Allocution du Commissaire de l’UA à la Paix et à la Sécurité lors de la réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la situation en République Centrafricaine

NEW YORK, 21 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Allocution de l’Ambassadeur Smail Chergui, Commissaire de l’UA à la Paix et à la Sécurité lors de la réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la situation en République Centrafricaine

Madame la Présidente du Conseil de sécurité des Nations unies,

Monsieur le Secrétaire général des Nations unies,

Distingués représentants des pays membres du Conseil de sécurité,

Mesdames et Messieurs,

Nous voilà réunis pour débattre d’une situation grave qui fait l’objet d’une attention internationale croissante. Nous espérons ardemment que la présente session fera date, en ce qu’elle marquera une étape nouvelle et déterminante dans la mobilisation internationale en faveur de la République centrafricaine.

Je remercie le Conseil de sécurité des Nations unies pour le suivi permanent réservé à cette question. Je voudrais tout particulièrement exprimer la gratitude de l’Union africaine à la Présidente du Conseil pour avoir eu l’obligeance et l’élégance de décaler la présente réunion pour permettre à notre délégation d’y participer. Permettez aussi que je réitère, au nom de la Présidente de la Commission de l’Union africaine, Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, l’appréciation de l’UA au Secrétaire général des Nations unies, Monsieur Ban Ki-moon, pour son engagement soutenu et son implication personnelle pour alléger les souffrances du peuple centrafricain.

Au cours des derniers jours, le Secrétaire général et la Présidente de la Commission de l’Union africaine ont régulièrement communiqué sur ce qu’il convient d’entreprendre pour contribuer au renforcement de l’action internationale en faveur de la République centrafricaine. Ces échanges sont une illustration supplémentaire de leur préoccupation commune face à cette tragédie, ainsi que de leur conviction qu’une réponse internationale efficace doit nécessairement reposer sur une vision partagée des mesures à prendre, dans le droit fil du partenariat étroit et novateur que l’UA et les Nations unies s’emploient à bâtir dans le domaine de la paix et de la sécurité.

Madame la Présidente du Conseil de sécurité,

Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez, la situation en République centrafricaine figure depuis plusieurs années au cœur des priorités de l’UA. Au moment de la reprise des hostilités dans ce pays, en décembre 2012, et parce que précisément nous craignions que la situation ne dégénérât en une violence généralisée aux conséquences catastrophiques pour la RCA et son peuple, nous avions appelé à une action internationale coordonnée en appui aux efforts méritoires des pays de la région sous la conduite des Présidents Idriss Déby Itno du Tchad et Denis Sassou Nguesso de la République du Congo. Je voudrais saisir cette occasion pour renouveler notre appréciation du volontarisme de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), de l’engagement personnel des dirigeants de la région et des sacrifices consentis dans la quête de la paix, de la sécurité et de la stabilité en RCA.

D’évidence, cet effort de prévention n’a pas abouti. Nous devons en tirer des enseignements pour nos actions futures de promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur le continent, tant il est vrai que la communauté internationale ne peut continuer à attendre la survenance de situations désastreuses pour commencer à agir avec la célérité et la vigueur requises.

Aujourd’hui, nous devons faire face à une situation difficile et complexe. Celle-ci appelle, de notre part, diligence, efficacité et flexibilité. Notre action doit procéder d’une appréciation exhaustive des efforts actuels et des défis qui restent à surmonter. Elle doit viser à apporter les réponses les plus adaptées qui soient aux problèmes auxquels nous faisons face.

Depuis le 19 décembre 2013, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) a pris la relève de la Mission de consolidation de la paix de la CEEAC en RCA. Cette relève s’est faite dans un contexte on ne peut plus difficile, marqué qu’il était par les attaques qu’a connues Bangui au début du mois de décembre 2013, les actes de violence extrême dont la population civile a été l’objet, des déplacements forcés qui ont affecté tant des communautés nationales qu’étrangères, ainsi que les haines et tensions communautaires et religieuses qui en ont résulté et qui sont si profondément préjudiciables au futur du pays et à sa cohésion sociale.

Au regard des défis qui se posaient sur le terrain, une des premières mesures prises par l’UA a été le renforcement des contingents présents sur place. Nous avons ainsi pu, dans le mois qui a suivi le transfert d’autorité, déployer, grâce à la sollicitude des Etats-Unis, deux bataillons supplémentaires de 850 personnels chacun. Hier même, à Kinshasa, une équipe de la Commission a finalisé les discussions avec le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) en vue de l’intégration effective du contingent de la RDC au sein de la Mission. Aussi, au moment où je m’adresse à vous, je peux confirmer que la Mission a quasiment atteint son effectif autorisé de 6 000 personnels en uniforme.

Grâce à ce renforcement et au soutien de l’opération française Sangaris, ainsi qu’à d’autres mesures, notamment la sectorisation de la ville de Bangui, la situation dans la capitale s’est considérablement améliorée. Le nombre des incidents sécuritaires s’est significativement réduit. Evidemment, beaucoup reste à faire pour assurer un retour total à la normalité. Des crimes, inacceptables, continuent d’être commis contre des civils innocents ; les actes de vandalisme et de pillage, qui s’expliquent aussi en partie par la misère sociale qui frappe les centrafricains, notamment la jeunesse, n’ont pas totalement disparu ; de nombreux déplacés, y compris ceux qui sont massés dans des conditions infrahumaines à l’aéroport, ne sont pas encore revenus à leurs domiciles ; et la peur demeure une réalité que l’on ne peut nier. La MISCA, avec le soutien de l’opération Sangaris, s’emploie à relever ces défis, tant par la mise en place de points de contrôle fixe que par la conduite de patrouilles de jour comme de nuit.

La Mission est sur le point de parachever son plan de déploiement à l’intérieur du pays. Au total, 4 000 militaires devraient être positionnés en différents endroits de l’arrière pays. Cette présence, couplée à celle de Sangaris, a permis d’éviter bien des atrocités, de rassurer des communautés et de faciliter l’action humanitaire. Encore une fois, nous devons faire beaucoup plus, agir plus vite et conférer plus d’efficacité à l’action qui est la nôtre. La MISCA est déterminée à relever ces défis.

Permettez-moi également de relever d’autres missions de la MISCA. Il y a évidemment la tâche de protection de dirigeants de la transition, essentielle pour qu’ils puissent, dans le contexte sécuritaire que nous connaissons, accomplir la lourde tâche dont ils ont la charge. Il y a aussi la facilitation de l’acheminement de l’aide humanitaire grâce à l’escorte et à la protection des convois qui empruntent le corridor vital qui relie la RCA au Cameroun. Je me dois d’ajouter que 500 camions et autres véhicules ont pu bénéficier de cette protection, qui contribue également à la reprise des flux commerciaux et à la collecte effective par l’État centrafricain des droits de douanes et taxes connexes à prélever sur les marchandises et autres biens destinés à la RCA, pour lui permettre de disposer des ressources si nécessaires à l’exercice de ses fonctions régaliennes.

Ces efforts ont été confortés par l’évolution encourageante du processus politique, dans le prolongement des décisions du Sommet extraordinaire de la CEEAC des 9 et 10 janvier 2014. L’élection d’un nouveau chef de l’État de la transition, en la personne de Mme Catherine Samba-Panza, la nomination subséquente d’un nouveau Premier ministre et la formation d’un Gouvernement ont permis de relancer la transition.

La principale menace sécuritaire à laquelle nous sommes présentement confronté est liée à l’action des milices dites anti-balaka. En réponse, la MISCA, avec l’appui de l’opération Sangaris, s’emploie à mettre en œuvre une série de mesures pratiques pour neutraliser ces milices. Ces efforts, qui ont commencé il y a quelques jours à Bangui, seront poursuivis et intensifiés, y compris à travers leur extension à l’ensemble du territoire centrafricain.

Nous aurons l’occasion, dans le cadre des rapports périodiques au Conseil de sécurité, de fournir des informations plus détaillées sur les efforts déployés et les difficultés rencontrées. Sur ce dernier point, je voudrais relever certains des défis qui entravent l’action de la MISCA. Ils ont trait à l’insuffisance des moyens logistiques et de communication, malgré le concours appréciable des partenaires internationaux dont je voudrais, à nouveau, saluer la contribution. Ils ont aussi trait aux limites des capacités actuelles du Gouvernement centrafricain. Ainsi, l’absence d’un système judiciaire rend extrêmement difficile l’entreprise de rétablissement de l’ordre, en ce que les éléments interpellés par les forces internationales ne peuvent tout simplement pas être soumis à la rigueur de la loi. Nous avons pour autant pu, avec le soutien du PNUD, établir un arrangement transitoire qui fonctionne actuellement.

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs,

À l’occasion de cette réunion, le Secrétaire général a soumis des propositions sur ce qu’il estime devoir être entrepris au regard de la situation présente en RCA. Dans sa lettre du 17 février 2014, dont nous avons demandé transmission aux membres du Conseil de sécurité pour information et action en tant que de besoin, la Présidente de la Commission a identifié une série de mesures qui, mises en œuvre rapidement, nous permettront de renforcer significativement l’efficacité de l’action qui est la nôtre.

Je ne pourrais dans le cadre de ce discours énumérer ces mesures dans le détail. Qu’il me soit tout simplement permis d’en faire rapidement l’économie en soulignant d’emblée que ces mesures doivent être prises simultanément:

– L’impératif du renforcement de la MISCA : Il doit s’agir tant de renforcer les effectifs de la Mission, notamment en termes de personnels de police, que d’équipements. Comme nous avons eu l’occasion de le dire, des pays africains sont disposés à contribuer des personnels supplémentaires. Aussi, pour cette raison et pour d’autres, liées notamment au lancement de l’opération européenne, nous ne sommes pas favorables à la mise en place d’une quelconque ‘coalition de volontaires’, qui ne ferait que nous détourner de la tâche urgente et impérative du renforcement de la MISCA. En attendant, le déploiement de troupes supplémentaires, et en réponse aux préoccupations exprimées par le Secrétaire général s’agissant de la distribution de l’aide alimentaire à l’intérieur du pays, la MISCA est prête à escorter les convois humanitaires destinés aux localités concernées.

– La prise de mesures complémentaires pour consolider les gains déjà enregistrés et hâter la restauration durable de la sécurité à travers l’ensemble du territoire centrafricain : Je me réfère ici au paiement des salaires des agents de la fonction publique et des pensions des retraités, ainsi qu’à un appui à la reprise du fonctionnement des services publics de base, y compris la reconstitution d’un noyau de forces de sécurité, la remise en place du système judiciaire et des structures carcérales. Dans notre esprit, il ne s’agit pas de problèmes à moyen terme qui devraient être traités une fois que la sécurité sera restaurée, mais plutôt d’urgences pour lesquelles une action immédiate est requise. Ne nous y trompons pas, aucune force internationale quelque soit sa taille ne pourra assurer le degré de sécurité requis sans l’implication active de la partie centrafricaine. Le cout financier de ces mesures représente une fraction infime de ce qui devrait être mobilisé pour une nouvelle opération militaire.

– La consolidation des avancées enregistrées dans le processus politique, grâce à l’action décisive des dirigeants de la CEEAC : Il va sans dire qu’il ne saurait y avoir de gain sécuritaire durable sans volet politique viable. Les dirigeants de la région font preuve d’un volontarisme et d’un engagement exceptionnels. Nous nous devons de mieux soutenir leur action, notamment à travers le Groupe international de contact sur la RCA.

– La mise en œuvre rapide et effective des dispositions pertinentes des résolutions récemment adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies : Il s’agit ici d’assurer l’application de sanctions ciblées contre les individus et entités qui sapent les efforts actuels et d’accélérer du travail de la Commission internationale d’enquête sur les violations des droits de l’homme et du droit humanitaire, tant il est vrai que ces mesures contribueront significativement à prévenir d’autres atrocités.

Je voudrais à ce stade souligner que la démarche que nous proposons est celle qui permettra de soutenir au mieux les efforts africains. Il s’agit d’une considération essentielle, car en définitive il n’y aura pas de solutions durables aux défis à la paix et à la sécurité que connait le continent sans appropriation africaine. Lorsqu’il existe une forte volonté politique africaine, et tel est indéniablement le cas s’agissant de la RCA, celle-ci doit être soutenue et confortée. Nos partenaires, quelque soit leur bonne volonté, ne pourront pas toujours pallier nos insuffisances.

La démarche proposée s’inscrit aussi dans le cadre d’une approche d’ensemble qui permet de combiner les avantages comparatifs respectifs de l’UA et des Nations unies. Dans la phase actuelle de stabilisation, une opération de soutien à la paix de l’UA est l’option la mieux indiquée. Son succès ouvrira la voie au déploiement d’une opération de maintien de la paix des Nations unies pour soutenir, dans le long terme, le processus de relèvement de la RCA. Nous voyons donc la MISCA comme une étape essentielle à une implication plus forte des Nations unies et, à dire vrai, de l’ensemble de la communauté internationale. Dans cette perspective, et en vue de léguer aux Nations unies une mission forte pour conduire la prochaine phase du processus de paix, il importe que votre Conseil envisage favorablement la mise en place d’un module de soutien logistique à la MISCA financé par les contributions mises à recouvrement. Nous remercions le Secrétaire général des Nations unies pour son engagement à œuvrer dans ce sens.

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs,

Nous sommes à une étape cruciale de nos efforts visant à relever avec succès les défis qui se posent en RCA. La priorité est claire : protéger les populations civiles, faciliter l’acheminement de l’assistance humanitaire et créer les conditions d’une transition réussie.

Comme l’a si justement dit le Secrétaire général, les défis auxquels nous faisons face requièrent l’implication de tous. Ils dépassent nos capacités individuelles. L’effort doit être collectif pour qu’il y ait succès.

Aussi, est-il urgent de déterminer comment combiner au mieux les avantages respectifs de chacun des acteurs concernés, tout en faisant avancer notre objectif commun d’une plus grande responsabilisation de l’Afrique dans la gestion des problèmes auxquels le continent est confronté. Nous croyons sincèrement que les propositions faites par la Présidente de la Commission nous permettent de répondre de façon satisfaisante aux défis du moment.

Dans quelques années, lorsque nous jetterons un regard rétrospectif sur la République centrafricaine et la manière dont nous aurons géré la situation présente, nous devrons être en mesure de dire que nous avons répondu à l’appel au secours du peuple centrafricain, en même temps que nous avons fait avancer le partenariat international en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique. Il vous appartient de ne pas ajouter à la frustration de l’Afrique, seul continent à ne pas avoir de représentants permanents au sein de cette très importante institution du Conseil de Sécurité, en montrant aujourd’hui et pour toujours la nécessaire consultation préalable de l’Union Africaine sur l’examen de toute question relative à l’Afrique. D’ores et déjà, nos trois représentants non permanents sont prêts à remplir la mission, sinon de Pen Holder ou tout au moins celle de co-auteur sur les situations de conflits dans le continent.

Je ne saurais conclure sans exprimer notre profonde appréciation à tous partenaires internationaux qui soutiennent la MISCA. La Conférence d’appel de fonds qui a eu lieu à Addis Abéba à la fin du mois de janvier 2014 a été l’occasion d’un véritable élan de solidarité avec les Centrafricains et de soutien à la MISCA. Puisse cette réunion conforter cette dynamique et, partant, nous rapprocher encore davantage de la réalisation des nobles objectifs communs que nous poursuivons ensemble en République centrafricaine, ceux surtout d’une solution durable et du retour de l’espoir pour le peuple qui a tant souffert.

Je vous remercie.

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Déclaration de fin de mission de la Haut-Commissaire adjointe des Nations Unies, Flavia Pansieri, au Togo

LOME, Togo, 20 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Déclaration de fin de mission de la Haut-Commissaire adjointe des Nations Unies, Flavia Pansieri, au Togo

Lomé, le 20 février 2014

Mesdames et Messieurs,

Je vous remercie d’être venus assister à ce point de presse.

C’est avec plaisir que j’ai, ces quatre derniers jours, honoré l’invitation envoyée par le Gouvernement du Togo au Haut-Commissariat en 2012. Ma présence aujourd’hui et l’accueil qui m’a été fait sont la preuve de la bonne coopération qui existe entre le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et les autorités togolaises.

Cela fait huit ans que le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a ouvert un bureau au Togo. Durant cette période, le pays a réalisé des avancées considérables dans le domaine des droits de l’homme, comme l’ont notamment montrées la tenue récente d’élections législatives sans incident majeur et l’abolition en 2009 de la peine de mort.

Durant ma visite, je me suis entretenue avec le Premier Ministre et différents membres du gouvernement, ainsi qu’avec le Président de l’Assemblée nationale, la Vice-Présidente et les Présidents des Commissions des lois et des droits de l’homme.

J’ai eu des consultations avec les collègues des Nations Unies. J’ai également rencontré la Commission nationale des droits de l’homme. Les ressources qui sont allouées à cette institution restent malheureusement insuffisantes. Je salue à cet égard l’élaboration d’un avant-projet de loi portant modification de la loi organique relative à la Commission nationale des droits de l’homme qui devrait permettre de renforcer la conformité de cette institution aux Principes de Paris et de mettre en place un mécanisme de prévention de la torture.

J’ai eu par ailleurs l’occasion de rencontrer des organisations de la société civile et de les assurer du soutien du Haut-Commissariat aux droits de l’homme. Le plaidoyer pour le respect des droits de l’homme fait partie des attributions de la société civile et nécessite une approche critique mais également constructive. A cet effet, je les ai encouragées à faire preuve de professionnalisme dans la documentation des allégations de violations de droits de l’homme.

Le Togo s’est engagé, avec l’assistance technique de notre bureau et les partenaires des Nations Unies, dans un processus de justice transitionnelle qui a abouti, en 2012, à la remise au gouvernement de recommandations par la Commission vérité, justice et réconciliation. Ces recommandations restent aujourd’hui à mettre en œuvre. Le gouvernement pourra continuer de compter sur le soutien du Haut-Commissariat aux droits de l’homme dans la finalisation du « Livre Blanc » qui doit fixer les prochaines étapes. Parmi les actions prioritaires devront figurer l’opérationnalisation du Haut-Commissariat pour la réconciliation et le renforcement de l’unité nationale, et l’élaboration du programme de réparations. L’avenir serein et pacifique du Togo dépend en grande partie de la finalisation de ce processus de justice transitionnelle.

Le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans l’administration de la justice demeure également un domaine prioritaire. L’augmentation récente des salaires des magistrats, la construction de cours d’appel et l’adoption de la loi portant aide juridictionnelle constituent des avancées réelles que je salue. Je me réjouis également que le projet de code pénal soit sur le point d’être adopté par l’Assemblée nationale. L’avant-projet de code de procédure pénale reste pour sa part à finaliser. Je me suis notamment entretenue à ce sujet avec le Garde des Sceaux.

En publiant un rapport sur le respect des droits de l’homme dans l’administration de la justice le 20 décembre 2013, notre bureau a voulu dresser un état des lieux du secteur de la justice pour inciter le gouvernement à redoubler d’efforts dans ce domaine et l’accompagner dans cette tâche. Je me réjouis que les recommandations de notre rapport aient été prises en compte dans l’élaboration de la politique sectorielle nationale de la justice et j’invite le ministère de la justice à finaliser et mettre en œuvre cette politique.

Liée à la question de l’administration de la justice se trouve celle de la détention. Le Togo fait face à une surpopulation carcérale. Cela est dû, en grande partie, au nombre élevé de personnes maintenues en détention préventive dans l’attente de leur procès, ainsi qu’à l’examen insuffisant des demandes de libération conditionnelle. J’ai pu le constater lors de la visite que j’ai effectuée à la prison civile de Lomé. L’accès à des services de santé de qualité, à l’hygiène et à la nourriture restent également à améliorer. Je salue à cet égard l’élaboration d’une politique nationale sur la détention qui, je l’espère, inclura un volet réinsertion. Lors de notre entretien, le Garde des Sceaux m’a fait part du lancement des activités de la quatrième édition de la semaine du détenu ainsi que de sa détermination à s’attaquer à la problématique des conditions de détention dans le pays.

La discrimination à l’encontre des femmes demeure un problème au Togo. La révision du Code des personnes et de la famille et l’introduction de la parité dans le Code électoral constituent des avancées significatives. Une loi-cadre sur la parité et une plus grande sensibilisation permettraient de traduire la volonté certaine du Gouvernement à avancer dans ce domaine. Une loi sur les violences faites aux femmes, y compris la violence domestique, reste également à élaborer.

On ne peut parler de réformes législatives sans souligner la responsabilité des députés en matière de droits de l’homme. J’ai pu échanger sur le rôle de l’Assemblée nationale dans la promotion et la protection des droits de l’homme avec le Président et la Vice-Présidente de l’Assemblée nationale ainsi qu’avec les présidents de la Commission parlementaire des droits de l’homme et de la Commission des lois. Qu’il s’agisse d’initier des lois ou de s’assurer de la conformité des projets de loi du gouvernement aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par le Togo, il appartient au pouvoir législatif de s’investir dans ce domaine.

Malgré une croissance économique encourageante et les efforts du gouvernement à réaliser les Objectifs du Millénaire, la pauvreté subsiste au Togo. Il est primordial que, dans l’élaboration de ses politiques économiques et sa stratégie de réduction de la pauvreté, le Gouvernement du Togo adopte une approche basée sur les droits de l’homme qui permette une plus grande participation des populations ciblées, en particulier des plus vulnérables et marginalisées. J’ai pu notamment m’entretenir à ce sujet avec le Ministre de la planification, du développement et de l’aménagement du territoire et avec le Ministre de la prospective et du suivi des politiques publiques. J’ai pu constater leur volonté d’utiliser les principes et standards des droits de l’homme comme feuille de route dans le processus d’élaboration, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des politiques publiques. Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme se tient prêt à appuyer le gouvernement dans ce domaine et j’invite les partenaires financiers internationaux à se joindre à nos efforts.

Ma mission a également été l’occasion d’aborder avec le gouvernement la question de la promotion et de la protection des droits économiques, sociaux et culturels. J’ai invité les autorités à œuvrer pour que le Togo ratifie le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels qu’il a signé en 2009. Dans cette perspective, notre bureau continuera à appuyer le gouvernement et la société civile afin de sensibiliser la population sur ces droits. Il continuera également à échanger avec les députés, les magistrats et les avocats sur les voies de recours en cas de violations présumées d’un droit économique, social ou culturel.

Le respect des droits de l’homme, et donc l’adoption de comportements et d’attitudes conformes à ces droits, commencent par l’éducation. Cela a notamment été rappelé par la Commission vérité, justice et réconciliation. Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme entend œuvrer en ce sens au Togo. Dans cette optique, j’ai été heureuse de participer à l’inauguration du centre d’écoute, d’information et de documentation sur les droits de l’homme et la paix à Sokodé. J’espère que, dans un souci de décentralisation, ce centre, qui a vu le jour avec l’aide des autorités togolaises, du Programme des Nations Unies pour le développement, de l’Union européenne et de Togo cellulaire, contribuera à une meilleure dissémination des droits de l’homme dans l’ensemble du pays.

Je souhaite que ma visite permette de renforcer l’engagement du Gouvernement togolais à coopérer avec les mécanismes internationaux des droits de l’homme. Sur ce point, je salue l’élaboration d’un plan national de mise en œuvre des recommandations de l’Examen périodique universel et des organes de traité, dont j’espère l’adoption rapide. J’invite par ailleurs les autorités togolaises à mettre en place un mécanisme permanent chargé d’assurer la mise en œuvre et le suivi de ces recommandations et à lancer une invitation ouverte aux Procédures spéciales.

Je termine ma visite avec la conviction que ce pays est un exemple de coopération fructueuse entre un gouvernement et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme. J’encourage le Gouvernement togolais à partager son expérience et les divers aspects de cette collaboration, notamment au sein du Conseil des droits de l’homme dont le Togo est membre.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme continuera à accompagner le Togo dans la promotion et la protection des droits de l’homme ; que ce soit à travers son bureau dans le pays ou sous la forme d’une expertise technique disponible à Genève.

Je vous remercie.

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Mauritanie : Visite de suivi par la Rapporteuse Spéciale sur les formes contemporaines de l’esclavage

GENEVE, Suisse, 20 février 2014/African Press Organization (APO)/ — La Rapporteuse Spéciale de l’ONU sur les formes contemporaines de l’esclavage, Mme Gulnara Shahinian, effectuera une visite de suivi en Mauritanie du 24 au 27 février 2014 afin d’évaluer les développements survenus depuis sa première visite du pays en 2009 notamment un certain nombre d’initiatives développées par les autorités en réponse à ses recommandations*.

« Cette visite me permettra de discuter de l’adoption de la feuille de route relative à l’éradication des formes contemporaines de l’esclavage en Mauritanie qui a été développé en collaboration avec le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme », dit Mme Shahinian.

« Son adoption et sa mise en œuvre constituerait une étape importante vers l’éradication de l’esclavage dans le pays », a souligné l’experte indépendante chargée par le Conseil des droits de l’homme de surveiller les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences.

Le mandat de la Rapporteuse Spéciale sur les formes contemporaines d’esclavage comprend également des questions telles que le travail forcé, les pires formes de travail des enfants, les mariages serviles et la servitude domestique.

Pendant les quatre jours de sa visite à Nouakchott, Mme Shahinian aura des discussions avec des représentants du Gouvernement, des organisations non-gouvernementales et des syndicats. La Rapporteuse Spéciale est en visite en Mauritanie à l’invitation du Gouvernement.

Les résultats de la visite et les recommandations seront présentés au Conseil des droits de l’homme en septembre 2014.

Une conférence de presse aura lieu à Nouakchott à l’issue de la visite de la Rapporteuse Spéciale, jeudi le 27 février 2014. Plus d’informations à ce sujet suivront.

(*) Consultez le rapport 2010 sur la Mauritanie par la Rapporteuse Spéciale Gulnara Shahinian :

http://www.ohchr.org/EN/Issues/Slavery/SRSlavery/Pages/CountryVisits.aspx

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Maroc / Quai d’Orsay – déclarations du porte-parole adjoint – jeudi 20 février 2014

PARIS, France, 20 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – déclarations du porte-parole adjoint – jeudi 20 février 2014

Le roi du Maroc est en visite officielle de cinq jours au Mali, un pays où la France est intervenue pour rétablir la sécurité avec le soutien du Maroc. Quelle est votre réaction à la contribution du roi dans le processus de réconciliation nationale entamée au Mali ?

La France salue la mobilisation de la communauté internationale en faveur du Mali. La visite du roi du Maroc à Bamako en est une nouvelle preuve.

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L’Afrique offre d’excellentes opportunités pour la croissance des PME

LE CAP, Afrique du Sud, 20 février 2014/African Press Organization (APO)/ —

• Les PME sont clairement le moteur de croissance de l’Afrique

• La clé du succès pour les PME repose sur leur capacité à développer leur entreprise à l’international

Selon le Fonds Monétaire International (FMI), la croissance économique en Afrique subsaharienne en 2014 devrait être légèrement supérieure à celle de 2013, d’environ 6 %. Cette croissance, liée à plus d’un milliard de consommateurs sur le continent qui dépense annuellement 600 milliards de dollars, ainsi qu’à une classe moyenne qui connaît la croissance la plus rapide au monde et l’incroyable opportunité offerte par la connexion du continent au monde extérieur, offre aux petites et moyennes entreprises (PME) Africaines d’innombrables possibilités en 2014.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/dhl_logo2.jpg

Photo Charles Brewer: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/charles-brewer.jpg (Charles Brewer, directeur général de DHL Express SSA)

C’est ce que pense Charles Brewer, directeur général de DHL Express SSA (http://www.dpdhl.com), qui dit que les PME sont clairement le moteur de croissance de l’Afrique et le facteur clé d’une croissance économique durable.

« Selon Deloitte, la classe moyenne africaine a triplé au cours des 30 dernières années et la tendance actuelle suggère que la classe moyenne africaine atteindra 1,1 milliard d’individus en 2060. Comme les économies africaines sont parmi quelques unes qui connaissent la croissance la plus rapide au monde, les perspectives pour le continent sont très favorables pour l’avenir. »

« La production à grande échelle en est encore au stade embryonnaire en Afrique, ce qui offre une véritable opportunité pour les PME de combler les vides du marché pas encore desservis par les grandes entreprises internationales. Il est important de noter qu’un tissu croissant de PME créera des centaines de milliers de nouveaux emplois, ce qui est absolument indispensable pour ce continent en pleine croissance. »

M. Brewer précise qu’en plus des problèmes courants auxquels les PME sont susceptibles d’être confrontées en Afrique, tels que les problèmes d’infrastructure ainsi que les réglementations et contrôles douaniers, l’accès au financement peut constituer un obstacle pour l’avenir. « L’Institut de la Finance Internationale a indiqué que comme de nombreux pays d’Afrique subsaharienne se démènent pour contrôler les pressions sur les prix, les banques centrales ont eu tendance à maintenir une politique monétaire plutôt serrée. Malgré ce problème, nous nous attendons à ce que les PME créent des opportunités de croissance grâce au pouvoir d’achat accru des consommateurs et à l’expansion des marchés inexploités.

« La pénétration croissante d’Internet en Afrique offre également une belle opportunité pour les PME et comme l’Afrique continue à adopter le commerce électronique en tant que mode de vie, les entreprises sont en mesure de tirer parti de ce marché en ligne tout en réduisant les coûts traditionnels d’acquisition de clientèle. Le rapport 2012 de World Wide Worx sur les questions liées à Internet révèle que le marché local du commerce électronique connaît une croissance annuelle d’environ 30 % et ne montre pas de signes de ralentissement.

Les conclusions de l’Enquête nationale 2013 sur les petites entreprises, effectuée par la National Small Business Chamber (NSBC – Chambre nationale des petites entreprises) a révélé que le principal besoin exprimé par les PME comprend l’élargissement de la clientèle, l’augmentation des ventes et le développement international. « Accéder à de nouveaux marchés en effectuant des transactions transfrontalières est essentiel pour la croissance et la compétitivité et c’est aussi le principal moteur pour les petites et moyennes entreprises en Afrique du Sud », a indiqué Mike Anderson, fondateur et PDG de la NSBC.

Charles Brewer déclare que plus une PME peut tirer parti d’opportunités internationales et plus elle peut envisager une expansion mondiale, meilleures sont les chances de croissance. « Lorsqu’il s’agit d’opportunités mondiales, la clé du succès pour de nombreuses PME est la connaissance. Il s’agit de savoir quels marchés cibler, comment commercialiser leur produit, comment identifier les clients, comment être payé et, très important, comment expédier dans le monde entier. 25 000 PME travaillent avec nous dans toute l’Afrique et chaque jour nous essayons de mieux comprendre leurs besoins et de les aider à se développer à l’international. DHL est bien positionnée pour s’associer aux PME africaines et les aider à se connecter au monde entier, alors j’ai envie de vous demander : qu’attendez-vous? », conclut M. Brewer.

Distribué par APO (African Press Organization) pour Deutsche Post DHL.

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Megan Collinicos. Titre : Publicité et relations publiques, Afrique subsaharienne.

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DHL – La société de logistique du monde (The Logistics company for the world)

DHL (http://www.dpdhl.com) est le leader mondial du marché de la logistique et « La société de logistique du monde (The Logistics company for the world) ». DHL met son expertise dans le domaine des services express internationaux, du fret aérien et maritime, du transport routier ou ferroviaire, de la logistique contractuelle et du courrier international, au service de ses clients. Un réseau mondial composé de plus de 220 pays et territoires, et d’environ 285 000 salariés dans le monde entier, offre à ses clients un service de qualité de haut niveau et une connaissance du terrain, permettant de satisfaire aux exigences dictées par leurs chaînes d’approvisionnement. DHL assume sa responsabilité sociale en soutenant la lutte contre le changement climatique, la gestion des catastrophes naturelles et l’éducation.

DHL fait partie de Deutsche Post DHL. Le groupe a enregistré des recettes d’un montant supérieur à 55 milliards d’euros en 2012.

Pour de plus amples informations : http://www.dpdhl.com

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Conférence pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord: l’impact de la raréfaction des ressources en eau sur la sécurité alimentaire / Rôle de la coopération régionale pour améliorer la gestion

ROME, Italie, 20 février 2014/African Press Organization (APO)/ — La raréfaction de l’eau est un des problèmes les plus urgents de sécurité alimentaire auxquels sont confrontés les pays du Proche-Orient et d’Afrique du Nord. En effet, selon la FAO, les disponibilités d’eau douce de la région devraient fléchir de 50 pour cent d’ici à 2050, alors que Ministres de l’agriculture et hauts fonctionnaires s’apprêtent à affronter le problème lors d’une réunion de la plus haute instance de gouvernance régionale de l’Organisation.

Les participants de la 32ème Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord (NERC 32), qui se tiendra du 24 au 28 février, examineront une nouvelle Initiative régionale sur la raréfaction de l’eau, lancée par la FAO dans le but d’aider les Etats membres à identifier des stratégies, des politiques et des pratiques axées sur des solutions durables à l’appauvrissement des ressources en eau et aux problèmes de sécurité alimentaire qui s’y rattachent.

Les disponibilités d’eau douce par habitant dans les pays de la région ont chuté des deux tiers au cours des 40 dernières années, suscitant un regain d’inquiétude sur la dégradation de la qualité de l’eau et l’impact du changement climatique.

L’évolution démographique ajoute un caractère d’urgence au problème: la sous-alimentation chronique dans la région est estimée à 11,2 pour cent pour la période 2010-2013, tandis que la population continue à croître au rythme de 2 pour cent, soit près du double du taux mondial.

L’agriculture et les autres activités connexes consomment plus de 85 pour cent des ressources disponibles en eau pluviale, eau d’irrigation et eaux souterraines, et la demande de produits agricoles devrait grimper avec l’expansion des populations urbaines et la hausse des exportations.

« Le secteur agricole doit être au cœur de nos réponses face à l’enjeu de l’eau qui se dessine au Proche-Orient et en Afrique du Nord. De loin le plus gros utilisateur d’eau de la région, il est également fondamental pour notre subsistance et notre résilience à long terme, représentant environ 95 milliards de dollars de valeur ajoutée pour les économies régionales », a indiqué Abdessalam Ould Ahmed, Sous-Directeur général de la FAO et Représentant régional pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord.

« La région a fait de gros progrès en l’espace de deux décennies en matière de développement de ses capacités d’utilisation et de stockage de l’eau, mais il reste encore beaucoup à accomplir pour améliorer l’efficience de l’eau dans l’agriculture, protéger la qualité de l’eau et relever les défis liés au changement climatique », a ajouté M. Ould Ahmed.

Les participants de la Conférence devraient donner des orientations sur les secteurs prioritaires d’action, comme par exemple améliorer la gouvernance et les institutions; donner voix au chapitre aux agriculteurs et aux autres partenaires non étatiques; et renforcer l’efficience de l’utilisation de l’eau. Plus de 60 pour cent des ressources hydriques utilisées par les pays de la région viennent de l’extérieur, au-delà des frontières nationales et régionales.

Initiative pilote

Durant la phase pilote de l’Initiative lancée en juin 2013, six pays (Egypte, Jordanie, Maroc, Oman, Tunisie et Yémen) ont commencé à passer en revue l’état de leurs disponibilités et de leurs utilisations d’eau, ainsi que le potentiel d’accroissement de la production agricole; à répertorier et à établir l’ordre de priorité des options pour les approvisionnements alimentaires futurs par rapport à leurs coûts économiques et à leurs exigences en eau; et à analyser les performances de la gestion de l’eau dans l’agriculture et les politiques, la gouvernance et les questions institutionnelles s’y rapportant.

Le travail accompli dans le cadre de l’Initiative encouragera les pays de la région à s’inspirer de leurs succès pour améliorer la gestion et l’utilisation des systèmes pluviaux, irrigués et d’eaux souterraines par le biais d’une approche innovante portant notamment sur:

• La création d’un vaste consensus sur le programme de réforme de l’eau parmi l’ensemble des parties prenantes.

• Le rôle des agriculteurs dans le réaménagement de la gestion et de l’utilisation des ressources en eau.

• La participation du secteur privé en tant que gestionnaire effectif de la filière alimentaire et fournisseur des technologies les plus avancées.

• La mise en place de partenariats orientés vers l’action et visant des résultats concrets.

• La mise au point d’outils concrets de mesure des résultats et de collecte de preuves à l’appui de l’élaboration des politiques et des processus décisionnels.

Perspectives régionales

La Conférence, qui aura pour thème le renforcement de la résilience et de la sécurité alimentaire de la région, sera la première d’une série de réunions qui se tiendront tout au long de 2014 dans chacune des cinq régions opérationnelles de la FAO.

L’ordre du jour examinera également la situation de l’alimentation et de l’agriculture dans la région et des questions connexes, comme les pertes et gaspillages alimentaires le long de la filière, de la production à la consommation, la réduction des disparités entre les sexes, et d’autres approches visant à améliorer les perspectives de l’agriculture et du développement rural.

Les Conférences régionales sont convoquées tous les deux ans, réunissant les Ministres de l’agriculture et hauts responsables des Etats membres de la même région géographique autour des enjeux qui dépassent les frontières nationales et les questions prioritaires liées à l’alimentation et l’agriculture. NERC 32 débutera par une réunion de trois jours des hauts fonctionnaires (24-26 février) et s’achèvera par une réunion ministérielle les 27 et 28 février.

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Afrique : Schneider Electric lance la plus vaste enquête jamais réalisée sur la contrefaçon de produits électriques en Afrique

PARIS, France, 20 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Schneider Electric (http://www.schneider-electric.com), le spécialiste mondial de la gestion de l’énergie, a annoncé aujourd’hui être l’initiative de la plus vaste enquête jamais réalisée sur la contrefaçon de produits électriques en Afrique.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/schneider_electric.jpg

Cette enquête sans précédent a mobilisé 37 enquêteurs durant 2 mois. Plus de 300 professionnels ont été interrogés, dont des électriciens, des revendeurs de matériel électrique, des installateurs, des membres de l’administration (douanes, police,..), des pompiers, et des médecins, qui ont chacun répondu à 35 questions liées à la contrefaçon de produits électriques en Afrique.

Cette enquête va notamment permettre de répondre aux questions suivantes :

 Quelles sont les principales conséquences de la contrefaçon électrique sur la santé en Afrique et sur l’économie des pays Africains ?

 D’où viennent les produits électrique contrefaits ?

 Qui sont les principaux consommateurs de produits électrique contrefaits ?

Les premières conclusions de l’enquête seront publiées avant la fin du mois de mars.

Les conclusions de l’enquête seront envoyées sous embargo aux journalistes qui en feront la demande en utilisant ce formulaire en ligne : http://www.apo-opa.com/application/?vc=SE

Distribué par APO (African Press Organization) pour Schneider Electric SA.

Contact presse :

APO (African Press Organization)

schneider@apo-opa.org

+41 22 534 96 97

A propos de Schneider Electric

Spécialiste mondial de la gestion de l’énergie, présent dans plus de 100 pays, Schneider Electric (http://www.schneider-electric.com) offre des solutions intégrées pour de nombreux segments de marchés. Le Groupe bénéficie d’une position de leader sur ceux des Régies et Infrastructures, Industries & Constructeurs de machines, des Bâtiments non-résidentiels, des Centres de données et Réseaux ainsi que du Résidentiel. Mobilisés pour rendre l’énergie sûre, fiable, efficace, productive et propre, ses plus de 140 000 collaborateurs ont réalisé 24 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2012 en s’engageant auprès des individus et des organisations afin de les aider à tirer le meilleur de leur énergie.

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Deuxième rapport intérimaire de la commission sur la mise en œuvre des conclusions de la réunion ministérielle du 17 mars 2013 et les perspectives de renforcement du processus de Nouakchott

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 20 février 2014/African Press Organization (APO)/ — I. INTRODUCTION

1. La première réunion ministérielle sur le renforcement de la coopération sécuritaire et l’opérationnalisation de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) dans la région sahélo-saharienne, tenue à Nouakchott, en Mauritanie, le 17 mars 2013, s’est accordée sur une série de mesures pour relever les défis sécuritaires auxquels la région est confrontée. Il a été notamment convenu que les Ministres compétents se réuniraient au moins une fois tous les six mois, cependant que les responsables des services de renseignement et de sécurité se réuniraient une fois tous les deux mois. Les conclusions de la réunion ministérielle de Nouakchott sont jointes en annexe. La deuxième réunion ministérielle a eu lieu à Ndjamena, le 11 septembre 2013. Entre ces deux réunions ministérielles, les chefs des services de renseignement et de sécurité se sont réunis à trois reprises.

2. Le présent rapport présente d’abord une vue d’ensemble de la situation dans la région, avant de faire le point de la mise en œuvre du Processus de Nouakchott. Il se conclut par des observations sur la voie à suivre.

II. SITUATION D’ENSEMBLE DANS LE SAHEL ET EFFORTS RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX

3. La période sous examen a été marquée par des progrès importants au Mali, le pays sahélien dont la situation a le plus préoccupé les institutions régionales et internationales au cours des deux dernières années. Le processus de restauration de l’ordre constitutionnel a été mené à son terme, avec la tenue des deux tours de l’élection présidentielle, le 28 juillet et le 11 août 2013, suivie de l’organisation des élections législatives, le 24 novembre et le 15 décembre 2013. Le scrutin présidentiel, qui a été remporté par M. Ibrahim Boubacar Keita, s’est déroulé dans des conditions jugées transparentes par toutes les missions d’observation électorale, y compris celle de l’UA. Acte remarquable, le perdant a immédiatement reconnu sa défaite avant même la publication des résultats officiels, et a félicité le gagnant. Les élections législatives, dont les premier et deuxième tours ont eu lieu respectivement le 24 novembre et le 15 décembre 2013, ont également été jugées transparentes par toutes les missions d’observation électorale. Le parti au pouvoir a obtenu la majorité de sièges au Parlement, qui a, depuis, élu son Bureau, et s’apprête à commencer ses travaux.

4. Depuis lors, les autorités maliennes s’attèlent à la consolidation des avancées enregistrées. Les efforts du Gouvernement malien doivent d’autant plus être soutenus que des défis importants restent à relever, ainsi que l’attestent notamment les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de l’Accord de Ouagadougou du 18 juin 2013 conclu avec les groupes armés du Nord, ainsi que la reprise par les groupes terroristes de leurs attaques et prise d’otages, notamment dans les régions de Kidal et de Gao.

5. L’UA, notamment à travers sa Mission pour le Mali et le Sahel (MISAHEL), établie au lendemain de la transformation, le 1er juillet 2013, de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) en une Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), appuie activement les efforts en cours au Mali. Le Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel, l’ancien Président Pierre Buyoya, a activement pris part aux négociations qui ont abouti à la signature de l’Accord de Ouagadougou, et est fortement impliqué dans le suivi de sa mise en œuvre, à travers notamment le Comité de suivi et d’évaluation et la Commission technique mixte de sécurité créés par l’Accord et présidés par la MINUSMA. L’UA a aussi apporté un appui à la tenue de l’élection présidentielle. Enfin, à travers le Groupe de soutien et de suivi (GSS) sur la situation au Mali, qu’elle co-préside aux côtés des Nations unies et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’UA aide à la mobilisation de la communauté internationale en appui au Mali. Le GSS a tenu sa 6ème réunion à Bamako, le 2 novembre 2013.

6. Il convient, en outre, de relever l’initiative du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Mali et Chef de la MINUSMA de soutenir, en étroite collaboration avec le Gouvernement malien et d’autres partenaires, y compris la MISAHEL, l’organisation au Mali d’une série d’ateliers visant à redynamiser le processus de mise en œuvre de l’Accord de Ouagadougou du 18 juin 2013. À cet égard, deux ateliers ont été organisés à Bamako, respectivement, les 13 et 14 février 2014, réunissant des représentants du Gouvernement malien, des groupes armés du Nord, de la société civile et des experts, qui ont discuté des enseignements tirés des Accords de paix passés, ainsi que de la question du cantonnement des groupes armés du Nord.

7. Après son élection, et dans le cadre de l’approfondissement des relations d’amitié et de bon voisinage avec les pays voisins, le Président Ibrahim Boubacar Keita a effectué, du 10 au 12 janvier 2014, une visite d’Etat en Mauritanie. À cette occasion, le chef de l’Etat malien et son homologue mauritanien, le Président Mohamed Ould Abdelaziz, se sont réjouis de la restauration de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali et de la défaite des groupes terroristes qui évoluaient dans le nord du pays. Ils ont convenu de renforcer la coopération entre les forces armées et de sécurité des deux pays à travers des rencontres périodiques, l’échange régulier d’informations et la concertation étroite entre les États-majors. Les deux chefs d’État ont aussi convenu de ne tolérer sur leurs territoires respectifs la présence d’aucun groupe armé ou terroriste potentiellement déstabilisateur pour l’un ou l’autre. Ils ont appelé à une coopération accrue entre tous les États de la bande sahélo-saharienne pour coordonner les opérations de lutte contre les groupes armés terroristes, les narcotrafiquants et les trafics illicites de toute sorte.

8. Le Président malien a également effectué une visite d’amitié et de travail en Algérie, les 18 et 19 janvier 2014. À cette occasion, le Président Abdelaziz Bouteflika a assuré son homologue malien de la pleine disponibilité de l’Algérie à accompagner le Mali dans ses efforts visant à consolider la sécurité et la stabilité, à préserver l’intégrité territoriale du pays et à réconcilier tous les Maliens, grâce au dialogue. Dans ce cadre, et à la demande de la partie malienne, l’Algérie a engagé des efforts en vue de contribuer aux démarches en cours de la communauté internationale pour promouvoir un dialogue national inclusif dans le respect des règles de transparence, de loyauté, d’efficacité, de responsabilité et d’appropriation par les Maliens de ce processus, et ce, en conformité avec les différentes résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et du Conseil de paix et du sécurité (CPS) de l’UA. Ils ont réaffirmé leur attachement aux objectifs de l’UA et leur engagement à conjuguer leurs efforts pour la promotion de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du développement à l’échelle du continent. Les deux chefs d’État se sont également félicités de la coopération qui se développe et se renforce dans le domaine sécuritaire aussi bien au niveau bilatéral qu’au niveau des mécanismes mis en place avec les pays du voisinage par l’UA et par les Nations unies pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé.

9. L’UA, aux côtés d’autres membres de la communauté internationale, apporte son appui aux efforts régionaux visant à relever les défis auxquels fait face la région sahélo-saharienne. C’est dans ce contexte que s’inscrit la mise en place de la MISAHEL, dont les axes prioritaires d’action portent sur la promotion de la gouvernance, la coopération sécuritaire, les questions de développement et la prise en compte de la dimension genre. Afin d’assurer une contribution plus efficace dans ces domaines, un projet de Stratégie de l’UA pour la région du Sahel a été élaborée, assortie d’un plan d’action, qui est soumise à la présente réunion pour examen. Comme indiqué plus haut, la coopération régionale dans le domaine sécuritaire est déjà en cours de matérialisation à travers le Processus de Nouakchott. Il convient aussi de relever les consultations régulières que le Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel a avec les dirigeants de la région et les acteurs internationaux concernés. A cet égard, et dans le prolongement des conclusions des réunions de Ndjamena sur l’envoi, en tant que de besoin, de missions dans les pays de la région pour aider à promouvoir et à renforcer la confiance, le Haut Représentant a effectué une visite en Mauritanie, en octobre 2013, au cours de laquelle il s’est entretenu avec le Président Mohamed Ould Abdelaziz sur la situation dans le Sahel.

10. Il convient de relever que les Nations unies ont élaboré une « Stratégie intégrée des Nations unies pour le Sahel », qui englobe, dans une approche holistique, la sécurité, la dimension humanitaire et les défis liés au développement dans la région. Le 16 juillet 2013, le Conseil de sécurité s’est félicité de cette Stratégie. L’Union européenne (UE) avait, pour sa part, élaboré, en 2011, une stratégie pour guider son action dans la région du Sahel ; celle-ci est en cours de réajustement et d’harmonisation avec les autres initiatives. De même, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a entrepris des efforts dans ce domaine, et ce dans le cadre de l’objectif d’ensemble visant à assurer une plus grande coordination entre tous les acteurs concernés.

11. Aux fins de mieux coordonner les efforts internationaux sur la région du Sahel, la Présidente de la Commission, le Secrétaire général des Nations unies, les Présidents de la Banque africaine du développement (BAD) et de la Banque mondiale, ainsi que le Commissaire européen au Développement ont entrepris, du 4 au 8 novembre 2013, une visite conjointe au Mali, au Niger, au Burkina Faso et au Tchad. Dans les conclusions de la réunion ministérielle sur la Stratégie intégrée des Nations unies pour le Sahel tenue à Bamako, le 5 novembre 2013, il a été convenu de mettre en place une Plateforme ministérielle de coordination, sous la présidence du Mali pour les deux prochaines années, d’un Secrétariat technique conjoint UA-Nations unions, représentées respectivement par la MISAHEL et le Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations en Afrique de l’Ouest, basé à Bamako. Les fonctionnaires de MISAHEL et du Bureau des Nations unies en Afrique de l’Ouest ont élaboré le projet de Termes de référence du Secrétariat technique, et ont prévu de tenir une réunion à Bamako, le 21 février 2014, pour opérationnaliser le Secrétariat, avec la participation d’autres partenaires, comme la CEDEAO, l’UE, la BAD, la Banque mondiale et la Banque islamique de développement, conformément aux recommandations de la réunion ministérielle.

12. La nécessité d’une coordination efficiente des efforts et des différentes initiatives pour le Sahel a été soulignée lors du Séminaire de haut niveau organisé par l’UE, à Bruxelles, le 6 février 2014, au cours duquel les participants ont félicité la MISAHEL et le Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest pour les efforts conjoints visant à établir le Secrétariat technique de la plate-forme de coordination pour le Sahel. Il convient de noter que les responsabilités jusqu’ici dévolues au Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahel ont été transférées, officiellement le 17 février 2014, au Bureau des Nations unies pour Afrique de l’Ouest.

III. RENFORCEMENT DE LA COOPÉRATION SÉCURITAIRE DANS LA RÉGION SAHÉLO- SAHARIENNE

13. Comme indiqué plus haut, la réunion ministérielle de Nouakchott s’est accordée sur la tenue de rencontres régulières entre les chefs des services de renseignement et de sécurité des pays de la région. À ce jour, la Commission a organisé trois réunions des chefs des services de renseignement et de sécurité. La première réunion s’est tenue à Bamako, le 18 avril 2013 ; la deuxième, à Abidjan, les 20 et 21 juin 2013, et la troisième, à Ndjamena, le 10 septembre 2013 ; et la quatrième, à Niamey, le 17 février 2014. Ces réunions ont été l’occasion d’échanges de vues sur la situation sécuritaire dans la région sahélo-saharienne, l’approfondissement de la coopération sécuritaire entre les pays concernés et le renforcement des capacités nationales et régionales de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière. Elles se sont révélées être un instrument précieux de renforcement de la confiance, et ont également contribué à la promotion de la collaboration entre tous les services concernés.

14. Lors de leur réunion tenue à Ndjamena, les chefs des services de renseignement et de sécurité ont noté que si des progrès avaient été réalisés dans les efforts visant à relever les défis sécuritaires auxquels la région fait face, la situation n’en demeurait pas moins préoccupante. Aussi ont-ils souligné la nécessité d’une vigilance continue et celle d’efforts déterminés pour approfondir la coopération en matière sécuritaire, sur la base d’une vision unifiée de la sécurité collective, de la transparence et de la responsabilité partagée.

15. Parmi les activités entreprises à ce jour dans le cadre du suivi des réunions des chefs des services de renseignement, il importe de relever :

(i) la mission consultative conjointe entreprise par le Centre africaine d’Étude et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT), le Comité des Services de Renseignement et de Sécurité d’Afrique (CISSA) et l’Unité de Fusion et de Liaison (UFL) en Libye, du 3 au 5 septembre 2013, et l’organisation, par la Commission de l’UA, en collaboration avec le Gouvernement libyen, de l’Atelier sur le renforcement opérationnel de la sécurité aux frontières terrestres dans la région sahélo-saharienne, à Tripoli, les 4 et 5 septembre 2013. La Commission s’emploie à assurer le suivi nécessaire ;

(ii) la production et la diffusion d’une édition spéciale de la revue de presse quotidienne du CAERT consacrée à la région du Sahel; et

(iii) la transmission aux pays de la région des documents pertinents de l’UA et de la CEDEAO en matière de lutte contre le terrorisme, pour faciliter la mise en œuvre des engagements pertinents qui y sont contenus.

16. La réunion de Ndjamena a aussi souligné la nécessité de l’organisation des activités sur le renforcement des capacités recensées par le CAERT, ainsi que celle d’autres activités de formation sur la collecte et l’analyse de renseignements dans le cadre de l’appui au renforcement des capacités, avec la facilitation de la Commission de l’UA. Dans ce cadre, le CAERT a organisé les activités suivantes dont ont bénéficié des pays membres du Processus de Nouakchott :

(i) atelier pour le renforcement des capacités sur le thème : « Les meilleures pratiques internationales de la justice pénale en matière d’enquête et de jugement des cas de terrorisme : le cas des opérations secrètes et la protection des renseignements sensibles », tenu à Alger, les 1er et 2 octobre 2013, avec le soutien de la Mission des Etats-Unis auprès de l’UA (USAU) ;

(ii) cours de formation sur l’analyse de renseignements opérationnels, organisés respectivement à Alger et à Bamako, du 23 septembre au 1er octobre et du 4 au 12 novembre 2013, avec le soutien financier et technique du Bureau de la Police criminelle fédérale d’Allemagne (Bundeskriminalamt);

(iii) atelier de formation sur le renforcement des réponses judicaires aux cas de terrorisme, organisé à Alger, du 5 au 7 décembre 2013 ; et

(iv) réunion des coordinateurs des Communautés économiques régionales, contre le terrorisme organisée à Addis Abéba, du 6 au 7 décembre 2013, avec le soutien du Gouvernement espagnol ;

(v) atelier sur la mise en œuvre du «Mémorandum d’Alger sur les bonnes pratiques en matière de prévention des enlèvements contre rançon par des terroristes et d’élimination des avantages qui en découlent», à Alger, du 4 au 6 février 2014, en collaboration avec le Forum mondial contre le Terrorisme (GCTF).

(vi) visites d’évaluation du CAERT en Côte d’Ivoire et au Tchad, du 18 au 22 et du 24 au 29 novembre 2013, respectivement, pour évaluer les capacités existantes et les voies et moyens de leur renforcement.

17. Par ailleurs, et dans le prolongement des conclusions de la réunion de Ndjamena, la Commission a pris des dispositions pour la mise en œuvre des mesures ci-après :

(i) l’identification des mesures de sécurité et des Accords existants entre les pays de la région et l’évaluation de leur état de mise en œuvre, avec pour objectif de soutenir leur opérationnalisation et l’amélioration de leur efficacité, le cas échéant. Un questionnaire est en cours de préparation et sera envoyé incessamment aux États membres du Processus de Nouakchott ;

(ii) l’élaboration, sur la base des expériences existantes, d’un concept d’opération générique sur les patrouilles conjointes et les unités mixtes, avec pour but d’appuyer les efforts de pays de la région, notamment à travers le partage d’expériences réussies, y compris l’arrangement entre le Tchad, le Niger et le Nigeria. Le travail de réflexion sur cette question a commencé, et des recommandations seront soumises à une réunion d’experts militaires et de chefs d’Etat-major des pays de la région ; et

(iii) l’organisation, en collaboration avec les partenaires concernés, d’un atelier de renforcement des capacités en matière de lutte contre le trafic d’armes de destruction massive (armes chimiques, nucléaires, biologiques et radiologiques) et matériaux connexes. La Commission est en train de prendre les dispositions nécessaires à cet effet.

18. La 4ème réunion des chefs des services de renseignement et de sécurité a souligné la nécessité de la poursuite et de l’intensification des efforts déployés en matière de coopération sécuritaire, particulièrement au regard de la persistance de la menace terroriste. Parmi les mesures spécifiques convenues par la réunion figure le raccourcissement des délais pour la communication de renseignements opérationnels, la nécessité pour les Etats de se doter de capacités renforcées en hommes et en équipements, et l’accélération des efforts en vue de l’élaboration d’un mandat d’arrêt africain, conformément aux décisions pertinentes du CPS. La réunion a été informée de ce que la question de la mise en place d’un système de communication sécurisé entre les services de renseignement et de sécurité des pays de la région, qui figure parmi les priorités identifiées dans le cadre du Processus de Nouakchott, trouvera une solution dans de très brefs délais.

IV. OPÉRATIONNALISATION DE L’ARCHITECTURE AFRICAINE DE PAIX ET DE SÉCURITÉ DANS LA REGION SAHELO-SAHARIENNE

19. La réunion ministérielle de Nouakchott a examiné l’opérationnalisation de l’APSA dans la région sahélo-saharienne, au regard de l’inadéquation de la couverture géographique des différentes structures existantes. Les participants ont souligné la nécessité d’une plus grande synergie entre les différentes composantes de la Force africaine en attente (FAA) couvrant les régions Nord, Ouest et Centre du continent, pour relever les défis sécuritaires auxquels la région sahélo-saharienne fait face, notamment à travers une coopération plus étroite dans le domaine du partage des renseignements, de la formation, des équipements et du renforcement des capacités opérationnelles requises. À cet égard, il avait été convenu que la Commission prendrait un certain nombre de mesures, y compris l’élaboration d’un questionnaire sur la base duquel les pays et organisations concernés communiqueraient leurs vues et propositions sur les modalités d’opérationnalisation et de renforcement de l’AAPS dans la région sahélo-saharienne; la préparation ultérieure, par la Commission, d’un rapport sur la question ; et l’organisation d’une réunion des pays concernés, afin d’examiner ce rapport et de convenir de la meilleure voie à suivre.

20. Toutefois, et comme indiqué lors de la réunion de Ndjamena, et alors que la Commission s’employait à assurer le suivi des mesures convenues à Nouakchott, de nouveaux développements sont survenus. Ils avaient trait à: (i) l’évaluation alors en cours de la FAA, telle que demandée par la 6ème réunion ordinaire du Comité technique spécialisé sur la Défense, la Sûreté et la Sécurité (CTSDSS), tenue à Addis Abéba, le 30 avril 2013, et approuvée par la 21ème session ordinaire de la Conférence de l’Union, tenue les 26 et 27 mai 2013 ; et (ii) la décision de principe de mettre immédiatement en place, à titre transitoire et en attendant la pleine opérationnalisation de la FAA et de sa Capacité de déploiement rapide (CDR), une Capacité africaine de réponse immédiate aux crises (CARIC). Les résultats de l’évaluation de la FAA, conduite par un Groupe d’experts indépendants dirigé par le Professeur Ibrahim Gambari, ainsi que les modalités d’opérationnalisation de la CARIC ont été soumis à une réunion du CTSDSS, qui a eu lieu à Addis Abéba, le 14 janvier 2014. Le CTSDSS a salué le rapport du Groupe d’experts, et s’est accordé sur la nécessité pour les États membres, la Commission et les Mécanismes régionaux pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits de travailler à la mise en œuvre rapide des recommandations faites en ce qui concerne la formulation de mandats et la prise de décisions, les Eléments de planification (PlanElms), les capacités offertes et le soutien aux missions. S’agissant de la CARIC, le CTSDSS a salué les efforts déployés par la Commission pour élaborer des modalités pour l’opérationnalisation de cette Capacité, soulignant la nécessité d’une harmonisation entre le concept de la CARIC et celui de la CDR de la FAA.

21. Lors de sa 22ème session ordinaire tenue à Addis Abéba, le 30 et 31 janvier 2014, la Conférence de l’Union a décidé d’opérationnaliser la CARIC à titre transitoire. Elle a encouragé davantage d’États membres à contribuer volontairement des capacités à la CARIC dans un esprit d’inclusivité et de solidarité. Elle a décidé qu’à la demande d’un ou d’État(s) membre(s) de l’UA, le CPS autorise le déploiement d’une force conformément aux dispositions de l’Acte constitutif de l’UA, en particulier en ses articles 4 (h) et 4 (j). Le CPS coordonne la mise en œuvre du mandat de la force.

22. S’agissant plus spécifiquement de la marche à suivre pour l’opérationnalisation de l’APSA au sein de la région sahélo-saharienne, et tenant compte des aspects pertinents de la Déclaration de la 7ème réunion ordinaire du CTSDSS et de la décision du 22ème session ordinaire de la Conférence de l’Union, la Commission propose la tenue d’une réunion des chefs d’État-major des pays de la région, qui serait précédée par une réunion d’experts pour examiner et finaliser les concepts d’opération pour les patrouilles conjointes et les unités mixtes, tel que convenu à Ndjamena. Ces documents seraient par la suite soumis aux Ministres de la Défense des pays de la région, qui pourraient également saisir cette occasion pour examiner les voies et moyens du renforcement des structures de coopération régionale existantes, y compris le Comité d’État-major opérationnel (CEMOC) basé à Tamanrasset, en Algérie.

23. L’objectif d’ensemble est de faciliter une plus grande mutualisation, selon les modalités les plus appropriées, des efforts de promotion de la sécurité régionale, en prenant appui sur les structures existantes de l’APSA, notamment les brigades régionales en attente et les dispositifs qui seront mis en place dans la cadre de la CARIC. Cette démarche doit être guidée par le principe de flexibilité et d’adaptabilité aux besoins spécifiques des pays concernés. Elle repose sur le constat, reconnu par tous, que les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les pays de la région nécessitent une plus grande coopération et synergie.

24. Par ailleurs, la Commission propose d’institutionnaliser le Processus de Nouakchott par la mise en place d’un Secrétariat léger, qui serait fourni par la MISAHEL. La Mission détacherait une équipe réduite à Niamey, où l’UA dispose d’une représentation (Centre d’Études Linguistiques et Historiques par Tradition Orale – CELTHO), qui assurerait cette fonction avec l’appui logistique et administratif du CELTHO. Ce Secrétariat aurait pour rôle de faciliter le suivi des conclusions adoptées par les différentes rencontres organisées dans le cadre de ce Processus. De même, il est envisagé de prendre des dispositions pour détacher auprès des représentations de l’UA dans la région sahélo-saharienne (Abuja, Alger, Ndjamena et Ouagadougou) des experts en vue d’assurer un meilleur suivi avec les pays concernés des décisions pertinentes convenues dans le cadre du Processus de Nouakchott et un maillage régional plus serré.

25. La réunion de Niamey des chefs des services de renseignement et de sécurité a souligné la nécessité d’accélérer les efforts d’opérationnalisation de l’APSA dans la région sahélo-saharienne, en prenant en compte les décisions du Sommet de l’UA de janvier 2014 sur l’évaluation de la FAA et la mise en place de la CARIC. Elle a, à cet égard, noté les propositions soumises par la Commission dans son deuxième rapport intérimaire à l’attention des Ministres.

V. OBSERVATIONS

26. Neuf mois après son lancement, le Processus de Nouakchott a enregistré des avancées importantes. Plusieurs réunions et activités ont été organisées, qui ont permis de renforcer la coopération sécuritaire dans la région. Ces efforts doivent être poursuivis et intensifiés à travers la mise en œuvre effective des aspects encore pendants des conclusions des réunions des chefs des services de renseignement et des rencontres ministérielles. Dans le même temps, la réflexion a été engagée s’agissant de l’opérationnalisation de l’APSA dans la région sahélo-saharienne. Il convient de passer à la phase pratique, sur la base des recommandations faites plus haut telles qu’elles seront revues et adoptées par la présente réunion ministérielle.

27. Dans le prolongement de l’engagement des pays de la région à continuer à œuvrer au renforcement du Processus de Nouakchott, tel que réitéré par la 4ème réunion des chefs des services de renseignement et de sécurité, il est recommandé que les pays qui participent au Processus tiennent un Sommet dans les meilleurs délais possibles, pour donner une nouvelle impulsion politique aux efforts entrepris à ce jour. Plus précisément, un tel Sommet serait l’occasion de consolider les avancées enregistrées et d’ouvrir de nouvelles perspectives à la coopération qui s’est développée entre les pays de la région sur le plan sécuritaire. Il faciliterait également la mobilisation d’un appui international plus soutenu au Processus de Nouakchott.

28. Les efforts entrepris par l’UA dans le cadre de ce Processus participent de l’approche d’ensemble qu’elle s’emploie à promouvoir à travers son projet de Stratégie pour le Sahel, avec le soutien des partenaires internationaux. Il convient ici de se féliciter de la mobilisation accrue de la communauté internationale en faveur des pays de la région, tels que l’attestent les efforts des Nations unies, de l’UE et d’autres acteurs internationaux, ainsi que de la prise de conscience de la nécessité d’une coordination étroite des initiatives. Comme convenu lors de la 6ème réunion du GSS, il importe que ces efforts continuent d’être fondés sur les priorités fixées par les pays de la région et informés par les principes d’appropriation nationale et de leadership régional.

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Conseil Union Européenne – Tunisie pour l’Entrepreneuriat donne une voix aux entreprises

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 19 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Une réunion plénière du Conseil de l’Union Européenne – Tunisie pour l’Entrepreneuriat, coprésidée par le Vice- Président de la Commission européenne Antonio Tajani, Commissaire pour l’Industrie et l’Entrepreneuriat et Kamel Ben Naceur, Ministre de l’Industrie, s’est tenue aujourd’hui à Bruxelles, dans l’objectif de soutenir les entreprises et promouvoir la création d’emplois sur les deux côtés de la Méditerranée.

L’importance de soutenir les PME, la nécessité de moderniser l’administration et simplifier la réglementation et l’opportunité de développer une réforme ambitieuse de la formation professionnelle étaient au centre des discussions des différents participants à cette réunion . Il y a lieu de signaler que cette rencontre s’est tenue à un moment particulièrement opportun en raison de la participation des deux hauts représentants à la neuvième réunion ministérielle portant sur la coopération industrielle euro-méditerranéenne.

Le Conseil UE-Tunisie pour l’Entrepreneuriat est composé d’entrepreneurs européens et tunisiens et de membres des principales associations professionnelles. Ils préconisent des actions concrètes pour améliorer le climat des affaires, encourager l’esprit d’entreprenariat en Tunisie et renforcer la coopération industrielle entre l’UE et la Tunisie. Durant la réunion d’aujourd’hui, les membres composant le Conseil ont présenté leurs points de vue et recommandations sur les actions nécessaires pour renforcer les ressources humaines ( en termes de formation, emploi et marché du travail, le partenariat public-privé, l’économie sociale et le dialogue social, l’innovation, l’internationalisation, le financement et le soutien aux entreprises dans le contexte tunisien.

Contexte de création du Conseil UE-Tunisie pour l’Entrepreneuriat

En Novembre 2012, le Vice-Président de la Commission européenne AntonioTajani a effectué une mission pour la croissance en Tunisie, et a signé cinq lettres d’intention avec les Autorités tunisiennes portant sur les matières premières, la navigation par satellite, la normalisation, la politique des PME et le tourisme. A la suite de cette mission d’entreprise visant à développer la coopération bilatérale en matière d’entrepreneuriat, le Vice-Président Antonio Tajani et le Chef du gouvernement tunisien ont convenu en Janvier 2013 de créer un Conseil conjoint UE- Tunisie pour l’entrepreneuriat. Ce Conseil a pour vocation de fournir une expertise et des conseils aux décideurs tunisiens et européens dans les domaines de l’environnement des affaires , l’investissement , l’innovation, les compétences et la formation, et la coopération industrielle, avec l’objectif ultime d’adresser le problème du chômage tant au sud qu’au nord de la Méditerranée.

Les actions futures

Les leçons tirées de ce projet pilote seront diffusées au niveau régional dans le cadre du processus de coopération industrielle euro-méditerranéenne, notamment lors du 10éme anniversaire du dialogue euro-méditerranéen sur l’industrie textile. Une conférence sur le design, la créativité et l’innovation dans les textiles et les vêtements aura lieu à Florence le 24-25 Mars 2014.

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Communique de presse de la 420ème réunion du CPS sur les droits et le bien-être de l’enfant (CAEDBE)

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 19 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), en sa 420ème réunion tenue le 18 février 2014, à Addis Abéba, a consacré une séance pour une consultation avec le Comité africain des experts sur les droits et le bien-être de l’enfant (CAEDBE), en tant qu’organe de l’UA.

La réunion a été tenue en vertu de la décision du Conseil exécutif EX.CL/Dec.712 (XXI) qui a été adoptée en juin 2012, lors de sa 21ème session ordinaire , tenue à Addis Abéba , dans laquelle le Conseil exécutif a demandé au CPS de tenir compte des droits de l’enfant dans son ordre du jour et de coopérer activement avec le Comité, dans ses efforts visant à promouvoir le bien-être des enfants en Afrique .

Le Conseil a souligné la nécessité pour le Comité de promouvoir des initiatives aux niveaux national, régional et continental, afin de sensibiliser davantage diverses parties prenantes sur les droits et le bien-être des enfants.

Le Conseil s’est félicité de l’appel à l’institutionnalisation de la collaboration entre lui-même et le CAEDBE en engageant les États membres de l’UA à prendre les mesures et les initiatives nécessaires afin d’assurer la protection des droits des enfants dans les conflits armés. Le Conseil a demandé que les autorités des pays touchés facilitent le signalement des faits de recrutement et d’utilisation des enfants dans les situations de conflit au CAEDBE, conformément à la résolution 1216(2005) du Conseil de sécurité des Nations unies mettant l’accent un mécanisme de surveillance et de rapports sur l’utilisation des enfants soldats. A cet égard, le Conseil a souligné la nécessité pour les autorités dans les pays touchés de prendre des mesures contre ceux qui recrutent et utilisent les enfants dans les conflits armés et a exhorté le CAEDBE à convenir de modalités pour assurer le suivi et la réception de rapports sur des cas de recrutement et d’utilisations des enfants dans les conflits armés.

Le Conseil a discuté de la possibilité d’institutionnaliser ses interactions avec le CAEDBE dans le cadre de l’Article 19 du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, qui prévoit une coopération étroite entre le Conseil et la Commission africaine des droits de des droits et des peuples (CADHP). Le Conseil a en outre discuté de l’opportunité pour le CAEDBE d’étendre son interaction au niveau national, ainsi qu’au niveau régional, afin de renforcer sa coopération au niveau local.

Le Conseil a également convenu d’étudier la possibilité d’organiser une réunion de haut niveau consacrée à la paix, à la sécurité et aux droits et au bien-être des enfants en Afrique, ainsi que de la nécessité d’élaborer des mécanismes appropriés à travers lesquels les Secrétariats des deux organes peuvent institutionnaliser leur collaboration et renforcer davantage leur engagement en faveur des enfants.

Le Conseil a convenu de tenir chaque année une session publique consacrée aux questions des enfants sur le continent.

Le Conseil a appelé les Etats membres, qui ne l’ont pas encore fait, à signer et ratifier la Charte africaine sur les droits et le bien-être de l’enfant (CADBE).

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