Déclaration de la Commission africaine des droits de l’homme et des Peuples sur le procès et la condamnation de vingt-cinq civils sahraouis par un tribunal militaire marocain

BANJUL, Gambie, 28 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (la Commission) est profondément préoccupée par le procès et la condamnation de vingt-cinq (25) civils sahraouis par un tribunal militaire à Rabat, au Maroc, qui a eu lieu du 8 au 16 février 2013.

La Commission est particulièrement préoccupée par le fait que le procès a été instruit par un tribunal militaire, sans la garantie d’une procédure d’appel : un élément fondamental des normes de procès équitable accepté au niveau international.

La Commission réaffirme son engagement, conformément à son mandat de promotion et de protection des droits de l’homme sur le continent africain, de veiller à ce que les droits de tous les Sahraouis, où qu’ils se trouvent, soient respectés.

La Commission invite le Conseil de Sécurité des Nations Unies à étendre le mandat de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (MINURSO) tout en intégrant l’observation ou la surveillance des droits de l’homme comme c’est le cas dans la plupart des missions des NU.

Dans la même optique, la Commission rappelle sa Résolution ACHPR/Res.45 (XXVII) 00 sur le Sahara Occidental du 11 mai 2000 et invite la communauté internationale à résoudre le plutôt possible la question du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

Fait à Banjul, Gambie, le 23 février 2013

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IFC nomme Jean-Philippe Prosper au poste de vice-président pour l’Afrique subsaharienne, l’Amérique latine et les Caraïbes

WASHINGTON, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La Société Financière Internationale (IFC), institution membre du Groupe de la Banque mondiale, a annoncé aujourd’hui la nomination de Jean-Philippe Prosper au poste de vice-président pour l’Afrique subsaharienne, l’Amérique latine et les Caraïbes. Il sera basé à Johannesburg après une brève période de transition.

Dans l’exercice de ses nouvelles fonctions, M. Prosper supervisera les opérations d’investissement et de services-conseil d’IFC dans 79 pays répartis sur deux régions, où IFC dispose d’un portefeuille d’investissements de 17 milliards de dollars et de programmes de services-conseil d’un montant de 286 millions de dollars.

« Nos activités en Amérique latine et dans les Caraïbes et en Afrique subsaharienne sont essentielles aux opérations d’IFC dans le monde et nous nous appuierons sur le succès de nos efforts dans ces régions pour renforcer notre impact sur l’élimination de la pauvreté par le biais du développement du secteur privé », a dit Jean-Philippe Prosper.

« Notre priorité en Amérique latine et dans les Caraïbes est de promouvoir la croissance économique inclusive, l’intégration régionale, l’innovation afin d’améliorer la compétitivité et les projets qui atténuent les effets de changements climatiques », a ajouté M. Prosper. La région Amérique latine et Caraïbes représente la plus grande part des engagements d’IFC à l’échelle mondiale, à savoir 24 % durant l’exercice 2012 (5 milliards de dollars de financements à l’appui de 134 nouveaux projets dans le secteur privé). À la fin du dernier exercice budgétaire, IFC avait réalisé 79 projets d’un montant de 82 millions de dollars dans le cadre de ses services-conseil. IFC poursuit ses activités en Amérique latine et dans les Caraïbes à partir de 16 bureaux.

« En Afrique, IFC est un investisseur régional majeur. Nous continuerons de développer nos opérations d’investissement et nos services-conseil, en particulier dans les États fragiles et les pays touchés par un conflit et dans le cadre de projets régionaux et nationaux à même de transformer positivement le processus de développement en Afrique », a poursuivi M.

Prosper. Au cours de l’exercice 2012, les investissements d’IFC ont augmenté de 44 % pour atteindre 4 milliards de dollars et d’importantes avancées ont été réalisées dans des secteurs prioritaires tels que l’infrastructure et l’agroalimentaire. La quasi-totalité des 123 programmes de services-conseil d’IFC en Afrique subsaharienne — d’un montant de 204 millions de dollars — a été mise en œuvre dans les pays les plus pauvres de la région et plus du quart dans les pays fragiles et touchés par un conflit. IFC déploie ses activités en Afrique subsaharienne à partir de 21 bureaux.

Avant sa nomination au poste de vice-président, M. Prosper était directeur d’IFC pour l’Amérique latine et les Caraïbes. De juillet 2008 à août 2012, il a occupé les fonctions de directeur pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe et de codirecteur du département Afrique. Durant son mandat au département Afrique, les investissements d’IFC sont passés de 140 millions de dollars durant l’exercice 2003 à 4 milliards de dollars au cours de l’exercice 2012.

À la Société financière internationale, Jean-Philippe Prosper s’est distingué par sa capacité à diriger. Le Groupe de la Banque mondiale lui a d’ailleurs décerné deux de ses plus prestigieuses récompenses : le prix récompensant les personnes qui ont contribué à promouvoir la diversité et l’inclusion en 2010 et le prix du meilleur chef de service en 2011.

Avant d’entrer à IFC, M. Prosper a occupé les fonctions de coordinateur régional pour le Mexique, les pays andins, l’Amérique centrale et le Panama à la Société interaméricaine d’investissement de la Banque interaméricaine de développement. De 1986 à 1990, il a travaillé en Haïti pour SOFIHDES, une société privée de financement du développement, où il fut promu au poste de directeur général. Durant cette période, M. Prosper a également enseigné les mathématiques, les statistiques, la finance de la gestion et le financement des entreprises à l’Université d’ Etat d’Haïti. Au début des années 80, il a travaillé comme conseiller auprès du ministre chargé de questions financières, économiques et industrielles en Haïti.

Jean-Philippe Prosper est titulaire d’un diplôme en mathématiques et génie civil ainsi que d’une maîtrise en gestion des affaires. De nationalité haïtienne, il parle couramment le créole, l’anglais, le français, le portugais et l’espagnol et possède une connaissance pratique du swahili.

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LA CEDEAO FELICITE LA SIERRA LEONE POUR SA DEMOCRATIE

ABUJA, Nigeria, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la Commission de la CEDEAO, M.Kadré Désiré Ouédraogo, a rendu un vibrant hommage aux Sierra-Léonais pour l’attachement à la démocratie dont ils ont fait montre à l’occasion des premières élections que leur pays a connues en novembre dernier après la sanglante guerre civile qu’il a traversé.

Ce scrutin, qui a abouti à la réélection du président Ernest Bai Koroma, a été «transparent et crédible», a estimé M. Ouédraogo, qui s’adressait à des journalistes, le vendredi 22 février 2013, lors de la cérémonie solennelle de prestation de serment du chef de l’Etat sierra-léonais.

Par leur comportement pacifique et digne d’éloges lors des élections de novembre 2012 organisées par les Sierra-Léonais eux-mêmes après une décennie de guerre civile dévastatrice, les citoyens ont montré une ferme détermination à faire en sorte que la démocratie soit enracinée dans leur pays, a-t-il expliqué.

Après avoir exprimé ses félicitationsauprésident Koroma, dont il a décrit la réélection comme un «renouvellement de la confiance que lui témoignent ses compatriotes», M. Ouédraogo a rappelé que la CEDEAO a supervisé lescrutin en SierraLeone et continuera à apporter son soutien à l’approfondissement de la culture démocratique aussi bien dans ce pays que dans l’ensemble de la sous-région.

Il a transmis les félicitations de la CEDEAO à la Sierra Leone et à son président, avant de les inviter à mettre à profit ce succès politique en intensifiant les efforts déployés en vue de la reconstruction nationale et du développement socioéconomique, conformément aux objectifs de l’organisation sous-régionale visant à faire de l’Afrique de l’Ouest une région de paix et de prospérité économique.

Des responsables d’Etatsmembres de la CEDEAO, notamment la présidente Ellen Johnson-Sirleafdu Libéria, les Premiers ministres de Côte d’Ivoire, de Guinée et du Sénégal,ainsi que le vice-président du Ghana ont pris part à la cérémonie haute en couleurs organisée dans l’enceintedu Stade National de Freetown.

L’ancien président sierra-léonais Ahmad TejanKabbah, de même que les représentants de plusieurs autres pays ont également assisté à la cérémonie d’inauguration,qui a été marquée par la prestation d’un orchestre militaire ainsi que par une parade de forces militaires et paramilitaires, sans oublier la prestation de jeunes écoliers.

Des dignitaires traditionnels locaux ont procédé à des libations, ce qui a donné à la cérémonie une coloration traditionnelle, suite à la prestation de serment du président Koroma, prononcée devant la présidente de la cour suprême, Mme HawaUmuTejan-Jalloh.

Le président Koroma, qui est apparu resplendissant à la cérémonie, drapé dans un grand boubou blanc et coiffé d’un bonnet assorti, s’est engagé à consolider les acquis de son administration axés sur le progrès et le développement de son pays.

Auparavant, M. Kadré Désiré Ouédraogo, qui aété accueilli à son arrivée par le ministre des Affaires étrangères de Sierra Leone, Dr Samura Kamara, avait été reçu en audience par le président Koroma.

La commissaire chargée de l’Administration et des Finances de la Commission de la CEDEAO, Mme KhadiSaccoh, ainsi que celle chargée des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité, Mme HussainiSuleimanSalamatu, figuraient parmi les membres de la délégation de haut niveau de la CEDEAO.

L’élection du président Ernest Bai Koroma, en novembre 2012, pour un nouveau mandat de cinq ans fait suite à celle de 2007, qui lui avait permis de succéder au président Ahmad TejanKabbah.

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VERS LE 42ème SOMMET DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DE LA CEDEAO

ABUJA, Nigeria, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La 42ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO se tiendra les mercredi 27 et jeudi 28 février 2013 à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, à l’effet d’examiner diverses questions d’intérêt majeur pour la sous-région et adopter des mesures relatives à la bonne marche de l’organisation communautaire.

La situation au Mali, marquée par l’offensive militaire en cours dans le nord du pays contre des groupes terroristes armés, fera l’objet d’un examen approfondi de la part des leaders régionaux sur la base du mémorandum qui sera présenté à cet effet par le président de la Commission de la CEDEAO, M. Kadré Désiré Ouédraogo.

Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne, fera un exposé sur la situation à la lumière du rapport de la session extraordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de la CEDEAO, qui se sera réunie le 25 février 2013, toujours dans la capitale économique ivoirienne.

La Guinée-Bissau, autre Etat membre de la CEDEAO confronté à une crise interne, fera l’objet d’attention de la part des chefs d’Etat avec, également, un mémorandum du président de la Commission de la CEDEAO, un exposé du président du groupe de contact régional et un rapport de la réunion du Conseil de médiation et de sécurité.

Concernant la vie de l’organisation sous-régionale, les chefs d’Etat et de

gouvernement se pencheront sur le rapport de la 69ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’organisation, qui s’était tenue le 2 décembre 2012 à Abidjan et qui avait pris d’importantes décisions parmi lesquelles l’augmentation de neuf à douze du nombre des commissaires de la Commission.

En prenant une telle décision, les ministres affichaient leur souci de placer la CEDEAO au plus près des préoccupations des peuples de la sous-région.

Cependant, ils avaient décidé de laisser aux chefs d’Etat et de gouvernement le soin de déterminer la nature et le contenu des départements à créer.

«Le principe de cet élargissement est une opportunité visant à faire de notre instrument d’intégration un outil opérationnel au service de nos populations pour la concrétisation de notre idéal commun de faire de la CEDEAO une organisation des peuples, en un mot une entité plus proche des réalités quotidiennes de nos populations», avait expliqué le ministre ivoirien de l’Intégration africaine, M. Ally Coulibaly.

L’ordre du jour du prochain sommet de Yamoussoukro prévoit, pour la séance d’ouverture, l’allocution de bienvenue du président Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire, président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, suivie des déclarations du président de la Commission de la CEDEAO, du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et de la présidente de la Commission de l’Union africaine.

Auparavant, précisément le lundi 25 février, une session extraordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de la CEDEAO (CMS) se réunira pour examiner de près la situation au Mali et en Guinée-Bissau et adopter des propositions de sortie de crise à soumettre aux chefs d’Etat. A noter que le CMS regroupe les ministres chargés des Affaires étrangères et de la Défense des 15 Etats membres de la CEDEAO.

Sont attendus comme invités à la conférence de Yamoussoukro les représentants des chefs d’Etat et de gouvernement de plus de 20 pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, ainsi que des responsables d’institutions de coopération multilatérale et diverses autres personnalités d’envergure internationale.

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Madagascar – Aide française après le passage du cyclone Haruna

PARIS, France, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

La France exprime toute sa solidarité et son soutien aux populations malgaches, victimes des conséquences désastreuses du passage du cyclone Haruna sur la Grande Ile.

Considérant l’importance des dégâts provoqués par cet événement dramatique, nous nous sommes immédiatement mobilisés pour fournir une aide matérielle aux sinistrés et répondre, en coordination avec les autres bailleurs, à l’appel international des autorités malgaches.

Une aide humanitaire de la Plateforme d’Intervention Régionale pour l’Océan indien de la Croix-Rouge, contenant notamment du matériel de reconstruction, des kits de survie ainsi que des systèmes de traitement de l’eau, a ainsi été chargée sur un navire des Forces Armées de la Zone Sud de l’océan Indien, qui doit l’acheminer au plus vite de La Réunion vers Tuléar.

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Déplacement au Burkina Faso de Mme Yamina Benguigui (27 février-1er mars 2013)

PARIS, France, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie et représentante personnelle du président de la République pour la Francophonie, se rend au Burkina Faso du 27 février au 1er mars pour la 23e édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO).

Créé en 1969, le FESPACO est le plus grand festival africain de cinéma et se déroule tous les deux ans dans la capitale du Burkina Faso.

Au cours de ce déplacement, la ministre déléguée aura des entretiens avec le président de la République, M. Blaise Compaoré, le Premier ministre, M. Luc-Adolphe Tiaou, ainsi qu’avec le ministre de la culture et du tourisme, M. Baba Hama. Ces rencontres seront l’occasion d’aborder la densité de nos échanges dans le domaine de la culture ainsi que la promotion de la francophonie.

Mme Benguigui rencontrera également des femmes cinéastes et artistes africaines, afin d’évoquer la condition des femmes dans l’espace francophone et le premier Forum mondial des femmes francophones, qui se tiendra à notre initiative à Paris le 20 mars 2013.

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En République Démocratique du Congo, la rougeole continue ses ravages

PARIS, France, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — En décembre déjà, MSF avait lancé une alerte sur la situation et le manque de moyens mis à la disposition du personnel de santé national pour faire face à l’urgence. Deux mois plus tard, l’épidémie de rougeole continue d’affecter des dizaines de milliers d’enfants en Province Orientale et en Equateur, au nord du pays. Extrêmement contagieuse, la rougeole peut engendrer des complications médicales graves et la mortalité peut atteindre jusqu’à 25% des cas. Face aux carences du système de santé, Médecins Sans Frontières (MSF) tente de faire face à cette épidémie. Depuis mars 2012, l’organisation a déjà pris en charge plus de 18 500 malades et vacciné plus de 440 000 enfants.

« On voit de nombreuses petites tombes récentes le long des routes », témoigne Nathalie Gielen, responsable d’une équipe de MSF, de retour de la zone de santé de Djolu dans la province de l’Equateur. « Dans un village, nous avons compté 35 décès. Un père nous a expliqué qu’il avait perdu sept enfants en trois semaines. De village en village, on n’entend qu’un seul mot : rougeole. Les gens sont effrayés et désespérés. Ils demandent de l’aide. »

Une crise continue depuis 2010

« Cette situation est le dernier développement d’une épidémie continue qui touche l’ensemble du pays depuis 2010 et qui est particulièrement meurtrière chez les enfants de moins de cinq ans», déplore Amaury Grégoire, chef de mission adjoint de MSF. « Il est inacceptable que l’on puisse encore mourir de la rougeole au 21ème siècle. Il existe un vaccin très efficace et bon marché, qui protège de la rougeole après une dose unique. Pourtant, dans des pays comme la RDC, des centaines de milliers d’enfants n’ont jamais été vaccinés et continuent de mourir d’une maladie dont il est si facile de se prémunir.»

Le système sanitaire est dépassé par l’ampleur des besoins. Lorsqu’elles fonctionnent, les structures de santé font régulièrement face à des ruptures de stocks de médicaments. Elles sont aussi confrontées à d’importants déficits en ressources humaines qualifiées. Leur accès et leur approvisionnement sont rendus extrêmement difficiles par l’absence de routes praticables. Dans les zones les plus éloignées, la chaîne de froid, essentielle pour garantir l’efficacité de vaccins, est souvent rompue à cause du manque de matériel ou d’électricité. Dans la zone de santé de Yahuma en province Orientale, où MSF a vacciné

76 000 enfants, le centre de santé ne disposait que de deux réfrigérateurs et d’une moto en panne pour desservir un territoire aussi grand que la moitié de la Suisse.

Cette situation rend l’accès aux soins de la population, dont la majorité vit dans des villages reculés et sous le seuil de pauvreté, d’autant plus difficile que la gratuité des soins n’est pas toujours assurée, malgré l’épidémie déclarée.

Des centres de santé vides ou inaccessibles

A l’hôpital de Dingila, Martine accompagne sa fille Asiata, âgée de 10 mois, atteinte de rougeole avec complications respiratoires. Elles ont parcouru 20 kilomètres à pied pour accéder aux soins offerts par MSF. Aux soins intensifs, Félicien dit avoir marché deux jours pour y amener Israël, son fils de 3 ans, qui se trouvait dans un état critique suite à des complications médicales liées à la rougeole: « Notre poste de santé n’a pas de médicaments », affirme le père, avant de raconter que deux enfants de son village sont déjà morts sur la route vers l’hôpital.

Dans cette vaste région forestière, les populations doivent souvent marcher plusieurs jours avant d’accéder aux soins. C’est souvent en dernier recours, après avoir essayé la médecine traditionnelle, qu’elles décident de se rendre dans un centre de santé public, si elles en ont les moyens financiers.

« Les parents arrivent lorsque l’enfant a déjà développé des complications médicales, telles les infections respiratoires aiguës ou la malnutrition », indique le Dr Jehu, responsable de l’équipe de MSF à l’hôpital de Buta. « Certains ont également le paludisme. On soigne un grand nombre d’enfants qui souffrent de plusieurs complications médicales à la fois. Beaucoup meurent dans leur village, car les structures de santé sont incapables d’assurer une prise en charge adéquate.»

Atteindre les zones de santé les plus reculées coûte que coûte

MSF continue d’alerter les autorités sanitaires, car l’épidémie est loin d’être jugulée. L’organisation étend son intervention en poursuivant la vaccination et la prise en charge des patients, y compris ceux nécessitant des soins intensifs dans des structures hospitalières. Elle appuie les structures de santé, forme le personnel local, sensibilise les populations sur la gratuité des soins et réfère les malades les plus sévères.

«Le traitement des enfants atteints de complications médicales liées à la rougeole est très compliqué, même dans une unité de soins intensifs bien équipée. Mais aucun enfant ne devrait arriver à l’hôpital à cause de la rougeole, car cette maladie devrait être facile à prévenir », conclut le Dr Mathieu Bichet, responsable adjoint des programmes d’urgence de MSF.

Si vous voulez organiser des entretiens nous avons différents porteparoles. Nous avons aussi à proposer une slideshow de 19 photos, un webclip et un B-roll avec shotlist.

• webclip : http://media.msf.org/C.aspx?VP3=SearchDetail&VBID=24BDQYTNP2C&IID=24BDHUW1NPS5&PN=1&RW=1680&RH=956.

• B-Roll & shotlist : http://ftp.ocg.msf.org/broll/DRC_Measles

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Évaluation du document cadre de partenariat « France-Union des Comores » (2006-2010) – Rapport d’évaluation, DGM (février 2013)

PARIS, France, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le document cadre de partenariat (DCP) signé entre la France et les Comores en 2006 était arrivé à échéance en 2011. Son évaluation, issue d’une demande des autorités comoriennes relayée par les services de l’ambassade de France à Moroni, a été placée dans le programme des évaluations stratégiques 2010-2012 de la direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats du ministère des Affaires étrangères (DGM).

Cette évaluation a procédé d’une approche exemplaire. Tout d’abord sa conduite, placée sous le mode du partenariat, a été assurée par deux instances : l’une basée à Paris, la seconde à Moroni.

L’objectif poursuivi dans cet exercice était en effet à la fois de tirer les enseignements des dernières années de coopération mais également de pouvoir partager les principales analyses issues de ce travail afin de faciliter la mise en œuvre des projets futurs. Cette évaluation a étroitement associé le Parlement en confiant la présidence de son comité de pilotage au député Daniel Goldberg, en sa qualité de président du groupe d’amitié France-Union des Comores de l’Assemblée nationale.

Enfin, elle a mobilisé, tant en France qu’aux Comores, les administrations qui œuvrent à la relation entre nos deux pays. À Paris, la direction générale du Trésor, la délégation générale à l’outre-mer, les directions concernées au sein de la DGM et l’Agence française de développement se sont réunies à toutes les étapes de la mission. À Moroni, ce sont les principaux ministères techniques coordonnés par le commissariat général au Plan qui y ont été associés.

Cette évaluation a permis de dresser un bilan partagé de notre relation bilatérale. Elle a également largement contribué à la définition de nos actions de coopération futures et à celle relative au dialogue politique et technique entre nos deux pays.

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Union Européenne – Sénégal / Rapport d’analyse économique politique (AEP) au Sénégal

DAKAR, Sénégal, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La deuxième alternance politique dans l’histoire du pays est porteuse de grands espoirs de changement. Lors du vote de 2012, les citoyens se sont clairement exprimés en faveur d’une gouvernance au service du développement et de la justice sociale. Dès son avènement au pouvoir, la nouvelle équipe dirigeante a affiché sa volonté de changer la gestion de la chose publique.

Dans ce contexte, il est important de mieux comprendre « l’économie politique » des réformes annoncées. Quelles sont les intérêts et incitations au changement des élites ? Quelles sont les dynamiques porteuses au sein de l’appareil étatique et de la société ? Où se trouvent les facteurs de blocage ? Dans quels domaines peut-on trouver une « traction » suffisante pour impulser des actions collectives visant à changer les règles du jeu du système de gouvernance ? Quelle influence (positive ou négative) les acteurs externes exercent ils sur les modes de gouvernance ?

Ces questions sont au cœur du débat politique au Sénégal. Elles interpellent également les partenaires au développement, soucieux d’investir leurs appuis dans des réformes effectives qui améliorent les conditions de vie des populations. La Délégation de l’Union européenne (DUE) a commandité en 2012 une étude indépendante sur l’économie politique des réformes de gouvernance.

Cette étude a été confiée à une équipe mixte d’experts indépendants, composée d’un expert international (Jean Bossuyt, ECDPM) et d’un expert national (Ismaila Madior Fall, Faculté de Sciences Juridiques, UCAD, CREDILA). Elle a été réalisée entre avril et novembre 2012 et se fonde sur :

 (i) des analyses documentaires, y compris d’autres études sur la gouvernance au Sénégal,

 (ii) des entretiens avec de nombreux acteurs locaux et représentants d’agences de coopération,

 (iii) des réunions informelles sur des thèmes spécifiques ; et

 (iv) des ateliers d’information avec des groupes cibles (par exemple la Société Civile).

Le rapport a été remis le 20 février 2013 par Mme Dominique Dellicour, Ambassadeur, Chef de Délégation de l’Union Européenne à M. Abdou Latif Coulibaly, Ministre de la Promotion de la Bonne Gouvernance, porte parole du Gouvernement.

Le rapport AEP est disponible en ligne à l’ adresse suivante sur le site de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal http://eeas.europa.eu/delegations/senegal/press_corner/all_news/news/2013/20130226_fr.htm

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MADAGASCAR / SUITE AU PASSAGE DU CYCLONE HARUNA, ACF SE DEPLOIE EN URGENCE / PRIORITE A L’ACCES A L’EAU ET A LA SECURITE ALIMENTAIRE

ANTANANARIVO, Madagascar, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Suite au passage du cyclone Haruna dans la zone sud-ouest de Madagascar, un avion de 15 tonnes affrété par ACF et parti hier de Lyon arrive aujourd’hui à Madagascar pour apporter en urgence sur le terrain du matériel permettant d’assurer aux populations sinistrées un accès à l’eau potable : plus de 20 réservoirs, station de traitement de l’eau, pompes… Au-delà de la destruction des maisons et des infrastructures, ce sont aussi les champs qui ont été endommagés, menaçant la sécurité alimentaire des populations sur le court et moyen terme.

C’est une région habituellement peu affectée par les cyclones : le sud-Ouest de Madagascar a pourtant été touché en fin de semaine dernière par le passage du violent cyclone Haruna. Les pluies torrentielles, la montée de la mer et la rupture d’une digue au nord de Tuléar, ont été particulièrement destructrices dans cette ville et ses environs. Les dégâts sont également élevés dans le district de Morombe et dans celui de Betioky Atsimo.

La population vulnérable et peu préparée à une telle catastrophe a été touchée de plein fouet. Les victimes n’ont souvent plus accès à l’eau potable. Action contre la Faim a donc déployé dès ce week-end une équipe d’urgence et organisé l’envoi dès aujourd’hui, depuis l’aéroport de Lyon, de 15 tonnes de matériel : station de traitement de l’eau, « bladders » (réservoirs permettant des distributions d’eau), pompes, chlore…

FOCUS : Une Intervention d’urgence, ça se passe comment ?

http://www.actioncontrelafaim.org/fr/content/une-intervention-d-urgence-ca-se-prepare-comment

Autre source d’inquiétude : la sécurité alimentaire.

Le cyclone est intervenu quelques semaines avant les récoltes, à la fin de la « période de soudure », ce moment où les greniers sont vides avant les prochaines moissons. « On anticipe des pertes agricoles significatives dans les districts de Tulear et Betioky, les cultures ayant été en partie détruites par le vent et les inondations,» explique Charlotte Schneider, responsable des opérations d’urgence à Action contre la Faim, arrivée hier à Madagascar.

De plus, les conditions agro-climatiques du district de Betioky ne permettent pas aux populations une « seconde chance »: en effet, cette zone aride ne permet pas une seconde saison culturale pour les légumineuses et les céréales, base de l’alimentation, avant un an.

Au-delà de l’urgence immédiate, il s’agira donc d’accompagner les populations sinistrées vers un retour à l’autonomie le plus rapidement possible. Action contre la Faim intervient en coordination avec les autorités et d’autres organisations humanitaires, afin de fournir collectivement une aide aux populations touchées.

Face au désastre qui vient de toucher la population malgache Action contre la faim a lancé aujourd’hui un appel aux dons d’urgence pour continuer à venir en aide aux sinistrés.

https://dons.actioncontrelafaim.org/don-urgence-multiple?codemailing=13FI12

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