Rapport de la Présidente de la Commission sur la situation à Madagascar

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Rapport de la Présidente de la Commission sur la situation à Madagascar

I. INTRODUCTION

1. Lors de sa 355ème réunion, tenue le 13 février 2013, le Conseil a examiné la situation à Madagascar, à la lumière de la Feuille de route signée à Antananarivo, le 17 septembre 2011, par la quasi-totalité des acteurs politiques malgaches, et adopté le communiquéPSC/PR/COMM.1 (CCCLV) Le présent rapport fait le point de la mise en œuvre des différentes composantes de cette Feuille de route, notamment en ce qui concerneles institutions de la transition, le cadre électoral, les mesures de confiance et les efforts de réconciliation nationale, ainsi que les mécanismes de mise en œuvre et d’accompagnement de l’Accord. Il se conclut par des observations sur la marche à suivre.

II. INSTITUTIONS DE LA TRANSITION

2. Des progrès significatifs ont été enregistrés dans la mise en place des principales institutions de la transition telles que prévues par la Feuille de route en ses articles 1 à 9. Dans ce cadre, les Parties signataires de la Feuille de route ont réussi à mettre en place les institutions transitoires suivantes: le Président de la Transition, le Premier ministre de consensus, le Congrès de Transition (CT), le Conseil supérieur de Transition (CST) et la Commission électorale nationale indépendante de la Transition (CENI-T).

3. Bien que signataire de la Feuille de route,la Mouvance politique de l’ancien Président Albert Zafy a décidé de ne pas faire partie des institutions de la transition, y compris les deux chambres du Parlement malgache que sont le CT et le CST, au sein desquel52 sièges au total lui avaient été réservés.Cette Mouvance continue à dénoncer le manque de consensus et de neutralité des institutions de la transition, conditionnant son retour en leur sein à l’application intégrale de la Feuille de route. Récemment, elle a inclus, parmi ses exigences, l’organisation d’un referendum constitutionnel avant la tenue des prochaines élections présidentielles et législatives.

4. Quant à la mouvance Ratsiraka, ellea refusé jusqu’à présent de signer la Feuille de route. Dans un premier temps, elle a réclamé l’annulation préalable des NOTAM [terme emprunté de l’Anglais « Notice To Airmen »] lancés par les autorités malgaches à l’encontre de l’ancien Président Didier Ratsiraka. Ces mesures ordonnaient, entre autres, les compagnies aériennes à ne pas l’embarquer à destination de Madagascar. Après l’annulation desdits NOTAM, cette Mouvance a réclamé l’organisation d’une conférence au sommet des quatre chefs de file des Mouvances politiques Rajoelina, Ravalomanana, Ratsiraka et Zafy, élargie aux autres responsables politiques malgaches, pour trouver une solution durable aux problèmes politiques du pays.

5. Durant les premières phases de mise en œuvre de la Feuille de route, M. Jean Omer Beriziky, candidat unique présenté par la Mouvance Zafy – qui fait partie de l’opposition – a été nommé, le 28 octobre 2011, au poste de Premier ministre de consensus par le Président de la Transition. La Mouvance Ravalomanana a déclaré que le choix du Président de la Haute autorité de Transition (HAT) n’était pas le fruit d’un consensus et qu’il ne respectait pas l’article 5 de la Feuille de route, qui stipule que le Premier ministre de consensus ne devrait pas être issu de la plateforme qui soutient le Président de la HAT.En outre, les institutions de la transition sont dominées par la Mouvance Rajoelina, situation partiellement due au boycott desdites institutions par les Mouvances Zafy et Ratsiraka. Enfin, il importe de relever la rivalité et la compétition quasi-permanente entre le Président de la Transition et le Premier Ministre de consensus, qui a des implications négatives sur le caractère consensuel des institutions de la transition, car il divise en deux groupes antagonistes le Gouvernement de transition. Cet état de fait a eu un impact sur la gestion d’un certain nombre de dossiers, notamment le retour au pays de l’ancien Président Marc Ravalomanana ou de membres de sa famille, la gestion des catastrophes naturelles, la gestion du problème de trafic du bois de rose et le renouvellement des contrats de certaines grandes entreprises minières.

III. CADRE ÉLECTORAL

6. Depuis son établissement, la CENI-T,avec l’appui des experts des Nations unies, s’est atteléeà mettre en place un cadre électoralcrédible, neutre, transparent et indépendant, tel que stipulé dans la Feuille de route en son article 10. Le 1eraoût 2012, elle a adopté,conjointement avec les représentants des Nations unies,le calendrier électoral, qui a étéactualisé en février 2013. Celui-ciprévoit la tenue du 1er tour de l’élection présidentielle, le 24 juillet 2013, le 2ème tour de l’élection présidentielle couplé aux élections législatives, le 25 septembre 2013, et les élections communales, le 23 octobre 2013.

7. Dans le cadre du financement du processus électoral, un Projet d’appui au cycle électoral 2012-2014 à Madagascar (PACEM) a été signé, le 24 octobre 2012, par le Gouvernement malgache et ses partenaires au développement. A la date du 9 avril 2013,des promesses de contributions d’un montant de 54 448 014 dollars américains, sur un budget électoral indicatif de 60 273 904 dollars, avaient été enregistrées. Les fonds effectivement décaissés par les différents contributeurs s’élèvent à 22 330 725 dollars.

8. En mars 2013, le Gouvernement d’union nationale a adopté un certain nombre de décretsportant sur les conditions d’application des dispositions des lois organiques relatives aux électionsprésidentielleset législatives. D’autres textes juridiquesdevraient être adoptés prochainement. En outre, une Cour électoralesspéciale(CES) chargée du contentieux électoralet de la proclamation des résultatsdéfinitifs des électionsprésidentielles et législatives a également été mise en place.Depuis le 8 avril 2013, elle a commencé àrecevoir les candidatures aux prochaines élections présidentielles; le délai imparti à cet effet expire le 28 avril.Pour les élections législatives, les dépôts de candidatures devront intervenir entre le 6 et le 26 mai 2013.

9. Le double retrait par MM. Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina de leurs candidatures, respectivement le 10 décembre 2012 et le 15 janvier 2013, a donné un nouvel élan au processus électoral et, plus globalement, à la mise en œuvre de la Feuille de route. Ce double retrait afait suite à la décisionadoptée par le Sommet extraordinaire de la SADC tenu à Dar-es-Salaam, les 7 et 8 décembre 2012.

10. Le 15 janvier 2013, le Président de la Transition a proposé le changement de la séquence des élections en commençant par les législatives au lieu des présidentielles. Le 18 janvier 2013, il a formellement adressé une lettre à la Présidente de la CENI-T pour lui demander d’inverser l’ordre de tenue des élections en commençant par les législatives au lieu des présidentielles. Cette demande était contraire au calendrier électoral adopté conjointement par la CENI-T et les experts des Nations unies, qui prévoyait la tenue des présidentielles avant les législatives. Le Président de la Transition a motivé sa demande par le fait que, selon lui, les crises postélectoralesque Madagascar connait de façon cyclique ont toutes découlé de la tenue des élections présidentielles avant les législatives.

11. La loi organique No 2012-015 relative à l’élection du premier Président de la 4èmeRépublique stipule, en son article 6, que les individus condamnés et non amnistiés ne sont ni éligibles ni électeurs. Comme indiqué plus haut, le dépôt de candidatures aux présidentielles a débuté le 8 avril 2013, avant la conclusion du processus d’octroi de l’amnistie. Cette situation entrainera l’exclusion de certains candidats éventuels aux prochaines échéances électorales. Les candidats aux élections législatives risquent également d’être confrontés au même problème.

12. Au moment de la finalisation de ce rapport, la Mouvance Ravalomanana a annoncé, au terme d’une réunion tenue à Pretoria, du 13 au 14 avril 2013, la renonciation conditionnée de son chef de file à revenir à Madagascar avant les élections et la désignation de son épouse, Mme Lalao Ravalomanana, pour la représenter aux prochaines élections. La Mouvance Ravalomanana a menacé de boycotter les prochaines élections au cas où cette candidature serait invalidée par la Cour électorale spéciale et de réclamer de nouveau le retour de M. Ravalomanana. Or ce risque est réel. En effet, la loi organique No 2012-015 du 1er août 2012 relative à l’élection du premier Président de la 4èmeRépublique stipule que tout candidat à l’élection présidentielle doit résider sur le territoire de la République de Madagascar depuis au moins six mois avant le jour de la date limite fixée pour le dépôt des candidatures et être domicilié sur le territoire de la République de Madagascar au jour du dépôt du dossier de candidature. Rentrée à Madagascar, le 12 mars 2013, sous certaines conditions, l’une d’entre elles étant de ne faire aucune déclaration politique ou ne participer à aucune manifestation politique, Mme Lalao Ravalomanana ne remplit manifestement pas les conditions requises.

IV. MESURES DE CONFIANCE ET EFFORTS DE RÉCONCILIATION NATIONALE

13. Dans le cadre des mesures de confiance et des efforts de réconciliation nationale prévues par la Feuille de route en ses articles 15 à 32, une loi portant amnistie pour la réconciliation nationale a été adoptée, le 3 mai 2012, et promulguée par après.Celle-ci prévoit deux procédures distinctes mais complémentaires d’octroi de l’amnistie, à savoir une amnistie large et de plein droit et une amnistie sur requête.Les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et de génocide, ainsi que les violations graves des droits de l’homme ne sont pas amnistiables.

14. Une Commission spéciale a été créée au sein de la Cour suprême pour traiter des questions relatives à l’octroi de l’amnistie large et de plein droit. Le 28 février 2013, la Commission spéciale a publié une première liste de 16 personnes bénéficiant de l’amnistie large et de plein droit. Le 8 avril, une deuxième liste de 20 personnes a été publiée.Un Conseil de la Réconciliation Malagasy (CRM), prévu par la Feuille de route en son article 25, a également été établi pour traiter des questions relatives à l’amnistie sur requête. A ce jour, la procédure de l’amnistie sur requête n’a pas encore débuté. Celle-ci concerne notamment des officiers supérieurs et officiers généraux actuellement emprisonnés du fait de leur condamnation pour implication dans la tentative de coup d’Etat du 17 novembre 2010, dans la tuerie du 7 février 2009 ou dans les différentes mutineries de la Force d’intervention de la Gendarmerie nationale (FIGN). Au titre des mesures de confiance,des proches et des membres de la famille de l’ancien Président Ravalomanana sont rentrés à Antananarivo.

15. Des difficultés subsistent en ce qui concerne le retour à Madagascar, sans conditions, de tous les citoyens malgaches en exil pour des raisons politiques, y compris M. Marc Ravalomanana, ainsi que l’adoption de mesures de sécurité et de confiance pour créer une atmosphère sereine et apaisée, en mettant un terme aux poursuites judiciaires engagées à l’encontre des membres de l’opposition. De même, l’on doit noter les atteintes aux libertés fondamentales et les accusations portées à l’encontre des forces de l’ordre malgaches s’agissant des exactions commises dans le Sud du pays dans le cadre d’une opération dirigée contre des voleurs de bétail connus sous la dénomination de « dahalo ». Enfin, le Fonds national de solidarité (FNS), prévu par la Feuille de route en son article 27, tarde à être mis en place.

V. MÉCANISMES DE MISE EN ŒUVRE ET D’ACCOMPAGNEMENT

16. Un Comité de suivi et de contrôle de la Feuille de route, prévu par la Feuille de route en son article 28, a été mis en place. Il est actuellement fonctionnel. Par ailleurs, la Feuille de route prévoit qu’après la mise en place effective du Gouvernement de Transition d’union nationale, du Parlement de transition et d’une Commission électoralenationale indépendante neutre, inclusive et consensuelle, ainsi que la conclusion d’un accord sur une Feuille de route pour la période de transition, la SADC et l’UA appellent fortement la communauté internationale à prendre un certain nombre d’engagements énumérés aux articles 33 à 43 de la Feuille de route.La communauté internationale est accusée par certaines autorités malgaches et parties prenantes à la Feuille de route de ne pas avoir respecté tous ses engagements et de ne pas avoir accompagné de façon adéquate le processus de mise en œuvre de la Feuille de route.

17. Un Bureau de Liaison UA-SADC a été établi à Antananarivoen mars 2012, pour soutenir le processus de transition. Ce Bureau travaille en coordination et collaboration étroites avec les partenaires de l’UA, en particulier l’Union européenne (UE), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), les Nations unies et la Commission de l’Océan Indien (COI).La COI et l’OIF ont également ouvert des représentations à Antananarivo pour accompagner le processus électoral et de sortie de crise à Madagascar. Il convientde souligner que l’expertise des Nations unies a été déterminante dans l’élaboration du calendrier électoral et dans la gestion des contributions financières internationales au processus électoral.

18. Par lettre en date du 18 mars 2013, adressée au Commissaire à la Paix et à la Sécurité, le Président du Comité de Suivi et de Contrôle de l’Application de la Feuille de route a notamment demandé le soutien de la communauté internationale en vue du renforcement des capacités du mécanisme national de suivi et de contrôle de l’application de la Feuille de route ; la suspension et la levée progressive et conditionnée des sanctions imposées à Madagascar en fonction de la mise en œuvre des étapes fixées dans la Feuille de route ; et l’examen par les partenaires de la possibilité de reprendre leur aide et coopération au développement. Le Président du Comité a également demandé la levée des sanctions individuelles qui frappent des personnalités actuelles ou anciennes responsables de la transition, pour que les candidats qui désireraient se présenter aux prochaines élections soient traités de façon égalitaire.

VI. OBSERVATIONS

19. Le processus de mise en œuvre de la Feuille de route pour la sortie de crise à Madagascar a enregistré des avancées significatives, ainsi qu’en témoigne la mise en place des principales institutions de la transition qui, malgré leurs imperfections, sont actuellement fonctionnelles.La CENI-T et les Nations unies indiquent qu’elles sont techniquement prêtes à organiser les prochaines élections. Les acteurs politiques malgaches sont majoritairement pour la poursuite du processus électoral jusqu’à sa conclusion, car ils considèrent qu’il constitue la meilleure voie pour la sortie de crise. La plupart d’entres-euxsont également disposés à participer aux prochains scrutins.

20. Cependant, il convient de souligner la non-application ou l’application partielle de certaines des dispositions de la Feuille de route. Celles-ci se rapportent notamment au caractère neutre, inclusif et consensuel du processus de transition, aux mesures de confiance et de réconciliation nationale, y compris le respect des libertés fondamentales, l’octroi de l’amnistie et le retour inconditionnel au pays de tous les exilés politiques, ainsi qu’à l’accompagnement de la mise en œuvre de la Feuille de route par la communauté internationale.

21. Bien qu’un long chemin reste encore à parcourir en vue de la mise en œuvre de toutes les dispositions de la Feuille de route et malgré le risque de réversibilité du processus de sortie de crise du fait des nombreux défis susmentionnés, il importe que les efforts des autorités de la Transition de Madagascar, qui ont permis la réalisation des progrès susmentionnés, soient encouragés par la communauté internationale.A cet égard, la levée des sanctions imposées à 109 personnalités politiques malgaches devrait être envisagée. De même, un appel devrait-il être lancé aux membres de la communauté internationale pour la poursuite de leur assistance au processus électoral et la reprise progressive de leur soutien économique et financier à Madagascar. La Commission se propose d’organiser, aussi rapidement que possible, une réunion du Groupe international de contact sur Madagascar pour renforcer la coordination de l’action de la communauté internationale et mobiliser l’appui que requiert la conclusion réussie du processus de sortie de crise à Madagascar.

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Somalie – Assassinat d’un journaliste (22 avril 2013)

PARIS, France, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

La France condamne avec la plus grande fermeté l’assassinat, le 21 avril 2013 à Mogadiscio, de M. Mohamed Ibrahim Rageh, journaliste de la télévision nationale somalienne. Nous présentons nos condoléances à ses proches.

La France demande aux autorités somaliennes de tout mettre en oeuvre pour identifier, poursuivre et traduire en justice les auteurs de ce crime. Elle les appelle à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre aux journalistes d’exercer librement et en toute sécurité leur métier.

Dans ces circonstances douloureuses, la France rappelle sa solidarité envers les journalistes qui, notamment en Somalie, continuent à oeuvrer, parfois au péril de leur vie, à la circulation d’une information libre et indépendante.

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Déplacement à Dakar de Mme Yamina Benguigui (22 avril 2013)

PARIS, France, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie et représentante personnelle du président de la République pour la Francophonie, se rend aujourd’hui à Dakar pour une visite de travail préparatoire au prochain sommet des chefs d’Etat francophones, qui aura lieu en 2014 au Sénégal.

Mme Yamina Benguigui s’entretiendra notamment avec le président de la République du Sénégal, M. Macky Sall, de l’organisation du sommet de la francophonie ainsi que des droits des femmes dans l’espace francophone. Elle rencontrera également les ministres des affaires étrangères et de la culture ainsi que les responsables sénégalais de l’organisation du sommet de la Francophonie.

La ministre déléguée clôturera cette journée par la visite du site du futur centre de conférences internationales de Diamniadio et du Grand Théâtre national. Un point de presse est prévu à l’issue de la visite à l’Hôtel King Fahd Palace.

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République démocratique du Congo : visite du président du CICR à Kinshasa et à Goma

GENEVE, Suisse, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, effectue une visite en République Démocratique du Congo (RDC) afin de se rendre compte et de témoigner de la situation humanitaire dans le pays.

Arrivé hier dans la capitale Kinshasa, M. Maurer se rendra ensuite à Goma, dans l’est du pays. Durant son séjour, programmé jusqu’au 25 avril, M. Maurer s’entretiendra avec les autorités de la RDC au plus haut niveau, ainsi qu’avec les responsables de la Croix-Rouge de la RDC. Parmi les questions prioritaires qui seront abordées lors des discussions figurent les conséquences humanitaires des conflits en RDC, ainsi que les opérations que mène le CICR pour répondre aux besoins les plus urgents des populations directement touchées par les hostilités.

« Dans les deux provinces des Kivu, des milliers de personnes sont touchées au quotidien par des déplacements à grande échelle et des violations graves du droit international humanitaire, dans une indifférence quasi générale, a déclaré M. Maurer. Il y a aussi une recrudescence de la violence au Katanga et en Province Orientale. Ma visite doit servir à attirer l’attention sur le sort de ces populations affaiblies par des années de conflits d’une intensité extrême. »

Le CICR poursuit son action dans le pays en faveur des blessés de guerre et notamment des personnes qui souffrent de traumatismes tant physiques que psychologiques par suite de violences sexuelles. Il travaille également en faveur des enfants séparés de leurs proches, des milliers de déplacés et des détenus. Depuis janvier, une cinquantaine de personnes blessées ont pu être évacuées par les équipes du CICR vers des structures médicales et plusieurs dizaines d’autres l’ont été par des volontaires de la Croix-Rouge locale. Durant cette même période, plus de 530 blessés de guerre ont été opérés par les équipes chirurgicales du CICR dans les deux provinces des Kivu. Le CICR continue aussi de soutenir l’approvisionnement en eau de plusieurs villes et le fonctionnement des centres de santé auxquels il fournit des médicaments et du matériel médical.

Le CICR a ouvert sa délégation en RDC il y a 35 ans. Actuellement, il mène ses activités à travers le pays à partir de ses bureaux à Kinshasa, Goma, Bukavu, Beni, Uvira, Dungu, Kisangani, Lubumbashi et Kananga, et de ses antennes à Kirumba, Masisi, Walikale, Fizi, Lulingu ou encore Minembwe.

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Le Chef de la MISMA en visite officielle à Kidal / Rend hommage aux quatre soldats tchadiens tués vendredi dans un attentat suicide à la bombe

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) et chef de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), l’ancien Président Pierre Buyoya, accompagné du Commandant de la Force de la Mission, le Général Abdul Kadir, a effectué, hier, une visite de travail à Kidal, où quatre soldats tchadiens ont été tués dans un attentat suicide à la bombe, le vendredi 12 avril 2013. Le Représentant spécial a visité le site de l’attaque, au centre de la ville, et a rendu hommage aux vaillants soldats tués.

Lors d’une réunion avec le commandant du contingent tchadien déployé à Kidal, le Général Omar Bikimo, le Représentant spécial a remercié les troupes pour leur travail acharné et salué le contingent tchadien pour son rôle crucial dans la libération et la sécurisation de Kidal. Il a exprimé les condoléances de l’UA et de l’ensemble du continent au Tchad et aux familles des quatre soldats tués, ainsi qu’aux familles des 26 autres soldats tchadiens qui ont perdu la vie sur le champ de bataille, depuis le déploiement du contingent tchadien au Mali en janvier 2013.

«Mon Général, je suis venu à Kidal avec un message de remerciement et de félicitations à vous et à vos troupes pour l’excellent travail que vous faites ici. L’Afrique et toute la communauté internationale vous soutiennent, et nous allons tout faire pour mettre à votre disposition les ressources dont vous avez besoin », a-t-il dit. Le Représentant spécial a, en outre, déclaré que la MISMA continuera à faire son travail et à renforcer ses capacités, en attendant que des décisions clés soient prises sur sa transformation en mission onusienne.

Le commandant de la Force de la MISMA s’est fait l’écho du message du chef de mission, et a promis que le quartier général de la Force fera tout son possible pour répondre aux besoins de toutes ses troupes.

Le commandant du contingent tchadien a exprimé sa joie, ainsi que celle de ses troupes, d’accueillir à Kidal le leadership de la mission. Dans son briefing sur la situation sécuritaire à Kidal, le Général Omar Bikimo a déclaré que, bien que les grandes opérations de combat soient terminées, les terroristes et autres criminels continuent de faire peser une menace.

Le Tchad a déployé plus de 2 000 soldats dans le cadre de la MISMA, qui compte actuellement plus de 6 300 personnels.

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Réunion à Bamako des Experts en Renseignements et Sécurité des Pays Sahelo-Sahariens

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — En application des conclusions de la réunion consultative sur le renforcement de la coopération sécuritaire et l’opérationnalisation de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) dans la région sahélo-saharienne, qui s’est tenue à Nouakchott, en Mauritanie, le 17 mars 2013, une réunion des chefs des services de renseignements des pays de la région a eu lieu à Bamako, aujourd’hui.

Les représentants des pays suivants ont pris part à la réunion: Algérie, Burkina Faso, Tchad, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria et Sénégal. La réunion a également vu la participation des représentants du Centre africain d’Étude et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT) et du Comité des Services de Renseignements et de Sécurité africains (CISSA)

Organisée par la Commission de l’Union africaine (UA), la réunion a examiné la situation sécuritaire dans la région, évalué les besoins en termes de renforcement des capacités des structures nationales et régionales existantes, et identifié les modalités de renforcement de la coopération sécuritaire et du partage de renseignements, y compris en appui à la mise en œuvre du mandat de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA).

La séance d’ouverture de la réunion a été présidée par le Ministre malien de l’Aménagement du Territoire et de la Décentralisation.

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DHL révèle les demandes de livraison les plus curieuses en Afrique

LE CAP, Afrique du Sud, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Dans le contexte concurrentiel mondial actuel, le recours à des sociétés de logistique, qui acheminent le courrier entre les différents pays dans des délais préétablis, devient de plus en plus nécessaire. Partout en Afrique, les capacités des sociétés de logistique ont également évolué de façon exponentielle au cours des 20 dernières années et il est aujourd’hui de plus en plus courant de transporter à travers le continent des « colis » comprenant des animaux vivants, des aliments spécialement cuisinés ou des médicaments d’importance vitale.

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Revenant sur l’année écoulée, Sumesh Rahavendra, Directeur marketing pour DHL Express en Afrique subsaharienne (http://www.dhl.com), affirme que l’augmentation des demandes de transport de divers animaux menacés mérite d’être signalée, ainsi que certaines demandes personnelles de clients.

« Un moment marquant en 2012 a été le déplacement de trois rhinocéros noirs menacés du Royaume-Uni jusqu’au parc national du Kilimanjaro en Tanzanie. Le voyage de 10 heures de l’aéroport britannique de Manston jusqu’en Tanzanie, avec une escale de ravitaillement en Italie, s’est déroulé à bord d’un Boeing 757 spécialement aménagé. Les installations spéciales comprenaient des dispositifs de sauvetage ad hoc et des appareils de contrôle de la température de la cabine, et l’équipe de transfert incluait deux soignants de rhinocéros, deux ingénieurs aéronautiques et un vétérinaire spécialisé ». « Il est remarquable que nous utilisions nos capacités de logistique fondamentales pour soutenir des efforts de conservation aussi importants », affirme M. Rahavendra.

À l’échelle mondiale, DHL a aussi récemment livré deux tigres de Sumatra, l’un aux États-Unis et le deuxième en Australie, afin de participer à un programme international de reproduction. Avec moins de 300 tigres de Sumatra aujourd’hui en liberté, le zoo de Londres, ZSL London Zoo, espère élever les tigres dans le cadre d’un programme de soutien à la conservation plus vaste, et a eu recours à l’aide de DHL Express pour transporter ces animaux.

Outre les demandes susvisées, DHL a également reçu récemment plusieurs requêtes personnelles étonnantes.

Une demande personnelle particulièrement inhabituelle est venue du Nigeria, où un client a payé le prix d’un billet d’avion pour voyager avec un gâteau d’anniversaire d’Abuja à Lagos. Le montant du billet s’élevait à environ trois fois la valeur du gâteau. Le client a particulièrement mis l’accent sur le besoin de livrer le gâteau durant une période particulière de la journée, et était prêt à payer pour cela.

En 2012, un dîner entièrement préparé de cinq plats pour huit personnes pour une fonction au Zimbabwe a été transporté. Cela s’expliquait par le fait que certains aliments n’étaient pas disponibles dans ce dernier pays.

La société transporte également régulièrement divers types de matériel médical, en utilisant des produits et des processus spécialisés pour assurer leur viabilité.

« Nous assistons à un besoin de transport transfrontalier et continental accru pour des articles tels que des échantillons de tissus rares, des équipements médicaux d’urgence ou des organes », a expliqué M. Rahavendra. « Nous disposons d’une équipe dédiée qui gère ces types de cargaison (qu’il s’agisse de transporter un cœur de l’Europe jusqu’au Kenya pour une transplantation d’urgence, ou d’acheminer très rapidement une pièce pour un scanner médical important d’un bout à l’autre de la planète, pour réparer une machine ou, encore, comme je l’ai personnellement récemment vu, de transporter des échantillons de tissus d’ Afrique du Sud jusqu’aux États-Unis d’Amérique pour une opération destinée à sauver un petit garçon prénommé Juan souffrant d’une maladie dégénérative rare ».

Il explique que bien que la société ait répondu à beaucoup de demandes surprenantes et qu’elle transporte tout type de marchandises, allant des lions à des foies, il existe, toutefois, certaines restrictions régissant le transport express mondial. « Nous travaillons avec les douanes et les autorités dans plus de 220 pays dans le monde entier, et chacune d’entre elles applique des régulations différentes concernant les produits que vous pouvez importer et exporter, et des restrictions associées à certains articles », explique-t-il. « Cela signifie que nous ne pouvons transporter n’importe quoi à n’importe quel prix, et que nous sommes soumis à des restrictions sur des articles tels que les bijoux, les métaux précieux, les armes à feu, ainsi qu’à des embargos spécifiques sur des produits dans certains pays ».

De telles restrictions s’appliquent également en vigueur pour protéger le réseau de la société et les civils en général. « Nous acheminons des centaines de millions de colis chaque année et cela implique des mesures de sécurité extrêmement strictes. Bien que nous utilisions notre propre réseau dédié comptant 250 avions et plus de 30 000 véhicules pour acheminer des expéditions, nous avons aussi parfois recours à des avions commerciaux qui transportent des passagers. En plus d’assurer la sécurité de notre propre réseau opérationnel par le biais de scanners, contrôles physiques, caméras, personnel de sécurité et une foule d’autres mesures appliquées chaque jour, nous sommes également responsables du bien-être de nos clients et des consommateurs en général, et nous prenons notre responsabilité très au sérieux ».

Distribué par l’Organisation de la Presse Africain pour Deutsche Post DHL.

Contact auprès des médias :

Lee Nelson. Directeur de la publicité et des relations publiques, Afrique subsaharienne

DHL Express

Tél. : +27 21 409 3613 – Mobile : +27 72 361 0178

lee.nelson@dhl.com

DHL – The Logistics company for the world

DHL (http://www.dhl.com) est le leader mondial du marché dans l’industrie de la logistique et « The Logistics company for the world » (La société de logistique pour le monde entier). DHL engage son savoir-faire dans l’express international, le fret aérien et maritime, le transport routier et ferroviaire, la logistique contractuelle et les services de courrier international pour ses clients. Forte de 275 000 employés et d’un réseau mondial composé de plus de 220 pays et territoires, l’entreprise offre aux clients une qualité de service supérieure et des connaissances locales pour satisfaire leurs exigences en matière de chaîne d’approvisionnement. DHL accepte sa responsabilité sociale en soutenant la protection du climat, la gestion des catastrophes et l’éducation.

DHL fait partie du Groupe Deutsche Post DHL. Le Groupe a généré un chiffre d’affaires de plus de 55 milliards d’euros en 2012.

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Quatrième Réunion du Groupe de Soutien et de Suivi sur la Situation au Mali

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Quatrieme Reunion du Groupe de Soutien et de Suivi sur la Situation au Mali

CONCLUSIONS

1. Le Groupe de soutien et de suivi (GSS) sur la situation au Mali a tenu sa 4ème réunion à Bamako, le 19 avril 2013, sous la coprésidence du Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine (UA), Ramtane Lamamra, du Secrétaire général adjoint aux Affaires politiques, Jeffrey Feltman, et du Président de la Commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Kadré Désiré Ouédraogo.

2. La réunion, qui a été ouverte par S.E. Diouncounda Traoré, Président par intérim de la République du Mali, a vu la participation du Mali, dont la délégation était conduite par le Ministre du Travail et de la Fonction publique, chargé des Relations avec les Institutions, assurant l’intérim du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mamadou Namory Traoré, et comprenait le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Moussa Sinko Coulibaly, et le Ministre de l’Action humanitaire, de la Solidarité et des Personnes âgées ; des Ministres des Affaires étrangères et autres hauts responsables de la région et d’autres États membres de l’UA, ainsi que de partenaires bilatéraux et multilatéraux. Le Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel, Représentant spécial et Chef de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), Pierre Buyoya, le Représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, Saïd Djinnit, l’Envoyé spécial des Nations unies pour le Sahel , Romano Prodi, et le Représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, Michel Reveyrand, ont également assisté à la réunion.

3. La réunion a donné l’occasion aux participants d’examiner les derniers développements au Mali depuis la dernière rencontre du GSS, tenue à Bruxelles, le 5 février 2013, et d’interagir avec les autorités maliennes sur la marche à suivre. Elle a mis en relief l’existence d’une convergence de vues croissante en ce qui concerne les mesures à prendre pour promouvoir le dialogue et la réconciliation, parvenir à une solution s’agissant du problème qui se pose dans la ville de Kidal, organiser des élections crédibles et entreprendre des efforts renouvelés en matière de développement.

4. Les participants ont noté les progrès qui continuent d’être enregistrés en ce qui concerne la consolidation de l’autorité de l’Etat au Mali, avec l’expansion progressive du contrôle étatique dans les régions septentrionales du pays. Ils ont exprimé leur profonde gratitude à toutes les forces impliquées dans les efforts visant à sécuriser et à stabiliser les zones libérées, et rendu hommage aux forces maliennes, ainsi qu’à celles de la MISMA et de la France pour leur courage et les sacrifices consentis pour libérer les régions du nord de l’occupation des groupes armés, terroristes et criminels.

5. Les participants ont encouragé les autorités maliennes à accélérer le redéploiement de l’administration dans la partie nord du pays, en particulier la police, la gendarmerie et la justice, ainsi que la réhabilitation et le rétablissement des services de base, notamment les écoles et les centres de santé, afin de créer un environnement propice au retour à une vie normale, ainsi qu’à la réinstallation et au rapatriement libre et volontaire des populations déplacées et réfugiées.

6. Les participants ont attiré l’attention sur la situation humanitaire qui prévaut sur le terrain. Ils ont réitéré la nécessité urgente d’une assistance continue et renforcée en faveur des populations affectées, y compris les femmes et les enfants.

7. En ce qui concerne la situation qui prévaut dans la ville de Kidal, les participants se sont accordés sur la nécessité d’assurer le rétablissement rapide de l’autorité de l’Etat. Ils ont réitéré l’exigence, faite lors de leur réunion de Bruxelles, du désarmement du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), ainsi que de l’affirmation de son attachement inconditionnel au respect scrupuleux de l’unité et de l’intégrité territoriale du Mali, pour autant que ce groupe désire participer au processus politique. Ils ont demandé à l’UA, à la CEDEAO, aux Nations unies et à l’UE, sous la conduite de l’ancien Président Pierre Buyoya, de prendre les initiatives appropriées, dans le prolongement des efforts de médiation de la CEDEAO, en vue du règlement de ce problème. Les participants ont souligné la nécessité de la dissolution et du désarmement de toutes les milices pour faciliter le processus de restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, ainsi que pour renforcer la confiance, la sécurité et les perspectives de réconciliation nationale.

8. Les participants ont exprimé leur préoccupation face aux allégations de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, qui risquent de compromettre les efforts de réconciliation nationale au Mali. Ils ont pris note des assurances données par le Gouvernement malien et l’ont encouragé à ne ménager aucun effort pour assurer le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire, y compris en menant des enquêtes sur les violations alléguées et en traduisant leurs auteurs en justice. Ils ont exprimé leur appréciation à l’UA et à la CEDEAO pour le déploiement d’un premier groupe d’observateurs des droits de l’homme, et ont encouragé les deux organisations à parachever ce déploiement. Ils ont également noté avec satisfaction la décision des Nations unies de renforcer sa composante droits de l’homme au Mali. Ils se sont félicités de la coordination entre les observateurs de l’UA et de la CEDEAO, d’une part, et ceux des Nations unies, de l’autre, et les ont encouragées à renforcer davantage les efforts déployés à cette fin.

9. Les participants se sont réjouis des mesures prises en vue de la mise en œuvre de la Feuille de route de la transition. À cet égard, ils ont salué la mise en place de la Commission Dialogue et Réconciliation, avec la nomination de son Président et de ses deux vice-Présidents, ainsi que de celle de ses 30 Commissaires, qui sont assez représentatifs de la diversité de la population malienne. Ils ont appelé les autorités de transition à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour permettre à la Commission de commencer immédiatement ses travaux, et ont demandé à cette dernière de donner la priorité requise à la collaboration avec la société civile et d’autres acteurs locaux. Ils se sont engagés à apporter le soutien politique, technique et financier nécessaire à cette fin.

10. Les participants ont noté la volonté déclarée des autorités maliennes de tenir des élections en juillet 2013, et ont salué les efforts soutenus déployés pour se conformer à ce calendrier. Ils ont souligné l’impératif que revêt la création de conditions propices à la tenue d’élections libres, régulières, transparentes et inclusives, y compris en réglant les problèmes techniques et organisationnels qui se posent, afin d’éviter des conflits postélectoraux de nature à compromettre les progrès réalisés jusqu’ici. Ils ont noté avec satisfaction le soutien qu’apportent nombre de partenaires internationaux, et les ont exhortés à persévérer dans leur mobilisation pour assurer la mise à disposition des ressources nécessaires en vue du bon déroulement des élections. Ils ont souligné la nécessité d’établir un mécanisme approprié pour garantir la crédibilité du processus électoral et de ses résultats. Dans ce contexte, ils ont salué l’intention déclarée des organisations régionales et d’autres partenaires de déployer des observateurs électoraux.

11. Les participants ont exhorté toutes les parties prenantes maliennes à appuyer le processus en cours, ainsi que les autorités de la transition. Ils ont réitéré la détermination de la communauté internationale à prendre des mesures, y compris des sanctions, à l’encontre de tous ceux qui persistent à saper le processus de transition, l’autorité du pouvoir civil sur l’armée et la chaîne de commandement militaire. Ils ont demandé au Conseil de sécurité des Nations unies d’envisager de prendre de telles mesures, si la situation le justifie.

12. Les participants ont souligné l’importance de la formation continue et de la réforme des Forces de défense et de sécurité maliennes (FDSM), ainsi que la restauration effective de la chaîne de commandement, sous contrôle civil. Ils ont salué le commencement de la formation militaire conduite par la Mission de formation de l’UE (EUTM), et ont appelé à la concrétisation rapide des engagements pris en faveur des FDSM lors de la conférence de donateurs tenue à Addis Abéba, le 29 janvier 2013, et demandé au Secrétariat des Nations unies d’accélérer l’utilisation des fonds déjà disponibles. Ils ont souligné la nécessité d’élargir le soutien international à d’autres secteurs, notamment les services de sécurité et les institutions judiciaires, dans le cadre des efforts visant à promouvoir l’Etat de droit.

13. Réaffirmant l’importance de la coopération entre les pays de la région à travers le partage de renseignements et la surveillance de leurs frontières, les participants ont félicité l’UA pour avoir pris l’initiative d’organiser, à Nouakchott, le 17 mars 2013, la réunion consultative ministérielle sur la coopération régionale et l’opérationnalisation de l’Architecture africaine de paix et de sécurité dans la région sahélo-saharienne, ainsi que la première rencontre des chefs des services de renseignements des pays de la région, à Bamako, le 18 avril 2013. Les participants ont encouragé les pays de la région à coopérer étroitement, y compris au sein de cadres de coopération tels que l’Unité de Fusion et de Liaison (UFL), pour renforcer l’efficacité de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée et faciliter la mise en œuvre du mandat de la MISMA.

14. Les participants ont été informés des discussions en cours au Conseil de sécurité des Nations unies sur la transformation de la MISMA en une mission de stabilisation des Nations unies, et ont réitéré leur soutien à ce processus. Ils ont insisté sur la nécessité pour le Conseil de sécurité de s’assurer que l’opération envisagée renforce l’appropriation malienne, consolide les progrès accomplis avec l’appui de la CEDEAO et de l’UA, et favorise un engagement africain et international renforcé et coordonné au profit de la paix et de la sécurité au Mali. Ils ont reconnu que l’implication politique continue et effective de l’UA, de la CEDEAO et des pays du champ est essentielle pour le succès des efforts en cours, et ont noté, à cet égard, les paramètres énoncés par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, dans son communiqué du 7 mars 2013, s’agissant de la transformation de la MISMA en une opération des Nations unies, et l’accent mis par l’UA et la CEDEAO sur la nécessité d’assurer une continuité, sur la base des efforts des deux organisations. Les participants ont souligné la nécessité, dans l’intervalle, de fournir à la MISMA le soutien nécessaire pour renforcer son efficacité et faciliter la transition vers une opération onusienne. Ils ont appelé tous les pays et organisations qui ont fait des annonces de contribution en faveur de la MISMA à honorer leurs engagements, et demandé au Secrétariat des Nations unies de prendre des mesures immédiates pour répondre aux besoins les plus urgents de la MISMA, tels que communiqués par l’UA, et ce en utilisant les ressources déjà disponibles dans le Fonds d’affectation spécial.

15. Les participants ont réaffirmé l’importance cruciale que revêt le développement socio-économique à long terme, afin de stabiliser le Mali et la région. Ils ont affirmé attendre avec intérêt la tenue à Bruxelles, le 15 mai 2013, d’une conférence de donateurs de haut niveau pour le développement du Mali sous les auspices du Président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, du Président français, François Hollande, et du Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Ils ont également encouragé l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahel, Romano Prodi, à poursuivre et intensifier ses efforts portant sur le développement d’une stratégie intégrée pour la région du Sahel, qui sera présentée au Conseil de sécurité en mai 2013, et sa proposition de création d’un outil approprié, appelé le Fonds d’action pour le Sahel, qui permettra aux donateurs d’apporter des contributions financières et en nature en vue du développement socio-économique à long terme de la région. Les participants ont encouragé une consultation étroite entre l’Envoyé spécial et les institutions africaines compétentes, tels que le NEPAD, la CEDEAO et la Banque africaine de développement (BAD), ainsi qu’avec d’autres acteurs. Ils se sont félicités de la perspective de l’organisation d’une conférence internationale sur la sécurité et le développement dans le Sahel.

16. Les participants sont convenus d’organiser la prochaine réunion du GSS à Bamako, au plus tard en juin 2013. Ils ont salué les efforts visant à assurer une interaction étroite entre les principaux membres du GSS à travers des réunions du Mécanisme conjoint de coordination présidé par le Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel, Pierre Buyoya. Ils lui ont demandé de convoquer de telles réunions sur une base régulière pour assurer le suivi des présentes conclusions. Ils ont également demandé aux coprésidents de présenter un rapport sur la mise en œuvre des dispositions pertinentes des présentes conclusions lors de leur prochaine réunion.

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Agenda hebdomadaire prévisionnel de M. Pascal CANFIN Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement

PARIS, France, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Agenda du lundi 22 au dimanche 28 avril 2013

Lundi 22 avril

17h00 Débat sur l’autorisation de prolongation de l’intervention des forces françaises au Mali,

Assemblée nationale

21h30 Débat sur l’autorisation de prolongation de l’intervention des forces armées au Mali, Sénat

Du vendredi 26 au samedi 27 avril

Déplacement à Bamako dans le cadre de la préparation à la Conférence internationale des donateurs pour le développement du Mali organisée par la France et l’Union européenne

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Les services du FMI s’entendent avec la Tunisie sur un accord de confirmation de deux ans portant sur 1,75 milliard de dollars

TUNIS, Tunisie, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Mme Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a aujourd’hui rendu publique la déclaration suivante sur la Tunisie :

«Je suis heureuse d’annoncer que pour soutenir le programme national de réforme économique du gouvernement, les autorités tunisiennes et les services du FMI se sont entendus sur un accord de confirmation de 24 mois portant sur 1,75 milliard de dollars EU (équivalent à environ 1,14 milliard de DTS, soit 400 % de la quote-part de la Tunisie au FMI). Cet accord sera soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI, qui devrait examiner la demande de la Tunisie le mois prochain.

«L’accord de confirmation, une fois approuvé par le Conseil d’administration, soutiendrait le programme économique des autorités, qui vise à préserver la stabilité budgétaire et extérieure, à promouvoir une croissance plus forte et mieux répartie, et à remédier aux graves vulnérabilités du secteur bancaire.

«La mise en œuvre d’un ensemble approprié de politiques aidera à préserver la stabilité macroéconomique et, conjuguée à une meilleure composition des dépenses publiques, aidera à rétablir la marge de manœuvre budgétaire nécessaire aux dépenses sociales et d’investissement prioritaires. Une politique monétaire prudente visera à contenir l’inflation tout en assurant la stabilité du secteur bancaire. Une plus grande flexibilité des taux de change — associée à des réformes structurelles visant à rehausser la compétitivité de l’économie — contribuera à améliorer la position extérieure de la Tunisie et à reconstituer ses volants de réserves de change.

«En outre, l’accord de confirmation soutiendra la mise en œuvre du programme de réformes des autorités tunisiennes visant à promouvoir l’investissement privé, à encourager durablement la création d’emplois, à réduire les disparités économiques et sociales entre régions, et à renforcer les politiques sociales destinées à protéger les populations les plus vulnérables.

«Ces réformes devraient aider la Tunisie à surmonter un grand nombre des défis économiques et sociaux que le pays doit affronter dans l’immédiat et contribuer à atténuer les risques pouvant découler d’une dégradation de la conjoncture économique internationale ou d’une incertitude politique persistante. Ces réformes méritent le soutien du FMI et de la communauté internationale, sous forme d’assistance financière, de conseils de politique économique et d’assistance technique.»

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