L’Union africaine salue l’accord signé par les parties Centrafricaines

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 14 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Nkosazana Dlamini Zuma, salue l’Accord politique de sortie de crise, le cessez-le-feu et la Déclaration de principes signés à Libreville, le vendredi 11 janvier 2013, par le Gouvernement centrafricain, l’opposition démocratique, les mouvements politico-militaires et la coalition SELEKA, en vue de mettre un terme à la grave crise politique et sécuritaire qui secoue la République centrafricaine (RCA) depuis décembre 2012.

La Présidente de la Commission félicite toutes les parties centrafricaines pour leur sens du compromis, et souligne la nécessité pour elles d’assurer la mise en œuvre scrupuleuses et de bonne foi des engagements pris.

La Présidente de la Commission exprime la gratitude de l’UA aux dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) pour les efforts prompts et soutenus qu’ils ont déployés, afin de stabiliser la situation en RCA et de faire aboutir les négociations. Elle remercie particulièrement les Présidents Idriss Déby Itno de la République du Tchad, Président en exercice de la CEEAC, Ali Bongo Ondimba, de la République gabonaise, et Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, pour leur rôle central dans le règlement de la crise en RCA.

La Présidente de la Commission, qui exprime la reconnaissance de l‘UA aux Nations unies pour l’appui logistique fourni en vue de faciliter la tenue des négociations, exhorte tous les partenaires de la RCA à apporter leur plein soutien à la mise en œuvre de l’Accord politique et du cessez-le-feu. Elle réitère la disposition de l’UA à apporter son appui à la mise en œuvre et au suivi des Accords conclus par les parties centrafricaines.

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DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LE MALI

NEW YORK, 14 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, M. Masood Khan (Pakistan):

Les membres du Conseil de sécurité se déclarent gravement préoccupés par les mouvements militaires et les attaques de groupes terroristes et extrémistes qui ont été signalés dans le nord du Mali, et en particulier par la prise de la ville de Konna, près de Mopti. Cette sérieuse détérioration de la situation compromet encore davantage la stabilité et l’intégrité du Mali et constitue une menace directe pour la paix et la sécurité internationales.

Les membres du Conseil rappellent les résolutions 2056 (2012), 2071 (2012) et 2085 (2012) adoptées en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, ainsi que la nécessité pressante de contrer la menace terroriste croissante au Mali.

Les membres du Conseil demandent à nouveau aux États Membres d’accompagner le règlement de la crise au Mali et, en particulier, de fournir une assistance aux Forces de défense et de sécurité maliennes afin d’atténuer la menace que représentent les organisations terroristes et les groupes qui y sont affiliés.

Les membres du Conseil expriment leur volonté résolue de s’attacher à mettre pleinement en œuvre les résolutions du Conseil sur le Mali, en particulier la résolution 2085 (2012) dans tous ses aspects. Dans ce contexte, ils souhaitent que soit rapidement déployée la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA).

Les membres du Conseil préconisent la publication immédiate d’une feuille de route politique convenue, prévoyant notamment la tenue de négociations sérieuses avec les Maliens non extrémistes dans le nord du pays et demandent instamment que la gouvernance démocratique soit intégralement rétablie.

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Appel à candidatures pour le Prix Nestlé 2014 sur la Création de Valeur Partagée

VEVEY, Suisse, 14 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Prix Nestlé sur la Création de Valeur Partagée (http://www.nestle.com/csv/csvprize) est décerné tous les deux ans pour des solutions novatrices, à fort impact et viables sur le plan commercial. Le gagnant profitera d’un soutien financier, permettant à son initiative d’atteindre la dimension sociale et la viabilité financière nécessaires.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/nestle.jpg

L’appel à candidatures pour le Prix Nestlé 2014 sur la Création de Valeur Partagée est ouvert jusqu’au 31 mars 2013.

Nestlé recherche des programmes novateurs, des modèles d’entreprises inclusifs ou des entreprises sociales, dans les domaines de l’accès à l’eau, de la nutrition ou du développement rural.

Le gagnant est sélectionné par le Conseil Consultatif Nestlé sur la Création de Valeur Partagée (http://www.nestle.com/csv/Nestle/CSVAdvisoryBoard/Pages/CSVAdvisoryBoard.aspx) et bénéficie d’un investissement pouvant atteindre 500 000 CHF (environ 540 000 USD) pour renforcer ou répliquer son initiative.

Ce prix est ouvert aux particuliers, aux organisations à but non lucratif, aux organismes gouvernementaux, aux organisations intergouvernementales, aux sociétés privées et entreprises sociales, ainsi qu’aux institutions universitaires.

Les domaines d’activité spécifiques comprennent entre autres :

– L’amélioration de l’accès à une alimentation suffisante et le renforcement des connaissances en nutrition.

– L’amélioration de l’accès à l’eau et la protection des ressources hydriques.

– Le développement de la chaîne de valeur agricole au niveau local et l’intégration des petits agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement.

En 2012, le Prix Nestlé sur la Création de Valeur Partagée a été décerné à la Fundación Paraguaya de Cooperación y Desarrollo pour son modèle « d’école agricole auto-suffisante ». Ce modèle met à la disposition des élèves une plate-forme qui leur permet de développer les compétences pratiques et entrepreneuriales dont ils ont besoin pour se sortir de la pauvreté. Pour ce faire, l’enseignement des matières traditionnelles du cycle secondaire est associé à une formation technique et commerciale de haute qualité.

Pour savoir comment proposer une initiative, visitez http://www.nestle.com/CSV/CSVPrize ou posez vos questions à l’adresse de messagerie CSVPrize@nestle.com.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Nestlé S.A.

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Déclaration du Président de la République Palais de l’Elysée – Samedi 12 janvier 2013

PARIS, France, 14 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du Président de la République

La France, à la demande du Président du Mali et dans le respect de la Charte des Nations unies, s’est engagée pour appuyer l’armée malienne face à l’agression terroriste qui menace toute l’Afrique de l’Ouest.

D’ores et déjà, grâce au courage de nos soldats, un coup d’arrêt a été porté et de lourdes pertes ont été infligées à nos adversaires.

Mais notre mission n’est pas achevée.

Je rappelle qu’elle consiste à préparer le déploiement d’une force d’intervention africaine pour permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.

J’ai donné encore aujourd’hui toutes les instructions pour que les moyens utilisés par la France soient strictement limités par rapport à cet objectif.

Par ailleurs, j’ai veillé à renforcer le dispositif militaire français à Bamako pour protéger nos ressortissants.

Je tiens à rendre hommage à nos armées. L’un de nos pilotes est mort dès les premières heures de l’affrontement. Je salue sa mémoire.

Je rappelle que la France dans cette opération ne poursuit aucun intérêt particulier autre que la sauvegarde d’un pays ami et n’a pas d’autre but que la lutte contre le terrorisme. C’est pourquoi son action est soutenue par l’ensemble de la Communauté internationale et saluée par tous les pays africains.

Sur un autre front, la Somalie, j’avais pris la décision, depuis déjà plusieurs jours, de mener une action destinée à faire libérer l’un de nos agents détenu depuis plus de trois ans et demi dans des conditions éprouvantes.

Cette opération n’a pu aboutir malgré le sacrifice de deux de nos soldats et sans doute l’assassinat de notre otage.

Je m’associe à la douleur des familles et je leur présente les condoléances de la Nation.

Mais cette opération confirme la détermination de la France à ne pas céder au chantage des terroristes.

Dans les jours qui viennent, notre pays poursuivra son intervention au Mali. J’ai dit qu’elle durerait le temps nécessaire mais j’ai toute confiance dans l’efficacité de nos forces et dans la réussite de la mission que nous accomplissons au nom de la Communauté internationale.

La lutte contre le terrorisme exige aussi de prendre toutes les précautions nécessaires ici en France.

J’ai donc demandé au Premier ministre, Jean-Marc AYRAULT, de renforcer le plan Vigipirate pour procéder à la surveillance de nos bâtiments publics et de nos infrastructures de transports. Il fera en sorte que ces instructions puissent être exécutées dans les meilleurs délais.

Enfin, je tiens à saluer le consensus politique qui s’est constitué autour de l’engagement de la France dont le Parlement sera saisi dès la semaine prochaine. Dans ces circonstances, le rassemblement des Français est une force supplémentaire pour la réussite de notre action. Merci.

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MSF appelle au respect des civils dans le Nord du Mali

PARIS, France, 14 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — A la suite des violents combats à Konna et des bombardements survenus à Léré puis à Douentza dans la nuit de samedi à dimanche, Médecins Sans Frontières (MSF) demande à toutes les parties au conflit au Mali de respecter les populations civiles, ainsi que l’intégrité des structures de santé.

A Douentza, une localité située au nord-est de Mopti, les bombardements ont repris dimanche matin. Une équipe médicale de MSF se trouve actuellement à l’hôpital afin d’y appuyer les activités médicales.

« En raison des bombardements et des combats, personne ne se risque à bouger dans la ville et les patients n’arrivent pas à l’hôpital », explique Rosa Crestani, responsable des programmes d’urgence de MSF. « Nous sommes inquiets pour les personnes résidant à proximité des zones de combat et demandons à toutes les parties au conflit de respecter le sort des populations civiles et l’intégrité des structures médicales. » Dans la nuit du 10 au 11 janvier, MSF avait déjà reçu « plusieurs appels faisant état de nombreux morts et blessés à Konna, y compris parmi les civils », précise le Dr Mego Terzian, responsable des opérations d’urgence Mali à Paris.

MSF a déjà acheminé deux camions chargés de matériel médical et de médicaments destinés aux structures de santé de la région de Mopti. De nombreux habitants de la région de Mopti auraient également fui les combats, plusieurs localités s’étant vidées de leurs habitants. MSF s’efforce actuellement de localiser ces personnes déplacées afin de leur apporter une aide médicale via des dispensaires mobiles.

Suite aux bombardements survenus à Léré, plus au nord, plusieurs centaines de personnes ont traversé la frontière mauritanienne. Les équipes de MSF en Mauritanie ont activé leur plan d’urgence et sont sur place pour leur porter assistance. « Déjà 200 réfugiés sont arrivés en voiture ou en camion dans le camp de Fassala, en Mauritanie », explique Karl Nawezi, responsable des programmes de MSF en Mauritanie. « Ces derniers nous ont confié que de nombreux autres réfugiés, qui n’avaient pu trouver de véhicule, avaient fui à pied en direction de la frontière. »

Au-delà des activités médicales menées à Mopti et Douentza, MSF travaille dans les régions de Tombouctou et Gao. A Tombouctou, où ses équipes interviennent dans l’hôpital de référence, MSF a reçu une dizaine de blessés à la suite des combats situés à plus de sept heures de route. Nos équipes travaillent également dans neuf centres de santé communautaires des environs de Tombouctou. MSF mène enfin des activités d’approvisionnement en médicaments et en matériel médical, et tente d’augmenter son soutien médical et chirurgical à proximité des zones de combat.

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Mali : Déclaration du Président de la République française (11 janvier 2013)

PARIS, France, 11 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Mali fait face à une agression d’éléments terroristes, venant du Nord, dont le monde entier sait désormais la brutalité et le fanatisme.

Il en va donc, aujourd’hui, de l’existence même de cet Etat ami, le Mali, de la sécurité de sa population, et celle également de nos ressortissants. Ils sont 6000 là-bas.

J’ai, donc, au nom de la France, répondu à la demande d’aide du président du Mali appuyée par les pays africains de l’Ouest. En conséquence, les forces armées françaises ont apporté cet après-midi leur soutien aux unités maliennes pour lutter contre ces éléments terroristes.

Cette opération durera le temps nécessaire. J’informerai régulièrement les français sur son déroulement. Les ministres concernés, celui des Affaires étrangères en liaison avec les Nations Unies, car nous intervenons dans le cadre de la légalité internationale, comme le ministre de la Défense donneront également toutes les informations utiles à la population.

Enfin, le parlement sera saisi dès lundi.

Les terroristes doivent savoir que la France sera toujours là lorsqu’il s’agit non pas de ses intérêts fondamentaux mais des droits d’une population, celle du Mali, qui veut vivre libre et dans la démocratie.

Merci.

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URGENT – Mali – Conférence de presse – L.Fabius à 19h15

PARIS, France, 11 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, fera un point de presse sur le Mali, ce vendredi 11 janvier 2013 à 19h15 au Quai d’Orsay.

Les journalistes, photographes et cameramen intéressés sont invités à se présenter, munis de leur carte de presse, à partir de 18h45, à l’entrée située au 1 rue Robert Esnault-Pelterie, Paris 7e (face à l’aérogare des Invalides).

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Première réunion du Conseil économique consultatif entre l’UE et la Tunisie / Tunis, le 15 janvier 2013

TUNIS, Tunisie, 11 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil économique consultatif entre l’UE et la Tunisie tiendra sa première réunion de travail le 15 janvier à Tunis, en la présence du Chef de gouvernement Hamadi Jebali et des Ministres chargés des dossiers économiques, le Vice Président de la Commission européenne Antonio Tajani responsable de l’industrie et l’entrepreneuriat, et l’envoyé spécial de l’Union européenne pour le Sud de la Méditerranée Bernardino Leon.

Les représentants de haut niveau d’entreprises et associations patronales européennes qui sont membres du Conseil Economique Consultatif lanceront des pistes de travail et feront des propositions concrètes en vue de renforcer la coopération industrielle entre l’UE et la Tunisie et le soutien aux PMEs d’une part, et améliorer le climat des affaires en Tunisie d’autre part. La réunion du Conseil sera aussi l’occasion d’identifier et de concrétiser des opportunités concrètes d’affaires entre l’UE et la Tunisie avec la signature de plusieurs accords commerciaux et de partenariat entre sociétés européennes et tunisiennes.

C’est à l’occasion du Carrefour d’Affaires et de Technologies 2012, le 28 novembre 2012, que le Conseil économique consultatif a été lancé par le Chef du gouvernement Jebali, le Vice Président Tajani, l’envoyé Spécial Leon et l’ambassadeur, chef de la Délégation de l’UE en Tunisie Baeza. Le Conseil a pour mission d’approfondir la coopération économique entre l’UE et la Tunisie, notamment à travers l’intensification de l’investissement européen en Tunisie.

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Mali : risque d’aggravation de la situation humanitaire dans le centre du pays

GENEVE, Suisse, 11 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que la situation humanitaire reste préoccupante dans l’ensemble du Mali, les récents combats qui ont opposé l’armée malienne à des groupes armés dans le centre du pays risquent de rendre encore plus difficiles les conditions de vie de la population. C’est la première fois que de tels combats ont lieu depuis le mois d’avril 2012.

De nombreuses familles ont déjà fui les localités de Konna, Amba et Boré, en direction de Mopti et Sévaré, plus au sud. Avec l’appui du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), des volontaires de la Croix-Rouge malienne procèdent à des évaluations afin de déterminer les besoins humanitaires les plus urgents des nouveaux arrivants.

« Un afflux de personnes déplacées à Mopti et Sévaré pourrait malheureusement aggraver une situation humanitaire précaire, aussi bien pour les familles déplacées que pour les populations résidentes », affirme Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation régionale du CICR pour le Mali et le Niger. La plupart des personnes déplacées durant les mois derniers dans cette région ont trouvé refuge auprès de familles d’accueil qui partagent avec elles leurs bien maigres ressources, notamment en nourriture.

Le CICR et la Croix-Rouge malienne intensifient leurs efforts en vue de venir en aide aux populations victimes du conflit dans le nord du pays et dans la région de Mopti. Les programmes d’assistance alimentaire et d’accès aux soins de santé et à l’eau potable mis en place dans le nord du pays se poursuivent.

« Nous rappelons à toutes les parties au conflit l’obligation de respecter les règles de base du droit international humanitaire (DIH), notamment en ce qui concerne la protection de la population civile et des personnes qui ont cessé le combat, qu’elles soient blessées ou capturées », insiste Jean-Nicolas Marti.

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République centrafricaine : la situation humanitaire demeure préoccupante

GENEVE, Suisse, 11 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ –nAlors que des négociations sont en cours à Libreville, la situation reste précaire à Bangui et dans d’autres villes touchées par les récents événements. Les équipes du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sont présentes aux côtés des populations touchées par le conflit afin de répondre à leurs besoins humanitaires les plus pressants et de rappeler aux parties en présence les obligations qui leur incombent au titre du droit international humanitaire.

« À Sibut et à Damara, deux villes sur la ligne de front où nos équipes se sont rendues ces deux derniers jours, les populations ont pris la fuite par crainte de la violence armée », déclare Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine. « La plupart des familles déplacées vivent dans des huttes rudimentaires au milieu de la brousse. Elles sont à la merci des moustiques, vecteurs du paludisme. Nous sommes particulièrement préoccupés par le sort des enfants en bas âge, qui dorment aujourd’hui encore dans des abris de fortune dans la brousse. »

Dans les zones où le CICR est présent, ses équipes poursuivent le dialogue avec les différentes parties au conflit, afin de les encourager à respecter le droit international humanitaire. En vertu de ce droit, il est interdit d’attaquer les civils ; ils doivent être respectés et protégés, ainsi que leurs biens.

« Depuis quelques jours, nous visitons des personnes détenues à Bangui à la suite des récents événements », explique Elise Woirhaye, coordonnatrice des activités de protection du CICR en République centrafricaine. Les visites du CICR dans les lieux de détention ont pour objectif d’inciter au respect des normes internationales relatives au traitement des détenus et aux conditions de détention. Tous les détenus doivent notamment être traités avec humanité.

Depuis le 4 janvier 2013, le CICR a également :

• continué à fournir quotidiennement, avec le soutien des volontaires de la Société de la Croix-Rouge centrafricaine, près de 18 000 litres d’eau au millier de personnes déplacées à Ndélé ;

• distribué huit kits de premiers secours aux équipes de la Croix-Rouge centrafricaine de Sibut, Dékoa et Bouca et à celles présentes dans les villages situés entre Kaga Bandoro et Mbrès ;

• distribué près de 200 savons et plus de 100 couvertures aux familles déplacées à Kaga Bandoro ;

• permis à plus de 120 personnes d’avoir des nouvelles de leurs proches, notamment à Kaga Bandoro et à Ndélé.

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