XXXIieme Réunion de la Commission mixte Cameroun Nigeria

DAKAR, Sénégal, 26 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — La Commission sur la délimitation de la frontière entre le Cameroun et le Nigeria a clôturé sa trente-et-unième (31) session à Yaoundé, Cameroun. La Commission Mixte Cameroun-Nigeria est composée des délégations officielles du Cameroun et du Nigeria conduites respectivement par M. Amadou Ali, Vice-Premier Ministre et M. Mohammed Bello Adoke, Ministre de la Justice. Elle est présidée par le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, M. Said Djinnit.

Mise en place par l’Organisation des Nations Unies (ONU) à la demande du Cameroun et du Nigeria, la Commission Mixte a été établie pour faciliter la mise en œuvre de l’arrêt de la Cour internationale de Justice (2002) concernant la délimitation de la frontière entre les deux pays.

« La Commission Mixte peut s’honorer d’un bilan appréciable en onze années de fonctionnement. A ce jour les experts du Cameroun et du Nigeria assistés par ceux des Nations Unies se sont accordés sur les points d’emplacements des bornes frontière avec un taux d’exécution de 95% des travaux d’évaluation, » a déclaré le Vice-Premier Ministre camerounais, M. Amadou Ali. Par ailleurs, 378 bornes ont déjà été construites et les travaux de la délimitation de la frontière maritime ont été clôturés en 2008. A l’occasion de la 31ieme session, les parties ont approuvé la reprise des travaux d’abornements sous la supervision d’une tripartite.

Les Equipes pays des Nations Unies du Cameroun et du Nigeria ont aussi fait le point sur l’état d’avancement des projets socio-économiques d’assistance aux populations affectées par la démarcation en complément aux investissements des gouvernements en termes d’infrastructures. Ces projets, soumis aux bailleurs de fonds visent à renforcer les liens de solidarité entre les populations de part et d’autre de la frontière. « Nous souhaitons que ces efforts apportent aux populations, avec le soutien des Nations Unies, une meilleure sécurité alimentaire, un accès à une eau potable de qualité, a l’éducation et l’énergie dans la perspective d’une meilleure intégration,» a souligné M. Adoke

Pour faire face aux défis sécuritaires croissants dans la sous-région, M. Said Djinnit, Président de la Commission Mixte s’est félicité de l’annonce par les délégations de la mise en œuvre de l’Accord de coopération transfrontalière en matière de sécurité. « Le terrorisme se nourrit autant de l’absence de perspective de développement que de l’insuffisance des moyens que réclame la surveillance des frontières. Les demandes de financement que j’ai adressées dernièrement aux partenaires visent à favoriser l’intégration sociale et économique des populations frontalières. Ce programme a l’ambition d’être compatible avec le développement de relations de bon voisinage et d’une société ouverte, prospère et démocratique, » a-t-il conclu.

Auteur de l’article : Agence-Presse

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