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Mali / Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

PARIS, France, 8 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

Q – Considérez-vous, deux mois après le début de l’intervention au Mali, que la situation sur le terrain est vraiment en voie de stabilisation ?

R – Deux mois après le début de l’intervention française au Mali, en appui des forces maliennes et des troupes africaines, des avancées significatives ont été réalisées.

L’intégrité territoriale du Mali est d’abord en passe d’être pleinement rétablie. Si des combats se poursuivent dans certaines zones du pays, où sont repliés les terroristes, la reprise rapide des grandes villes du Nord a constitué un véritable soulagement pour les populations locales, libérées du joug des groupes extrémistes.

Parallèlement aux efforts de stabilisation menés au Mali, des discussions sont engagées au Conseil de sécurité, en concertation avec nos partenaires maliens et l’ensemble des pays africains, sur la transformation de la MISMA en opération de paix des Nations Unies.

L’amélioration progressive des conditions de sécurité dans le pays rend possible la réouverture du lycée Liberté à Bamako à compter du 11 mars. De même, la poursuite du déploiement des forces africaines au Mali permet aujourd’hui de réduire les zones formellement déconseillées à nos ressortissants au Mali. Un nouveau zonage et de nouvelles consignes de sécurité ont été introduits sur le site « Conseils aux voyageurs ».

Le processus politique, qui est au coeur du règlement de la crise malienne, progresse également. A la suite à l’adoption de la feuille de route par le Parlement malien, le 29 janvier dernier, la tenue d’élections libres et transparentes avant la fin du mois de juillet a été annoncée par le Président Traoré. Par ailleurs, la commission nationale de dialogue et de réconciliation a été créée le 6 mars. Nous saluons cette avancée décisive. Elle doit permettre l’établissement d’un dialogue avec tous les représentants des populations du Nord du Mali (élus, société civile dans toutes ses composantes) qui renoncent à la violence et reconnaissent l’intégrité territoriale du pays.

Dans cette phase de stabilisation, c’est enfin sur le volet du développement qu’il convient d’agir, afin de gagner la paix. L’adoption de la feuille de route a permis la reprise progressive de notre coopération civile, notamment celle de l’Agence française de développement avec un portefeuille de projets de près de 150 millions d’euros. La priorité sera donnée au redémarrage de projets permettant d’améliorer les conditions de vie des populations:développement des activités productives, santé, développement rural, eau et assainissement, développement urbain de Bamako, éducation de base, enseignement secondaire et formation professionnelle.

Les collectivités locales françaises, qui entretiennent de nombreux partenariats et des coopérations décentralisées avec le Mali, seront amenées à jouer un rôle important en faveur du développement du pays. Dans cette perspective, le ministre délégué chargé du développement, Pascal Canfin, réunira le 19 mars à Lyon cent villes françaises jumelées avec des villes du Mali.

L’Union européenne se mobilise également fortement, avec près de 250 millions d’euros d’aide budgétaire et de financement de projets de développement. Pour mobiliser la communauté internationale la France et l’Union européenne organiseront à Bruxelles, en mai, une conférence de donateurs pour le développement du Mali. Il s’agit de garantir que des moyens soient disponibles sur le long terme et déployés efficacement, car l’effort engagé devra se prolonger dans la durée. Le Mali va rester un sujet important à l’agenda international des prochains mois. Il sera notamment discuté le 11 mars lors du conseil des ministres européens des affaires étrangères.

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Séminaire de l’Union africaine sur le service civique d’aide au développement (Conakry, 13-14 mars 2013)

PARIS, France, 8 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Un séminaire consacré au service civique d’aide au développement (SCAD) se tiendra, les 13 et 14 mars, à Conakry. Organisé par l’Union africaine, en partenariat avec le ministère des affaires étrangères et l’Organisation internationale de la Francophonie, il vise à promouvoir les stratégies de prévention des conflits et de sortie de crise.

Le SCAD permet à de jeunes volontaires d’effectuer un service civique en environnement militaire et de bénéficier d’une véritable formation et insertion professionnelle, tout en contribuant à la stabilité régionale. Il s’adresse à de jeunes militaires ou miliciens en cours de démobilisation. Ce service civique est expérimenté avec succès à Madagascar depuis plusieurs années. Il est en cours de développement en Guinée et démarrera très prochainement en Côte d’Ivoire.

Le séminaire prévu à Conakry aura pour objectif principal d’échanger sur les bonnes pratiques dans ce domaine, en vue du développement du SCAD à l’échelle du continent. Il réunira à cette fin des représentants d’une quinzaine de pays d’Afrique, d’organisations régionales africaines, de partenaires de l’Union africaine ainsi que d’entreprises, partenaires essentiels pour le bon fonctionnement du projet.

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Mali : une aide alimentaire pour 24 000 personnes dans la région de Gao

GENEVE, Suisse, 8 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Plus de 24 000 personnes dans les localités de Gao et de Gounzoureye (nord-est du Mali) reçoivent depuis jeudi 7 mars une aide alimentaire fournie par la Croix-Rouge malienne et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Cette assistance, constituée de 432 tonnes de riz, mil, semoule, huile et sel iodé, permettra à ces personnes rendues vulnérables par les effets conjugués d’une situation socio-économique difficile et du conflit qui sévit dans cette région du pays, de couvrir leurs besoins alimentaires pendant deux mois.

« La diminution des échanges commerciaux avec le nord du Mali a entraîné une hausse des prix, notamment des denrées de première nécessité. Le pouvoir d’achat de la population étant faible, celle-ci ne peut subvenir à ses besoins essentiels sans un soutien extérieur », explique Ibrahima Bah, délégué du CICR à Gao.

Afin de répondre aux besoins des personnes touchées par le conflit dans le nord du pays, le CICR et la Croix-Rouge malienne poursuivront ces prochaines semaines leurs activités d’assistance en faveur de plus de 260 000 personnes vulnérables dans les régions de Mopti, Tombouctou et Gao.

Depuis le début du conflit en janvier 2012, le CICR et la Croix-Rouge malienne ont fourni vivres et biens de première nécessité à près de 800 000 personnes dans les régions de Mopti, Kidal, Gao et Tombouctou

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Des milliers de personnes continuent à fuir les violences à Kitchanga, au Nord Kivu

PARIS, France, 8 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Après les violents affrontements de la semaine dernière à Kitchanga, au nord de la République Démocratique du Congo, les combats et les incendies volontaires continuent. Les déplacés sont principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées qui prennent avec eux leurs maigres affaires et leur bétail. Certains n’ont nulle part où aller et sont dans l’incapacité de fuir la ville. Ils cherchent alors refuge dans des camps de fortune à Kitchanga.

« La situation dans la région est extrêmement changeante et désespérée, alors que les tensions entre les communautés s’aggravent avec de plus en plus de fusillades cette semaine à Kitchanga », nous rapporte Hugues Robert, chef de mission pour Médecins Sans Frontières dans la province du Nord Kivu.

Au cours d’une seconde vague d’attaques lundi dernier, plusieurs maisons au centre de la ville ont été ravagées par les flammes. D’autres maisons et divers bâtiments ont d’ores et déjà été détruits, y compris la base MSF. Des bombardements ont également frappé l’hôpital de Saint-Benoît la semaine dernière, tuant deux personnes et en blessant huit autres.

A l’intérieur de la ville, des camps supplémentaires pour les personnes déplacées ont était mis en place. Des milliers de personnes déplacées n’ont toujours pas d’abri et de nourriture et sont exposées au froid, principalement la nuit. « Durant la saison des pluies, il y a un risque élevé d’apparition de diverses maladies, comme le choléra et la pneumonie », s’inquiète Corry Kik, coordinatrice médicale de MSF.

Les staffs nationaux congolais de MSF travaillent nuit et jour à l’hôpital pour soutenir leurs collègues du Ministère de la Santé. Jusqu’à présent, on dénombre plus de 140 blessés et au moins 85 décès parmi les civils. 65 blessés sont pris en charge au centre médical de Kitchanga, alors que 55 patients parmi les plus gravement touchés ont été transférés par hélicoptère à Goma, après avoir été stabilisés à Kitchanga, ou par la route à l’hôpital de Mweso, où une équipe chirurgicale de MSF est présente. MSF est la seule organisation humanitaire médicale qui travaille actuellement dans la cité de 150 000 habitants et la zone de Kitchanga.

L’organisation humanitaire médicale internationale augmente actuellement sa réponse à l’urgence et la quantité de personnel présente sur place. La semaine dernière, un chirurgien, un anesthésiste, un infirmier et un logisticien ont été envoyés en hélicoptère à Kitchanga. Cette semaine, deux docteurs et dix infirmiers vont rejoindre l’équipe médicale sur le terrain.

Afin que MSF puisse continuer son travail médical, l’organisation demande à toutes les parties de respecter la neutralité des centres médicaux, des équipes et des biens et d’assurer le libre passage pour le transport des patients blessés.

MSF procure des soins de santé primaires et secondaires dans la province du Nord Kivu. L’organisation travaille à la fois au sein de centres de santé et dans des cliniques mobiles. Elle supporte les hôpitaux de référence à Mweso, Pinga, Masisi, Rutshuru et Kitchanga. MSF gère également des centres de traitement du choléra dans et autour de Goma. Les équipes d’urgence évaluent régulièrement la situation et répondent aux besoins dans d’autres zones au Nord Kivu.

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Remarques introductives de l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité, à la 358ème réunion du Conseil de Paix et de Sécurité

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 8 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Remarques introductives de l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité, à la 358ème réunion du Conseil de Paix et de Sécurité

Monsieur le Président du Conseil de Paix et de Sécurité,

Monsieur le Haut Représentant pour le Mali et le Sahel, Chef de la MISMA

Mesdames, Messieurs les Membres du Conseil,

Chers invités,

Mesdames, Messieurs,

Vous me permettrez, tout d’abord de féliciter la République fédérale du Nigeria pour son accession à la présidence du Conseil de Paix et de Sécurité pour le mois de mars 2013. Monsieur l’Ambassadeur, je voudrais, au nom de la Commission et de sa Présidente, vous assurer de notre plein soutien au cours de ce mois de mars, qui s’annonce particulièrement chargé pour ce qui concerne les questions de paix et de sécurité sur le continent.

Monsieur le Président,

La présente réunion du Conseil sur le Mali fait suite à celle tenue le 25 janvier dernier, au niveau des chefs d’Etat et de Gouvernement, en marge de la session ordinaire de la Conférence de l’Union. La situation au Mali demeure source de préoccupation et de défis à relever pour l’UA, même si des avancées notables ont été enregistrées au cours des deux mois, en ce qui concerne, tout à la fois, la lutte contre les groupes armés terroristes, la restauration de l’autorité de l’Etat sur le Nord du pays, le dialogue et la réconciliation et la conduite de la transition vers des élections transparentes, régulières et crédibles.

Vous permettrez que le Représentant spécial de la Présidente de la Commission et chef de la MISMA, le Président Pierre Buyoya, revienne sur des aspects-clés de la crise, avec un accent particulier sur la situation sécuritaire sur le terrain, l’état de déploiement de la MISMA et son Concept des Operations (CONOPS) révisé soumis à l’examen de votre réunion d’aujourd’hui.

Pour ma part, je voudrais surtout vous faire le point des efforts déployés par la Commission, en étroite consultation avec la CEDEAO et les Nations unies et avec l’appui de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux, en vue d’une solution durable à la crise que connait le Mali.

Monsieur le Président,

La Conférence des donateurs, dont le CPS a demandé la tenue, a été organisée par la Commission de l’UA, le 29 janvier 2013, à Addis-Abeba, immédiatement après le Sommet de l’UA, aux fins de mobiliser un soutien tant financier que logistique pour la MISMA et les FDSM. De par le niveau de participation et les annonces de contributions, la conférence a été un véritable succès. Elle a enregistré des annonces de contribution à hauteur de 455 millions de dollars, soit plus de la moitié du budget annuel prévisionnel pour la MISMA et les FDSM[U1] .[U1] La Conférence a également été l’occasion pour les Etats membres de l’UA et la communauté internationale dans son ensemble d’exprimer, de façon concrète, leur solidarité au Mali. Il importe maintenant que les dons annoncés soient concrétisés dans les plus brefs délais, tout comme il est essentiel que le Mali reçoive des soutiens en équipements.

Le Groupe de soutien et de suivi sur la situation au Mali a tenu sa troisième réunion, à Bruxelles, le 5 février 2013, à l’invitation de l’Union européenne. La réunion a permis à la communauté internationale de passer en revue l’évolution de la situation au Mali, à la lumière des développements intervenus sur le terrain et des dernières initiatives du Gouvernement de transition du Mali. Les participants ont également échangé sur la problématique du Sahel sous l’éclairage de la prévention des conflits et du développement.

En application du paragraphe 7(a) du communiqué de la réunion du Conseil du 25 janvier 2013, une Conférence de planification s’est tenue à Bamako, du 15 au 21 février 2013, et a permis, avec la participation d’experts maliens, de la CEDEAO, des pays du champ, de l’UA, des Nations unies, de l’UE et d’autres partenaires bilatéraux, de finaliser le Concept des Opérations (CONOPS) harmonisé révisé de la MISMA.

Le Conseil notera que le CONOPS harmonisé révisé a déjà été endossé par la CEDEAO, lors de son Sommet ordinaire tenu à Yamoussoukro, les 27 et 28 février 2013, et à auquel j’ai eu l’honneur de représenter l’UA avec le Président Buyoya.

Dans le cadre de la mise en œuvre des décisions contenues dans le communique précité, la Commission est en train de préparer la tenue à Nouakchott, le 17 mars 2013, d’une réunion ministérielle sur le renforcement de la coopération en matière de sécurité et l’opérationnalisation effective de l’APSA dans l’espace sahélo-saharien qui recouvre les territoires des brigades régionales Nord, Ouest et Centre.

Monsieur le Président,

En vous recommandant l’adoption du CONOPS harmonise révisé qui vous est soumis, ainsi que sa transmission au Conseil de sécurité des Nations unies pour endossement et action appropriée, je voudrais anticiper quelque peu et attirer l’attention du Conseil sur la question de la transformation envisagée de la MISMA en une opération des Nations unies.

Dans une lettre adressée au Secrétaire général, en réponse à celle du Président malien, le Conseil de sécurité a fait part de son intention de transformer la MISMA en une opération des Nations unies. Ce dont nous nous félicitons, le 42ème Sommet ordinaire de la CEDEAO ayant aussi soutenu une telle proposition qui, je dois le souligner, n’est pas une option mais une nécessité au vu des défis majeurs que la situation impose.

Il convient alors, à notre niveau, en tant qu’UA, de bien cerner les implications d’une telle évolution, d’abord pour le Mali, ensuite quant à notre rôle dans les efforts de règlement de la crise dans ce pays, compte tenu des responsabilités qui sont les nôtres. A cet égard, la Commission voudrait recommander au Conseil de réaffirmer les principes suivants pour guider la transformation envisagée de la MISMA en opération des Nations unies : un mandat approprié d’imposition de la paix qui respecte et préserve l’unité et l’intégrité territoriale du Mali, reconnait le rôle politique de l’UA et de la CEDEAO et affirme clairement la nécessité de les consulter sur tous les aspects liés au règlement de la crise, une organisation adéquate de la composante militaire de la nouvelle Mission avec une capacité de réaction rapide ainsi qu’une continuité optimale de la structure de direction de la Mission et de la composition de ses composantes civile, policière et militaire.

Je vous remercie de votre attention.

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358ème réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) sur la situation au Mali

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 7 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 358èmeréunion, tenue le 7 mars 2013, à Addis Abéba, a pris la décision qui suit sur la situation au Mali :

Le Conseil,

1. Prend note du rapport de la Présidente de la Commission sur l’évolution de la situation au Mali [PSC/AHG/3(CCCLVIII)], ainsi que des exposés du Commissaire à la Paix et à la Sécurité et du Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel, Chef de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA). Le Conseil prend également note des déclarations faites par les représentants du Mali, de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest – CEDEAO, ainsi que par les Nations unies, l’Union européenne (UE), la France, les Etats Unis d’Amérique et le Royaume Uni;

2. Rappelle ses communiqués antérieurs sur la situation au Mali, et réaffirme son attachement indéfectible à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale du Mali;

3. Se félicite des progrès accomplis dans les efforts de reconquêtedes régions du Nord du Mali occupées par les groupes armés terroristes et criminels, avec l’assistance prompte et effective apportée par la France. Le Conseil se félicite également de l’accélération du déploiement de la MISMA, ainsi que des opérations de sécurisation et de stabilisation en cours, en vue de faciliter la consolidation des acquis enregistrés sur le terrain. Le Conseil note avec satisfaction la nomination du Haut Représentant pour le Mali et le Sahel, l’ancien Président Pierre Buyoya du Burundi, en qualité de Représentant spécial de la Présidente de la Commission et chef de la MISMA, ainsi que celle de l’Ambassadeur Cheaka Touré du Togo, comme Représentant spécial adjoint. Le Conseil note également avec satisfaction la mise en place, à Addis Abéba, du Groupe de travail intégré sur le Mali et du Mécanisme conjoint de coordination, à Bamako, sous la direction du Chef de la MISMA. Le Conseil se félicite des consultations entreprises par la Présidente de la Commission et le Commissaire à la Paix et à la Sécuritéavec différents acteurs africains et internationaux, y compris les Présidents Alassane Dramane Ouattara de Côte d’Ivoire et Idriss Deby Itno du Tchad,ainsi que le Secrétaire général des Nations unies, et des interactions du Chef de la MISMA avec les Autorités maliennes et des partenaires bilatéraux;

4. Exprime sa profonde appréciation à toutes les forces engagées dans les opérations de sécurisation et de stabilisation au Nord du Mali,et présente ses sincères condoléances au Tchad, au Togo et à la France pour les pertes enregistrées dans les rangs de leurs contingents respectifs. Le Conseil exprime également sa reconnaissance à tous les pays contributeurs de troupes et de police à la MISMA, pour leur sacrifice et leur contribution à l’effort de libération et de restauration de l’autorité de l’Etat malien sur les régions nord du pays. Le Conseil renouvelleson appréciation aux pays du champ pour leur engagement en vue de faciliter les opérations de la MISMA et des forces françaises et maliennes au nord Mali ;

5. Lanceun appel à tous les pays et organisations qui ont fait des annonces de soutien à la MISMA et aux Forces de défense et de sécurité maliennes, lors de la conférence de donateurs tenue à Addis Abéba, le 29 janvier 2013, à libérer rapidement les contributions annoncées, en vue de permettre à la MISMA d’opérer dans les meilleures conditions possibles et de s’acquitter effectivement de son mandat visant notamment à aider le Mali à libérer les territoires encore occupés, à garantir la sécurité des institutions et de la population, et à stabiliser l’environnement sécuritaire dans le pays;

6. Prend noteavec satisfaction de l’adoption par le Gouvernement malien de la Feuille de route pour la Transition, puis de son approbation par l’Assemblée nationale, etexhortetoutes parties prenantes maliennes à travailler à la pleine mise en œuvre de la Feuille de route. Le Conseil réaffirme son ferme soutien aux autorités de la Transition, et prend note du calendrier envisagé pour la tenue des élections générales;

7. Décide,en faisant sienne la décision du Sommet ordinaire de la CEDEAO tenue à Yamoussoukro, les 27 et 28 février 2013, que la tenue des élections générales marquera la fin de la transition. Le Conseilencourage le Gouvernement malien à finaliser la mise en place en place de l’ensemble des arrangements prévus aux termes de la Feuille de route, et se félicite de la création par le Conseil des ministres, le 6 mars 2013, de la Commission Dialogue et Réconciliation, et appelleà son opérationnalisation rapide avec le soutien de toutes les parties maliennes. Le Conseilmet en garde, une fois encore, tous les individus, civils ou militaires, quiinterférent dans la conduite de la Transition ou dans le fonctionnement de la chaîne de commandement militaire sous contrôle des autorités civiles, et seraient impliqués dans des violations des droits de l’homme;

8. Exhorte toutesles parties prenantes maliennes à respecter les droits de l’homme et le Droit international humanitaire, et exprime sa détermination à prendre des mesures appropriéescontre toute violation de ces droits.

9. Se réjouit de la tenue à Bruxelles, le 5 février 2013, de la troisième réunion du Groupe de soutien et de suivi, et apporte son plein appui à la mise en œuvre des conclusions de cette réunion ;

10. Se félicite de la tenue à Bamako, du 15 au 21 février 2013, de la Conférence de planification, qui a permis, avec la participation d’experts maliens, de la CEDEAO, des pays du champ, de l’UA, des Nations unies, de l’UE et d’autres partenaires bilatéraux, de finaliser le Concept des Operations(CONOPS) harmonisé révisé de la MISMA, en application du paragraphe7(a) du communiqué [PSC/AHG/COMM/2.(CCCLIII)] de sa 353èmeréunion tenue le 25 janvier 2013. Le Conseil note avec satisfaction que le CONOPS harmonisé révisé a déjà été endossé par la CEDEAO, lors du Sommet ordinaire de Yamoussoukro;

11. Décide d’entériner le Concept d’Opérations harmonisé révisé de la MISMA. A cet égard, le Conseil demande aux pays contributeurs de troupes et de police d’accélérer le rythme de leur déploiement sur le théâtre des opérations ;

12. Demande à la Présidente de la Commission de transmettre immédiatement le CONOPS harmonisé révisé au Secrétaire général des Nations unies, et prie le Conseil de sécurité d’examiner le document et de lui réserverune suite favorable. Le Conseilréitère sa requête auprès du Conseil de sécurité pour qu’il autorise la mise en place immédiate d’un module de soutien financé par les contributions mises à recouvrement des Nations unies,ainsi que celle d’arrangements transitoires pour permettre le parachèvement du déploiement de la MISMA et la conduite effective de ses opérations;

13. Apporte son appui à la transformation envisagée de la MISMA en une opération des Nations unies. A cet égard, le Conseil souligne que toute opération des Nations unies devrait, pour contribuer utilement à la consolidation des avancées enregistrées au Mali, ainsi qu’à la promotion de la paix, de la sécurité dans la région, obéir aux paramètres suivants:

(i) la nécessité pour une telle mission d’être dotée d’un mandat robuste fondé sur le Chapitre VII de la Charte des Nations unies, défini en concertation avec le Mali, l’UA et la CEDEAO. Ce mandat devrait consister à appuyer le Gouvernement malien dans le renforcement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de son territoire et à la préservation de l’unité et de l’intégrité territoriale du pays, y compris la lutte contre les réseaux criminels et terroristes opérant au Nord du Mali,

(ii) la nécessité pour les Nations unies de consulter étroitement et adéquatement l’UA et la CEDEAO tout au long du processus de transformation envisagée de la MISMA en une opération des Nations unies, ainsi que sur la nomination du futur Représentant spécial du Secrétaire général qui dirigera la mission envisagée dans un esprit de continuité en ce qui concerne la directionde la Mission et les contingents,

(iii) la mobilisation au profit de la MISMA d’un soutien financier et logistique qui permette de renforcer la capacité opérationnelle de la Mission et de faciliter sa transformation rapide en une opération des Nations unies, notamment à travers la mise en place par les Nations unies d’un mécanisme de soutien logistique approprié devant être opérationnel dès la fin de la période de trois mois durant laquelle les contingents sont soutenus par leurs pays respectifs,

(iv) l’appui au rôle politique central de l’UA et de la CEDEAO, tant dans l’accompagnement de la transition à travers la mise en œuvre de la Feuille de route élaborée à cet égard que dans la formulation et la mise en œuvre des réformes de gouvernance et autres qui devront être entreprises en vue de s’attaquer aux causes profondes de la crise multidimensionnelle que connait le Mali et

(v) l’appui à la coopération régionale dans le domaine de la sécurité, au regard du caractère transnational de la menace terroriste et de la criminalité et en tenant compte de tout ce qui peut être réalisé en la matière dans le contexte de l’Architecture africaine de paix et de sécurité;

14. Demande à la Présidente de la Commission de transmettre le présent communiqué et le CONOPS révisé au Secrétaire général des Nations unies et, à travers lui, au Conseil de sécurité, ainsi que de mobiliser, en consultation étroite avec la CEDEAO, l’appui des partenaires de l’Afrique en vue de la prise en compte adéquate des préoccupations exprimées plus haut ;

15. Demande à la Présidente de la Commission d’entamer immédiatement des consultations avec le Président de la Commission de la CEDEAO en vue de la mise en place, consécutivement à la transformation rapide de la MISMA en une opération des Nations unies, d’une mission conjointe UA-CEDEAO de soutien au Mali, dont le mandat sera défini en concertation étroite avec le Gouvernement malien ;

16. Souligne l’importance de la définition d’une stratégie globale de reconstruction post-conflit au Mali, et demande à la Commission, en coordination avec le Gouvernement du Mali, la CEDEAO, ainsi que les partenaires bilatéraux et multilatéraux, d’assurer la cohérence des efforts aux niveaux régional, continental et international. A cet égard, le Conseil,accueille favorablement l’offre du Gouvernement de la République arabe d’Egypte d’abriter un atelier d’experts sur la question.

17. Décide de rester activement saisi de la question.

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Libye : des milliers de personnes ont besoin d’assistance à la suite d’affrontements tribaux dans le Djebel Nafoussa

GENEVE, Suisse, 7 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Au cours des trois derniers jours, les affrontements tribaux qui ont secoué le Djebel Nafoussa en Libye ont fait des milliers de déplacés. En coopération avec le Croissant-Rouge libyen, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’emploie à distribuer des vivres, des médicaments et d’autres secours d’urgence à plus de 3 000 personnes qui ont fui de leur foyer pour se réfugier dans les villes environnantes.

Les affrontements ont éclaté le 2 mars près de la ville de Mizdah, à 180 kilomètres au sud de Tripoli. « Certains déplacés vivent dans des conditions difficiles, car ils ont trouvé refuge dans des bâtiments encore en construction », déclare la collaboratrice du CICR Asma Khalik Awan, responsable de la distribution des secours.

Ces trois derniers jours, 750 personnes ont reçu des rations alimentaires pour un mois à Garyat, à quelque 140 kilomètres au sud de Mizdah, et à Nismah, à 50 kilomètres au sud de la ville. « Aujourd’hui, 2 500 autres personnes recevront des vivres, des couvertures, des ustensiles de cuisine et d’autres articles de première nécessité », poursuit Mme Khalik Awan.

Le CICR a en outre fourni au dispensaire de Mizdah du matériel de pansement pour traiter jusqu’à 50 blessés. Le personnel du dispensaire prodigue les premiers soins aux victimes avant de les transférer dans un établissement plus important. Aujourd’hui, des collaborateurs du CICR et des volontaires du Croissant-Rouge libyen évalueront la situation médicale à Gharyan et Shqeiqa, respectivement à 85 et 30 kilomètres au nord de Mizdah. D’autres volontaires de la Société nationale apportent leur soutien au CICR à Nismah, Garyat et Mizdah.

En Libye, le CICR visite les personnes détenues, contribue à faire la lumière sur le sort des disparus et coopère avec le Croissant-Rouge libyen pour aider les personnes blessées dans les affrontements ou déplacées à cause de la violence. L’institution s’emploie également à diffuser les règles du droit international humanitaire auprès des autorités et fait en sorte que ces règles soient prises en compte dans les formations dispensées aux forces armées et de sécurité libyennes.

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LE SENEGALAIS MOUSSA TOURE DECROCHE LE PRIX SPECIAL CEDEAO DU FESPACO 2013

ABUJA, Nigeria, 7 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le réalisateur sénégalais Moussa Touré a remporté le prix spécial de la CEDEAO de l’intégration ouest africaine de la 23ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) pour son long-métrage «La Pirogue».

Cette récompense, d’une valeur de dix mille dollars américains ($10 000) accompagnée d’un trophée, lui a été remise par le président de la Commission de la CEDEAO, M. Kadré Désiré Ouédraogo, en présence du président du Faso, Blaise Compaoré, lors de la cérémonie de clôture de la biennale du cinéma africain, le samedi 2 mars 2013, au stade du 4-Août de Ouagadougou, au Burkina Faso.

M. Ouédraogo a félicité le lauréat pour son ‘uvre cinématographique en faveur de l’intégration et de la créativité des citoyens de la Communauté.

Avant la cérémonie de remise du prix à M. Moussa Touré, le président de la Commission de la CEDEAO, accompagné de son épouse, de son directeur de cabinet, M. Denis Ouédraogo, de sa conseillère à la Communication, Mme Bertine SYLLA, de la commissaire du Développement humain et Genre de la Commission, Dr Adrienne Diop, ainsi que du directeur de la Culture de la Commission, Pr Abdoulaye Maga, a visité les différents stands installés sur le site du Fespaco dans le cadre de la biennale 2013 du cinéma africain, dont celui de la CEDEAO.

Le stand de la CEDEAO, d’une superficie de 9 m² et décoré aux couleurs de la CEDEAO, a été animé pendant une semaine par le Chargé de communication interne de la Commission de la CEDEAO, M. Liberor Doscof Aho.

Occasion pour lui de mieux faire connaître l’organisation régionale aux visiteurs du Fespaco à travers des présentations et exposés sur l’historique, les objectifs, le management, les institutions et agences spécialisées, les principes fondamentaux, les réalisations, les projets et programmes ainsi que la Vision 2020 de la CEDEAO, sans oublier les grands défis et perspectives de l’organisation.

Les visiteurs ont également pu se procurer des manuels d’information et de vulgarisation sur la CEDEAO et participé à des jeux de questions-réponses dotés de prix constitués de gadgets de communication sur la CEDEAO, tels que des casquettes, T-shirts, calendriers, agendas, etc.

Diverses couches socioprofessionnelles de plusieurs Etats membres de la CEDEAO, de nombreux étudiants et élèves de Ouagadougou, le Premier ministre burkinabè, M. Beyon Luc Adolphe Tiao, le délégué général du Fespaco, M. Michel Ouédraogo, et bien d’autres personnalités du Burkina Faso ont visité le stand de la CEDEAO.

Le président de la Commission de la CEDEAO, M. Kadré Désiré Ouédraogo, et la commissaire du Développement humain et Genre, Dr Adrienne Diop, ont chaleureusement félicité M. Liberor Doscof Aho pour la qualité de son travail.

S’adressant à M. Aho, le président de la Commission a dit : «vous avez fait un travail remarquable ; je vous en félicite. Je souhaite que de telles actions soient désormais organisées dans tous les Etats membres de la CEDEAO à l’occasion des évènements du genre comme le Fespaco.

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Burundi- libération du journaliste Hassan Ruvakuki

PARIS, France, 7 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Le journaliste Hassan Ruvakuki a été libéré hier au Burundi. Quelle est votre réaction ?

R – La France se réjouit de la libération de M. Hassan Ruvakuki, correspondant de RFI, emprisonné depuis le mois de novembre 2011.

Attachée au libre exercice de la fonction de journaliste partout dans le monde, la France a suivi avec attention toutes les étapes de la procédure judiciaire et a constamment plaidé auprès des autorités burundaises en faveur du respect des droits de la défense et de la tenue d’un procès équitable.

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Libye – Attaque contre le Congrès général national et son président

PARIS, France, 7 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

La France exprime sa profonde inquiétude devant les derniers événements à Tripoli qui ont porté atteinte au fonctionnement régulier, à la légitimité du Congrès général national et à l’intégrité physique de son président, M. Mohamed Megarief.

Elle appelle l’ensemble des Libyens à se rassembler et à poursuivre la construction d’un État de droit fondé sur le respect des institutions élues, de la liberté de chacun, ainsi que des lois et des principes démocratiques.

La France reste confiante dans la poursuite du processus de transition politique engagé en Libye et encourage un dialogue constructif et serein entre tous les Libyens.

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