nomination du Représentant spécial du Président du Comité de Suivi à Bangui, en la personne du Général Noël Léonard Essongo.

La Présidente de la Commission exprime également la reconnaissance de l’UA aux Nations unies pour leur assistance à la mise en œuvre des Accords de Libreville. Elle exhorte, encore une fois, tous les partenaires de la RCA à apporter l’appui requis au nouveau Gouvernement d’union nationale, afin qu’il puisse mener à bien la mission qui lui a été confiée.

La Présidente de la Commission réitère l’engagement de l’UA à continuer d’appuyer le suivi et la mise en œuvre des Accords de Libreville.

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