Prix d’excellence au personnel des agences alimentaires de l’ONU au Mozambique / La FAO, le FIDA et le PAM améliorent ensemble la sécurité alimentaire

ROME, Italie, 14 février 2013/African Press Organization (APO)/ — En reconnaissance de l’importance du partenariat dans la résolution des problèmes mondiaux, le personnel de la FAO, du Fonds international de développement agricole (FIDA) et du Programme alimentaire mondial (PAM) ont été distingués aujourd’hui pour le travail remarquable qu’ils ont accompli ensemble au Mozambique

Au cours des dernières années, les équipes de ces trois agences alimentaires des Nations Unies ont collaboré efficacement pour améliorer la sécurité alimentaire dans les pays où elles étaient à pied d’œuvre.

«Les membres du personnel des trois agences au Mozambique ont mis à profit leurs avantages comparatifs et leurs connaissances pour atteindre un niveau impressionnant de synergie qu’ils ont mis au service des plus vulnérables de la société», a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO. «Les programmes qu’ils ont lancés avec compétence et leur engagement ont aidé des milliers de petits agriculteurs et leurs familles».

Le premier Prix d’excellence Travailler ensemble sur le terrain a été présenté aux membres du personnel des trois organisations œuvrant au Mozambique au cours d’une cérémonie officielle qui s’est tenue à Rome dans le cadre des travaux du Conseil d’administration du FIDA. Ce Prix, qui rend hommage à l’excellence, encourage les agences à aller toujours de l’avant dans le cadre de leur coopération.

Là où nous travaillons ensemble, en particulier sur la base de nos mandats et objectifs convergents, notre coopération souligne les priorités clés pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle», a déclaré M. Kanayo F. Nwanze, Président du FIDA.

La nomination de l’équipe du Mozambique mentionne un programme pilote qui met l’accent sur l’amélioration de la qualité de la production et la réduction des pertes après-récolte des petits agriculteurs. De 2008 à 2011, ce programme a couvert 17 000 agriculteurs de 14 coopératives agricoles, dont certaines ont vu leurs excédents commercialisables augmenter de 30 pour cent.

Le programme, appelé Création de chaînes de valeur pour les produits et de liens entre les marchés au profit des coopératives agricoles, avait déjà été reconnu auparavant comme l’un des meilleurs exemples de coopération entre les agences des Nations Unies. Chacune des trois agences a contribué en fonction de son domaine d’expertise: les modèles d’approvisionnement locaux du PAM ont été renforcés par les compétences techniques de la FAO et du FIDA pour stimuler la production et améliorer la gestion des entreprises, l’accès au crédit et les capacités de stockage.

«Aucune organisation ne peut relever seule le défi de la sécurité alimentaire. L’esprit de collaboration démontré par les équipes de nos agences est essentiel pour accomplir efficacement le travail requis: aider les populations du Mozambique à se libérer de la faim et de la pauvreté», a déclaré Mme Ertharin Cousin, Directrice exécutive du PAM. «Nous devons continuer à travailler en étroite collaboration, et surtout, aligner nos objectifs et nos actions au profit de ceux que nous servons».

Tablant sur le succès de leurs projets précédents, les trois agences de l’ONU ont fourni une autre illustration de leurs efforts de coopération au travers d’un programme intitulé Accélérer le progrès vers l’OMD 1 au Mozambique. Il s’agit d’accroître la demande en aliments nutritifs au profit des populations d’agriculteurs et de pêcheurs participant à cette initiative.

De cette façon, les trois agences entendent améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. D’ailleurs, elles continueront à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement du Mozambique, apportant leur soutien aux priorités nationales.

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Le Représentant spécial de l’UA et Chef de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA) prend fonction à Bamako

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 14 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le 11 février 2013, le Haut Représentant de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel, M. Pierre Buyoya, Représentant spécial de l’UA et Chef de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA), a pris ses fonctions à Bamako et entrepris ses activités en relation avec les composantes militaire, de police et civile de la MISMA ainsi qu’avec les autorités maliennes.

M. Pierre Buyoya s’est entretenu à Bamako avec le Ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Au cours de l’entretien, le Représentant spécial de l’UA et Chef de la MISMA a présenté au Ministre les objectifs de sa mission qui consistent à aider le Gouvernement malien à recouvrer son unité et sa souveraineté sur toute l’étendue du territoire, à soutenir le Gouvernement dans tous ses programmes pour assurer la sécurité dans le pays, et à accompagner les autorités de la transition dans leurs efforts de normalisation politique par le dialogue ainsi que l’organisation des élections.

Pour sa part, le Ministre a souhaité la bienvenue au Représentant spécial, et l’a félicité pour la confiance que la Présidente de la Commission de l’Union africaine et, à travers elle, toute l’Afrique, viennent de placer en lui en le nommant à ces hautes fonctions ; il l’a assuré de la disponibilité et du soutien de son Gouvernement et de tout le peuple malien pour garantir le succès de sa mission.

Le Ministre a, en outre, présenté brièvement la situation générale qui prévaut dans son pays. Les deux personnalités se sont réjouies des progrès déjà accomplis, notamment en matière de sécurité, progrès dus essentiellement aux efforts du Gouvernement, avec le soutien de ses partenaires.

Elles sont convenues de travailler main dans la main, de se concerter régulièrement afin d’harmoniser leurs actions, afin de parvenir à une normalisation complète de la situation politique et sécuritaire dans le pays.

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Le Conseil de sécurité proroge d’un an le mandat du Bureau des Nations Unies au Burundi

NEW YORK, 14 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de sécurité a prorogé mardi le mandat du BNUB jusqu’au 15 février 2014.

En adoptant à l’unanimité de ses 15 membres cette résolution, le Conseil demande au Bureau de s’employer prioritairement à appuyer le gouvernement burundais afin de promouvoir et faciliter le dialogue entre acteurs nationaux et appuyer les mécanismes destinés à assurer une large participation à la vie politique, y compris pour l’exécution des stratégies et programmes de développement du Burundi et l’instauration d’un climat propice de liberté et d’ouverture en prévision des élections de 2015.

Au cours de l’année à venir, le BNUB assistera également le gouvernement burundais dans le renforcement de l’indépendance, des capacités et du cadre juridique des institutions nationales, notamment judiciaires et parlementaires.

Il accompagnera aussi le gouvernement burundais et la communauté internationale dans leurs efforts en faveur du développement socioéconomique des femmes et des jeunes et de la réintégration socioéconomique des populations touchées par le conflit, y compris les réfugiés et les personnes déplacées.

En vertu de ce texte, le Conseil de sécurité considère que le gouvernement burundais est responsable au premier chef de la consolidation de la paix, de la sécurité, de la protection de sa population et du développement à long terme dans le pays.

La résolution lui demande en particulier de prendre les mesures supplémentaires nécessaires pour prévenir les violations des droits de l’homme et les atteintes aux libertés publiques. À cet égard, il demande instamment à tous les partenaires internationaux d’aider le Gouvernement burundais à professionnaliser les services nationaux de sécurité et de police et renforcer leurs capacités.

Enfin, à la demande du Conseil, le gouvernement burundais doit s’attacher, avec l’appui de la Commission de consolidation de la paix, à honorer ses engagements en ce qui concerne les priorités en matière de consolidation de la paix.

Dans ce contexte, les partenaires internationaux du système des Nations Unies au Burundi et de la Commission de consolidation de la paix doivent continuer d’apporter leur soutien aux initiatives de développement du Burundi, souligne la résolution.

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Mali: MSF s’inquiète pour les réfugiés dans les camps en Mauritanie, au Burkina Faso et au Niger

PARIS, France, 13 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le conflit au nord du Mali continue d’entraîner le déplacement de dizaines de milliers de personnes au Sahel. Selon le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), près de 150.000 réfugiés vivent aujourd’hui dans des camps de réfugiés au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger. Depuis mars 2012, Médecins Sans Frontières (MSF) est présente dans huit de ces camps du Sahel afin de fournir des soins de santé primaire, maternels et un suivi nutritionnel à ces populations vulnérables.

Des familles parties en hâte

Depuis janvier 2012, près de 67.000 réfugiés, majoritairement des femmes et des enfants, sont arrivés dans la ville frontière de Fassala (Mauritanie) en camion ou à dos d’âne. A Mbéra, petit bout de village perdu au milieu du désert mauritanien, les réfugiés affluent alors que l’instabilité secoue le Mali, dont la frontière se trouve à trente kilomètres de là. Le nombre d’arrivées est passé de 1000 à 400 par jour au cours des dernières semaines. En 2012, les réfugiés partaient de manière organisée mais ces dernières semaines, près de 14.000 réfugiés ont quitté en hâte les villes de Tombouctou, Léré, Goundam, Larnab et Niafunke situées au nord du Mali. Beaucoup sont arrivés avec peu d’effets personnels après avoir voyagé pendant plusieurs jours. « Les récents développements du conflit ont créé la panique au sein de cette population qui a fui par peur d’être prise entre deux feux », raconte Nawezi Karl, responsable des projets MSF en Mauritanie.

Conditions d’accueil précaires dans les camps

Aux frontières burkinabés, mauritaniennes, et nigériennes, MSF, en collaboration avec les autorités locales, veille à procurer les premiers soins ainsi que des vaccinations, notamment contre la rougeole, aux enfants âgés entre 6 mois et 15 ans. Ce sont près de 12 000 consultations et 5000 vaccinations qui ont été enregistrées depuis le début de l’année.

Au poste frontière de Fassala, en Mauritanie, les réfugiés sont enregistrés par les autorités. Ensuite ils patientent dans un camp de transit avant d’être transférés vers le camp de Mbéra, où ils sont entièrement dépendants de l’aide humanitaire. A ce jour, le nombre de tentes distribuées reste insuffisant. Ainsi, les familles restent réunies sous de grandes tentes appelées sites d’accueil où elles sont exposées aux intempéries. Lassées d’attendre, elles se voient contraintes de construire elles-mêmes des abris de fortune à l’aide de nattes de paille et de morceaux de tissu afin de se protéger des tempêtes de sable et de la poussière. « En Mauritanie, comme ailleurs, en raison des conditions précaires, les réfugiés souffrent principalement de diarrhées, d’infections respiratoires et d’infections cutanées », constatent Nawezi Karl.

La malnutrition comme préoccupation constante

En novembre 2012, une enquête nutritionnelle menée à Mbéra révélait que près d’un enfant sur cinq (17%) était malnutri et que 4,6% des enfants souffraient de la forme la plus sévère de malnutrition après leur arrivée dans le camp. Les équipes médicales de MSF ont donc renforcé leurs activités pour prévenir et soigner les cas de malnutrition sévère. « Le principal défi est de s’assurer que les enfants soient vaccinés, protégés contre le paludisme et aient accès à une nourriture adaptée à leurs besoins », précise Nawezi Karl.

Afin de prendre soins des enfants les plus sévèrement malnutris, MSF a mis sur pied des centres nutritionnels thérapeutiques qui ont déjà admis 1000 enfants dans les trois pays. Les enfants malades sont nourris avec du lait adapté, puis avec des aliments thérapeutiques riches en lait, vitamines et minéraux. Comme les enfants malnutris sont les plus susceptibles de contracter d’autres maladies (rougeole, paludisme, diarrhée, etc), une surveillance médicale étroite est nécessaire.

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Déclaration de Dr. Jean-Pierre Ezin Onvehoun, Ag. Commissaire, paix et sécurité, à la 355ème Réunion du Conseil de Paix et de Sécurité sur la situation a Madagascar

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 13 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration de Dr. Jean-Pierre Ezin Onvehoun, Ag. Commissaire, paix et sécurité, à la 355ème Réunion du Conseil de Paix et de Sécurité sur la situation a Madagascar

Monsieur le Président du Conseil,

Monsieur le Président Chissano,

Mesdames, Messieurs les membres du Conseil,

Mesdames, Messieurs,

Au nom de mon collègue, le Commissaire LAMAMRA, absent d’Addis-Abeba pour des impératifs de même nature que ceux qui nous réunissent ici, je voudrais remercier le Conseil d‘avoir bien voulu inscrire la situation à Madagascar à l’ordre du jour de sa présente réunion.

Vous me permettrez également d’exprimer la gratitude de la Commission au Président Chissano, Médiateur de la SADC, pour tous les efforts qu’il déploie en faveur du retour à l’ordre constitutionnel à Madagascar.

Monsieur le Président,

C’est le 8 décembre 2011, à l’occasion de sa 303ème réunion, que votre Conseil a, pour la dernière fois, examiné la situation à Madagascar.

1. Les efforts visant la sortie de crise et le retour de l’ordre constitutionnel à Madagascar se sont focalisés sur la poursuite du processus de mise en œuvre de la Feuille de route pour la sortie de crise à Madagascar.

2. A cet égard, des progrès significatifs ont été enregistrés depuis la signature de cette dernière, le 17 septembre 2011. Il s’agit notamment de la mise en place des principales institutions de la transition telles que le Président de la Transition, le Premier Ministre de Consensus, le Congrès de la Transition (CT), le Conseil supérieur de la Transition (CST), la Commission électorale nationale indépendante de la Transition (CENIT), l’adoption des principales lois relatives au cadre électoral et à l’amnistie, plus récemment l’établissement de la Commission spéciale sur l’amnistie, l’élection des membres de la Cour électorale, l’organisation de la campagne de recensement électoral, la signature du Projet d’Appui au Cycle électoral à Madagascar 2012-2013 (PACEM), ainsi que la signature des Conventions de financement entre le PNUD, l’Union européenne, la Norvège et la Suisse dans le cadre du PACEM.

3. La seule institution prévue par la Feuille de route qui reste à être mise en place est le Conseil national de la Réconciliation (CNR) malagasy parce que les parties prenantes n’arrivent toujours pas à surmonter leurs divergences sur la nomination des membres de cette institution.

4. Toutefois, des aspects importants de la Feuille de route restent pendants. Il convient de relever ici la non-application ou l’application partielle des dispositions de la Feuille de route relatives notamment au caractère neutre, inclusif et consensuel du processus de transition, aux mesures de confiance et de réconciliation nationale, y compris le respect des libertés fondamentales comme la liberté d’expression, d’opinion, d’expression, d’association et de presse, d’octroi de l’amnistie, de retour inconditionnel au pays de tous les exilés politiques, y compris l’ancien Président Marc Ravalomanana, et d’accompagnement de la mise en œuvre de la Feuille de route par la communauté internationale.

5. De même, le processus électoral vient de connaitre quelques réaménagements. Dans ce cadre, il y a lieu de noter qu’un Conclave de la Commission électorale nationale indépendante pour la Transition (CENIT-T) de Madagascar avec les représentants de la Communauté internationale s’est tenue à Antananarivo, du 4 au 5 février 2013. Au terme de ses travaux, le Conclave a adopté une Déclaration dans laquelle il a, entre autres, réitéré sa décision rendue publique, le 1er aout 2012, sur la séquence des scrutins, c’est-à-dire l’organisation des élections présidentielles à deux tours, jumelées au second tour avec les élections législatives, suivies des élections communales. Après avoir tenu compte des difficultés opérationnelles et des délais légaux minima prescrits par le Code électoral, la CENIT-T et les représentants des Nations unies ont adopté conjointement un calendrier actualisé qui prévoit la tenue du 1er tour de l’élection présidentielle, le 24 juillet 2013, le 2ème tour de l’élection présidentielle couplé aux élections législatives, le 25 septembre 2013, et les élections communales, le 23 octobre 2013.

6. Il faudrait rappeler qu’avant l’actualisation du calendrier électoral, le calendrier électoral adopté le 1er août 2012 prévoyait la tenue du 1er tour de la présidentielle, le 8 mai 2013, le 2ème tour de la présidentielle, jumelée avec les élections législatives, le 3 juillet 2013 et les élections communales, le 23 octobre 2013.

7. Je voudrais également rappeler qu’un Sommet extraordinaire de la SADC s’est tenu à Dar-es-Salaam, en Tanzanie, les 7 et 8 décembre 2012, pour examiner la situation à Madagascar. Dans la décision adoptée pour l’occasion, le Sommet a, entre autres, exhorté les parties prenantes politiques malgaches à mettre pleinement en œuvre la Feuille de route tant dans sa lettre que dans son esprit, exhorté les parties prenantes à respecter le calendrier électoral, et réitéré sa décision relative au retour au pays sans condition de l’ancien Président Marc Ravalomanana. Le Sommet a également insisté sur la nécessité de persuader M. Ravalomanana et M. Rajoelina à ne pas se porter candidats aux prochaines élections présidentielles.

8. Dans le cadre du suivi de cette décision, M. Ravalomanana a annoncé, le 10 décembre 2012, qu’il ne se présentera pas aux prochaines élections. Le 15 janvier 2013, M. Rajoelina a confirmé sa décision du 12 mai 2010 de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle. Dans un Communiqué de presse en date du 16 janvier 2013, le Président de la Commission de l’UA, Dr Nkosazana Dlamini Zuma, s’est félicitée de cette annonce.

9. Il importe que l’UA continue à soutenir les efforts en cours de la médiation de la SADC. Il importe également que la présente réunion du CPS – qui est la première à être consacrée à l’évolution de la situation à Madagascar ces 14 derniers mois – puisse envoyer les bons messages au peuple et aux forces politiques à Madagascar, en trouvant les mots et les gestes d’encouragement à persévérer dans la bonne voie.

Je vous remercie.

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Kenya / Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 13 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Que pensez-vous des tensions au Kenya à l’approche des élections générales ?

R – Les élections générales du 4 mars 2013 constituent un enjeu majeur pour le Kenya, en cette année du cinquantenaire de son indépendance. La France forme le voeu que ces élections se déroulent dans des conditions libres, justes et pacifiques et permettent de conforter le processus de réconciliation engagé au Kenya.

Le Kenya est un partenaire de premier plan de la France en Afrique de l’Est, apportant notamment en Somalie, au Soudan et au Sud-Soudan une contribution essentielle à la stabilité régionale. Nous souhaitons ainsi poursuivre avec les autorités kényanes notre coopération bilatérale et notre dialogue constructif sur les grands dossiers régionaux.

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Développement du Mali – Déclaration de M. Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement (12 février 2013)

PARIS, France, 13 février 2013/African Press Organization (APO)/ — A l’occasion de la réunion informelle des ministres européens du développement à Dublin, le commissaire européen au développement, M. Andris Piebalgs, et le ministre délégué chargé du développement, M. Pascal Canfin, ont annoncé la tenue à Bruxelles au printemps d’une conférence pour le développement du Mali.

Organisée par l’Union européenne et la France en étroite coordination avec les autorités maliennes, cette conférence aura pour objectif de mobiliser la communauté internationale en faveur du développement du Mali. Il s’agira également, en liaison avec les autorités maliennes et les organisations régionales africaines, de veiller à la bonne coordination de la réponse de la communauté internationale.

Le Mali ne pourra connaître de sécurité durable sans développement. Le rétablissement de l’intégrité territoriale et la mise en oeuvre des processus politiques prévus par la feuille de route devront s’accompagner d’un nouvel effort en faveur du développement économique et social.

Aux côtés des Maliens, la France est pleinement engagée pour mobiliser la communauté internationale autour de cet objectif.

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L’UE reprend sa coopération au développement avec le Mali

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 13 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Lors de la réunion informelle des ministres du développement qui s’est tenue à Dublin aujourd’hui, le commissaire européen chargé du développement, M. Andris Piebalgs, a annoncé la reprise totale de l’aide au développement en faveur du Mali.

Il a fait la déclaration suivante: «L’adoption rapide, par les autorités maliennes, d’une feuille de route pour la transition visant à rétablir la démocratie et la stabilité a ouvert la porte à l’abandon des mesures de précaution prises après le coup d’État de mars 2012 et à la reprise progressive de l’aide au développement afin de répondre aux besoins urgents de la population malienne.» Une enveloppe d’environ 250 millions € pourrait être mobilisée à cet effet.

Il a par ailleurs ajouté: «L’Union européenne démontre sa volonté de longue date d’aider le Mali en contribuant à une réaction ambitieuse qui s’attaque aux racines de la crise. Nous aiderons le pays à rétablir la démocratie et la paix en nous concentrant principalement sur la réconciliation, la prévention des conflits et le soutien au processus électoral. En outre, nous mettrons l’accent sur la sécurité alimentaire, l’eau et l’assainissement et ferons de nouvelles propositions pour contribuer à la relance de l’économie.»

Les ministres ont également échangé leurs points de vue sur le programme de développement au-delà de 2015 avec M. Piebalgs et le commissaire européen chargé de l’environnement, M. Janez Potočnik.

Les ministres du développement de l’UE, la commissaire chargée de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises, Mme Kristalina Georgieva, et le commissaire Piebalgs se sont également penchés sur les efforts de l’UE en vue d’augmenter la résilience aux catastrophes naturelles et aux crises des groupes de population vulnérables de la Corne de l’Afrique et de la région du Sahel.

Pour terminer, ils ont abordé les conséquences de l’accord conclu au Conseil européen sur le budget consacré au développement dans le cadre financier pluriannuel de l’UE. Le commissaire Piebalgs a souligné qu’en raison des coupes dans le budget d’aide de l’UE par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne, les États membres de l’UE allaient, à titre individuel, devoir augmenter leur budget national au développement afin de permettre à l’UE de respecter son engagement global consistant à affecter 0,7 % de son revenu national brut (RNB) au développement d’ici à 2015. Si cet objectif n’est pas atteint, la capacité de l’UE à obtenir des résultats optimaux en matière de développement s’en verra réduite.

Contexte

Entre le 28 janvier et le 2 février, l’UE a effectué une mission d’évaluation approfondie des besoins sur place.

À la suite du coup d’État de mars dernier, la Commission européenne avait adopté des mesures de précaution visant à limiter les programmes de soutien à une aide directe en faveur de la population locale, à un appui à la transition vers la démocratie et à une aide humanitaire. L’adoption d’une «feuille de route pour la transition» par l’Assemblée nationale du Mali le 29 janvier 2013 a tracé la voie pour la reprise de l’aide au développement.

Pour de plus amples informations

Site web de la direction générale du développement et de la coopération EuropeAid:

http://ec.europa.eu/europeaid/index_fr.htm

Site web de M. Andris Piebalgs, commissaire européen chargé du développement:

http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/piebalgs/index_fr.htm

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PARRAF, Programme d’Appui à la Recherche en Réseau en Afrique : lancement de l’appel à projets

PARIS, France, 13 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministère des Affaires étrangères a confié à l’Agence inter-établissement pour la recherche pour le développement (AIRD) la mise en œuvre du Programme d’Appui à la Recherche en Réseau en Afrique (PARRAF), visant à promouvoir la formation des jeunes chercheurs et le renforcement des capacités scientifiques en Afrique subsaharienne.

L’action de la France en faveur de la recherche pour le développement fait partie intégrante de l’Aide publique française au développement.

Compte tenu du rôle primordial joué par la recherche comme vecteur de développement en Afrique subsaharienne, le Ministère des Affaires étrangères a mobilisé 1,9 millions d’euros pour la mise en œuvre du Programme d’Appui à la Recherche en Réseau en Afrique (PARRAF) dans le cadre du Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP Mobilisateur), pour une durée de trois ans.

En favorisant les partenariats sud-sud et nord-sud, PARRAF a pour objectif de promouvoir la formation des jeunes chercheurs et de renforcer les capacités de recherche des équipes scientifiques en Afrique subsaharienne, à travers la mise en place de réseaux et le soutien à une dizaine de projets de recherche, sur des thématiques prioritaires reliées aux enjeux du développement, telles que :

la santé, avec la prise en compte notamment des maladies tropicales négligées et des maladies de civilisation ;

l’agriculture, entendue au sens large, comme l’une des réponses possibles au défi de produire plus dans un contexte de développement durable ;

le développement urbain, envisagé en particulier sous l’angle de la croissance urbaine et de ses impacts sur la gestion des territoires ;

l’environnement et le changement climatique, abordés de façon transversale à travers les trois précédents thèmes.

Ce programme favorisera le renforcement de l’expertise nationale des pays d’Afrique subsaharienne dans le but d’apporter des réponses aux attentes des décideurs politiques, agences de développement, sociétés civiles et secteurs privés, afin que la communauté scientifique africaine devienne pleinement un acteur de développement et qu’elle participe à la dynamique scientifique mondiale et aux grands débats internationaux sur les enjeux globaux.

La maîtrise d’œuvre du programme a été confiée à l’Agence inter-établissement de recherche pour le développement (AIRD), permettant ainsi de mettre à profit le regroupement des 6 organismes de recherche français impliqués dans la recherche pour le développement : le Cirad, le CNRS, la Conférence des Présidents d’Université, l’Inserm, l’IRD, l’Institut Pasteur.

La sélection des réseaux et projets de recherche est placée sous l’autorité d’un Comité de pilotage Nord / Sud présidé par le ministère des Affaire étrangères.

Pour de plus amples informations sur le programme et l’appel à projets, consulter le site www.aird.fr/parraf

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Réunion internationale de soutien à la Libye dans les domaines de la sécurité, de la justice et de l’Etat de droit (Paris, 12 février 2013)

PARIS, France, 13 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Une réunion ministérielle internationale de soutien à la Libye dans les domaines de la sécurité, de la justice et de l’Etat de droit s’est tenue à Paris le 12 février 2013, au ministère des Affaires étrangères.

Une conférence de presse conjointe du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et de son homologue libyen, Mohamed Abdelaziz, a cloturé la conférence.

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