Rwanda / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 7 mars 2014

PARIS, France, 7 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 7 mars 2014

Q – Un ex-militaire impliqué pendant le génocide est actuellement jugé. Quel serait l’impact pour les relations entre la France et le Rwanda s’il était jugé coupable ?

R – Dans le respect du principe de la séparation des pouvoirs, je n’ai pas de commentaire à formuler sur une procédure judiciaire en cours.

Pour la France, il ne doit pas y avoir d’impunité. La justice doit passer – pour les victimes, et pour favoriser la réconciliation au Rwanda.

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Martin Kobler, Chef de la MONUSCO, salue la décision de la CPI concernant un seigneur de guerre congolais

KINSHASA, République démocratique du Congo (RDC), 7 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — Martin Kobler, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RD Congo, s’est dit très satisfait du verdict rendu aujourd’hui par la Cour Pénale Internationale, laquelle a reconnu l’ancien chef de milice, Germain Katanga, complice de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

« Ceci doit servir d’avertissement supplémentaire aux groupes armés afin qu’ils cessent immédiatement toute attaque contre les civils et déposent leurs armes, » a souligné Martin Kobler, indiquant que la MONUSCO soutient pleinement les efforts que déploient la CPI et la justice congolaise pour combattre l’impunité en arrêtant et traduisant en justice de tels criminels.

Katanga a été reconnu coupable de complicité de crimes contre l’humanité, de meurtre, d’attaque contre la population civile, de destruction de biens et de pillages, ainsi que de crime de guerre.

« Combattre l’impunité est essentiel à la stabilisation de la RDC et à l’instauration d’une paix durable, » a conclu le chef de la MONUSCO.

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Agenda hebdomadaire prévisionnel de M. Pascal CANFIN Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement

PARIS, France, 7 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — Agenda du lundi 10 au vendredi 14 mars 2014

Lundi 10 mars

15h00 Entretien avec Mgr Dieudonné NZAPALAINGA, Archevêque de Bangui, et avec M. Omar

KOBINE LAYAMA, Imam de Bangui, Convention

Mardi 11 mars

11h30 Réunion avec des acteurs humanitaires sur la situation en République Centrafricaine,

Convention

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Burundi: Navi Pillay dénonce les restrictions croissantes des droits civils et politiques avant les élections de 2015

GENEVE, Suisse, 7 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Navi Pillay a fait part vendredi de sa préoccupation face aux restrictions croissantes imposées aux droits civils et politiques au Burundi. Elle s’est également déclarée préoccupée par la récente série d’actes violents perpétrés par de jeunes militants du parti au pouvoir et par la perturbation de réunions publiques organisées par des partis d’opposition.

« Je suis préoccupée par les restrictions imposées de manière croissante à la liberté d’assemblée et à la presse ces derniers mois au Burundi », a déclaré Navi Pillay.

Les attaques récentes commises par des membres de l’aile jeunesse du parti au pouvoir, notamment le meurtre présumé d’un jeune dirigeant de l’opposition le 19 février, sont aussi très inquiétantes, en particulier avant les élections de 2015, a ajouté la Haut-Commissaire.

Au moins 19 incidents violents impliquant des membres de ce groupe de jeunes, plus connus sous le nom d’Imbonerakure, ont été rapportés depuis le début de l’année. Ces incidents incluent des passages à tabac, des actes d’extorsion, des intimations d’opposants politiques ainsi que l’interdiction et la perturbation de réunions politiques.

Le dernier incident est survenu le 28 février, lorsque des Imbonerakure auraient battu de jeunes membres d’un parti d’opposition dans le village de Busoni, dans la province de Kirundo.

« Ces actes violents pourraient avoir un impact négatif sur l’exercice des droits et des libertés politiques au Burundi. Il existe un risque réel de voir les groupes de jeunes appartenant à l’opposition commencer à riposter, ce qui pourrait déclencher une spirale violente dangereuse », a déclaré la Haut-Commissaire.

« Je demande au gouvernement de condamner publiquement ces actes violents et de s’assurer que les personnes responsables de ces actes rendent des comptes. C’est essentiel pour apaiser les tensions politiques croissantes dans le pays », a-t-elle ajouté.

La Haut-Commissaire a aussi exprimé sa préoccupation après que la police ait interrompu des réunions organisées par un parti d’opposition les 18 et 19 février, sur instruction des autorités administratives. Un atelier organisé par l’association du barreau de Bujumbura a également été interdit par les autorités le 18 février, bien qu’il ait été conforme à la nouvelle loi sur les réunions publiques.

« Ces restrictions croissantes sur les réunions publiques pourraient sévèrement restreindre l’espace démocratique avant les élections », a déclaré Navi Pillay.

La Haut-Commissaire s’est aussi déclarée préoccupée par les lois introduites au cours de l’année écoulée, notamment la loi sur les réunions publiques du 5 décembre dernier.

« L’interdiction de réunions spontanées par cette nouvelle loi pourrait constituer une restriction disproportionnée du droit de se rassembler pacifiquement et de la liberté d’expression », a déclaré Navi Pillay.

« Je m’inquiète aussi du fait que l’attribution d’une responsabilité civile et pénale aux organisateurs de rassemblements publiques pour tout acte illégal commis par toute personne participant à un tel rassemblement puisse décourager la tenue de telles manifestations, qui sont pourtant légitimes au regard du droit international », a-t-elle poursuivi.

La Haut-Commissaire a aussi mis en avant l’impact négatif que pourrait avoir sur la liberté de la presse la nouvelle loi relative aux médias promulguée en juin dernier. Cette loi exige des journalistes qu’ils révèlent leurs sources d’information lorsqu’ils traitent de sujets allant de la sécurité de l’Etat à l’ordre public.

« Cette législation pourrait trop facilement conduire à des atteintes à la liberté d’expression, violant de ce fait le Pacte international relatif aux droits civils et politiques », a déclaré Navi Pillay. « La protection des sources des journalistes est essentielle pour garantir que les médias puissent jouer le rôle actif et dynamique qui leur revient au sein de toute démocratie en bon état de fonctionnement », a-t-elle ajouté.

« Les élections de l’an prochain seront un test clef pour le Burundi. La violence politique incessante représente une menace pour le processus démocratique dans un pays qui se remet lentement d’une guerre civile prolongée désastreuse », a dit la Haut-Commissaire.

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Côte d’Ivoire : Un expert de l’ONU appelle le Gouvernement à permettre aux défenseurs des droits de l’homme de jouer leur rôle dans le processus de réconciliation et le progrès du pays

GENEVE, Suisse, 7 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — L’Expert Indépendant sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, Doudou Diène*, a appelé aujourd’hui les autorités à prendre les mesures nécessaires pour permettre aux organisations de la société civile à jouer leur rôle dans la réconciliation et la consolidation du progrès dans le pays.

« Une société civile indépendante et mobilisée constitue un facteur fondamental pour la reconstruction d’une démocratie pluraliste et la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire », a noté Monsieur Diène.

L’appel de l’Expert Indépendant vient après que des forces de sécurité, sans mandat légal, eurent interdit un séminaire de remobilisation de la Convention de la Société Civile Ivoirienne qui devait se tenir au Centre de Recherche et d’Action pour la Paix d’Abidjan le 27 février 2014.

« L’interdiction d’une réunion planifiée par Convention de la Société Civile Ivoirienne constitue une régression par rapport aux progrès accomplis depuis la fin de la crise post-électorale », a déclaré l’Expert, tout en rappelant les étapes positives dans l’établissement de l’Etat de droit et des institutions capables de promouvoir et de défendre les droits de l’homme, notamment la création de la Commission nationale des droits de l’homme.

« Dans la dynamique des progrès institutionnels accomplis dans la promotion des droits de l’homme, j’appelle les autorités à prendre des mesures appropriées afin de permettre aux organisations de défense des droits de l’homme en général, et la Convention de la Société Civile Ivoirienne en particulier, de jouer pleinement leur rôle et à contribuer à la consolidation du progrès de la Côte D’Ivoire », a souligné M. Diène.

L’Expert Indépendant a noté la participation active et substantielle de la Convention de la Société Civile Ivoirienne à la récente « Conférence internationale sur la situation des victimes de la crise ivoirienne » organisée par lui en février dernier, et a souligné « l’engagement remarquable de cette organisation à la promotion des droits de l’homme en Côte D’Ivoire ».

Dans un précédent rapport* au Conseil des droits de l’homme, M. Diène avait noté que: « La décision du Parquet d’Abidjan de ne pas donner accès à la Convention de la société civile ivoirienne à ses locaux administratifs, suite à un litige interne, en dépit d’une décision de justice, est de nature à faire douter de la volonté de certaines branches du pouvoir de garantir la liberté d’association ».

« Il est nécessaire que la société civile soit forte, indépendante et dispose de moyens adéquats en vue de jouer son rôle central dans la garantie d’une démocratie pluraliste; et ce rôle doit faire l’objet d’une reconnaissance politique forte et d’une protection légale appropriée », a réitéré l’Expert.

« La société civile indépendante a un rôle central à jouer dans la lutte contre l’impunité, la promotion d’une justice impartiale et l’organisation d’élections apaisées et équitables en 2015 », a-t-il conclu.

(*) Pour accéder au rapport de l’Expert indépendant (24 juin 2013 – A/HRC/23/38), veuillez cliquer sur : http://ap.ohchr.org/documents/dpage_f.aspx?c=45&su=54

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Côte d’Ivoire : Un expert de l’ONU appelle le Gouvernement à permettre aux défenseurs des droits de l’homme de jouer leur rôle dans le processus de réconciliation et le progrès du pays

GENEVE, Suisse, 7 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — L’Expert Indépendant sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, Doudou Diène*, a appelé aujourd’hui les autorités à prendre les mesures nécessaires pour permettre aux organisations de la société civile à jouer leur rôle dans la réconciliation et la consolidation du progrès dans le pays.

« Une société civile indépendante et mobilisée constitue un facteur fondamental pour la reconstruction d’une démocratie pluraliste et la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire », a noté Monsieur Diène.

L’appel de l’Expert Indépendant vient après que des forces de sécurité, sans mandat légal, eurent interdit un séminaire de remobilisation de la Convention de la Société Civile Ivoirienne qui devait se tenir au Centre de Recherche et d’Action pour la Paix d’Abidjan le 27 février 2014.

« L’interdiction d’une réunion planifiée par Convention de la Société Civile Ivoirienne constitue une régression par rapport aux progrès accomplis depuis la fin de la crise post-électorale », a déclaré l’Expert, tout en rappelant les étapes positives dans l’établissement de l’Etat de droit et des institutions capables de promouvoir et de défendre les droits de l’homme, notamment la création de la Commission nationale des droits de l’homme.

« Dans la dynamique des progrès institutionnels accomplis dans la promotion des droits de l’homme, j’appelle les autorités à prendre des mesures appropriées afin de permettre aux organisations de défense des droits de l’homme en général, et la Convention de la Société Civile Ivoirienne en particulier, de jouer pleinement leur rôle et à contribuer à la consolidation du progrès de la Côte D’Ivoire », a souligné M. Diène.

L’Expert Indépendant a noté la participation active et substantielle de la Convention de la Société Civile Ivoirienne à la récente « Conférence internationale sur la situation des victimes de la crise ivoirienne » organisée par lui en février dernier, et a souligné « l’engagement remarquable de cette organisation à la promotion des droits de l’homme en Côte D’Ivoire ».

Dans un précédent rapport* au Conseil des droits de l’homme, M. Diène avait noté que: « La décision du Parquet d’Abidjan de ne pas donner accès à la Convention de la société civile ivoirienne à ses locaux administratifs, suite à un litige interne, en dépit d’une décision de justice, est de nature à faire douter de la volonté de certaines branches du pouvoir de garantir la liberté d’association ».

« Il est nécessaire que la société civile soit forte, indépendante et dispose de moyens adéquats en vue de jouer son rôle central dans la garantie d’une démocratie pluraliste; et ce rôle doit faire l’objet d’une reconnaissance politique forte et d’une protection légale appropriée », a réitéré l’Expert.

« La société civile indépendante a un rôle central à jouer dans la lutte contre l’impunité, la promotion d’une justice impartiale et l’organisation d’élections apaisées et équitables en 2015 », a-t-il conclu.

(*) Pour accéder au rapport de l’Expert indépendant (24 juin 2013 – A/HRC/23/38), veuillez cliquer sur : http://ap.ohchr.org/documents/dpage_f.aspx?c=45&su=54

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RDC: Germain Katanga face à la CPI, un verdict en demi-teinte

LA HAYE, Pays-Bas, 7 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — La Chambre de première instance II de la Cour pénale internationale (CPI) a aujourd’hui déclaré Germain Katanga coupable de crimes de guerre et crime contre l’humanité commis en République démocratique du Congo (RDC) en 2003. Ce tristement célèbre seigneur de guerre de la RDC a été reconnu coupable, en tant que complice, des crimes de meurtre, attaque contre la population civile, destruction de biens et pillage, commis lors de l’attaque du village de Bogoro, en Ituri, début 2003. Il a néanmoins été déclaré non coupable et acquitté des charges de viol, esclavage sexuel et enrôlement d’enfants soldats, qui pesaient sur lui. La FIDH et ses organisations membres en RDC, l’ASADHO, la LE, le GL, appellent la CPI et les autorités congolaises à lancer un programme de sensibilisation pour que cette décision de justice soit expliquée en RDC et en particulier auprès des communautés affectées.

“Après Thomas Lubanga Dyilo, ceci est le deuxième verdict de culpabilité rendu dans une affaire liée au conflit en RDC, ce qui souligne la gravité des crimes subis par la population congolaise et nous rappelle que les souffrances des victimes doivent être entendues”, a déclaré Patrick Baudouin, Président d’honneur de la FIDH. “La CPI doit s’engager dans une stratégie de communication et de sensibilisation pour expliquer le sens de cette décision et ses conséquences en RDC”, a déclaré Karim Lahidji, Président de la FIDH.

“C’est avec un certain soulagement que nous pouvons nous adresser aux communautés congolaises pour confirmer que ce qui leur est arrivé est considéré comme les crimes les plus graves, qualifiés de crimes contre l’humanité et crimes de guerre, et ainsi ne devraient jamais plus arriver”, a déclaré Dismas Kitengue, Président du Groupe Lotus et Vice-Président de la FIDH.

“Malgré la reconnaissance par la Cour de la commission de crimes de viol et esclavage sexuel et de la présence d’enfants soldats parmi les groupes armés lors de cette attaque, l’acquittement de l’accusé pour ces crimes est particulièrement décevant. L’affaire Lubanga, dans laquelle Thomas Lubanga n’avait été accusé d’aucun crime à caractère sexuel, avait déjà été un échec pour les victimes de violences sexuelles et les organisations de défense des droits des femmes. Aujourd’hui, c’est une nouvelle désillusion. Il est urgent que le Bureau du Procureur en tire les conclusions et les prenne en considération dans sa nouvelle stratégie d’enquête et de poursuite et sa politique sur les crimes sexuels, afin d’éviter de nouvelles défaites pour les victimes”, a déclaré Sheila Muwanga, Vice-Présidente de la FIDH

“Le procès de Germain Katanga nous a encore plus ouvert les yeux quant aux terribles conséquences de ces crimes sur les victimes, et à l’importance de la justice pour les prévenir. La communauté internationale et la RDC doivent intensifier cette longue lutte contre l’impunité”, a déclaré Paul Nsapu, Président de la Ligue des Electeurs et Secrétaire général de la FIDH.

La FIDH et ses organisations membres rappellent qu’il est de la plus haute importance que la communauté internationale, mais aussi les autorités nationales, poursuivent leurs efforts pour traduire en justice les auteurs des crimes les plus graves commis lors du conflit qui ravage la RDC depuis deux décennies. L’Etat congolais devrait mettre en place dans les plus brefs délais des chambres spécialisées, indépendantes et impartiales, chargées de juger les crimes les plus graves commis en RDC qui échapperaient à la compétence de la CPI. De même, la réforme du droit national s’impose pour faciliter l’accès des victimes aux tribunaux congolais et alléger le cout dissuasif de telles procédures nationales.

Cette condamnation sera suivie d’une procédure sur le prononcé de la peine et une procédure pour établir des mesures de réparation aux victimes, réparation que les victimes de crimes internationaux n’obtiennent jamais en RDC. Nos organisations appellent tous les États parties à contribuer au Fonds au profit des victimes et à coopérer avec la Cour pour veiller à ce que les victimes reçoivent des réparations appropriées et justes.

“Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour nous assurer que les victimes reçoivent les réparations auxquelles elles ont droit, après avoir subi les conséquences de crimes aussi graves”, a dit Jean Claude Katende, Président de l’ASADHO.

Rappel

Germain Katanga a été jugé par la CPI dans le cadre des procédures liées à la situation en République démocratique du Congo (RDC). Il est le commandant présumé de la Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI), et a été poursuivi pour des crimes commis dans le village de Bogoro, dans le district de l’Ituri, en RDC orientale, de janvier à mars 2003. Son procès a commencé le 24 novembre 2009, conjointement avec le procès à l’encontre de Ngudjolo Chui (les deux affaires ont été jointes en mars 2008). Ils étaient accusés de trois chefs de crimes contre l’humanité : meurtres, esclavage sexuel et viol, et de sept chefs de crimes de guerre : le fait de faire participer des enfants de moins de 15 ans à des hostilités, le fait de diriger intentionnellement une attaque contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités, homicide intentionnel, esclavage sexuel et viol, destructions de biens, et pillage. Les deux affaires ont été disjointes par la suite, et Mathieu Ngudjolo Chui a été acquitté le 18 décembre 2012.

Le 7 mars 2013, Germain Katanga est donc reconnu coupable de quatre chefs de crimes de guerre et un chef de crime contre l’humanité. La Chambre, à la majorité des voix, a procédé à une requalification du mode de responsabilité de M. Katanga, initialement accusé d’être auteur principal, sur le fondement de l’article 25-3-d du Statut de Rome, estimant « qu’il n’a pas été démontré, au-delà de tout doute raisonnable, que celui-ci disposait (…) de la capacité matérielle de donner des ordres et d’en garantir leur exécution ou encore qu’il avait le pouvoir d’infliger des sanctions disciplinaires aux commandants des différents camps » .

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Allocution de l’Ambassadeur Smaïl Chergui, Commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA lors de la Conférence Internationale de soutien à la Libye, Rome, 06 mars 2014

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 7 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — Allocution de l’Ambassadeur Smaïl Chergui, Commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA lors de la Conférence Internationale de soutien à la Libye, Rome, 06 mars 2014

Excellence Mme le Ministre des Affaires Etrangères d’Italie,

Monsieur le Président du Congrès Général National Libyen,

Monsieur le Chef du Gouvernement Libyen,

Excellences Messieurs les Ministres et Chefs de délégation,

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord d’adresser les plus sincères remerciements de l’Union africaine aux autorités italiennes pour la tenue de cette Conférence internationale et vous transmettre les vœux de succès de la Présidente de la Commission, Dr. Nkosazana Dlamini Zuma.

Nous entretenons, de longue date, un partenariat solide avec l’Italie dans le domaine de la paix et de la sécurité, et, par-delà l’expression de notre solidarité agissante avec le peuple et le Gouvernement libyens, la participation de l’UA se veut aussi une illustration de la coopération étroite qui nous lie à l’Italie.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

La présente Conférence offre une nouvelle opportunité de renforcement du soutien de la communauté internationale à la transition démocratique en cours en Libye. Nous saluons la présence nombreuse des amis et partenaires de la Libye. Nous nous félicitons de ce que la Conférence entrevoie une approche holistique des défis auxquels la Libye est confrontée. Nous faisons nôtre la méthodologie proposée, qui établit une nette corrélation entre besoins et attentes, d’une part, et réponses coordonnées, de l’autre.

Il va sans dire que l’Union africaine ne peut que soutenir le cadre qu’offre cette Conférence de coordination internationale au service de la Libye, dans sa marche résolue vers l’édification d’un Etat démocratique, prospère, fort et juste. Il s’agit, ce faisant, de répondre aux aspirations du peuple libyen et de consolider les avancées importantes enregistrées, dans un contexte difficile, depuis la Révolution de février 2011.

L’évolution récente de la situation politico-sécuritaire en Libye, telle qu’exposée par les représentants libyens, illustre l’ampleur des défis à relever. Notre objectif doit être, sur la base de l’évaluation faite par les acteurs libyens, de mobiliser et d’apporter un soutien qui soit au plus près des réalités de leur pays. Nous saluons à cet effet les efforts remarquables réalisés par le Gouvernement libyen pour le retour de la paix, la sécurité et le développement au profit de tous les libyens.

Aussi l’Union Africaine et les pays voisins sont déterminés à apporter une contribution substantielle pour conforter les choix du peuple libyen et de ses représentants pour une approche tournée vers l’action, et nous serons heureux d’y définir les modalités opérationnelles avec les partenaires de la Libye ici présents.

D’ores et déjà, les pays voisins de la Libye, à travers le processus de Nouakchott, auquel elle appartient, s’emploient à cette fin. La dernière réunion des Ministres des Affaires Etrangères s’est tenue à Niamey, Niger, le 19 février 2014, précédée par celle des chefs des services de sécurité.

Cette réunion a, d’ores et déjà répondu positivement à la requête libyenne d’envoi d’une mission d’évaluation pour mieux étudier les problèmes qui se posent au sud de la Libye et proposer une action collective des pays du processus de Nouakchott. Nous prévoyons une réunion prochaine des chefs d’Etat Majors et des Ministres de la défense et plus tard un sommet.

L’Union Africaine travaille au lancement, avec le Gouvernement libyen, d’un programme DDR, à travers un échange d’expériences avec les pays africains ayant vécu ce processus.

Nous allons relancer la mission conjointe d’experts (CISSA – CAERT – UFL) relative à la sécurité des frontières. Nous nous proposons d’instaurer un comité de soutien à la Libye avec un plan d’action annuel.

Nous sommes disposés à lui apporter une aide en matière électorale et constitutionnelle.

Nous sommes par ailleurs disposés, en concertation avec les autorités libyennes, à mettre en place un groupe de Haut Niveau de l’Union Africaine pour faciliter la concertation inter-libyenne en vue de la réconciliation nationale.

A l’évidence, l’Union Africaine sera partie prenante pour la mise en œuvre des décisions et mesures qu’arrêtera notre présente rencontre pour le bien de la paix, de la sécurité et de la concorde dans ce pays frère.

Enfin, nous sommes disposés à organiser, à Addis-Abeba une prochaine Conférence Internationale sur la Libye.

Je vous remercie.

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République centrafricaine : Vives préoccupations pour les populations civiles

GENEVE, Suisse, 7 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — L’insécurité rampante causée par le conflit et la montée de la criminalité exacerbent toujours une situation humanitaire désastreuse pour des milliers de personnes. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge centrafricaine continuent de répondre aux besoins les plus urgents.

Dans certaines régions de la République centrafricaine – notamment dans l’ouest, autour de Kaga Bandoro et à Bangui –, des communautés vivent toujours dans la peur, craignant pour leur vie et leurs biens. L’insécurité rampante causée par le conflit et la montée de la criminalité exacerbent toujours une situation humanitaire désastreuse pour des milliers de personnes. « Malgré une certaine accalmie à Bangui, les atrocités continuent, explique Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine. Nous appelons les parties au conflit à respecter les règles de base du droit international humanitaire afin que les populations civiles soient épargnées, ainsi que les personnes qui ont cessé de combattre, que ce soit parce qu’elles ont été blessées ou capturées. » Les équipes du CICR sont en contact avec les parties au conflit afin qu’il soit mis fin aux exactions contre les populations civiles.

A Yaloké et Gaga, dans l’ouest du pays, le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine mettent tout en œuvre afin de rétablir l’accès de la population à l’eau potable, fortement mis à mal par les récentes violences intercommunautaires. « Les puits constituent la seule source d’eau disponible, explique M. Georgantas. Aujourd’hui, plus de 60 points d’eau ont été nettoyés a Yaloké et Gaga et fonctionnent à nouveau. »

Les équipes du CICR qui circulent sur les axes routiers de la région ouest ont continué d’évacuer des blessés vers Bangui, et distribué des seaux, des couvertures et autres articles de première nécessité aux communautés les plus vulnérables.

Des dizaines de milliers de familles sont toujours déplacées à Bangui, entassées dans des camps de fortune, parfois rendus dangereux par la présence persistante d’éléments armés. L’arrivée de la saison des pluies est synonyme d’une dégradation importante des conditions de vie déjà précaires dans les camps. Pour assurer une large diffusion des informations relatives à l’hygiène et à la prévention des maladies, des émissions ont été organisées avec Radio Ndéké Luka et les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine sur des thèmes tels que le lavage des mains ou la bonne utilisation des latrines. De l’eau potable est distribuée quotidiennement, et deux camions assurent le ramassage des ordures.

« Nous sommes aussi inquiets quant à l’évolution de la situation à Kaga Bandoro et dans l’est du pays, où l’on pourrait voir s’embraser de nouveaux foyers de violence si les accrochages entre les anti-balaka et les ex-Séléka devaient se propager dans cette région, ajoute M. Georgantas. Dans l’ensemble du pays, le fait que les personnes déplacées soient dispersées dans des zones difficilement accessibles, ainsi qu’une insécurité croissante, particulièrement sur les axes routiers, demeurent des obstacles importants à la conduite d’actions de secours d’urgence. »

Depuis le début de l’année, le CICR a également :

en République centrafricaine :

o livré quotidiennement 430 000 litres d’eau pour les personnes déplacées à l’aéroport de Bangui et sur le site de Boy-Rabe ;

o effectué plus de 560 opérations chirurgicales à l’hôpital communautaire de Bangui pour des blessures liées aux violences intercommunautaires (blessures par balles, à l’arme blanche, causées par des grenades, etc.). Les équipes du CICR ont aussi rénové des parties de l’hôpital et livré régulièrement des vivres et des « kits d’admission » destinés aux patients et à un accompagnant (nattes, couvertures, assiettes, couverts et savon) ;

o distribué plus de 430 000 rations individuelles journalières de nourriture aux personnes déplacées ;

o évacué près de 300 patients (blessés ou malades) par mois ;

o visité plus 300 détenus à Bangui afin de s’assurer que les conditions de détention et le traitement réservé aux détenus respectent la dignité humaine ;

o réuni 12 enfants avec leurs familles ;

o dans la région de Kaga Bandoro, au centre du pays, fait en sorte que près de 5 800 patients puissent consulter dans des cliniques mobiles. Près de 750 femmes enceintes ont ainsi pu être examinées et conseillées, et 32 enfants sont nés avec l’assistance du personnel médical de ces cliniques ;

au Tchad :

o avec la Croix-Rouge du Tchad, pris les dispositions nécessaires pour que les personnes ayant fui la République centrafricaine – en particulier les plus vulnérables, telles que les enfants non accompagnés – puissent prendre contact avec leurs proches. Plus de 3 600 appels gratuits ont été effectués depuis le 23 janvier. En outre, du matériel de base, comme des produits d’hygiène et des ustensiles de cuisine, a été distribué dans les camps de transit des personnes arrivées de République centrafricaine ;

au Cameroun :

o continué de soutenir la Croix-Rouge camerounaise dans son travail de recherche pour les personnes venant de République centrafricaine et ayant perdu la trace de leurs proches, dans le camp de Giwa ;

en République du Congo :

o accueilli les personnes arrivant de République centrafricaine et lancé des recherches pour retrouver la trace de proches dont elles ont été séparées – activité menée à Brazzaville ou en province, comme à Bétou, dans la Likouala, où un volontaire de la Croix-Rouge congolaise est basé dans les camps accueillant des familles en provenance de République centrafricaine.

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République centrafricaine : Vives préoccupations pour les populations civiles

GENEVE, Suisse, 7 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — L’insécurité rampante causée par le conflit et la montée de la criminalité exacerbent toujours une situation humanitaire désastreuse pour des milliers de personnes. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge centrafricaine continuent de répondre aux besoins les plus urgents.

Dans certaines régions de la République centrafricaine – notamment dans l’ouest, autour de Kaga Bandoro et à Bangui –, des communautés vivent toujours dans la peur, craignant pour leur vie et leurs biens. L’insécurité rampante causée par le conflit et la montée de la criminalité exacerbent toujours une situation humanitaire désastreuse pour des milliers de personnes. « Malgré une certaine accalmie à Bangui, les atrocités continuent, explique Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine. Nous appelons les parties au conflit à respecter les règles de base du droit international humanitaire afin que les populations civiles soient épargnées, ainsi que les personnes qui ont cessé de combattre, que ce soit parce qu’elles ont été blessées ou capturées. » Les équipes du CICR sont en contact avec les parties au conflit afin qu’il soit mis fin aux exactions contre les populations civiles.

A Yaloké et Gaga, dans l’ouest du pays, le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine mettent tout en œuvre afin de rétablir l’accès de la population à l’eau potable, fortement mis à mal par les récentes violences intercommunautaires. « Les puits constituent la seule source d’eau disponible, explique M. Georgantas. Aujourd’hui, plus de 60 points d’eau ont été nettoyés a Yaloké et Gaga et fonctionnent à nouveau. »

Les équipes du CICR qui circulent sur les axes routiers de la région ouest ont continué d’évacuer des blessés vers Bangui, et distribué des seaux, des couvertures et autres articles de première nécessité aux communautés les plus vulnérables.

Des dizaines de milliers de familles sont toujours déplacées à Bangui, entassées dans des camps de fortune, parfois rendus dangereux par la présence persistante d’éléments armés. L’arrivée de la saison des pluies est synonyme d’une dégradation importante des conditions de vie déjà précaires dans les camps. Pour assurer une large diffusion des informations relatives à l’hygiène et à la prévention des maladies, des émissions ont été organisées avec Radio Ndéké Luka et les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine sur des thèmes tels que le lavage des mains ou la bonne utilisation des latrines. De l’eau potable est distribuée quotidiennement, et deux camions assurent le ramassage des ordures.

« Nous sommes aussi inquiets quant à l’évolution de la situation à Kaga Bandoro et dans l’est du pays, où l’on pourrait voir s’embraser de nouveaux foyers de violence si les accrochages entre les anti-balaka et les ex-Séléka devaient se propager dans cette région, ajoute M. Georgantas. Dans l’ensemble du pays, le fait que les personnes déplacées soient dispersées dans des zones difficilement accessibles, ainsi qu’une insécurité croissante, particulièrement sur les axes routiers, demeurent des obstacles importants à la conduite d’actions de secours d’urgence. »

Depuis le début de l’année, le CICR a également :

en République centrafricaine :

o livré quotidiennement 430 000 litres d’eau pour les personnes déplacées à l’aéroport de Bangui et sur le site de Boy-Rabe ;

o effectué plus de 560 opérations chirurgicales à l’hôpital communautaire de Bangui pour des blessures liées aux violences intercommunautaires (blessures par balles, à l’arme blanche, causées par des grenades, etc.). Les équipes du CICR ont aussi rénové des parties de l’hôpital et livré régulièrement des vivres et des « kits d’admission » destinés aux patients et à un accompagnant (nattes, couvertures, assiettes, couverts et savon) ;

o distribué plus de 430 000 rations individuelles journalières de nourriture aux personnes déplacées ;

o évacué près de 300 patients (blessés ou malades) par mois ;

o visité plus 300 détenus à Bangui afin de s’assurer que les conditions de détention et le traitement réservé aux détenus respectent la dignité humaine ;

o réuni 12 enfants avec leurs familles ;

o dans la région de Kaga Bandoro, au centre du pays, fait en sorte que près de 5 800 patients puissent consulter dans des cliniques mobiles. Près de 750 femmes enceintes ont ainsi pu être examinées et conseillées, et 32 enfants sont nés avec l’assistance du personnel médical de ces cliniques ;

au Tchad :

o avec la Croix-Rouge du Tchad, pris les dispositions nécessaires pour que les personnes ayant fui la République centrafricaine – en particulier les plus vulnérables, telles que les enfants non accompagnés – puissent prendre contact avec leurs proches. Plus de 3 600 appels gratuits ont été effectués depuis le 23 janvier. En outre, du matériel de base, comme des produits d’hygiène et des ustensiles de cuisine, a été distribué dans les camps de transit des personnes arrivées de République centrafricaine ;

au Cameroun :

o continué de soutenir la Croix-Rouge camerounaise dans son travail de recherche pour les personnes venant de République centrafricaine et ayant perdu la trace de leurs proches, dans le camp de Giwa ;

en République du Congo :

o accueilli les personnes arrivant de République centrafricaine et lancé des recherches pour retrouver la trace de proches dont elles ont été séparées – activité menée à Brazzaville ou en province, comme à Bétou, dans la Likouala, où un volontaire de la Croix-Rouge congolaise est basé dans les camps accueillant des familles en provenance de République centrafricaine.

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