Algérie – Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 23 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

Q – Après la prise d’otages, quelle est la teneur des discussions avec les autorités algériennes concernant le Mali et la nécessité d’éradiquer les islamistes ? L’Algérie se montre-t-elle plus enthousiaste pour participer activement à l’opération au Mali ?

R – Le Premier ministre Sellal a fait des déclarations très claires. Et même si j’ai toujours quelques scrupules à citer d’autres autorités que les miennes, ces déclarations indiquent que, s’il n’entend pas envoyer de troupes algériennes au Mali, il partage les objectifs français s’agissant de la crise malienne et la lutte contre le terrorisme.

Q – Un Français est mort et 3 ravisseurs ont été pris par les autorités algériennes. Envisagez-vous de demander aux autorités algériennes d’envoyer des enquêteurs français en Algérie ?

R – En effet, il y avait 4 otages français dont un qui, malheureusement, n’est pas revenu. Nous avons des contacts avec les Algériens, mais je n’entrerai pas dans les détails de ce que nous sommes susceptibles de leur demander. Cela relève de la lutte contre le terrorisme et du travail des services de renseignements notamment.

Q – Avez-vous de nouvelles informations sur la présence d’un ravisseur français ?

R – Il n’y a rien de nouveau depuis ce qu’avait déclaré M. Valls. Si j’en crois les indications données par les Algériens, je ne vois plus de Français au nombre de ceux qui sont cités.

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Mali – Déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 23 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay

Q – Le MNLA se dit prêt, par voie de presse, à se battre aux côtés des Français et des Maliens contre les insurgés. Avez-vous eu une communication officielle du MNLA ?

R – Une remarque générale tout d’abord pour replacer cette question dans le cadre plus général fixé par les trois résolutions successives du Conseil de sécurité. Figure notamment dans ces résolutions la nécessité pour les autorités maliennes d’engager un dialogue politique avec les groupes rebelles non-terroristes du Nord, c’est-à-dire ceux qui respectent les deux conditions fixées par ces résolutions : la reconnaissance de l’intégrité territoriale du Mali et le renoncement à la violence.

Toute déclaration allant dans ce sens est une bonne chose, étant entendu qu’il faut qu’il y ait des faits derrières les mots. Nous l’avions rappelé ici, à l’occasion de réunions qui s’étaient tenues à la demande d’une délégation du MNLA de passage à Paris. Ce message avait été passé de manière très claire.

Pour le reste, non, il n’y a pas eu à ma connaissance de communication officielle à la suite de ces déclarations, que j’ai lues comme vous dans les dépêches d’agences.

Q – Avez-vous une réaction après les déclarations du Président égyptien hier, dans lesquelles il condamnait l’usage de la violence par les Français au Mali ?

R – Il faut rappeler tout d’abord que nous sommes – France et Egypte – d’accord sur les priorités que la communauté internationale s’est fixée pour le Mali, au moins sur quatre points essentiels : la nécessité d’assurer l’intégrité territoriale au Mali ; la nécessité d’assurer la stabilité de la région et d’éviter que la crise, par contagion, n’affecte les pays limitrophes ; la nécessité d’une solution politique au Mali ; enfin, la nécessité de lutter contre le terrorisme. En d’autres termes, je crois pouvoir dire que l’Egypte et la France partagent les objectifs fixés par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, toutes trois adoptées sous le chapitre 7 de la Charte, et à l’unanimité.

Il faut certainement par ailleurs que, dans les contacts étroits que nous avons avec les autorités égyptiennes – aussi bien ici depuis Paris que via notre ambassade au Caire – nous poursuivions nos discussions de façon qu’elles partagent notre analyse sur la gravité de ce qui se joue aujourd’hui au Mali et sur la nécessité urgente d’y remédier.

Q – Comment on peut expliquer ces critiques, alors qu’une visite du président égyptien est prévue à Paris ?

R – Ce n’est pas à moi d’expliquer les propos du Président Morsi, d’en faire l’exégèse et d’en détailler les ressorts. C’est à moi, en revanche, de vous dire ce que nous comptons faire. J’insiste sur la nécessité de cette pédagogie sur les raisons de notre intervention en urgence au Mali. Concernant la visite du Président Morsi à Paris, le Mali figurera certainement au nombre des sujets abordés avec lui.

Q – Je ne comprends pas pourquoi vous êtes réticent à exprimer le fond de votre pensée sur cette position assez critique du président égyptien.

R – Je viens de vous dire le fond de ma pensée : si je lis correctement les déclarations du Président Morsi, il faut manifestement que nous nous expliquions encore davantage.

Cette position, telle qu’il l’exprime, est manifestement minoritaire. Quand on met en effet bout à bout, sous différentes formes, les manifestations de soutien de la communauté internationale, nous avons un très large consensus, dans les différentes enceintes internationales comme dans nos contacts bilatéraux. Et cela va très au-delà du seul soutien de principe, comme en témoignent les contributions de nos partenaires, à un titre ou à un autre.

Q – Quel est la différence entre votre stratégie au Mali et les stratégies mises en oeuvre par les Américains, qui ont été un grand échec. Ils ont investi 600 millions de dollars pour former l’armée malienne… Au-delà de votre stratégie militaire, qu’allez-vous faire différemment pour que ça réussisse cette fois-ci ?

R – Il faut distinguer le très court et le plus long terme.

Le premier impératif – et cela a été dit de manière très claire par le président de la République mais aussi par les ministres des affaires étrangères et de la défense – était de répondre à une urgence immédiate. Si nous n’étions pas intervenus, c’est le Mali qui disparaissait et qui passait sous l’emprise totale de groupes terroristes. Avec des conséquences graves non seulement pour ce pays, pour la région, mais au-delà pour nous, Européens, Français et d’autres encore. Ce premier volet était absolument nécessaire. Nous ne prétendons pas qu’il soit suffisant.

A moyen ou long terme, il y a deux autres objectifs, au-delà du seul objectif sécuritaire : un objectif politique et un objectif humanitaire ou de développement, qui sont les véritables conditions d’une stabilité durable pour ce pays. Il s’agit à la fois de conditions relevant directement de la responsabilité des autorités maliennes (pour la feuille de route, le processus électoral, le dialogue politique en direction des populations du nord du pays) et d’un aspect de développement qui engage les Nations unies et l’Union européenne notamment

Ma troisième remarque, c’est que nous sommes tous aujourd’hui d’accord pour dire qu’il faut une stratégie plus globale en direction de cette région. C’est non seulement le Mali qui est en jeu, mais toute la zone du Sahel. Il n’y a pas de sécurité sans développement et pas de développement sans sécurité. C’est ce constat, unanimement partagé, qui inspire par exemple la stratégie pour le Sahel adoptée par l’Union européenne.

Q –Quels sont les objectifs de la réunion d’Addis-Abeba prévue dans les prochains jours ?

R – C’est une réunion très importante. Cette conférence de donateurs portera sur l’utilisation et l’approvisionnement des deux « trust funds » créés ou en passe de l’être, respectivement au bénéfice des forces armées maliennes et de la MISMA. Pour vous donner un ordre d’idée, et même si ce sont des chiffres à affiner, on estime le besoin pour les forces armées maliennes à environ 120 millions d’euros et pour la MISMA à 220 millions d’euros en année pleine.

L’effort qui est en train de se mettre en place doit être soutenu dans la durée : la mobilisation internationale doit donc porter non seulement sur la mise à disposition de troupes ou de moyens logistiques, elle doit aussi s’exprimer par un volet financier, qui est l’objet de la réunion d’Addis-Abeba.

Q – Peut-on avoir des précisions sur ces chiffres ?

R – Ce sont des ordres de grandeur. Ils seront affinés, notamment à New York par le secrétaire général des Nations unies dans les jours qui viennent.

Q – Avez-vous arrêté votre contribution pour la France ?

R – Pas encore. Nous sommes dans une situation un peu particulière. Il faut aussi que nous prenions en compte les coûts que nous avons déjà engagés ou que nous sommes en train d’engager.

Q – Cela sera en plus de l’aide européenne de 50 millions d’euros qui a déjà été débloquée ?

R – Pour ce qui concerne l’Union européenne, les premières ébauches avaient été faites sur l’hypothèse d’un déploiement de la MISMA à hauteur de 3 300 hommes. On est très au-delà aujourd’hui. Il faut donc prendre en compte cette augmentation.

Q – Est-ce Ban Ki-moon qui présidera la réunion d’Addis-Abeba ?

R – A ma connaissance oui. Mais tout cela n’est pas encore complètement confirmé, donc c’est à lui qu’il faut poser la question. C’est sous l’égide de l’ONU.

Q – Avez-vous des informations sur des exactions? Il y aurait eu à Sévaré des exécutions sommaires de djihadistes ou de Touaregs.

R – Je n’ai pas confirmation de ces informations. Une chose est sûre, c’est que nous serons très vigilants sur ce point. Il est hors de question que nous acceptions aucune forme de violation des droits de l’homme. Nous sommes très attentifs à ce qu’il n’y ait aucun dérapage ou exaction à l’occasion ou en marge des opérations qui se déroulent aujourd’hui.

C’est d’ailleurs la France qui avait insisté pour que des dispositions relatives au respect des droits de l’homme soient inscrites dans la résolution 2085. Cela vise les exactions qui pourraient être commises aussi bien à l’encontre de combattants que des populations civiles. Toute forme d’exaction serait à nos yeux inacceptable et il n’y aura aucune espèce d’impunité.

Q – Sur le plan militaire, le ministre de la Défense a dit il y a deux jours que l’objectif est de recouvrer la totalité du territoire malien. Est-ce que vous allez attendre l’arrivée des troupes africaines pour aller au-delà de la ligne de stabilisation ?

R – L’objectif est bien celui de la restauration de l’intégrité territoriale du Mali et de sa souveraineté sur l’entièreté de son territoire. Les opérations, pour l’instant, sont concentrées sur la ligne Ouest-Est avec Mopti au centre parce que cette ligne, si elle avait été franchie, aurait ouvert la porte de Bamako. La première priorité militaire, c’était en effet de stopper l’avancée des groupes terroristes qui descendaient dans cette zone-là. Il y a eu également des frappes aériennes plus au Nord, notamment à Gao pour couper les lignes de ravitaillement des groupes venus du Nord. Notre objectif reste de passer le relais aux forces armées maliennes, appuyées par la force africaine qui est en cours de déploiement. Ce sont ces forces qui remonteront ensuite vers le Nord, avec l’appui français si nécessaire.

Q – Pour ces frappes et l’utilisation de vos avions basés au Tchad et en dehors du Mali, qu’avez-vous invoqué comme accord technique ou militaire?

R – Je vous renvoie au ministère de la Défense.

Q – Est-ce que vous confirmez le transport de militaires américains vers le Mali ? Un avion C17 américain transportant des soldats américains et du matériel aurait décollé d’Istres. Cela a été confirmé par le porte-parole de l’Africom à Stuttgart.

R – Je ne peux pas vous le confirmer. Je n’ai pas vu la dépêche. Je sais en revanche qu’il y a des discussions avec les Américains sur le volume et la nature de l’aide qu’ils peuvent nous apporter.

Q – Est-ce que ça s’est concrétisé avec les Russes pour l’aide sur le volet transport ?

R – C’est en cours de discussion avec eux.

Q – Est-ce que la France est prête à se lancer dans une reconquête du Nord-Mali toute seule, ou bien avec l’appui international qu’elle a en ce moment ?

R – Le rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali est un objectif fixé par la communauté internationale dans la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies. L’intervention française est justifiée, c’était son premier objectif, par la nécessité de stopper la descente des groupes terroristes vers le Sud, et de les stopper dans les environs de Mopti. Au-delà, il a toujours été entendu que la France passerait le relais aussi vite que possible à la force africaine, appuyant les forces armées maliennes.

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Entretien Mme Benguigui et le président de la République du Cap Vert

PARIS, France, 23 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay

Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie s’est entretenue le 21 janvier 2013 avec M. Jorge Carlos Fonseca, président de la République du Cap-Vert.

L’entretien a été consacré aux relations bilatérales entre la France et le Cap-Vert et au développement de la collaboration franco-capverdienne dans les domaines culturel, éducatif et linguistique.

Le président de la République du Cap-Vert et la ministre déléguée à la Francophonie ont également abordé la situation au Mali et ont émis le souhait de renforcer le dialogue politique entre les deux pays.

M. Jorge Carlos Fonseca a, par ailleurs, invité la ministre déléguée à se rendre officiellement au Cap-Vert. Mme Benguigui a accepté cette invitation.

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DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR L’ATTENTAT TERRORISTE PERPÉTRÉ À IN AMENAS

NEW YORK, 22 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, M. Masood Khan (Pakistan):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné avec la plus grande fermeté l’attentat terroriste qui a été perpétré à In Amenas (Algérie) le 16 janvier et a fait un grand nombre de morts et de blessés. Ils ont exprimé leur profonde sympathie et présenté leurs sincères condoléances aux victimes de cet acte odieux et à leur famille, ainsi qu’aux peuples et aux gouvernements de l’Algérie et des pays dont des ressortissants ont été touchés.

Les membres du Conseil ont souligné que les auteurs, organisateurs et commanditaires de cet acte de terrorisme inqualifiable, ainsi que ceux qui les ont financés, doivent être traduits en justice et demandé instamment à tous les États, agissant conformément aux obligations que leur imposent le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil, de coopérer activement avec les autorités algériennes à cette fin.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constitue l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales et que tout acte de terrorisme est un crime inqualifiable, quels qu’en soient les motifs, le lieu, l’époque et l’auteur.

Les membres du Conseil ont également redit leur ferme volonté de lutter contre toutes les formes de terrorisme, conformément aux responsabilités que leur assigne la Charte des Nations Unies.

Les membres du Conseil ont rappelé que les États Membres doivent veiller à ce que les mesures qu’ils prennent pour lutter contre le terrorisme soient conformes aux obligations mises à leur charge par le droit international, en particulier le droit international des droits de l’homme, le droit des réfugiés et le droit international humanitaire.

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Entretien entre Yamina Benguigui, Jorge Carlos Fonseca, président de la république du Cap-Vert (21 janvier 2013)

PARIS, France, 22 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie s’est entretenue le 21 janvier 2013 avec Jorge Carlos Fonseca, président de la République du Cap-Vert.

L’entretien a été consacré aux relations bilatérales entre la France et le Cap-Vert et au développement de la collaboration franco-capverdienne dans les domaines culturel, éducatif et linguistique.

Le président de la République du Cap-Vert et la ministre déléguée à la Francophonie ont également abordé la situation au Mali et ont émis le souhait de voir se renforcer le dialogue politique entre les deux pays.

Jorge Carlos Fonseca a, par ailleurs, invité la ministre déléguée à se rendre officiellement au Cap-Vert. Mme Benguigui a accepté cette invitation.

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DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR L’ATTENTAT TERRORISTE PERPÉTRÉ À IN AMENAS

NEW YORK, 22 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, M. Masood Khan (Pakistan):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné avec la plus grande fermeté l’attentat terroriste qui a été perpétré à In Amenas (Algérie) le 16 janvier et a fait un grand nombre de morts et de blessés. Ils ont exprimé leur profonde sympathie et présenté leurs sincères condoléances aux victimes de cet acte odieux et à leur famille, ainsi qu’aux peuples et aux gouvernements de l’Algérie et des pays dont des ressortissants ont été touchés.

Les membres du Conseil ont souligné que les auteurs, organisateurs et commanditaires de cet acte de terrorisme inqualifiable, ainsi que ceux qui les ont financés, doivent être traduits en justice et demandé instamment à tous les États, agissant conformément aux obligations que leur imposent le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil, de coopérer activement avec les autorités algériennes à cette fin.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constitue l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales et que tout acte de terrorisme est un crime inqualifiable, quels qu’en soient les motifs, le lieu, l’époque et l’auteur.

Les membres du Conseil ont également redit leur ferme volonté de lutter contre toutes les formes de terrorisme, conformément aux responsabilités que leur assigne la Charte des Nations Unies.

Les membres du Conseil ont rappelé que les États Membres doivent veiller à ce que les mesures qu’ils prennent pour lutter contre le terrorisme soient conformes aux obligations mises à leur charge par le droit international, en particulier le droit international des droits de l’homme, le droit des réfugiés et le droit international humanitaire.

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Rapport d’Oxfam : la situation des refugiés maliens pourrait se détériorer avec l’intensification des combats.

PARIS, France, 22 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Selon un rapport publié aujourd’hui par Oxfam, l’effort humanitaire en faveur de plus de 147 000 réfugiés maliens pourrait être perturbé du fait de l’intensification des combats, sans un changement significatif dans la façon dont les opérations d’aide sont organisées.

Alors que le conflit s’intensifie – offensive des groupes armés contrôlant le nord, intervention récente des forces armées françaises et maliennes, déploiement en cours de la mission internationale de soutien au Mali (Misma) autorisée par les Nations unies – Oxfam souligne les conditions particulièrement difficiles dans lesquelles vivent des dizaines de milliers de Maliens et Maliennes, et met en garde contre une possible détérioration de leur situation.

Dans un contexte marqué par les difficultés rencontrées par les organisations humanitaires pour satisfaire les besoins élémentaires des populations, Oxfam est préoccupée par les conditions de vie des réfugiés maliens qui ont fui leurs foyers depuis l’année dernière et vivent dans les pays voisins.

Depuis un an, environ 147 000 civils ont fui le nord du Mali et trouvé refuge dans les pays limitrophes tels que le Burkina Faso, le Niger ou encore la Mauritanie. Dans son rapport intitulé « Les refugiés du conflit malien : répondre à l’aggravation de la crise », Oxfam souligne que les réfugiés doivent faire face à un certain nombre de menaces telles que l’enrôlement forcé par les groupes armés actifs dans le nord du Mali. Le rapport souligne que, avant-même la récente escalade des combats, l’insécurité était grandissante dans les pays hôtes, faisant courir des risques importants aux réfugiés et aux populations hôtes.

On compte plusieurs milliers de nouveaux déplacés dans le sud du Mali depuis l’intensification des combats, qui s’ajoutent aux de 220 000 personnes déplacées depuis l’année dernière. Le manque d’information en provenance du nord signifie que ces chiffres pourraient être encore plus élevés. Il est en effet probable que beaucoup plus de personnes aient dû fuir leur foyer mais restent dans la zone tenue par les groupes armés.

Oxfam souligne que le taux de malnutrition infantile dans certains camps de réfugiés dépasse largement le seuil d’urgence de 15% fixée par l’Organisation mondiale de la santé. Au Niger par exemple, la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans atteint 21%.

Les communautés hôtes dans ces pays étaient déjà elles-mêmes confrontées à des pénuries de vivres ainsi qu’aux conséquences de la sécheresse et de la crise alimentaire de l’année dernière.

« Après avoir fourni pendant presque un an de l’assistance à des dizaines de milliers de personnes répartis dans quatre pays, les ONG peinent à répondre à leurs besoins. Il est capital de garantir que les populations qui laissent tout derrière elles pourront continuer à bénéficier de cette aide », souligne Nicolas Vercken, d’Oxfam France. « Nous appelons les pays voisins du Mali à ne pas fermer leurs frontières afin de permettre le passage des réfugiés. L’ONU doit faire preuve du leadership nécessaire pour gérer les conséquences du conflit sur les réfugiés maliens et leurs hôtes. »

Oxfam souligne également les difficultés éprouvées ces derniers mois pour répondre à cette crise. Bien que les communautés hôtes, les pays voisins et les organisations humanitaires aient fourni une assistance vitale aux réfugiés, la montée en puissance de la réponse humanitaire a été particulièrement difficile et lente en raison de difficultés logistiques, de capacités limitées des organisations humanitaires sur place en matière d’aide aux refugiés, et de la faible présence du Haut commissariat aux réfugiés dans la région, au moins dans les premiers temps de la réponse. Près d’un an après le début du conflit dans le nord du Mali, le rapport d’Oxfam affirme que les besoins essentiels ne sont toujours pas couverts, en particulier dans les domaines de la nutrition, de la protection et de l’éducation.

« Mettre en œuvre une réponse adéquate pour les refugiés dans la région sahélienne est particulièrement difficile, et il est évident que cela sera encore plus ardu s’il y a un nouveau flux significatif de refugiés en Mauritanie, au Niger et au Burkina Faso. Dans le même temps, au Mali ceux qui n’ont pas réussi à fuir ont besoin d’une aide essentielle pour leur survie. Il faut que les parties impliquées dans le conflit garantissent notre accès aux régions où ces personnes vivent », explique Caroline Baudot, d’Oxfam, l’auteur du rapport.

En prévision de l’augmentation probable du flux de réfugiés et de l’augmentation des besoins inhérents, Oxfam affirme que les organisations humanitaires doivent rapidement adapter leurs programmes afin de soutenir les communautés hôtes et les réfugiés issus de communautés pastorales, lesquels sont arrivés avec des dizaines de milliers de têtes de bétail, augmentant considérablement la pression sur les ressources locales déjà limitées et les tensions entre réfugiés et communautés locales. En certains endroits, le nombre de réfugiés est plus important que celui des membres de la communauté d’accueil, comme par exemple en Mauritanie, à Bassikounou, une ville qui compte 42 000 habitants, tandis que le camp de réfugiés voisin accueille 54 000 personnes.

« Les gens aspirent à pouvoir rentrer chez eux. Mais les réfugiés sont également lucides : après avoir été déplacés pendant des décennies, ils ne rentreront pas chez eux sans paix durable. En fin de compte, ce qu’ils nous disent c’est que les causes profondes du conflit doivent être résolues avant qu’ils puissent envisager un retour », conclut Nicolas Vercken, d’Oxfam France.

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Afrik-foot vous fait vivre en direct la CAN 2013!

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Afrik-foot.com (http://www.afrik-foot.com), le portail de l’actualité du football africain vous fait vous fait vivre en direct la 29 ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations qui se tient du 19 janvier au 10 février 2013 en Afrique du Sud.

Pour cette compétition exceptionnelle, la rédaction d’Afrik-foot.com permet aux passionnés :

– de suivre les matches en direct avec évolution des scores minute par minute

– des sujets avant et après chaque match et des articles sur les coulisses et les “A côtés”

– le classement des groupes par fiche et par équipe

– des interviews exclusives des joueurs et les retranscriptions des conférences de presse

– les pronostics des matches par des joueurs professionnels

• LANCEMENT DE L’APPLI MOBILES « AFRIK-FOOT » : disponible depuis cette semaine sur tous les smartphones, les applis mobiles d’AFRIK-FOOT.COM sont aujourd’hui le moyen le plus simple et le plus efficace de rester en permanence en lien avec l’actualité de la CAN 2013 en France et partout dans le monde!

• En étroite relation avec la rédaction d’AFRIK-FOOT.COM, L’AGENCE AFRIK.TV suit au quotidien depuis l’Afrique du Sud tous les rebondissements de la CAN, ses A côtés, ses moments forts, pour proposer des reportages originaux à toutes les télévisions abonnées à son fil de reportages.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour le groupe AFRIK.

A propos du groupe AFRIK

Afrik-foot.com, le portail de l’actualité du football africain a été créé en 2010, suite à la première Coupe du Monde en Afrique du Sud. Avec près de 2 millions de visites, Afrik-foot.com a su s’imposer comme le leader de l’actualité du football africain. Plus d’infos sur http://www.afrik-foot.com

Afrik.com

En 13 ans, le quotidien en ligne Afrik.com a su s’imposer comme le leader de l’information sur le continent, référencé en tête des sources d’information sur l’Afrique, il est lu par plus d’un million et demi d’internautes mensuels et géré par une équipe pluraliste de journalistes et d’hommes et de femmes de médias africains… Plus d’infos sur http://www.afrik.com

Agence Afrik.tv

Lancée en 2011 par AFRIK, l’Agence AFRIK TV est destinée aux télévisions et médias audiovisuels en ligne. Elle leur propose chaque mois une petite centaine de reportages inédits de 1 à 3 minutes ainsi que des reportages à la commande. Plus d’infos sur http://www.afrik.tv.

Contact presse

Karine Oriot – knoriot@gmail.com – 06 23 79 48 43

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Communiqué du Réseau des journalistes pour la paix et la sécurité en Afrique sur la situation au Mali

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Réseau des journalistes pour la paix et la sécurité en Afrique (NetPeace) est profondément préoccupé par la situation qui prévaut au Mali et voudrait exprimer toute sa solidarité avec peuple malien. NetPeace condamne avec la plus grande fermeté l’agression des rebelles et des extrémistes terroristes qui sabordent les efforts et les acquis démocratiques du Mali.

Notant que la presse est l’une des principales victimes de la double crise institutionnelle et sécuritaire malienne avec notamment la fermeture de force des médias opérant au nord Mali, les intimidations et autres exactions qu’ont subies les journalistes et responsables de médias.

Fidèle à son objectif initial qui est de promouvoir et d’enraciner la culture de la paix, NetPeace demande aux autorités maliennes et aux responsables à tous les niveaux d’implication dans le conflit de faciliter l’accès des journalistes aux sources d’informations, de garantir et assurer leur sécurité physique. NetPeace appelle les confrères journalistes maliens à inscrire leur action dans la préservation et la sauvegarde de la paix sociale et la cohésion nationale.

NetPeace invite les confrères maliens à observer les règles de la déontologie et de l’éthique dans la couverture du conflit qui secoue le pays.

NetPeace appelle aussi tous les professionnels engagés dans la couverture de la crise à faire preuve de la plus grande retenue afin de ne pas exacerber une situation déjà pénible pour la population malienne, la première victime de cette grave crise.

NetPeace exhorte l’ensemble de la communauté des médias à plus de rigueur professionnelle et à ne s’en tenir qu’à un traitement juste et équilibré de l’information.

NetPeace demande à tous les Etats membres de l’Union Africaine à venir en aide au pays frère qu’est le Mali, chacun à la hauteur de ces moyens, et de faire du principe de la solidarité africaine une réalité en cette année 2013 pendant laquelle nous célébrons le cinquantenaire de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) sous le thème «Panafricanisme et Renaissance Africaine ».

Le cas du Mali devrait interpeller le sens du panafricanisme de chaque citoyen africain. A ce propos, NetPeace note avec satisfaction l’action entreprise par les pays africains contributeurs de troupes et celle de la France.

NetPeace voudrait saisir cette occasion pour reprendre à son compte le communiqué de la Présidente de la Commission de l’Union Africaine, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, daté du 11 janvier courant et appelant tous les Etats membres de l’UA à apporter «l’appui requis sur les plans logistique, financier et de renforcement de capacités aux Forces de défense et de sécurité maliennes ».

NetPeace se félicite également des efforts entrepris par l’Union Africaine et la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en vue du déploiement rapide de la Mission Internationale de Soutien au Mali(MISMA) sous conduite africaine.

NetPeace réitère enfin, toute sa disponibilité à œuvrer avec les confrères maliens à la promotion de la culture de la paix et au nécessaire processus de réconciliation entre toutes les communautés du Mali.

Fait à Addis-Abéba

Le 21 janvier 2013

Vincent NKESHIMANA

Président NetPeace

NetPeace President

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Recommandations adressées à l’Union africaine / Priorité à la protection des populations civiles au Mali dans le cadre du déploiement de la MISMA

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — À l’heure où les soldats de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) se déploient progressivement et où les affrontements entre forces internationales et groupes armés djihadistes sont en passe de s’intensifier, la FIDH appelle l’Union africaine, dont le 20ème Sommet s’ouvre aujourd’hui à Addis Abeba, Éthiopie, à faire preuve de vigilance et de fermeté pour que soit garantie l’intégrité physique des populations civiles.

Près de 2000 soldats sont désormais attendus au Mali, d’ici au 26 janvier, dans le cadre de la MISMA, force sous conduite africaine, mandatée par la Résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations Unies pour aider les autorités nationales à reprendre le contrôle du Nord du pays, toujours aux mains de groupes armés terroristes. Ce déploiement intervient alors qu’une opération militaire des forces armées maliennes et françaises visant à stopper l’offensive des groupes terroristes vers Bamako et à permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale est quant à elle en cours depuis le 11 janvier dernier.

« Dans ce contexte d’accélération des opérations militaires au Mali, le risque que des civils paient le lourd tribut des affrontements est toujours réel. La volonté de neutraliser au plus vite la menace terroriste ne doit pas faire passer la responsabilité de protéger les civils au second plan. Et sur ce point, l’Union africaine a un véritable rôle à jouer » a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH.

Aussi, alors que vont se multiplier, en marge du Sommet de l’UA, les consultations sur les modalités de déploiement de la MISMA, en particulier sur les questions liées au financement – une conférence des donateurs est prévue le 29 janvier – à la composition, au commandement ou encore au suivi de cette mission, la FIDH appelle à ce que les mécanismes de protection des droits de l’Homme prévus par la Résolution 2085, soient pleinement pris en compte dans ces discussions. Cette résolution intègre notamment la formation aux droits de l’Homme des forces de défense et de sécurité maliennes, la mise en place de procédures de contrôle s’assurant que le soutien international ne contribue pas à la commission de davantage de violations, le déploiement d’observateurs droits de l’Homme, ou encore la coopération avec l’action menée par la Cour pénale internationale (CPI) pour poursuivre les auteurs de crimes internationaux. Autant de dispositions qui sont importantes dans un contexte où les populations civiles sont encore aujourd’hui victimes d’exactions graves au Nord et où les allégations sur les violations qui seraient commises par l’armée malienne doivent être clarifiées (voir ci-dessous).

« Le conflit au Mali dominera les discussions de ce Sommet de l’Union africaine. Celle-ci devra dès lors peser de tout son poids pour que ces discussions ne fassent pas l’impasse sur la mise en œuvre de mécanismes de protection des droits de l’Homme. Ces garde-fous nécessaires doivent être actionnés dans les plus brefs délais. Il en va de la crédibilité de l’UA dans la gestion de ce conflit » a déclaré Mabassa Fall, Représentant de la FIDH auprès de l’Union africaine.

Un Groupe de travail intégré sur le Mali (GTIF), chargé de fournir les orientations et conseils stratégiques à la MISMA, et composé, entre autres, d’experts de l’UA, de la CEDEAO, des Nations Unies et de l’Union européenne, vient d’être mis en place au siège de l’UA. La FIDH attend de cette initiative qu’elle contribue à garantir la coordination, par l’ensemble de ces acteurs, de la mise en œuvre des mécanismes de protection des droits de l’Homme prévus par la Résolution 2085.

À l’occasion de ce 20ème Sommet de l’Union africaine, la FIDH porte également à l’attention des Chefs d’État et de Gouvernement africains des recommandations concernant les situations de crises politiques et de conflits qui prévalent au Soudan, en République démocratique du Congo et en République centrafricaine. Les enjeux liés au contexte électoral au Kenya, à la justice internationale, et à l’abolition de la peine de mort en Afrique devront également faire l’objet de toute leur attention.

Lire les recommandations adressées par la FIDH aux Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine au sujet du :

– Mali

– Soudan/Soudan du sud

– République démocratique du Congo

– République centrafricaine

– Kenya

– Justice internationale et l’affaire Hissène Habré

– Abolition de la peine de mort en Afrique

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