«L’infrastructure routière subsaharienne mise à mal du fait d’un entretien insuffisant», selon l’auditeur externe de l’UE.

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — L’UE est l’un des principaux bailleurs de fonds du secteur routier en Afrique subsaharienne. Le transport routier est un secteur de concentration de la stratégie de coopération entre le FED et la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Financièrement, il est de loin le plus important domaine de coopération, avec des engagements du FED s’élevant à environ 7,4 milliards d’euros dans la région entre 1995 et 2011. Un entretien inapproprié et la surcharge des véhicules mettent en péril la viabilité de l’infrastructure routière subsaharienne.

Les routes sont essentielles pour l’intégration régionale, la croissance économique, le développement social, l’efficacité de l’administration publique et la sécurité. En Afrique subsaharienne, le transport des voyageurs et des marchandises s’effectue principalement par la route pour plus de 80 % de l’ensemble du trafic de biens et de services et les besoins en matière de transport connaissent une croissance rapide.

Les efforts des pays bénéficiaires de l’aide visités par la Cour sont insuffisants pour assurer la pérennité de l’infrastructure routière. Dans tous les pays partenaires où la Cour s’est rendue, les routes connaissent, à des degrés divers, une dégradation prématurée. La plupart d’entre eux ont adopté des réformes institutionnelles qui ont notamment entraîné la création de fonds routiers et d’agences routières, et ont accompli des progrès sensibles en matière d’entretien des routes. Il reste cependant plusieurs problèmes à résoudre pour qu’un entretien approprié soit assuré dans tous les pays concernés. Bien que les dépenses consacrées à l’entretien des routes aient augmenté avec le temps dans tous les pays partenaires visités par la Cour, elles restent insuffisantes pour répondre aux besoins dans ce domaine.

«En Europe, nous sommes habitués à avoir le choix entre plusieurs modes de transport. En Afrique subsaharienne, dès qu’il s’agit de transport, l’on pense à la route. À moins que la Commission européenne et ses partenaires en Afrique subsaharienne ne se préoccupent sérieusement de la pérennité de l’infrastructure routière, ceux-ci risquent de voir réduit à néant ce que nous avons construit ensemble», a déclaré le Membre de la Cour responsable du rapport, Szabolcs Fazakas, et d’ajouter: «Ils doivent veiller à faire respecter les limites de charge des véhicules et à assurer un entretien approprié des routes.»

Auteur de l’article : Agence-Presse

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