Aide au Mali : l’effet d’annonce des autorités françaises

PARIS, France, 15 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Lors de la conférence des donateurs du Mali, demain, à Bruxelles, à laquelle participera François Hollande « la France aura un engagement d’à peu près 280 millions d’euros », selon une source diplomatique française citée par l’agence Reuters. Oxfam France craint fortement que ces 280 millions d’euros ne soient qu’une simple addition de fonds déjà engagés, mêlant prêts et subventions, et non un réel effort financier supplémentaire pour appuyer la sortie de crise du Mali.

Pour Christian Reboul, d’Oxfam France, « L’engagement financier réellement additionnel de la France pour venir appuyer le Plan de relance du Mali 203-2014 pourrait s’avérer très inférieur à la somme annoncée. Il est très probable que la France comptabilise notamment dans ce montant une enveloppe de 150 millions d’euros de fonds déjà engagés ces dernières années [1], composée aux deux tiers de prêts, sans lien avec la nouvelle dynamique politique portée par la conférence des donateurs qui se tiendra demain à Bruxelles. »

Le gouvernement français affiche sa volonté de faire de la transparence la règle en matière d’aide publique au développement (APD). Oxfam France demande donc au gouvernement français de clarifier au plus vite la nature de cette annonce en prenant en compte le seul critère susceptible de mesurer l’engagement des autorités pour le développement du Mali : celui des fonds strictement additionnels.

« Aucun détail n’a été donné sur la composition de cet engagement de près de 280 millions d’euros, malgré nos demandes de précisions. Il est à craindre que, au delà de cet effet d’annonce, la France se contente d’additionner divers enveloppes d’aide au développement déjà engagées. »

Oxfam France souligne que cette annonce est en l’état peu compatible avec le montant d’APD consacré chaque année aux « subventions-projets bilatérales», qui s’établit à seulement 167 millions d’euros en 2013 pour les 17 pays pauvres prioritaires de l’aide française, dont le Mali, le Niger et la Mauritanie.

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Le Mali a besoin de réformes et d’une aide efficace pour se stabiliser et « gagner la paix »

PARIS, France, 15 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que les bailleurs du Mali se réunissent aujourd’hui à Bruxelles dans le cadre d’une conférence co-organisée par la France et à laquelle participe François Hollande, Oxfam publie un rapport intitulé « Un nouveau contrat pour le développement » [1] leur demandant de tout faire pour renforcer la capacité du Mali à s’administrer, à relancer son économie et à répondre au défi de la lutte contre la pauvreté. Pour répondre aux enjeux du développement dans le pays, Oxfam France demande à la France de doubler son enveloppe financière pour le Mali lors de cette conférence en la portant à 300 millions d’euros. [2]

Selon Sébastien Fourmy, d’Oxfam France, « depuis l’éclatement de la crise l’année dernière, l’attention internationale portée sur le Mali s’est jusqu’ici principalement focalisée sur des questions de sécurité et de contre-terrorisme. Ce champ doit être désormais élargi. La France a annoncé le déblocage de 150 millions d’euros gelés suite au coup d’Etat de 2012, c’est totalement insuffisant. Elle doit engager 150 millions d’euros supplémentaires si elle entend appuyer véritablement le développement du pays. »

Les besoins de financement du plan de relance établi par le Mali pour les deux prochaines années sont estimés à 1,6 milliards d’euros [3]. Le financement de ce plan doit permettre de répondre à la fois à l’urgence humanitaire et aux défis de long terme (santé, éducation, agriculture, lutte anticorruption…). Depuis le mois dernier, la population du nord du pays fait face à la seconde crise alimentaire en deux ans. On rapporte des pénuries alimentaires, ruptures d’approvisionnements et une inflation galopante. Environ 467 000 personnes – presque un tiers de la population du nord – ont été déplacées par le conflit.

« Les bailleurs doivent tirer les leçons de crises telles que l’Afghanistan et la Somalie. Ils doivent adopter une approche pour parvenir à la paix et à la sécurité sur le long terme et aider à construire les fondations d’une situation économique réellement viable au Mali – autrement, ils n’auront fait que la moitié du travail. »

Selon Oxfam, une aide au développement intelligente peut jouer un rôle significatif en cette période cruciale. Les bailleurs semblent réaliser qu’il est temps d’opter pour une approche centrée sur les problèmes structurels qui entravent le développement du Mali. Ils doivent par ailleurs clairement affirmer leur volonté de voir le gouvernement utiliser ses ressources pour lutter contre la pauvreté, la corruption et les inégalités, ainsi que pour promouvoir les droits humains.

« Le gouvernement malien est responsable devant son peuple de la conduite de la politique de développement » poursuit Sébastien Fourmy. « Il doit améliorer la gestion de ses ressources et distribuer les bénéfices d’une manière plus équitable. Il doit faire face aux défis de la corruption et du manque de transparence. Afin de parvenir à une situation économique viable au Mali, il est nécessaire de se baser sur les besoins et les intérêts des populations et de lui permettre de jouer un rôle plus central dans la détermination de son futur. »

Oxfam souligne que le Mali a un fort potentiel économique. Le Mali est le troisième plus important producteur d’or en Afrique, mais la population n’a jusqu’ici pas profité de cette richesse. Un Malien sur cinq – environ 3 millions de personnes – vit dans une pauvreté extrême et est dans l’impossibilité de satisfaire ses besoins nutritionnels essentiels. L’indice de développement humain calculé par l’ONU montre que le Mali est devenu un des cinq pays les plus pauvres du monde durant les 12 derniers mois.

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Orange lance la troisième édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique

PARIS, France, 14 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Fort du succès des premières éditions 2011 et 2012, Orange (http://www.orange.com) lance aujourd’hui la troisième édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique. Le projet a pour but de promouvoir l’innovation sociale en faveur du développement, grâce aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

Logo Orange: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/orange-logo.jpg

Présent dans 18 pays en Afrique avec plus de 70 millions de clients, Orange souhaite devenir un acteur majeur du développement économique et social de l’ensemble de ces pays. Ainsi, à travers son programme « Orange pour le Développement », le Groupe s’engage à contribuer au développement des marchés locaux des nouvelles technologies et à proposer des solutions innovantes adap¬tées aux besoins des populations locales. C’est dans ce cadre, qui s’intègre aussi bien dans sa stratégie d’innovation que dans sa politique de Responsabilité Sociale d’Entreprise, que le Groupe a décidé de lancer le Prix Orange de l’Entrepreneur Social.

L’appel à projet a recueilli depuis deux ans plus de 1 000 candidatures, reflétant la véritable dynamique entrepreneuriale et le potentiel des télécommunications sur le continent africain.

 Encourager l’utilisation des TIC au service du développement

Le Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique récompensera de nouveau cette année trois entrepreneurs ou nouvelles entreprises proposant des produits ou des services qui s’appuient de façon innovante sur les TIC pour répondre aux besoins des populations du continent africain dans des domaines variés comme la santé, l’agriculture, l’éducation, l’énergie, l’industrie ou encore le commerce.

Par exemple, les projets récompensés lors de l’édition 2012 portaient sur la technologie mobile au service des vendeurs de produits vivriers en Côte-d’Ivoire (Vivuus Limited), le système d’amélioration de traitement des déchets lancé au Kenya (Takachar) ou encore la mise en place d’une d’un site de e-commerce qui permet à la diaspora sénégalaise de faire leurs courses en ligne pour leurs familles à Dakar

Cette année encore, les internautes pourront élire leur projet préféré en ligne sur le portail d’Orange en Afrique, http://www.StarAfrica.com. Le lauréat « Coup de Cœur » verra son dossier soumis directement au jury parmi les autres projets finalistes présélectionnés par les experts et maximisera ainsi ses chances de faire partie des trois gagnants du Prix 2013. C’est la start-up égyptienne “Innovative Electronic Employment Platform” qui a remporté ce titre en 2012 avec plus de 50 000 votes.

 Soutenir les entrepreneurs sociaux

Orange s’engage à soutenir financièrement et à mettre son expertise au service des entrepreneurs, lauréats du concours. En plus d’une dotation allant de 10 000 à 25 000 euros, les trois gagnants du prix bénéficieront d’un accompagnement de six mois par des professionnels de l’entreprenariat et des TIC. Nouveauté cette année, le 1er Prix se verra également offrir un dépôt de brevet dans le pays de déploiement par Orange.

 Qui peut participer ?

Tout entrepreneur de plus de 21 ans ou toute entité légale existant depuis moins de trois ans au moment du concours, sans restriction de nationalité, peut participer gratuitement à ce prix. Les projets présentés doivent prévoir un déploiement de leur service dans au moins un des pays d’Afrique où Orange est implanté et faire intervenir les technologies de l’information et de la communication de manière innovante pour contribuer à améliorer les conditions de vie des populations dans ces pays.

Les candidatures sont ouvertes du 14 mai au 20 septembre 2013 sur le portail d’Orange en Afrique : http://www.starafrica.com.

Découvrez le concours sur http://www.starafrica.com, ainsi que la présentation vidéo du Prix Orange de l’Entrepreneur Social : http://www.orange-innovation.tv/prixentrepreneursocial2013.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour France Télécom-Orange.

A propos de StarAfrica.com

StarAfrica.com est le portail de divertissement d’Orange en Afrique. StarAfrica agrège les contenus de l’ensemble des pays sub-sahariens sur ses 6 chaînes : actualité, football, + de sport, musique, éducation et jobs avec le fil conducteur de mettre en avant des jeunes talents. StarAfrica c’est aussi la boutique en ligne qui propose à la diaspora des produits de communication innovants.

A propos d’Orange

France Télécom-Orange (http://www.orange.com) est l’un des principaux opérateurs de télécommunications dans le monde, avec un chiffre d’affaires de 43,5 milliards d’euros en 2012 et 170 000 salariés au 31 mars 2013, dont 104 000 en France. Présent dans 32 pays, le Groupe servait près de 230 millions de clients au 31 mars 2013, dont 172 millions de clients du mobile et 15 millions de clients ADSL et fibre dans le monde. Orange est l’un des principaux opérateurs européens du mobile et de l’accès internet ADSL et l’un des leaders mondiaux des services de télécommunications aux entreprises multinationales, sous la marque Orange Business Services.

Avec son projet d’entreprise « conquêtes 2015 », Orange s’adresse simultanément à ses salariés, à ses clients, à ses actionnaires et plus largement à la société dans laquelle l’entreprise évolue en s’engageant concrètement sur des plans d’actions. Ceux-ci concernent les salariés du Groupe grâce à une nouvelle vision des Ressources Humaines ; les réseaux, avec le déploiement des infrastructures du futur sur lesquelles le Groupe bâtira sa croissance ; les clients, avec l’ambition de leur offrir la meilleure expérience parmi les opérateurs grâce, notamment, à l’amélioration de la qualité de service ; et l’accélération du développement international.

France Télécom (NYSE:FTE) est cotée sur NYSE Euronext Paris (compartiment A) et sur le New York Stock Exchange.

Pour plus d’informations (sur le web et votre mobile) : www.orange.com, www.orange-business.com, www.orange-innovation.tv ou pour nous suivre sur Twitter : @presseorange.

Orange et tout autre produit ou service d’Orange cités dans ce communiqué sont des marques déposées appartenant à Orange Brand Services Limited, Orange France ou France Télécom.

Contacts presse : +33 1 44 44 93 93

Tom Wright, tom.wright@orange.com

Mylène Blin, mylene.blin@orange.com

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Rapport Symantec sur les menaces de sécurité Internet 2012 : Augmentation du cyber-espionnage et multiplication par trois des attaques ciblant les PME

DUBAI, EAU, 13 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — La 18e édition du rapport annuel Internet Security Threat Report (ISTR) de Symantec (Nasdaq : SYMC) (http://www.symantec.com) présenté aujourd’hui, révèle une augmentation de 42 % du nombre d’attaques ciblées en 2012, comparé à l’année précédente. Conçues pour le vol de propriété intellectuelle, ces attaques de cyberespionnage touchent de plus de plus le secteur industriel, ainsi que les PME, qui sont la cible de 31 % de ces attaques. En outre, les particuliers demeurent vulnérables au « ransomware » et aux menaces sur mobile, particulièrement sur la plateforme Android.

Top 30 des pays africains en termes de risque de sécurité sur Internet : http://www.apo-mail.org/symantec/World-&-Africa-Rankings-Chart.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/symantec-1.png

Photo: http://www.photos.apo-opa.com/index.php?level=picture&id=476 (Johnny Karam – Directeur Regional Moyen Orient et Afrique francophone de Symantec)

« Cette 18e édition du rapport ISTR montre que les menaces Internet ne ralentissent pas et que les cyber-criminels continuent à mettre au point de nouvelles méthodes pour voler des informations à des entreprises de toutes tailles », déclare Johnny Karam, directeur régional de Symantec pour le Moyen-Orient & l’Afrique francophone. « Le niveau de sophistication des attaques, qui va de pair avec la complexité des infrastructures informatiques actuelles, tels que la virtualisation, la mobilité et le cloud computing, oblige les entreprises à rester proactives et à mettre en place des mesures de sécurité assurant une protection en profondeur pour anticiper ces attaques », ajoute-t-il.

Les principales conclusions de la 18e édition du rapport ISTR :

Les PME comme portes d’entrée moins verrouillées

Les attaques ciblées contre les entreprises de moins de 250 salariés croissent le plus vite : les PME étaient en effet la cible de 31 % de ce type d’attaques en 2012, contre 18 % en 2011, une augmentation par trois par rapport à 2011. Les PME s’estiment souvent à l’abri des attaques ciblées mais les cybercriminels sont attirés par les coordonnées bancaires des entreprises, leurs données commerciales et leur propriété intellectuelle. Les attaquants s’en prennent aux PME dont les mesures et l’infrastructure de sécurité sont souvent inadéquates.

Le secteur industriel et les fonctions liées au capital informationnel de l’entreprise dans le viseur des cybercriminels

Les entreprises industrielles sont en tête des organisations ciblées par les attaques en 2012, devant les institutions gouvernementales. Selon Symantec, les cybercriminels visent de plus en plus les chaines logistiques et les éco-systèmes de sous-traitants pour accéder aux informations sensibles des grandes entreprises et à une propriété intellectuelle à forte valeur. Par ailleurs, les dirigeants ne sont plus les principales cibles choisies. En 2012, les cibles les plus fréquentes de ces types d’attaque ont été les collaborateurs liées au capital informationnel des entreprises (27 %), qui ont donc accès à la propriété intellectuelle, ainsi que les forces commerciales (24 %).

Les maliciels sur mobile exposent les consommateurs et les entreprises à des risques

L’année dernière, les maliciels sur mobile ont augmenté de 58 %, et 32 % des attaques mobiles ont pur objectifs de collecter des données telles que des adresses électroniques et des numéros de téléphone. La part de marché d’Android, sa plate-forme ouverte et les nombreuses méthodes de distribution d’applications malveillantes qui existent en font une plate-forme de choix pour les attaquants.

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CONTACT PRESSE :

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NOTE POUR LES JOURNALISTES

Ressources : http://www.apo-mail.org/symantec/Resource%20Page%20French.pdf

À propos de Symantec

Symantec (http://www.symantec.com) est un leader mondial des solutions de protection, de sécurité, de sauvegarde et de disponibilité des données. Ses produits et services innovants protègent les personnes et les informations dans n’importe quel environnement, du terminal mobile le plus petit aux systèmes de cloud computing, en passant par les datacenters d’entreprise. Son expertise mondiale dans la protection des données, des identités et des interactions donne confiance aux clients dans un monde connecté. Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://www.symantec.com ou sur : http://go.symantec.com/socialmedia.

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L’Union Africaine salue la mémoire du commandant adjoint de la force Africaine au Mali

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 13 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, a appris avec une profonde tristesse le décès soudain du Général de brigade Yaye Garba, Commandant adjoint de la Force de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), survenu ce samedi 11 mai 2013, en son domicile, à Bamako.

Au nom de l’UA, la Présidente de la Commission exprime sa profonde sympathie et présente ses plus sincères condoléances à la famille du défunt, au peuple, au Président de la République et au Gouvernement du Niger, ainsi qu’à son Représentant spécial, Chef de la MISMA, et à l’ensemble des personnels civils et militaires de la Mission.

La Présidente de la Commission salue la mémoire du Général Garba, dont les qualités professionnelles d’officier et les qualités humaines étaient reconnues par l’ensemble de ses pairs et des hommes et femmes ayant servi sous ses ordres. En cette circonstance douloureuse, la Présidente de la Commission voudrait également exprimer sa profonde appréciation aux pays contributeurs de troupes à la MISMA, dont le déploiement dans des conditions difficiles et les sacrifices consentis par eux témoignent de la mobilisation du continent en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité au Mali. Cette mobilisation et cette solidarité participent de la promotion du Panafricanisme et de la Renaissance africaine auxquelles appelle le cinquantenaire de l’OUA/UA que les peuples africains célèbrent dans l’attachement à leurs valeurs partagées.

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Donner un label à l’Afrique et briser les mythes à propos de son potentiel

LE CAP, Afrique du Sud, 13 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — L’Afrique ne peut continuer d’être commercialisée en tant que pays, alors que c’est un continent de 54 pays qui, en 2040, aura le plus gros effectif de travailleurs dans le monde. Cette déclaration a été faite cette semaine par le Secrétaire exécutifde la Commission économique pour l’Afrique, M. Carlos Lopes,à l’occasion du Forum économique mondial sur l’Afrique lors d’une séance judicieusement intitulée: « Á bas les mythes, investissons en Afrique ».

M. Lopes a souligné que d’ici à 2040, l’Afrique sera plus urbanisée, davantage connectée et plus éduquée. «L’image de l’Afrique seratrès différente de celle que nous avons maintenant », a-t-il dit.

Les débats ont fait ressortir que les perceptions à propos des risques et des incertitudes concernant les investissements en Afrique ont été fabriquées pour sembler vrais. « Bien que certaines questions peuvent être réelles, il ya de nombreuses avancées qui font voler en éclats les impressions de corruption, de manque de croissance et d’insuffisances de capacités, entre autres ».

Les participants à la session ont souligné quela classe moyenne africaineest en pleine expansion. Avec l’augmentation des revenus, la nouvelle image montre un continent où les deux tiers de sa croissance proviennent de la consommation et, de ce fait,le pouvoir d’achat à Lagos est beaucoup plus élevé qu’à Mumbai.

«L’Afrique compte deux fois plus d’habitants que l’Inde, davantage de téléphones cellulaires que l’Inde, moins de gens pauvres que l’Inde, et la liste n’est pas exhaustive! Les grandes tendances sont en faveur de l’Afrique », a souligné M. Lopes.

Mais pour que le continent puisse récolter les dividendes de sa démographie, illui faut aborder la question des infrastructures, nécessaires pour l’industrialisation et pour donner aux zones rurales du continent un accès au marché mondial. À cet égard, il faut beaucoup d’argent pour mettre œuvre le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) et comme les marchés n’investissent pas dans ce genre de projets,il fallait trouver d’autres sources de financement, ont ajouté les participants.

« La bonne nouvelle est qu’il y a de l’argenten Afrique, mais les mentalités doivent changer pour pouvoir puiser dans le demi-milliard de dollars qui constitue les réserves dormantes des banques centrales africaines », ont souligné les participants. Le projet PIDA, ont-ils noté, pourrait être scindé en «projets à court terme»,visant tous un objectif à long terme.

Les participants ont également parlé de la perception selon laquelle l’Afrique manque de personnel qualifié etsouligné que l’Afrique était à la pointe des innovations. Toutefois, la notoriété et la commercialisation de ces innovations ne dépassent pas ses frontières.

« Nombre d’économies africaines sont aux mains du secteur informel dans lequel les banques ne sont pas ‘invitées’ et, de ce fait, les entreprises de ces secteurs informels ne s’épanouissent pas», a déclaré un participant, en soulignant qu’il faut faire éclater le mythe car ces entreprisesdu secteur informel ne peuvent pas devenir de grandes entreprises sans un financement approprié. Les participants ont toutefois reconnu que le manque de profondeur des marchés financiers est réel et limite les possibilités de créations d’innovations ».

Á propos de la question de la «corruption des dirigeants africains», les participants ont reconnu que la faiblesse réside dans la capacité d’enquêter et d’obtenir des condamnations, ainsi que dans le manque de cohérence et de leadership.

Les participants ont souligné que l’absence de vision stratégique conduit à la prédominance de la corruption alors que des pays comme la Malaisie ou l’Indonésie sont capables de se concentrer davantage sur leurs perspectives stratégiques et moins sur la corruption.

La cohérence nécessaire dans les cadres réglementaires et les politiques a été soulignée, «car elle réduit l’intervention du gouvernement dans des domaines où le secteur privé est supposé jouer un rôle ».

En outre, les participants ontestimé que l’harmonisation entre les administrations est également importante pour que les investisseurs agissent de façon équitable. « Les investisseurs ne sont pas friands de réglementation», a déclaré un participant, en soulignant que la période de montée en flèche des cours des produits de base a conduit à une augmentation des bénéfices pour les sociétés minières d’au moins 200 pour cent, mais que les recettes fiscales pour les pays concernés n’ont augmenté que de 30 pour cent ».

En outre, la perception selon laquelle54 pays constituent un pays où il n’y a pas d’histoires positives à raconter,pourrait être attribuée aux défaillances des médias et au manque d’attention que les gouvernements africainsaccordent à la commercialisation.

La persistance de lacunes dans l’information, due à l’absence d’évaluations dans les pays, s’est avérée une nouvelle question d’importance. En outre, les participants se sont posé la question de savoir si les entrepreneurs qui évoluent dans le milieu des affaires en Afrique pourraient contribuer à la fabrication deces mythes. Agir ainsi, ont-ils dit, crée des obstacles à la venue de concurrents potentiels et ceux qui sont en placese jouent des banques, forts de leurs rendements mirobolants.

«Il est important d’être ici en Afrique pour comprendre le contexte ; il faut savoir où investir et pourquoi investir », a dit un investisseur.

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L’Afrique peut adopter des pratiques minières responsables conformes à la Vision africaine du régime minier (VAM)

LE CAP, Afrique du Sud, 13 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Les principaux acteurs du secteur minier participant à une réunion de partenariat de l’industrie extractive et de l’industrie des métaux, organisée par le Forum économique mondial et la Commission économique pour l’Afrique (CEA), ont mis en évidence que la fenêtre d’opportunités offerte par la hausse des prix des produits de base doit correspondre à une augmentation des revenus pour les gouvernements africains dans une égale mesure. La réunion qui a eu lieu le 8 mai avait pour but d’examiner comment la Vision africaine du régime minier et son objectif de faciliter l’exploitation transparente, équitable et optimale des ressources minérales pour soutenir une croissance durable à large assise et le développement socio-économique peuvent se traduire en visions minières nationales, élaborées à partir d’un processus totalement transparent et inclusif.

Alors que l’indice des prix des métaux précieux et des minerais de base a augmenté de plus de 200% ces dix dernières années, les dirigeants de l’industrie et les décideurs politiques qui sont ici conviennent que la contribution actuelle des ressources minéralesau développement économique de l’Afrique n’est pas proportionnelle. Soulignant la nécessité de l’enrichissement et de l’ajout de valeur ainsi que l’instauration de liens dans la chaîne de valeur des minéraux, le Secrétaire exécutif de la CEA, Carlos Lopes a dit : « Les ressources minérales doivent contribuer à la transformation structurelle – nous devons voir un secteur manufacturier fort se développer en Afrique ».

Selon les experts de l’industrie, le Canada, l’Australie et le Chili ont utilisé le secteur des minerais pour leur transformation industrielle et leur PIB a fortement augmentégrâce à la contribution de l’industrie manufacturière. « Les produits de basen’ont pas été une malédiction mais plutôt une bénédiction pour ces pays – la base de ressources minérales diversifiées et riches peut faire la même chose pour l’Afrique», note Lopes.

Une approche continentale qui oriente les minerais de l’Afrique sur le chemin du profit pour le développement est déjà en place. «Dans le cadre du partenariat tripartite entre l’Union africaine, la Banque africaine de développement et laCEA, le Centre africain de développement minier (CADM) a été mis en place pour aider les États membres de l’Union africaine à parvenir à un développement social et économique à grande échelle basée sur les richesses minérales de l’Afrique, comme prévu dans la « Vision africaine du régime minier », disent les hauts fonctionnaires de la CEA. Le Centre vise à créer un espace institutionnel et politique pour établir d’importants liens sociaux et économiques et faciliter ainsi un processus d’industrialisation tiré par les ressources minérales.

Comme l’ont souligné les participants ici, les risques évoluent en Afrique en raison d’une plus grande stabilité macro-économique et politique dans la plupart des pays, ce qui offre des possibilités d’investissement dans la géologie très prometteuse du continent. Toutefois, les pays ont besoin d’améliorer la gouvernance et la capacité de négocier des contrats ainsi que de vérifier la chaîne de valeur des ressources minérales. Il faut un environnement réglementaire plus sophistiquée, plus de clarté politique, et de cohérence et de transparence dans le cadre politique globale.

Les parties prenantes sont également d’accord sur la nécessité de maîtriser la Vision africaine du régime minier. «C’est la seule façon de pouvoir appréhender et traiter des questions spécifiques à chaque pays, comme l’intégration et l’instauration d’un lien entrel’exploitation minière et le reste de l’économie», soulignent les experts. À cet égard, introduire une vision minière nationale dans quelques pays fournira des enseignements de poids au reste du continent pourcommencer à élaborer des politiques conformes au MAV.

Les participants ont discuté de l’outil de gestion des ressources minéralesélaboré par le Forum économique mondial, qui pourrait être utilisé dans le processus d’élaboration de visions minières nationales, la compréhension et l’alignement des points de vue souvent divergents de toutes les parties prenantes sur la valeur du secteur des ressources minérales n’en serait que faciliter. L’outil pourrait aider à aligner les perceptions de la valeur qu’ont les communautés, le secteur privé et les gouvernements.

En outre, il est possible de traiter les lacunes de capacités au niveau des pays et au sein des gouvernements, selon les experts. « Au lieu d’avoir des accords projet par projetdans un pays, un modèle généralisé qui spécifie tous les paramètres clés pourrait être élaboré et ensuite personnalisé», soulignent-ils.

«Les accords de développement miniers peuvent devenir une loi en soi car les gouvernements manquent souvent de moyens de surveiller la mise en œuvre de ces accords complexes », argumentent les experts, qui soulignent qu’un cadre juridique et réglementaire solide ou une politique minière type ou encore un accord seraient suffisants. L’appel lancé ici cette semaine aux gouvernements est «Légiférez, ne négociez pas ».

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AGENDA DE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

PARIS, France, 13 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — AGENDA DE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

MERCREDI 15 MAI

15h30 Conférence des donateurs pour le développement du Mali, co-présidée par M. José-Manuel BARROSO, président de la Commission européenne et M. Dioncounda TRAORE, président de la République du Mali.

VENDREDI 17 MAI

9h00 Entretien avec M. Dioncounda TRAORE, président de la République du Mali.

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Agenda hebdomadaire prévisionnel de M. Pascal CANFIN Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement

PARIS, France, 13 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Agenda du lundi 13 au vendredi 17 mai 2013

Mardi 14 mai

17h00 Intervention à la clôture de la conférence internationale de lutte contre la malnutrition

infantile en Afrique subsaharienne co-organisée par l’UNICEF France et le Ministère des

Affaires étrangères, Institut du Monde Arabe

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Le Canada appuie l’amélioration du climat des affaires au profit de l’agriculture en Afrique

LE CAP, Afrique du Sud, 10 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre de la Coopération internationale, l’honorable Julian Fantino, a participé au Forum économique mondial (en anglais) sur l’Afrique, au forum sur l’investissement en Afrique (Grow Africa Investment Forum) et à la rencontre du conseil des dirigeants de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition du G8, qui se tiennent au Cap, en Afrique du Sud. Sa présence a pour but de promouvoir le recours aux partenariats avec le secteur privé pour trouver des solutions novatrices aux défis en matière de développement agricole durable, de sécurité alimentaire et de nutrition en Afrique.

« Le Canada soutient depuis fort longtemps la sécurité alimentaire et le développement agricole durable partout en Afrique, et il est conscient du rôle clé que joue le secteur privé dans le domaine de l’agriculture, a déclaré le ministre Fantino. L’un des grands objectifs du Canada en Afrique est d’établir de nouveaux partenariats avec le secteur privé en vue de favoriser la transformation agricole, d’améliorer la nutrition et d’encourager une croissance économique durable dont profiteront les populations du continent tout entier. »

Le Canada se réjouit à l’idée que le secteur privé joue un plus grand rôle dans l’accroissement de la sécurité alimentaire, et complète de ce fait le rôle fondamental du secteur public. Il travaille activement au sein de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition, lancée par le G8 en 2012, et appuie fermement le forum sur l’investissement en Afrique et le Forum économique mondial sur l’Afrique, qui ont pour objet d’accélérer la diversification économique, de développer les infrastructures stratégiques ainsi que de libérer le potentiel de l’Afrique en vue de favoriser l’apparition de nouveaux partenariats entre les gouvernements africains et le secteur privé, pour stimuler l’investissement.

Le Canada demeure résolu à apporter son soutien aux Africains pour qu’ils puissent disposer d’aliments sains et nutritifs, en quantité suffisante. L’agriculture est le moteur de la croissance économique durable dans de nombreux pays en développement. Les investissements dans ce secteur permettent de créer des emplois, qui augmentent la sécurité alimentaire et les revenus des ménages, deux éléments clés de l’élimination de la pauvreté. Un grand nombre des initiatives canadiennes visent à aider les petits exploitants agricoles, en particulier les femmes, à cultiver des produits agricoles nutritifs et à diversifier leurs récoltes.

Le Canada a à cœur le développement agricole durable, en particulier le renforcement de la sécurité alimentaire et de la résilience des populations vulnérables. Le Plan d’action économique de 2013 réitère l’engagement du Canada à l’égard des investissements d’aide au développement international dans les domaines de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Le nouveau ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement continuera à assumer le mandat de réduction de la pauvreté et permettra d’apporter une aide plus efficace, plus transparente et mieux ciblée pour continuer à améliorer le sort des populations démunies à l’échelle de la planète.

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