L’Union Africaine demande instamment aux tribus Soudanaises en conflit au nord du Darfour de cesser les hostilités

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, exprime sa profonde préoccupation face à la reprise des combats entre les tribus Abbala et Beni Hussein à El Sereif, au nord du Darfour. Ces affrontements ont causé un nombre considérable de victimes et provoqué des souffrances renouvelées, ainsi que des déplacements de populations civiles dans la région. Les affrontements entre ces deux tribus ont éclaté le 5 janvier 2013 et ont pour objet le contrôle des mines d’or dans la région de Djebel Amer.

La Présidente de la Commission exhorte toutes les parties à faire preuve de retenue et à s’abstenir de toute action qui pourrait mettre en péril l’Accord de cessation des hostilités signé entre les deux tribus, le 17 janvier 2013, en préparation de la conférence de réconciliation qui sera convoquée par le Wali du Nord-Darfour au mois d’avril de cette année.

La Présidente de la Commission se félicite de l’Opération hybride UA-Nations unies au Darfour (MINUAD) pour son soutien aux efforts de réconciliation en cours entre ces tribus. Elle appelle toutes les parties au conflit à assurer un accès complet et sans entrave de la MINUAD et de la communauté humanitaire dans la zone récemment affectée par les combats, pour leur permettre d’évaluer la situation et de fournir l’aide nécessaire à la population affectée.

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Les petits exploitants risquent d’être exclus de la certification des biocarburants

ROME, Italie, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Selon un nouveau rapport de la FAO, la structure des dispositifs de certification des biocarburants rend l’exportation difficile pour les petits agriculteurs et nombre de pays en développement.

Ce rapport, intitulé Biofuels and the Sustainability Challenge, conclut que les systèmes de certification actuels, volontaires et pour l’essentiel privés, pourraient exclure les petits exploitants, car ils sont majoritairement conçus pour l’agro-industrie à grande échelle. Beaucoup de ces systèmes font un usage intensif de données et d’informations, entraînant des coûts et exigeant des capacités souvent hors de portée des petits agriculteurs.

D’après le rapport, ces dispositifs, tels qu’ils sont structurés, tendent à favoriser les grands acteurs et incitent à augmenter la production pour absorber les coûts de certification.

Quoi qu’il en soit, la certification peut avoir des effets positifs sur le secteur, notamment améliorer l’efficience de la filière d’approvisionnement, réduire les risques, renforcer la transparence et sensibiliser aux problèmes qui touchent cette filière.

Accès aux marchés

Néanmoins, dans la mesure où ils servent à contrôler les importations, ces systèmes peuvent entraver les échanges et limiter l’accès aux marchés – en particulier pour les pays en développement disposant d’avantages comparatifs en termes de production, qui voient dans ce secteur une réelle occasion d’aller de l’avant et de vaincre la pauvreté rurale et les taux de chômage élevés.

Nombre de pays en développement, explique encore le rapport, craignent que les systèmes de certification ne deviennent indirectement des obstacles au commerce s’ils ne sont pas gérés correctement.

Par exemple, alors qu’il est facile pour les producteurs des pays industrialisés de se plier aux exigences portant sur les opportunités de formation à offrir aux agriculteurs salariés, des impératifs de ce type peuvent être beaucoup plus difficiles à satisfaire pour les petits producteurs des pays en développement.

De même, il est d’usage que les grandes entreprises conservent les documents financiers nécessaires aux audits, tandis que les petits exploitants gardent en mémoire les données relatives aux rendements, aux engrais ou aux autres intrants nécessaires à l’estimation des émissions de gaz à effet de serre.

Pour améliorer le recours à la certification, les gouvernements et les organisations internationales des pays consommateurs et producteurs devraient instaurer des mécanismes complémentaires afin de créer un environnement porteur, suggère le rapport.

Législation nationale

Parmi ces mécanismes pourraient figurer la législation nationale, les politiques en matière de marchés publics, les incitations fiscales, les allégements fiscaux et les aides à la création. Les institutions financières ont aussi un rôle important à jouer pour appuyer ces dispositifs et les rendre possibles.

Une des façons de réduire les coûts pour les petits exploitants, ajoute le rapport, consiste à privilégier les organismes d’inspection locaux. Ceux-ci sont moins coûteux pour les producteurs, plus à même de conduire des contrôles inopinés et généralement mieux informés des caractéristiques des sites.

En conclusion, d’après le rapport, la certification des biocarburants a des effets positifs, négatifs et ambivalents. Elle peut avoir des retombées environnementales positives si elle facilite l’inventaire et l’aménagement des forêts, la sylviculture, la protection de la biodiversité, son suivi et le respect des règles en la matière.

L’incidence économique peut, elle aussi, être positive si la certification assure un surprix aux fournisseurs, une rémunération décente aux travailleurs et garantit l’accès aux marchés. Le revers de la médaille concerne les effets négatifs sur les petits exploitants, qui semblent avoir été écartés des systèmes de certification, conclut le rapport.

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Djibouti : Arrestations massives d’opposants au lendemain des élections

PARIS, France, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La FIDH et son organisation membre, la Ligue djiboutienne des droits Humains (LDDH), s’inquiètent des arrestations massives de membres de l’opposition, à Djibouti deux jours après des élections législatives marquées par de très nombreuses irrégularités entachant leur crédibilité. Alors que doit se tenir dans l’après-midi un meeting d’information de l’opposition, la FIDH et la LDDH interpellent les autorités djiboutiennes pour qu’il ne soit pas fait un usage disproportionné de la force publique, qu’elles stoppent immédiatement la vague d’arrestation en cours et libèrent les personnes arrêtées.

Depuis hier les autorités djiboutiennes mènent une vague d’arrestation sans précédent à Djibouti, la quasi-totalité des leaders de l’opposition ayant été arrêtés ou placés en résidence surveillées. Ainsi, M. Ahmed Youssouf, président de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD) et M. Ahmed Dini, président du Parti populaire djiboutien (PPD), ont été arrêtés ce matin vers 10h30. M. Ahmed Youssouf Houmed, président de l’Union pour le salut national (USN) et Ismaël Guedi Hared, tête de liste de l’USN pour la circonscription de Djibouti-ville, ont été arrêté et conduits au Commissariat de police de la capitale sous la responsabilité du colonel Omar Hassan, chef de la sécurité publique. Ils viennent d’être libérés. Pour sa part, M. Sougueh Ahmed Robleh, le président du Mouvement pour le développement et la liberté (MoDel), formation membre de l’USN, est détenu au commissariat de police de la cité Hodane dans la quartier périphérique de Balbala avec trente partisans de l’USN. M. Daher Ahmed Farah dit « DAF », président du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (MRD) et porte-parole des partis d’opposition a, quant à lui, été placé ce matin sous résidence surveillée. La veille, M. Abdourahman Mohamed Guelle, le Maire de Djibouti et deux de ses adjoints, MM. Ali Mohamed Dato et Aden Dalieh Dirieh ont eux aussi été arrêtés, conduits au commissariat central de police de la capitale puis libérés après avoir été interrogés par le chef de la police, le colonel Abdillah Abdi Farah, sur le meeting d’information de l’USN prévu pour le lendemain.

En outre, 120 partisans de l’opposition ont été arrêtés dans la nuit du 24 au 25 février et sont détenus au centre de retenue administrative de Nagad. 7 militants de l’opposition arrêtés la même nuit au quartier 7 bis et au Vieux Balbala (Balbala Caadi) demeurent toujours non-localisables. En effet, plusieurs témoins ont affirmé que dans la nuit du 24 au 25 février, l’armée, notamment la Garde républicaine, la police et la gendarmerie, s’étaient largement déployés dans la capitale et avaient bloqué tous les accès de plusieurs quartiers populaires de la capitale dont le quartier de Balbala et que la police et la gendarmerie avaient procédé à de nombreuses arrestations.

En dépit de cette vague d’arrestations, des milliers de militants de l’opposition doivent se retrouver cet après-midi à 15 heures aux alentours de l’Avenue Nasser, prêts à prendre part à un meeting d’information qui a été interdit par le Ministre de l’intérieur.

« Ces arrestations jettent le discrédit sur la légalité du scrutin législatif et sur la volonté des autorités de permettre un réel pluralisme politique. Il est impératif que les arrestations, les actes de représailles et d’intimidations cessent, et que soit garantie la liberté de manifestation à Djibouti » a déclaré Paul Nsapu, Secrétaire-général de la FIDH.

Les élections législatives se sont tenus le 22 février 2013 dans un climat tendu et, selon les résultats donnés par le ministre de l’Intérieur Hassan Darar Houffaneh, ont été remportées par l’Union pour la majorité présidentielle (UMP), la coalition des partis au pouvoir, qui empocherait 80% des 65 sièges de députés selon la nouvelle loi électorale. Pour la seule ville de Djibouti où vivent les trois quarts des habitants du pays, « l’UMP a eu 49,39% des voix contre 47,61% pour l’opposition », a-t-il déclaré à la presse.

Des observateurs ont toutefois relevé de nombreuses irrégularités au cours des opérations électorales qui semble avoir été marquées par de nombreuses fraudes, en particulier dans les villes Obock, Tadjourah et Dikhil : manque de cartes électorales, expulsion des représentants de l’opposition des bureaux de vote, présence de la Garde républicaine à l’entrée de bureaux de vote, filtrage des entrées par des militants du parti au pouvoir, « bourrage » d’urne à l’issue du scrutin, etc.

La FIDH et la LDDH appellent la communauté internationale, et en particulier l’Union africaine (UA), la Ligue des États arabes (LEA), l’Organisation de la conférence islamique (OCI), et l’Autorité intergouvenementale pour le développement (IGAD) dont des observateurs électoraux ont été dépêchés dans le pays ; la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples ; les Nations Unies et l’Union européenne à :

• dénoncer les pratiques contraires aux droits humains du pouvoir djiboutien particulièrement dans le contexte post-électoral actuel ;

• se prononcer sur les conditions d’exercice du vote et la validité du scrutin ;

• rappeler les autorités djiboutiennes à se conformer à leurs engagements régionaux et internationaux ;

Contexte

Pour la première fois depuis près de dix ans, les partis politiques de l’opposition djiboutienne avaient décidé de prendre part aux élections législatives. Réunis depuis un mois au sein de l’Union pour le salut national (USN), plusieurs de leurs représentants ont, depuis lors, eu à faire face à des arrestations et détentions arbitraires, actes de harcèlement et autres formes d’intimidation. Depuis son retour d’exil le 13 janvier 2013, Daher Amhed Farah, président du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (MRD), et porte parole de l’USN a été arrêté à quatre reprises.

Depuis plus de dix ans, les opposants, les syndicalistes, les défenseurs des droits humains et les citoyens subissent une répression continue à Djibouti, qui s’intensifie à l’approche de chaque élection. Lors de la présidentielle d’avril 2011, le bilan de cette répression a été le plus lourd de toute l’histoire du pays : plusieurs dizaines de jeunes manifestants tués, des centaines d’autres arrêtés et détenus durant des mois.

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Invitation presse : Lancement au Cameroun du programme d’accès à l’énergie de Schneider Electric

DOUALA, Cameroun, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Président à l’International de l’entreprise française Schneider Electric (http://www.schneider-electric.com), spécialiste mondial de la gestion de l’énergie, et classée parmi les 500 plus grosses entreprises du monde, sera à Douala le 6 mars 2013 pour annoncer le lancement au Cameroun du programme d’accès à l’énergie BipBop.

Le programme d’accès à l’énergie BipBop vise à apporter l’énergie de manière durable dans des zones reculées de la République du Cameroun, en électrifiant des villages ruraux, tout en accompagnant le développement du marché de l’électricité.

Vous êtes cordialement invité à participer à la conférence de presse qui se déroulera, le 6 mars 2013 à 9h30 à l’hôtel Sawa à Douala en présence de M. Jean-Marc Darboux, Président de Schneider Electric International.

• Date : 6 mars 2013 à 9h30

• Lieu : Hôtel Sawa, Douala (Cameroun)

• Intervenants : Jean-Marc Darboux, Président de Schneider Electric International, et René Emile Mouloundou, Directeur Afrique Centrale, Schneider Electric International

Contact presse:

sec.sg@apo-opa.org

+ 23779531918

A propos de Schneider Electric

Spécialiste mondial de la gestion de l’énergie, présent dans plus de 100 pays, Schneider Electric (http://www.schneider-electric.com), offre des solutions intégrées pour de nombreux segments de marchés. Le Groupe bénéficie d’une position de leader sur ceux des Régies et Infrastructures, Industries & Constructeurs de machines, des Bâtiments non-résidentiels, des Centres de données et Réseaux ainsi que du Résidentiel. Mobilisés pour rendre l’énergie sûre, fiable, efficace, productive et propre, ses plus de 140 000 collaborateurs ont réalisé 24 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2012 en s’engageant auprès des individus et des organisations afin de les aider à tirer le meilleur de leur énergie.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/schneider_electric.jpg

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Schneider Electric.

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DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

NEW YORK, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite le 24 février par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de février, M. Kim Sook (République de Corée):

Les membres du Conseil de sécurité se félicitent que l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la région ait été signé à Addis-Abeba le 24 février 2013, avec comme garants le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, la Présidente de la Commission de l’Union africaine, le Président de la Communauté de développement de l’Afrique australe et le Président de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.

Les membres du Conseil félicitent le Secrétaire général de l’action diplomatique qu’il a personnellement menée et les dirigeants de la région de leur volonté de surmonter par la voie du dialogue et de la coopération les difficultés auxquelles font face la RDC et les pays de la région.

Les membres du Conseil demandent aux signataires de l’Accord de s’acquitter de bonne foi de l’intégralité de leurs engagements et au Secrétaire général de l’ONU de leur communiquer régulièrement des informations sur l’application de l’Accord et sur tout manquement aux engagements qui y sont énoncés. Ils préconisent la nomination rapide d’un Envoyé spécial des Nations Unies chargé d’appuyer, de coordonner et d’évaluer les dispositions prises aux niveaux national et régional pour donner effet à l’Accord, notamment en arrêtant des objectifs de référence et des mesures de suivi appropriées.

Les membres du Conseil demeurent profondément préoccupés par les conditions de sécurité et la situation humanitaire qui règnent dans l’est de la République démocratique du Congo, lesquelles continuent de s’aggraver. Ils exigent une nouvelle fois que le M23 cesse immédiatement de tenter d’établir une administration parallèle illégitime et que ce mouvement, les FDLR et tous les autres groupes armés mettent fin immédiatement à toute forme de violence et à toute activité déstabilisatrice. Ils demandent aux institutions compétentes de veiller à ce que toutes les atteintes aux droits de l’homme et violations du droit international humanitaire donnent lieu à des enquêtes et à ce que tous les auteurs de telles infractions soient tenus responsables de leurs actes.

Les membres du Conseil continuent de saluer les efforts que déploient le Secrétaire général, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, la Communauté de développement de l’Afrique australe et l’Union africaine pour rétablir la paix et la sécurité dans l’est de la RDC et dans la région.

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Le Concept conjoint révisé des opérations de la MISMA finalisé à Bamako

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — À la suite de la conclusion à Bamako, le 20 février 2013, d’une Conférence de planification d’une semaine pour réviser le Concept d’opérations (CONOPS) harmonisé conjoint de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), les chefs d’État-major de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont été informés sur le CONOPS révisé, le 21 février 2013.

La réunion d’information, qui a eu lieu dans la capitale malienne, a été animée par de hauts fonctionnaires militaires et civils de l’Union africaine (UA) et de la CEDEAO, avec la participation de représentants du Gouvernement et des autorités militaires du Mali et en présence de partenaires bilatéraux et multilatéraux.

Le CONOPS conjoint révisé de la MISMA inclut une composante militaire plus robuste, ainsi que des composantes de police et civile substantielles. La composante civile renforcée comprend des unités chargées des Affaires politiques, des Droits de l’homme, des Affaires humanitaires, du Genre et de l’Information publique.

Il convient de rappeler que la MISMA a été créée par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA et le Conseil de sécurité des Nations unies par sa résolution 2085 de décembre 2012. La Mission est dirigée par le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’UA pour le Mali, l’ancien Président du Burundi, M. Pierre Buyoya, alors que M. Cheaka Touré du Togo a été nommé chef adjoint de la Mission.

Le Représentant spécial et son adjoint ont été briefés sur le CONOPS conjoint de la MISMA, le 19 février 2013. À cette occasion, M. Buyoya était accompagné par le Commandant de la Force et d’autres hauts cadres de la MISMA.

Les planificateurs de la MISMA ont également souligné la nécessité pour la communauté internationale d’accorder l’attention requise à la situation de plus de 340.000 réfugiés et personnes déplacées internes se trouvant respectivement dans les pays voisins et au Mali. À cet effet, la Conférence s’est félicitée du travail accompli par le Gouvernement malien, afin d’identifier toutes les personnes déplacées et d’élaborer un plan pour faciliter l’octroi d’une assistance à leur profit et leur retour dans les conditions requises de sécurité. Le CONOPS révisé a souligné également la nécessité d’harmoniser les actions des différentes forces militaires présentes au Mali.

Le Concept d’opérations révisé de la MISMA sera soumis aux organes délibérants compétents de l’UA, de la CEDEAO et des Nations unies

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OTAGES – DIFFUSION D’UNE VIDEO EN LIGNE / DECLARATION DE M. LAURENT FABIUS, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

PARIS, France, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Une vidéo de la famille française enlevée au nord du Cameroun mardi dernier vient d’être diffusée par le groupe Boko Haram.

Pour nous tous, ces images sont terriblement choquantes. Elles démontrent une cruauté sans limites.

Nous procédons aux vérifications nécessaires dans ces circonstances. Tous les services de l’Etat sont mobilisés pour libérer nos compatriotes.

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Djibouti : Arrestations massives d’opposants au lendemain des élections

PARIS, France, 25 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La FIDH et son organisation membre, la Ligue djiboutienne des droits Humains (LDDH), s’inquiètent des arrestations massives de membres de l’opposition, à Djibouti deux jours après des élections législatives marquées par de très nombreuses irrégularités entachant leur crédibilité. Alors que doit se tenir dans l’après-midi un meeting d’information de l’opposition, la FIDH et la LDDH interpellent les autorités djiboutiennes pour qu’il ne soit pas fait un usage disproportionné de la force publique, qu’elles stoppent immédiatement la vague d’arrestation en cours et libèrent les personnes arrêtées.

Depuis hier les autorités djiboutiennes mènent une vague d’arrestation sans précédent à Djibouti, la quasi-totalité des leaders de l’opposition ayant été arrêtés ou placés en résidence surveillées. Ainsi, M. Ahmed Youssouf, président de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD) et M. Ahmed Dini, président du Parti populaire djiboutien (PPD), ont été arrêtés ce matin vers 10h30. M. Ahmed Youssouf Houmed, président de l’Union pour le salut national (USN) et Ismaël Guedi Hared, tête de liste de l’USN pour la circonscription de Djibouti-ville, ont été arrêté et conduits au Commissariat de police de la capitale sous la responsabilité du colonel Omar Hassan, chef de la sécurité publique. Ils viennent d’être libérés. Pour sa part, M. Sougueh Ahmed Robleh, le président du Mouvement pour le développement et la liberté (MoDel), formation membre de l’USN, est détenu au commissariat de police de la cité Hodane dans la quartier périphérique de Balbala avec trente partisans de l’USN. M. Daher Ahmed Farah dit « DAF », président du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (MRD) et porte-parole des partis d’opposition a, quant à lui, été placé ce matin sous résidence surveillée. La veille, M. Abdourahman Mohamed Guelle, le Maire de Djibouti et deux de ses adjoints, MM. Ali Mohamed Dato et Aden Dalieh Dirieh ont eux aussi été arrêtés, conduits au commissariat central de police de la capitale puis libérés après avoir été interrogés par le chef de la police, le colonel Abdillah Abdi Farah, sur le meeting d’information de l’USN prévu pour le lendemain.

En outre, 120 partisans de l’opposition ont été arrêtés dans la nuit du 24 au 25 février et sont détenus au centre de retenue administrative de Nagad. 7 militants de l’opposition arrêtés la même nuit au quartier 7 bis et au Vieux Balbala (Balbala Caadi) demeurent toujours non-localisables. En effet, plusieurs témoins ont affirmé que dans la nuit du 24 au 25 février, l’armée, notamment la Garde républicaine, la police et la gendarmerie, s’étaient largement déployés dans la capitale et avaient bloqué tous les accès de plusieurs quartiers populaires de la capitale dont le quartier de Balbala et que la police et la gendarmerie avaient procédé à de nombreuses arrestations.

En dépit de cette vague d’arrestations, des milliers de militants de l’opposition doivent se retrouver cet après-midi à 15 heures aux alentours de l’Avenue Nasser, prêts à prendre part à un meeting d’information qui a été interdit par le Ministre de l’intérieur.

« Ces arrestations jettent le discrédit sur la légalité du scrutin législatif et sur la volonté des autorités de permettre un réel pluralisme politique. Il est impératif que les arrestations, les actes de représailles et d’intimidations cessent, et que soit garantie la liberté de manifestation à Djibouti » a déclaré Paul Nsapu, Secrétaire-général de la FIDH.

Les élections législatives se sont tenus le 22 février 2013 dans un climat tendu et, selon les résultats donnés par le ministre de l’Intérieur Hassan Darar Houffaneh, ont été remportées par l’Union pour la majorité présidentielle (UMP), la coalition des partis au pouvoir, qui empocherait 80% des 65 sièges de députés selon la nouvelle loi électorale. Pour la seule ville de Djibouti où vivent les trois quarts des habitants du pays, « l’UMP a eu 49,39% des voix contre 47,61% pour l’opposition », a-t-il déclaré à la presse.

Des observateurs ont toutefois relevé de nombreuses irrégularités au cours des opérations électorales qui semble avoir été marquées par de nombreuses fraudes, en particulier dans les villes Obock, Tadjourah et Dikhil : manque de cartes électorales, expulsion des représentants de l’opposition des bureaux de vote, présence de la Garde républicaine à l’entrée de bureaux de vote, filtrage des entrées par des militants du parti au pouvoir, « bourrage » d’urne à l’issue du scrutin, etc.

La FIDH et la LDDH appellent la communauté internationale, et en particulier l’Union africaine (UA), la Ligue des États arabes (LEA), l’Organisation de la conférence islamique (OCI), et l’Autorité intergouvenementale pour le développement (IGAD) dont des observateurs électoraux ont été dépêchés dans le pays ; la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples ; les Nations Unies et l’Union européenne à :

• dénoncer les pratiques contraires aux droits humains du pouvoir djiboutien particulièrement dans le contexte post-électoral actuel ;

• se prononcer sur les conditions d’exercice du vote et la validité du scrutin ;

• rappeler les autorités djiboutiennes à se conformer à leurs engagements régionaux et internationaux ;

Contexte

Pour la première fois depuis près de dix ans, les partis politiques de l’opposition djiboutienne avaient décidé de prendre part aux élections législatives. Réunis depuis un mois au sein de l’Union pour le salut national (USN), plusieurs de leurs représentants ont, depuis lors, eu à faire face à des arrestations et détentions arbitraires, actes de harcèlement et autres formes d’intimidation. Depuis son retour d’exil le 13 janvier 2013, Daher Amhed Farah, président du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (MRD), et porte parole de l’USN a été arrêté à quatre reprises.

Depuis plus de dix ans, les opposants, les syndicalistes, les défenseurs des droits humains et les citoyens subissent une répression continue à Djibouti, qui s’intensifie à l’approche de chaque élection. Lors de la présidentielle d’avril 2011, le bilan de cette répression a été le plus lourd de toute l’histoire du pays : plusieurs dizaines de jeunes manifestants tués, des centaines d’autres arrêtés et détenus durant des mois.

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Bénin / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 25 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Pouvez-vous confirmer ou commenter cette information surprenante sur Facebook : « Le Bénin retire son accréditation à l’Ambassadeur de France. » (Information Canal 3 Bénin). Est-ce une rumeur ou une information ? Si c’est une information, comment la comprendre ?

R – Nous ne commentons pas cette rumeur.

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Situation dans la région des Grands Lacs – Signature d’un accord-cadre pour la paix (24 février 2013)

PARIS, France, 25 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole –

La France salue la signature, le 24 février à Addis-Abeba, de l’accord-cadre de paix, de sécurité et de coopération pour la République démocratique du Congo et la région. Cet accord a été conclu sous les auspices des Nations unies, de l’Union Africaine, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et de la Communauté de développement d’Afrique australe, qui seront garants de son application.

Il engage notamment les autorités de la RDC à réformer leurs forces de sécurité afin de réaffirmer l’autorité de l’Etat à l’Est du pays, ainsi qu’à mener des réformes institutionnelles de fond. Les pays de la région s’engagent de leur côté à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de leurs voisins.

Nous appelons l’ensemble des États signataires à mettre en oeuvre de bonne foi les engagements qu’ils ont pris et à poursuivre leur dialogue pour parvenir à une issue politique à la crise. La situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la RDC demeure fragile. Face à l’urgence de la situation, la France appelle à empêcher les exactions et les violations des droits de l’homme contre les populations civiles.

La France remercie le Secrétaire général des Nations unies pour ses bons offices. Elle souhaite la désignation rapide d’un envoyé spécial des Nations unies chargé de faciliter la mise en oeuvre des engagements pris à travers cet accord-cadre. Elle appelle également à la mise en place d’une brigade d’intervention dans le cadre d’un renforcement de la MONUSCO.

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