Rencontre du Président de la République avec les familles des français en otage au Sahel

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Président de la République a reçu cet après-midi les familles des Français retenus en otage au Sahel.

Alors que la France est engagée au côté de l’armée malienne, à la demande des autorités du Mali et de la communauté internationale, pour empêcher les groupes terroristes du nord de prendre le contrôle de la totalité de ce pays, le Chef de l’Etat leur a renouvelé la pleine solidarité de la Nation et les a assurées de l’action constante du gouvernement pour obtenir la libération de leurs proches et leur retour en France. La France y travaille avec détermination et responsabilité et aucune piste n’est ignorée ou laissée de côté.

Dans ce contexte, le Président de la République leur a indiqué que le gouvernement continuerait à les informer et à leur apporter tout le soutien nécessaire.

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SESSION EXTRAORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DE LA CEDEAO ABIDJAN, REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE ,19 JANVIER 2013

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — COMMUNIQUE FINAL

1. La Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenue le 19 Janvier 2013 à Abidjan, République de Côte d’Ivoire, sous la Présidence de S. E. M. Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, Président en exercice de la Conférence.

2. Le Sommet a été convoqué à l’effet d’évaluer les derniers événements politique et sécuritaire au Mali, en particulier les modalités d’un déploiement accéléré de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA) au regard de la détérioration de la situation sécuritaire dans les territoires occupés au lendemain de l’adoption de la Résolution 2085 (2012) par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Le Sommet a également évalué les dernières évolutions de la situation politique et sécuritaire en Guinée Bissau.

3. Etaient présents à cette Session, les Chefs d’Etat et de Gouvernement suivants ou leurs représentants dûment mandatés:

– S. E. M. Thomas Boni YAYI, Président de la République du Bénin

– S. E. M. Blaise COMPAORE, Président du Burkina Faso

– S. E. M. Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire

– S.E.M John Dramani MAHAMA, Président de la République du Ghana

– S.E.M Alpha CONDE, Président de la République de Guinée

– S.E.M. Manuel Serifo NHAMAJO, Président par Intérim de la République de Guinée Bissau

– S.E.M Ellen JOHNSON-SIRLEAF, Président de la République du Liberia

– S.E.M. Dioncounda TRAORE, Président par Intérim de la République du Mali

– S. E. M. Mahamadou ISSOUFOU, Président de la République du Niger

– S. E. M Goodluck Ebele JONATHAN, Président de la République Fédérale du Nigeria

– S. E. M Macky SALL, Président de la République du Sénégal

– S. E. M Ernest Bai KOROMA, Président de la République de Sierra Léone

– S.E. Mme. Susan Waffa OGOO, Ministre des Affaires Etrangère de la République de Gambie

– S. E. M. Charles AGBA KONDI, Ministre de la Santé de la République Togolaise

– S.E.M. Francisco Pereira DA VEIGA, Ambassadeur de la République du Cap Vert en Côte d’Ivoire.

5. S.E.M Idriss Deby ITNO, Président de la République du Tchad et S.E.M Laurent Fabius Ministre des Affaires Etrangères de la République Française ont pris part au Sommet en qualité d’invités spéciaux.

6. Les pays suivants ont participé au Sommet en qualité d’observateurs : L’Allemagne, la Belgique, le Burundi, le Canada l’Egypte, Italie, la Lybie, la Mauritanie, le Maroc, l’Afrique du Sud, l’Espagne, la Tunisie, les Etats Unis d’Amérique, le Royaume Uni.

7. Les Organisations ci-après ont également participé au Sommet en qualité d’observateurs :

• L’Union Africaine, représentée par S.E.M Pierre Buyoya, Haut Représentant de la Présidente de la Commission de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel;

• Les Nations Unies, représentées par le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, S.E.M Saïd Djinnit

• L’Union Européenne.

8. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont pris acte des memoranda du Président de la Commission sur la situation au Mali et en Guinée Bissau ainsi que du Rapport de la Session Extraordinaire du Conseil de Médiation et de Sécurité du 18 Janvier 2013 présenté par le Président du Conseil. Ils ont également pris note du compte rendu de S. E. M. Blaise Compaoré, Président du Faso, Médiateur de la CEDEAO pour le Mali, et de celui de S. E. M. Goodluck Ebele Jonathan, Président de la République Fédérale du Nigeria, Médiateur Associé pour le Mali et Président du Groupe Régional de Contact sur la Guinée Bissau.

9. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont exprimé leur profonde préoccupation sur la gravité de la situation sécuritaire provoquée par l’enracinement des mouvements séparatistes et des réseaux criminels et terroristes au Nord Mali et de l’impact négatif de leurs activités sur l’unité et l’intégrité territoriale du pays ainsi que sur la paix et la sécurité régionale et internationale.

10. Après un examen approfondi, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont réaffirmé leur détermination à accompagner le Mali dans la résolution de la crise sécuritaire et institutionnelle et ce, dans le cadre des normes et principes contenus dans les Protocoles de la Communauté. A cet effet, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont entériné les principales recommandations contenues dans les différents rapports et ont pris les décisions spécifiques ci-après :

10. Les Chefs d’État et de Gouvernement expriment leur immense gratitude à la France pour avoir pu, dans le respect de la souveraineté malienne et de la légalité internationale, déclencher les opérations qui ont permis de contenir la progression des groupes terroristes et extrémistes ouvrant ainsi la voie à la mise en œuvre de la Résolution 2085 (2012).

11. La Conférence salue l’adoption de la Résolution 2085 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies le 20 décembre 2012, félicite les membres du Conseil pour cet acquis et souligne la nécessité de la mise en œuvre diligente de cette Résolution.

12. La Conférence se félicite de la promptitude avec laquelle le Burkina, le Niger, le Nigeria et le Togo et le Bénin ont pré-positionné leur contingent pour le déploiement urgent au Mali. Elle salue la décision prise par, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Liberia, le Sénégal et la Sierra Leone de contribuer au déploiement de la MISMA.

13. La Conférence exhorte les États membres de rendre disponible, sans plus tarder, leur contingent au Commandement de la Force, et de tenir leurs promesses faites. A cet effet elle instruit le Président de la Commission d’en assurer le suivi.

14. Le Sommet autorise les bataillons de la MISMA à s’engager avec leurs effectifs organiques et la constitution d’une réserve avec les unités promises par les États Membres ne figurant pas dans le déploiement immédiat de la MISMA.

15. Les Chefs d’État et de Gouvernement entérinent la nomination du Général de Division Shehu Usman Abdulkadir du Nigeria et du Général de Brigade Yayé Garba du Niger comme Commandant de la Force et Commandant adjoint de la MISMA respectivement.

16. La Conférence instruit le Président de la Commission à intensifier les consultations avec le Gouvernement du Mali, l’UA et les Nations Unies afin d’accélérer la mise en place d’un État-major fonctionnel pour faciliter la coordination et le déploiement de la MISMA.

17. La Conférence se félicite de la décision prise par le Tchad de diligenter le déploiement des troupes en appui aux opérations de la MISMA et invite les autres pays de l’Union Africaine à y contribuer également. A cet effet, la Conférence instruit le Président de la Commission de prendre les dispositions nécessaires pour que les contingents des pays africains soient pris en compte par le Commandement de la MISMA.

18. La Conférence demande au Président de la Commission d’intensifier les consultations de haut niveau avec le Gouvernement du Mali, l’UA et les Nations Unies afin de mettre en place un mécanisme conjoint de coordination sur la Résolution 2085 à l’effet de faciliter des consultations régulières sur le leadership politique, la mobilisation des ressources, la reddition de compte, le contrôle et l’évaluation.

19. La Conférence demande aux Nations Unies de fournir immédiatement l’appui logistique et financier pour le déploiement de la MISMA en attendant la décision du Conseil de Sécurité sur le dispositif d’appui logistique conformément à la Résolution 2085 (2012) et en tenant compte de l’évolution de la situation sur le terrain au Mali qui a nécessité le déploiement accéléré de la MISMA. A cet égard, la Conférence se félicite des mesures déjà prises par le Secrétaire Général des Nations Unies pour présenter prochainement au Conseil de Sécurité les options sur le dispositif d’appui qui sera fourni à la MISMA.

20. La Conférence instruit le Président de la Commission de prendre, en étroite collaboration avec l’UA, toutes les dispositions nécessaires pour la tenue de la conférence des donateurs pour la mobilisation des ressources financières, logistiques et matérielles en vue du déploiement de la MISMA.

21. La Conférence instruit le Président de la Commission de prendre les dispositions nécessaires pour la mobilisation des ressources internes en appui aux opérations de la MISMA. A cet égard la Conférence invite tous les États membres à s’acquitter, de toute urgence, de leurs obligations communautaires au titre du Prélèvement Communautaire et instruit le Président de la Commission d’en assurer le suivi. Le Sommet exprime sa gratitude à la République Fédérale du Nigeria pour son assistance au Mali.

22. Les Chefs d’État et de Gouvernement autorisent la Commission à utiliser la dérogation spéciale, aux procédures normales de passation des marchés de la CEDEAO, en vue d’accélérer le processus d’acquisition des ressources logistiques et autres biens et services, par rapport au déploiement de la MISMA.

23. La Conférence instruit le Président de la Commission de prendre, de toute urgence, les dispositions nécessaires pour renforcer les ressources humaines et les capacités opérationnelles de la Représentation Spéciale au Mali et de veiller au déploiement d’une composante civile importante dans le cadre de la MISMA. En conséquence, la Conférence approuve l’utilisation d’une dérogation spéciale par la Commission pour le recrutement d’un personnel additionnel. La Conférence instruit également le Président de la Commission d’appliquer les mêmes procédures dérogatoires pour le recrutement du personnel de base du département des Affaires politiques, Paix et Sécurité afin de renforcer ses capacités au regard des nouveaux défis politiques et sécuritaires auxquels se trouve confrontée la région.

24. La Conférence souligne la nécessité pour la Force en Attente de la CEDEAO d’être renforcée et pré-positionnée pour un déploiement rapide pour faire face aux défis qui pourraient émerger.

25. La Conférence exprime sa reconnaissance aux partenaires internationaux pour leur intervention opportune visant à aider le Gouvernement du Mali à défendre son intégrité territoriale dans le cadre de la Résolution 2085.

26. Le Sommet se félicite des annonces faites par les partenaires internationaux en particulier l’Union Européenne et les États-Unis d’Amérique pour fournir d’urgence une assistance logistique et financière en soutien aux opérations au Mali.

27. La Conférence lance un appel aux agences humanitaires et aux partenaires pour intensifier leur assistance au Mali et aux pays voisins afin de faire face aux conséquences humanitaires générées par le déploiement notamment l’assistance aux populations affectées, la protection des corridors et des acteurs humanitaires. Le Sommet en appelle à tous les partenaires pour coordonner leurs efforts en vue de la facilitation de la mise en œuvre des aspects humanitaires de la Résolution 2085.

28. En ce qui concerne la crise institutionnelle au Mali, la Conférence réitère son soutien sans faille au processus de transition en cours, aux autorités de la Transition, notamment au Président par intérim et au Premier Ministre. La Conférence exhorte le Président par intérim à prendre toutes les dispositions nécessaires pour élaborer une feuille de route de la transition et mettre en place des mécanismes pour sa mise en œuvre, dont les préparatifs pour un processus électoral inclusif, libre, équitable et transparent, le dialogue national et la restauration de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national.

29. La Conférence félicite SEM Dioncounda Traore, Président par Intérim pour son courage et sa résistance face à l’adversité et aux défis de son pays.

30. Les Chefs d’État et de Gouvernement réaffirment leur détermination à prendre toutes les mesures appropriées pour renforcer la transition.

31. Les Chefs d’État et de Gouvernement expriment leur gratitude au Médiateur, S.E.M Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso et au Médiateur Associé, S.E.M Goodluck Ebele Jonathan, Président de la République Fédérale du Nigeria, pour leurs remarquables efforts de médiation, et les encouragent à persévérer dans la même voie jusqu’au règlement de la crise sécuritaire et institutionnelle au Mali.

32. Sur la question des défis politiques et sécuritaires en Guinée Bissau, la Conférence exprime sa détermination à accompagner ce pays membre dans la mise en œuvre des tâches du processus de la transition notamment, dans la mise en œuvre des réformes multisectorielles urgentes et la tenue d’élections libres crédibles et transparentes au cours de la transition.

33. La Conférence salue l’adhésion de tous les partis politiques y compris le PAIGC au Pacte de Transition et les félicite pour leurs efforts d’approfondissement du dialogue interne. La Conférence se félicite de la mise en place, par l’Assemblée Nationale, d’une Commission chargée de réviser la feuille de route en vue de fixer des délais techniquement réalisables pour la tenue des prochaines élections présidentielles et législatives.

34. La Conférence instruit le Président de la Commission de prendre toutes les mesures appropriées pour accélérer la mise en œuvre du Programme de la Réforme du Secteur de Défense et de Sécurité (PRSDS) et salue, à cet égard, la tenue prochaine des consultations de haut niveau entre la Commission de la CEDEAO et la Guinée-Bissau à Abuja sur les modalités du démarrage du programme.

35. Le Sommet prend note de la Mission Conjointe d’Évaluation entreprise en décembre 2012 par la CEDEAO, la CPLP, l’UA, les NU et l’UE et se félicite du nouvel esprit de coopération entre les parties prenantes.

36. Les Chefs d’État et de Gouvernement réitèrent leur appel lancé à l’UA pour urgemment considérer la reconnaissance de la transition en cours et la levée des sanctions imposées à la Guinée Bissau. Ils exhortent en outre les Nations Unies, la CPLP, l’UE et les autres partenaires internationaux à reprendre la coopération avec la Guinée Bissau et à soutenir les efforts visant à assurer une transition plus inclusive.

37. La Conférence décide d’apporter un soutien financier additionnel au gouvernement de Guinée Bissau pour lui permettre de faire face à ses besoins de fonctionnement.

38. La Conférence exprime sa gratitude aux États membres contributeurs de troupes à l’ECOMIB et se félicite des efforts déployés par les troupes en vue d’assurer la sécurité en Guinée Bissau. La Conférence approuve la constitution d’une réserve d’intervention de cent quarante (140) hommes en appui à l’ECOMIB.

39. Le Sommet instruit le Président de la Commission d’accélérer le renforcement des capacités de la Représentation Spéciale en Guinée Bissau afin de lui permettre d’exécuter ses tâches additionnelles.

40. La Conférence exprime sa gratitude à S.E. Goodluck Ebele Jonathan, Président de la République Fédérale du Nigeria et Président du Groupe de Contact Régional sur la Guinée Bissau, et les États membres du GCR-GB pour leur engagement à assurer une transition plus inclusive.

41. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement décident de rester saisis de la situation au Mali et en Guinée Bissau.

Fait à Abidjan, le 19 Janvier 2013

LA CONFERENCE

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Rencontre à Addis Abéba entre le Soudan et le Soudan du Sud pour discuter de la mise en œuvre des accords qu’ils ont conclus

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Gouvernement du Soudan et le Gouvernement du Soudan du Sud se sont rencontrés à Addis Abéba, du 12 au 19 janvier 2013, pour discuter de la mise en œuvre des Accords qu’ils ont signés. Les discussions, facilitées par le Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’Union africaine sur le Soudan et le Soudan du Sud, ont porté sur les questions sécuritaires, la mise en place de l’administration d’Abyei, et l’adoption d’une matrice pour faciliter la mise en œuvre de la série d’Accords que les deux Parties ont conclus.

Le Soudan et le Soudan du Sud ont signé et ratifié, l’année dernière, des Accords sur les questions de sécurité aux frontières, les questions économiques, le pétrole, le statut de leurs ressortissants résidant dans l’autre État et la Zone d’Abyei, entre autres.

Problèmes sécuritaires

Lors de la réunion extraordinaire du Mécanisme conjoint politique et de sécurité (JPSM), présidé par le Groupe de haut niveau, les Parties ont fait des progrès substantiels, et se sont accordées sur trois questions essentielles: une matrice de mise en œuvre détaillée et limitée dans le temps couvrant l’ensemble des questions sécuritaires; une matrice sur le traitement des plaintes et préoccupations relatives aux questions sécuritaires des Parties, que ces dernières ont déjà commencée à utiliser ; et la mise en place rapide de la Zone frontalière démilitarisée et sécurisée (SDBZ).

En particulier, le JPSM est convenu de rendre opérationnelle la Mission conjointe de vérification et de surveillance de la frontière (JBVMM). La réunion a décidé de placer temporairement le siège de la JBVMM à Kadugli, au Soudan, étant entendu qu’un État-major de secteur sera localisé dans chacun des deux pays. Le JPSM est également convenu de demander aux Nations unies d’augmenter le nombre de personnels militaires de la Force intérimaire de sécurité des Nations unies pour Abyei (FISNUA), qui assurent la sécurité des moniteurs de la JBVMM aux frontières.

Les Parties ont pris des mesures importantes en vue de la démilitarisation de la SDBZ: les deux Parties ont annoncé séparément qu’elles avaient retiré toutes leurs forces vers leur côté de la ligne médiane de la SDBZ. Le JPSM a eu des discussions constructives sur la démilitarisation de la zone dite des 14-mile (une section de la frontière), et reste saisi de la question.

Les mesures ci-dessus représentent un progrès considérable, se situant dans le prolongement des décisions antérieures du JPSM. Le Groupe de haut niveau est convaincu que les Parties mettront en œuvre toutes leurs obligations relatives à la démilitarisation de la SDBZ, et que les deux États, sous la supervision du JPSM, renforceront leur coopération dans le domaine sécuritaire.

Administration de la zone d’Abyei

À la suite des décisions prises par S.E. le Président Omar Hassan Bashir et S.E. le Président Salva Kiir Mayardit, lors de leur sommet des 4 et 5 janvier 2013 à Addis Abéba, le Comité conjoint de surveillance d’Abyei (AJOC) a discuté de la constitution de l’Administration, du Conseil et du Service de Police de la Zone d’Abyei.

La réunion a entériné toutes les nominations pour l’administration de la Zone d’Abyei, telles que proposées par les deux Gouvernements, et est convenue de poursuivre les préparatifs techniques pour l’établissement du Service de Police. Les représentants des deux États se rencontreront en session spéciale à Abyei, le 30 janvier 2013, pour examiner les propositions relatives à la Police. L’AJOC a renvoyé la question de la composition du Conseil aux Présidents respectifs des deux pays, pour orientation.

Matrice de mise en œuvre

Comme demandé par les deux Présidents, le 5 janvier 2013, le Groupe de haut niveau a présenté aux Parties un projet de matrice de mise en œuvre couvrant tout le spectre des activités prévues dans les Accords du 27 septembre 2012. La matrice permettra aux deux États de surveiller plus effectivement l’état de mise en œuvre de l’ensemble de leurs Accords. Les Parties ont fait des progrès considérables dans l’examen du projet de matrice, et sont parvenues à un accord sur les principales actions et le calendrier requis pour la mise en œuvre effective des termes et conditions des Accords de coopération qu’ils ont conclus. Les Parties devront poursuivre les discussions sur la séquence et le calendrier de l’examen du statut des zones frontalières contestées et revendiquées; la résolution des questions relatives à la société pétrolière SUDAPET; et la question clé de la reprise des exportations de pétrole et des circonstances dans lesquelles elle devrait intervenir.

Le Groupe de haut niveau se félicite des progrès accomplis par les Parties, et est encouragé par l’engagement continu des délégations en vue de la mise en œuvre des Accords de coopération. Le Groupe de haut niveau continuera à interagir avec les Parties, et est convaincu que le Sommet de l’UA, prévu à la fin du mois de janvier, offrira une autre occasion aux deux Présidents de faire de nouveaux progrès dans la résolution des questions en suspens, qui sont essentielles pour l’établissement de relations pacifiques entre les deux États, ainsi que pour leur viabilité et prospérité mutuelles.

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Discours de Donald Kaberuka, Président du Groupe de la Banque africaine de développement, au déjeuner de Nouvel an offert aux membres du Corps diplomatique accrédités en Tunisie

TUNIS, Tunisie, 19 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Discours de Donald Kaberuka, Président du Groupe de la Banque africaine de développement, au déjeuner de Nouvel an offert aux membres du Corps diplomatique accrédités en Tunisie (Tunis, le 17 janvier 2013) :

Photo Donald Kaberuka: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/donald-kaberuka—afdb-president.jpg

Photo de famille : http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/dejeuneambassadeur.jpg

Logo BAD : http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/african-development-bank.jpg

DEBUT DU DISCOURS :

Excellence, Monsieur le Ministre de la Coopération internationale

Excellence, Monsieur le Doyen du Corps diplomatique,

Excellences, Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales,

Mesdames, Messieurs, en vos rangs et qualités,

À l’occasion de l’année nouvelle qui commence, je voudrais, avant tout, exprimer à chacune et à chacun de vous, ainsi qu’à vos familles, mes vœux ardents de santé et de prospérité.

Je le fais non seulement en mon nom personnel, mais aussi en celui du Conseil d’administration, de la Haute direction et de l’ensemble du personnel de la Banque africaine de développement.

À travers vous, je pense aux Souverains et aux Hauts responsables des Organisations que vous représentez ici en Tunisie. Je souhaite vivement que l’année 2013 nous permette de marquer de nouveaux jalons dans notre quête continue d’un monde de paix, de stabilité et de progrès partagé.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Il me plaît de relever et de saluer la qualité des relations de coopération et de partenariat qu’entretient la Banque avec vos pays et institutions.

Pour notre pays hôte, la Tunisie, dont les autorités et le peuple continuent d’œuvrer pour l’aboutissement de la transition, je veux leur renouveler le soutien actif de la Banque.

Dans le même esprit, j’adresse mes meilleurs vœux de réussite continue à la Côte d’Ivoire, notre pays siège, dont je salue les premiers fruits de la reconstruction économique et sociale.

Suite au regrettable incident qui a causé la perte de nombreuses vies humaines en ce début d’année à Abidjan, je tiens à exprimer ici notre profonde et sincère compassion.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Certes, nous sommes ici pour sacrifier à la traditionnelle présentation des vœux.

Mais l’occasion me paraît opportune pour évoquer avec vous les temps forts qui ont marqué l’évolution économique de notre continent durant l’année écoulée, ainsi que certains aspects de la vie de la BAD.

« La Banque et l’Afrique en 2013 »

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Avec votre permission, je voudrais, à présent, poursuivre mon propos en anglais.

Dans l’économie mondiale d’aujourd’hui, nous sommes tous liés les uns aux autres et interdépendants.

Le découplage n’est pas possible.

De ce fait, un ralentissement de 2 % de l’économie mondiale se traduit par une baisse de 1 % de la croissance annuelle de l’Afrique.

La crise actuelle et les inquiétudes concernant la reprise économique préoccupent tout pays africain.

Nous suivons avec un vif intérêt les efforts déployés par les pays riches pour restaurer la stabilité financière et raviver la croissance mondiale.

Nous saluons les stratégies adoptées par les grands pays émergents pour stimuler la consommation interne afin de compenser la baisse de la demande d’exportations.

Au moment où le monde est aux prises avec l’actuelle crise, de nouveaux pôles de croissance apparaissent comme une partie intégrante essentielle de la solution à la situation.

Avec une population de plus en plus nombreuse, jeune et en voie d’urbanisation, l’Afrique est la région qui se prête le mieux à l’investissement dans l’infrastructure, l’agro-industrie, les technologies de l’information, et j’en passe.

« Situation de l’Afrique »

Excellences, Mesdames et Messieurs,

L’Afrique a incontestablement fait preuve d’une résistance remarquable depuis le déclenchement de la crise en 2008.

Certains sceptiques soutiendraient que cette bonne tenue n’est qu’un feu de paille de plus, à mettre au compte des produits de base.

Ils auraient beau jeu d’avancer qu’à près de 1,9 billion de dollars, le PIB de l’Afrique ne représente que la moitié de celui de l’Inde et le quart de celui de la Chine.

Même le PIB de l’Afrique du Sud, dont l’économie est la plus grande du continent, ne représente, à 400 milliards de dollars, qu’à peu près la moitié de celui de la Turquie ou de l’Indonésie.

Cependant, faire l’éloge du nouveau dynamisme de l’Afrique ne veut pas dire méconnaître la pauvreté massive qui sévit sur le continent.

Reconnaître la dynamique nouvelle à l’œuvre en Afrique ne revient pas à masquer l’immense problème d’aggravation des inégalités croissantes, du chômage ou de l’exclusion, ni à perdre de vue le grand déficit d’infrastructures, l’insuffisance du capital humain et les problèmes de gouvernance et d’ordre institutionnel, qui entravent l’entreprise et l’investissement.

Vanter la nouvelle résilience de l’Afrique ne signifie pas passer sous silence ses vulnérabilités, internes comme externes.

Reconnaître que le taux de croissance économique de l’Afrique dépasse aujourd’hui son taux de croissance démographique n’est pas occulter le fait que le continent est un ensemble de 54 pays, divers par leurs ressources, leurs problèmes, leurs performances économiques et leurs perspectives d’avenir.

Célébrer l’excellente croissance économique de l’Afrique durant la décennie écoulée ne revient pas à méconnaître qu’au-delà de la croissance économique – assurément nécessaire -, ce qu’il faut à notre continent, c’est davantage la transformation économique.

Non, bien au contraire, nous sommes conscients de la nécessité de passer au niveau suivant.

Les dirigeants de l’Afrique et ses populations doivent se rendre compte de la nécessité de mettre en œuvre un programme plus large de transformation économique du continent, qui lui permettra de passer de la dépendance à l’égard d’une poignée de matières premières à la production de produits élaborés et à la diversification de sa base de production, jusque-là étroite.

Aujourd’hui, je voudrais vous faire part de nos points de vue sur ce que les pays doivent faire pour atteindre le niveau suivant, et sur le rôle de la Banque à cet égard.

« Transformation économique »

Pendant la décennie écoulée, la Banque a œuvré à la réalisation de trois objectifs intimement liés, à savoir :

Premièrement, la création de richesses par la croissance économique, le commerce et l’investissement ;

Deuxièmement, la réduction constante de la dépendance à l’égard de l’aide étrangère à travers la mobilisation de ressources sur les marchés mondiaux de capitaux et l’amélioration de l’attractivité pour les investissements ;

Troisièmement, l’ouverture de notre marché intérieur considérable de 1 milliard de personnes, par le biais d’une intégration plus poussée, qui permettrait de tirer des dividendes de la démographie.

À cette fin, notre stratégie a été ancrée dans quatre domaines, à savoir :

• La réduction du coût de faire des affaires ;

• La réduction des risques d’entreprise ;

• L’accroissement de la taille et de la diversité des marchés intérieurs de l’Afrique ;

• L’investissement dans le capital humain.

Cette stratégie, nous la mettons en œuvre à travers quatre autres domaines d’intervention étroitement liés :

• L’infrastructure, tant nationale que régionale, dans des secteurs tels que l’énergie, le transport et la connectivité ;

• L’intégration économique régionale, synonyme de levée des obstacles au commerce, qu’ils soient causés par l’homme ou physiques ;

• La promotion du développement du secteur privé ;

• L’enseignement supérieur, technique et scientifique.

Mais nous avons parfaitement compris aussi que l’Afrique est en concurrence avec d’autres régions du monde pour l’accès aux capitaux.

La stabilité du continent est un préalable absolu à cette fin.

Notre mission nous fait obligation de réduire au minimum les risques d’entreprise pour les investisseurs, africains comme étrangers.

Étant donné que nous n’avons pas de mandat politique, notre rôle s’articule autour des actions suivantes :

• Promouvoir la bonne gouvernance économique et l’édification d’institutions saines, ou l’émergence de ce qu’on appelle parfois des

« États capables » ;

• Aider les États fragiles, notamment ceux qui sortent de conflit, à reconstruire leur économie et à se stabiliser dans un laps de temps d’environ six ans.

C’est en gros ce que nous avons fait pendant la décennie écoulée.

Une récente étude indépendante réalisée à notre demande confirme la justesse de nos choix stratégiques.

Pour la prochaine décennie, dans le cadre de la consolidation de cette stratégie, l’infrastructure, qui représente 60 % de nos engagements, demeurera au centre de nos interventions.

L’infrastructure est au cœur de tout.

En effet, il n’est pas possible d’accroître les possibilités d’éducation pour notre jeunesse et de fournir des emplois, sans accès à l’électricité, au haut débit et à la connectivité.

Il n’est pas possible d’assurer la sécurité alimentaire et de s’élever dans la chaîne de valeur agricole, sans accès à une infrastructure de transport fiable qui permette de réduire les pertes après récolte.

Les villes africaines qui ne cessent de s’agrandir seraient inhabitables sans eau salubre, sans assainissement adéquat, sans approvisionnement fiable et économiquement abordable en électricité, et sans réseaux de transport en commun.

C’est la raison pour laquelle le guichet du secteur privé de la Banque a si rapidement pris de l’envergure et représente aujourd’hui 30 % des quelque huit milliards de dollars que nous engageons chaque année.

« Passer au niveau suivant »

Dans le cadre des efforts déployés pour réaliser ces priorités, nous devons nous attaquer à quatre nouveaux défis :

 Premièrement, soutenir une croissance inclusive et à base élargie en Afrique, tout réduisant les inégalités et en créant des emplois ;

 Deuxièmement, fournir des financements pour le développement, à un moment où la situation budgétaire des pays donateurs est étriquée, et parallèlement, trouver d’autres sources de financement ;

 Troisièmement, mettre les ressources de l’Afrique au service de son développement, qu’il s’agisse de ses ressources naturelles, de ses marchés financiers ou de ses ressources intérieures.

 Enfin, face à l’épuisement du capital naturel, adapter nos économies au changement climatique et saisir les opportunités offertes par l’économie verte.

Étant donné la diversité de l’Afrique, nous adaptons notre approche à chaque pays en tenant compte des atouts et dynamiques spécifiques de chaque région.

Par souci de simplicité, qu’il me soit permis de classer les pays du continent cette fois-ci en cinq catégorie, à savoir :

 La région d’Afrique du Nord ;

 Les pays à revenu intermédiaire ;

 Les pays riches en pétrole et en gaz ;

 Les pays à faible revenu d’Afrique subsaharienne ;

 Les États fragiles, y compris ceux qui sont en situation de conflit ou qui sortent de conflit.

« Afrique du Nord »

Premièrement, permettez-moi de parler de l’Afrique du Nord.

Il s’agit d’une région dotée de ressources naturelles, avec une croissance démographique rapide, des taux de chômage élevés et un degré très limité d’intégration régionale. La région traverse aussi une transition historique délicate.

Les transitions de ce type sont fort prometteuses d’un grand avenir, mais elles ont aussi un lourd coût économique à court terme.

Les effets combinés du ralentissement de l’économie mondiale et de l’affaiblissement de la performance intérieure vicient les fortes attentes sociales, au moment où les paravents et coussins économiques internes sont déjà extrêmement érodés.

Tous les défis que j’entrevois dans cette région tournent autour d’un seul impératif : l’emploi, encore l’emploi et toujours l’emploi.

Ces défis sont : la stabilisation macroéconomique, la mise en place de filets de sécurité bien ciblés en faveur des pauvres, la définition d’une orientation stratégique à long terme cohérente, et la mise en œuvre de réformes orientées vers la croissance.

Au lendemain d’une révolution, le rétablissement de la confiance prend du temps.

C’est un défi dont nous connaissons l’ampleur dans toutes ses dimensions : politique, sociale et culturelle.

Pour le relever, il faut mettre rigoureusement en œuvre les accords conclus avec les institutions financières internationales (IFI).

En ce moment même, le Gouvernement égyptien est en pourparlers avec les IFI, y compris la BAD.

Je me félicite des progrès réalisés dans ces négociations ainsi que de la détermination du Gouvernement égyptien à aller de l’avant.

De même, j’aimerais saluer la solide coopération entre les IFI et la Tunisie ainsi que le Maroc.

Je le sais : certaines mesures et politiques nécessaires ne sont pas faciles.

Mais, pour être probablement impopulaires sur le court terme, elles n’en sont pas moins indispensables.

L’Afrique du Nord représente 48 % de notre portefeuille total.

Il s’agit essentiellement, en l’occurrence, du Maroc, de l’Égypte, de la Tunisie et de la Mauritanie.

La Libye et l’Algérie demeurent des membres non emprunteurs de la Banque.

Nous avons accompagné cette région dans sa transition depuis le début, et nous avons fourni un appui budgétaire important à la Tunisie, et nous devrions continuer à le faire.

Au cours des trois dernières années cruciales de tourmente, nos approbations totales en faveur de cette région se sont élevées à 5,1 milliards de dollars.

« Grands pays à revenu intermédiaire ouverts »

La deuxième des cinq catégories de pays de mon classement est celle des pays émergents, qui sont très ouverts et qui sont bien intégrés aux marchés internationaux, à savoir l’Afrique du Sud, le Maroc, Maurice, la Namibie et quelques autres encore.

Ce sont des économies qui pâtissent des turbulences de l’économie mondiale, à travers la diminution des investissements de portefeuille, des échanges commerciaux, de l’investissement direct étranger et des flux touristiques.

Ces économies ont enregistré une performance relativement plus lente, du fait de la morosité de l’économie mondiale.

Dans cette catégorie de pays, les principaux enjeux portent sur la mise en place en place de politiques contracycliques à court terme, et sur la mise en œuvre de réformes structurelles et la promotion de la compétitivité, à plus long terme.

Comme dans le cas des pays d’Afrique du Nord, chacune de ces économies doit s’attaquer à des défis liés à des inégalités criantes, à la création d’emplois et à l’éducation.

« Pays riches en pétrole et en gaz »

J’en viens maintenant à la troisième catégorie de pays, celle des pays riches en pétrole et en gaz.

Que ce soit en Afrique du Nord ou en Afrique subsaharienne, de nombreux pays sont bien nantis en ressources naturelles, et l’on enregistre de nouvelles découvertes.

En dépit du ralentissement mondial, les cours et les volumes des exportations se maintiennent à des niveaux historiquement élevés.

Cette situation a fait tomber une manne substantielle en faveur des pays producteurs, les hissant, statistiquement parlant, au rang de pays à revenu intermédiaire.

Afin de favoriser une croissance à base élargie, ces pays doivent maintenant assurer une gestion judicieuse de leurs revenus, diversifier leurs économies, construire des infrastructures et investir dans le capital humain.

Le fameux « syndrome hollandais » est plutôt la conséquence de mauvaises politiques.

Il ne relève aucunement de la fatalité.

À travers des instruments tels que la Facilité africaine de soutien juridique, la Banque fournit des conseils et un appui allant de la négociation de contrats à la définition de modèles de gestion du secteur du pétrole et du gaz.

Je remercie les gouvernements qui apportent des contributions à cette facilité et j’invite ceux d’entre vous en mesure de le faire à leur emboîter le pas.

« Pays à faible revenu d’Afrique subsaharienne »

La quatrième catégorie de pays de mon classement est constituée de pays en développement d’Afrique subsaharienne, désormais considérés comme les nouveaux marchés frontières.

Ici, nous avons un tableau général d’endurance liée à la mise en œuvre de politiques saines, à une demande interne robuste et aux exportations vers les marchés émergents.

Dans cette partie de l’Afrique, il est projeté une croissance pouvant aller jusqu’à 5,25 % en 2013.

Si l’Afrique du Sud est momentanément exclue, la croissance est en fait supérieure à 6 %.

Toujours est-il que les inégalités, l’exclusion et le chômage demeurent un sujet de préoccupation.

De même, certains pays sont confrontés à une inflation de plus en plus élevée et à l’épuisement des réserves, en raison de la flambée des prix des produits alimentaires et pétroliers.

Bon nombre d’entre eux ont fait leurs débuts sur les marchés de capitaux. Et la réponse a été favorable.

Les règles du jeu pourraient en être changées, à condition de bien déployer les ressources et de renforcer la gestion de la dette.

Ces pays sont exposés à un large éventail de chocs exogènes, à l’incapacité du système multilatéral de parvenir à un accord sur le commerce et, plus inquiétant encore, un accord sur le climat.

La majeure partie de l’Afrique vit des fruits de son environnement. Le financement de l’adaptation est manifestement insuffisant, et les négociations sur le financement du climat sont malheureusement lentes.

C’est un problème grave pour tous les pays, mais en particulier pour le pays à faible revenu, dont le développement est étroitement lié à la nature.

« États fragiles »

La dernière catégorie de pays de mon classement est celle des États fragiles. Il s’agit d’un groupe de pays africains où les progrès restent aléatoires et, dans certains cas, la pauvreté s’accentue.

Grâce à un guichet dédié du Fonds africain de développement, la Banque a pu venir en aide à ce groupe de pays.

Les bénéficiaires de cette aide ont été les États fragiles et les pays sortant de conflit. C’est le cas du Mali, de pays des Grands Lacs, d’Afrique centrale, du

Groupe du fleuve Mano, et, nous l’espérons pour bientôt, de la Corne de l’Afrique.

De fait, nous venons à peine de déployer un programme sans précédent en faveur de la Corne de l’Afrique.

Dans le cadre de ce programme, les organismes humanitaires spécialisés subviendront aux besoins d’urgence à court terme, tandis que nous veillerons, pour notre part, à développer la résilience à long terme.

La semaine dernière, j’ai rencontré les nouveaux chefs de la Commission de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique au siège de l’UA à Addis-Abeba.

Nous avons examiné ensemble comment renforcer notre coopération à ce sujet et sur de nombreux autres enjeux.

C’est le lieu de dire toute notre gratitude à ceux de vos pays qui sont membres du Fonds africain de développement et y contribuent régulièrement.

Le Fonds africain de développement est l’outil que nous avons déployé au fil des ans pour financer le développement de l’infrastructure, renforcer la riposte au changement climatique, intégrer les économies, accroître la sécurité alimentaire et développer le capital humain dans les 39 pays à faible revenu éligibles.

Le mois prochain démarre le processus de mobilisation des ressources du Fonds pour les trois prochaines années.

Je n’ignore pas les défis budgétaires du moment.

Je reste, malgré tout, persuadé qu’à peine deux ans avant la date butoir de 2015 fixée pour les OMD, nous pouvons fournir un effort spécial pour permettre à la Banque de poursuivre son mandat de transformation de la vie de millions d’habitants de notre continent.

« Retour à Abidjan »

Je voudrais, avant de conclure, aborder nos préparatifs pour le retour à Abidjan, note pays siège.

Cela fait 10 ans que nous bénéficions de l’hospitalité tunisienne.

Le peuple et le gouvernement tunisiens n’ont ménagé aucun effort pour permettre à la Banque de s’acquitter de sa mission.

Nous leur en serons éternellement reconnaissants.

Comme je vous l’ai déjà indiqué l’année dernière, maintenant que la situation se normalise en Côte d’Ivoire, nous préparons notre retour.

Dès que nos gouverneurs auront donné leur feu vert lors des Assemblées annuelles de Marrakech en mai, l’opération se mettra en branle progressivement.

La sécurité, le bien-être du personnel et la continuité des activités revêtent pour nous une importance primordiale.

Vous avez affaire à une institution résiliente, et je vous assure que l’opération sera menée avec beaucoup de professionnalisme.

Il y a lieu d’être fier de la Banque que nous avons bâtie ensemble. Une institution qui sait ce qu’il faut faire : qu’il s’agisse d’opérer des choix stratégiques, de réagir face aux crises ou de se positionner par rapport à l’avenir.

Malgré la crise financière, la Banque africaine de développement demeure très solide.

Il vous plaira de noter que le revenu de la Banque, sa liquidité et sa capacité à supporter le risque demeurent solides.

Elle a également conservé sa note triple A, ce qui est une réalisation de taille, qui n’aurait pas été possible sans le soutien de vos pays, actionnaires de la Banque.

Je saisis une fois de plus cette occasion pour vous présenter mes meilleurs vœux pour l’année 2013. Je me réjouis à la perspective de la poursuite de notre excellente coopération pendant les mois et les années à venir.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

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Comores / France

PARIS, France, 18 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Agenda hebdomadaire prévisionnel de M. Pascal CANFIN Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement

Agenda du lundi 21 au dimanche 27 janvier 2013

Lundi 21 janvier

10h00 Entretien avec M. Fouad MOHADJI, Vice-président de l’Union des Comores, en charge du Ministère de la Production, de l’Environnement, de l’Energie, de l’Industrie et de l’Artisanat, Convention

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SALUE LA DÉCISION PRISE PAR LE PRÉSIDENT DE LA TRANSITION MALGACHE DE NE PAS SE PRÉSENTER AUX PROCHAINES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES

NEW YORK, 18 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée, le 16 janvier, par le Porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général salue la décision prise par M. Andry Rajoelina, Président de la transition à Madagascar, de ne pas se présenter aux prochaines élections présidentielles prévues en mai 2013.

La décision du Président Rajoelina, ainsi que l’engagement auparavant pris par l’ancien Président Marc Ravalomanana, devraient contribuer à faciliter la tenue d’élections libres et crédibles pour mettre fin à la transition. Il sera important que soit respecté le calendrier électoral adopté par la Commission électorale nationale indépendante de la transition (CENIT).

Il est également essentiel que la feuille de route signée en 2011 pour mettre fin à la crise, en particulier ses dispositions relatives aux mesures de confiance, soit pleinement mise en œuvre.

Les Nations Unies restent disposées à continuer de soutenir le Gouvernement et le peuple malgaches.

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Mali : la situation humanitaire des populations est inquiétante

GENEVE, Suisse, 18 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Les populations du centre et du nord du Mali, déjà sérieusement éprouvées par une crise qui dure depuis un an, subissent les conséquences directes du conflit, qui est entré dans une nouvelle phase au cours des huit derniers jours.

Dans les zones touchées par les combats, et plus particulièrement dans le centre du pays, on observe des déplacements de populations.

« Plus de 550 personnes ayant fui la ville de Konna et ses environs ont été recensées à Sévaré. Une partie de la population de Konna aurait fui vers l’autre rive du fleuve Niger, tandis qu’une autre serait restée sur place », affirme Philippe Mbonyingongo, chef de la sous-délégation du CICR à Mopti.

Le sort des civils dans les villes de Konna et de Diabali est source d’inquiétude. Le CICR et la Croix-Rouge malienne, qui à ce jour n’ont pas accès à ces deux localités, vont tenter d’évaluer la situation humanitaire dans des villages proches des zones de combat.

« Notre priorité est de venir en aide aux personnes déplacées et aux blessés », affirme Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation régionale du CICR pour le Mali et le Niger. « Nous suivrons également de près les aspects liés à la protection de la population civile et au respect des blessés et des personnes capturées », ajoute-t-il.

Le CICR travaille au centre et au nord du Mali en étroite collaboration avec la Croix-Rouge malienne et ses volontaires. Il compte une centaine de collaborateurs à Mopti, Gao, Kidal et Tombouctou.

Dans les pays limitrophes, le CICR et les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge suivent de près la situation des réfugiés, en particulier en Mauritanie, en Algérie et au Burkina Faso.

Depuis le 10 janvier 2013, le CICR a également :

• remis du matériel médical et chirurgical à l’hôpital de Sévaré ;

• soutenu l’hôpital de Gao, par la présence sur place d’un chirurgien et d’un anesthésiste et par la fourniture de médicaments et de matériel médical pour traiter jusqu’à 300 blessés ainsi que de matériel électrique ;

• fourni 40 000 litres de carburant à la centrale électrique de Gao afin d’assurer l’approvisionnement en eau et couvrir ainsi les besoins pour deux semaines ;

• positionné des stocks de vivres à Mopti pour nourrir jusqu’à 10 000 familles.

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Participation de Laurent Fabius, au sommet de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Abidjan, 19 janvier 2013)

PARIS, France, 18 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, se rendra le 19 janvier à Abidjan, où il représentera le président de la République, pour participer en tant qu’invité, au sommet de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest.

Ce sommet est d’une importance particulière, au moment où l’Afrique de l’Ouest se mobilise pour déployer, sur le terrain, au Mali, les premiers éléments de la Mission internationale de soutien au Mali, telle que définie par la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies.

La participation du ministre des Affaires étrangères à cette réunion permettra de faire le point avec nos partenaires africains sur les développements politiques et militaires en cours au Mali.

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Soudan / Soudan du Sud – Retrait des troupes sud-soudanaises de la zone démilitarisée (18 janvier 2013)

PARIS, France, 18 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La France salue l’annonce par le gouvernement du Soudan du Sud de son retrait de la zone démilitarisée à la frontière avec le Soudan. Il s’agit de la première action concrète dans l’application des accords signés le 27 septembre 2012 avec le Soudan et des décisions prises par les deux présidents lors de leur rencontre à Addis Abeba le 5 janvier.

La France invite le Soudan et le Soudan du Sud à poursuivre sur cette voie de normalisation en mettant intégralement en œuvre les accords signés précédemment. Il les invite également à appliquer sans tarder la feuille de route de l’Union Africaine et la résolution 2046 du Conseil de sécurité en trouvant rapidement un accord sur les questions en suspens, dont celles d’Abyei et du tracé de la frontière.

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A quelques heures de l’ouverture de la CAN ORANGE 2013, certains téléspectateurs africains ne sont pas encore sûrs de suivre les matches

PARIS, France, 18 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — LC2 – AFNEX remercie les sponsors et certaines télévisions qui ont accueillis avec un esprit d’ouverture la démarche innovante qu’elle a mise en place, basée sur un dialogue respectueux et confiant.

A quelques heures de l’ouverture de la CAN ORANGE 2013, certains téléspectateurs africains ne sont pas encore sûrs de suivre les matches du 19 janvier au 10 février 2013, ni sur leur télévision nationale par voie hertzienne, ni sur d’autres télévisions africaines par satellite en débordement illégal. En effet certaines télévisions africaines prétendent, systématiquement à chaque CAN, que le montant des droits de diffusion est trop cher, renonçant ainsi à sa diffusion sur leur territoire. C’est leur choix et nous le respectons.

Cette réaction illustre une méconnaissance ou une méfiance vis-à-vis du modèle économique existant qui, s’il est appliqué avec pertinence, comme sous d’autres cieux, permettra aux télévisions africaines de rentabiliser les coûts d’acquisition et de diffusion des matches en commercialisant les espaces publicitaires télévisés auprès d’annonceurs locaux ou internationaux.

En effet, LC2 – AFNEX et ses partenaires, du fait de leurs implantations internationales et de leurs connaissances des différents acteurs du marché africain, constatent que des sponsors locaux et/ou internationaux dont 22 entreprises identifiées avec un chiffre d’affaires annuel moyen de plus de 106 milliards d’euro dans 8 secteurs d’activité commerciales, souhaitent augmenter leur exposition médiatique pendant les compétitions de la CAF.

Il est donc évident que grâce à ce modèle économique, le Football africain devient créateur de richesses pour les télévisions et les annonceurs en les rapprochant plus des supporteurs et des populations qui sont tous des téléspectateurs et des clients.

Conscient de cette situation, parfois ubuesque, LC2 – AFNEX poursuit sa mission dans l’intérêt du football africain. Après avoir développé un réseau technique adapté et un centre de formation, tous deux dédiés essentiellement au sport, LC2 – AFNEX, à l’occasion de la CAN 2013, vient de favoriser l’application de ce mécanisme entre les acteurs avec pour objectif d’apporter une plus grande visibilité aux sponsors et une augmentation des revenus aux télévisions pour acquérir et produire des programmes sportifs.

LC2 – AFNEX salue la volonté des acteurs qui œuvrent pour la mise en place d’un modèle économique prospère et durable pour le sport africain.

LC2 – AFNEX remercie d’abord les autorités et personnalités diverses qui l’ont toujours soutenu depuis 16 ans. S’agissant de la CAN ORANGE 2013, LC2 – AFNEX témoigne aussi sa gratitude envers celles et ceux qui favorisent les discussions entre les acteurs économiques locaux et les télévisions avec une mention spéciale pour les autorités et personnalités de la Gambie (dont l’équipe nationale n’est pourtant pas qualifiée) et celles du Cap Vert (dont l’équipe nationale est qualifiée) pour leur soutien exceptionnel à ce nouveau modèle économique, dont les résultats ont été immédiats et bénéfiques pour tous.

LC2 – AFNEX formule enfin ses vœux pour que les télévisions du Nigéria, de l’Ethiopie, de la Zambie et du Mozambique adhèrent audit mécanisme adapté et générateur de revenus qui s’étendra bien au delà d’une CAN, pour le bonheur du football, des médias et des populations africaines.

Vivons tous la CAN ORANGE 2013 dans des conditions respectueuses de l’économie du sport en Afrique (www.sportecoafrique.com).

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour LC2-AFNEX.

LC2-AFNEX : Rédouane AMRAOUI + 33 6 86 14 23 03 E-mail : ram@afnex.net

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