1929–1933 : -90 % de valeur, 25 % de chômage, un monde bouleversé

Un guichet de banque fermé. Voilà le genre d’impact que des millions d’Américains ont vécu au début des années 1930. Une porte close. Des économies perdues. Et, derrière, un système économique qui se grippe.

Nous parlons ici de la Grande Dépression. Pas une simple récession. Une rupture durable. Entre 1929 et 1933, l’économie américaine perd près de 90 % de sa valeur, un quart de la population active reste sans emploi et un tiers des banques fait faillite (Source : données économiques historiques américaines). L’onde de choc devient mondiale.

Les années 1920 : prospérité rapide, fragilité cachée

Une usine qui tourne jour et nuit. Voilà l’image des années 1920. Après la Première Guerre mondiale, les États-Unis accélèrent.

  • Production de masse.
  • Industrialisation rapide.
  • Crédit facile.

Les banques prêtent aux ménages. D’abord pour acheter. Puis pour spéculer. Les actions deviennent un produit du quotidien. Entre 1921 et 1929, l’indice Dow Jones est multiplié par six (Source : NYSE Historical Data).

Le problème arrive en silence. La demande réelle ralentit. Les entrepôts se remplissent. La production dépasse la consommation. Pourtant, la Bourse grimpe encore. En 1929, 40 % de la dette des ménages sert à acheter des actions.

Nous voyons ici un classique de l’histoire économique. Une bulle. Elle gonfle. Elle aveugle. Puis elle éclate.

Octobre 1929 : quand la confiance disparaît

Un écran qui vire au rouge. Je garde cette image en tête. Le Black Thursday, puis le Black Tuesday, déclenchent la panique. En quelques semaines, le marché perd 40 %. En 1932, la chute atteint 90 % par rapport au sommet (Source : données boursières historiques).

Ce krach ne reste pas cantonné à Wall Street. Il frappe les foyers. Les ménages ruinés cessent d’acheter. Les entreprises licencient. Les faillites se multiplient.

Quand la confiance meurt, l’économie s’arrête.

Déflation et faillites : la spirale

Les chiffres parlent. De 1929 à 1933, la contraction dure 43 mois. Le chômage grimpe à 24,9 %. La pauvreté explose. La faim aussi (Source : Bureau of Labor Statistics).

Le système bancaire amplifie la crise. Les États-Unis ne disposent pas encore de grands groupes solides. La faillite d’une banque entraîne celle de ses clients. Les dépôts ne bénéficient d’aucune assurance.

  • Retraits massifs.
  • Crédit asséché.
  • Production bloquée.

L’argent ne circule plus. Les prix baissent. Les consommateurs attendent des prix encore plus bas. La déflation s’installe. Ce cercle vicieux aggrave chaque choc.

Nous retrouvons ici une leçon fondamentale. Sans liquidité, l’économie s’épuise.

Des réponses maladroites qui aggravent la chute

Les gouvernements réagissent. Mal. En 1930, les États-Unis augmentent de 20 % les droits de douane sur 20 000 produits. Vingt-cinq pays ripostent (Source : données du commerce mondial).

Résultat immédiat. Le commerce mondial s’effondre de 66 %.

Un conseil que je partage souvent. En période de crise, fermer ses frontières économiques revient à retirer de l’oxygène à un patient déjà affaibli.

1933 : Roosevelt change de méthode

Une radio allumée dans un salon. Franklin D. Roosevelt parle directement aux citoyens. Il décide d’agir.

Il rompt temporairement avec l’étalon-or. Il relance la masse monétaire. Il soutient les banques par des prêts fédéraux. Puis il lance les travaux publics.

C’est le New Deal.

  • Création massive d’emplois.
  • Encadrement bancaire strict.
  • Réserves obligatoires.
  • Inspections régulières.
  • Fermeture temporaire des banques fragiles.

Une innovation clé mérite l’attention. La création de la FDIC. Les dépôts deviennent assurés. La peur recule. La confiance revient (Source : politiques du New Deal).

Le New Deal pose aussi des bases durables :

  • Sécurité sociale.
  • Salaire minimum.
  • Aides aux chômeurs.
  • Régulation des marchés financiers via la SEC.

Une reprise lente, un monde transformé

La reprise existe. Elle reste fragile. Le plein emploi n’arrive qu’avec l’effort industriel de la Seconde Guerre mondiale. Wall Street retrouve son niveau de 1929 en 1952.

À l’échelle mondiale, les dégâts persistent. Les pays dépendants des exportations sombrent. Les prix agricoles et des matières premières s’effondrent. L’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie subissent de plein fouet (Source : statistiques mondiales 1929–1939).

En Europe, le chômage dépasse 20 % dans plusieurs pays. En Allemagne, la détresse économique nourrit la montée du nazisme. Au Japon, la réponse passe par la militarisation et l’expansionnisme. Le lien avec la guerre mondiale devient clair.

Les leçons que nous n’avons pas oubliées

La Grande Dépression agit comme un laboratoire brutal. Elle laisse des enseignements durables.

  • Une inflation modérée protège de la déflation.
  • L’État doit intervenir en période de crise majeure.
  • La dépense publique soutient la demande.
  • Les filets sociaux stabilisent la société.
  • La régulation financière limite les paniques bancaires.

Ces principes nourrissent la pensée keynésienne et la construction des États-providence d’après-guerre.

Mon conseil de mentor reste simple. Étudier la Grande Dépression, c’est comprendre nos réflexes économiques actuels. Les faillites bancaires, les plans de relance, la peur de la déflation. Tout part de là.

Nous ne regardons pas seulement le passé. Nous éclairons les crises d’aujourd’hui.


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