Soudan – Soudan du Sud (19 février 2013)

PARIS, France, 19 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La France est préoccupée par la poursuite des combats entre le gouvernement soudanais et le Mouvement populaire de libération du Soudan/branche Nord (MPLS/N), dans les Etats du Nil bleu et du Sud Kordofan. Elle appelle les parties à négocier au plus vite un accord de cessation des hostilités et à trouver un règlement politique à cette crise, comme l’ont demandé de manière répétée l’Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations unies.

La France appelle par ailleurs à permettre à l’aide humanitaire d’accéder à ces deux régions, conformément à l’engagement pris par le gouvernement soudanais et le MPLS/N en août 2012 auprès de l’Union africaine, de la Ligue arabe et des Nations unies.

La France est également préoccupée par le manque de progrès dans la mise en œuvre des accords du 27 septembre 2012 entre le Soudan et le Soudan du Sud et les rapports faisant état de renforcements de troupes à la frontière. Elle appelle instamment les autorités des deux pays à activer immédiatement la zone démilitarisée le long de la frontière et à déployer les observateurs prévus par les accords du 27 septembre 2012.

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Les forêts communautaires du Cameroun sous la menace d’un projet monstre d’huile de palme

JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 19 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Une proposition controversée d’une plantation d’huile de palme par la société agro-alimentaire basée à New York, Herakles Farms, menace les moyens de subsistance des communautés vivant dans la forêt tropicale côtière du Cameroun, et émettrait de massives quantités de carbone, selon de nouvelles enquêtes de Greenpeace USA.

“Le projet d’Herakles Farms peut très bien être perçu comme un exemple au sens large d’accaparement des terres en Afrique. La société n’y voit qu’une occasion de faire de l’argent, ignorant le fait qu’elle détruirait une forêt tropicale de grande biodiversité, et au détriment des moyens de subsistance de la population locale,” dit Irène Wabiwa, Chargée de la campagne Forêts pour Greenpeace Africa.

Sortie aujourd’hui, le rapport : Herakles Farms in Cameroon: A showcase in bad palm oil production (Herakles Farms au Cameroun: une vitrine de mauvaise production d’huile de palme) décrit comment au moins 85% des 73,000 hectares d’une concession dans le sud-ouest du Cameroun, sont constitués de forêt naturelle dense. Cela veut dire que près de 9.5 millions de tonnes de carbone pourrait être relâchés dans l’atmosphère une fois la zone rasée, soit l’équivalent de tout le carbone émis en une année par presque 7 millions de voitures [1]

Le rapport expose aussi comment la société Herakles essaie de pousser le projet, malgré le fait qu’elle soit en infraction avec la loi nationale, malgré de grosses incohérences dans son étude d’impact environnemental, et malgré l’opposition des résidents.

“Nous travaillons dans cette région depuis 17 ans. La plantation proposée s’établit au cœur de 5 zones protégées et toute tentative d’ouverture aura des effets catastrophiques pour l’environnement,” dit Nasako Besingi, Directeur de l’ONG camerounaise, SEFE, qui milite contre le projet depuis plusieurs années.

Les opposants au projet au Cameroun, y compris Besingi, ont été sujets à des intimidations et arrestations arbitraires. La zone de concession, d’un taille d’environ 100,000 terrains de football, abrite des espèces en danger, telles que la sous-espèce de Chimpanzé Nigeria-Cameroun, l’Eléphant des forêts et le Drill, ainsi que de nombreux amphibiens, oiseaux et animaux rares.

”Herakles Farms a désigné Nestlé, Unilever, McDonalds et Walmart comme clients potentiels pour son huile de palme, ce qui est impossible. Ces sociétés se sont engagées à des politiques d’achat qui ne leur permettent pas d’acheter de l’huile de palme à des compagnies comme Herakles ,” dit Rolf Skar, Directeur de la campagne Forêts pour Greenpeace USA.

L’an passé, la filiale d’Herakles Farms’ au Cameroun SGSOC, a retiré son adhésion à la Table Ronde sur l’Huile de Palme Durable (RSPO) démontrant son incapacité à satisfaire les standards de la certification même les plus basiques et imparfaits de l’huile de palme.

La production d’huile de palme en Afrique sub-saharienne s’est largement répandue ces dernières années, et pourrait bien apporter le coup de fouet tant nécessaire aux économies locales et nationales. Mais lorsqu’elle est mal faite, elle peut détruire des régions de beauté naturelle et les moyens de subsistance des fermiers locaux.

Notes aux editeurs:

1. Estimant 151 Mg C/ha (biomasse aérienne et biomasse souterraine) pour une couverture de la canopée au-delà de 30% (Saatchi et al. 2011. PNAS 108:9899-9904), ce qui serait le cas pour la forêt à canopée fermée dans la zone de concession. Basée sur les estimations de carbone de US Environmental Protection Agency estimates of carbon produced by one car in a year 1.39 tonnes of: www.epa.gov/otaq/climate/documents/420f11041.pdf

2. Le dossier Herakles Farms peut être téléchargé ici: www.greenpeace.org/africa/Global/africa/publications/HeraklesCrimeFile-web-feuilles-doubles.pdf

3. La note de briefing de Greenpeace International sur la production d’huile de palme peut être téléchargée ici: http://www.greenpeace.org/international/en/publications/Campaign-reports/Forests-Reports/Palm-Oils-New-Frontier/

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La BAD lance l’autoroute de l’information en Afrique

TUNIS, Tunisie, 19 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) a récemment lancé un ambitieux programme, qui vise à améliorer de façon substantielle la gestion et la diffusion des données en Afrique.

Objectif ultime : favoriser un plus large accès du public aux statistiques officielles. Lancé en novembre 2012, dans le cadre d’une initiative plus vaste de la BAD visant à renforcer les capacités statistiques en Afrique, ce programme entend aussi appuyer les pays du continent dans les efforts qu’ils déploient pour améliorer la qualité et la diffusion des données, tout en facilitant l’élaboration, le suivi et l’évaluation des politiques à l’œuvre.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/african-development-bank.jpg

Les travaux, poursuivis simultanément dans plusieurs pays et institutions africains, ont été parachevés dans treize pays (Cap-Vert, République démocratique du Congo, Cameroun, Congo, Malawi, Mozambique, Namibie, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie, Tunisie, Zimbabwe, Zambie), ainsi qu’au sein d’une institution panafricaine – la Commission de l’Union africaine. Le programme prévoit la création de plateformes informatiques communes avec la mise en place de portails de données dans l’ensemble des 54 pays du continent et de 16 organisations régionales et sous-régionales africaines, d’ici à la fin juillet 2013.

L’objectif est double : établir, en temps réel, des liens directs sur les données, entre la BAD et les agences nationales de statistiques, les banques centrales et les ministères de tutelle des pays africains, d’une part ; et associer les pays les uns aux autres, ainsi qu’aux partenaires au développement, d’autre part.

Voilà qui facilitera les échanges, la validation, l’analyse et la diffusion des données. Cette approche, qui s’appuiera sur les normes et directives internationales, permettra, non seulement de faciliter l’accès aux données et métadonnées statistiques des pays africains, mais aussi d’améliorer la qualité des données nationales afin qu’elles puissent se prêter à comparaison.

Ainsi harmonisées, plus adéquates, celles-ci s’avéreront, in fine, plus fructueuses à l’usage.

La plateforme informatique en cours de déploiement en Afrique dispose également d’un outil de présentation qui favorise un transfert fluide des données nationales vers le portail statistique de la BAD. Pour ce faire, le département des statistiques de la BAD a collaboré avec celui du FMI, en vue d’aider les pays à rédiger leurs pages nationales de données synthétiques, dans le cadre de leur préparation à l’adhésion aux Normes spéciales de diffusion des données renforcées (NSDD-Plus).

La Banque a également noué un partenariat avec l’Union européenne, dans le but de faciliter l’accès aux données et aux outils permettant de simuler diverses politiques agricoles alternatives. L’outil de présentation des données fera de la BAD le dépositaire des données clés sur le développement en Afrique, et la plaque tournante de l’échange de données avec les partenaires internationaux au développement. Autre avantage : la charge de travail liée à la collecte des données des pays africains sera considérablement réduite, car il suffira désormais de télécharger en une fois les données dans le système de la BAD puis de les partager avec les différents partenaires au développement.

Cette initiative de la BAD offre aux pays africains l’opportunité, unique, de prendre les devants dans la mise en œuvre de normes statistiques à l’échelle régionale, tout en facilitant l’accès à leurs données respectives via une plateforme commune. Outre le fait de révolutionner la gestion et la diffusion des données sur le continent, ce programme permettra à l’Afrique de participer plus efficacement à l’économie mondiale de l’information.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

Contact :

Charles Leyeka Lufumpa

Directeur, Département des statistiques

Banque africaine de développement

Tél : +216 71 10 21 75 (bureau) ; +216 98 70 23 64 (portable)

c.lufumpa@afdb.org

À propos de la Banque africaine de développement :

La Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) est une institution de développement multilatérale, créée pour contribuer au développement économique et au progrès social des pays africains. Le Groupe de la Banque africaine de développement se compose de trois entités : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). En tant qu’institution de financement du développement par excellence sur le continent, la BAD a pour mission de contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie des Africains. Pour plus d’informations : http://www.afdb.org.

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Le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi sera en visite officielle en Afrique du Sud et en Russie

BEIJING, Chine, 19 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei annonce :

Sur l’invitation de la Ministre des Relations internationales et de la Coopération de la République d’Afrique du Sud Maite Nkoana-Mashabane et du Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergueï Lavrov, le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi effectuera une visite officielle en Afrique du Sud et en Russie du 17 au 23 février.

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Mali : pour une intervention articulée autour et en faveur des droits humains

PARIS, France, 19 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Depuis l’adoption, le 20 décembre 2012, de la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui prévoit le déploiement d’une Mission internationale de soutien au Mali (la MISMA) et la formation des forces armées maliennes aux droits humains, la situation a nettement évolué. Les forces armées françaises et maliennes ont engagé une intervention militaire et se sont largement déployées dans le Nord du pays.

Cette évolution entraîne une réflexion et des débats au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, de la CEDEAO, et de l’Union africaine, sur l’évolution des dispositifs prévus par la résolution 2085, afin de déterminer la forme et l’articulation des différentes forces et mécanismes prévus en soutien aux autorités maliennes dans la crise actuelle.

Parmi les premières décisions, les États membres de l’Union africaine ont, en accord avec la CEDEAO, approuvé l’envoi de forces militaires supplémentaires et le déploiement d’observateurs des droits humains, en coordination avec la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP).

Les autorités maliennes quant à elles, ont adopté une feuille de route pour la transition, prévoyant notamment la tenue d’élections générales le 31 juillet 2013.

La Conférence des donateurs tenue à Addis-Abeba le 29 janvier a décidé d’accorder à la situation au Mali une enveloppe de plus de 455 millions de dollars qui servira à prendre en charge la MISMA, la restructuration de l’armée malienne ainsi que pourvoir à l’aspect humanitaire de la crise, soit la moitié du budget calculé par la CEDEAO pour cette occasion.

L’Union européenne (UE) s’est engagée à délivrer une aide humanitaire et à déployer une mission destinée à contribuer à la formation des forces armées maliennes y compris en matière de droit international humanitaire, de protection des civils et de droits humains. En outre, l’UE prévoit une aide financière et logistique pour le déploiement de la MISMA, la reprise graduelle de l’aide au développement, couplées de mesures d’appui concrètes à la mise œuvre de la feuille de route.

La FIDH, son organisation membre au Mali, l’AMDH et l’UIDH saluent les engagements du Mali et de la communauté internationale en faveur de la sortie de crise au Mali et les appellent à mettre en place un dispositif original et effectif pour assurer une coordination efficace de leurs interventions, et aux fins que ces interventions garantissent le respect du droit international humanitaire et des droits humains, œuvrent au renforcement de ces droits et assurent la lutte contre l’impunité.

Résolution du conflit

La FIDH, l’AMDH et l’UIDH appellent à la plus grande vigilance concernant les risques toujours existants d’actions terroristes et de déstabilisation de la part de groupes armés, de perpétration de violations des droits humains et d’instabilité politique qui en résulterait tant au Mali que dans la sous-région. Nos organisations appellent l’ensemble des acteurs de la région et des instances internationales à assurer que leur mobilisation de lutte contre le terrorisme respecte les droits humains, assoie des processus démocratiques et s’accompagne de politiques de développement à même de contrer les extrémismes.

Financement

Nos organisations saluent les résultats de la Conférence des donateurs. Nous appelons la communauté internationale à décider rapidement de la structure de coordination du financement de leur soutien au Mali, et les encourageons à mobiliser les fonds restants pour assurer un soutien complet à la stabilisation du Mali.

Composition, mandat et coordination des interventions armées

Dans le cadre du déploiement des forces armées de différents pays et institutions, nos organisations appellent

-la mise en œuvre de mécanismes de vérification pour assurer qu’aucun responsable de violations des droits humains n’y soit intégré ;

– un mandat et les moyens opérationnels nécessaires pour assurer la protection des civils et des défenseurs des droits humains ;

– des structures de commandement clairs et unifiés, intégrant une communication rapprochée avec la société civile pour garantir l’accès humanitaire et des observateurs indépendants de la société civile aux zones de conflit.

Formation des forces armées aux droits humains

Nos organisations félicitent les décisions des autorités maliennes, appuyées par le Conseil de sécurité des Nations unies, de former les forces armées maliennes au respect des droits humains et du droit international humanitaire, et l’engagement, par l’Union européenne, de contribuer à cette formation avec le déploiement d’une EU Training Mission (EUTM). Nous appelons dans ce contexte à ce que :

– les Nations unies, l’Union africaine et la CEDEAO s’assurent que toutes les troupes qu’elles déploient bénéficient d’une formation au respect des droits humains et du droit international humanitaire

– les formateurs soient des experts juristes dotés d’une expérience de terrain de prévention, contrôle ou de traitement des violations des droits humains en période de conflit ;

– les formations contribuent effectivement, et à chaque étape des interventions (planification, commandement, exécution et monitoring), à l’instauration de garanties permettant la prévention, le contrôle, la remédiation et le rapport des violations des droits humains ;

– les formations s’accompagnent d’un reporting public régulier (à intervalles suffisamment courts pour permettre un contrôle effectif des opérations) des activités de formation réalisées, des mesures prises ainsi que des résultats acquis en matière de protection des droits humains.

Observateurs des droits humains

Nos organisations accueillent l’annonce du déploiement des observateurs des Nations unies et de l’Union africaine sur le terrain, en charge d’enquêter sur l’évolution de la situation des droits humains au Mali, et appellent en particulier à ce que ces observateurs :

– soient en nombre suffisamment important pour couvrir l’ensemble du territoire et des opérations ;

– travaillent sous une direction commune, en étroite collaboration avec les formateurs des forces armées ;

– surveillent, documentent et le cas échéant dénoncent les violations des droits humains commises par toutes les parties ;

– puissent enquêter sur les violations des droits humains intervenues sur l’ensemble du territoire malien, au delà des dispositions prévues par la résolution 2085;

– accompagnent les autorités maliennes dans la prévention, la documentation, la répression et la réparation des violations des droits humains et la préparation du processus de justice, vérité et réconciliation décidé dans la feuille de route, en étroite coopération avec la Cour pénale internationale ;

– accordent une attention particulière aux crimes sexo-spécifiques ;

– œuvrent en étroite collaboration avec la société civile, tout particulièrement les associations maliennes de défense des droits humains.

Sanctions

Pour compléter l’arsenal de mesures d’encadrement des missions accordées aux forces armées impliquées dans les opérations et diminuer le risque de violations des droits humains, nos organisations appellent le Conseil de sécurité des Nations unies à annoncer que les acteurs présumés être impliqués dans la violation des droits humains et qui refuseraient de coopérer avec les institutions et mécanismes de lutte contre l’impunité, pourront faire l’objet de sanctions individuelles.

Feuille de route politique

Nos organisations saluent l’adoption de la feuille de route pour la transition des autorités maliennes, et l’engagement des autorités intérimaires à la tenue d’élections générales. Elles saluent également le soutien de la présence multidisciplinaire des Nations unies à Bamako et les engagements bilatéraux d’autres membres de la communauté internationale, en faveur de l’établissement de l’état de droit et la réalisation de la feuille de route de transition.

Nos organisations appellent dans ce contexte les autorités maliennes, avec le soutien de la communauté internationale, à commencer immédiatement les préparatifs nécessaires à l’organisation, l’observation et la certification d’élections générales – notamment l’établissement du fichier électoral et la formation des observateurs indépendants – pour la tenue d’élections libres, indépendantes et transparentes, garantissant la participation inclusive de la population malienne, y compris les populations déplacées et réfugiées ;

Nos organisations reconnaissent, à l’instar de la feuille de route, qu’une partie essentielle de la transition politique au Mali est aussi le dialogue avec les parties en conflit. Elles appellent les autorités à établir un cadre de dialogue avec l’ensemble des représentants légitimes des populations du Nord et les groupes armés non-terroristes, en plus des élus locaux et de la société civile.

Nous appelons aussi la communauté internationale à soutenir l’établissement de la Commission Nationale de Dialogue et de Réconciliation prévue dans la feuille de route, en offrant expertise et soutien technique pour assurer que cette commission soit représentative, transparente et inclusive.

Supervision indépendante internationale de l’évolution des droits humains

Nos organisations appellent enfin le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, à mettre en place une supervision indépendante internationale de l’évolution des droits humains au Mali. Ce mécanisme assurerait le suivi des recommandations adressées par la Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme aux autorités maliennes, coordonnerait les recommandations de l’ensemble des observateurs déployés sur le terrain, assisterait le gouvernement malien dans la mise en œuvre de la feuille de route, et ferait rapport au Conseil de sécurité et au Conseil des droits de l’Homme.

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Communiqué technique – France/Mali

PARIS, France, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, recevra M. Diango Cissoko, Premier ministre du Mali, mardi 19 février à 15h45 au Quai d’Orsay.

Un tour image est prévu au début de l’entretien à 15h45. Les deux ministres tiendront également un point de presse à l’issue de leur rencontre, vers 16h30. Les journalistes, photographes et cameramen intéressés sont invités à se présenter, munis de leur carte de presse, à partir de 15h30, à l’entrée située au 1 rue Robert Esnault-Pelterie, Paris 7e (face à l’aérogare des Invalides).

L’accréditation est ouverte, d’ici le 19 février à 12h, à l’adresse suivante :

accreditations-vo.dcp-presse@diplomatie.gouv.fr

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Allocution de l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Allocution de l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine, à l’ouverture de la session extraordinaire de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CENSAD

Excellence M. le Président Idriss Deby Itno, Président de la République du Tchad, Président de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens,

Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Excellence M. le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République du Tchad,

Excellences Messieurs les Présidents des Institutions de la République du Tchad,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres, Président et Membres du Conseil Exécutif de la CENSAD,

Excellence M. le Secrétaire Général par intérim de la CENSAD,

Tous Protocoles observés,

C’est un honneur et un privilège pour le Représentant de la Commission de l’Union Africaine que je suis d’exprimer notre haute appréciation à S.E. M. le Président Idriss Deby Itno pour tous les efforts qu’il a déployés pour la relance de la CENSAD et la redynamisation de ses activités. Je vous apporte les salutations déférentes de la Présidente de la Commission, Madame Dlamini Zuma, qui regrette de ne pouvoir être personnellement présente à ce Sommet, et qui vous exprime ses vœux de plein succès.

Excellences,

Ce Sommet marque un temps fort dans l’œuvre de stimulation des structures et des institutions de la CENSAD ainsi que du recentrage de ses activités sur la coopération pour le Développement durable et sur les questions de paix et de sécurité. La situation unique de la CENSAD en tant que Communauté regroupant des Etats appartenant à quatre régions de notre continent a un impact direct sur les performances de l’Union Africaine. Il est donc heureux que la dynamisation de la CENSAD prenne valeur de contribution précieuse de votre part à la promotion du Panafricanisme et de la Renaissance africaine en cette année de célébration du 50ème anniversaire de l’OUA-UA dans l’attachement aux valeurs référentielles partagées des peuples africains. La mobilisation remarquable de l’Afrique, y compris la contribution exemplaire du Tchad à la libération du Septentrion malien, est de bon augure à cet égard.

Excellences,

Autant le potentiel des Etats sahélo-sahariens est considérable pour des apports qualitatifs et quantitatifs de grande portée au développement et à l’intégration de l’Afrique, autant l’espace sahélo-saharien abrite actuellement prés des 2/3 des foyers de crise et des conflits qui affligent notre continent.

La résurgence de la crise en RCA est venue, en Décembre dernier, mettre en évidence les exigences d‘une sortie de crise effective avec un accompagnement conséquent de la Communauté internationale.

Les fragilités inhérentes au milieu naturel et les vulnérabilités dues à des méfaits humains donnent une acuité et une urgence toute particulières à la prise en charge des défis de l’espace sahélien dont la tragique épreuve imposée au Mali est une expression éclatante.

L’Union Africaine qui a adopté une « Stratégie Sahel » tendue vers la sécurité collective et le Développement durable ne ménagera aucun effort pour contribuer à la victoire du Mali sur le terrorisme et le crime organisé transnational en tant que passage obligé de l’œuvre salutaire de redressement du Sahel et de renaissance de l’Afrique dans son ensemble.

Je vous remercie de votre attention.

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Sahara occidental / Déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, est venu à Paris, dans le cadre d’une tournée dans les pays du Groupe des Pays Amis du Sahara. A quel niveau a-t-il été reçu et quelle est la teneur des entretiens?

Au moment où la France est engagée dans la guerre contre le terrorisme au Mali et plus généralement dans cette région sahélo-saharienne, contre la sécession et pour l’intégrité des Etats, quel est le message urgent de Paris à délivrer à M. Ross en fonction des aspirations des jeunes du Sahara à s’engager dans des opérations narco-terroristes ?

R – Lors de son passage à Paris, M. Christopher Ross a été reçu par les services de la Présidence de la République et du Premier ministre ainsi que par des hauts-fonctionnaires du ministère des affaires étrangères.

Nous soutenons depuis longtemps la recherche d’une solution juste, durable et mutuellement agréée, sous l’égide des Nations unies et conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.

La France soutient également les efforts de Christopher Ross pour poursuivre les négociations entre les parties, et appuie le plan d’autonomie marocain, tel qu’il avait été présenté en 2007, qui constitue la base sérieuse et crédible d’une solution négociée.

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Adhésion de la Côte d’Ivoire à la cour pénale internationale

PARIS, France, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

La France salue la ratification par la Côte d’Ivoire du statut de Rome instituant la cour pénale internationale (CPI). Cette décision importante confirme l’engagement des États du continent africain dans la lutte contre l’impunité. La Côte d’Ivoire devient ainsi le 122e État partie au Statut de la CPI.

Nous renouvelons également notre souhait de voir tous les États à adhérer au statut de la CPI, qui constitue l’unique juridiction pénale internationale permanente et à vocation universelle.

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Déplacement au Mali de M. Pascal Canfin (18-19 février 2013)

PARIS, France, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

Alors que l’Union européenne et la France ont annoncé le 12 février dernier la reprise de l’aide au développement au Mali, M. Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, est au Mali aujourd’hui et demain afin de faire un point opérationnel sur l’ensemble des besoins d’urgence et de plus long terme pour le développement au Mali.

M. Pascal Canfin rencontrera les autorités maliennes, ainsi que l’ensemble des acteurs concernés (Agence française de développement, dont le bureau de Bamako est de nouveau ouvert, représentants des agences de l’ONU, ONG humanitaires et de développement).

Dans la perspective de la conférence des donateurs pour le développement du Mali, co-organisée par l’Union européenne et la France et qui aura lieu dans les prochaines semaines à Bruxelles, ce déplacement permettra également de contribuer à la mise en place, en coordination avec les autorités maliennes, d’un plan d’action pour le développement.

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