Wall Street : −30 % en une semaine, 90 % de chute au total

Un compte sur marge, voilà le genre d’outil qui a tout déclenché. Dans les années 1920, un investisseur achète des actions avec 10 % de fonds propres. Le reste vient du crédit. Quand les cours montent, tout sourit. Quand ils chutent, tout casse. Nous entrons là au cœur du krach de Wall Street.

Jeudi noir : quand la Bourse lâche prise

Le 24 octobre 1929, Wall Street vacille. Le Dow Jones perd 22,6 % en une journée (Source : New York Stock Exchange). La panique gagne les salles de marché. Les téléphones chauffent. Les ordres de vente s’empilent.

La semaine continue :

  • −13 % le 28 octobre
  • −12 % le 29 octobre

En une semaine, l’indice abandonne près de 30 %. Le mouvement ne s’arrête pas. Entre 1929 et 1933, le Dow Jones s’effondre de 90 % (Source : Dow Jones Indices). La Bourse ne cause pas la crise à elle seule. Elle la révèle. Brutalement.

Les « années folles » : une prospérité sous perfusion

Nous revenons quelques années en arrière. Après 1918, les États-Unis dominent la finance mondiale. L’Europe leur doit de l’argent. Beaucoup d’argent. Washington finance la reconstruction, soutient ses exportations et accélère son industrie.

Deux méthodes transforment les usines :

  • Le fordisme. La chaîne. Le volume.
  • Le taylorisme. Le geste mesuré. Le temps optimisé.

Résultat clair : la production industrielle bondit de 50 % en huit ans (Source : Bureau of Economic Analysis). Les salaires progressent. Lentement. Trop lentement.

Un décalage s’installe. Les entrepôts se remplissent. Les ménages manquent de pouvoir d’achat. Le crédit comble l’écart. Pour un temps.

La Bourse monte. Beaucoup trop.

Entre 1921 et 1929, le Dow Jones grimpe de 470 % (Source : NYSE). L’économie réelle ne suit pas ce rythme. La Bourse vit sa vie.

La spéculation devient un sport national. Chacun parie :

  • Des employés.
  • Des agriculteurs.
  • Des enseignants.

On achète des actions à crédit. On couvre 10 % du montant. Le reste dépend de la hausse future. Tant que les cours progressent, le système tient. Dès qu’ils reculent, les banques exigent un remboursement immédiat. Nous touchons à l’engrenage.

Le déclencheur : la peur

La baisse commence doucement. Puis la peur s’invite. Les investisseurs vendent pour limiter leurs pertes. Les cours chutent davantage. Les appels de marge tombent.

Les banques réagissent. Elles protègent leurs prêts. Elles vendent les titres de leurs clients. Tout s’accélère. En octobre 1929, plus de 350 banques américaines ferment leurs portes (Source : Federal Reserve).

« La crise boursière agit comme un révélateur. Elle expose des déséquilibres profonds. »

Nous parlons de surproduction, de sous-consommation, d’excès de crédit. La finance s’éloigne de l’économie réelle. Le retour s’avère violent.

La contagion mondiale

Les États-Unis prêtent au monde entier. Quand la crise frappe, ils rapatrient leurs capitaux. L’Europe encaisse le choc.

Dès 1931 :

  • Une grande banque autrichienne s’effondre.
  • Le système bancaire allemand vacille.

Les gouvernements réagissent mal. Ils ferment leurs frontières commerciales. Ils augmentent les droits de douane. Le commerce international chute de 80 % (Source : FMI).

Les pays exportateurs de matières premières souffrent immédiatement. L’Amérique latine perd ses revenus. Les cours du café, du sucre, du cuivre plongent.

Les États-Unis face à la crise sociale

À l’intérieur, la situation dégénère. En 1933, 25 % de la population active se trouve au chômage. Environ 12 millions de personnes (Source : U.S. Department of Labor).

Nous gardons en tête quelques images concrètes :

  • Des files d’attente devant les soupes populaires.
  • Des familles expulsées.
  • Des bidonvilles aux abords des villes.

Aucune assurance chômage n’existe encore. La consommation s’effondre. Le crédit disparaît. Les entreprises licencient. Le cercle vicieux s’installe.

Ce que cette crise nous apprend

Nous évitons les grands discours. Nous retenons des mécanismes simples.

  • Une économie déséquilibrée finit par corriger brutalement.
  • Le crédit facile masque les faiblesses structurelles.
  • La spéculation amplifie les chocs.

Le krach de 1929 ne tombe pas du ciel. Il conclut une décennie d’excès. Il ouvre une période de remise en question. Régulation bancaire. Politiques publiques. Protection sociale.

Comme mentor, je vous conseille une chose. Regardez toujours derrière les chiffres qui montent trop vite. Une croissance saine laisse respirer salaires, consommation et investissement productif. Quand l’un s’emballe seul, l’histoire nous rappelle la sortie. Elle fait rarement dans la douceur.

Sources : NYSE, Dow Jones Indices, Federal Reserve, FMI, Bureau of Economic Analysis, U.S. Department of Labor.


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