Un boulanger de quartier. Cinquante-cinq heures par semaine. Des fournées à l’aube. Des comptes le soir. Et à la fin du mois, un revenu proche du SMIC. Nous connaissons tous ce visage-là. Il ne fait pas la une. Il fait tourner la rue.
Ce n’est pas une anecdote. C’est une réalité massive, chiffrée, documentée. Et elle pose une question simple : peut-on continuer à entreprendre en France sans libéraliser réellement notre économie ?
Un chiffre qui claque : 1 dirigeant de TPE sur 2 au niveau du SMIC
Près d’un dirigeant de très petite entreprise sur deux vit avec une rémunération équivalente ou inférieure au SMIC. Nous parlons de femmes et d’hommes qui travaillent en moyenne cinquante heures par semaine.
Ce constat ne sort pas d’un débat idéologique. Il provient de l’enquête du Syndicat des Indépendants et des TPE, menée auprès de 1 608 dirigeants au troisième trimestre 2025 (Source : SDI).
- 92 % jugent la situation économique négative.
- 59 % ont vu leur chiffre d’affaires baisser sur un trimestre.
- 55 % font face à des difficultés de trésorerie durables.
Ces chiffres racontent une chose : le modèle actuel épuise ceux qui produisent localement.
Des entrepreneurs qui tiennent… sans respirer
Malgré tout, seuls 16 % envisagent d’arrêter leur activité d’ici la fin de l’année. Ce chiffre mérite l’arrêt sur image.
Nous ne voyons pas de la résignation. Nous voyons de l’attachement. Un commerce. Un atelier. Une clientèle fidèle. Et souvent, peu d’alternatives de reconversion.
Mais tenir ne veut pas dire prospérer. Pour survivre :
- 51 % comptent sur le revenu de leur conjoint.
- 26 % puisent dans leur épargne personnelle.
La frontière entre vie privée et entreprise disparaît. Le stress s’installe. L’énergie s’use.
Un entrepreneur qui survit ne peut ni investir ni embaucher.
Ce que la rigidité économique change, concrètement
Parlons terrain. Libéraliser l’économie, ce n’est pas une abstraction. C’est une série de leviers très concrets.
Aujourd’hui, 45 % des dirigeants citent les charges salariales comme premier frein à l’embauche (Source : SDI). Résultat :
- Des carnets de commandes pleins, mais pas de bras.
- Des dirigeants épuisés, seuls au poste.
- De la croissance refusée, faute de marge.
Ajoutons à cela des délais de paiement longs, une fiscalité instable, et des démarches chronophages. Chaque heure passée sur un formulaire ne sert ni le client ni le chiffre d’affaires.
Libéraliser ne veut pas dire abandonner
Nous entendons souvent une crainte : moins de règles, donc moins de protection. Sur le terrain, nous observons l’inverse.
Libéraliser, ici, signifie :
- Simplifier les démarches administratives.
- Stabiliser les règles fiscales dans le temps.
- Alléger les charges sur le travail.
- Accélérer l’accès aux aides existantes.
Un exemple simple. Un artisan qui récupère deux points de marge grâce à une baisse de charges n’augmente pas son train de vie. Il investit. Il embauche. Il forme.
Tout le territoire en bénéficie.
Le coût de l’inaction dépasse largement le débat politique
43 % des dirigeants déclarent un niveau d’activité inférieur à celui de l’année précédente (Source : SDI). Nous parlons d’un ralentissement durable.
Si ces entreprises disparaissent, les conséquences deviennent immédiates :
- Moins de commerces de proximité.
- Moins de services locaux.
- Moins d’emplois indirects.
Une ville sans TPE perd son cœur économique. Une campagne sans artisans perd son attractivité. Ce sujet dépasse largement la fiche de paie d’un dirigeant.
Pourquoi la libéralisation redonne de l’oxygène
Une économie plus libre permet trois choses essentielles :
- Prévisibilité : un cadre stable aide à investir sans crainte du changement de règle.
- Agilité : moins de contraintes permet d’adapter rapidement l’offre.
- Confiance : reconnaître l’entrepreneur comme un acteur clé, pas comme un suspect.
Nous l’avons vu ailleurs. Quand l’initiative retrouve de l’espace, la valeur se crée localement, durablement.
Un message clair pour ceux qui décident
Les dirigeants de TPE ne demandent pas des privilèges. Ils demandent des règles compréhensibles, applicables, stables.
Le SDI alerte depuis plusieurs trimestres sur cette dégradation continue (Sources : enquêtes SDI 2023‑2025). Le signal reste fort. Il reste peu écouté.
Libéraliser l’économie française, c’est choisir de faire confiance à ceux qui prennent des risques chaque matin.
Nous pouvons continuer à serrer la vis. Ou nous pouvons desserrer l’étau. L’avenir des TPE, et de nos territoires, se joue dans ce choix.
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