Fun Channel : 615 Md€ d’actifs et 115 000 produits orchestrés

Un ordre passé en quelques secondes. Voilà le type d’impact concret que nous voyons chaque jour sur les plateformes bancaires. Derrière cette simplicité, une mécanique robuste travaille en silence. Fun Channel fait partie de ces infrastructures invisibles. Discrètes. Décisives.

Depuis 2005, cette plateforme B2B relie sociétés de gestion et distributeurs. Banques de détail. Banques privées. Assureurs. Fonds de pension. En 2020, Pierre‑Adrien Domont en prend la direction. Le cap devient clair : faire de la donnée et de la technologie un levier opérationnel pour toute la chaîne de valeur.

Une centrale d’achat pour la finance

Un contrat unique. Des processus partagés. Des risques mutualisés. Fun Channel agit comme une centrale d’achat pour les produits financiers.

Concrètement, la plateforme :

  • mutualise les contrats de distribution,
  • standardise le KYC et les contrôles,
  • sécurise les flux d’ordres et de conservation,
  • alimente le reporting réglementaire.

Résultat tangible :

  • 115 000 produits référencés (fonds, ETF, actifs privés),
  • 615 milliards d’euros d’actifs intermédés,
  • plus de 100 sociétés de gestion,
  • environ 100 distributeurs partenaires.

Nous parlons ici d’économies d’échelle concrètes. Moins de redondances. Moins de risques opérationnels. Moins de coûts cachés. Chaque banque gagne du temps. Chaque société de gestion gagne en diffusion. (Source : données internes Fun Channel)

Trois catégories de données. Un avantage stratégique.

Un reporting clair, voilà ce qui change une relation commerciale. Pierre‑Adrien Domont distingue trois niveaux de données.

  1. La donnée de référentiel. Fiches produits. Règles contractuelles. Environ 1 500 points de données par produit.
  2. La donnée transactionnelle. Ordres. Règlement‑livraison. Conservation.
  3. La donnée d’usage. Comment les investisseurs utilisent réellement les produits.

Cette troisième catégorie fait la différence. Elle transforme la plateforme en outil de market intelligence. Une société de gestion peut enfin répondre à des questions simples :

  • Quels réseaux vendent vraiment mon fonds ?
  • À quelle fréquence ?
  • Avec quels montants moyens ?

Nous sortons du déclaratif. Nous entrons dans l’observation réelle. Les équipes ajustent leur offre. Elles affinent leur marketing. Elles pilotent avec des faits.

Une technologie agile face aux systèmes hérités

Un cœur bancaire ancien, voilà le quotidien des établissements. Fun Channel le connaît bien.

L’entreprise a donc choisi :

  • une infrastructure évolutive,
  • une automatisation progressive,
  • des traitements quasi temps réel,
  • un interfaçage fin avec les systèmes existants.

Nous parlons d’ingénierie pragmatique. Pas de promesse creuse. Des briques robustes. Une intégration maîtrisée. C’est souvent là que se jouent les succès opérationnels.

Actifs privés : rendre accessible sans banaliser

Un dossier papier de 80 pages, voilà ce qui freine encore l’investissement non coté. Fun Channel a décidé d’attaquer ce point précis.

La prise de participation dans Airfund, avec Amundi et Indosuez, poursuit un objectif simple : digitaliser la souscription aux actifs privés. Simplifier le parcours. Sécuriser la conformité.

Cette logique accompagne la retailisation des actifs alternatifs. Très avancée aux États‑Unis. Encore progressive en Europe. Le potentiel existe. À une condition : offrir le même niveau de transparence et de sécurité que les fonds UCITS. (Source : Amundi, Airfund)

Nous voyons ici un levier direct pour flécher l’épargne vers l’économie réelle. Sans bricolage. Sans raccourci.

ETF et fractions : investir 100 € sans friction

Un virement mensuel de 100 €. Voilà un cas réel. Les ETF rendent cela possible. À condition d’une infrastructure adaptée.

Fun Channel a intégré la gestion des parts fractionnées, appelées « rompus ». La solution repose sur :

  • un mirroring de comptes,
  • une portabilité interne des fractions,
  • une cohérence comptable stricte.

Pour l’épargnant, tout paraît simple. Pour l’infrastructure, la complexité reste élevée. C’est précisément la valeur ajoutée de ce type de plateforme. (Source : Interview FINCAL / Finscale)

D’un back‑office à un partenaire de co‑construction

Nous avons tous connu le back‑office perçu comme un centre de coûts. Ce temps se termine.

Fun Channel accompagne désormais les banques privées et les grandes institutions dans la conception de leurs dispositifs technologiques. Co‑construction. Mutualisation des investissements. Partage des contraintes réglementaires.

Environ cent partenaires bénéficient de cette logique collective. Chacun avance plus vite. Chacun limite les doublons.

Tokenisation : une évolution sans rupture brutale

Un trésorier d’entreprise cherche du rendement court terme. Fun Channel lance une plateforme dédiée aux fonds monétaires.

Architecture ouverte. Une trentaine de sociétés de gestion. Traitement des ordres. Conservation. Données enrichies. Outils d’analyse.

Cette infrastructure anticipe l’arrivée de la tokenisation des parts de fonds. La BCE et l’IMMFA soutiennent cette évolution. Les gains attendus portent surtout sur :

  • l’efficacité opérationnelle,
  • la réduction des coûts,
  • la fluidité des échanges.

Les tiers de confiance restent au centre du jeu. Amundi et CACEIS structurent cet écosystème. La technologie renforce l’existant. Elle ne le remplace pas. (Source : BCE, IMMFA)

Ce que nous retenons, très concrètement

Une bonne infrastructure ne se voit pas. Elle se ressent.

  • Moins de friction pour l’épargnant.
  • Plus de pilotage pour les sociétés de gestion.
  • Moins de risques pour les distributeurs.

C’est souvent là que se joue la transformation financière. Dans les coulisses. Avec méthode. Et une bonne dose de pragmatisme.


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