LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL NOMME M. IBRAHIM THIAW, DE LA MAURITANIE, DIRECTEUR EXÉCUTIF ADJOINT DU PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR L’ENVIRONNEMENT

NEW YORK, 3 août 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a annoncé la nomination de M. Ibrahim Thiaw, de la Mauritanie, aux fonctions de Sous-Secrétaire général et Directeur exécutif adjoint du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

M. Thiaw remplacera Mme Amina Mohamed, du Kenya, envers laquelle le Secrétaire général est reconnaissant pour sa contribution marquante et les services exceptionnels qu’elle a rendus au PNUE.

M. Thiaw a plus de 30 années d’expérience dans les domaines de l’environnement et du développement durable, qui s’ajoutent à la connaissance qu’il a du PNUE et des processus multilatéraux. Sa carrière professionnelle couvre un éventail complet allant de l’accomplissement de travaux concrets aux niveaux national et régional, à la conduite d’éminents programmes mondiaux et à l’acquisition d’une grande expérience des processus interagences du système des Nations Unies et intergouvernementaux.

M. Ibrahim Thiaw est entré au PNUE en 2007 en tant que Directeur de la Division de la mise en œuvre des politiques environnementales. Auparavant, M. Thiaw a travaillé pendant 15 ans à l’Union mondiale pour la conservation de la nature (IUCN) où il a occupé plusieurs postes, notamment ceux de Directeur général par intérim et de Directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest.

M. Thiaw a débuté sa carrière professionnelle dans son pays, la Mauritanie, où il a été en poste pendant 10 ans au Ministère du développement rural.

Né en 1957 à Tekane, en Mauritanie, M. Thiaw est marié et père de trois enfants.

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LE COMITÉ DU CONSEIL DE SÉCURITÉ CONCERNANT LA LIBYE MODIFIE SA LISTE D’INTERDICTION DE VOYAGER ET DE GEL D’AVOIRS

NEW YORK, 3 août 2013/African Press Organization (APO)/ — Le 29 juillet 2013, le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1970 (2011) concernant la Libye a mis à jour l’entrée précisée ci-dessous de sa Liste des personnes et entités soumises à l’interdiction de voyager et au gel des avoirs. Les mises à jour sont indiquées en mode révision.

Qadhafi, Aisha Muammar Muhammed Abu Minyar

(Inscrite sur la Liste le 26 février 2011, en application du paragraphe 15 de la résolution 1970; le 17 mars 2011, en application du paragraphe 17 de la résolution 1970)

Fille de Muammar Qadhafi

Étroite association avec le régime

Numéro du passeport: 428720

Date de naissance: 1978

Lieu de naissance: Tripoli (Libye)

Également connue sous le nom de: Aisha Muhammed Abdul Salam

Numéro du passeport: 215215

Statut/localisation présumée: Sultanat d’Oman Algérie

La Liste mise à jour est accessible sur le site Web du Comité à l’adresse URL suivante: http://www.un.org/sc/committees/1970.

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Ban Ki-Moon se félicite de déroulement pacifique des élections au Zimbabwe

NEW YORK, 3 août 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général a suivi de près les élections au Zimbabwe. Il félicite le peuple du Zimbabwe pour la tenue généralement pacifique de ces élections et pour avoir exercé ses droits démocratiques. Il souligne, en même temps, qu’il faudra suivre les procédures établies pour traiter les préoccupations qui ont été exprimées concernant certains aspects du processus électoral. Ces questions devraient être examinées de manière transparente et juste. Le plus important est que la volonté du peuple du Zimbabwe soit respectée.

Le Secrétaire général espère que le dépouillement et la fin du processus électoral auront lieu dans un calme et une atmosphère pacifique semblables à ceux qui ont prévalu lors de la journée de vote. Il rappelle à cet égard l’engagement qu’ont pris le Président et le Premier Ministre en exercice, ainsi que les autres partis politiques, d’assurer un déroulement pacifique des élections. Il les appelle à envoyer des messages clairs prêchant le calme à leurs militants.

Les Nations Unies encouragent les dirigeants du Zimbabwe à gouverner avec responsabilité et de manière inclusive, ainsi qu’à mener des politiques et des réformes pouvant renforcer la gouvernance démocratique et stimuler un redressement économique bénéficiant à tous les Zimbabwéens.

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Intensification des efforts conjoints de l’UA et de la SADC pour accélérer la sortie de crise à Madagascar

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 2 août 2013/African Press Organization (APO)/ — Dans le cadre des efforts visant à faciliter le retour rapide à l’ordre constitutionnel à Madagascar, à travers l’organisation d’élections présidentielles conformes à la Feuille de route pour la sortie de crise à Madagascar, le Commissaire de l’Union africaine (UA) à la Paix et à la Sécurité, Ramtane Lamamra, qui assure également la présidence du Groupe international de contact sur Madagascar (GIC-M), et le Médiateur de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), l’ancien Président Joaquim Chissano, ont effectué une visite à Antananarivo, les 1er et 2 août 2013. À cette occasion, ils ont rencontré le Président de la Transition, Andry Rajoelina, les parties signataires de la Feuille de route et la Commission électorale nationale indépendante de la Transition (CENI-T), ainsi que le chapitre local du GIC-M.

Cette visite avait pour objet de discuter avec les parties malgaches des dispositions juridiques et pratiques devant être prises en vue du déroulement effectif des élections présidentielles et législatives dans les conditions prévues par la Feuille de route et par le Code électoral malgache. Lors de sa précédente visite à Antananarivo, du 9 au 13 juillet 2013, la délégation conjointe UA/SADC avait soumis aux parties malgaches un Plan en sept points destiné à mettre en œuvre les conclusions de la 7ème réunion du GIC-M, tenue à Addis Abéba, le 26 juin 2013.

Lors d’une conférence de presse tenue au terme de leur visite, l’ancien Président Chissano et le Commissaire Lamamra, tout en mettant en évidence l’esprit de compromis et le sens des responsabilités nécessaires pour surmonter les difficultés restantes, ont exprimé leur optimisme quant aux perspectives de sortie de crise à Madagascar. Ils ont assuré les parties malgaches de la disponibilité de la communauté internationale à les accompagner, étant entendu que les conditions posées par la SADC, l’UA et le GIC-M en ce qui concerne la tenue de l’élection présidentielle devront être satisfaites.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL NOMME MME SPECIOSA WANDIRA-KASIBWE, DE L’OUGANDA, EN TANT QU’ENVOYÉE SPÉCIALE POUR LE VIH/SIDA EN AFRIQUE

NEW YORK, 2 août 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a nommé Mme Speciosa Wandira-Kasibwe, de l’Ouganda, en tant qu’Envoyée spéciale pour le VIH/sida en Afrique. Elle remplace Mme Asha-Rose Migiro, de la République-Unie de Tanzanie, que le Secrétaire général remercie pour les services remarquables et le dévouement dont elle a fait preuve en vue de mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination liées au VIH à travers le monde.

Mme Speciosa Wandira-Kasibwe est actuellement Conseillère principale pour les questions démographiques et de santé auprès du Président de l’Ouganda et préside, par ailleurs, le Conseil d’administration de « Microfinance Support Center Ltd ». De 1993 à 2004, elle a été Vice-Présidente de l’Ouganda, devenant ainsi la première femme en Afrique à occuper cette fonction.

Titulaire d’un doctorat en sciences de la santé mondiale et de la population de l’École de santé publique de l’Université Harvard, aux États-Unis, Mme Wandira-Kasibwe est chirurgienne. Elle a joué un rôle essentiel dans le programme de santé publique, ainsi que dans le paysage politique, en Afrique.

En tant que membre de l’Assemblée constituante, elle a contribué de manière significative à la rédaction de la Constitution de l’Ouganda de 1995. Elle est très engagée dans la lutte contre le VIH/sida et membre active du groupe d’influence « Les Championspour unegénération sans VIH ».

Des progrès importants ont été enregistrés dans l’éradication de l’épidémie de VIH/sida en Afrique. En 2011, on observait une baisse de 32% du nombre de décès liés au VIH/sida en Afrique, par rapport aux chiffres de l’année 2005. L’année 2011 a également connu une baisse de 33% des nouvelles infections par rapport aux chiffres enregistrés au cours de la décennie précédente.

Le continent africain reste toutefois le plus affecté par le VIH/sida. Sur 34 millions de personnes qui vivent avec le VIH dans le monde, 23,5 millions des individus affectés vivent en Afrique subsaharienne, soit 69% de l’ensemble des personnes affectées.

En tant qu’Envoyée spéciale pour le VIH/sida en Afrique, Mme Wandira-Kazibwe fera progresser la lutte contre la pandémie en Afrique en plaidant pour une implication et un engagement proactifs de tous les secteurs de la société.

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LES EXPERTS ONT VALIDE LE PROJET DE REGLEMENT DES FRAIS REGLEMENTAIRES POUR L’ARREC

ABUJA, Nigeria, 2 août 2013/African Press Organization (APO)/ — Les Experts en énergie de l’Afrique de l’Ouest ont validé le projet de règlement relatif au paiement des redevances de régulation régionale des transactions transfrontalières d’électricité afin d’instaurer un mécanisme de financement régional pour l’Autorité Régionale de Régulation de l’Electricité de la CEDEAO (ARREC) et lui permettre de fonctionner comme tout organe de régulation autonome et indépendant. C’est sur demande des Ministres de l’Energie de la région pour qu’un consensus soit trouvé sur la méthode de calcul et de paiement des redevances de régulation ainsi qu’au Règlement qui y est associé, que les experts en énergie se sont mis d’accord sur le projet de texte le 26 Juillet 2013 à la fin de leur réunion de trois jours, à Dakar, au Sénégal. Les documents juridiques instituant l’ARREC, qui a débuté ses opérations en 2009, prévoient des sources ordinaires et extraordinaires de financement pour l’institution, y compris les contributions des acteurs régionaux du marché. Selon le plan de financement de l’ARREC, les contributions des parties prenantes devaient commencer en 2012, dans l’hypothèse d’un accroissement du commerce régional de l’électricité. L’absence d’un mécanisme déterminant les modalités du prélèvement a cependant bloqué le processus. Les éléments de base pour que le prélèvement soit effectif comprennent l’achèvement du processus d’approbation des règles du marché et des documents pertinents pour réguler le marché, la mise en place de l’opérateur de marché afin de déterminer et de percevoir la redevance, ainsi que le développement des licences et des droits de participation au marché.

En attendant l’adoption d’un mécanisme acceptable, les experts de la réunion de Dakar ont convenu de valider le projet de Règlement qui serait applicable uniquement sur une période transitoire.

Ils ont en outre convenu qu’il était nécessaire d’engager immédiatement les acteurs du secteur de l’électricité régional à contribuer au budget de l‘ARREC. Les experts ont proposé plus précisément que les opérateurs du secteur de l’électricité dans chaque État membre contribuent à hauteur de 30 pour cent du budget de l’ARREC pendant la période de transition. En outre, ils ont demandé à l’ARREC de faire une simulation sur l’impact de la réglementation sur les tarifs nationaux d’électricité dans les États Membres. Ces propositions des experts et la régulation seront examinées à la prochaine réunion du Conseil des Ministres de la CEDEAO. Les Ministères de l’énergie, les compagnies d’électricité et les organes de régulation de la région étaient représentés à la réunion. Étaient également présents des représentants des institutions et organismes régionaux, notamment le Système d’Echange d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) représentée par la Société de Gestion de l’Energie de Manantali (SOGEM), et l’Institut de recherche, de formation et d’action pour la citoyenneté et le développement du consommateur (CICODEV).

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Soudan du Sud : services chirurgicaux renforcés dans l’État du Jonglei

GENEVE, Suisse, 2 août 2013/African Press Organization (APO)/ — Au lendemain de nouvelles flambées de violence intercommunautaire, le CICR a déployé une troisième équipe chirurgicale d’intervention rapide à Dorein, au sud de la ville de Pibor, en plus de celles déjà basées dans les hôpitaux de Bor et de Malakal. Depuis le 14 juillet, les chirurgiens du CICR ont opéré 93 blessés.

« Nous mettons tout en œuvre pour avoir accès aux personnes blessées par suite de la violence armée qui fait rage dans le Jonglei, et leur prodiguer des soins, et ce, quel que soit leur camp. Compte tenu du nombre toujours plus grand de victimes, c’est aujourd’hui une priorité », indique Adrian Zimmermann, chef adjoint de la délégation du CICR à Juba. « Nous sommes en outre extrêmement préoccupés par le sort que risquent de connaître d’autres catégories de personnes vulnérables, en particulier les enfants séparés de leurs parents dans le chaos des combats. Nous allons travailler en étroit partenariat avec la Croix-Rouge locale afin de rétablir le contact entre les membres des familles dispersées. »

M. Zimmermann explique que le plus difficile est encore et toujours d’atteindre les blessés dans cette région des plus isolées du pays. « Les personnes qui fuient la violence se déplacent dans la brousse en quête de sécurité. Comme elles ne cessent de changer d’endroit, il arrive que nous ne sachions pas où elles se trouvent. Nous devons faire preuve de toute la flexibilité possible si nous voulons pouvoir venir en aide à ceux qui en ont besoin, où qu’ils se trouvent. »

Face à l’intensification des combats, il est essentiel que toutes les parties en présence observent les principes humanitaires de base afin de sauver des vies et d’atténuer les souffrances. « Les membres du personnel de santé doivent être protégés contre les attaques, et la vie humaine et la dignité de toute personne doivent être respectées, ajoute M. Zimmermann. Le CICR s’emploie à promouvoir le respect de ces principes par des programmes de sensibilisation et grâce au dialogue qu’il entretient avec les différents groupes impliqués dans les combats. »

Ces dernières semaines, dans le cadre de ses opérations d’urgence dans le Jonglei, le CICR a :

• opéré en urgence 93 blessés, en étroite coopération avec Médecins sans Frontières qui leur a prodigué des soins postopératoires ;

• offert des services de recherche de personnes ou contribué à l’échange de nouvelles familiales, y compris de part et d’autres des frontières, entre personnes séparées de leurs proches en raison des combats (avec le concours de la Croix-Rouge locale) ;

• apporté son soutien à la Croix-Rouge du Soudan du Sud, lui donnant notamment les capacités d’administrer les premiers secours à plus de 240 personnes blessées ou malades.

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Journée portes ouvertes régionale pour les femmes, la paix et la sécurité / Les femmes comptent pour la paix en Afrique de l’Ouest

DAKAR, Sénégal, 28 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — A l’occasion de la quatrième édition des journées « portes ouvertes » pour les femmes, la paix et la sécurité, le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) et le Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’Entité des Nations Unies pour l’Egalité des Sexes et l’Autonomisation des Femmes (ONU Femmes) ont organisé à partir de Dakar, une vidéoconférence avec plus de 150 femmes leaders dans 9 pays de la sous-région. Cette rencontre virtuelle était organisée en collaboration avec la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union du Fleuve Mano (UFM), les missions de paix de l’ONU, le Groupe Genre du système des Nations Unies et le Groupe Femmes, paix et sécurité en Afrique de l’Ouest.

Les journées portes ouvertes entendent créer un espace de dialogue entre les femmes activistes et le système des Nations Unies sur le rôle des femmes en matière de paix et de sécurité, à travers la mise en œuvre effective des résolutions du Conseil de Sécurité.

La vidéoconférence a permis à des femmes leaders du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Guinée Bissau, du Liberia, du Mali, du Niger et du Sénégal de faire le point sur la mise en œuvre du Plan d’Action Régional sur les Résolutions 1325, 1820 et suivantes. Adopté en 2010 par tous les pays membres de la CEDEAO et la Mauritanie, ce plan englobe les préoccupations des femmes en matière de paix en mettant l’accent sur leurs besoins spécifiques en termes de prévention, protection et de participation politique.

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, Said Djinnit, et la Directrice régionale d’ONU Femmes en Afrique de l’Ouest, Dr Joséphine Odéra, se sont félicités du fait que onze (11) des seize (16) pays de la sous-région se sont dotés, avec l’appui de l’ONU, de plans d’action nationaux.

« Ce résultat positif et encourageant est à mettre à l’actif du dynamisme des femmes des pays de la sous-région. Elles ont toujours joué un rôle prépondérant dans la résolution des conflits, mais également, dans la pacification de l’espace politique en Afrique de l’Ouest, » a déclaré Said Djinnit. Il s’est dit en faveur d’une plus grande participation des femmes dans les processus de paix et de médiation pour résoudre les conflits de façon non violente et durable.

Joséphine Odera a, quant à elle, salué les interventions de femmes ouest-africaines qui ont permis de sonner l’alerte auprès des plus hautes instances internationales face à des situations de crise et de violations des droits humains dans leurs pays. Elle a rappelé que la prise en compte de la dimension genre exigée par la résolution 1325 ne consiste pas seulement à faire entendre la voix des femmes, c’est aussi réaliser des actions spécifiques en faveur des femmes victimes ou impliquées dans les conflits. « Les priorités exprimées par les femmes doivent occuper une place primordiale dans tout agenda pour la paix. Et le plaidoyer est l’affaire de tous, » a-t-elle conclu.

Tous deux ont réitéré la détermination du système des Nations Unies à rester mobilisé, en soutien aux efforts menés par les gouvernements, la société civile et les organisations régionales, en faveur des femmes.

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Mali : les populations du nord restent dépendantes de l’aide humanitaire

GENEVE, Suisse, 28 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Malgré des conditions de sécurité encore précaires, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge malienne poursuivent un vaste programme d’assistance alimentaire en faveur d’un demi-million de personnes dans les régions de Kidal, Gao, Tombouctou et Mopti.

Les communautés du nord du Mali continuent de payer un lourd tribut au conflit armé. La survie de nombre d’entre elles dépend essentiellement de l’aide humanitaire.

« Les agriculteurs, les éleveurs et les pêcheurs ont été frappés de plein fouet par la succession de crises alimentaires et de sécheresses, et par le conflit qui a éclaté en janvier 2012, explique Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation régionale du CICR pour le Mali et le Niger. Les récoltes sont pratiquement inexistantes et les réserves sont épuisées. Dans ces conditions, il est difficile de se nourrir ou de commercialiser des denrées sans une aide extérieure. »

Au cours du mois de mai 2013, plus de 540 tonnes de vivres ont été distribuées à quelque 30 000 personnes dans les communes de Kidal. Près de 11 000 personnes déplacées à Tinzaouatène et Talhanzak ont également reçu de la nourriture.

« Si cette situation perdure, la dépendance des populations résidentes vis-à-vis de l’aide humanitaire risque de s’accentuer et de devenir très préoccupante », précise M. Marti.

Dans le nord du Mali, plus de 420 000 habitants et quelque 24 000 personnes déplacées par le conflit ou de retour dans leur village d’origine ont reçu plus de 15 000 tonnes de vivres, notamment du riz, du mil, de la semoule, des haricots, de l’huile de cuisine et du sel iodé, pour surmonter la période de soudure jusqu’aux prochaines récoltes.

« Par ailleurs, les distributions de vivres, de semences, d’engrais et d’outils agricoles faites par des organisations humanitaires sont parfois rendues difficiles par l’instabilité des conditions de sécurité dans cette région, ajoute M. Marti. Tout cela nuit gravement à la reprise des échanges et des activités économiques. Il est urgent d’agir. »

Les programmes de vaccination et de traitement du bétail ont également souffert de cette situation. Malgré une production fourragère satisfaisante et une bonne disponibilité des pâturages grâce aux pluies abondantes de 2012, la reprise des hostilités n’a pas permis aux éleveurs de profiter pleinement de ces conditions favorables. « Les routes de transhumance du bétail ne sont pas sûres. Les éleveurs sont obligés de se rendre dans des zones où ils n’ont pas l’habitude de faire paître leurs troupeaux », explique M. Marti. Les déplacements de populations, accompagnées parfois de leurs troupeaux, ont en outre accru la pression sur les pâturages dans les villages où elles se sont provisoirement installées. Dans leurs mouvements, les personnes déplacées franchissent également les frontières. Le CICR et les Sociétés nationales concernées sont présents sur place, dans les pays limitrophes, pour leur porter assistance.

Depuis janvier 2013, le CICR, en coopération avec la Croix-Rouge malienne, a :

• distribué plus 670 tonnes de semences améliorées de riz et de sorgho ainsi que des intrants agricoles à plus de 120 000 familles d’agriculteurs pour relancer, renforcer et diversifier la production céréalière et maraîchère ;

• distribué plus de 400 tonnes d’aliments pour le bétail à quelque 30 000 personnes issues de communautés d’éleveurs afin d’améliorer l’alimentation des animaux durant la période de soudure pastorale de 2013 ;

• vacciné plus de deux millions de têtes de bétail (vaches, moutons, chèvres, chameaux et ânes) pour préserver les moyens d’existence de plus 300 000 personnes et améliorer leurs revenus ;

• formé plus de 400 éleveurs issus de 80 coopératives dans des domaines tels que la santé animale et la gestion des ressources pastorales ;

• distribué plus de 3 500 assortiments d’articles ménagers (bâches, moustiquaires imprégnées, nattes, couvertures, ustensiles de cuisine, seaux, vêtements et produits d’hygiène) à plus de 21 000 personnes ;

• lancé des projets de travail rémunéré ou d’intérêt communautaire pour améliorer les revenus de plus de 2 800 ménages.

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Engagement de la Banque mondiale en vue de bâtir des systèmes de santé équitables et responsables dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord

TUNIS, Tunisie, 28 juin 2013/African Press Organization (APO)/ — Les pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) comptent parmi ceux qui ont les plus faibles dépenses publiques en faveur de la santé. L’accès aux services de santé n’est pas équitable, et la qualité des soins est très inférieure aux attentes des populations. Selon la toute dernière stratégie régionale de la Banque mondiale pour la santé, lancée aujourd’hui à Tunis, cette situation peut être inversée en investissant dans des systèmes de santé équitables et responsables.

« Notre stratégie d’engagement en faveur du secteur de la santé dans la région MENA vient à point nommé et répond aux aspirations des populations qui veulent plus d’équité et de responsabilité financière, » a déclaré Inger Andersen, Vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA. « Les équipes du Groupe de la Banque mondiale sont résolues à travailler en étroite collaboration avec tous les pays de la région MENA pour définir des solutions pratiques et durables permettant d’améliorer l’accès à des soins de santé de qualité. »

Le rapport intitulé Fairness and Accountability: Engaging in Health Systems in the Middle East and North Africa (Œuvrer pour l’équité et la responsabilité financière des systèmes de santé au Moyen-Orient et en Afrique du Nord) montre que les gouvernements des pays de la région affectent en moyenne seulement 8 pour cent des budgets nationaux à la santé, contre 17 pour cent en moyenne dans les pays de l’OCDE. Cela signifie que les ménages de la région doivent prendre en charge la différence, qui atteint jusqu’à 40 pour cent des dépenses de santé, contre 14 pour cent dans les pays de l’OCDE. En conséquence, nombreux sont ceux qui retardent des traitements médicaux hautement nécessaires ou s’en passent carrément, faute de ne pas pouvoir se les procurer sans s’appauvrir radicalement.

Ce constat a pour toile de fond une augmentation des décès et des handicaps dus aux maladies non transmissibles (MNT) et aux traumatismes dans l’ensemble de la région MENA. Le rapport signale que près de 73 500 personnes, dont 35 900 hommes jeunes et 3 950 enfants, ont trouvé la mort en 2010 dans des accidents de la route survenus dans cette région. Six pays arabes – l’Arabie Saoudite, Bahreïn, l’Égypte, les Émirats Arabes Unis, la Jordanie et le Koweït – comptent parmi les 20 pays du monde qui ont la plus lourde charge d’obésité. La dépression est une cause majeure de morbidité chez les femmes, tandis que le tabagisme compte parmi les plus sérieux facteurs de risque chez les hommes. Dans les régions à faible revenu et les régions à la traîne, la concrétisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) demeure un défi de taille compte tenu des taux importants de mortalité maternelle et infantile et de malnutrition, d’autant que près de 60 pour cent des enfants yéménites présentent des retards de croissance.

En Tunisie, les disparités régionales, qui tiennent principalement aux difficultés existantes d’allocation des ressources financières et de disponibilité de services, se sont traduites par des taux de mortalité maternelle trois fois supérieurs dans des régions telles que Kasserine que dans des zones urbaines comme Sousse. Seulement 55 pour cent des femmes rurales passent au moins quatre visites prénatales, contre 75 pour cent de celles vivant en zone urbaine. Les disparités du point de vue de la densité de médecins par habitant sont telles que le Gouvernorat de Tozeur compte seulement deux médecins pour 10 000 habitants, contre 35 à Sfax.

Autre aspect tout aussi important, la qualité des soins présente de grandes variations, au moins là où il existe des centres et des prestataires de santé. Les procédures d’accréditation et d’agrément ont montré qu’elles contribuaient à améliorer la qualité des services sanitaires, et sont devenues la norme dans la plupart des pays de l’OCDE ainsi qu’en Inde, en Indonésie, en Turquie et en Jordanie. Ces procédures sont en cours d’introduction en Tunisie, au sein du Ministère de la santé, avec l’appui technique de la Banque mondiale, l’objectif étant d’établir un système d’accréditation et d’agrément garantissant l’accès à des services aux normes internationales, quel que soit le lieu d’implantation des installations de santé.

« La réponse à la double difficulté posée par la réalisation des OMD et la prise en charge du fardeau croissant de MNT et de traumatismes ne réside pas seulement dans l’augmentation des dépenses de santé, » a déclaré Enis Barýþ, Directeur sectoriel de la Banque mondiale pour la santé dans la région MENA et co-auteur de la stratégie. « Notre stratégie appelle une révision fondamentale des valeurs et des principes qui régissent les systèmes de santé et des cadres institutionnels existants en vue de la mise en place d’une gouvernance pluraliste et responsable des systèmes de santé. Guidée par cette réflexion, notre stratégie est le fruit d’un processus itératif qui s’est déroulé sur une année entière et qui vise à répondre aux vœux des populations de la région MENA. »

Les transformations à l’œuvre dans la région apportent une ouverture permettant à la Banque mondiale de prêter attention à des voix très diverses, notamment les pouvoirs publics, la société civile et le secteur privé, et de s’engager à leur côté pour identifier, selon un mode participatif, des solutions en rapport avec les exigences et les besoins des populations. L’équipe a organisé plusieurs consultations dans l’ensemble de la région pour réunir des éléments en vue de l’élaboration de la stratégie, dont tous ont abouti à la nécessité de mettre en place des systèmes et des services équitables et responsables.

La Banque mondiale est particulièrement bien placée pour travailler avec l’ensemble des pays de la région afin d’introduire des réformes de fond du secteur de la santé, en puisant dans les données, informations, expériences et interventions résultant de cinq décennies d’expérience du secteur de la santé dans plus de 150 pays, pour établir des systèmes et des institutions offrant plus d’équité et de responsabilité financière aux populations.

« Il s’agit de réorienter les systèmes de santé de la région pour qu’ils ne se bornent pas à traiter les pathologies, mais s’attachent aussi à préserver et à promouvoir la santé afin que les gens puissent vivre plus longtemps et en santé et qu’il en coûte moins pour l’État comme pour eux-mêmes, » a déclaré Aaka H. Pande, Économiste de la santé et co-auteur du rapport.

La stratégie définit des instruments et des outils que le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à mettre en place en collaboration avec les pays de la région MENA. Ils consistent notamment à donner des moyens d’action aux citoyens en leur fournissant des informations sur les résultats des systèmes de santé et la qualité des prestations ; à améliorer la responsabilité professionnelle des spécialistes de santé par la mise en place d’incitations visant la prévention sanitaire et l’offre de soins de qualité en temps opportun et à un coût raisonnable ; à sensibiliser les populations, notamment les jeunes, aux risques et dangers liés au tabagisme, à l’alcoolisme et à la circulation ; à apporter un appui technique et financier pour étendre la couverture médicale aux pauvres, aux chômeurs et aux personnes ayant des emplois précaires ; et à soutenir les pratiques visant à faire respecter les droits des patients en matière de protection de la vie privée et de la confidentialité.

Pour de plus amples informations et pour accéder au rapport complet, rendez-vous sur le site web : worldbank.org/mena/health-strategy

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